Séance de MARDI 13/08/2019 à Servel

En ce 13 août, le cinéaste Alfred Hitchcock aurait eu 120 ans. Plus grand cinéaste selon un classement dressé en 2007 par la critique au Royaume-Uni, The Daily Telegraph résuma ainsi son apport au cinéma : « Hitchcock a fait davantage qu’aucun autre réalisateur pour façonner le cinéma moderne, lequel sans lui serait tout à fait différent. Il possédait un flair pour la narration, en dissimulant avec cruauté (à ses personnages et au spectateur) des informations cruciales et en provoquant comme nul autre les émotions du public. »

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A Parties Civiles aussi, dissimuler des informations cruciales fait partie de notre art de vivre. Cet anniversaire, occasion unique de revisiter la filmographie du maître, l’illustre à merveille.

Table 1, dite « Le jardin du plaisir » : bis repetita pour Le seigneur des anneaux qui accueille de nouveau Armand, Eric, et Elouan, pour une victoire qui fut comme une partie de plaisir dans un jardin enchanté.

Table 2, dite « Les oiseaux » : nouvelle partie de Root avec cinq joueurs déjà initiés continuant à découvrir les factions (Tristan-Alliance, Neox-Lézards, N2-Chats, F-R-Oiseaux, et Dom-Loutres). A 5 sur le plateau et sans Vagabond (qui ne prend pas de place), cela a bien plus frictionné que la dernière fois. Grosse différence avec les précédentes parties où le Chat dominait et exploitait une moitié du terrain, le déploiement initial des Lézards l’a pris à rebrousse-poil et il a eu bien du mal à trouver de l’espace (sans parler de son bureau de recrutement opportunistiquement détruit par une Loutre). Les Lézards, capables de se parachuter où ils veulent mais faibles en combat, ont construit leurs jardins mais tardé à décoller au score.

L’Alliance, dont les autres ont maintenant bien compris comment elle se développe, a vu nombre de ses jetons Sympathie détruits. Ayant 2 bases et fini par déployer ses guerriers, on a cru un moment qu’elle serait inarrêtable mais elle est restée entravée. Les Loutres ont été jouées complètement à contre-emploi : alors que c’est une faction commerçante qui a intérêt à rendre mutuellement des services aux autres (tu m’achètes des cartes avec tes guerriers, je te les rends en construisant des comptoirs), elle a réussi par son agressivité dans la première moitié du jeu à se mettre tous les autres à dos. F-R s’est chargé, aidé par un 3-0 aux dés, d’éliminer leur grosse base et elles se sont retrouvées boycottées. Pourtant en fin de partie elles ont joué le tout pour le tout et, sans un peu de malchance aux dés et une carte Embuscade que N2 dissimulait dans sa barbe fourrure, auraient pu arriver aux 30 points de la victoire. Elles se sont arrêtées à 26 PV et c’est F-R, avec 4 pouvoirs d’objets devant lui et bien qu’ayant subi 2 crises parmi son leadership aviaire, qui a construit un dernier perchoir lui donnant la victoire.

Table 3, dite « Les 39 marches » : à Amyitis, les stratégies s’opposent. Xel en Benjamin, qui suivent des filons semblables sur les pistes des PV et des chameaux, terminent tous les deux sur les 39 marches. Thomas a tout misé sur les thunes et culmine à 45, sans avoir eu de chameau rapide, ce qui l’a certainement perdu (en même temps, on ne peut pas tout faire). Votre humble narrateur l’emporte avec 51 et une stratégie focalisée sur les récoltes avec juste un petit chameau, et quelques cartes d’augmentation de niveau bien utilisées, notamment sur un fameux tour à 11 points, que tout un chacun avait vu venir sans pouvoir le contrer.

Table 4, dite « Bon voyage » : à Terraforming Mars un très long voyage oppose Olivier-3 et Xof. Sans en savoir plus sur son issue, on espère qu’il a été bon.

Table 5, dite « L’ombre d’un doute » : à Azul le doute est permanent sur la stratégie des adversaires, et il peut durer jusqu’au dernier coup: Thomas allait-il prendre les rouges ou les noirs ? Il prit les rouges, choix gagnant pour votre narrateur qui empoche les noirs, marque 23 points et engrange 21 points de bonus final, dont 10 pour avoir complété les noirs. Avec 69, la victoire était à ce prix, car Xel finit à 60 et Thomas à 57.

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Séance de VENDREDI 09/08/2019 à Servel

Le 9 août 1974, Richard Nixon, devançant un impeachment inéluctable, démissionnait de la présidence des Etats-Unis où il avait été triomphalement réélu deux ans plus tôt (face à un candidat démocrate qu’il présenta comme défendant l’« amnistie, l’avortement et l’acide »), suite au scandale du Watergate, terme qui a fini par regrouper un grand nombre d’activités clandestines et souvent illégales entreprises par les membres de son administration, des dirty tricks (« coups tordus ») : pose de micros dans les bureaux d’opposants politiques et de personnes jugées suspectes, harcèlement de groupes d’activistes et de personnalités politiques.

Ces activités furent révélées par l’arrestation de cinq hommes ayant pénétré par effraction dans les bureaux du parti démocrate dans le complexe du Watergate à Washington le 17 juin 1972. Le Washington Post s’empara de l’affaire et les journalistes Carl Bernstein et Bob Woodward s’appuyèrent sur les informations fournies par « Deep Throat » (« gorge profonde »), qui se révéla plus tard être le directeur adjoint du FBI, pour lier les cambrioleurs à l’administration Nixon.

