Séance de VENDREDI 07/02/2020 à Servel

La tempête Ciara qui a balayé la Bretagne a emporté les pages volantes sur lesquelles le petit reporter remplaçant avait consigné ses notes de la soirée de jeu. Quant au photographe l’accompagnant, la pleine lune a voilé ses négatifs, nous privant de précieux témoignages visuels. Nous ferons donc appel à nos souvenirs et notre imagination.

Il y eut une table avec des figurines et Julien.

Il y eut une table de Mah-Jong avec deux nouveaux accros, un barbu prosélyte et une copine retrouvée d’icelui (Florence, croyons-nous).

Il y eut une table de Pax Renaissance avec un François découvrant, un Frédéric maîtrisant, un Tristan ourdissant et un Gérard attendant (son heure). Il semble que la Hongrie ait changé 5 fois de main, que 2 conditions de victoire aient été activées mais qu’aucun joueur n’ait réussi à en tirer parti. On s’est ainsi acheminé vers une fin de partie par épuisement des pioches, où 3 joueurs étaient à égalité de Prestige « patron », le critère de départage en ce cas. Gérard, prévoyant en bon père de famille, avait accumulé un trésor de guerre destiné à lui donner la victoire, l’argent étant le critère suivant. C’est donc le vainqueur moral de la partie. Qu’importe si dans une réalité alternative, un kingmaker de passage déplaça les équilibres au profit de Frédéric.

Il y eut une table avec un adulte (Nicolas) et deux enfants.

Il y eut une table à deux (Doc & Dom) où Nixon battit Kennedy à l’élection de 1960.

Il y eut une table avec un couple récemment recruté, et peut-être Mickaël, et sûrement un quatrième. Il est probable qu’ils se volèrent dans les plumes à Wingspan.

On croisa encore OlivierL, François-René, Christophe, Vincent et bien-sûr Neox qui finirent certainement par se retrouver assis à une table, mais pas Thomas ni Olive.

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Séance de VENDREDI 31/01/2020 à Servel

Inauguré le 31 janvier 1977, le centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (CNAC) – répond à la volonté du président Georges Pompidou de voir au centre de Paris un équipement culturel d’un type nouveau, voué à toutes les formes de la création contemporaine. Dans l’esprit de ses concepteurs, le centre se voulait une réponse à un certain nombre de faillites de la politique culturelle française : l’incapacité à créer un musée d’art moderne digne de ce nom, le retard de la lecture publique par rapport notamment à l’Europe du Nord, le dédain dans lequel les autorités avaient tenu la musique contemporaine. Au lendemain de mai 1968, la fondation du centre Pompidou apparaissait aussi comme un nouveau défi lancé à l’académisme des institutions culturelles d’État. L’architecture du centre suscita une vive polémique : canalisations, escaliers électriques, passerelles métalliques, tout ce qui est traditionnellement dissimulé est ici ostensiblement montré à la vue de tous. On surnomma le centre « Notre-Dame de la Tuyauterie », ou encore « le Pompidolium ». On railla un « hangar de l’art », une « usine à gaz », une « raffinerie de pétrole », un « fourre-tout culturel » ou une « verrue d’avant-garde »

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43 ans après, Beaubourg a imposé sa singularité dans le paysage culturel, et Parties Civiles célébrait des jeux modernes, mais aussi très anciens.

Table 1, dite « Fourre-tout religieux » : Ils y reviennent, c’est bon signe ! Quand Gérard signale discrètement être revenu avec sa petite boîte de Pax Renaissance, Frédéric se déclare, ainsi que Tristan qui a pris le temps d’étudier les règles et est chaud comme la braise. Ajoutez-y l’inévitable Dom et la table est complète pour une lutte mouvementée et tendue dans l’Europe du XVe siècle. Et cette fois la durée de jeu est revenue à quelque chose de raisonnable pour un gros jeu à quatre.

Le début de partie a ressemblé à la précédente, avec Gérard se construisant à l’Est une théocratie islamiste solide. Le message sur la condition de victoire visée était clair. Côté Ouest, les 3 autres jouaient des coudes avec quelques couinements à chaque fois qu’une concession (un petit cube mais qui est une des rares façons de financer ses opérations) était éliminée. Au milieu de partie, Tristan et Frédéric ont acquis des badges « Islam » qui les mettent en position de profiter du dur labeur de Gérard et de remporter une victoire théologique quand l’occasion se présentera. Dom de son côté arrondit sa pelote et s’ingénie à empêcher cette condition de victoire en mettant en jeu des évêques d’une autre couleur. La première comète arrive enfin mais aucun des trois Imams ne l’achète, puisque cela reviendrait à consommer une action et leur argent pour activer une condition de victoire dont les deux autres risqueraient de profiter dans la foulée. Intéressante situation de « je te tiens par la barbichette » (du prophète ?). Finalement, une fois que le prix a suffisamment baissé c’est Dom qui l’achète pour activer la condition de victoire « Renaissance » (2 badges « Law » de plus et le plus de Républiques). Aussitôt, haro sur le Dom dont des prédicateurs enflammés dénoncent la victoire prochaine !

