Séance de VENDREDI 01/09/2017 à Ti Koad

460 ans ont passé depuis le 1er septembre 1557 où il succombait, probablement de la peste qui ravageait Saint-Malo, sa ville dont il avait reçu la bénédiction de l’évèque pour aller explorer le nouveau monde sur mandat de François Ier. On doit à Jacques Cartier le nom de Canada (qui ne désigne donc, à l’origine, qu’une mince région du Québec actuel) et du Mont Royal, ainsi que l’exploration du Saint-Laurent, qui ouvrit à la France l’axe de l’empire français d’Amérique, mais aussi, avec ses récits de voyage, la première description de la vie des Indiens du Nord-Est de l’Amérique du Nord, et les bases de la littérature française d’Amérique.

Lors de son troisième voyage, Cartier accumule « l’or et les diamants », qu’il négocie avec les Iroquoiens du Saint-Laurent, qui disent les avoir ramassés près du camp. En 1542, Cartier met le cap vers la France. Aussitôt arrivé, il fait expertiser le minerai, apprenant qu’il ne rapporte que de la pyrite et du quartz, sans valeur. Sa mésaventure est à l’origine de l’expression « faux comme des diamants du Canada »… et du toponyme actuel, « Cap Diamant », pour désigner l’extrémité est du promontoire de Québec.

A Ti Koad, en cette soirée de fin d’été, il y eut de beaux voyages, et surtout il y fut longuement question de la grande et des petites histoires.

Table 1, dite « Le déclin de l’empire américain » : à Quartermaster, on revisite l’histoire du second conflit mondial, entre les Alliés (Dom: URSS, Axel: USA, et votre modeste narrateur: Résultat de recherche d'images pour "quartermasters jeu"

UK) et les puissances de l’Axe (Allemagne: Nourdine, Italie: Jérôme, Japon: François-René). A ce jeu, tous les pays semblent égaux, mais certains sont plus égaux que les autres: l’Allemagne avec son armée de feu, le Japon et ses ripostes redoutables ont de quoi voir venir (l’Italie, prise en tenaille, jouant souvent le rôle de faire-valoir). Chez les Alliés, la flotte anglaise est nombreuse, l’ami américain peut se déployer vers l’Asie, et le camarade soviétique ne manque pas de ressources. Encore faut-il utiliser ses capacités, car le monde libre, englué dans la défense illusoire de la Manche et dans l’attaque vaine de l’Allemagne, protégée derrière une ligne Maginot, a complètement délaissé l’Asie. C’était pourtant une piste évidente face aux 7 points marqués à chaque jour par l’insatiable japonais, qui rapprochait son clan à chaque tour un peu plus de la barre des 30. Pourtant, les américains choisirent une stratégie « America First » contre-productive, laissant les boys cantonnés à la maison dévorer leur corned-beef. Délaissant le précepte des Mémoires de guerre, les alliés ont donc négligé l’idée simple de voler vers l’Orient compliqué, sauf au dernier tour où l’anglais établit un comptoir en Australie, sauvant l’honneur du Commonwealth. Ainsi, comme toute défaite militaire, celle des Alliés se résuma en deux mots: trop tard. N’est pas de Gaulle qui veut.

Table 2, dite « Saint Tristan » : avec la mise en place monumentale de  Anachrony Neox, Baptiste, et Mickaël comptaient-ils vraiment impressionner Tristan ? En tous cas, ils se neutralisèrent, terminant dans un mouchoir de poche, et suivant, au loin, Tristan l’explorateur, pour qui cette partie ressembla à un long fleuve tranquille.

Table 3, dite « Voyage en terre inconnue » : c’est au tour de Paul de relever un redoutable défi: affronter, pour sa première partie, Xel et Thomas à Brass – le genre de pari stupide qu’on peut regretter. Et pourtant, l’impensable se produisit: il réussit, de peu, à mater Thomas à son jeu fétiche, infligeant pour le coup au Teddy Riner des rails et canaux un voyage vers une terre inconnue depuis plus de deux ans (dernière défaite le 14 août 2015).

Table 4, dite « Aux frères blancs » : si Jacques Cartier consolida son réseau social grâce à ses fréquentations auprès de la confrérie de Saint-Jean-Baptiste, communément appelée la confrérie des Frères Blancs, on doute qu’il en sortit en Illuminati, sort dévolu à Guillaume dans cette prêche entre frères où il renvoya Nicolas II et Franck à leurs chères études.

Table 5, dite « Diamants canadiens » : à cette partie de Colt Express, les protagonistes de la table 1 apprirent que les diamants et autres bourses récoltés non sans effort dans les wagons peuvent avoir un côté canadien, notamment lorsqu’un coup de poing vous surprend au dernier tour….et vous elimine du jeu sans recours possible ! C’est Nourdine qui sut le mieux se mettre à l’abri.

Table 6, dite « Sur ordre du roi » : à Camelot, un décret du monarque rendit à Thomas son droit d’aînesse. A la table royale, Xel, Nicolas II, Paul et Guillaume firent révérence.

