Séance de MARDI 05/09/2017 à Ti Koad

Le 5 septembre 1638, Louis XIV voyait le jour. Né Louis, surnommé « Dieudonné », il monte sur le trône de France au décès de son père Louis XIII quelques mois avant son cinquième anniversaire. Son règne de 72 ans, le plus long de l’Histoire de France, est certainement son record le plus difficile à battre !

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A Ti Koad, 379 ans plus tard, on n’était pas loin du record de durée pour un mardi: beaucoup de petits jeux, des moyens, et un gros étaient au programme….

Table 1, dite « Double éclipse » : Bruno nous invite à revisiter le Japon avec Nippon. Un jeu de placement d’ouvriers, de construction d’usines, d’exportation de biens, et où l’on se balade sur l’archipel du Levant avec plein de meeples de jolies couleurs. D’ailleurs ils faut y faire attention aux couleurs, car elles jouent un rôle important dans les revenus (toute couleur nouvelle baisse le revenu de 3000 Y). Un jeu précis, fluide, au chaos maîtrisable, et où il faut bien choisir ses objectifs tout en combinant ses actions. Du pain bénit pour Tristan le roi-soleil ? Sur le papier oui, mais sur le terrain, il fut totalement plombé par le deuxième comptage intermédiaire où son influence était réduite à néant, et avec 92, sera soulagé de ne pas finir dernier (place qui échut à Guillaume, 89). Qui alors ? Bruno bien sûr, souverain en son palais ? Il fit une belle prestation, mais culmine à 154. L’éclipse de ces deux favoris profita à votre immodeste narateur qui pour l’occasion pouvait déclamer Nec pluribus impar, « À nul autre pareil ! » – devenu le plus grand des rois, le premier des hommes et peut-être plus qu’un homme (promis, dès demain, votre narrateur retrouvera sa modestie).

Table 2, dite « Soleil noir » : Les fantômes ont obscurci cette table de Ghost stories qui rassembla pour une vaine quête Xel, Cécile, Jérôme et Nicolas II.

Table 3, dite « Des hommes pressés » : Julien, Thibault, François-René et Neox ont enchaîné à cette table les courses folles: à Roborally (victoire de Julien), puis à Flamme rouge – où Julien gagne encore, coiffant Neox sous l’étendard, puis à Dungeon Raiders où F.-R., l’homme aux deux prénoms de roi, ceint enfin la couronne.

Table 4, dite « Versailles chantier » : Nous retrouvons l’univers japonisant avec Hanabi où le feu d’artifice lancé par F.-R., Xel, Nicolas II, Jérôme et Thibault n’avait rien de Versaillais. Ils connurent ensuite la même infortune avec les Poilus. Il était temps de sonner l’armistice, mais la galerie des glaces ne les accueillera pas en fanfare.

Table 5, dite « Retour de flamme » : à Tiny epic galaxies Bruno (21) nous offre un beau retour de flamme, rendant à VHS sa modestie (12) et à Guillaume (7) un retour sans voyage.

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Séance de VENDREDI 01/09/2017 à Ti Koad

460 ans ont passé depuis le 1er septembre 1557 où il succombait, probablement de la peste qui ravageait Saint-Malo, sa ville dont il avait reçu la bénédiction de l’évèque pour aller explorer le nouveau monde sur mandat de François Ier. On doit à Jacques Cartier le nom de Canada (qui ne désigne donc, à l’origine, qu’une mince région du Québec actuel) et du Mont Royal, ainsi que l’exploration du Saint-Laurent, qui ouvrit à la France l’axe de l’empire français d’Amérique, mais aussi, avec ses récits de voyage, la première description de la vie des Indiens du Nord-Est de l’Amérique du Nord, et les bases de la littérature française d’Amérique.

Lors de son troisième voyage, Cartier accumule « l’or et les diamants », qu’il négocie avec les Iroquoiens du Saint-Laurent, qui disent les avoir ramassés près du camp. En 1542, Cartier met le cap vers la France. Aussitôt arrivé, il fait expertiser le minerai, apprenant qu’il ne rapporte que de la pyrite et du quartz, sans valeur. Sa mésaventure est à l’origine de l’expression « faux comme des diamants du Canada »… et du toponyme actuel, « Cap Diamant », pour désigner l’extrémité est du promontoire de Québec.

A Ti Koad, en cette soirée de fin d’été, il y eut de beaux voyages, et surtout il y fut longuement question de la grande et des petites histoires.

Table 1, dite « Le déclin de l’empire américain » : à Quartermaster, on revisite l’histoire du second conflit mondial, entre les Alliés (Dom: URSS, Axel: USA, et votre modeste narrateur: Résultat de recherche d'images pour "quartermasters jeu"

UK) et les puissances de l’Axe (Allemagne: Nourdine, Italie: Jérôme, Japon: François-René). A ce jeu, tous les pays semblent égaux, mais certains sont plus égaux que les autres: l’Allemagne avec son armée de feu, le Japon et ses ripostes redoutables ont de quoi voir venir (l’Italie, prise en tenaille, jouant souvent le rôle de faire-valoir). Chez les Alliés, la flotte anglaise est nombreuse, l’ami américain peut se déployer vers l’Asie, et le camarade soviétique ne manque pas de ressources. Encore faut-il utiliser ses capacités, car le monde libre, englué dans la défense illusoire de la Manche et dans l’attaque vaine de l’Allemagne, protégée derrière une ligne Maginot, a complètement délaissé l’Asie. C’était pourtant une piste évidente face aux 7 points marqués à chaque jour par l’insatiable japonais, qui rapprochait son clan à chaque tour un peu plus de la barre des 30. Pourtant, les américains choisirent une stratégie « America First » contre-productive, laissant les boys cantonnés à la maison dévorer leur corned-beef. Délaissant le précepte des Mémoires de guerre, les alliés ont donc négligé l’idée simple de voler vers l’Orient compliqué, sauf au dernier tour où l’anglais établit un comptoir en Australie, sauvant l’honneur du Commonwealth. Ainsi, comme toute défaite militaire, celle des Alliés se résuma en deux mots: trop tard. N’est pas de Gaulle qui veut.

