Séance de VENDREDI 14/02/2020 à Servel

En cette St-Valentin, Parties Civiles célébrait l’amour, mais aussi la haine. Comme l’a remarqué un jour Bernard Pivot, M et N se suivent au dictionnaire, et dans cet ordre !

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Table 1, dite « Cassés et cigarettes » : en prison, les détenus n’ont qu’une obsession: s’évader. C’est le moteur de Dig out (your way), On y achète et vend, a cigarette fait monnaie d’échange, on y rencontre des gueules cassées, on se fait casser la sienne, on fabrique des objets qu’on revend, et on s’attache les faveurs de clan. Mais ils se passe aussi des choses imprévisibles, comme une rébellion, qui rebattent les cartes. C’est à la faveur d’un de ces événements que Tristan remporta avec chance cette bataille homérique où VHS, deux Olivier, François-René et Simon étaient impliqués.

Table 2, dite « Elfe haine » : à Pandemic : Le règne de Cthulhu ce fut une victoire du collectif, tandis que Cthulhu perdit.

Table 3, dite « Plaisir solitaire » : Deep Sea Adventure est un plaisir solitaire qu’il faut savoir ne pas prolonger trop longtemps. Alexandre, Paul et Mickaël s’y sont livrés avec retenue.

Table 4, dite « Lucas crâna » : à It’s a wonderful world, Lucas gagne comme attendu, mais Xel fait bonne figure, aux côtés de Elouann et Eric.

Table 5, dite « Toi + moi » : Dom succombe à Franck qui lui propose un parcours avec Ceux de ma tribu, prolongeant l’exploration de l’univers fertile de son compagnon du soir.

Table 6, dite « Un pour tous, tous pour un » : une magnifique partie de Les chevaliers de la table ronde, clôt cette soirée, qui se termine par une victoire collective sur le fil contre le mal, qu’incarnait en l’occurrence François-René.

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Séance de MARDI 28/01/2020 à Servel

Initialement, Gustave Eiffel, ingénieur passé maître dans l’architecture du fer, avait prévu douze mois de travaux. En réalité, il faudra en compter le double. La phase de construction débute le 28 janvier 1887, et s’achèvera en mars 1889, juste avant l’ouverture officielle de l’Exposition universelle.

Dès la première exposition universelle (Great Exhibition of the Works of Industry of All Nations, Londres, 1851), les gouvernants s’aperçoivent derrière l’enjeu technologique une vitrine politique. En démontrant son savoir-faire industriel, le pays accueillant l’exposition signifie son avance sur les autres puissances européennes qui règnent alors sur le monde.
En juin 1884, deux ingénieurs des entreprises Eiffel, Maurice Koechlin et Émile Nouguier, se penchent sur un projet de tour métallique de 300 mètres. Ils espèrent pouvoir en faire le clou de l’Exposition de 1889.

Le 6 juin, Maurice Koechlin dessine le premier croquis de l’édifice. Le dessin représente un haut pylône de 300 mètres, où les quatre piles incurvées, se rejoignant au sommet, sont reliées par des plates-formes tous les 50 mètres. Gustave Eiffel voit cette esquisse, dit ne pas s’y intéresser, mais autorise de poursuivre l’étude. Stephen Sauvestre, architecte en chef des entreprises Eiffel, est sollicité et redessine complètement le projet pour lui donner une autre envergure : il rajoute de lourds pieds en maçonnerie et consolide la tour jusqu’au premier étage par le truchement d’arcs, réduit le nombre de plates-formes de cinq à deux, et surplombe la tour d’une « coiffe » la faisant ressembler à un phare.

Cette nouvelle mouture du projet est à nouveau présentée à Gustave Eiffel qui, cette fois-ci, se montre enthousiasmé. À tel point qu’il dépose, le 18 septembre 1884, en son nom et ceux de Koechlin et Nouguier, un brevet « pour une disposition nouvelle permettant de construire des piles et des pylônes métalliques d’une hauteur pouvant dépasser 300 mètres ».
Bien vite, il rachètera les droits de Koechlin et Nouguier, pour détenir les droits exclusifs sur la future tour, qui, de ce fait, portera son nom.