Table 7, dite « Récit d’aventure » : à CS Files, un médecin légiste aide les enquêteurs à résoudre un meurtre en identifiant l’arme du crime et un « élément du décor ». Il doit ensuite élaborer le récit de ce meurtre, en intégrant bien entendu les différents indices qu’il a égrénés auparavant. Un exercice pas si facile, car le récit évolue forcément avec l’apparition de nouveaux indices, non prévus au programme…

Voici le récit que votre narrateur-légiste fit avec l’arme du crime: faim, le décor: puzzle, et les indices suivants: lieu: chantier, victime: enfant, heure: soir, temps: chaleur, cause de la mort: accident, état du corps: pourri, remarqué par un temoin par: odeur, expliqué par: écrit.

Avertissement: âmes sensibles s’abstenir !

« Mais pourquoi Bob avait-il embarqué sa fille, Lisa, 13 ans, sur son chantier d’excavation, en cette morne journée d’août ? Par commodité sûrement, il fallait bien occuper la petite en vacances, ce que ne pouvait faire sa mère, dont il était séparé. Il l’avait laissée avec un puzzle à compléter sur le siège passager de son bulldozer pendant qu’il creusait une tranchée pour le pipeline. Il fait chaud, dans le sud des USA au mois d’août, en plein soleil dans le réduit étroit d’une cabine. Alors, elle était sortie. Pas très loin, intriguée par les failles sombres de ce chantier de forage gigantesque. Mais au bout de quelques centaines de pieds, aveuglée et mal chaussée, elle avait mal jugé la bordure du ravin et était tombée dans la faille. Pas de très haut, quinze pieds, vingt au plus. Mais impossible de remonter. Alors la petite Lisa appela, appela, mais personne ne venait. En fin de journée, son père revint au bulldozer, et ne l’y voyant pas, explora les alentours. Il finit par repérer sa fille, qui s’était endormie, étourdie de fatigue. Il la regarda un moment, puis revint à son bulldozer, l’utilisa pour y déplacer un énorme bloc au-dessus de la faille. Le piège s’était refermé sur Lisa. Bob signala la disparition, sans mentionner qu’elle l’avait accompagné. Les recherches, concentrées sur ses fréquentations, furent vaines et le dossier classé. Ce n’est que quelques mois après, alors que l’industrie du gaz de schiste battait son plein sous l’impulsion des décrets « jamais vus auparavant » signés par le président américain, qu’on ouvrit une nouvelle ligne, et qu’un ouvrier fut alerté par l’odeur du corps en décomposition. Le père, immédiatement suspecté, fut interpellé, et plaida l’accident. Bien sûr, son domicile fut perquisitionné. La chambre de Lisa était intacte, une poupée sur l’oreiller, le lit comme à son dernier jour. Il avait donné le change. Mais pas changé les draps, et, sous le matelas, les enquêteurs retrouvèrent le journal de Lisa, racontant par force détails les abus dont elle était victime. Le meurtier avait, par son monstrueux infanticide, mis fin à une souffrance inextinguible. Ce fut sa ligne de défense au procès, où il plaida le remords, et l’absence de préméditation. Le tribunal du Texas le condamna aux travaux forcés à vie. Il y avait un mur à construire le long de la frontière, et, sur décret présidentiel, cette sentence était désormais appliquée à tous les condamnés. Depuis, chaque jour, au lieu de forer la terre pour en extraire l’énergie fossile, Bob cassait des cailloux pour construire le mur avec le Mexique. Il aurait tout le temps de la vie qu’il lui restait pour méditer lequel des deux était le pire ».

Table 8, dite « Au long cours » : à Imagine, il faut une imagination au long cours pour mettre en images les mots. Tout le monde s’est beaucoup amusé, et votre modeste narrateur n’est pas peu fier d’avoir trouvé « remuer le couteau dans la plaie » !

Table 9, dite « Cité corsaire » : à Room 25, on est comme enfermé dans la cité corsaire. Un rôle que quatre vaillants joueurs ne dédaignèrent point malgré la nuit fort avancée. Ils vous en parleront sur le forum…

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Séance de MARDI 13/06/2017 à St-Elivet

Ce 13 juin, Grigori Perelman atteignait l’âge de 51 ans. Mais on peut douter qu’il ait fêté d’une quelconque manière l’événement. Grigori Perelman n’aime pas les fêtes, ni les prix, puisque ce mathématicien russe, auteur de la preuve de la célèbre conjecture de Poincaré, a refusé tous les prix qui l’attendaient, jusqu’au plus prestigieux, la médaille Fields. Selon un entretien, controversé depuis, il aurait déclaré:

« Pourquoi ai-je mis tant d’années pour résoudre la conjecture de Poincaré ? J’ai appris à détecter les vides. Avec mes collègues, nous étudions les mécanismes visant à combler les vides sociaux et économiques. Les vides sont partout. On peut les détecter et cela donne beaucoup de possibilités.  Je sais comment diriger l’Univers. Dites-moi alors, à quoi bon courir après un million de dollars ? »

Pour les curieux, la conjecture de Poincaré stipule que toute variété de dimension 3 fermée, simplement connexe et sans bord, est homéomorphe à une sphère. Plus vulgairement, il s’agit de déterminer si un objet à trois dimensions possédant les mêmes propriétés que celles d’une sphère 3D (dont notamment toutes les boucles peuvent être « resserrées » en un point) est bien seulement une déformation d’une sphère tridimensionnelle. Dit autrement, cette conjecture, vous l’aviez deviné, est le cas particulier pour n=3 de l’énoncé suivant: Toute variété compacte de dimension n homotopiquement équivalente à la sphère unité lui est homéomorphe.

