Prochains événements particiviliens

A noter : Les dates sont prévisionnelles ou  confirmées

  • vendredi 16 mars 2018 : soirée à la Ludothèque de Lannion
  • dimanche 15 avril 2018après-midi « goûter participatif » ouvert également à des proches/amis des adhérents à Parties Civiles à la maison de quartier de Servel
  • samedi 19 mai 2018 : Festijeux 2e édition à St-Elivet événement ouvert à tous, puis soirée « privée » sur inscription
  • dimanche 17 juin 2018après-midi « goûter participatif » ouvert également à des proches/amis des adhérents à Parties Civiles à la maison de quartier de Servel
  • vendredi 6 juillet 2018 : soirée à la Ludothèque de Lannion

Assemblée générale du 22/01/2018 à Ste-Anne

En ce lundi de janvier, à son assemblée générale, Parties Civiles a vu la vie en rose. La faute à un connecteur VGA capricieux, à quelques bouteilles de cidre harmonieusement déployées sur les tables, et peut-être aussi au petit supplément d’âme et de chaleur humaine qui nous caractérise. Un président passe, la vie tourne, mais les bons petits soldats roses que nous sommes continueront longtemps à ferroyer sur les plateaux, les séances de murder parties, et parfois même en grandeur nature.

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Séance de VENDREDI 19/01/2018 à St-Elivet

En ce 19 janvier, Edgar Allan Poe aurait eu 209 ans. Voilà un homme qui a eu une vie tourmentée, en particulier avec les femmes. Au début de sa carrière littéraire, ses articles et ses contes sont tous refusés. Il envoie cinq nouvelles au concours du Philadelphia Saturday Courrier, qui promet au gagnant un prix de 100 dollars. Il n’obtient pas le prix, mais ses contes sont publiés, sans son nom, en 1832 par le Saturday Courrier (qui les paie très mal). Ainsi commence sa carrière de journaliste. Dans l’indigence, il pratique aussi le métier de pigiste nègre et continue son travail d’écrivain, consacrant ses loisirs et ses maigres revenus à l’éducation de sa petite cousine Virginia, qui l’admire follement. Il l’épouse clandestinement le 22 septembre 1835. Le 16 mai 1836, il l’épouse publiquement, et la jeune fille, qui n’a quRésultat de recherche d'images pour "edgar allan poe cartoon"e 13 ans, le rejoint à Richmond avec sa mère. Le 30 janvier 1847, Virginia décède à Fordham, à l’âge de 24 ans. Edgar, gravement malade, s’engage dans une quête frénétique d’amitiés féminines avec Mrs Lewis, dont il corrige les poèmes sentimentaux contre rétribution, avec Mrs Nancy Locke-Richmond (dont il s’éprend et qui sera l’Annie des derniers poèmes), enfin, avec Mrs Sarah Whitman, poétesse spiritualiste à qui il adresse le second poème À Hélène et qu’il demande en mariage. En novembre 1848, dans des circonstances assez obscures, il absorbe une forte dose de laudanum qui manque de l’empoisonner. De plus, il s’est mis à boire, lors de la maladie de Virginia, entre 1842 et 1847, et il est victime de crises d’éthylisme. Il souffre même un moment d’une attaque de paralysie faciale. Le 13 novembre, Mrs Whitman accepte de l’épouser s’il renonce à l’alcool. Le 23 décembre, il donne devant deux mille personnes sa célèbre conférence sur Du Principe poétique. Deux jours plus tard, 25 décembre, doivent être célébrées les noces avec Mrs Whitman. Toutefois, le lendemain, celle-ci reçoit une lettre anonyme lui apprenant de prétendues « relations immorales » entre Edgar et une de ses amies. De plus, on lui apprend que son fiancé a passé la nuit à boire avec des jeunes gens dans une taverne de la ville. Aussitôt, elle décide de rompre avec lui. De retour à Fordham, Edgar reprend un projet de revue littéraire. Après une visite à Mrs Richmond, il entreprend un voyage dans le Sud pour rassembler des fonds. Parti de New York le 30 juin 1849, il séjourne tout l’été à Richmond, où il retrouve Elmira Royster Shelton, veuve depuis la mort de son mari en 1844, avec laquelle il songe à se marier, mais il mourra dans l’année même.

A Lannion, cette soirée de Parties Civiles fut l’occasion de quelques Histoires extraordinaires, dont voici le récit.

