{"id":13497,"date":"2024-10-25T10:19:19","date_gmt":"2024-10-25T08:19:19","guid":{"rendered":"https:\/\/parties-civiles-asso.fr\/wordpress\/?p=13497"},"modified":"2024-10-25T10:29:56","modified_gmt":"2024-10-25T08:29:56","slug":"seance-de-mardi-22-10-2024-a-servel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/parties-civiles-asso.fr\/wordpress\/?p=13497","title":{"rendered":"S\u00e9ance de MARDI 22\/10\/2024 \u00e0 Servel"},"content":{"rendered":"<p>Le 22 octobre 1797 A-J. Garnerin, apr\u00e8s avoir d\u00e9gonfl\u00e9 sa montgolfi\u00e8re (eh oui, <a href=\"https:\/\/parties-civiles-asso.fr\/wordpress\/?p=13483\">encore un ballon<\/a>) un peu en dessous de 1000 m d&rsquo;altitude, d\u00e9ploie son prototype de parachute et revient sur terre (au Parc Monceau) presque intact, passant derechef \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 devant une foule de badauds d\u00e9confits qui s&rsquo;attendaient \u00e0 le voir s&rsquo;\u00e9craser. L&rsquo;homme connaissait bien les ballons, les ayant mis en oeuvre \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e et dans le civil. Apr\u00e8s ce premier saut, il perfectionne son parachute, en d\u00e9pose le brevet, et continue \u00e0 sauter depuis de plus en plus haut (partant de 2400 m lors d&rsquo;une d\u00e9monstration en Grande-Bretagne en 1802). Il meurt \u00e0 53 ans sur le chantier d&rsquo;un nouveau ballon, s&rsquo;\u00e9tant pris une poutre sur la t\u00eate. Comme l&rsquo;a chant\u00e9 G.Brassens (n\u00e9 un 22 octobre, \u00e9tonnant non ?) : \u00ab\u00a0La loi de la pesanteur est dure mais c&rsquo;est la loi\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-13503 aligncenter\" src=\"https:\/\/parties-civiles-asso.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/parachute.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"676\" srcset=\"https:\/\/parties-civiles-asso.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/parachute.jpg 640w, https:\/\/parties-civiles-asso.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/parachute-284x300.jpg 284w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/p>\n<p><strong>Table 1<\/strong>, dite \u00ab\u00a0Voyages dans les cieux\u00a0\u00bb : Nos v\u00e9t\u00e9rans intergalactiques poursuivent leur exploration de l&rsquo;ample <strong>Voidfall<\/strong>. C&rsquo;est int\u00e9ressant, ils d\u00e9cident de rejouer le sc\u00e9nario de la semaine pass\u00e9e ; la variabilit\u00e9 li\u00e9e en particulier aux \u00e9v\u00e9nements venant rythmer les tours fait que le d\u00e9roul\u00e9 a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s diff\u00e9rent, avec des factions plus puissantes, moins d&rsquo;\u00e9conomique et plus de militaire- nos deux Kirk se sont m\u00eame fritt\u00e9s un peu. C\u00f4t\u00e9 score c&rsquo;est beaucoup plus \u00e9quilibr\u00e9 que le premier opus, Marc l&#8217;emporte sur Olive par 122 \u00e0 108 PV.<\/p>\n<p><strong>Table 2<\/strong>, dite \u00ab\u00a0Pas d\u00e9gonfl\u00e9\u00a0\u00bb : Pierre-Yves sort <strong>Yunnan<\/strong> de sa besace, un jeu allemand d&rsquo;il y a une douzaine d&rsquo;ann\u00e9es. Il attire Vincent, Fran\u00e7ois, Marco et VHN. En apparence c&rsquo;est un jeu de d\u00e9veloppement : plus on avance loin sur la route qui relie les provinces chinoises, plus on peut vendre son th\u00e9 cher. Et pour cela, il faut suite \u00e0 une phase d&rsquo;ench\u00e8res acqu\u00e9rir des meeples suppl\u00e9mentaires, accro\u00eetre