Gustave Eiffel n’a donc pas conçu le monument, mais s’est appliqué à faire connaître son projet auprès des gouvernants, des décideurs et du grand public, pour pouvoir construire la tour, puis à en faire, aux yeux de tous, plus qu’un simple défi architectural et technique.

133 ans ans après, à Lannion, une réunion au sommet réunissait les joueurs de Parties Civiles.

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Table 1, dite « Marque déposée » : voyage sympathique avec Xel, Audrey, François-René et votre serviteur dans La forêt des frères Grimm – un jeu de placement apporté par Lucas, où il s’agit de construire le premier trois maisons, en paille, en brique ou en bois, au choix. On peut aussi réciter des fables et loger des amis dès qu’on a construit des murs. Cela se joue bien, avec un mécanisme assez chaotique car le marché des matériaux et l’effet des fables sont imprévisibles. Votre narrateur remporte cette partie sur le fil grâce à deux coups qui furent fatals à ses adversaires: le Loup qui fit disparaître une pile de briques, et le Grenier secret qui multiplia ses bottes de paille, combinaison qui mériterait une marque déposée. Audrey n’était pas loin, mais avoir construit un quatrième sol lui fut une coquetterie fatale.

Table 2, dite « Exposition universelle » : à It’s a wonderful world Lucas fait exposition universelle de ses talents, l’emportant avec 79, devant RomJé, 54, et Benjamin, 27. Frustré, Benjamin a remis le couvert avec Lucas. On devine sans peine l’issue de cette revanche.

Table 3, dite « Hauteur de vue » : à Azul votre serviteur bâtit une oeuvre de patience et de méthode, qui culmine par une victoire au sommet (68), devançant, à l’issue d’une partie de haut vol, Xel, 60, et François-René, 55.

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Séance de VENDREDI 17/01/2020 à Servel

En matière d’organisation sanitaire internationale, si une première « unification microbienne du monde » prend forme, selon l’analyse d’Emmanuel Le Roy Ladurie, dès les XIVe-XVIe siècles, ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle que la conscience d’un risque commun et d’une vulnérabilité partagée conduit onze États européens et l’Empire ottoman à inaugurer la première conférence sanitaire internationale, qui s’ouvre à Paris en 1851. Cette coopération multilatérale pose les fondations d’un droit sanitaire international qui vise spécifiquement la peste, le choléra et la fièvre jaune et qui doit désormais permettre, selon l’expression de l’historienne Valeska Huber, une « unification du monde malgré la maladie ».
La convention sanitaire internationale signée à Paris le 17 janvier 1912 élargit les « dispositions générales », précédemment réservées à l’Europe, au continent panaméricain. Elle établit par défaut l’existence d’une vaste région sanitaire occidentale, au sein de laquelle « la mission civilisatrice » de la vieille Europe croise la « destinée manifeste » des États-Unis qui prennent la tête d’un « Nouveau-Monde ». La Grande Guerre éclatera avant que la convention de 1912 ne puisse être ratifiée.

108 ans après, à Parties Civiles, notre mission civilisatrice se poursuit. Notre destinée manifeste est toujours l’unification de Lannion et de sa région proche malgré la morosité.

Table 1, dite « Destinée manifeste » : un Illuminati à 6 (Nicolas II, Frank, RomJé, Frédéric, Benoît, VHS), c’est la promesse d’une longue soirée. Ce jeu, étonnamment moderne pour son temps – 1945, selon la notice, mais on peine à y croire (ce serait plutôt 1982 en fait) – offre deux possibilités de victoire: une commune, et une asymétrique, et c’est tout son charme. A la tête du triangle des Bermudes, je cherchai toute la partie une carte Gouvernementale, qui me permettait de réunir toutes les factions et de l’emporter. A la faveur d’une alliance avec Frank, et de débauches d’argent (issues de caisses noires et autres comptes en Suisse héritées fort à propos) j’étais en effet parvenu à réunir 9 des 10 familles, et cela sans la salvatrice Armée de libération des esprits, qui ne sortit jamais. Lors du dernier tour, Frédéric est sur le point de l’emporter mais il fait un jet de dès de 10 alors qu’il doit faire 9 ou moins ! A mon tour, je vois enfin, avec la carte New York, une manifestation de la destinée, et surtout une orientation Gouvernementale (la première après 4 heures de jeu), que je réussis à contrôler, ce qui me donne derechef une victoire inespérée.