Table 1, dite « L’enterrement prématuré » : à cette table, on ressortit des placards et d’un purgatoire de presque trois années une antique édition de Aeroplanes: Aviation Ascendant dont votre modeste serviteur se fit fort d’expliquer les règles à plusieurs nouveaux joueurs. Un jeu où une certaine expérience est requise, de même qu’un certain doigté au lancer de dés. Gérard ne disposant a priori ni de l’une ni de l’autre, on avait tôt fait de l’enterrer, mais ce fut prématuré car il emporta la mise, avec 35 PV. Une victoire qu’il doit notamment à sa présence dominante en Asie, qui fit basculer la partie en troisième ère et lui valut de devancer de 4 PV votre humble narrateur, auteur d’une percée remarquée au Japon. Hugo, quant à lui, se distingua par un raid victorieux en Amérique du Nord, hélas insuffisant (28), et Xel (24, mais qui devance Christophe, 15) par une contestation de la règle officielle, qu’on a souvent contournée à Parties Civiles mais qui fut ici adoptée dans toute sa pureté. Il s’agit de savoir si, d’une ère à l’autre, les places inoccupées des avions de l’ère précédente peuvent être occupées par des passagers. Oui (en tout cas rien n’indique le contraire dans la règle), et cela favorise outrageusement les perdants (loi du rattrapage), non et cela les désavantage à cause des places inoccupées qui font baisser la rentabilité (loi de la double peine). La lettre contre l’esprit, en quelque sorte. Pour être honnête, je conviens que l’esprit serait ici beaucoup plus adapté. Et ce ne serait pas le premier point de règle qu’on ignorerait à ce jeu (on refuse systématiquement et depuis la nuit des temps la loi du premier joueur aléatoire). Crime de lèse-Wallace diront les puristes. Un sujet pour la prochaine AG, à n’en pas douter !

Table 2, dite « Quatre bêtes en une » : une brochette de joueurs se confrontent à Gloomhaven. Dom raconte: « Encore une fois, nous choisissons après un rapide tour en ville d’aller faire une basse besogne pour l’intrigante à bagouzes. Cette fois il s’agit d’aller récupérer un diamant au fond d’une mine. Dans la première salle, le comité d’accueil prend la forme d’une meute de chiens. Ils sont rapidement mis en pièces et en ouvrant la porte nous tombons sur un groupe de Vermlings (des nabots à face de rat) commandés par un Boss à 32 HP. De nouveau, nos différentes armes efficaces contre des regroupements d’ennemis font merveille et la situation se décante rapidement. Julien prend le temps de bondir sur le coffre au diamant tout en cognant sur le boss qui bientôt s’effondre sous les coups du groupe. Est-ce que par ce que nous venons tous de passer au niveau 2 et que les monstres sont encore au niveau 1, mais cette aventure a semblé presque aisée. A suivre… »

Table 3, dite « Le chat noir » : pour gagner à Mythic Battles , il faut être avec François-René. Au bout d’une partie à rebondissements, il s’impose de concert avec Xof, devançant Mickaël (qui essuie ici une nouvelle défaite et revêt ainsi le costume du chat noir), et Anthony.

Table 4, dite « Le sphynx » :  le résultat de cette table de Paper tales restera aussi mystérieux qu’un oracle du sphynx.

Table 5, dite « Triple assassinat dans la rue St-Elivet » : à Istanbul, Mael, à la faveur d’un très beau dernier tour, commet un triple assassinat sur les augustes personnes de Tristan, Thibault et Nicolas II.

Table 6, dite « La lettre volée » : en seconde partie de soirée, nous retrouvons autour de Codenames :

  • Les Bleus (François-René, Nourdine, Mickaël, Nicolas II, Mael)
  • Les Rouges (Xel, Dom, VHS, Thibault)

Une partie à suspense, et en trois sets:

  • 1-0 pour les Bleus, une victoire par défaut, les Rouges n’ayant pas su se dépêtrer de l’innocente Bise, associée, au choix, au Baptême ou à la Colombe (comprenne qui pourra), et sont allés sur le bûcher du feu assassin, alors que les Bleus récitaient la lettre volée, en confondant George Hamilton (l’acteur) et George Milton (le chanteur) pour illustrer une chanson paillarde dont on vous laissera explorer la kolossale finesse
  • 1-1: les Rouges égalisent malgré un très osé Dagobert 4 (Couche, Paris, Plateau, Fou) des Bleus, qui aurait été parfait avec Pépin, mais qui échoua car ce mot évident n’était pas de la bonne couleur.
  • 2-1: Belle victoire des Rouges, emmenés par le duo inédit Peter Eliott / Pythagore

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Séance de MARDI 16/01/2018 à St-Elivet

Le 16 janvier 1920, le XVIIIe amendement à la Constitution des États-Unis d’Amérique interdisait la vente mais aussi la consommation d’alcool sur toute l’étendue du pays. Cette « Prohibition » marqua le triomphe des ligues de vertu. Mais il s’ensuit paradoxalement une explosion des trafics illégaux par des « bootleggers », ainsi appelés parce qu’ils cachent des bouteilles dans leurs bottes. Les organisations mafieuses d’origine sicilienne, transplantées aux États-Unis par la dernière vague d’immigration, sautent sur l’occasion pour étendre leurs activités avec Al Image associéeCapone ou Lucky Luciano. La corruption gangrène la police et l’administration. La criminalité s’étend…