sa port\u00e9e le long de la route, augmenter le nombre de d\u00e9placements des meeples, construire des b\u00e2timents pour se donner des options tactiques etc. En fait il est assez m\u00e9chant car il y a plusieurs fa\u00e7ons pour que sa cha\u00eene de meeples habilement construite puisse \u00eatre perturb\u00e9e, ce qui r\u00e9duira le revenu per\u00e7u \u00e0 la fin du tour. On ne se fait donc pas de cadeaux et certains comme PY et Fran\u00e7ois ont souvent vu leurs plans mis en lambeaux. Notons aussi qu&rsquo;en choisissant bien son moment on peut r\u00e9cup\u00e9rer de grosses sommes \u00e0 la banque. Dernier \u00e9l\u00e9ment pas \u00e9vident \u00e0 jauger : on d\u00e9cide librement de convertir une fraction de son revenu (mais pas de son argent d\u00e9j\u00e0 devant soi) en PV \u00e0 la fin de chaque tour. Sachant que la fin de partie est d\u00e9clench\u00e9e quand un joueur atteint 80 PV il faut bien g\u00e9rer le timing de cet arbitrage. Ainsi Dom qui brusquement convertit l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de son revenu de 38. On le voit venir mais trop tard : premier joueur, il assure son revenu du tour suivant en dominant sur l&rsquo;influence ; il score 51 PV puis encore un peu au d\u00e9compte final et finit avec 121 PV, devant la mine d\u00e9pit\u00e9e de Vincent 67, Fran\u00e7ois 62, Marco 54 et PY 30.<\/p>\n<p><strong>Table 3, <\/strong>dite \u00ab\u00a0L&rsquo;homme qui tombe \u00e0 pic\u00a0\u00bb : Bien au calme, deux parties de <strong>Wyrmspan<\/strong> pour Xel, Nastassia et St\u00e9ven. La premi\u00e8re est pour St\u00e9ven avec 104 PV devant Xel 86 et Nastassia 76. La seconde est pour St\u00e9ven avec 94 PV devant Xel 83 PV et Nastassia 70+. Il y a des choses immuables en ce monde.<\/p>\n<p><strong>Table 4<\/strong>, dite \u00ab\u00a0Plus dure sera la chute\u00a0\u00bb : Partie au long cours de <strong>La b\u00eate<\/strong> avec de nouveau Thomas dans le r\u00f4le du pr\u00e9dateur. Face \u00e0 lui Caroline, Micka\u00ebl, Marie-Anne, Xof et une nouvelle venue. Nous publions ici le long rapport re\u00e7u d&rsquo;un infiltr\u00e9 dans le groupe de chasse, Jean Chastel.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je vous \u00e9cris pour vous narrer les \u00e9v\u00e8nements tragiques dont j\u2019ai \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin en mon pays de G\u00e9vaudan. En ce l\u2019an de gr\u00e2ce 1764, le 30 juin, j\u2019appris qu\u2019une jeune fille de 14 ans, la d\u00e9nomm\u00e9e Jeanne Boulet venais d\u2019\u00eatre trouv\u00e9e d\u00e9chiquet\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 du village des Hubacs, un loup l\u2019aurait attaqu\u00e9e sauvagement \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit. Mais d\u00e9j\u00e0 les rumeurs enfl\u00e8rent, certains y voyant l\u2019\u0153uvre du diable, d\u2019autres l\u2019\u0153uvre d\u2019un homme se changeant en loup les jours de pleine lune. Pour couper court aux rumeurs, je fus sollicit\u00e9 par le marquis d\u2019Apchier en ma qualit\u00e9 de chasseur pour participer \u00e0 la capture de cette b\u00eate. A l\u2019\u00e9t\u00e9 suivant, je fus surpris de voir arriver de Paris un envoy\u00e9 du roi ainsi qu\u2019une femme naturaliste, assistante de Georges-Louis Leclerc de Buffon, il parait que cette terrible affaire arriva aux oreilles de notre cher Roi et que cela faisait d\u00e9sordre. Un notable revenant de la capitale me confia qu\u2019on se