Pendant ce temps, une seconde comète entre en jeu et Gérard prend en main la carte avec badge Islam qui le mettra à égalité avec Tristan, bloquant provisoirement toute victoire religieuse (oui mais Gérard dispose d’une action Behead qui lui permettra au bon moment de supprimer une des cartes à badge Islam de Tristan. On te voit venir, Gérard !). Au tour suivant, Dom se crée une République pour se rapprocher de la victoire Renaissance, aussitôt contré par Fred. Et Tristan ? tout le monde l’avait apparemment oublié, en particulier Gérard qui n’a pas joué sa carte Islam. Le bougre barbu, majoritaire en badges Islam, achète la comète, active la victoire Religieuse et remporte la partie dans la foulée. Les autres jurèrent, mais un peu tard, qu’on ne les y prendrait plus. 

Table 2, dite « Abstraction » : à Deep madness Le Doc, Olivier L, François-René, Camille, Florian et Sophie ont fouraillé. Analyser le résultat relève de l’abstraction.

Table 3, dite « Traîtrise au sommet » : à Betrayal at the House on the hill en compagnie de Mickaël, les jeunes Paul et Alexandre, Olivier-3 et Franck ont recherché le traitre au sommet de la colline. Il était parmi eux, c’est sûr.

Table 4, dite « Outrenoire » : à Runebound, Julien, Neox, Xof et Baptiste ont broyé du noir à la façon de Soulages. Le résultat est caché derrière ce noir.

Table 5, dite « Cécité interdite » : Lucas arrive avec son jeu de Mah-Jong qui séduit Xel, votre serviteur, RomJé et Samuel, de retour parmi nous, et nouvel adepte. Une partie sous le signe du poulet (chicken), ce mah-jong spécial ne scorant aucun point (ce qui en fait une main remarquable en soi) dont on vit des exemples réussis et ratés (il faut avoir de bons yeux: on oublie toujours le petit truc qui marque un point, et de ce fait invalide le chicken et donc le mah-jong). Lucas joua le rôle de MJ, puis se fit supplanter dans ce rôle par RomJé au bout de la nuit car ce dernier, après avoir maintes fois différé son départ, et s’être enfin décidé, fut remplacé illico par Doc Nico qui passait par là, et lui servit de coach de luxe, offrant enfin un siège à Lucas, qui, lui, réalisa un mah-jong magnifique avec une main très pure en caractères, digne d’un musée d’art moderne !

Table 6, dite « Verrue d’avant-garde » : on s’en voudrait de passer sous silence cette table de Necromunda, où Steven & Co déployèrent au vu de tous une architecture d’avant-garde dont l’apparence tranche avec le style policé de la maison de quartier.

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Séance de VENDREDI 24/01/2020 à Servel

Le 24 janvier 1848 la découverte d’or à Sutter’s Mill, une scierie à l’est de Sacramento déclencha la ruée vers l’or en Californie. La nouvelle se répandit rapidement et attira plus de 300 000 aventuriers, américains et étrangers. Ces pionniers, appelés par la suite « forty-niners », arrivaient par bateau ou voie terrestre à bord de chariots, de tout le continent et du monde entier, au prix d’un voyage bien souvent difficile. Ces chercheurs d’or commencèrent par s’installer le long des rivières et utilisèrent pour leur recherche les techniques artisanales de l’orpaillage, puis des méthodes plus sophistiquées d’extraction de l’or.

La ruée vers l’or transforma profondément la Californie. Alors petit hameau constitué de tentes, San Francisco se développa sous la pression de la croissance démographique: routes, églises, écoles y furent construits. Un système de loi et un gouvernement mènera à l’admission de la Californie en tant qu’État américain en 1850. De nouveaux modes de transport se développèrent : le bateau à vapeur, qui devient un moyen de transport régulier, et les chemins de fer. Cependant, la ruée vers l’or n’eut pas que des aspects positifs : de nombreux Nord-Amérindiens furent attaqués et chassés de leurs terres, des tensions raciales et ethniques se formèrent, et l’extraction de l’or entraîna de nombreux problèmes environnementaux.

172 ans après, tout Parties Civiles était en position or-jeu.