Devant un tel échec, le gouvernement américain choisit sagement, mais tardivement, de reculer. Le 17 février 1933, au tout début de la présidence de Franklin Delanoo Roosevelt, est voté le Blaine Act du sénateur du même nom, qui autorise la vente de bière. Et le 5 décembre 1933 est voté le XXIe amendement qui, tout simplement, annule le XVIIIe. La Prohibition cessa dès lors de ronger la société américaine.

98 ans après, à Lannion, on éclusa quelques parties avec une étonnante sobriété.

Table 1, dite « Cul sec » : une nouvelle fois,  Mythic Battles sort des bacs. François-René et Jean-Yves y ont remporté une victoire éclair en gobant un emphalos avant que Mickaël et Thibault n’aient pu écluser leur premier godet.

Table 2, dite « Bouteilles à la mer » : à cette table de Pillards de la mer du Nord, Neox, Julien 3, Xel et Neox n’ont pas bu que de l’eau de  mer. L’un deux a digéré le breuvage, tandis que les autres ont bu la tasse.

Table 3, dite « Scotch double face » : autour de Time bomb on se presse: Hélène, Baptiste, Neox, Xel, F.-R., Mickaël et Thibault. Une victoire de Moriarty conclut cette partie, signé d’une équipe expérimentée: F.-R. et Neox.

Table 4, dite « Décantation naturelle » : nous découvrons en avant-première Azul, bientôt disponible dans les bacs mais déjà sur nos plateaux dans sa version Domifiée ! Azul comme azulejos,Azul bien sûr. Introduits par les Maures, les azulejos (carreaux de revêtement mural en faïence, originalement décorés de bleu ou polychromes) furent adoptés par les Portugais au moment où leur roi Manuel 1er, durant une visite au palais de l’Alhambra dans le sud de l’Espagne, fut conquis par l’éblouissante beauté des tuiles décoratives. Manuel 1er ordonna la décoration immédiate, avec des tuiles semblables, des murs de son palais. Le jeu, qu’on doit à Micheal Kiesling, auteur de Tikal, vous transporte au 16e siècle, truelle en main, à embellir les murs du Palais Royal de Evora !

Une partie découverte vit la table de score suivante:
Mickaël 53, VHS 36, Dom 34, Xel 30.
Puis, on passa au mode compétition, et la décantation des valeurs se fit naturellement:
VHS 66, F.-R. 64, Dom 63, Xel 39.

PS pour les moins de 50 ans: pour la signification de l’expression « dans les bacs », s’adresser au rédacteur

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Séance de VENDREDI 12/01/2018 à St-Elivet

C’était la séance à ne pas rater, celle où on déguste les fameuses galettes (des rois, pas saucisse !) faites maison par Hélène. L’affluence était là et on a eu le plaisir de (re)voir des anciens et des occasionnels. Et bientôt, ce sera l’AG annuelle de l’association.

Table 1, dite « Mijotez à couvert » : les amateurs de plats de résistance (en occurrence Neox, Tristan, DocNico et Marie-Anne, la seule y ayant déjà joué, il y a bien longtemps) inaugurent la nouvelle édition d’Antiquity de Splotter Spellen. On pouvait s’y attendre, la partie dura fort tard. Selon des témoins, Marie-Anne a su à quelques tours de la fin se tourner vers la théologie stratégiquement et se convertir à une nouvelle croyance (Santa Barbara) qui lui a octroyé la victoire grâce aux bâtiments. Elle a suggéré que ses adversaires avaient joué plus « bisounours » que son Jack de mari.

Table 2, dite « Aplatissez au rouleau » : une brochette de joueurs moustachus (JiBee, Jack, Jeff et Jourdine) se confrontent à Scythe. La maîtrise dudit Jack (aux commandes de la faction Polonia) s’est comme souvent imposée.

Table 3, dite « Incorporez délicatement » : Baptiste rameute l’essentiel des femmes présentes (Xel, Sophie et Hélène) auxquelles s’adjoint Vincent pour jouer au classique Lords of Waterdeep. Le Gentleman-aux-poches-pleines finit en tête, devançant Hélène de 2 PV.

Table 4, dite « Hachez menu » : pour jouer à Mythic Battles Pantheon, il faut presque une salle entière mais il faut dire que le travail de peinture des figurines réalisé par Mickaël et consorts est remarquable. A ce jeu en équipe il  y a eu deux batailles qui ont vu d’abord Mickaël et Paul-le-jeune battre Guillaume et Axel, puis F-R et Axel battre Thierry et Mickaël.

