Séance de MARDI 20/03/2018 à St-Elivet

Par une ordonnance du , Philippe VI de Valois généralise dans tout le royaume le sel, qui fait l’objet d’un monopole royal. Il est entreposé dans des greniers à sel, où la population l’achète taxé et en toute petite quantité. La gabelle représente, à l’époque moderne, environ 6 % des revenus royaux. Le sel fut longtemps le seul moyen de conserver les aliments et était donc un élément stratégique. Avec le sel, on fabriquait des salaisons et l’on séchait poissons et viandes douces. Il était également un composant nutritif indispensable pour le bétail. Sous l’Ancien Régime, utilisé comme monnaie d’échange, il possédait même une fonction de salaire, dont on retrouve le sens étymologique dans salarium en latin qui signifiait « ration de sel » puis, par extension, la pratique du traitement, du salaire à l’époque romaine.

D’origine romaine, cet impôt avait été repris dès le XIIe ou le XIIIe siècle par la royauté, qui s’était empressée d’accaparer à son profit le monopole et la vente de cette denrée. La gabelle figure parmi les taxes les plus impopulaires et a engendré une contrebande spécifique, celle des « faux-sauniers ». Le faux-saunier était un contrebandier qui allait acheter, par exemple en Bretagne, sur l’autre rive de la Vilaine, du sel qu’il revendait dans le Maine, après l’avoir fait passer en fraude sans payer la gabelle. Il encourait la condamnation aux galères s’il travaillait sans armes, la peine de mort s’il avait des armes.

Elle est également à l’origine de soulèvements populaires. En 1675, pendant la révolte des Bonnets rouges en Bretagne, déclenchée par des mesures fiscales sur le papier timbré, le tabac et la vaisselle d’étain, la simple évocation de la gabelle put mettre le feu aux poudres comme fin juillet 1675 au cours du pardon de Saint-Urlo. À l’inverse, la suppression de la gabelle, le , fut l’une des causes, selon Abel Hugo, de la chouannerie car elle réduisit à la misère plus de 2 000 familles qui ne vivaient que du commerce frauduleux du sel, à l’image du célèbre Jean Chouan.

A Lannion, quelques années plus tard, une joyeuse bande de contribuables allait au tripot sans payer son écot, profitant de l’absence du trésorier payeur général.

Table 1, dite « Bonnets rouges » : Olivier invite Jack à découvrir Shadespire, un jeu d’escarmouches, et ils se sont partagé en frères le gain de deux parties. Il ne leur manquait que les bonnets rouges.

Warhammer Underworlds: Shadespire

Table 2, dite « Salaire sans peine » : à cette table de Raiders of the North Sea nous trouvons Olive, Neox, Xel et Michal, le dernier nommé s’étant vu offrir la victoire – une version que contestera l’intéressé : toute peine mérite salaire.

Table 3, dite « Exonérée » : Vincent-2, François-René, Jean-Yves, Cédric, Thibault, Guillaume et Florian : un peu trop de monde à Room 25, mais c’était pourtant la seule table libre à l’heure où votre humble serviteur devait fixer son choix. Je m’en fis exfiltrer d’entrée de jeu, salutaire exonération pour permettre à Sophie et DocNico, arrivés impromptus, de faire de leur segment de droite un triangle (voir plus loin). Quant à cette partie, il semble qu’elle se solda par un nombre réduit de traitres, et une déconfiture générale dans la bonne humeur.

Table 4, dite « La belle et le gabelou » : intronisé maître de cérémonie à Alien Frontiers, je ne cessai d’être challengé par le jeux rugueux de Doc Nico, qui commença la partie par deux agressions de suite sur ma personne, ne cessa de contester des points de règles, et faisait décoller ses vaisseaux pour les reconstituer aussitôt à bas coût tel un gabelou de grande époque. Mais c’est sa belle qui, plus discrète, ressortit en vainqueur (9) d’une partie que je mis un point d’honneur à laisser se finir, terminant à 5, au grand désespoir de Nico (6) qui eût voulu que je la prolongeasse.