Table 2, dite « Epidémie prochaine » : à On Mars on ne sait qui de Mickaël, Tristan, Elouann et Neox est sorti vainqueur. Seule certitude, le remplissement prochain des cabinets d’ophtalmologie, tellement le plateau de ce jeu a des couleurs qui piquent.

Table 3, dite « Par-delà les océans » : Cinq armateurs (Olive, Xel, Thomas, Eric et Dom) se lancent avec Container sur une mer un peu calmée après le coup de vent de mardi dernier. Seul Eric découvre. Thomas et Xel investissent lourdement dans leurs entrepôts, Olive fait dans la production « low cost » et Dom fait du cabotage (non non, pas du cabotinage). Mais ce dernier a un peu trop tendance à acheter ses propres cargaisons et finit la partie endetté au maximum, tout près de la saisie d’office de ses stocks. Arrivé le décompte final c’est Dom et Eric qui ont le plus de points pour leur containers livrés sur l’île « paradis fiscal » (86 et 88 respectivement). Mais une fois retranchées les dettes et ajoutés le stock circulant et la trésorerie dissimulée derrière les paravents (29 pour Thomas !), Eric se détache comme net gagnant avec 107 PV, devant Thomas 91, Olive et Dom (71 et 68) et Xel 44. La partie a été très différente de celle du printemps 2019, avec des enchères qui sont montées beaucoup moins haut et des scores nettement plus bas.

Ensuite les mêmes plus Lucas sortent Deep Sea Adventure. A six joueurs, il y a intérêt à ne pas trop traîner au fond de l’eau et à se contenter de trésors en apparence minables. Première manche, personne ne parvient à rentrer au sous-marin (Lucas, qui a chopé un 2e trésor en remontant, paie sa gourmandise), on leur avait pourtant bien dit. A la deuxième, seul Dom garde la tête froide et revient avec un modeste trésor. A la troisième, de nouveau l’hécatombe y compris pour ceux qui ont plongé au fond récupérer d’alléchantes piles de 3 jetons. L’inoxydable Dom réintègre le sous-marin avec 2 jetons (dont l’un se révélera valoir 0 !) et ce sera l’unique rescapé. Avec 19 PV il finit donc seul sur le podium. Mentionnons l’aptitude remarquable d’Eric à faire du sur-place une fois qu’il est lesté de 2 trésors !

Table 4, dite « Mission civilisatrice » : le Doc, Sophie, F.-R. et Camille tentent de survivre à Deep madness sans qu’on sache ce qu’il advint de leur mission civilisatrice.

Table 5, dite « Un si petit monde » : trois victoires de plus pour Lucas à It’s a wonderful world ! sous les yeux de Paul, Alexandre et Anthony. Le monde est magnifique, mais surtout trop petit pour l’appétit de notre champion.

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Séance de VENDREDI 03/01/2020 à Servel

Le 3 janvier 2009 Satoshi Nakamoto lançait le premier et le plus célèbre des crypto-actifs: le bitcoin. Le terme « crypto-actif » fait alors référence à « des actifs virtuels stockés sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs les acceptant en paiement de réaliser des transactions sans avoir à recourir à la monnaie légale ». Les bitcoins sont créés conformément à un protocole qui rétribue les agents qui ont traité des transactions. Ces agents mettent à contribution leur puissance de calcul informatique afin de vérifier, de sécuriser et d’inscrire les transactions dans un registre virtuel, la blockchain, nom qui vient du fait que l’entité de base de Bitcoin s’appelle un bloc, qui sont ensuite reliés en une chaîne.

Depuis sa création en 2009 et jusqu’à la fermeture par les autorités américaines de Silk Road en 2013, le bitcoin a été utilisé majoritairement comme moyen d’échange par des réseaux criminels pour des jeux d’argent, l’achat de substances illicites, ou pour des bases de données piratées. Néanmoins, ces dernières années, la cryptomonnaie a mûri et un nombre croissant d’études concluent que ces activités illégales, bien qu’elles existent toujours comme dans tout système de paiement, ne représentent plus qu’une part minoritaire des échanges.