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Table 1, dite « Triangulée » : après moult péripéties, VHS réussit à mettre la main sur un Tricoda d’occasion, jeu originellement connu sous le nom de Code 777 et qui fut donc rebaptisé pour son 25è anniversaire, en édition de luxe s’il vous plaît. Un jeu avec des chiffres et des couleurs, et où, sur le mode d’Hanabi, il faut deviner le contenu de sa palette (qu’on ne voit pas) en s’aidant de celles des autres (que l’on voit) et de questions diverses qui tournent grace à une pioche de cartes (questions en toutes les langues, ce qui permet de pimenter le jeu en posant sa question en suédois ou en espagnol). On peut tenter de résoudre son chevalet à tout moment, mais malheur en cas d’échec: tous les jetons sont rebatus, et l’on perd donc tout le bénéfice des déductions antérieures. Dom l’emporte au finish avec 3 réussites, devant Jean-Yves, 2, alors que je ferme la marche avec 1 victoire.

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Table 2, dite « Le grand voyage » : Grigori était un petit gamin malhabile et rondouillard, qui n’a jamais su nouer ses lacets et a toujours entretenu avec son corps et son apparence une relation d’autodestruction, mais il résolvait les problèmes les plus ardus comme d’autres sautent à la corde. Il s’est laissé entraîner dans cette course de fond dont personne n’avait jamais trouvé l’issue. Lui qui n’a jamais manifesté d’ambition particulière était enfin confronté à un problème qu’il n’avait pas réussi à résoudre. Devenant le seul à y parvenir, il n’avait plus besoin d’être relié à l’extérieur. L’imitant, c’est sans complexe que Bapiste, Julien, Yvan et Xel coupent les ponts et s’attaquent au grand voyage de Shipwrights of the North sea, où la dernière citée l’emporte haut la main.

Table 3, dite « Réclusion coopérative » : Dans le décor noyé de gris du quartier populaire de Kouptchino, cité-dortoir de la banlieue sud de Saint-Petersbourg, construite à la fin des années 1960, au cinquième étage d’un bloc qui en compte huit, vivent Grigori Perelman et Lubov Perelman. Cette dernière n’est pas l’épouse du mathématicien génial à la chevelure hirsute. C’est sa mère, mathématicienne à la retraite. Son fils, auquel on n’a jamais connu de liaison sentimentale, a toujours eu besoin d’elle, même à l’âge où les étudiants se sont affranchis depuis longtemps de la tutelle parentale. Quand il a quitté le monde professionnel, à quarante ans, c’est chez elle qu’il est allé se réfugier dans l’appartement 131, au 98-3 de la rue Budapestskaïa. Une manière de réclusion coopérative que n’auraient pas reniée Nourdine, F.-R, Jérôme, N2 et Doria, embarqués dans un Room 25 également coopératif. Eux ont survécu. Quant à Perelman, on en est sans nouvelles depuis sa retraite volontaire.

Table 4, dite « Equation indéchifrable » : Perelman, dont certains pensent qu’il serait atteint du syndrome d’Asperger – un trouble autistique –, n’a jamais entretenu beaucoup de contacts avec le monde extérieur. Son profil psychologique défie les conjectures au point qu’une bigographie à lui consacrée, sans que l’auteure ait jamais pu s’entretenir avec son sujet, fut intitulée « l’indéchiffrable équation ». C’est un peu le principe de Profiler sur lequel la table 3 enchaîne. Le principe du jeu est très simple : on tire au sort six personnages numérotés, issus du monde réel (ex. Madonna), fictif (ex. Dracula) ou même relatif (ex. « Mon coiffeur »). Le joueur à qui c’est le tour tire un numéro au sort, ainsi que deux caractéristiques plus ou moins précises (ex. « est petit », « a peur du noir » ou « ferait un bon père »), et doit ensuite placer ces deux caractéristiques sur une échelle allant de -5 à +5. La partie se solda sur le score de 18/25

Table 5, dite « Si loin » : En 1904, l’auteur de cette équation qui porte son nom, Henri Poincaré – cousin germain du président de la République française – avait ajouté, non sans humour : « mais cela nous entraînerait trop loin. » S’il a fallu 102 ans à la communauté scientifique pour voir le problème résolu, il ne m’a fallu que quelques tours de Camelot pour mater mes adversaires, Xel, Julien, Doria et Jean-Yves. Une main de départ excellente et un à-propos décidé me permirent d’imposer un train d’enfer et de tôt m’adjuger trois manches. Parti déjà si loin, j’étais irratrappable. Après quoi je refis ma palette à ma main, attendant tapi dans l’ombre pour porter l’estocade. Un travail d’artisan.