Table 5, dite « Jacquerie » : la soirée se poursuivit à l’éclate, un Time bomb rassemblant une grande tablée de chouans qu’on ne saurait citer ici in extenso sans déclencher jacquerie. De là, d’autres événements se produisirent dont aucun chroniqueur ne saura restituer le sel.

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Séance de VENDREDI 16/03/2018 à la Ludothèque

Je pourrais commencer par évoquer que le 16 mars 1986, a été une glorieuse journée pour la droite française au vue des résultats des élections législatives qui venaient de se dérouler. De ces élections, nous avons surtout connu la première « cohabitation » de la Vème république. Je pourrais donc dire que 32 ans plus tard, c’est dans un contexte beaucoup moins politisé et tendu que Parties Civiles et la Ludothèque ont cohabité pour une soirée ludique. Mais je n’en ferais rien… Je ne suis pas la pour m’approprier le style de quelqu’un d’autre!

Depuis la rentrée, la ludothèque n’avait pas encore eu l’occasion de nous inviter a venir jouer un vendredi soir. Voilà qui est corrigé et de fort belle manière!

De nombreuses tables de Tokaïdo se sont enchainées, et c’est Jerome qui a fait le plus gros score de la soirée… Il est donc reparti avec une boite du jeu a sa plus grande surprise.

A côté c’est Florent de Nuts Publishing qui était venu pour présenter et faire tester leur jeu One Deck Dungeon (déjà en rupture, il avait les derniers exemplaires avec lui), le jeu a d’ailleur fait quelques adeptes dans l’asso!

En parallèle on a pu voir pèle-mêle du Welcome (to your perfect home), L’ile interdite, du Room 25, du Dead of Winter, la légende raconte même qu’il ya eu du Taboo ou encore du Trivial Poursuit jusqu’à tard dans la nuit.

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Séance de MARDI 13/03/2018 à St-Elivet

Jauge moyenne pour un mardi où l’on vit divers petits groupes de personnes s’assembler au cours de la soirée, sans se convaincre tout à fait qu’une puissance étrangère n’interféra pas dans son déroulement.

Table 1, dite « Equipe » : à la table de Gloomhaven (avec le quarteron JuJackDomNeox), il a été décidé qu’avant de retenter le scénario de la dernière séance, on irait se refaire le porte-monnaie et la condition physique (pourtant, pour la première fois les ennemis sont au niveau 2). dans la Crypt of the damned. Au début, on s’enfonce dans des ruines moussues et on tombe sur des bandits comme comité d’accueil. A la fin, on finira par apprendre que de la magie ancienne à base de démons des Eléments y fut pratiquée par des fanatiques (bien avant la guerre froide, d’ailleurs l’ambassade dément toute implication). Comme dirait Thomas, c’est moche tout ça. Mais avant l’équipe a bien fonctionné, la séparation en deux groupes pour ne pas perdre trop de temps ayant été fructueuse. Ils se sont même payés le luxe de réussir à aller chercher le contenu des deux coffres (tous les coffres ne sont pas égaux, qu’on se le dise !).

Table 2, dite « Corporation » : Baptiste et Paul sont deux estimables membres de la corporation des charpentiers de marine dans Shipwrights of the North Sea. Baptiste en avait plus mais ceux de Paul étaient plus gros (nous parlons bien de drakkars) et le second l’emporta.

Table 3, dite « Société secrète » : Vincent-2, Nicolas-2, Thibault et Florian jouent, à Illuminati, chacun une société secrète qui veut tisser sa toile dans la société humaine. La partie a duré (trop ?) longtemps, au point que le reporter couvrant l’événement a perdu le fil du score. Ou bien a-t-il été victime de manœuvres de désinformation ? en tous cas, l’ambassade dément toute implication.

Table 4, dite « Association » : à Mysterium, F-R (fantôme hantant au niveau « difficile ») fait appel à la voyance de Cédric, Guillaume, JulienLC, Jean-Yves et Olivier. Ceux en qui l’homme aux corbeaux avait mis sa confiance ont trahi icelle, et il a fallu conclure sur l’incapacité de l’association des mediums à élucider le crime écossais.