Table 2, dite « Saint Tristan » : avec la mise en place monumentale de  Anachrony Neox, Baptiste, et Mickaël comptaient-ils vraiment impressionner Tristan ? En tous cas, ils se neutralisèrent, terminant dans un mouchoir de poche, et suivant, au loin, Tristan l’explorateur, pour qui cette partie ressembla à un long fleuve tranquille.

Table 3, dite « Voyage en terre inconnue » : c’est au tour de Paul de relever un redoutable défi: affronter, pour sa première partie, Xel et Thomas à Brass – le genre de pari stupide qu’on peut regretter. Et pourtant, l’impensable se produisit: il réussit, de peu, à mater Thomas à son jeu fétiche, infligeant pour le coup au Teddy Riner des rails et canaux un voyage vers une terre inconnue depuis plus de deux ans (dernière défaite le 14 août 2015).

Table 4, dite « Aux frères blancs » : si Jacques Cartier consolida son réseau social grâce à ses fréquentations auprès de la confrérie de Saint-Jean-Baptiste, communément appelée la confrérie des Frères Blancs, on doute qu’il en sortit en Illuminati, sort dévolu à Guillaume dans cette prêche entre frères où il renvoya Nicolas II et Franck à leurs chères études.

Table 5, dite « Diamants canadiens » : à cette partie de Colt Express, les protagonistes de la table 1 apprirent que les diamants et autres bourses récoltés non sans effort dans les wagons peuvent avoir un côté canadien, notamment lorsqu’un coup de poing vous surprend au dernier tour….et vous elimine du jeu sans recours possible ! C’est Nourdine qui sut le mieux se mettre à l’abri.

Table 6, dite « Sur ordre du roi » : à Camelot, un décret du monarque rendit à Thomas son droit d’aînesse. A la table royale, Xel, Nicolas II, Paul et Guillaume firent révérence.

Table 7, dite « Récit d’aventure » : à CS Files, un médecin légiste aide les enquêteurs à résoudre un meurtre en identifiant l’arme du crime et un « élément du décor ». Il doit ensuite élaborer le récit de ce meurtre, en intégrant bien entendu les différents indices qu’il a égrénés auparavant. Un exercice pas si facile, car le récit évolue forcément avec l’apparition de nouveaux indices, non prévus au programme…

Voici le récit que votre narrateur-légiste fit avec l’arme du crime: faim, le décor: puzzle, et les indices suivants: lieu: chantier, victime: enfant, heure: soir, temps: chaleur, cause de la mort: accident, état du corps: pourri, remarqué par un temoin par: odeur, expliqué par: écrit.

Avertissement: âmes sensibles s’abstenir !

« Mais pourquoi Bob avait-il embarqué sa fille, Lisa, 13 ans, sur son chantier d’excavation, en cette morne journée d’août ? Par commodité sûrement, il fallait bien occuper la petite en vacances, ce que ne pouvait faire sa mère, dont il était séparé. Il l’avait laissée avec un puzzle à compléter sur le siège passager de son bulldozer pendant qu’il creusait une tranchée pour le pipeline. Il fait chaud, dans le sud des USA au mois d’août, en plein soleil dans le réduit étroit d’une cabine. Alors, elle était sortie. Pas très loin, intriguée par les failles sombres de ce chantier de forage gigantesque. Mais au bout de quelques centaines de pieds, aveuglée et mal chaussée, elle avait mal jugé la bordure du ravin et était tombée dans la faille. Pas de très haut, quinze pieds, vingt au plus. Mais impossible de remonter. Alors la petite Lisa appela, appela, mais personne ne venait. En fin de journée, son père revint au bulldozer, et ne l’y voyant pas, explora les alentours. Il finit par repérer sa fille, qui s’était endormie, étourdie de fatigue. Il la regarda un moment, puis revint à son bulldozer, l’utilisa pour y déplacer un énorme bloc au-dessus de la faille. Le piège s’était refermé sur Lisa. Bob signala la disparition, sans mentionner qu’elle l’avait accompagné. Les recherches, concentrées sur ses fréquentations, furent vaines et le dossier classé. Ce n’est que quelques mois après, alors que l’industrie du gaz de schiste battait son plein sous l’impulsion des décrets « jamais vus auparavant » signés par le président américain, qu’on ouvrit une nouvelle ligne, et qu’un ouvrier fut alerté par l’odeur du corps en décomposition. Le père, immédiatement suspecté, fut interpellé, et plaida l’accident. Bien sûr, son domicile fut perquisitionné. La chambre de Lisa était intacte, une poupée sur l’oreiller, le lit comme à son dernier jour. Il avait donné le change. Mais pas changé les draps, et, sous le matelas, les enquêteurs retrouvèrent le journal de Lisa, racontant par force détails les abus dont elle était victime. Le meurtier avait, par son monstrueux infanticide, mis fin à une souffrance inextinguible. Ce fut sa ligne de défense au procès, où il plaida le remords, et l’absence de préméditation. Le tribunal du Texas le condamna aux travaux forcés à vie. Il y avait un mur à construire le long de la frontière, et, sur décret présidentiel, cette sentence était désormais appliquée à tous les condamnés. Depuis, chaque jour, au lieu de forer la terre pour en extraire l’énergie fossile, Bob cassait des cailloux pour construire le mur avec le Mexique. Il aurait tout le temps de la vie qu’il lui restait pour méditer lequel des deux était le pire ».