Table 6, dite « Equivalences homotopiques » : Dans la conjecture de Poincaré comme à Codenames, il s’agit d’établir des équivalences, qu’on pourrait fort bien qualifier d’homotopiques entre des mots placés sur la même grille. Pour les Rouges, VHS, N2 et Xel, et chez les Bleus F.-R., Nourdine, Doria, Jérôme. Une partie où l’on disserta sur le sens précis de certains mots (« La lumière des vitraux, c’est un rai, pas un rayon »), où l’on aborda l’univers du Sofitel sous l’angle d’une certaine suite 2805 (Queue, Suite, Pied), et qui se joua dans la manche décisive sur un Commune 2 (Casse, Paris) que je lançai et que mes partenaires déchiffrèrent avec brio (pour les mêmes mots, j’avais pensé à l’indice Macron, mais Carton était encore sur la grille, rendant ce choix trop risqué).

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Séance de VENDREDI 18/11/2016 à la Ludothèque

Le 18 novembre 1793 ouvrait officiellement le Musée du Louvre, dans l’ancienne résidence des rois de France. L’assemblée révolutionnaire de la Convention avait décidé la création d’un « Museum de la République » où seraient mis à disposition du peuple collections royales et œuvres d’art confisquées aux émigrés et aux églises. Quelque 223 années plus tard, la Ludothèque mit à disposition du peuple de Parties Civiles un véritable musée du jeu, joyeux patchwork de  boîtes multicolores.

Impossible de recenser toutes les tables qui furent jouées lors de cette nuit féérique. Je me souviens de tendres murs pastel résonnant de rires d’enfants dans une ambiance de pré-Noël tandis que, dehors, soufflait le mauvais vent d’automne qui allait amener, à la faveur de la nuit, son cortège de flocons.

Je me souviens d’une table de A study in Emerald avec Tristan, Thomas, Michal, et Paul, ces deux derniers étant des Restaurateurs que Paul fit plonger dans les profondeurs du score, dont je sortis à ma grande surprise vainqueur, en tête de la coalition des Loyalistes avec 11 PV, devant Tristan (8) et Thomas (7). Je me souviens de la tête déconfite de Michal englué dans un tourbillon de cubes et de dés, lorsqu’il perdit son troisième et dernier point de vie (sur trois lancers !), mettant fin, à son soulagement, au guêt-apens où il s’était fourré.

Je me souviens que les mêmes enchaînèrent sur un La Boca, jeu reposant sur joyeux assemblage de pièces de bois peintes aux formes diverses, où deux joueurs coopérant à tour de rôle pour former un motif compatible de leurs deux points de vue de part et d’autre du plateau, gagnant d’autant plus de points qu’ils reconstituent ledit motif en le moins de temps, pour un podium en forme de mouchoir de poche (Paul, 27, Michal 26, Tristan 25).

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Je me souviens que s’ensuivit une table de Camelot où la victoire m’était promise, mais que Tristan s’adjugea sur le fil. Je me souviens du mauvais coup que nous fîmes à Thomas, le laissant gagner tout seul un tournoi rouge dont il n’avait plus l’usage.

Je me souviens d’un petit vélo à guidon chromé reposant à l’entrée de la salle, d’avoir vu Dom surgir de ce vélo plus tôt dans la nuit, puis, d’une geste scorfelienne, animer plusieurs tables de Diamant avec des ludopathes en herbe de plus en plus jeunes.

Je me souviens de Jeff, à la table d’à côté, expliquant doctement les règles de Kingsburg à ses  comparses, sérieux comme un prof avec ses lunettes carrées, et de Jacques et ses compères habituels bataillant à Scythe, indifférents à leur environnement comme s’ils avaient été copiés-collés depuis St-Elivet.

Je me souviens d’avoir vu dans des pièces attenantes des tables de Mysterium (dont l’issue restera mysterieuse), Rumble in the house (un joyeux b… je vous dis), et Conan où Mickaël, François-René, Nicolas II et Julien P. n’avaient pas l’air de déc….

Je me souviens de Joan explorant l’âge de pierre avec deux autres joueurs en attendant fièvreusement l’heure de Codenames. Quant cette heure fut venue, en exégète de Van Gogh, elle affirma non sans raison (voir la reproduction ci-dessous d’un autre Moulin de la galette) que Moulin devait compléter Tableau et Cadre dans le Van Gogh 3 lancé par Marina (nous en face, étions persuadés que c’était Docteur, mais finalement ce n’était ni l’un ni l’autre, c’était Pomme – une allusion érudite aux fameux Mangeurs de pomme de terre ?). Les bleus s’adjugèrent facilement 3-0 cette partie en deux sets gagnants qui fut prolongée en cinq sets après le « transfert » de Dom vers les bleus, qui ne changea rien à l’affaire. Je conclus un des sets par un renversement de sens sur Pompe, que j’avais d’abord associé à Tsahal, puis finalement à Clown. Paul réussit un joli bull’s eye en associant But et Oeil pour Cible 2, et un non moins superbe Verre 3 (Bouteille, Bar et Pied) que Dom déchiffra avec lucidité.