Table 5, dite « Gang » : soirée étape à l’Auberge Sanglante pour F-R, Paul et Olivier. Difficile d’arrêter F-R une fois qu’il a une pelle en main et quelques mauvais coups à faire. Quant aux cadavres que le gang malfaisant laissa derrière, certains empoisonnés, l’ambassade dément toute implication.

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Séance de MARDI 06/03/2018 à St-Elivet

Le 6 mars 1946 naissait à Cambridge un petit baby-boomer nommé David Gilmour. Guitariste, chanteur et songwriter, il a fait un long bout de chemin avec les Pink Floyd dont il fut l’un des génies créatifs avec Roger Waters et Syd Barrett. 72 ans plus tard, pas de sonorités progressives mais le calme d’un autre groupe indémodable, les partieciviliens.

Table 1, dite « Astronomy domine » : Vincent-2, JulienLC, Neox et Cédric ayant réclamé un jeu de plateau, ils se retrouvent autour d’un jeu de cartes, Dominion. Malgré le style délibérément confrontationnel de Vincent, c’est Nicolas qui rappelle c’est qui le patron de la planète deckbuilding avec toute l’efficacité et la bonhommie dont il est capable.

Table 2, dite « Any colour you like » : Guillaume, Oriane (venue découvrir), Olive et VHN disputent deux parties de Splendor , un jeu de cartes dans une magnifique version Halloween avec des sorcières, des squelettes et des fantômes, où on peut faire son marché parmi les jetons de couleur (le vert fut fort recherché).

Deux victoires nettes. Dans la première, Guillaume parvient tôt à acheter une carte de niveau trois à 5 PV et finit avec 17 points sans contestation et malgré certaines tentatives, vite recadrées, d’ « innover » dans les règles (bien tenté Olive, mais non). Dans la seconde c’est Oriane qui discrètement mais efficacement construit son avance et finit la première (et la seule) à 15 points. Bien sûr les trois autres expliquent que à un tour près, on aurait vu ce qu’on aurait vu.

Table 3, dite « See Emily play » : après départ des partants et mise en retrait des regardants (qui n’ont vu aucune Emily jouer), Vincent2, Cédric, Guillaume, Oriane et Olive choisissent histoire de changer un jeu de cartes, Citadelles (dans son édition « boite carrée » de 2016). La partie commence par une vive controverse sur les règles avec l’argument imparable « j’ai toujours joué comme ça » échangé par les protagonistes. Il a fallu déployer la diplomatie et l’autorité morale du Président pour ramener le calme. Comme quoi les classiques, c’est comme le Monopoly : on a tous appris à y jouer par bouche à oreille et on est surpris quand on ouvre le livret de règles ! Une fois les esprits refroidis, Vincent fait parler la poudre (et la couronne, et la dague, et la mitre etc.) et remporte la partie.

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Séance de VENDREDI 02/03/2018 à St-Elivet

La neige a fondu, la pluie est revenue, le printemps reste attendu et la semaine finie les adhérents sont détendus.

Table 1, dite « Délinquante » : quatre malfaiteurs (Neox, Michal, Armand et Florian, les Burgle Bros) profitent de la fin de semaine pour s’introduire dans les locaux d’une banque. Le coup réussit et on a pu croiser Armand arborant le sourire satisfait d’un Spaggiari. Apparemment c’est lui qui avait le plus gros magot.

Table 2, dite « Cultivante » : Citrus fait sa première apparition avec autour de la table Olive, Justine, Frank, Paul-Jr et Vincent-2. Sur le thème de la culture d’agrumes, il combine placement d’ouvriers, tuiles à la Carcassonne, un peu de majorité et un peu de commerce. Cette description sommaire ne lui rend pas entièrement justice mais peu d’informations ont été relayées depuis la table, au point qu’on ignore qui s’est gavé de vitamine C.