Table 5, dite « Battez énergiquement » : Nicolas-2 rassemble Frank et Thibault autour de Olympos. Cela aura été une quasi-constante ce soir, le propriétaire du jeu remporte la partie.

Table 6, dite « Faites couler » : à l’écart pour ne pas déranger par son raffut, une configuration idéale à 8 joueurs (jaunes : Paul, Michal, Maël et François-René / bleus : Christophe, Hugo, Thierry et VHN) pour découvrir Captain Sonar. Mine de rien, il faut être ultra-concentré dans ce faux party-game. Les joueurs ont pu tourner entre les postes de combat, les parties ont été riches et les victoires réparties entre les équipages.

A éviter : se prendre un dégât par sa propre torpille ce qui non seulement endommage votre sous-marin mais dévoile dangereusement votre position. Et n’hésitez pas à consulter Thierry au sujet de sa méthode brevetée de localisation de l’ennemi, très maline mais qui ne pardonne pas les erreurs.

Table 7, dite « Piquez à l’ail » : en seconde partie de soirée, nous retrouvons autour de Citadelles (dans une édition ancienne sans extension et avec bien peu de cartes violettes) N2, Maël, Guillaume, Thibault, Paul et VHN. Après quelques précisions de règles issues de joueurs chevronnés qui n’étaient pas là pour rigoler, le ballet habituel des coups bas commence. Guillaume est le seul à avoir 8 quartiers et finit détaché avec 34 PV.

A noter : en début de partie, il construit la Taverne, ridicule petite carte à 1 PV. Il la défend vaillamment en prenant le condottiere (qui peut la détruire gratuitement), en tuant le condottiere, en prenant l’évêque (qui protège du condottiere) pour finir par la voir disparaître. Mais en fin de partie, alors qu’il avait 7 quartiers, 1 carte en main et peu d’argent et que les autres joueurs spéculaient sur sa capacité à construire à ce tour son dernier quartier, il a eu la joie de nous poser devant le nez une Taverne qui lui a donné la victoire.

Table 8, dite « Flambez et servez chaud » : nous ne tenterons pas de compter les multiples parties de Codenames (boîte du commerce) qui ont eu lieu en clôture, étant donné que la composition des équipes a pas mal varié (allez je tente : Baptiste, Hélène, Xel, Nourdine, Jack, Thierry, Jeff, VHN, Maël, Thibault), ni de résumer chacune. Mentionnons juste le désastre du Baby-Foot 2 dès le premier indice (But puis Partie ou Bar ? vous avez compris ce qui a été choisi) et l’apprécié Chasse 3 (Cartouche, Canard et Neige).

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Séance de MARDI 09/01/2018 à St-Elivet

Le 9 janvier 1934, les Français apprennent la mort par balle du financier Alexandre Stavisky. L’homme était recherché par la police suite à un détournement de fonds au Crédit municipal de Bayonne. Son cadavre est retrouvé dans un chalet de Chamonix. Il s’agit apparemment d’un suicide mais l’opinion publique soupçonne aussitôt des hommes politiques d’avoir fait assassiner l’escroc pour l’empêcher de dénoncer ses complices.

Le scandale Stavisky est peu de chose comparé à celui de Panama. Il ne met en cause ni un président de la République, ni même un quelconque ministre mais seulement une demi-douzaine de politiciens de second rang qui se sont compromis avec Stavisky dans le trafic d’influence. Son retentissement n’en est pas moins immense. C’est qu’après les années d’espoir qui ont suiviRésultat de recherche d'images pour "stavisky cartoon" l’hécatombe de 1914-1918, la France est affectée par une crise à la fois économique et politique.

La mort de Stavisky met brutalement à jour toutes les rancoeurs. Les xénophobes s’en prennent à une politique de naturalisation trop laxiste (Stavisky est un juif d’origine russe). L’Action française royaliste, les ligues populistes de droite et les communistes dénoncent à l’envi la décadence de la IIIe République. L’indignation populaire entraîne la chute du gouvernement radical-socialiste. Édouard Daladier remplace Camille Chautemps à la présidence du Conseil. Il destitue aussitôt le préfet de police Chiappe, suspect de sympathie avec les ligues de droite.

Le 6 février 1934, Édouard Daladier présente à l’Assemblée nationale le nouveau gouvernement. Dans le même temps, une grande manifestation est organisée à Paris, place de la Concorde, à l’appel des ligues, de l’association d’anciens combattants Les Croix de Feu ainsi que de mouvements communistes, sur le thème : «A bas les voleurs !». La manifestation dégénère. La police tire. Seize manifestants et un policier sont tués. On compte un millier de blessés.