gaussait dans les couloirs de Versailles de ce roi impuissant \u00e0 maitriser un simple loup et qu\u2019il n\u2019\u00e9tait donc point \u00e9tonnant qu\u2019il fut ainsi humili\u00e9 par ces foutus anglais et prussiens dans ces longues ann\u00e9es de guerre dont nous sortons \u00e0 peine. L\u2019\u00e9v\u00eaque de Mende persuad\u00e9 que le diable \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u0153uvre voulu aussi suivre la traque, son cousinage avec le ministre de Choiseul ne dut pas \u00eatre \u00e9tranger \u00e0 la venue dans nos contr\u00e9es \u00e9loign\u00e9es du porte-arquebusier de notre bon Roi.<\/p>\n<p>En cet \u00e9t\u00e9, je me positionnai aux environs de la ville de Grandrieu, mal m\u2019en a pris, comme vous le savez, les chemins sont sinueux et difficiles par ici, ma monture n\u2019\u00e9tant pas tr\u00e8s vigoureuse, j\u2019eu du mal \u00e0 retrouver les traces de ce que je pensais encore \u00eatre un simple animal. Ce qui me valut bien des moqueries et le sobriquet de \u00ab Chastel, le chasseur de lapin \u00bb.<\/p>\n<p>D\u2019autres victimes furent \u00e0 d\u00e9plorer autour de la for\u00eat de Mercoire durant la saison froide malgr\u00e9 l\u2019arriv\u00e9e de dragons du Roi et de leur chef, le capitaine Duhamel. Des t\u00e9moins furent interrog\u00e9s, ils auraient vu la b\u00eate traverser leur hameau. La b\u00eate d\u00e9fia nos pr\u00e9dictions, elle \u00e9tait comme tapie dans l\u2019ombre, semblant anticiper nos mouvements. Mes compagnons de traque et moi-m\u00eame, malgr\u00e9 nos sensibilit\u00e9s respectives, ressentions de l\u2019impuissance face \u00e0 cette force destructrice qui semblait mue par une force sup\u00e9rieure. Et si l\u2019\u00e9v\u00eaque avait raison ? Je me souviens encore de son discours lors de cet hiver 1764 : \u00ab <em>toutes ces choses n&rsquo;\u00e9taient que le commencement et le pr\u00e9lude d&rsquo;un malheur plus terrible encore que ceux qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9. Vous ne l&rsquo;\u00e9prouvez que trop, h\u00e9las ! Nos Tr\u00e8s Chers Freres, ce fl\u00e9au extraordinaire, ce fl\u00e9au qui nous est particulier et qui porte avec lui un caract\u00e8re si frappant et si visible de la col\u00e8re de Dieu\u00a0\u00bb\u00a0 <\/em><\/p>\n<p>La col\u00e8re de Dieu\u2026Je l\u2019ai \u00e9prouv\u00e9e, jamais ma foi ne fut mise \u00e0 aussi rude \u00e9preuve que lors des terribles \u00e9v\u00e8nements qui allaient survenir.<\/p>\n<p>En cette nuit d\u2019horreur de d\u00e9cembre, cela est grav\u00e9 au plus profond de ma m\u00e9moire, le ciel \u00e9tait clair et la fraicheur de ce d\u00e9but de soir\u00e9e p\u00e9n\u00e9trait les corps, les paysans se pressaient de rentrer sous la lumi\u00e8re de la lune. De cette pleine lune qui \u00e9tait rouge sang, comme annonciatrice du malheur \u00e0 venir et qui restera dans l\u2019histoire comme la boucherie de Saint Aman, les cris des familles commenc\u00e8rent \u00e0 r\u00e9sonner dans tout le village, gla\u00e7ant ses habitants, d\u2019abord vers le chemin du moulin au nord, puis vers le pont enjambant la Colagne au sud, la panique fut indescriptible comme si la main de la faucheuse venait se poser sur nous o\u00f9 que nous soyons, chacun essayant de retrouver et de prot\u00e9ger ses proches. Cela sembla durer des heures, puis le ciel se couvrit, au m\u00eame moment un hurlement terrifiant s\u2019\u00e9leva au lointain, la lune disparut et la nuit redevint d\u2019un noir imp\u00e9n\u00e9trable. La mort venait de frapper, le silence lourd des survivants, le regard hagard, h\u00e9sitant entre le soulagement d\u2019\u00eatre en vie et la douleur de la perte.