Bitcoin est une amélioration du concept de b-money, imaginé par Wei Dai en 1999, et de bitgold, décrit en 2005 par Nick Szabo. Le bitcoin résout en particulier le problème crucial du modèle de confiance : les serveurs considérés comme sérieux votent avec leur puissance de calcul pour déterminer la chaîne de transaction légitime. Dans b-money, les serveurs étaient supposés verser un dépôt de garantie selon un mécanisme peu explicite. L’idée d’utiliser une chaîne de preuves de calcul fut avancée dans le projet bitgold bien que Nick Szabo ne proposât d’utiliser qu’une majorité d’adresses pour établir la légitimité d’une chaîne de transactions.

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Plusieurs personnes ont prétendu être Satoshi Nakamoto mais il n’existait aucune trace de son identité avant la création de Bitcoin et aucune d’entre elles n’a pu le prouver de manière indubitable. Certaines ont cru deviner son identité. Cependant, en 2020, elle est encore inconnue. Il a affirmé être un Japonais né le 5 avril 1975 mais il n’existe aucune personne de ce nom. On ignore même s’il s’agit d’une seule personne ou d’un groupe. Son origine japonaise est aussi mise en doute par la qualité de son anglais et l’absence totale de publications en japonais. Il posséderait un million de bitcoins qu’il aurait acquis en minant les 20 000 premiers blocs, ce qui représente 6,7 milliards de dollars aux derniers cours.

11 ans après, à Parties Civiles, pas besoin de mineurs ni de preuves pour créer une chaîne de confiance: quelques tables, une poignée de jeux font l’affaire pour une soirée riche en découvertes !

Table 1, dite « Inventeur certifié » : Nous avons aussi nos inventeurs à Parties Civiles, et Frank en est un bien réel, qui nous présente sa dernière création: My dungeon break. C’est un prototype, mais il est fort bien réalisé et quasiment immersif ! Comme son nom l’indique, il s’agit ici de sortir d’un donjon peuplé de monstres (mais aussi de trésors et de toiles d’araignées), en faisant des mouvements appropriés pour les éviter. La mécanique de ce jeu totalement coopératif repose sur un compte à rebours qui s’accélère quand chaque joueur utilise la propriété spéciale dont il est doté: un mécanisme pervers ! Doc Nico, François-René, Gérard, Eric et votre serviteur font office de bêta testeurs dans deux parties avec des scénarios différents, qui se soldent par autant de morts. La chance n’a pas souri à ces débutants qui sont sortis avec une certaine frustration !

Table 2, dite « Ophélie Winter is coming » : un duel tout en muscles à cette table de Trône de fer voit Jeff-Lannister écraser Jack-Stark 10 à 6. « Dieu m’a donné la foi » conclut le vainqueur en hommage à Ophélie qui en fait, comme Godot, n’est jamais venue.

Table 3, dite « Mineur non accompagné » : Julien a marché seul en lâchant ses mines à Warhammer 40K. Baptiste et Benjamin ont fait une chaîne à deux sans l’accompagner.

Table 4, dite « Millionaire » : Le talent de Lucas à It’s a wonderful world. mériterait d’être rémunéré à sa juste valeur. Son inscription dans le thème du soir aussi car il poussa la perfection à réaliser par deux fois 1 000 000 (certes en binaire, soit 64). Parmi ses victimes on compta la valeureux Yannick, qui lui tint tête avec 58 !

Table 5, dite « Krypton-actifs » : à Batman on vit deux supermen Doc Nico, François-René et la superwoman Camille, trois krypton-actifs, aux prises avec des activités illégales. Une justice immanente allait s’abattre sur la ville mais le verdict nous en est inconnu.

Table 6, dite « A bit of coin bleu » : C’est sur le score de parité de 1-1 que Xel et Elouann se séparent à Azul.

Table 7, dite « Le sens de l’histoire » : pour la première fois sur nos tables, Tales of glory voit la victoire de Justine sur Thibault. Autant dire que c’est le sens de l’histoire qui s’est joué là.