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L’un des enregistrements des conversations internes à l’administration, réalisé peu après le cambriolage, démontra que Nixon avait été informé du lien entre la Maison-Blanche et les cambrioleurs peu après l’effraction et avait approuvé des plans pour entraver l’enquête. Dans le communiqué accompagnant la publication du Smoking Gun Tape (« enregistrement de l’arme du crime »), il assuma sa responsabilité pour avoir menti au pays sur le moment où on l’avait informé de la vérité sur le cambriolage du Watergate et déclara qu’il avait eu un trou de mémoire. Lorsqu’on lui dit que, même à la fin de sa carrière, la plupart des Américains ne pensaient pas bien le connaître, Nixon répondit : « Oui, c’est vrai. Et il n’est pas nécessaire pour eux de savoir ».

A Parties Civiles, 45 ans après, la soirée a failli ne pas commencer, le Président porteur des clés étant momentanément « empêché ». Mais après quelques instants de flottements, coups tordus, gorges profondes et trous de mémoire n’ont pas manqué, jugez plutôt.

Table 1, dite « Espionnage en masse » : exactement 18 mois après sa dernière apparition sur nos tables, l’excellent A study in Emerald fait son grand retour. Les restaurateurs (François et Thomas) sont dominés en nombre pas les loyalistes (Xel, Thomas et Eric). Une partie où Eric eut quelques trous de mémoires sur les règles et les appartenances des uns et des autres. Pourtant, pas besoin de poser de micros pour camper le décor: les deux attaques de monstre perpétrées par François laissaient peu de place au doute. Faisant la course en tête, votre vaillant narrateur s’en trouva pilonné par les agents loyalistes et une armée de zombies déployés par Eric, et, à un ou deux agents près, échoua de ce fait à acquérir la carte qui lui aurait à coup sûr accordé la victoire (carte qui, outre ses points, offrait un bonus en agents idéal pour chasser de nouveaux monstres). Les marrons furent tirés du feu par un sprint final de Tristan, qui, rushant la fin de partie, ponctua, à son profit, une course d’équipe.

Table 2, dite « Transferts d’informations » : Partie de Innovation en tête à tête pour Nicolas-2 (2e essai après son coup d’éclat initial) et Dom. Le tableau initial se développe plus vite chez Nicolas qui n’hésite pas à vider la main (avec Rames) et le tableau (avec Théologie) adverses. Il a rapidement les 5 couleurs avec des décalages intéressants tandis que Dom n’arrive à dominer que les icônes Usines. C’est pourtant dans cet interstice qu’il arrive à répéter la carte Emancipation (comptabilisez une carte de la main adverse) qui finira par le mener à une victoire 6-1.

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Yggdrasil

Table 3, dite « Ennemis corrompus » : Dom et Nicolas-2 étrennent ensuite Yggdrasil, un jeu coopératif dans la mythologie nordique où il faut faire reculer des ennemis qui progressent au rythme d’une pioche de cartes, si trop d’ennemis avancent trop on a perdu. Les combats sont réglés par des dés, des jetons défaussés permettant de moduler la probabilité de succès. La pioche des jetons, elle, utilise un mécanisme de bag-building mélangeant les jetons utiles et stériles dans 4 sac différents. Le jeu permet de moduler sa difficulté en jouant sur la composition de la pioche de cartes. Pour cette partie de découverte, il a été jugé presque trop facile (d’autant que la difficulté augmentant avec le nombre de joueurs, il aurait fallu s’infliger un handicap initial à deux) : les Dieux ont triomphé sans jamais s’être sentis en difficulté.

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Table 4, dite « Gorges profondes » : Une nouvelle fois, Alice et Lucas arrivent avec une préparation maison, en l’occurrence des muffins au chocolat et aux noix de pécan, qui tombent dans quelques gorges profondes. Mais aussi, un jeu, Black rose wars, de conspiration et destruction: combinaison idéale pour Neox qui l’emporte avec 38, devant Alice, 35, Olivier-L, 24, et Lucas, 23.

Table 5, dite « Les hommes du Président » : C’est la pleine saison de Mythic battles: le Président Mickaël (s’il y a un jeu où il mérite ce titre c’est bien celui-là) régale encore, et cette fois paie de sa personne: le duo qu’il compose avec Elouan s’impose sans coup férir devant Axel et Olivier-3.

Table 6, dite « Fric-frac » : également en pleine bourre, Deep sea adventure revient de nouveau en guise de trou normand. Xel y triomphe avec 47 trésors suite à un fructueux fric-frac en troisième manche, devant Tristan, 35, François, 23, Thomas, 18, et Eric, trois fois noyé pour avoir trop tardé à remonter.

Table 7, dite « Coups tordus » : réunis de nouveau pour un Flamme rouge, les protagonistes de la table 6 mènent une course haletante, ponctuée de quelques coups tordus, et que François lança avec ardeur. Ses poursuivants restèrent souvent bloqués dans le peloton quand ils ne chutaient pas, mais Xel sut s’en extraire au bon moment, et plaça à la fois son sprinter et son rouleur en tête, un exploit rare, d’autant qu’ils furent les seuls à franchir la ligne d’arrivée !

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Séance de MARDI 06/08/2019 à Servel

Le 6 août 1806, date de l’abandon par François II de sa qualité d’empereur des Romains, peut être considéré comme l’acte de décès légal du Saint-Empire romain, un regroupement politique de terres d’Europe occidentale et centrale au Moyen Âge, dirigé par l’empereur des Romains. Il se considérait comme le continuateur légitime de l’empire d’Occident des Carolingiens, mais également de l’Empire romain. L’adjectif Saint est attesté en 1157 pour légitimer le pouvoir de manière divine.

L’étendue et les frontières du Saint-Empire ont été considérablement modifiées au cours des siècles. Au temps de sa plus grande extension, l’Empire comprend presque tout le territoire de l’actuelle Europe centrale, des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg, de la Suisse ainsi que des parties de la France et de l’Italie. Son histoire et sa civilisation sont donc un héritage partagé par de nombreux États européens actuels.