Trois jours plus tard, une contre-manifestation dégénère à son tour et fait 9 morts. Edouard Daladier doit céder la place à Gaston Doumergue à la tête du gouvernement. Non sans mauvaise foi, la gauche parlementaire dénonce dans la manifestation du 6 février une tentative de coup d’État fasciste. Elle appelle au rassemblement des forces progressistes. Par ricochet, l’affaire Stavisky va ainsi contribuer à la victoire du Front Populaire de Léon Blum aux élections législatives de 1936.

En cet autre 9 janvier, à Lannion, beaucoup de morts suspectes ont été enregistrées. Un journaliste avait été mandaté pour faire un reportage sur l’association, mais il ne trouva rien à redire aux activités fort étranges de ses membres, qui repartirent sans être inquiétés.

Table 1, dite « Affaire pliée » : ce nouvel opus de T.I.M.E Stories rassemblait François-René, Sophie, Doc Nico et Dom, qui nous en fait le récit suivant. Deuxième soirée consacrée au « Marcy Case » déjà exploré en octobre sans pouvoir le terminer. Nous retournons en 1992 dans une petite ville américaine zombifiée suite à un « incident » dans un labo secret, à la recherche d’une ado dont on ne sait pas trop si elle est orpheline ou non. Avec méthode, le groupe accumule les infos, élimine les pistes secondaires, apprend à garder ses ados amochées en vie et se rôde à optimiser son parcours à travers les différents lieux. Après un premier run de remémoration et un second run au terme duquel ce n’est pas la bonne fille que nous livrons à l’hélicoptère salvateur, nous faisons au pas de course un dernier run que nous réussissons avec une bonne marge (mais, ajoutés à ceux d’octobre, cela fait quand même beaucoup de tentatives pour arriver au but).

Table 2, dite « Commissions occultes » : à cette table de Lords of waterdeep, Yvan se fit grassement rétribuer des ressources qu’il mit à la disposition de ses adversaires, lucratives commissions qui lui permirent de garder d’un souffle la tête d’une table de marque qu’il survola toute la partie (106). Votre modeste narrateur, au bout d’une stratégie cohérente et efficace, échoue sur le fil de l’épée mais atteint quand même le carré de 10. Neox suit avec un score égal au carré de 9. Quant à Baptiste, il réalisa une contre-performance historique (58) que la conversation prolongée et intermittente avec le journaliste ne saurait excuser.

Table 3, dite « La faute aux matons » : de cette table de Room 25 on retiendra que Vincent, Cécile, Xel, Jean-Yves, Julien 3, Nicolas II, Thibault et Guillaume ne se sont pas échappés. C’est la faute aux matons, à n’en pas douter.

Table 4, dite « Récidive de suicide » : ici, votre modeste serviteur réussit l’exploit d’être occis deux fois de suite à Nosferatu, la première fois contre toute évidence, et la seconde à juste raison, mais dans un invraisemblable concours de circonstances (jour en deuxième position dès la première donne, avec 3 morsures et une potion). Dépité, il trouva refuge en se glissant dans la nuit, pendant que, dans le jour blafard des lampes à incandescence, le vampire sévissait encore et encore….

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Séance de VENDREDI 05/01/2018 à St-Elivet

Le 5 janvier 1895, le capitaine Alfred Dreyfus était solennellement dégradé dans la cour de l’École Militaire, à Paris. Il a été condamné au bagne à vie pour haute trahison, accusé d’espionnage sur la foi d’une analyse graphologique truquée.

L’affaire Dreyfus commence un an plus tard avec la révélation de son innocence. Elle va secouer l’opinion publique en France et dans le reste du monde pendant plusieurs décennies. Le dénouement aura lieu le 12 juillet 1906 avec sa réhabilitation par la Cour de Cassation.

C’est de cette affaire que naîtra en France la figure de l’intellectuel, suite à la célèbre interpellation d’Emile Zola, mais aussi la première idée d’un État nouveau. Un jeune journaliste hongrois d’origine juive, Theodor Herzl, suit l’Affaire dès le premier procès de Dreyfus. Révolté par l’antisémitisme français, il en conclut à la nécessité de créer un État juif pour accueillir ses coreligionnaires et publie un livre pour les en convaincre. L’idée originelle d’Israël est ainsi née de l’injustice faite à Dreyfus.

123 ans après, en souvenir de cette affaire et ses conséquences, chaque table de cette soirée sera parrainée par un intellectuel en rapport avec le jeu qui y fut joué, et une suggestion de lecture sera proposée pour prolonger l’effet de la partie.