Je me souviens que les rouges ont passé le plus clair de leur temps à l’obscurcir, à l’image d’un mystérieux Pâté 2, que personne ne comprit vraiment, et qui visait Assiette et Mule….

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Je me souviens qu’on se dit qu’il fallait partir parce qu’il fallait bien que nos hôtes ferment un jour et qu’ils étaient trop affables pour nous mettre dehors. Je me souviens des courbes noires que laissaient les pneus sur le manteau blanc du bitume, et d’une maison, éclairée dans la nuit.

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Séance de MARDI 11/10/2016 à St-Elivet

Cette année, l’association a démocratiquement décidé d’enrichir sa collection avec 2 jeux : Cash & Guns et Mission Planète Rouge. Ce dernier est déjà sorti plusieurs fois à la satisfaction générale. Pour célébrer la soif de découverte qui a amené l’humanité à explorer cette planète lointaine et peu accueillante, tout autant que la civilité des adhérents qui ont participé au processus de sélection de ces jeux, ce soir les différentes tables recevront le nom de sondes qui ont réussi à amarsir sur le sol caillouteux de la planète rouge.

Table 1, dite « Spirit » [posée en 2004, communication perdue en 2010 après qu’elle s’est ensablée] : animés d’un bel état d’esprit et prêts à passer la soirée sur un gros jeu stratégique, Bruno, Xel, Paul et Jean-Yves se lancent dans une partie de Russian Railroads. Partie qui durait encore quand les autres tables se dispersèrent, mais dont nous parvinrent quelques couinements devant le rythme avec lequel Bruno, tel une locomotive emballée, progressait sur la piste de score.

Table 2, dite « Curiosity » [posée en 2012 et toujours active] : en guise de préliminaire, VHN invite Frank à essayer Bubblee Pop, tiré du lot de jeux donnés par Blackrock Games dans le cadre de Scorfel. Derrière son aspect cartoon et sa  jeu mécanique de jeu vidéo se cache en fait un intéressant petit jeu de réflexion à 2. Frank emporte cette première confrontation.

Table 3, dite « Opportunity » [posée en 2004 et toujours active, un record alors qu’elle ne devait durer que quelques mois] : attendre le fin de la partie précédente, c’est l’occasion pour une joyeuse assemblée (les Nicolas -Neox et N2-, Baptiste-les-chèques, Jocelyn, Agnès –une nouvelle tête- et Thierry) de s’échauffer avec un petit Croc au cours duquel de multiples membres ont été dévorés (aucun remboursement même partiel de cotisation n’est envisageable, me fait savoir le trésorier).

Rapidement , les tables 2 et 3 se recomposent.

Table 4, dite « Viking 1 » [posée en 1976, communication perdue en 1982 suite à une erreur humaine lors d’une mise à jour logicielle] : Neox, Baptiste et Jocelyn continuent l’exploration de notre acquisition récente Mission Planète Rouge (2e édition). Les deux derniers s’entredéchirent comme deux guerriers nordiques se défiant en combat singulier et laissent un boulevard à Neox qui confirme sa maîtrise totale du jeu. Il n’a pas confirmé la rumeur indiquant qu’il est en pourparlers avec Elon Musk pour prendre place dans sa première fusée pour Mars.

Table 5, dite « Mars 3 » [première sonde posée en 1971, communication perdue après moins de 30s] : Mars était le dieu de la guerre et en un certain sens, les joutes moyennageuses étaient un simulacre et un entraînement à la guerre. Ainsi, Nicolas-2, Agnès, Frank, Thierry et VHN se lancent dans un Camelot dont ils maîtrisent rapidement les subtilités des combats plus ou moins nobles entre chevaliers. Il y a eu de superbes passes d’armes, depuis le tournoi remporté par Frank avec un unique 2 jaune jusqu’aux épiques joutes violettes dont l’une se termina avec exclusivement des cartes blanches sur la table. Satisfactions multiples pour Nicolas : c’est son jeu, il a pu exploiter sa connaissance de la distribution des cartes Action et de leurs effets, on utilise (enfin ! après tout c’est Parties Civiles) les vraies règles et il emporte la partie après une belle remontée.

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Séance de VENDREDI 07/10/2016 à St-Elivet

Le 7 octobre 1337, à l’abbaye de Westminster, le roi d’Angleterre Édouard III lançait publiquement un défi à son cousin, le roi de France: contestant la légitimité de Philippe VI de Valois, il revendique la couronne de France pour lui-même. C’est le début de la guerre de Cent Ans.

Bien des années plus tard, une session beaucoup plus pacifique eut lieu à St-Elivet, quoi que les vélléités belliqueuses n’en furent pas absentes.

Table 1, dite « La paix des braves » : dans un bel hommage au nouveau prix Nobel de la paix, Josselin, Nicolas II et Baptiste (au front luisant) se lancent dans un San Juan que s’adjuge le dernier nommé.