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L’époque moderne marque pour l’Empire l’impossibilité structurelle de mener des guerres offensives, d’étendre son pouvoir et son territoire. Dès lors, ses principales missions sont la défense du droit et la conservation de la paix. L’Empire doit assurer la stabilité politique et la résolution pacifique des conflits en endiguant la dynamique du pouvoir : il offre protection aux sujets contre l’arbitraire des seigneurs et aux ordres moins importants contre toute infraction au droit commis par les ordres plus importants, et par l’Empire même. À partir de 1648, des États voisins sont intégrés comme États impériaux. L’Empire remplit alors également cette fonction de paix dans la constellation des puissances européennes.

À partir du milieu du XVIIIe siècle, l’Empire ne peut plus protéger ses membres de la politique d’expansion des puissances intérieures et extérieures. C’est une des causes de son effondrement. Les conquêtes napoléoniennes et la création de la confédération du Rhin démontrent la faiblesse du Saint-Empire et auront raison de lui.

A Parties Civiles, 213 ans après, nous avons revisité l’histoire sous toutes ses formes réelles et imaginaires.

Table 1, dite « Deux ex machina » : Le seigneur des anneaux accueille Armand, Eric, Elouan, Olivier, Franck et le petit Paul, qui se font submerger par une centaine d’orques et de gobelins. Mais, deus ex machina, ils parviennent in extremis s’en dégager et remporter la victoire.

Table 2, dite « Saint-Nicolas des Chardonnets » : Nouvelle expédition dans la forêt « enchantée » de Root, cette fois avec Neox-Chat, F-R-Loutres, Nicolas2-Vagabond, Dom-Oiseaux et DocNico-AllianceSylvestre. On découvre le peuple de la rivière qui est animé d’un certain esprit d’entreprise puisqu’il vend ses services (cartes supplémentaires, guerriers mercenaires, déplacements par les rivières) aux autres factions en échange de guerriers qui lui servent à faire ses propres actions. Et il est libre de moduler les prix à chaque tour, à la Container. Alors que 5 joueurs cohabitaient sur le plateau, cette partie a vu moins de combats que la fois précédente à 4. Neox a ainsi pu largement se consolider sur une moitié de plateau devenue peu à peu imprenable, et à la fin ses 25 guerriers avaient été déployés. F-R a choisi en milieu de partie de partir sur une condition de victoire alternative (contrôle de 2 coins opposés), que les autres se sont ingéniés à lui refuser. Dom a eu du mal à construire un moteur efficace (on dira que c’est la faute à la pioche) et a pas mal subi les coups de force de l’Alliance qui s’est déployée dans la même zone. N2 (avec le Bricoleur) a pu se fabriquer des objets avec son marteau, le rendant assez peu dépendant des autres joueurs. La victoire s’est jouée entre les 3 Nicolas, et c’est Doc qui finit le premier à 30 points. Bon, il y a eu un oubli de règle, mais au moins il a fait mentir ceux qui avaient prédit la victoire du Vagabond.

Table 3, dite « Révolution de palais » : à Brass: Birmingham, nous retrouvons trois baroudeurs de ce Wallace historique, revisité ici dans va version kickstartée avec des changements de règles non négligeables, et ses célèbres et incontournables brasseries. La partie fut riche et dense, en attestent les scores: avec 139, votre serviteur repart bronzé, tandis qu’en haut du podium, c’est Xel, 163, qui coiffe l’empereur Thomas, 157, pour une petite révolution de palais.

Table 4, dite « In aqua veritas » : à Deep sea adventure la vérité (et ses trésors) se trouve au fond de l’eau, mais tout l’art consiste à remonter à la surface au bon moment et sans s’en être trop lesté. A cet exercice, c’est Thomas qui s’en sort le mieux (39), avec Sophie juste derrière (34). Xel et votre narrateur ont fini noyés trois fois de suite et échouent à 0.

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Séance de VENDREDI 02/08/2019 à Servel

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1914

Le dimanche 2 août 1914, à Joncherey, sur le territoire de Belfort, le caporal français Jules Peugeot, du 44e RI, et le sous-lieutenant allemand Albert Mayer, du 5e régiment de chasseurs à cheval, basé à Mulhouse, échangent des coups de feu.

Ils tombent l’un et l’autre avant même la déclaration du lendemain. Ce seront les premiers morts de la grande guerre. Les deux jeunes hommes avaient presque le même âge, 21 et 22 ans.

Monument de Joncherey
(bas-relief)

En 1922, l’ancien président Raymond Poincaré inaugurera devant 5 000 personnes à Joncherey le monument érigé au caporal Peugeot. Dans son discours, il explique qu’il a été « assassiné », car tué un jour avant la déclaration de guerre avec l’Empire allemand, argument développé sur le monument lui-même dans un grand bas-relief allégorique intitulé Violation du droit et représentant Germania, qui poignarde dans le dos une personnification du droit.

En juillet 1940, le monument de Joncherey sera détruit par l’occupant. Mais en 1959, reconstruit sous la forme d’un mur souvenir.

A Parties Civiles, 105 ans après, c’était une soirée de grandes batailles, où beaucoup sont tombés au feu. Mais, avant les combats, nous avons eu le temps de sympathiser avec Lucas et Alice, deux estivants de passage qu’on qualifiera sans hésitation de ludopathes fort sympathiques, en attestent les brownies qu’ils avaient confectionnés pour l’occasion. Enfin, il y a des jours comme ça où la claviste a autant à faire qu’aux belles années de Libération (repérez les NDLC) pour remettre les choses à l’endroit (c’est son travail après tout).

Table 1, dite « Avant la bataille » : Le seigneur des anneaux déploie son univers, une table coopérative où chacun s’entraide dans une quête fraternelle d’avant la bataille. Ce fut donc gagné à l’aise par l’armée des ombres, Armand, Eric, Elouan, Olivier (NDLC: mais lequel ?) et Franck, ce dernier, sous le masque de Legolas, s’en tirant même sans une égratignure.