Table 1, dite « Terre-patrie » : comme une gourmandise patiemment convoitée, Projet Gaïa se dévoile sous l’oeil énamTerra Mystica : Projet Gaiaouré de son papa Neox, et couvé par tata Xel et tonton Tristan. Ce petit frère de Terra Mystica invite à poursuivre les terraformations dans l’espace lointain, et même à y conclure des alliances interstellaires. Tristan croyait fermement l’emporter, mais c’est Neox qui sprinte au dernier tour pour conclure, 219 à 205, tandis que Xel, plus soucieuse de son empreinte écologique, culmine à 120.
Lecture suggérée: « Terre-patrie », Edgard Morin

Table 2, dite « Surveiller et punir » : Michal initie Pierre et Elouan à Lettres de Whitechapel, il y joua bien sûr le rôle de Jack, et comme de bien entendu parvint à ses fins sans être démasqué.
Lecture suggérée: « Surveiller et punir », Michel Foucault

Table 3, dite « La fin de l’histoire » : de cette table de Dead of winter on retiendra une grosse baisse de moral, et que tous y succombèrent: François-René, Nicolas II, Frank, Mickaël et jusqu’au traître Guillaume.
Lecture suggérée: « La fin de l’histoire », Francis Fukuyama

Table 4, dite « Printemps silencieux » : Votre modeste serviteur initie Xof et Sophie à Reef encounter, une table sliencieuse comme l’hécatombe écologique qui sévit depuis 1962, et fort peu belliqueuse, mais qui se conclut par la victoire fracassante de Sophie, qui profite à plein de l’exubérance rose-orangée qui s’est emparée de la table de marque (41 de ses 54 points). VMS suit avec 42, étant moins juteux sur les oranges, Xof, avec 34, étant pour sa part pénalisé de n’avoir pas vu la vie en rose.
Lecture suggérée: « Printemps silencieux », Rachel Carson

Table 5, dite « L’étrange défaite » : à Warhammer 40K, Julien de Paimpol et Baptiste, isolés dans la cuisine, ont subi une étrange défaite, celle de la compagnie des hommes.
Lecture suggérée: « L’étrange défaite », Marc Bloch

Table 6, dite « La sagesse des mythes » : à Mythic battles Doc Nico s’allie à François-René, sage décision, et victoire sans appel 4-0 face à Guillaume et Mickaël. Les perdants ont eu tout loisir d’observer le magnifique travail de peinture des pièces de ce jeu, que son créateur nous autorise aimablement à reproduire ici.
Une partie sérieusement entâchée cependant d’une grossière erreur de mise en place. En effet, pour le jeu en équipe on fait un déploiement comme à 2 joueurs avec 7 omphalos, ce qui change tout. Le coupable va de ce pas se faire flageller en place ludique.
Lecture suggérée: « La sagesse des mythes », Luc Ferry

Table 7, dite « Le lys et la cendre » : Tristan remporte la première manche à Splendor comme on cueille un lys, puis se fait suprendre par Doc Nico qui remporte de rang deux manches au goût de cendre. Ce n’était pas la soirée du Trotski tregorrois !
Lecture suggérée: « Le lys et la cendre », Bernard-Henri Lévy

Table 8, dite « La richessse des nations » : à cette table de Cash ‘n guns, on apprit que les dollars et les armes sont les deux choses les plus importantes en ce bas-monde. Peu convaincu de la chose, votre humble chroniqueur acheta des tableaux, puis quitta tôt la scène, occis par un tir perdu, tandis que François-René fit fructifier jusqu’au bout son magot, qui culmina in fine à pas moins de 272 000 $.
Lecture suggérée: « La richessse des nations », Adam Smith

Table 9, dite « Qu’est-ce que les lumières ? » : tout ce qu’on peut relater de cette table nocturne de Dungeon raiders, c’est une déconfiture généralisée, où personne ne vit la lumière – et à laquelle le chroniqueur n’eut pas sa part, ayant opportunémment quitté les lieux.
Lecture suggérée: « Qu’est-ce que les lumières ? », Emmanuel Kant

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Séance de MARDI 02/01/2018 à St-Elivet

Le 2 janvier 1960 disparaissait Fausto Coppi, l’un des plus grands coureurs cyclistes, d’une crise aiguë de paludisme.

Table 1, dite « Peloton » : rien de tel qu’un petit tour à vélo pour s’échauffer et se remettre en condition après les fêtes. Ainsi on retrouve autour de Flamme Rouge : François-René, Jonathan (dont on salue le retour, mais qui ne pourra assouvir sa fringale de cubes), Guillaume, Julien-de-Lannion et Ulrich. Il a été difficile d’obtenir des précisions sur le profil du tracé de l’étape mais personne n’a contesté que Jonathan l’a emporté au sprint.