Table 2, dite « Mars attacks » : Xel, Dom, VHS et, Baptiste (au coeur d’or) s’initient à Mission: planète rouge. Ce jeu, récente acquisition de l’association et déjà dévoilé la semaine dernière est une improbable mais heureuse combinaison de Citadelles et d’Alien Frontiers. Il faut bien choisir ses cartes de rôle pour faire décoller ses fusées, sans quoi le gadin est assuré, comme le montre l’agent de voyages, un rôle délicat à exploiter (j’échouai par deux fois à utiliser son pouvoir). Un point de règle suscita un débat durant et après la partie: faut-il lire la carte découverte qu’on pioche avant de la placer ? La réponse unanime (ex post) des participants fut oui, la règle n’étant pas détaillée sur ce point. Au final, Baptiste a décollé très haut et avec 53 PV, dame le pion à ses lointains poursuivants Dom (36), VHS (31) et Xel (29).

Table 3, dite « Bataille navale » : à cette partie découverte de l’exemplaire de Captain Sonar reçu pour Scorfel, pas moins de trois parties furent jouées rassemblant une dizaine de joueurs, et la concentration était à son comble dans la grande salle du RDC.

Captain Sonar

Table 4, dite « De toutes les couleurs » :  Nicolas II initie Xel, Dom et VHS à Camelot qui se révèle être un jeu aussi subtil que riche. Une partie où Xel nous en a fait voir de toutes les couleurs.

Table 5, dite « Permis de tuer » : Thomas, Thierry, François-René et Julien (de Lannion) s’entretuent pendant 10 minutes, au jeu éponyme 10′ to kill.

Table 6, dite « Duel sous la lune » : Nicolas II et Baptiste se lancent dans un 7 Wonders-Duel où le premier nommé périt.

Table 7, dite « Mort à l’arrivée » : Nicolas II, Dom, Thierry et Mickaël, les bleus, défient Xel, François-René, Thomas et VHS, les rouges, dans un Codenames homérique. Dans une partie où l’onanisme pratiqué à répétition par les bleus eut des conséquences fâcheuses (dont celle de projeter le Liquide, mot assassin), la clairvoyance des bleus à éclaircir les oracles même les plus brumeux (l’historique Garrincha 3: Génie – élu membre de l’équipe mondiale du vingtième siècle, Centre – c’était un ailier et non pas un milieu, donc il en adressait et des beaux, Pont comme ses géniaux petits ponts), ou encore l’antique Trirème (voir image ci-dessous), qui visait Cale et Double, fut récompensée. La victoire des rouges 3 – 2 fut scellée par une mauvaise intuition de Dom sur le dernier coup, qui opta, au doigt mouillé, pour le dernier mot des rouges (Table), alors qu’il fallait choisir Ordre, héritage d’un Académique 2 laissé en route. A la décharge du maître espion bleu (Thierry), trouver un mot rassemblant bobine, manche et ordre n’était point chose aisée (Pêche, bien choisi, permettant de dévoiler les deux premiers). Quant à l’intuition qui mena mystérieusement Dom à la table, on ne saurait l’expliquer. Comme l’écrit Laurent Binet dans la septième fonction du langage, « L’intuition est un concept commode, comme Dieu, pour se dispenser d’explications ».

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Séance de MARDI 04/10/2016 à St-Elivet

L’ordonnance du 4 octobre 1945 institue une « organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent ». C’est le Conseil national de la Résistance qui instaure ce nouveau régime pour unifier toutes les formes d’assurance sociale existant en France au sein d’une caisse unique, financée par une cotisation interprofessionnelle à taux unique, et gérée par des représentants syndicaux. C’est la naissance de la sécurité sociale qui nous semble si familière aujourd’hui…

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71 ans après, plusieurs pathologies ont été observées au centre St-Elivet, et la pandémie fut évitée de justesse. Heureusement, votre humble serviteur, célébrant St-François d’Assise, avait ramené des paniers de pommes fraîchement cueillies, et comme chacun sait: an apple a day keeps the doctor away.

Table 1, dite « Incurable » : Jérôme, Xel, Jean-Yves et VHS se lancent dans une partie de Ghost stories, le jeu où on ne gagne jamais. Car nombreux avant nous furent tombés pour mettre fin au règne de terreur de Wu-Feng, le Seigneur des Neuf Enfers. L’urne funéraire qui abrite ses cendres fut cachée dans le cimetière d’un village de l’Empire du Milieu. Les années ont passé, les générations se sont succédé et l’héritage maudit fut oublié des vivants. Terré dans les enfers, Wu-Feng n’a rien oublié: l’ombre de son incarnation s’étend sur les villageois inconscients du danger qui les menace. Nous, moines taoïstes, garants de la frontière entre les morts et les vivants, armés de courage et de foi, n’avons pu renvoyer Wu-Feng dans les Enfers, succombant à l’une des trois conditions de défaite: « Une quatrième tuile du village est hanté. Les fantômes ont retrouvé l’urne funéraire de Wu-Feng. Le monde des vivants n’existe plus.. ». A notre décharge, l’incarnation de Wu-Feng (que nous n’avons donc pas eu le loisir de croiser) avait pour nom Uncatchable….