Table 2, dite « Avant l’heure c’est pas l’heure » : exilé loin de son paternel, le petit Paul s’est vu vainqueur à cette partie homérique de Mythic battle – un poil trop tôt pour exulter, car, à l’issue d’un suspens terrible, Axel, lui aussi en vacances, lui inflige une défaite aussi cuisante que le coup de soleil qu’il ramenait de la plage. Mickaël, olympien dans la victoire comme dans la déroute, a joué l’arbitre des élégances: on retient surtout de sa prestation son magnifique travail d’orfèvre de la peinture des figurines !

Table 3, dite « Violation du droit » : Les mythes sont encore à l’honneur dans cette table de Mythotopia, jeu apporté par Thomas sur la suggestion légèrement appuyée de votre serviteur. Avec deux débutants à la table, Camille et Gilles, la bataille a été beaucoup plus serrée qu’on n’eût pu le croire. Elle restera malheureusement pour l’histoire entachée d’une indiscutable violation du droit, Gilles faisant usage par deux fois d’une propriété du diplomate qui n’est pas dans les règles (un diplomate peut en effet mettre fin à une bataille en deuxième action, mais uniquement en position de défenseur, pas d’attaquant !). La chose vérifiée, il était trop tard et votre narrateur spolié de deux territoires qu’il détenait. Habilement concentré sur une zone de montagnes, et équipé des attributs du ranger, je fis mieux que me défendre pour pallier à ce coup du sort, terminant à 37. C’est Thomas qui l’emporte avec 42, devant Gilles, 39, mais surtout grâce à Camille, 35, qui lui donna l’opportunité de mettre fin au jeu. Un sacrilège de plus pour cette partie: à ce jeu, le final doit se mener comme une partie d’échecs, et donner à une adversaire l’occasion de conclure sans raison valable est définitivement contre l’étiquette (NDLC: narrateur ou procureur ? Il se prend pour Poincaré !).

Table 4, dite « Portrait de groupe avec drame » : L’espace de Warhammer 40 000 se déploie toujours avec majesté, et, entre Benjamin, Julien, Steven et Romain, nous avions affaire à un beau portrait de groupe qui mériterait qu’on lui érige un monument. Le drame viendrait plus tard, car c’est la guerre après tout. Mais son issue est restée enveloppée par la nuit (NDLC: ne faudrait-il pas que les participants à ces tables nocturnes envoient un câble pour donner le résultat avant le bouclage ?).

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Divines figurines

Table 5, dite « Brun, Blanc, Jaune » : une interminable partie de Cthulhu Wars (NDLC: attention les rédacteurs, j’ai vu des tags de ce jeu mal orthographiés ! ) opposa nos deux visiteurs, Alice et Lucas, à Xel, F.-R., Neox, Olivier-L, Olivier-3 (NDLC: il y a trop d’Olivier dans cette soirée, on s’y perd). Une partie gagnée par François-René avec les jaunes, et, selon lui, c’est la première fois que ça arrive à ce jeu, car les jaunes passent normalement le plus clair de leur temps à se faire taper dessus (NDLC: un peu comme les gilets jaunes), sauf que là, personne ne m’a attaqué, et comme cette race (NDLC: ce mot est-il approprié ?) regagne du pouvoir à la fin, et que la partie a duré comme une nuit blanche, j’ai pu gagner, mais ce n’est pas vraiment pas facile avec les jaunes, heureusement que j’ai pu carburer aux brownies pour durer (NDLC: faut-il voir un message politique dans cette alliance des jaunes et des bruns ?).

Table 6, dite « Bleue horizon » : la table 3 se reconstitue pour une plongée dans le grand bleu de Deep sea adventure. Une partie où Thomas resta cruellement à la porte d’entrée, faisant un improbable double 1 en fin de deuxième manche ! Mais il se rattrapa magnifiquement dans la troisième et l’emporte avec 45 ! Gilles, 27, et Camille, 25, montent sur le podium. Quant à votre narrateur il poussa le role play (NDLC: il existe un équivalent français !) à saigner du nez comme victime d’un accident de décompression, et échoue à 19 !

Table 7, dite « Déjà trop tard » : réunis de nouveau pour un Mythic battle, Axel et Mickaël ont livré un duel inégal, le second massacrant le premier, qui déclara après coup « quand j’ai compris, il était trop tard » (NDLC: un peu comme son coup de soleil ?).

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Séance de MARDI 30/07/2019 à Servel

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Modiano vu par le New Yorker

En ce 30 juillet, Patrick Modiano fêtait ses 74 ans. Cet écrivain, dont l’histoire familiale est un roman à elle seule, obtint le prix Nobel 2014 de littérature pour l’art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’Occupation.
Son univers torturé n’est pas sans résonance avec certaines tables de Parties Civiles, où l’on peut avoir l’impression de rejoindre le Vestiaire de l’enfance. Ajoutons que son phrasé particulier n’aurait pas forcément détonné parmi les membres de notre association, qui, du mutisme au rire sonore, compte une large palette d’expressions vocales.

Table 1, dite « La ronde de nuit » : Hit z Road c’est la promesse d’un voyage à surprises vers la côte Ouest des USA et où il s’agit surtout de gérer ses maigres ressources (munitions, adrénaline et essence) pour affronter les dangers qui attendent au coin du macadam. Un périple qui fut fatal à Xel, que Neox et François-René n’hésitèrent pas à abandonner sur le bitume au bout d’une ronde de nuit mouvementée. Les deux compères ont fini premiers avec 14 points, et le dernier cité emporta au nombre de survivants.

Table 2, dite « La petite bijou » : C’était le grand retour de Vikings, trop peu sorti sur nos tables. Il est d’usage de faire de bisser à ce jeu, et c’est dans la première que Benjamin nous sortit une petite bijou de partie, gagnant tous les bonus du décompte final et culminant au score historique de 76 (Dom, 59, s’est bien développé, tandis que votre serviteur, 49, défaussa les tuiles à foison en oubliant un point de règle). Dans la seconde, Dom prend un petit point de plus et cette fois s’impose, votre serviteur à 57 perd par manque de poissons, et Benjamin revient sur terre avec un néanmoins honnête 50.