Table 2, dite « La bomba » : Coppi a reconnu s’être dopé aux amphétamines et, si on remonte aux premières décennies du XXe siècle, la consommation de divers cocktails alcoolisés était commune dans le peloton. Ce soir, certains (Xel, Neox, Cécile et VHN) avaient de la place pour un dernier verre et se sont lancés dans Viticulture, jeu poids-moyen de placement d’ouvrier avec une couche d’imprévus et de combos amenée par des cartes. Dom finit juste devant Xel et Neox, Cécile suivant. Mais reconnaissons que, pour des causes internes (décisions longues) et externes (interruptions intempestives), la partie (2h45 règles incluses) a plus duré que nécessaire. Vu que c’est l’époque des bonnes résolutions, notons qu’on pourra sûrement faire mieux en 2018.

Table 3, dite « The dark side » : depuis les années 1980, la professionnalisation et l’argent investi dans le cyclisme ont amené une succession apparemment sans fin de scandales. Après une recomposition de la table 1 (Ulrich en moins et DocNico en plus), ils mettent la main dans l’armoire sur Corruption. Le jeu n’a pas totalement convaincu et l’on retiendra que Jonathan l’a emporté avec un sérieux coup de pouce de Guillaume.

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Séance de VENDREDI 29/12/2017 à St-Elivet

Ce fut l’une des toutes premières décisions de l’actuel président des États-Unis. À peine investi, en janvier dernier, il a fait accrocher, dans le Bureau ovale, un portrait d’un de ses lointains prédécesseurs, Andrew Jackson (1767-1845), élu en 1828 et réélu en 1832. Le tableau dépeint un homme d’âge mûr, au visage long, sévère même, à la chevelure grise abondante. Deux mois plus tard, Donald Trump se rendait à Nashville (Tennessee), à l’Hermitage, l’ancienne plantation de Jackson, à l’occasion du 250e anniversaire de la naissance du “président du peuple”.

Autre président, presque homonyme, Andrew Johnson, né le 29 décembre 1808 à Raleigh (Caroline du Nord) élu comme vice-président d’Abraham Lincoln en 1864, et qui lui succéda après son assassinat l’année suivante. Lorsque les États du Sud, dont le Tennessee, firent sécession pour former les États confédérés d’Amérique, Johnson resta un défenseur fervent de l’Union. En 1862, Lincoln l’avait nommé gouverneur militaire du Tennessee dont une grande partie avait été reprise. En tant que démocrate partisan de la guerre et Sudiste et opposé à la sécession, Johnson était le candidat logique pour devenir le colistier de Lincoln.

Dans le cadre de la Reconstruction, Johnson voulut réintégrer rapidement les États du Sud dans l’Union et il les autorisa à organiser des conventions et des élections pour reformer des gouvernements civils. Les électeurs sudistes réélurent cependant beaucoup d’anciens dirigeants confédérés et votèrent en faveur des Black Codes qui privaient les afro-américains d’un grand nombre de leurs droits civiques.

Le Congrès refusa d’accueillir les représentants du Sud et adopta des législations pour annuler leurs décisions. Dans ce qui devint la règle jusqu’à la fin de son mandat, Johnson posait son veto aux lois et le Congrès l’annulait. Il s’opposa en particulier au 14e amendement de la Constitution accordant la citoyenneté aux afro-américains. Alors que les relations entre les branches exécutive et législative se tendaient, le Congrès vota le Tenure of Office Act qui limitait la capacité de Johnson à limoger les membres de son Cabinet. Quand il persista à vouloir renvoyer le secrétaire à la Marine, la Chambre des représentants lança une procédure de destitution qui échoua à une voix près au Sénat.

Après la fin de son mandat, il retourna au Tennessee avant de devenir le seul ancien président à être élu au Sénat en 1875, où il siégea quelques mois avant sa mort. Même si les évaluations de sa présidence ont varié au cours du temps, il est actuellement considéré comme l’un des pires présidents américains du fait de son opposition à des droits garantis au niveau fédéral pour les afro-américains.

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209 ans après sa naissance, on débat ces jours-ci à l’occasion de cet anniversaire pour savoir si Andrew Johnson est réellement le pire président de l’histoire américaine. Selon une enquête de CBS auprès d’historiens, il serait seulement 42ème sur 44, Jackson étant au milieu du classement. La place du 45ème président, que certains voient plus proche politiquement de Johnson que de Jackson, attendra le jugement de l’hstoire. En attendant, la place de numéro 1 revient actuellement à… Abraham Lincoln !

Et à Lannion, pour cette dernière séance de 2017, on revisita l’histoire, la géographie, et la gastronomie !