Table 8, dite « Au long cours » : à Imagine, il faut une imagination au long cours pour mettre en images les mots. Tout le monde s’est beaucoup amusé, et votre modeste narrateur n’est pas peu fier d’avoir trouvé « remuer le couteau dans la plaie » !

Table 9, dite « Cité corsaire » : à Room 25, on est comme enfermé dans la cité corsaire. Un rôle que quatre vaillants joueurs ne dédaignèrent point malgré la nuit fort avancée. Ils vous en parleront sur le forum…

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Séance de MARDI 29/08/2017 à Ti Koad

La guerre de l’opium entre la Chine et la Grande-Bretagne prend fin grâce au traité de Nankin, signé le 29 août 1842. Les Britanniques, qui poussent les Chinois à la consommation d’opium pour rétablir leur balance commerciale fortement déficitaire, ont bombardé Canton après la saisie et la destruction par le nouveau gouverneur de la ville de 20 000 caisses de drogue, en 1839. Les Anglais gagnent le droit de commercer librement dans cinq ports chinois, et la cession d’Hongkong. Humilié, l’empereur Daoguang doit leur accorder en outre un privilège d’extraterritorialité et leur verser 21 millions de dollars. Cet accord fait partie des « Traités inégaux », une série de traités imposés militairement par les puissances colonisatrices occidentales aux pays d’Extrême-Orient et dont la liste est longue comme un jour sans riz.

175 ans exactement ont passé, et, à Ti Koad, une odeur de poudre et d’opium flottait encore dans l’air. En témoignent les tables décrites ci-dessous d’une soirée fertile en nouveautés : pas moins de 4 nouvelles boîtes ont fait leur apparition sur les tables de Parties Civiles ! En voici le récit agrémenté de proverbes chinois, qui nous rappelleront la sagesse de cette civilisation millénaire.

Table 1, dite « Narcotique » :  où Neox nous présente fièrement sa nouvelle acquisition: Le Parrain: l’empire de Corleone. Un jeu inspiré du film, que son heureux possesseur a pris le soin de visionner au préalable, s’adjugeant au passage la tuile du premier joueur, représentée par une tête de cheval (les cinéphiles apprécieront). On y parle contrôle de territoire et pillage de ressources « utiles » : armes, argent noir, bouteilles d’alcool, et même drogue, qui est un joker ! Les hommes de main et la famille ne sont pas oubliées, et on est donc pLe Parrain : l'empire de Corleonearfaitement dans l’ambiance. Pour cette partie découverte, certains firent de grosses erreurs, les plus fréquentes étant avoir trop de cartes en fin de manche, et jouer un homme de main (ce qui met fin à son tour) alors qu’on a encore des cartes à jouer. Comme le montre le cliché ci-dessous, les règlements de compte ont été nombreux, et l’Hudson est ressorti encombré de cadavres. Au final, la capo sera François-René (62), suivi par Neox (56), Guillaume (54) et VHS (46). Dom, qui avait laissé entendre qu’il viendrait par un message ambigu (et avait préempté à son insu la cinquième place), signe finalement un « no show » et sera donc non classé. En résumé, un bon jeu où il ne faut pas avoir froid aux jeux, mais, comme le dit le proverbe chinois, Le cochon mort ne craint pas l’eau bouillante.

Table 2, dite « Dystopique » : Pas moins de deux tables, une par joueur, ont été consignées par Julien (de Paimpol) et Baptiste, pour accueillir l’équipage monumental nécessaire à une campagne de Warhammer 40 000 – un univers dystopique qui verra ici la victoire du chaos. On va à la gloire par le palais, à la fortune par le marché, à la vertu par les déserts dit-on dans l’empire du milieu. Il semble qu’à cette table les trois aient été réunies.

Table 3, dite « Utopique » : Le sage ne dit pas ce qu’il fait, mais il ne fait rien qui ne puisse être dit nous enseigne le mandarin. Et il faut de la sagesse à Meduris pour répondre à l’appel des dieux, s’assurer de leur bienveillance, construire des huttes, faites des offrandes au druide, collecter de précieuses pierres runiques et édifier des temples monumentaux ! Xof cache bien son jeu et s’impose ici devant Xel, puis Nicolas II. Ces derniers tentent de prendre leur revanche à Ciao Dino – un jeu plus familial que calculatoire et garni de sympathiques Dino-meeples – mais le résultat sera identique. Battre Christophe relevait décidément de l’utopie.

MedurisCiao Dino !

Table 4, dite « Christique » : Le repentir est le printemps des vertus nous enseigne le proverbe, et certains en verront leur sommeil troublé après une partie de Shadow hunters qui réunit les rescapés des tables précédentes. En effet, dans la continuité des joutes précédentes, ils ont continué la mafieuse lutte par d’autres moyens, au point que la partie tourna pour leurs victimes au chemin de croix. L’ignorance est la nuit de l’esprit et une nuit sans lune ni étoiles méditera pour sa part Xel en quittant la table, victime expiatoire du matraquage de Neox, son voisin Hunter (mais qu’elle croyait Shadow), vainqueur avec Votre Humble Serviteur, aux côtés du Neutre Guillaume.