Table 3, dite « Survivante » : ça pique aussi à Outlive, mais pas de la même façon. Il reste 30 000 humains sur terre suite à une apocalypse provoquée par une guerre mâtinée de changement climatique et peut-être même de quelques zombies. Toujours est-il que vous devez survivre sur les ruines de notre civilisation industrielle. Et qui dit gros jeu dit joueurs sérieux (Jack, Guillaume, Mickaël et Sophie). Comme l’a grommelé l’un d’eux : « nous on ne joue pas, on s’entraîne ! ». Ayant su diversifier ses activités, Mickaël l’emporte.

Table 4, dite « Déconnllante » : à Galaxy Trucker, DocNico, VHN et Tristan se glissent dans leur combinaison d’ingénieur/capitaine loin très loin dans le futur. Leur noble mission est d’assurer des liaisons commerciales intergalactiques. A ce jeu, l’expérience aide pour savoir comment configurer son vaisseau spatial en fonction des menaces (non il n’y a pas de Tesla rouge) qu’il va rencontrer après le décollage. Ensuite, c’est un grand chaos parfois hilarant parfois frustrant où les vaisseaux tombent progressivement en morceaux pour de temps en temps finir éliminés. Les écarts de score se creusent alors et on peut rapporter que Tristan a fini avec beaucoup, Nicolas avec assez et Dom avec peu.

Table 5, dite « Moyenâgeante » : les joutes mixtes de Camelot voient s’affronter Vincent, Justine et Olivier. Le vétéran remporte le tournoi.

Table 6, dite « Taquinante » : à Carcassonne on oscille entre le mode bisounours « je construis, j’optimise » et le mode taquin « je bloque, je pique les points ». Cela n’a pas gêné Justine (conseillée par un coach d’exception), Olive et Vincent qui ont disputé 2 parties remportées par Justine puis Olivier.

Table 7, dite « Navigante » :  une dernière table de Meuterer à bord de laquelle embarquent Tristan, VHN, DocNicolas et Sophie (les deux derniers découvrant le jeu). Moins de mutineries que quand Xel est là mais Nico et Tristan montrent que même en faisant du commerce on peut faire des coups bas. Après les huit manches, VHN coiffe Tristan au mat de misaine.

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Séance de MARDI 27/02/2018 à St-Elivet

Le 27 février 1940, deux scientifiques américains, MM. Kamen et Ruben, produisent pour la première fois avec succès du carbone 14 (dont l’existence avait été suggérée en 1934) en bombardant dans un cyclotron du graphite avec des noyaux de deutérium. La demi-vie de 5730 ans de cet isotope en fait un excellent outil de datation de la matière organique « pas trop ancienne » (typiquement au plus 50 000 ans) qui a révolutionné notre connaissance du passé. Rappelons que la datation isotopique mesure l’intensité des désintégrations d’atomes radioactifs naturels présents en très faible quantité dans la matière qui nous entoure.

Histoire de s’instruire en s’amusant : la datation au carbone 14 de végétaux poussant au bord de routes très fréquentées donne des résultats faussés (plusieurs milliers d’années d’âge pour une plante vivante). En effet, le CO2 qu’ils absorbent en poussant provient pour partie des fumées d’échappement elles-mêmes issues des carburants. Et si on les nomme « combustibles fossiles », ce n’est pas pour rien : le pétrole dont ils sont tirés a passé tellement de temps sous terre qu’il a perdu tout son C14, donnant l’apparence d’une matière organique très ancienne.

78 ans plus tard, le « jour le plus glacial de l’année » n’a pas empêché trois tables de se retrouver autour de styles de jeu très différents.

Table 1, dite « Demi-vie » : Olivier convainc le Président de se mesurer à lui à Shadespire, un jeu d’affrontement à figurines dans l’univers de Warhammer. Sa demi-vie a été d’environ une heure, le temps qu’il a fallu à Neox pour lui rappeler qui c’est le patron. Prend ensuite sa place Guillaume, tournant entre les tables tel un noyau atomique dans un cyclotron. A l’heure où VHN s’est désintégré de St-Elivet, les deux adversaires disputaient la belle après une partie partout.