Table 1, dite « Rose is the new black » : Reef encounter a la cote ces temps-ci. Tristan, le taulier, initie Johnattan, tandis que Xel et VHS jouent les comparses. Une partie remportée sans coup férir par Tristan sur une construction d’anthologie: un corail rose de 10 pièces quasiment inviolable, qui lui assura 30 points sur les 41 de sa victoire. Pourtant, Jonhattan eut le flair de booster l’orange (qui fut même mieux côté in fine que le rose – car on fit la chasse au rose sur la table de marque – tout comme, dans une partie récente on la fit aux noirs), et finit à une belle place d’honneur avec 34. Avec seulement deux couleurs, mais les plus lucratives: orange et jaune, Xel optimise un score de 24, tandis que votre modeste serviteur, trop dispersé, ferme la marche avec 22, en ayant misé sur les couleurs inverses.

Table 2, dite « Aternative facts » : également populaire ces jours-ci, Mythic battles voit une victoire de Mickael et Neox, à l’arrache et sur le dernier tour, face à François-René et Doc Nico. Ces derniers prennent alors le parti de réécrire l’histoire en faisant une partie à deux.

Post-scriptum: selon une source (non corroborée), le couple vainqueur de cette partie ne serait pas celui indiqué plus haut

Table 3, dite « Fire and fury » : du bruit, comme toujours, du feu et de la furie à cette table de Dice Town, même si ni Trump ni Kim Jong-Eun n’y étaient conviés. C’est au contraire le gentil Guillaume qui s’impose devant Frank, Paul et Cécile.

Table 4, dite « Master chef » : à Stir fry 18, partie bille en tête, la douce Cécile s’impose en cheftaine, et sans avoir menti une seule fois (mais on n’a pas vérifié) dans une partie plutôt Bisounours mais qui réunissait, pourtant, tous les requins de la table 1.

Table 5, dite « Green is the new red » : Innovation peut aussi se jouer en équipes. Sur la proposition de Tristan, nous essayons ce format, qui est plus doux mais pas moins chaotique qu’en version solo. Xel, à la tête d’un cartel démesuré, met fin à la partie en mettant la main sur 10 cartes vertes, délaissant ses rouges fétiches et ignorant superbement les moissons d’ères que faisait Tristan, son coéquipier. En face, Guillaume et votre humble narrateur ont expédié les affaires courantes.

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Séance de MARDI 26/12/2017 à St-Elivet

Le 26 décembre 1805, à Presbourg (aujourd’hui Bratislava, capitale de la Slovaquie), l’empereur d’Autriche François 1er tire les conséquences de l’écrasement de son armée à Austerlitz. Il signe avec Napoléon 1er un traité de paix par lequel il renonce à la Vénétie, tandis que la Bavière, alliée de Napoléon, lui enlève le Tyrol. Par un article secret, François 1er renonce à son titre d’empereur du Saint Empire romain germanique, fondé par Otton 1er près de mille ans auparavant. Sa décision sera rendue officielle, dans l’indifférence générale, sept mois plus tard, le 6 août 1806.

212 ans après, à Lannion, le grand Est était en force, avec 5  de ses représentants contre 4 au grand Ouest, du fait d’un fort entrisme du corps franc alsacien sur le front du Ponant, comme une sorte de Saint Empire ephémère.

Table 1, dite « Blitz krieg» : en guise d’introduction, les 9 protagonistes s’assoient pour une partie de Time bomb – les artificiers, mal accordés, ne réussiront pas à la désamorcer.

Table 2, dite « Soleil voilé » : Dans l’Aiglon, Edmond de Rostand fait ce récit de la bataille d’Austerlitz:
« L’armée est une mer ; il attend le soleil ; Il le voit se lever du haut d’un promontoire ;Et, d’un sourire, il met ce soleil dans l’Histoire. »
Sur le champ de bataille de Descent, Xel, Neox, Doc Nico et votre humble serviteur n’ont pas eu cette hauteur de vue, et la mer de leur armée se révéla fort étale, dispersée aux quatre vents et finalement impuissante. Rien qui pouvait gêner, en face, la marche consulaire de François-René vers une victoire certaine.

Table 3, dite « Pas complètement à l’Ouest » : à cette table de 7 Wonders, l’Ouest s’impose (Vincent, 47), mais pas complètement car l’Est opposa une belle résistance (Charles-Edouard 43, Lisa 36, qui, bien toute amazone qu’elle était, partit avec un retard militaire fatal), tandis que Julien-3, 32, ferme la marche impériale.

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Table 4, dite « Voir St-Hélène et mourrir » : à Galerapagos les tables 2 et 3 se rejoignent et trois parties furent jouées, la réussite étant fortement corrélée au nombre de survivants laissés pour compte en chemin, voire dévorés en route…

Table 5, dite « Front de l’Est » : Les Poilus conclurent cette épopée militaire au large spectre, et à une heure fort peu chrétienne, ceci expliquant que votre chroniqueur, ayant regagné ses pénates, ne saurait relater cette table avec précision. Ne vous moquez pas, il travaillait le lendemain et paiera vos retraites.

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