Table 3, dite « Livret de famille » : Table exilée, Dice forge et ses jeux de dès bruyants oblige, et où le livret de famille associe Vincent (136) et Yona (114) au sommet du palmarès. Entre les deux, Nicolas II (132) s’intercale: pour lui, la partie tourna en eau de boudin, car c’est son cochon qui engraissa le vainqueur. Olivier, pour sa part, s’est fait du mauvais sang (83).

Orbis
Orbis

Table 4, dite « Du plus loin de l’oubli » : la table 3 enchaîne avec Orbis, un jeu où l’on se prend pour Dieu. Le score de cette table sera à jamais dans l’oubli. Et c’est dommage, car, comme l’a dit Jean d’Ormesson, si Dieu n’existe pas, la vie est une farce tellement tragique qu’il faut espérer à tout prix qu’Il existe.

Table 5, dite « La place de l’étoile » : en fin de soirée, c’est la fête des artificiers dans la nuit étoilée. Petits et grands s’émerveillent devant les prestations de Dom, Xel, Neox et votre modeste narrateur à Hanabi, qui, deux fois de suite, réalisent 20, un score qui ravit la foule, nous dit le livret.

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Séance de VENDREDI 26/07/2019 à Servel

Il y a sept ans, trois mots devenus mythiques de Mario Draghi ont suffit pour sauver la zone euro : «whatever it takes ». Le contexte est tendu en ce mois de juillet 2012 où l’Union monétaire est près d’exploser. La crise grecque fait entrevoir une possible sortie du pays de la monnaie unique. Par contagion, l’hypothèse plombe la dette des pays du Sud de l’Europe, à l’économie plus fragile. Le Portugal se finance à 10%. La veille de l’intervention de Mario Draghi, le taux à 10 ans espagnol a bondi à son plus haut en un an, à 7,62%. Le 10 ans italien, pour sa part, est à 6,60%. Trois ans après le début de la crise financière, le doute sur la solidité des banques européennes fait son retour chez les investisseurs.

La BCE doit réagir. le docteur Draghi prononce le discours qui lui fera rejoindre le club des grands banquiers centraux et lui vaudra le titre d’homme de l’année pour le Financial Times. « Dans le cadre de notre mandat, la BCE est prête à faire tout ce qu’il faudra pour préserver l’euro ». Une pause. « Et, croyez-moi, ce sera suffisant. »

L’effet est immédiat. Le taux à 10 ans espagnol retombe sous la barre des 7%. Les bourses européennes repartent à la hausse. Les investisseurs ont entendu le message: la BCE ne permettra pas que la hausse des taux souverains entrave la transmission de sa politique monétaire. Continuer à spéculer sur l’explosion de la zone euro, c’est parier contre la banque centrale. Un jeu dangereux, auquel personne ne s’est risqué depuis.

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Super Mario

A Parties Civiles aussi, on paie de sa personne. Notre débonnaire président n’a pas hésité à faire appel à la presse cette semaine pour gonfler nos effectifs. L’effet de cet article très remarqué a été immédiat: un nouveau joueur a rejoint nos rangs à l’occasion de cette soirée, et nous sommes prêts à tout pour le garder. Whatever it takes.

Table 1, dite « Ce sera suffisant » : votre modeste narrateur embarque Franck et Nicolas II à New York, pour une gentille partie de P.I. Un jeu où il faut faire preuve de déduction mais aussi donner les justes indications à l’enquêteur dont on connaît l’affaire. Pour n’avoir pas suivi ce précepte lors de la deuxième manche, Franck écopa de la douloureuse pénalité réservée au fautif: 0 point pour la manche et 7 points d’office (le maximum) à l’enquêteur lésé, en l’occurrence Nicolas II. Dépité, il quitta la partie, seul en scène à l’issue de la dernière manche, avec un total de 5 points. Votre narrateur dut s’employer et rendre une copie parfaite (21 points sur 21), un score mathématiquement suffisant pour l’emporter, Nicolas II étant crédité de 19.

Table 2, dite « Ivan le terrible » : toujours dans l’univers de Sir Wallace, notre nouvel ami, Ivan, ne fait pas dans la dentelle pour sa première apparition, s’attaquant à Auztralia – un jeu pervers où l’on collabore jusqu’à un certain point avant de s’attaquer à ses objectifs personnels. On le créditerait volontiers de financier de l’année pour cette première partie remportée haut la main avec 39, devant Xel, 37, Gilles, 27, et Olivier-3 (20), mais, devant ce coup d’éclat inaugural, on ne résiste pas à qualifier notre nouvelle recrue de terrible.

Table 3, dite « Youth, Courage, Greatness » : La table de A song of ice and fire met en scène, dans un décor de rêve, quatre fantastiques créatures qui, à l’instar de Paul Pogba, elles aussi font rêver (les jeunes filles en mal d’aventure) par leur jeunesse, leur courage et leur grandeur: Julien Jeff, Jack, et Maxime. L’issue de leur joute dans l’univers de G.O.T est incertaine: elle se poursuivait encore dans la torpeur de la nuit alors que, non loin de Manchester, se vidait le théâtre de leurs rêves.

Table 4, dite « Mythique » : Table de Cyclades (pas joué depuis 2016, à quoi pense-t-on ?) pour Mickaël, Thomas, Axel, Dom et Nicolas-BrasEnEcharpe. Une partie particulièrement réussie où les cinq joueurs sont passés chacun à leur tour à un cheveu de gagner ! Rappelons qu’il faut contrôler 2 métropoles à la fin d’un tour (et en cas d’égalité être le plus riche). Les règles rappellent que pour avoir une métropole il faut soit la construire (avec 4 bâtiments ou 4 cartes Philosophe) ou la conquérir. Mais ce qu’on a découvert ce soir c’est qu’on peut conquérir en étant parachuté de l’autre bout du plateau par Pégase !