Table 2, dite « Connaissance du passé » : à Mysterium, il s’agit pour des mediums (Camille, Guillaume, Nourdine, Frank et Florian) de faire la lumière sur un crime ancien afin de défantômiser un manoir écossais. Avec Camille bombardant son équipe de cartes Visions, l’affaire a été rondement menée avec succès. Et qu’importe si la partie prévue d’Evolution n’a finalement jamais eu lieu.

Table 3, dite « Résultat faussé » : quoi de mieux qu’un peu de surchauffe des neurones par grand froid ? C’est ainsi que Vincent-2 attire Julien-3 (consentant), VHN (réticent) et Cédric (venu découvrir l’association, il y a mieux comme initiation !) dans une partie de Hansa Teutonica. Le premier prend un bon départ en débloquant rapidement des pouvoirs supplémentaires, puis creuse l’avance quand ses adversaires l’empêchent peu de scorer les routes Standal-Arnheim et Coellen-Warburg (2 fois). Il finit en tête, les autres suivant par ordre d’apparition. Il aurait proba-blement quand même gagné si les erreurs de règles notables (jetons bonus et décompte de la route finale) n’avaient pas faussé le cours du jeu.

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Breaking News!

> Nouveau partenaire <

L’Escape Game Heure et K, installé à Plérin dans les Côtes-d’Armor, propose de s’amuser en équipe à un jeu d’évasion grandeur nature. Un concept fun et original, idéal entre amis. Le principe ? Se laisser enfermer à plusieurs dans une pièce et résoudre toute une série d’énigmes pour s’échapper… en moins d’une heure !

La première aventure se nomme «Les Secrets de Merlin» et vous entraîne dans l’univers du célèbre enchanteur de Brocéliande et des légendes arthuriennes. Enfermés dans le laboratoire secret de Merlin, vous aurez pour mission de retrouver un parchemin magique caché par le druide… puis de quitter les lieux au plus vite !

La seconde salle vous transporte au Far West. Dans «Sur les traces de Billy The Kid», vous êtes enfermés dans la prison du shérif : à vous de tout faire pour vous échapper !

Alors, prêts à relever le défi Heure et K ?

Toutes les infos concernant les salles ici: www.heure-et-k.com

Les membres du bureau se tiennent à votre disposition pour les détails du partenariat.

 

Séance de VENDREDI 23/02/2018 à St-Elivet

Ni le froid ni les vacances n’ont raison des membres de Parties Civiles qui ont été récompensés par des muffins aux myrtilles (guess who?)

Table 1, dite « Dieux querelleurs » : Christophe, Elouan, Guillaume et Mickaël ne se lassent pas de Mythic Battles : Pantheon. Ce soir, plutôt que jouer en équipe, c’est chacun pour soi. Le dernier nommé triomphe des autres dieux et de leurs supplétifs.

Table 2, dite « Célibat forcé » : Baptiste-Zen-grâce-aux-Yen, Neox, Hélène, Olive et Nicolas-2 ressortent le récent Rising Sun. Un nombre impair de joueurs, donc, ce qui ne sera pas sans conséquences sur le déroulement de la partie. En effet la phase d’alliances est essentielle dans le jeu et il y aura un laissé pour compte. Alors que N2 a fait la course en tête, c’est Neox (à la tête du clan Bonsai) qui finit par l’emporter.

Table 3, dite « Longue agonie » : la promesse était alléchante : un jeu dont il n’est pas nécessaire d’apprendre la règle au préalable, il suffit d’ouvrir la boite et de se laisser guider. Chiche dit DocNico qui s’entoure de Sophie, Maël, Michal et F-R pour découvrir This War of Mine, un jeu coopératif au thème sombre tiré d’un jeu vidéo. Oui mais ce n’est pas parce qu’on lit les règles au fur et à mesure qu’elle sont moins longues ou moins compliquées ! ainsi à minuit bien passé, ce qui reste du groupe finit par arrêter alors que le premier scénario n’est pas encore fini.