Table 2, dite « Effet secondaire » : Neox, Josselin, Baptiste (en pleine phase de collecte de chèques ce soir-là) inaugurent Mission: planète rouge. Initialement paru en 2005, ce jeu de majorité simple et rapide, basé sur un système de sélection de personnages proche de celui du célèbre Citadelles a été réédité l’an dernier par FFG. Jusque-là, seuls les américains pouvaient profiter du superbe matériel et des nouvelles règles, permettant d’une part de lisser les effets les plus « violents » du jeu, mais aussi et surtout de pouvoir jouer de 2 à 6 joueurs ! Le jeu bénéficie maintenant, enfin, d’une version française qui vient d’arriver tout juste sur les étals.

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Cette partie découverte fut remportée deux fois par Neox, qui avait vu les règles avant en vidéo, comme quoi le bachotage, ça rapporte encore…

Table 3, dite « Agoraphobe » : Nicolas II, Paul et Franck jouent à Welcome to the dungeon. Franck s’impose sans effort. Les mêmes enchaînent ensuite sur un Camelot, que Paul s’adjuge.

Table 4, dite « Premier vaccin » :  c’est l’heure du bizutage des braves pour Dom, qui défie avec panache à Caylus le grand Protagoras, alias JiBee (par l’odeur du jeu arraché à son canapé), mais aussi Jeff et Tristan. Le petit nouveau (à ce jeu historique) fait bonne figure (56) en complétant un podium que domine JiBee, who else (97), et son dauphin Tristan (90). Jeff, resté collé aux basques de Dom (~50) ne montera pas sur la caisse.

Ce compte-rendu lapidaire résume imparfaitement cette table, mais Dom nous en offre, de l’intérieur, une exégèse à la mesure de son talent d’observateur aiguisé autant que d’acteur engagé (merci à lui !):

« Après avoir proposé avec un enthousiasme teinté de naïveté de découvrir un classique, Caylus, VHN se retrouve entouré de trois fauves salivant et aux babines retroussées : JiBee, Jeff et Tristan qui s’avèrent tous les trois avoir pas mal de parties au compteur. Soulignons la qualité des explications du Président qui, soucieux de faciliter l’introduction, a pris soin de distiller à votre honoré néophyte quelques utiles conseils et remarques tirés de son expérience. Nous passerons rapidement sur le déroulement de la partie qui a vu un prévôt dans l’ensemble bienveillant et deux groupes de joueurs lutter à distance sur la piste de score : chez lez centenaires, JiBee prend le pas de 7 points (97 à 90) sur un Tristan avec plus d’un tour dans son sac tandis que chez les cinquantenaires Dom coiffe de 6 points (56 à 50) un Jeff victime d’inattention.

Quant au jeu, parfois présenté comme un monstre froid et laid « à l’allemande », je ferais quelques remarques :

  • le thème fait sens (construire la ville et rénover le château pour acquérir du prestige) et le matériel est raisonnablement attrayant
  • même si aujourd’hui le « placement d’ouvriers » est un mécanisme ludique banal, il faut imagine la nouveauté qu’a représenté Caylus quand il a été publié en 2005. Et dans le genre il me semble toujours excellent, depuis la nécessité de payer pour aller chez les autres, la résolution des actions dans l’ordre de la route qui permet d’intéressantes combinaisons (et de redoutables erreurs !) jusqu’à la tuile « porte » qui ajoute une dimension bluff et suspense
  • difficile d’être formel après 1 partie, mais on sent aussi une grande variabilité/plasticité du jeu du fait qu’on ne pose pas ses ouvriers sur les cases d’un plateau fixe, mais sur une suite de tuiles dont la nature et l’ordre d’entrée en jeu change à chaque partie. Difficile donc de s’en tenir à une recette stéréotypée.
  • en fait plutôt qu’un jeu allemand qui déroule les poncifs de la conversion argent/ressources/bâtiments/points de victoire, c’est au contraire un jeu représentatif de la « French touch » qui y ajoute une dimension de bluff, de coups bas, possiblement de négociation ou, comme l’a fait très justement remarquer JB, de psychologie. Alors oui on peut jouer dans son coin ; mais si on veut gagner, il y a intérêt à prêter attention à ce que font les autres. Et il mérite sa place parmi les très bons « gros jeux » de stratégie. »

Table 5, dite « Soporifique » : La table 1 (rejointe par Paul à la fin) enchaîne sur une partie de Sbires, qui se prolongera jusqu’à potron-minet, et qui, après d’innombrables combats, voit la victoire finale de Jean-Yves (27) devant Jérôme (20), VHS (15) et Xel-Paul (12, mais 19 avant l’irruption de Paul au quatrième jour….)

Table 6, dite « Antalgique » : Nicolas II et Josselin se lancent dans un 7 Wonders-Duel où le premier nommé survit.