Le début de partie est calme et chacun se développe tranquillement, avec quand même des revenus par tour qui s’échelonnent de 3 à 7 pièces. Le premier à attirer l’attention est Axel qui construit une métropole et a 3 cartes philosophe en main. Thomas se charge de l’envahir ce qui lui interdit de construire sa 2e métropole (1 par île et Axel n’a plus qu’une île). Puis Thomas perd le combat contre Axel qui lui aurait donné la victoire. Dom profite du mouvement de troupes de Thomas pour prendre le contrôle de sa métropole. Au tour suivant, tout ce qui lui reste à faire est de prendre son 4e philosophe. Tout se passe comme prévu, il fait tapis et remporte l’enchère pour Athena puis construit sa seconde métropole. Tout ? sauf que Mickaël joue après avec Zeus (qu’il a eu pour 1 pièce seulement, il lui reste donc du budget). Il utilise encore et encore son pouvoir de faire tourner la sélection de 3 cartes créatures mythologiques, allant jusqu’à revendre ses Prêtres quand l’argent vient à lui manquer, jusqu’à mettre la main sur Pégase qui permet d’envahir une île sans y avoir de connexion maritime. Il met ainsi la main sur la seconde métropole de Dom, restée sans défense. Peu après, un double-kingmaking (Mickaël qui prive Dom de chance de victoire en prenant Ares et Dom qui prive Nicolas de chance de victoire en prenant 2 créatures sur 3) permet à Axel de prendre son 4e philosophe et de remporter cette partie mémorable. Après enquête, il apparaît que le coup Zeus + Pégase est bien documenté sur les forums ludiques, on ne nous y reprendra plus !

La phase d’enchère est vraiment la pépite de ce jeu, qui détermine l’ordre du tour, le budget qui restera pour effectuer ses actions, le pouvoir spécial de Dieu pour ce tour et enfin l’accès aux 3 cartes « créatures mythologiques ».

Table 5, dite « Mathématiques supérieures » : votre serviteur convie Nicolas II à découvrir ce classique qu’est devenu Innovation. Croyant en faire une proie facile, il oublie un peu vite que son adversaire n’est pas un perdreau de l’année, et qu’une partie d’Innovation ne se programme pas à l’avance. Il essuie de ce fait un cinglant 6 à 2 – mal servi par des cartes impossibles à combiner. A l’inverse, le vainqueur aura fait un usage maîtrisé de la paire Mathématiques + Perspectives, qui, combinée avec une série d’ampoules bien allumées, lui ouvra la voie vers un brillant avenir peuplé de taux négatifs et de fantômes japonais.

Table 6, dite « United we stand, divided we fall » : François-René, Neox, Julien et Olivier se lancent sans craintes dans les Demeures de l’épouvante. Certes ils ont identifié ensemble le coupable, enfoui dans la salle des moteurs, mais ont perdu la partie du fait du décès prématuré d’Olivier.

Table 7, dite « Super Nico » : un Codenames pour finir la soirée, entre les Rouges (François-René, Mickaël, Axel, Dom et Nicolas-BrasEnEcharpe) et les Bleus (Julien, Thomas, Nicolas-II et votre serviteur). A l’instar de super Mario, Nicolas, très en forme ce soir, a scellé le sort de cette partie en quelques mots, suggérant en fin de première manche que l’indice Soustraction 2 faisait référence à un seul mot (Retenue), le 2 n’étant là que pour permettre de repêcher deux mots perdus en route. Intuition géniale et digne de Super Mario pour celui qu’on voit habituellement s’exprimer à la façon d’Allan Greenspan (« si vous m’avez compris, c’est que je me suis mal exprimé »).

Après cette première manche enlevée à coups de duos: Plougastel (Fraise, Bretagne), Sphérique (Chou, Oeil), et le déjà mythique Echangiste (Club, Lit), les Rouges ne se sont jamais relevés. Après ce coup de massue, Julien sentit sa barbe pousser (sic), et François-René lança un indice en 1: le début de la fin, donc. En face, les Bleus continuaient avec ardeur, à l’image du Phallique 3 (Buche, Fusée, Carotte) pour un match plié 2-0 sans discussion.

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Séance de MARDI 23/07/2019 à Servel

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En ce 23 juillet, nous fêtions Brigitte. Cette princesse suédoise du XIVe siècle quitta sa famille pour le monastère, se signala par des Révélations sur l’enfer… et s’associa à sainte Catherine de Sienne pour réclamer le retour du pape à Rome (du temps de l’exil à Avignon). Jean-Paul II a proclamé Brigitte de Suède sainte patronne de l’Europe, avec Catherine de Sienne et Edith Stein.

En cette soirée, à Lannion, Parties Civiles rendait hommage, à sa manière, aux Brigitte qui peuplent nos rèves.

Table 1, dite « Food beat » : Agricola revient sur nos tables et rajeunit avec la présence de Elouann et Yona, à une table où Vincent, leur papa, et Benjamin, l’invité de la famille, contribuent à élever la moyenne d’âge. A la fin de cette partie marquée des tempos mêlés de la nourriture et de la procréation, c’est l’invité qui a gagné, et tous les membres de la famille l’ont regardé interloqués: Dis-moi pourquoi, oui toi oui toi oui toi là-bas, tu t’appelles comme ça ?