Table 4, dite « Petit boîte » : trois misfits ne cèdent pas au chrome des jeux déployés sur les autres tables et, trouvant leur compte dans des jeux de cartes qui ne paient pas de mine (vous-ai je déjà parlé du DUC ?), entament une partie de Innovation. Deux vieux renards (Tristan et Dom) initient un perdreau de l’année (Eric) qui s’avère vite avoir la viande coriace. Première partie serrée où Tristan voit son avance de mi-partie (il pioche à un moment des cartes en avance de 3 âges sur les autres) fondre devant le retour de VHN qui l’emporte aux Dominations (5-4-2). Eric qui y a pris goût propose de remettre le couvert. Avec un tableau de jeu en apparence médiocre (3 couleurs dont une seule décalée), il gagne proprement la seconde partie avec 5 Dominations contre 1 et 0.

Table 5, dite « Boîte minuscule » : la table 4 s’hybride avec la table 2 et Tristan, Olive, N2 et VHN se retrouvent à essayer Meuterer. Encore moins de cartes que Innovation mais un jeu à sélection de rôles (il a inspiré Citadelles) offrant des choix intéressants. C’est Nicolas qui, commençant par un commerce maritime juteux pour ensuite se mutiner au bon moment, accumule les points. Il l’emporte devant Olive qui est resté longtemps Capitaine et les deux renards au pied décidément peu marin. Mmm, il a une tête de jeu qui se rethème…

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Séance de MARDI 20/02/2018 à St-Elivet

Le dimanche 20 février 1944, sur le lac Tinn, dans le comté norvégien de Telemark, le ferry SF Hydro explose et sombre avec ses passagers et son chargement. Ce fait divers passe inaperçu dans un monde rempli des derniers rugissements de la Seconde Guerre mondiale. Ce n’en est pas moins le dernier épisode d’un long conflit entre services secrets alliés et militaires allemands, la « bataille de l’eau lourde ».

Dès avant la guerre, dans les années 1930, les scientifiques mettent au point le principe de la fission nucléaire, à l’origine de la bombe atomique : un premier noyau d’uranium, bombardé par un neutron, se casse ; il libère de l’énergie et deux neutrons qui, à leur tour, vont bombarder d’autres noyaux d’uranium… La réaction en chaîne génère une énergie considérable. Pour être efficace, la fission doit toutefois être ralentie par un « modérateur », du graphite ou de l’« eau lourde », ainsi appelée parce qu’il s’agit de molécules d’eau dans lesquelles les atomes d’hydrogène sont remplacés par un isotope, le deutérium, à la densité plus élevée.

Les Allemands travaillent comme les Américains sur la fission nucléaire ; ils ont fait le choix de l’eau lourde comme « ralentisseur ». Or, celle-ci est produite depuis 1935 dans une usine Norsk Hydro, à Vemork, en Norvège, à 120 kilomètres d’Oslo. C’est le seul lieu de production d’eau lourde en Europe. Dès lors, les Alliés ne vont avoir de cesse d’empêcher que les Allemands ne s’emparent de l’usine et de son précieux produit. Leurs services secrets, en collaboration avec les Norvégiens, vont lancer pas moins de cinq opérations différentes avant d’atteindre enfin leur but.

L’une d’elles sera racontée dans un film mêlant images d’archives et reconstruction des faits par les protagonistes eux-mêmes. Ce film en noir et blanc est très proche des événements réels, quasiment dépourvu d’effets spectaculaires et de pathos héroïque, à la différence du film hollywoodien en couleurs de 1965 Heroes of Telemark tourné par Anthony Mann, qui traite du même épisode de la guerre secrète.

74 ans après, de sombres batailles faisaient rage à Parties Civiles.