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Séance de VENDREDI 12/08/2016 à Ti-Koad

Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, le gouvernement de la RDA fait bâtir un « mur de protection antifasciste », en plein coeur de Berlin pour mettre fin à l’exode croissant de ses habitants vers la RFA. Plus qu’un simple mur, il s’agit d’un dispositif militaire complexe comportant deux murs de 3,6 mètres de haut, un chemin de ronde, 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés dressés vers le ciel. Les gardes-frontière est-allemands et des soldats soviétiques n’hésitèrent pas à tirer sur des fugitifs.

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55 ans plus tard, c’est entre quatre murs surchauffés que les hostilités commencèrent à Ti Koad.

Table 1, dite « construction express »
…où, dans un Mare Nostrum avec Julien-Paimpol, Mickaël, Michal, Dom et Nicolas 2, Michal gagne après seulement quelques tours de jeu en construisant les pyramides, avant même que le premier combat ait eu lieu. Les autres se regardent surpris et frustrés.

Table 2, dite « politique »
…où Tristan, Thomas et VHS s’embarquent pour deux parties de  Kardinal und König. C’est au comptage des points que l’on s’aperçoit de l’importance des conseillers: à chaque fois, Tristan, devancé sur les abbayes, fait le plein de points avec ses conseillers majoritaires et remporte la mise. Une victoire aussi calculée que politique.

Table 3, dite « anti-fasciste »
…où une partie de Hit z road rassemble des habitués de l’exercice : François-René, Xel, Nicolas-Neox et Julien-Lannion. Neox s’impose.

Table 4, dite « Heroes »
…où les protagonistes de la table 2 cherchent le héros qui sauvera le monde de Eaten by zombies ! Inspiré par le mythique concert de David Bowie à Berlin Ouest du 6 juin 1987, Thomas devient ce héros, juste pour un jour, car VHS puis Tristan rendent l’âme prématurément.

Table 5, dite « baptisée »
…où François-René, Xel, Nicolas-Neox et Michal tentent, pour la première fois à PC, un jeu nommé Sbires. Une partie remportée par Michal.

Table 6, dite « encartée »
…où fut joué Camelot avec Nicolas 2, les 2 Julien, Mickaël et Dom : un petit jeu de cartes plein de rebondissements, conçu par Reiner Knizia mais qui ressemble à un Bruno Faidutti. Julien de Lannion se distingue en jouant quasiment une carte spéciale à chaque tour, mais à la fin c’est Nicolas le plus méchant combattant.

Table 7, dite « check-point »

…où à Tobago, avec les mêmes moins Mickaël, Nicolas gère bien mieux les malédictions que Dom (le trésor dont il devait récupérer les 4/5 est annihilé, lui faisant perdre 6 PV au passage). Nicolas l’emporte donc avec 37 points. A noter que dans ce jeu, les 4×4 peuvent rouler dans les lacs ???

4x4

Table 8, dite « à deux c’est mieux »
…où la table 4 enchaîne sur Antler island. Les cerfs de l’Ile de la Ramure (Antler Island) sont prêts pour la saison des ruts. Seuls les plus élégants et les plus forts attireront le regard des belles biches pendant qu’elles se rendent vers les meilleurs endroits de reproduction. Un jeu où on se reproduit beaucoup, mais aussi où il faut avoir au moins remporté un combat contre ses congénères pour gagner, ce qui m’ota la victoire que je touchais du doigt. C’est finalement Tristan qui sera couronné du meilleur brâme.

Antler Island

Table 9, dite « coupée en deux »
…où François-René, Xel,  et Nicolas-Neox enchaînent à Deep sea adventure. Une première partie sous l’eau pour tout le monde, puis, à la seconde, François-René émerge.

Table 10, dite « yaltesque »
…où les bleus (Thomas, Tristan, François-René, VHS) affrontent les rouges (Xel, Dom et Julien-Lannion) à Codenames. La première manche fut un fiasco pour les bleus qui , sur un tirage compliqué, n’ont pas suivi mon raisonnement de maître espion dès le départ (Hôtel, Espace et Chaîne pour Suite 3), sont tombés dans la gueule d’un Loup qui évoquait trop les contes, et dans une Coupe de fruits assassine. La deuxième manche fut au contraire tout en maîtrise, avec Thomas à la baguette qui entame par un magistral Photographie 4 – mais sans voir le mot Canon, impair vite corrigé, tandis que les rouges s’égarent entre les ports, les vampires et les cages. Dans la manche décisive, le maître-espion bleu fait assaut d’imagination en ne donnant que des noms propres. Si l’on peut saluer le Zoff 2 (But, Dinosaure), il faut avoir l’esprit tordu pour proposer un Caroline Garcia 3 sur (Boulet, Chou, Double) – retenez qu’il s’agit d’une joueuse de tennis de double, mignone comme un chou, et qui traînera comme un boulet l’affaire du « textilegate » des jeux de Rio – et plus encore Kimi Raikonen (alias « Iceman » pour les intimes) pour juste faire trouver Glace ! En face, les rouges se ressaissisent, et gagnent au finish sur un joli Glotte 2 englobant Bec et Centre.

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