Table 2, dite « La haie d’honneur » : C’était le grand retour de Root, fraîchement livré dans sa VF. Dom (qui hérite de l’Alliance) initie 3 nouveaux joueurs aux arcanes des particularités des peuples belliqueux de la forêt : Neox (Oiseaux), F-R (Vagabond) et Mickaël (Chats). Le début de partie voit une révolte organisée par l’Alliance qui lui donne une base d’opérations sans laquelle elle ne peut pas faire grand chose. Les Oiseaux en sont malheureusement la victime collatérale renvoyée à 0 PV sur la piste de score. Pendant que chacun observe la vigueur avec laquelle les Chats développent leur infrastructure économique et s’ingénie à leur rogner les ailes (pardon pour cette image osée), on oublie un peu le
Vagabond-Raton-Laveur qui fait ami-ami avec tout le monde, accumule les objets dans son sac à malice et empile les quêtes réalisées. Le temps de déciller, il a quasiment 10 PV d’avance. L’Alliance a beau le prendre à partie avec ses troupes, il se réfugie dans la profondeur de la forêt pour réparer son matériel. Neox prend alors un tournant habile en activant une carte de Domination qui change pour lui sa condition de victoire (au lieu de 30 PV, il fallait désormais qu’il contrôle 2 coins opposés de son plateau au début de son tour). Et en fait il n’en était pas loin. Dom et Mickaël se chargent de l’en empêcher, ce dont profite le 4e larron pour achever la 5e quête qui lui donne la victoire. Ses victimes lui ont fait la haie d’honneur, qu’il a sautée sans effort.

Table 3, dite « Trépidations de machines » : Table pleinement dans l’actualité, Flamme rouge (dans une nouvelle livrée, avec ses extensions) voit une victoire d’un boyau de Camille, devant Olivier-3, votre serviteur, et Xel, tous les quatre roue dans roue, et Thomas un peu plus loin, qui a fait souvent les bordures et s’est retrouvé bloqué derrière in Vaillant peloton. Une étape où, de pavés en bas-côtés, chacun a pu ressentir les trépidations de sa machine.

Table 4, dite « Première dame » : en fin de soirée, grand frisson avec Deep sea adventures, un jeu où le risque paie, à condition de savoir jusqu’où aller (pas trop loin). Votre serviteur avait pris la bonne palanquée et se voyait vainqueur, mais Xel épuisa tant et si bien nos réserves d’oxygéne qu’il échoua à une encâblure du bateau alors qu’il était lesté de 39 trésors, malgré les avertissements répétés de Thomas ! Bien mal acquis profita à Camille, qui, avec 3 petits trésors seulement, remporte la partie, et s’impose définitivement comme la première dame de la soirée !

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Séance de VENDREDI 19/07/2019 à Servel

Le 19 juillet de l’an 64 après Jésus-Christ, sous le règne de l’empereur Néron, la Ville éternelle est ravagée par un incendie. L’empereur, après avoir supervisé les secours, se hâte d’engager les travaux de reconstruction avec l’objectif d’embellir la ville, se dotant d’un palais encore plus grandiose que le précédent. Ce nouveau palais, la Maison dorée (Domus aurea), s’étendra sur 80 hectares, débordant la colline du Palatin pour rejoindre celle du Caelius. Sa splendeur émerveille les contemporains. Entre les deux collines, les jardins et un lac sont agrémentés d’une statue colossale de l’empereur lui-même : 44 mètres de hauteur !

La rumeur le soupçonne d’avoir lui-même provoqué l’incendie dans cette intention de remodeler la ville. Pour s’en défendre, il laisse accuser les chrétiens d’en être à l’origine. C’est ainsi que débuter la première persécution de l’ère chrétienne. Parmi ses victimes, des Juifs dénommés Pierre et Paul, jetés comme d’autres dans la fosse aux lions.

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Néron

Table 1, dite « Sur la terre comme au ciel » : à cette partie de Saint Seiya, trois joueurs calmes comme des anges. François-René triomphe avec 59, dans les habits du chevalier du cygne, devançant un élégant chevalier du dragon incarné par Olivier L., et la gracieuse Andromède campée par Neox.

Table 2, dite « Colossale » : pour la première fois, nous essayons Richard cœur de lion avec un nombre de joueurs impairs, ce qui crée la position du joueur Neutre. Celui-ci, incarné par Xof, prend au gré des tours parti pour l’une ou l’autre des factions: celle du roi Richard (Thomas et VHS), ou celle de Jean sans Terre (Xel et Mickaël). A ce jeu où les conditions de fin de partie et de victoire sont multiples, la subtilité s’impose. Et c’est encore plus vrai avec le joueur Neutre, qui a des pouvoirs redoutables, notamment celui d’influer sur le sort des campagnes, et qui bénéfice en plus d’objectifs caché pouvant être explosifs. A cette partie, Richard commet l’erreur fatale de faire trop galoper son armée, qui se détache irrémédiablement à la grande joie du Neutre, dont c’était l’un des objectifs, et qui se paie le luxe d’en remplir un autre, le retour précipité du roi: pas moins de 9 PV de bonus pour un total de 16 et la messe est dite sur une victoire colossale. Des autres membres de la faction victorieuse, Thomas (10) a plutôt bien mené sa barque tandis que votre serviteur (4) s’est laissé porter par les événements au lieu d’agir sur eux, erreur fatale à ce jeu.

Table 3, dite « Urbanisme débridé » : La table de Warhammer 40 000 met en scène, comme toujours, un urbanisme campagnard aussi débridé que foisonnant. Julien, Benjamin et Romain furent les protagonistes de cette page d’histoire dont le grand livre reste à écrire..

Table 4, dite « Eternelle jeunesse » : la jeunesse est venue prêter main forte à cette table, Le seigneur des anneaux, regroupant Paul, Erwan, Olivier, Armand et leurs progénitures. Le résultat importe peu. La roue des ans tourne: les petits joueurs d’aujourd’hui seront les grands de demain, et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Amusez-vous les enfants, il est plus tard que vous croyez.

Table 5, dite « Incendies volontaires » : pas de Codenames pour finir la soirée, la boîte a été empruntée: on jette donc son dévolu sur un Time bomb. Big Ben a été incendiée deux fois par les rouges, et chacun eut sa part de victoires dans cette partie où votre serviteur eut une main vide bien plus souvent qu’à son tour, avant de sortir du bois dans la dernière manche.