Table 8, dite « Grosse machine » : encore une découverte à cette table de On Mars, qui se déploie en majesté dans l’aquarium. Xof, Olivier et Mickaël y sont peut-être encore à manœuvrer cette grosse machine aux couleurs criardes issue de l’univers mental tourmenté de Vital Lacerda.

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Table 9, dite « Bloc électoral » : dernière découverte de la soirée, Tammany Hall, une trouvaille de maître Gérard où l’on revisite l’histoire de l’immigration à New York. Un jeu subtil où il s’agit de se faire élire maire en comptant sur le soutien des immigrants fraîchement débarqués (on a failli écrire recrutés), et doté d’un mécanisme de freinage de l’édile: élu, le maire marque des points, mais distribue des postes aux adjoints, faveurs qui le freinent dans son ardeur. Parti en flèche à écumer les cubes verts et blancs, couleurs de Saint-Etienne mais ici des irlandais et anglais, votre serviteur survola les débats, avec 37. Xel, 23, et Gérard, 10, ont réagi trop tard, et, quand ils l’ont fait, se sont battus entre eux, se partageant allemands et italiens comme autant de miettes du banquet des victimes de l’histoire.

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Séance de VENDREDI 27/12/2019 à Servel

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En ce 27 décembre, Gérard Depardieu avait 71 ans. Sa filmographie abondante témoigne sans doute d’une« hyperémotivité pathologique », mal dont il souffrirait depuis l’enfance et qui lui valut d’être dispensé du service militaire par un psychiatre. Versatile dans ses choix de films, il le fut aussi en politique, en religion et en domiciliations, recevant en 2013 des mains du président de la Mordovie, Vladimir Volkov, la propiska qui établit officiellement sa domiciliation, rue de la Démocratie (ce qui ne s’invente pas), et lui permet de travailler, d’avoir accès aux services sociaux de la république, et d’en être contribuable. Victime de 7 accidents connus, en moto ou a scooter, lui qui était quasiment analphabète à 13 ans s’en est ouvert dans une lettre à Jean-Marc Ayrault, qui avait trouvé son exil fiscal en Belgique « assez minable », lettre où il annonçait renoncer au bénéfice de son passeport français et de sa sécurité sociale en France, tout en ajoutant: ‘Je ne jette pas la pierre à tous ceux qui ont du cholestérol, de l’hypertension, du diabète ou trop d’alcool ou ceux qui s’endorment sur leur scooter, je suis un des leurs, comme vos chers médias aiment tant à le répéter’.

A Parties Civiles, c’était la dernière soirée de la décennie. Et il y en aura d’autres, car, de par le Dieu des Jeux, nous sommes unis pour les siècles des siècles dans de grandes familles. Eh oui, nous allons le voir, comme l’acteur, nous avons plusieurs familles.

Table 1, dite « Famille aventuriers » : à l’instar d’un gamin de Châteauroux qui voyait dans les yeux des G.I. l’étincelle de l’aventure, nous avons à Parties Civiles quelques amateurs du genre, toujours prêts à se lancer dans des mondes d’épouvante ou de maisons hantées (parfois les deux). Mickaël, Neox, Franck et deux gamins qui n’en ont pas l’air se retrouvent à Betrayal at the house on the hill et, puisqu’il faut un traitre, ce fut Franck, dans un rôle à contre-emploi qui ne lui réussit pas, puisqu’ici les gentils ont gagné.

Table 2, dite « Famille acteurs » : avec Elouann, Yoana, Vincent, François-René et Camille, nous avons une belle brochette d’acteurs à cette table de Root. Et cela tombe bien pour ce jeu où chacun doit jouer sa partition dans un rôle particulier. La rivière et les chats, menés par François-René et Camille, étaient bien parties pour mener la danse à cette partie tandis que, pour un certain joueur qui refusera d’être identifié, il y avait comme un lézard.

Table 3, dite « Famille baston » : à cette table de Warhammer 40K Julien a bastonné Benjamin comme un vieux caïd de Châteauroux, sous les yeux de deux comparses venus mater en spectateurs.