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Séance de VENDREDI 25/08/2017 à Ti Koad

En 1957, le scientifique anglais John Yudkin affirma dans un article du Lancet que le sucre, plus que les graisses, posait un problème de santé publique par les maladies qu’il induisait. En 1972 il résumait ses affirmations dans le livre Pure, White and Deadly. Ses thèses furent combattues par l’industrie agro-alimentaire et ne sont revenues que récemment sur le devant de la scène (au point que certains pensent que le sucre provoque des comportements addictifs). 60 ans plus tard, les visiteurs à Ti-Koad y consommèrent (avec modération) quelques sucreries.

Table 1, dite « Mars » : cela repart vers la planète rouge avec Christophe, Bruno et Mickaël qui inaugurent un nouveau plateau (Elysium) pour Terraforming Mars. Mickaël, l’homme qui plantait des arbres, l’emporte devant Christophe et Bruno.

Table 2, dite « Bounty » : est-ce un paradis, l’île aux pirates de Libertalia ? C’est ce que partent voir Neox, Hélène-maintenant-lannionaise, Xel, F-R et VHN. Xel prend un départ canon dans la première manche (44 points) mais baisse ensuite de rythme ; après les trois campagnes, c’est VHN qui finit en tête malgré ses voisins « bienveillants » (F-R et Neox).

Toujours dans le thème marin, les mêmes se plongent dans Deep Sea Adventure  : grâce à une belle troisième manche, Neox-qui-garde-la-tête-froide-même-sous-l’eau gagne la partie. Xel, pour sa part, a été victime de l’ivresse des profondeurs.

Table 3, dite « M&Ms » : les figurines multicolores de Mechs vs. Minions sont d’excellente qualité et ne sont pas connues pour fondre dans la main. Paul propose leur dose de plastique à Thomas, Frank et Nicolas-2. Ils enchaînent le tuto puis le 3e scénario, qui fait entrer un jeu un boss massif dont ils ont eu la peau épaisse.

Les restants se retrouvent pour la friandise finale, Codenames (dont le plaisir ludique et les éclats de rire sont limite addictifs) avec les Bleus Xel, Paul et VHN et les Rouges Thomas, Christophe, F-R et N2. Les 3 manches seront disputées et se termineront sur le fil du rasoir. Dans la première, l’ouverture de F-R par Mer 4 (Eau, Baleine, Plage et Fond -et non pas Pirate-) donne à son équipe une avance que les adversaires ne parviennent pas à rattraper. Malgré leur choix dès le début de la seconde manche de Nuit pour Vol 2 (c’était Aile et Mouche, mais pas Dragon ??), les Bleus menés par Xel égalisent de justesse avec entre autres un bien vu Randonnée 3 (Marche, Guide, Croix) tandis que les Rouges tâtonnent pour décider si Cadre ou Docteur répondent à Enrichi 3. Dans la manche décisive, VHN réalise en prononçant Philippe Candeloro 3 (pour Glace, Chef et Porte) qu’il patinait en solo, et donc n’avait pas de partenaire à porter ! Jouant le tout pour le tout, il tente dans le dernier tour un Automobile 4 (pour Porte, Club, Volant et Casse). Las ! il restait aussi Coffre et Route que le maître-espion Rouge avait pris soin de garder jusqu’au bout. Nous nous séparâmes donc sur un 21.

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Séance de MARDI 22/08/2017 à Ti Koad

La plus grande révolte d’esclaves qui ait réussi débute à Saint-Domingue, colonie française des Antilles, dans la nuit du 22 au 23 août 1791. Prenant au mot la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen adoptée par les députés français, des « nègres marrons » ayant fui les plantations pour se réfugier dans la forêt revendiquent l’abolition de l’esclavage et s’insurgent, sous la direction d’un prêtre vaudou, Boukman. S’ensuivent destructions et massacres. Les esclaves seront bientôt rejoints dans leur bataille par les Noirs affranchis, dont Toussaint Louverture. Haïti proclamera son indépendance le 1er janvier 1804.

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226 ans ont passé, et à Ti Koad, l’esclavage n’est toujours pas aboli. Les galériens du jeu ont encore passé la soirée à pousser des cubes, combattre des monstres, fuir des gardiens et autres tâches éprouvantes, le tout sans aucun salaire, et de nuit. Il paraît même que certains en redemandent. Il faut dire que la créativité de nos membres pour diversifier les moyens de torture est légendaire: ainsi, ce soir, pas moins de trois nouveaux jeux ont fait leur apparition sur les tables de Parties Civiles !

Table 1, dite « des galériens » : Kogge est une des premières créations d’Andreas Steding, auteur notamment de Hansa Teutonica. Kogge n’est pas connu et ne le sera jamais, car épuisé et jamais réédité. Il faut donc se contenter de dénicher une des rares boîtes des deux éditKogge-2005.jpgions existantes (800 en tout). La première est sortie en autoédition chez MoD Games en 2003. La seconde fut éditée conjointement par MoD Games et JKLM Games en 2004, des éditions artisanales avec un look « fait-main » au matériel de qualité inférieure et à l’esthétique sobre loin des standards actuels. Le seul moyen est de chercher sur le Net ou le marché de l’occasion, ou de le recréer entièrement, c’est-à-dire le domifier. C’est en effet grâce à notre camarade Dominique que nous avons pu découvrir ce jeu, qui plus est  dans un design totalement inédit, issu de son imagination fertile.