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Séance de MARDI 16/07/2019 à Servel

Insigne de la mission
La mascotte

Le 16 juillet 1969, Apollo 11 décollait, pour une destination lunaire: la mer de la tranquillité. Près d’un million de personnes ont fait le déplacement à Cap Canaveral pour assister à cet événement. Après une phase propulsée sans incident, le troisième étage de la fusée Saturn V, le module de commande et de service (CSM) et le module lunaire (LEM) se placent en orbite basse autour de la Terre pour attendre que le positionnement relatif de la fusée, de la Terre et de la Lune permettent d’arriver à proximité de la Lune au moment prévu. Deux heures trente plus tard, alors que le vaisseau Apollo a effectué une révolution et demi autour de la Terre, le troisième étage est rallumé durant six minutes pour permettre au « train spatial » de s’arracher à l’attraction terrestre et le placer sur une trajectoire qui doit le conduire à proximité de la Lune.

50 ans plus tard, à Lannion, Parties Civiles était dans la lune, rendant hommage à Saturne, le seigneur des anneaux, à Mars avec moult terraformations, mais pas à notre satellite préféré.

Table 1, dite « Moon walk » : Le seigneur des anneaux reçoit la visite de Neox, LN, Baptiste et François-René. Les visiteurs sont repartis victorieux de cette lointaine expédition lestés de quelques grains de poussière, en esquissant un moon walk empreint de joie.

Table 2, dite « Terre de cratères » : Le Trône de fer voit la rencontre fratricide des Stark (Jack) et des Lannister (Jeff). Un affrontement propre à creuser des cratères, mais qui resta fraternel.

Table 3, dite « Rivière de tranquillité » : Victoire tranquille de Vincent (57) le long de The river. Benjamin (47) souffle l’accessit à Olivier-3 (44), Yannick, dont le score ne nous est parvenu que sous forme d’équation (n7 – 10n), ferme la marche, victime d’avoir été trop fréquemment le dernier joueur.

Table 4, dite « Un peu plus près des étoiles » : à cinq, à la recherche d’un jeu pas-trop-long-c-est-mardi-no-new-rules-mais-on-n-est-pas-non-plus-venus-pour-beurrer-les-sandwichs, le choix se porte sur Terraforming Mars, un jeu dit moyen mais quand même plutôt costaud, surtout avec des piliers de comptoirs. Une lutte en haute altitude opposa Dom et Mickaël, avec une belle opposition de styles: le premier faisant l’impasse sur la colonisation, misa tout sur son niveau de Terraformation – NT (42 de ses 57 PV), passant son temps à faire monter température et GES, un rôle de composition certainement. Le second, à l’inverse, misa tout sur la carte et échoua d’un jet d’asteroïde (56). Derrière, Xel (50) et Thomas (48) ont donné le change, tandis que votre serviteur, qui s’épuisa à accorder des cartes mal assorties, culmine à 44, mais ceint de l’écharpe du maire.

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Séance de MARDI 09/07/2019 à Servel

Le 9 juillet 1955, le manifeste Russell-Einstein était rendu public à Londres. Il mettait en lumière les dangers créés par les armes nucléaires et appelait les principaux dirigeants du monde à rechercher des solutions pacifiques aux conflits internationaux. Signé par 11 intellectuels et scientifiques de premier plan, parmi lesquels Albert Einstein qui l’a signé en avril 1955 (quelques jours avant sa mort), il est aussi connu pour une phrase du manifeste en particulier, citée notamment par Joseph Rotblat, un de ses artisans et le seul scientifique à avoir quitté en cours le projet Manhattan pour des raisons morales, lors de la cérémonie au cours de laquelle il reçut le prix Nobel de la paix en 1995 :

Remember your humanity, and forget the rest.

7 ans plus tard jour pour jour, l’essai nucléaire Starfish Prime à 400 km d’altitude fut à l’origine de ceintures de radiations d’électrons à hautes énergies dans l’espace, qui restèrent présentes pendant plusieurs décennies. L’impulsion électromagnétique due à l’explosion induisit une surtension dans une trentaine de lignes de l’éclairage public de Hawaï, situés à 1 500 km de la détonation, provoquant la fusion des fusibles qui protégeaient les installations de 300 réverbères.

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Starfish prime (vue d’artiste)

Atmosphère électrique à Lannion et ce double anniversaire, avec une table en pleine fission atomique, et une autre en fusion totale.

Table 1, dite « Fission incontrôlée » : La fine équipe des enquêteurs de Sherlock Holmes Détective conseil, Dom, Thomas, Vincent, Elouann, FR, Camille, Maïwenn et VHS, était évidemment trop nombreuse et dispersée pour mener une enquête sérieuse comme le méritait cette recherche Des masques africains. Aussi, elle opéra une fission incontrôlée avec l’objet de sa réunion, parlant de la grand-mère de Dom (et sa fameuse maxime), de Dick Pics (on ne vous fait pas un dessin), des motos-crottes de Paris (une page d’histoire que vous retrouverez ici), ou encore de la blague du gars qui sait faire rire et pleurer les chevaux (trop scabreuse pour être développée dans nos pages fréquentées par les bonnes familles). De plus, on avait beau se sentir voyageurs immobiles comme dans la fameuse parabole d’Einstein, l’heure tournait, et les décisions ne venaient pas. Votre serviteur, aidé d’un téléphone qui fit pousser de hauts cris aux puristes, s’attela à decoder un message chiffré, pendant que ses compères divaguaient. Il était point d’heure quand, à l’heure de rendre la copie, nous écopâmes d’un petit 35 qui nous enverra directement au rattrapage.

Table 2, dite « Electron libre » : à cette table de Piliers de la terre on vit Olivier-3 enchaîner les tours primés (5 points à chaque fois) tant et si bien que l’électron libre qu’il devint se libéra sans retour du noyau atomique de ses poursuivants, autour duquel gravitaient Neox, Xel, Vivien et Yannick. De ce peloton de particules élémentaires, seul Neox émergea, tel un neutrino voguant sur un voile de chaleur estivale, pour prendre la place d’honneur.

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