Table 1, dite « Quatre hommes et une prière » : Gérard déballe son Précieux : Pax Renaissance, un jeu dense et fascinant qui recrée les luttes politiques/économiques/religieuses dans l’Europe du XVe siècle. Il partage un air de famille avec Pax Pamir (déjà joué ici) et Pax Porfiriana (le premier de la série, que l’on verra tôt ou tard à PC). On retrouve une zone de jeu divisée en 10 régions, un marché de cartes, un « tableau » devant chaque joueur où il peut activer une seule icône par carte et un argent toujours en quantité très limitée. Il faut s’habituer à voir les pièces sur le plateau (chevaliers, nobles, pirates et grands prêtres) comme des entités qu’on manipule et non pas comme des possessions. Parmi les subtilités à maîtriser: apprendre les effets de la quinzaine d’actions et anticiper les 4 conditions de victoire possibles (qui s’activent progressivement dans la seconde moitié de la partie, au fur et à mesure de leur achat par un joueur quand passe une comète). On pourrait parler de jeu à « effet papillon » : les conséquences d’une action de jeu peuvent se faire sentir un peu plus tard et un peu plus loin en modifiant de précaires rapports de force.

Autour de la table, deux initiés (Gérard et Dom) et deux novices enthousiastes (Frank et Frédéric). Saluons leur capacité à ingurgiter 1h30 d’explication de règles et à faire bonne figure pour cette partie de découverte, dont la durée a été allongée par les commentaires explicatifs et les discussions d’options à chaque coup.

En début de partie, Gérard et Dom-sans-le-sou luttent en Ibérie, le second s’orientant vers une victoire Globalisation. Pendant ce temps, Frank est laissé tranquille à l’Est et prend un solide départ vers une victoire Religion en prenant le contrôle de puissantes théocraties islamistes, assis sur un tas de florins faisant l’envie des autres. Mais la première comète tarde à venir, ce qui laisse le temps aux autres de le bloquer en mettant en jeu des évêques tandis que Dom, désigné comme homme à abattre, se voit rogner à l’Ouest les voiles de ses caravelles. Frank tente de transformer la situation en sa faveur quand Gérard, après avoir chipé un roi de Hongrie tout juste marié, se révèle tout près de remporter une victoire Renaissance. Dom se charge de le contrer en passant ses empires en républiques et la situation s’enlise un peu quand Gérard, se débarrassant d’un évêque blanc encombrant, met Frank en situation de conclure à 2h21 sa victoire islamique. Magnifique expérience ludique, en espérant que d’autres joueurs feront l’effort de se plonger dans ses règles pour revoir bientôt Pax Renaissance.

Table 2, dite « Bataille du rail » : à Brass-Birmingham Thomas voit sa stratégie (** SPOIL: faire des rails **) copiée par Xof et Elouann, mais l’emporte quand même. Comme en politique, l’original a résisté à la copie.

Table 3, dite « Vallée de la mort » : nous accueillons à nos tables Viloette, nouvelle adhérente qui prend part à Betrayal at the House on the hill en compagnie de Mickaël, les jeunes Paul et Alexandre, Olivier-3 et Elouann. C’est Paul le traître qui emporte cette partie, vengeant, nous dit-on, la mort de sa mère.

Table 4, dite « Los Angeles » : Nicolas II et François-René, en tête-à-tête à Death Angel, perdent contre le jeu.

Table 5, dite « Mains d’or » : Lucas arrive lesté d’un magnifique jeu de Mah-Jong et son imposant plateau, jeu venu du fonds des âges, et dont le nom, « moineau du lin » fait allusion au bruit fait par les tuiles qui s’entrechoquent lors de leur mélange. En Chine continentale, le mah-jong était illégal pendant la Révolution culturelle, et jusqu’en 1985. En 1996, devant la recrudescence du jeu d’argent illégal, le gouvernement chinois décida de promouvoir une pratique « olympique » et « saine », avec la promotion du mah-jong au rang de sport et la création d’une règle de compétition (gubiao majiàng, ou règle chinoise officielle (CO), ou Mahjong competition rule) jouée ce soir, sans argent bien sûr.
Justine et Thibault découvrent, Xel et votre serviteur connaissent déjà, mais dans la version japonaise, ce qui occasionne des frustrations car la version MCR n’autorise pas de faire mah-jong qui vaille moins de 8 ! Pour cette découverte seulement 4 manches furent jouées au lieu de 16, avec Lucas en mode maître de jeu non joueur, et Justine l’emporta grâce à ses mains d’or (55) devant Thibault (22), Xel (-10) et votre serviteur au score très modeste (-47). Puis je cédai la place à Lucas « MJ du MJ » pour aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs (elle le fut, puisque je visitai la table de Pax Renaissance qui connut une victoire islamique).

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