Ce n’est pas un jeu grand public, mais il comblera les joueurs invétérés que nous sommes. À travers un réseau de routes commerciales de la mer Baltique, les joueurs essaient d’échanger des marchandises de différentes valeurs (ambre, sel, minerai, peaux) et d’établir des comptoirs commerciaux. Cela semble banal à première vue, mais les mécanismes sont à la fois subtils et très purs, au point qu’il n’y a aucun hasard dans ce jeu ! Planification sur plusieurs tours, contrôle de l’ordre du tour avec enchères visibles, collecte de ressources, interactions permanentes et parfois violentes avec les raids, fin de partie qui peut arriver de deux manières complètement différentes: autant de raisons qui en font un jeu qui ne ressemble à aucun autre. Enfin, cerise sur le gateau: on peut très bien planifier ses actions pendant que les autres jouent, sans (trop) de risque de voir ses plans déjoués.

Kogge - Map

En conclusion de cette partie inaugurale et d’une durée respectable (fonction directement linéaire du temps que prennent les joueurs à planifier leurs actions), retenons que Christophe sera le premier vainqueur (90) au bout d’une lutte acharnée avec Dom (86) et Tristan (75), pendant que votre modeste narrateur se faisait trop de noeuds au cerveau (37). Mais je n’hésiterai pas à retenter ma chance: longue vie à Kogge, à son créateur, et à son domificateur !

Table 2, dite « des affranchis » : Paul invite Xel, François-René et Guillaume au troisième scénario de Mechs vs. Minions. Maintenant qu’ils sont affranchis, ils vont pouvoir passer au quatrième.

Table 3, dite « des forçats » : à cette table de Room 25, nous trouvons deux nouvelles têtes, qui rejoignent celles plus familières de Neox, Nicolas II, Jérôme et Sophie. Les nouveaux ont appFuji Flushrécié: ils n’étaient pas claustrophobes.

Table 4, dite « des bâtisseurs » : la table 3 enchaîne sur Fuji flush
un grand jeu de trains dans un petit format !

Grand Austria HotelTable 5, dite « des serviteurs » : encore une découverte du soir: Grand Austria Hotel ! Un jeu pour comptables, disent les forums. Une table qui se prolongea bien au-delà du check-out time en tous cas. Car, au grand Austria comme au California, « you can check out anytime but you can never leave » !

Table 6, dite « du code noir » : une table de Codenames oppose pour finir les Bleus et les Rouges. Un score de 1-1 résumera sèchement cette table, où le code noir de l’assassin, bien que frôlé dans la première manche, ne fit pas son apparition, et que nos deux visiteurs du soir ont semblé apprécier à leur juste valeur.

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Séance de VENDREDI 18/08/2017 à Ti Koad

« Le droit de vote des citoyens des Etats-Unis ne pourra être dénié ou restreint pour cause de sexe par les Etats-Unis ni par l’un quelconque des Etats. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. » Le 18 août 1920, le dix-neuvième amendement de la Constitution américaine, accordant le droit de vote aux femmes, entre en vigueur. Le suffrage universel devient dès lors une réalité dans le pays, qui connaît la plus grande extension du corps électoral de son histoire. En matière électorale, contredisant Groucho Marx, les hommes ne sont en tous cas pas des femmes comme les autres, en particulier aux USA où le « gender gap » atteignit un record de 24 points lors de l’élection du 45 ème président (+12 pour Clinton et -12 pour Trump), qui permit à la candidate de gagner le suffrage populaire, à défaut de l’élection. Et en France? Il faudra attendre avril 1944 pour que les femmes obtiennent de pouvoir se rendre dans les isoloirs….

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97 ans après, une seule représentante de la gent féminine était représentée à Ti Koad, dans une soirée riche en découvertes. Les absentes ont donc eu tort !

Table 1, dite « Le golem et la cockatrice » : c’est Baptiste qui régale la compagnie (Neox, Nicolas II, Ivan) avec sa dernière acquisition: Massive darkness. CMON reprend ici ce qui a fait le succès de Zombicide et s’en sert comme base pour développer un Dungeon Crawler simple et grand public. Si vous avez déjà joué à Zombicide, vous serez donc en terrain connu. Pour autant, le jeu se révèle très différent, même si le risque de faire doublon avec un Zombicide: Black Plague est loin d’être nul. Le jeu dispose d’un vrai bestiaire: araignée géante, cockatrice, loup-garou, troll, gobelins, nains du chaos et golem côtoient Lillith, ogres, démon, élémentaire, troglodytes, minotaure et  momie. Auxquels s’ajoutent donc des zombies et wolfz avec Z:BP. Certains apprécieront cette grande variété, d’autres y chercheront la cohérence produite par cette accumulation….test massive darkness-figurines roaming monster

En conclusion de cette partie inaugurale, retenons que l’araignée fut tuée d’un coup de boule par le barbare, et qu’on décompta un elfe mort. Peut-être l’effet du passage de Donald Trump, qui, attiré par le nom du jeu, n’avait pu résister à faire le voyage à Lannion pour le baptiser ?

Table 2, dite « Les hommes viennent de Mars » : Bruno invite CTJ, Olivier et Mickaël à la très peu écologique expérience de Terraforming Mars. En passant devant cette table, François Hollande, de passage (il avait pris une navette pour Jupiter, mais s’était trompé de quai), demanda s’il y avait des poissons sur Mars. Alors que les joueurs le dévisageaient interdits, il se répondit à lui-même: « non bien sûr, puisqu’il n’y a pas d’eau. En revanche, je connais des poissons d’Avril ! », avant de repartir après un selfie avec Mickaël, le héros de cette table.