Table 4, dite « Famille alcooltest » : à It’s a wonderful world on joue sans soif. Dans une première partie, Lucas, au sommet de son art, toise de haut ses adversaires (deux Olivier), avec 66. Doc Nico se joint alors à la fête et on remet ça. Lucas accuse une petite baisse de vigilance avec 63, mais laisse son second 13 points derrière, quand même. Et comme on n’allait pas se quitter comme ça, une dernière pour la route: le maestro voit son score chuter à 41 et doit alors partager la victoire avec un autre Olivier ! Une partie ça va, trois bonjour les dégâts !

Table 5, dite « Famille apatride » : imitant l’apatride Depardieu, Xel, Paul et Votre Humble Serviteur trouvent refuge familial dans le monde merveilleux des lutins et petits animaux de Everdell. Une partie survolée par Paul, qui réalise des combinaisons éblouissantes pour culminer à 71, laissant derrière Xel (50) et VHS (37), qui récolta un joli nombre d’événements mais n’eut pas la chance de rencontrer le Roi qui les eut fait fructifier.

Table 6, dite « Famille évasion » : toujours à l’invitation de Paul, les protagonistes de la Table 5 se retrouvent à découvrir Call to adventure, pour la première fois sur nos tables. Un jeu de cartes et de défis, on s’y évade comme dans une salle de cinéma, et là encore, chacun joue son rôle. Paul (46), fidèle à son patronyme, fut un preux chevalier, conquérant et protecteur des familles. VHS (41) fut un envoyé des Dieux, béni par la grâce et répandant le bien, mais c’est Xel (48) qui triompha, entraînée vers les forces du mal et galvanisée par leur puissance maléfique.

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Séance de VENDREDI 13/12/2019 à La ludothèque

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Le 13 décembre 1920, l’entreprise Haribo était inscrite au registre de commerce de Bonn. Elle tient son nom de son inventeur et de sa ville d’origine : HAns RIegel BOnn. Selon les dires de la société, le capital de départ se limitait à un sac de sucre. Le premier atelier de fabrication se trouvait dans une maison dont l’équipement se limitait à un chaudron de cuivre, une plaque de marbre, un tabouret, un four à briques et un rouleau. Deux ans plus tard, Hans Riegel inventait les « Ours danseurs », précurseurs des fameux « Ours d’Or », un des grands succès de la marque. La fraise Tagada, pour sa part, ne verra le jour qu’en 1969.

A Lannion, alors que Haribo entrait dans sa centième année, une soirée festive se préparait à la Ludothèque. Mais pas question d’y rentrer avant l’heure ou par la mauvaise entrée: c’est par l’église, à 20h30 précises, qu’il pleuve ou qu’il bise. Qu’on se le dise pour éviter les surprises !

Table 1, dite : « Potion magique » : à la table de It’s a wonderful world Lucas amène des muffins. Avait-il pris de la potion magique à cette occasion ? En tous cas il pulvérisa ses adversaires dans la première partie, jouée en mode  » débutant « , avec 75, devant Alice, 32, Mickaël, 31, Votre Humble Serviteur, 30, et Xel, 25 ! La leçon fut si bien apprise par ses concurrents qu’ils le défièrent en mode « expert  » (chaque joueur a la même carte de départ, ce qui booste la concurrence sur les ressources). Mickaël, 42, Xel, 35, et Alice, 33 le devancèrent ! Seul votre chroniqueur, 23, lui céda la politesse d’être devancé par le pâtissier (29).

Mais, car il y a un mais, le résultat de ces parties fut cassé sur tapis vert ! En effet, on peut bien conserver ses cubes sur sa carte empire d’un tour sur l’autre, et dès qu’on en a 5 , tout de suite ça fait un cube rouge. La règle veut est en fait qu’on ne peut pas les stocker pour être utilisés ultérieurement sur ses cartes. Il y a cette règle aussi (mais qui est considérée comme pas très rentable): à tout moment, vous pouvez défausser une ou plusieurs cartes en construction. Si vous le faites, prenez son bonus de Recyclage et placez-le sur votre carte Empire.

Table 2, dite « Junk food » : trop gras et trop sucré, c’est la bonne recette à cette table de Food chain magnate. Saluons le courage d’Anthony qui s’engagea dans la bataille. Il fut logiquement devancé par Thomas, et salua la victoire de Tristan.