Table 1, dite « Laissée pour morte » : revenu de Gloomhaven, Dom raconte : « Retour en ville pour les 4 sombres héros qui, après avoir enchaîné les réussites, piaffent d’exprimer leurs pouvoirs et se voient déjà au niveau 3. Avec le scénario « Gloomhaven Square A », nous retrouvons les intrigues de la ville au point d’être mêlés à un putsch. Nous devons parcourir une enfilade de salles pour arriver à un boss à occire. Nouveauté, des morts-vivants -pas forcément très costauds ou efficaces- se retrouvent à combattre à nos côtés. La configuration des lieux nous gêne au point que nous gâchons plusieurs fois nos actions faute d’une bonne coordination de nos déplacements. La troisième salle se révèle coriace,  avec en particulier une pluie de flèches qui vient soustraire nombre de PV. Et encore une fois, la mobilité nous manque. Deux des quatre personnages réussissent à pénétrer dans le dernier réduit et confrontent le boss, mais sont épuisés avant d’en être venus à bout. Une citation  particulière pour le Inox Brute coriace de Julien, plusieurs fois laissé pour mort mais plusieurs fois revenu prendre sa place dans la mêlée. La mission est un échec, nous ressortons les poches quasi vides et ce se sera l’occasion de réfléchir à mieux choisir notre main de cartes et notre équipement avant la seconde tentative. »

Table 2, dite « A l’allemande » : exhumée de l’armoire, la boîte de Hansa Teutonica mit le temps à rêvéler ses règles et secrets. Quand il fut enfin l’heure de jouer, la table se scinda en deux camps: ceux qui avaient compris le premier mouvement à faire, et les autres, qui coururent toute la partie à la recherche d’actions supplémentaires. Un bon jeu de développement de compétences, allié à de la conquête territoriale, que Vincent II domina à l’allemande, version Panzer (49), écrasant une concurrence composée de Julien III (30), Cécile (29), et votre narrateur (19), qui portera réclamation sur une manoeuvre adverse litigieuse (pièce remise plusieurs coups après avoir été jouée), qui obtura sans l’ombre d’un doute le chemin d’une victoire qui lui était promise (oui, allons-y gaiement, la loi sur les fake news est encore en gestation).

Table 3, dite « Double explosion » : double explosion à cette table de Conan, une petite de François-René, et une plus violente de Guillaume, qui ont donc tous deux et successivement explosé en vol. Olivier et Doc Nico sortent intacts de cette réaction en chaîne.

Table 4, dite « De l’énergie et deux neutrons » : Munie de toute l’énergie que procure l’épi de maïs, à Tzolk’in – Le calendrier maya, Xel s’impose sans difficulté, Camille et Olive jouant le rôle d’agents neutres dans un processus plus biologique que chimique.

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Après-midi goûter participatif DIMANCHE 18/02/2018 à Servel

C’est un dimanche gris, mais on sort. C’était coché de longue date. Plaisir de la découverte furtive, presque sans quitter son chez soi: on réalise qu’on n’était jamais venu ici. Pourtant, passée l’imposante église, elle se découvre en majesté. Oui, la maison de quartier de Servel se fond dans le paysage, mais elle est résolument contemporaine – en même temps comme ça se dit aujourd’hui. On entre, tout de suite les rires, l’odeur du café chaud, les gâteaux moelleux qui vous font de l’oeil. Il y a des enfants qui courrent, explorent l’espace. C’est grand, moderne, tout neuf – on n’est pas habitué. On joue à s’y perdre, mais bientôt, tout le monde se retrouve dans la grande salle. Il faut deux longues tables pour accueillir toutes les boîtes. Doucement, les tables s’organisent. On découvre de nouveaux jeux, on fait partager les siens. Il y a les figures familières, celles qu’on connaît moins, ceux qui sont venus s’encanailler avec les enfants, un prétexte. La salle est vaste, on n’entend pas trop le bruit, on ne fait pas attention au dehors. Puis soudain, on lève la tête, la salle s’est vidée à moitié. C’est l’heure, on ne va pas finir la partie. Le temps s’est étiré comme une première gorgée de bière qui aurait coulé tout l’après-midi. Maintenant il pleut dehors, on n’avait pas vu. Bien sûr, on reviendra.