Table 3, dite « Le troisième sexe » : à cette table de Dark Moon, les humains (MKS, Xel, Armand) ont gagné. A ce jeu (anciennement connu sous le nom BSG Express), les joueurs sont des mineurs à cols bleus qui travaillent à la frontière de l’espace, drainant les gisements minéraux de la plus grande lune de Saturne, Titan. Lorsqu’un incident survient, infectant l’équipage d’un agent pathogène inconnu, les choses commencent à devenir incontrôlables. Les joueurs doivent effectuer des réparations, subvenir aux besoins vitaux, et fortifier le bouclier qui protège l’avant-poste afin de survivre assez longtemps – en attendant que le sauvetage arrive. Cependant, tout le monde ne se intéresse pas à la survie: Armand et son accolyte ont ici joué le rôle de cylons.

Il faut le noter, cette table fut gratifiée par la visite exceptionnelle d’Emmanuel Macron, curieux de voir si l’on pouvait être traître et gagner en même temps. Ainsi qu’il l’avait déjà lui-même éprouvé, la suite lui montra que non: l’histoire ne rend justice qu’aux humains. Réconforté par l’expérience, il repartit aussitôt sur Jupiter, profitant du billet de retour resté inutilisé par son prédécesseur au Palais.

Table 4, dite « Cherchez la femme » : l’équipe d’inspecteurs de choc (Dom, F.-R., Thomas, VHS) se lance dans le huitième opus des aventures de Sherlock Holmes: Détective conseil, intitulée « Les meurtres de la Tamise ». Un score honorable de 45 ponctua leur prestation, score un peu miraculeux compte tenu des trous noirs qu’ils n’avaient pu blanchir. On se souviendra également qu’en milieu de partie, Vladimir Poutine fit une apparition incognito. Après un long apparté avec le médecin légiste, il repartit aussitôt sans attendre la conclusion de l’enquête.

Table 5, dite « Deux hommes et des coups fins » : Nicolas II et Nourdine s’isolent pour une partie de Unlock ! Une partie ponctuée par les gloussements du smartphone aux tentatives diverses de décoder les diverses énigmes qui ponctuent cette enquête au long cours mais au temps compté. Une table marquée également par la visite surprise de Recep Erdogan, alerté par ses services qui avaient reçu une alerte concernant le nom du jeu. Venu muni d’un épais calepin, il repartit sans avoir proféré un seul mot, mais en ayant noirci son carnet.

Table 6, dite « Gender gap » : une table de Codenames oppose les Bleus (VHS, Nourdine / Paul, Xel) et les Rouges (Thomas, F.-R., Dom). Bien servis par la distribution, les Rouges s’adjugent la première manche en concluant sur un jolie Chimie 3 (Noyau, Tableau, Pile). Troublés par la stratégie de billard à trois bandes de Xel (qui lance Leçon comme indice pour trouver Piano et Film), les Bleus égalisent néanmoins miraculeusement, profitant de la visite inopinée des Rouges sur l’assassin, avant de sombrer dans la troisième manche, ponctuée par le superbe Tube 4 de Thomas (Radio, Disque, Planche, Tuyau), qui vit Dom s’interroger à voix haute sur l’agilité mentale de son maître-espion face à une telle inventivité. A noter, en début de partie, la visite non sollicitée de Marine Le Pen, qui se croyait à une soirée Bleu-Blanc-Rouge, avant de déchanter en réalisant que ce n’était que la couleur des dès.

Table 7, dite « Tout en haut » : Nicolas II et Nourdine rejoignent Olivier à Tiny epic galaxies dont l’instructeur Bruno les initie aux arcanes. En résumé, c’est un jeu de dès où vous ne pouvez pas dire que c’est parce que vous avez de mauvais jets si vous perdez. Un jeu plus Tiny que Epic, au dire des forums, voire creux et sans réelle substance, mais qui se caractérise par le fait que l’on peut jouer même en dehors de son tour. Une partie qui se prolongera tard dans la nuit et dont le résultat vous sera conté sur le forum, où vous apprendrez également peut-être la visite d’un visiteur mystère (ou pas)….

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Séance de MARDI 15/08/2017 à Ti Koad

Le 15 août 1977, le radiotéléscope Big Ear de Ohio State University qui était à l’écoute de signaux extraterrestres, détecta pendant quelques dizaines de secondes un signal à 1,42 Ghz en provenance de la constellation du Sagittaire. A ce jour, aucune explication ni nouvelle observation d’un tel signal. 40 ans plus tard, la Rédaction ne reçut aucun signal depuis Ti Koad.

Il semblerait toutefois qu’on y ait joué à Massive Darkness, à The Others voire peut-être même à Kemet. Une soirée figurines, donc.

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Séance de VENDREDI 11/08/2017 à Ti Koad

Le 11 août de l’an -480 eut lieu la bataille des Thermopyles, aboutissement de plusieurs semaines de campagne militaire sur terre et la Méditerranée, opposant les forces perses de Xerxès et une alliance défensive de 31 cités grecques. Malgré une forte infériorité numérique, les troupes grecques tinrent plusieurs jours l’étroit défilé des Thermopyles en tirant partie du terrain et d’un meilleur armement : plusieurs vagues d’assaut perses vinrent se briser sur les longues lances des phalanges grecques. Cependant, une trahison permit aux perses de prendre les grecs à revers. Léonidas, roi des chocolatiers spartiates, décida de se sacrifier avec un gros millier d’hommes, face à un adversaire 20 fois plus nombreux, pour couvrir la retraite du reste des troupes. Les derniers grecs repliés tout en haut du mont Kolonós y moururent en héros.

Table 1, dite « Morts en héros » : Mickaël, François, DocNicolas, Baptiste et Olivier s’installent devant un Blood Rage enrichi de l’extension pour 5e joueur, bien destinés à en découdre et à finir au Valhalla, le panthéon des vikings. C’est François, l’homme qui murmure à l’oreille d’Odin, qui remporte une belle victoire sans qu’il ne nous révèle sa stratégie.