Table 3, dite « Complètement tagada » : deux filles et deux garàons à cetet table de Projet Gaïa où Fuzia, la régionale de l’étape, inflige deux défaites de rang à ses adversaires ! Olive, Sophie et Cédric ont presque regretté d’avoir ramené leur fraise..

Table 4, dite « Hypoglycémie » : à la table de Living planet avec Audrey, omJé, FR et Neox, l’hypoglycémie guettait le rédacteur, qui partit avant d’en voir la fin.

Table 5, dite « Ours d’or » : comme une confiserie de jeu, La vallée des marchands s’offre en forme de retour à l’enfance à un Jack doux comme un nounours. Il en laissa même la victoire en forme d’ours d’or à Maxime !

Table 6, dite « Sucre lent » : à Batman, la victoire se déguste comme un sucre lent, et c’est Doc Nico qui vous le dit. Olivier L. rend les armes avant la fin devant l’inéluctable.

Table 7, dite « Crocodile sans gélatine » : à Asteroyds, la victoire s’offre à Tristan, ce vieux crocodile, qui, contrairement à son cousin Haribo, n’est pas fait de gélatine. Xel, Olive et Thomas ont apprécié.

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Séance de MARDI 03/12/2019 à Servel

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Le 3 décembre 1967, une greffe du cœur est effectuée pour la première fois au monde. L’événement se produit à l’hôpital du Cap (Afrique du Sud). Du jour au lendemain, le professeur Chris Barnard (45 ans) devient mondialement célèbre. Ce chirurgien brillant, qui bénéficie au surplus d’un belle gueule d’acteur, s’est formé aux États-Unis avant de rentrer exercer dans son pays. Son patient ne survivra cependant que 18 jours à l’opération, succombant à une simple infection pulmonaire suite à l’affaiblissement de ses défenses immunitaires. Sans se décourager, le professeur renouvelle la tentative un mois plus tard sur un nouveau patient, qui survit 18 mois.

52 ans après, les adhérents de Parties Civiles n’ont pas manqué de souffle. Jugez en.

Table 1, dite : « Joli cœur » : cette table de It’s a wonderful world voit la victoire de RomJé. Le propriétaire du jeu a fait le joli cœur pour y recruter Audrey, Lucas et même Jack, séduits, mais donc défaits.

Table 2, dite « Le cœur à l’ouvrage » : Il fallait du cœur pour aller au bout de cette table de Les piliers de la terre vendue pour 1h30 mais qui, à cinq, dépassa les trois tours de cadran. C’est le Doc Nico, en pleine forme, qui l’emporte avec 59. Justine, 54, Thibault, 49, et Marc, 48 pointent juste derrière. Votre serviteur n’a jamais réussi à recruter les bons artisans et échoue à 36.

Table 3, dite « Portefeuille à gauche » : à Paladins du royaume de l’Ouest on attendit Neox comme Godot. Mais, à peine venu, celui-ci tourna les talons. Restèrent donc Baptiste, Benjamin et Xel. Le cœur pencha du côté du portefeuille pour cette victoire du trésorier.

Mū

Table 4, dite « Coeur de pierre » : à Mu une armée de bâtisseurs s’employait à construite une Cité-source. Un travail tellement long qu’on ne saurait le recenser.

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Séance de VENDREDI 22/11/2019 à Servel

Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy, trente-cinquième président des États-Unis, est assassiné d’un coup de fusil lorsque le cortège présidentiel traverse à vitesse réduite et en décapotable le centre de Dallas. Une heure et demie après la fusillade, un homme, Lee Harvey Oswald, est arrêté dans un cinéma pour avoir tué un policier. Identifié comme un des employés du dépôt de livres, d’où on a tiré sur le cortège selon des témoins, et où l’on retrouve au cinquième étage du bâtiment, un fusil à lunette lui appartenant, il est considéré par la police comme le suspect de l’assassinat du président. Deux jours après, lors de son transfert à la prison de Dallas, il est à son tour assassiné par Jack Ruby, un propriétaire de boîte de nuit.