Table 2, dite « Vagues d’assaut » : Xel, Nicolas2 et VHN se laissent convaincre par Paul de se confronter à Mechs vs. Minions, environ un demi mètre-cube d’hydrocarbures moulés en figurines dans une boîte au format XXXL. Un jeu de programmation qui rappelle lointainement Roborally mais qui remplace la compétition chaotique de l’ancêtre par des missions à réussir en mode coopératif. Les mécanismes bien trouvés sont dans l’air du temps : construction progressive de sa séquence d’actions par choix concerté de cartes au sein d’un pool commun, dommages subis venant « polluer » sa séquence avec des actions intempestives, actions à 3 niveaux de force possibles si on empile plusieurs cartes sur un même emplacement, cartes défaussables à action unique… Au total, on a l’impression que son robot n’échappera pas totalement à son contrôle. L’autre volet du jeu rappelle les jeux vidéo : des missions successives et des vagues d’adversaires qui apparaissent sur les bords du plateau et avancent en suivant des règles simples (et parfois de plus en plus vite en cours de mission). Après avoir réussi la mission d’initiation, nos 4 pilotes de mechs se tirent ensuite avec succès de la numéro 2.

Table 3, dite « Alliances et trahisons » : quatre adhérents à l’air féroce, Nourdine, Jerôme, Armand et Michal sortent Rex, les derniers jours d’un empire. Une alliance Solnar-MKS/Letner-Armand a raison des Sol-Nourdine et des Lazax-Jérôme.

Table 4, dite « Tout en haut » : de vrais morceaux des tables précédentes se lancent dans Level Up, un classique des fins de soirée.

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Séance de MARDI 08/08/2017 à Ti Koad

L’attaque du train postal (en VO Great Train Robbery), aussi célèbre au Royaume-Uni que l’est ici le casse du gang des égoutiers, eut lieu dans la nuit du 8 août 1963. On connaît l’histoire : une bande de 15 personnes dont le « cerveau » était Bruce Reynolds, ayant soigneusement préparé son coup avec l’aide d’une complicité interne, arrête le train postal Glasgow-Londres en pleine voie et le fait reculer de 800 m jusqu’à un pont. En un quart d’heure, ils transfèrent 2 tonnes et demi de sacs postaux en toile de jute du wagon contenant les valeurs vers un camion garé sous le pont. Le butin est de près de 3 millions de livres sterling, l’équivalent de 50 millions d’aujourd’hui. Après s’être dispersés dans la nature avec leur part du butin, la plupart des membres du groupe finissent arrêtés ; aujourd’hui il n’en reste qu’un survivant, Bobby Welch.

Pour la petite histoire (et la relation avec les jeux de plateau), la police utilisera des empreintes digitales laissées sur un jeu de Monopoly pour identifier les coupables. 54 ans plus tard, une bande de 12 personnes (plus Vincent dans le rôle du Messie) tente d’échapper à la claque du grain total (i.e. une grosse averse vers 23h30) en jouant  jusque tard dans la nuit.

Table 1, dite « Le cerveau » : Jérôme, Thomas, Nourdine et Tristan s’attablent devant Deus, un jeu conçu par un auteur daltonien (est-ce pour cela que le bois est vert sur les icônes mais marron sur les jetons ?) et dont l’esthétique divise. Mais Tristan, lui, additionne les points de victoire et finit largement détaché. De l’avis général, le jeu fait bien chauffer le cerveau par la frustration qu’il provoque. Selon le vainqueur, il faut être très réactif par rapport à la pioche et ne pas hésiter à changer de tactique en cours de partie.

Table 2, dite « Great Drakkar Robbery » : Neox, Xel, Baptiste et VHN jouent aux vikings avec Pillards de la Mer du Nord. Neox et VHN (ce dernier bien aidé par quelques lancers de dés fort chanceux) font la course en tête sur la piste de score mais Baptiste recolle au moment du décompte final : VHN finit 5 points devant la paire Baptiste/Nicolas à égalité. A noter ce conseil de Nicolas : éviter de jouer à un jeu de placement d’ouvriers juste derrière Xel, elle s’ingénie à faire l’action qu’on avait prévue !

Table 3, dite « Gang des égoutiers » : Mickaël enfile sa tenue d’Overlord et convie Nicolas-2, Axel et Emma à une petite visite dans les égouts souterrains de Conan, visite agrémentée par les figurines magnifiquement peintes par son propriétaire et un scénario entièrement fait main. Après avoir  pas mal transpiré, la petite équipe triomphe du mal.

Table 4, dite « Toile de jute » : Neox propose judicieusement à Xel et VHN de découvrir Patchwork, un grand classique du jeu à 2 du  fameux Uwe Rosenberg (auteur entre autres de Bohnanza et Agricola). Ici pas de légumes ni autres ressources mais des pièces de tissu qu’on assemble en mode Tetris sur son plateau individuel. Bon OK c’est un jeu abstrait. Mais aussi malin, avec en particulier une gestion du « temps » et de l’ordre du tour variable, à la Glen More. Dom encaisse de bons revenus avec ses nombreux boutons mais au prix de nombreux « trous » dans son ouvrage final un peu brouillon (-22 PV !) tandis que Xel  décroche le bonus de +7 PV pour son grand carré. Au final VHN l’emporte de 7 points, avec les félicitations de Nicolas aux deux participants pour ne pas avoir fini avec des points négatifs – chose pas rare à la première partie -. Mais comment donc pourrait-on le rethémer ?

Table 5, dite « Dans la nature » : Jérôme étrenne sa copie neuve d’Arboretum avec ses compères de la table 1. Après une explication tournant un peu au dialogue de sourds sur les règles de scoring, qui les a le mieux mises à profit ? vous le saurez probablement en consultant le forum de ce site très bien informé.

Table 6, dite « Le survivant » : au moment du départ du rédacteur au milieu des éléments déchaînés, la table 3 remettait ça avec une partie de Arena for the Gods, un jeu de baston par équipe. Qui y a survécu ? encore une fois, le forum est votre ami.

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Séance de VENDREDI 04/08/2017 à Ti Koad

Conséquence de la prise de la Bastille, les députés de l’Assemblée nationale constituante proclament l’abolition des droits féodaux et de divers privilèges dans la nuit du 4 août 1789. Les paysans s’inquiètent d’un éventuel retour en force des nobles et de la restauration de leurs prébendes. Aussi les députés font-ils disparaître à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres. L’ensemble des droits féodaux sera irrévocablement aboli par le décret du 25 août 1792.

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A Ti Koad, pas d’abolition des privilèges pour les membres de Parties Civiles, qui continuent d’user et d’abuser de leur droit inaliénable à jouer jusqu’à plus soif – d’ailleurs, ce soir, il y avait aussi à boire !

Table 1, dite « Vive le Roi ! » : A l’issue d’une habile négociation, Dom arrive avec Reef encounter, un jeu propriété de CTJ2R, mais ces derniers arrivent trop tard en chambre d’appel, et la table est déjà constituée. Avec la bienveillance qui les caractérise, ils se dispatchent, Julien en spectateur engagé de la présente table, Joan bifurquant vers la table 2, et Robin naviguant ente les deux.  Voici donc un jeu qui a l’air compliqué au premier abord (il y a 10 actions possibles), mais qui se révèle en fait très fluide à l’usage, et qui par sa parfaite symétrie (pas de draft, pas de pouvoirs spéciaux, aucun jet de dés), mérite de devenir un grand classique, selon la définition célèbre de ce terme qu’en a donnée Italo Calvino (« un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire »).
Après coup, même le roi Tristan dira, après avoir survolé la partie avec 70 points, qu’il pensait qu’il y aurait un long plateau d’apprentissage pour en maîtriser la stratégie. En l’occurence, il gagna la partie sur un coup d’éclat à mi-parcours: construire un long corail blanc, tout en verouillant sa valeur de marché. Pour le thème, bien rendu, il s’agit donc ici de construire des coraux, de les récolter, et de les valoriser selon leur couleur. Un bon moyen de prendre conscience de leur fragilité, méditeront votre modeste narrateur (qui finit à 48), Thomas (43) et Dom (34), qui rumine une revanche qui éclatera au grand jour à la Table 6.

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Table 2, dite « Récoltes aléatoires » : si la révolution française puise ses germes, dit-on, dans de mauvaises récoltes, à Tzolk’in le calendrier maya, il faut aussi surveiller ses ressources alimentaires, et notamment son maïs pour nourrir ses ouvriers. Un précepte après lequel Xel courra toute la partie, finissant avec 37, devant Joan, 32. Plus haut vers le podium, Mickaël (74) a coiffé large Nicolas II (60). Une partie entachée d’une erreur dans les règles, que l’on peut résumer ainsi: « lorsque le jour du festin arrive, on aurait dû faire la phase de nourrir les ouvriers et récompenses des temples à la fin du tour en cours et non au début, et donc faire une phase de tour complète. »
Paul aurait-il rattrapé les 61 points qu’il accusera sur le vainqueur ? Les recours sont en cours d’examen, et nous ne préjugerons pas de leur aboutissement…

Table 3, dite « Noblesse oblige » : à cette table, du lourd et une clientèle de la haute aristocratie de PC : François-René, Neox, Baptiste et Julien-de-Paimpol entourent le plateau monumental de Forbidden stars. Tous auront rempli leurs 4 objectifs, mais c’est le premier cité qui s’adjugera la mise, étant seul à contrôler 6 mondes…

Table 4, dite « Vive l’empereur ! » : Bruno invite ses humbles coreligionaires dans l’univers codifié de Yokohama. Il en sera couronné vice-empereur avec le score plus qu’honorable de 143, ne cédant le pas qu’au remarquable 167 d’Armand. Vincent, un nouveau venu que nous accueillons avec dévotion, s’est battu pour le bronze avec succès (91), devançant Guillaume (88).

Table 5, dite « Dîme ecclésiastique » : Bruno et Guillaume se retrouvent à confesse, dans un tête à tête autour d’un Nippon, poursuivant ainsi la fibre japonisante. Le second payait par là sa dîme au premier pour le plaisir qu’il lui octroya tantôt. Une table au résultat qui restera aussi secret qu’une confession.

Table 6, dite « L’empire contre-attaque » : mortifié par sa contre-performance à la table 1, Dom inflige, avec 44, une défaite sans appel à Tristan (30). Thomas (40), Julien et VHS (34) ont formé le ventre mou de cet Alea Iacta Est.

Table 7, dite « Corvée obligatoire » : une corvée, Codenames ? Certes non, mais pour les Bleus (Paul, Dom, Mickaël), cela en prit la tournure, après une défaite express 2-0 devant des Rouges surmotivés (Xel, VHS, Thomas). En témoigne la première manche où le choix malheureux de l’indice Roi les conduisit derechef à Or, mot assassin.

Table 8, dite « Histoire parallèle » : Nicolas II et Tristan pouvaient-ils se quitter sans faire un dernier League of legends ? Il faut croire que non, puisque tel fut leur choix. Mais peut-être que si, en fait, ils auraient pu. Il est toujours dangereux de vouloir réécrire l’histoire.

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