Afin de dissiper les doutes et interrogations concernant un complot d’assassinat, Lyndon B. Johnson nomme une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur les faits. Les conclusions de la commission Warren, établissant la seule culpabilité d’Oswald dans l’assassinat, n’empêchent pas les contestations et critiques qui se focalisent sur la non prise en compte de témoignages et de pièces du dossier, ainsi que sur la théorie de la balle unique (magic bullet), selon laquelle une seule balle aurait causé trois blessures en traversant les corps de Kennedy et du gouverneur Connally !

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Les conclusions officielles seront remises en cause lors de l’enquête du procureur Jim Garrison, aboutissant à un procès retentissant mettant en accusation l’homme d’affaires Clay Shaw pour conspiration d’assassinat. En 1976, une seconde commission d’enquête est chargée de réexaminer les pièces et éléments sur l’assassinat de Kennedy. Tout en confirmant l’essentiel des conclusions du rapport Warren, elle conclut cependant à la présence d’un second tireur, et par conséquent à la probabilité d’un complot….

56 ans après, à Lannion, un Président a été épargné, mais des princes ont péri !

Table 1, dite : « Fast fool » : à Food Chain Magnate, Tristan propose du lourd, et on ne parle pas que de calories. Thomas tente le challenge, et Jeff, de passage, est séduit aussi. Mais ce n’est pas tout ! Quelques temps après, Justine et Thibault s’installent aussi à la table. Et, à l’arrivée, voilà le prince du fast-food défait par un rookie ! C’est ce jeune fou de Thibault (du genre jeune mais qui comprend vite) qui ressort vainqueur avec 470, devant Jeff, 391.

Table 2, dite « A la parade » : RomJé régale avec son exemplaire tout neuf de It’s a wonderful world. Il a recruté des jeunes de corps et d’esprit (Frank et le petit Paul, Olivier-3), mais c’est un vétéran, Olive, qui s’impose comme à la parade, aux dépends du Petit prince.

Table 3, dite « Magic tablet » : à Teotihuacan on retrouve l’univers précolombien et les mécanismes ardus de Tzkolk’in, et pour cause, on y retrouve le même auteur Daniele Tascini, associé ici à David Turczi. Olive est à la manœuvre et invite Neox, Xel et Audrey. Le maïs est ici remplacé par les fèves de cacao, qui vont décider du sort du jeu. En effet, Xel avait 5 points d’avance à l’orée du dernier tour, mais une petite fringale la fait perdre de 1 point à l’arrivée, faisant du Président Neox, qui sort de sa poche une tablette de chocolat au moment décisif, un survivant inattendu !

Table 4, dite « Rubis sur l’ongle » : en mode reconfiguration rapide alors que les tables se créent rapidement autour d’eux, Dom, Camille et VHS se rabattent sur Grand Austria Hotel où l’on décline les fondamentaux de l’hotellerie. A l’issue d’une partie haletante, Dom l’emporte avec 118 devant votre narrateur, 105, et Camille, 87. Une victoire rubis sur l’ongle qu’il doit à ses 17 pièces en fin de partie, car; on l’oublie parfois, elles deviennent des PV à l’heure du décompte !

Table 5, dite « Décapotée » : une table de Claustrophobia 1643 rassemble Olivier-3 et Mickaël. Ce dernier, incarnant le mal, avait décapoté, claustrophobie oblige, et le mal triompha. Il faut le redire: en amour comme en voiture, la capote protège.

Table 6, dite « Complotiste » : RomJé nous invite à une nouvelle découverte dans cette soirée qui en fut riche. Avec La batarde il nous propose un jeu de plis de cartes venu de Lyon où l’on parie sur le nombre que l’on va faire, et pourvu de mécanismes retors, comme les atouts avec une hiérarchie de cartes spéciales (Jongleur, Musicien…) qui scorent à l’atout, et, ultime pirouette, la possibilité de verrouiller l’atout choisi et de faire monter les enchères. Une option choisie à l’envi, pour ne pas dire l’excès, par Doc Nico, qui en fut puni en terminant dernier (-12). Le crime profita à Olivier-3 et RomJé, vainqueurs avec -2. Largement de quoi échafauder une théorie du complot !

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