<\/p>\n<p>En cet instant, il m\u2019est venu la certitude que ce ne pouvait \u00eatre un simple loup, cette pens\u00e9e me terrifia et des frissons irr\u00e9pressibles firent tressauter mon corps jusqu\u2019\u00e0 l\u2019aube. Marqu\u00e9 par cette nuit d\u2019horreur, je retrouvai de bon matin le marquis d\u2019Apchier, bien d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 mettre fin \u00e0 ces tueries. Notre \u00e9v\u00eaque d\u00e9cr\u00e9ta des pri\u00e8res de quarante heures en envoyant un message \u00e0 toutes les \u00e9glises des environs : \u00ab Une b\u00eate f\u00e9roce, inconnue dans nos climats, y paroit tout-\u00e0-coup, comme par miracle&#8230; Elle y laisse des traces sanglantes de la cruaut\u00e9&#8230; Elle fond sur sa proie avec une agilit\u00e9 et une vitesse incroyable&#8230; A ces causes, l&rsquo;on fera les pri\u00e8res de quarante heures o\u00f9 l&rsquo;on chantera le Domine \u00bb<\/p>\n<p>Les beaux jours revenus en ce printemps de 1765, par la gr\u00e2ce de notre seigneur, nous d\u00e9cid\u00e2mes de ne pas nous laisser abattre, et redoubl\u00e2mes d\u2019\u00e9nergie en mettant nos connaissances en commun, ce qui fut couronn\u00e9 de succ\u00e8s. Aid\u00e9s par notre naturaliste et son \u00e9rudition, elle mit la b\u00eate en fuite \u00e0 Marvejols \u00e9vitant un \u00e9vident massacre, mais elle ne fut pas \u00e9cout\u00e9e quand elle annon\u00e7a qu\u2019il fallait vite se diriger vers le Born, la ville plus \u00e0 l\u2019est, nous temporis\u00e2mes et nous e\u00fbmes tort, des morts auraient pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9s si nous avions suivi cette femme de science, si cela avait \u00e9t\u00e9 un homme, peut-\u00eatre l\u2019aurions-nous \u00e9cout\u00e9 au lieu de perdre notre temps \u00e0 faire appel aux trop r\u00e9put\u00e9s fr\u00e8res Marlet, qui soit disant avaient r\u00e9ussi \u00e0 toucher la b\u00eate la veille, vantant leurs armes de bonne facture et leurs munitions de qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Les paysans s\u2019arm\u00e8rent, les dragons du roi patrouill\u00e8rent mais la b\u00eate immonde nous \u00e9chappait toujours, la col\u00e8re grondait, \u00e0 tel point que notre \u00e9v\u00eaque fut emp\u00each\u00e9 par la foule de quitter Saint Amans alors qu\u2019il devait la traverser pour guider la traque et fut contraint d\u2019y c\u00e9l\u00e9brer une messe en hommage des victimes de l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e. Ceci nous retarda dans nos plans mais mieux vaut l\u2019apaisement des \u00e2mes que la col\u00e8re des corps.<\/p>\n<p>Nous en \u00e9tions s\u00fbr, la cr\u00e9ature allait remonter vers une zone plus peupl\u00e9e, cette engeance du d\u00e9mon avait faim, nous l\u2019avions contraint \u00e0 se mettre en mouvement. Une nouvelle lune de sang nous faisait craindre le pire, de nouvelles victimes furent \u00e0 d\u00e9plorer vers Rimeize. Heureusement une jeune paysanne, Marie-Jeanne Vallet avec une lance de fortune r\u00e9ussi \u00e0 faire fuir la b\u00eate, lui entaillant m\u00eame par deux fois le flanc limitant ainsi le massacre. Nous la suivions de pr\u00e8s mais le temps nous \u00e9tait compt\u00e9, au printemps prochain, les troupes serait rappel\u00e9es \u00e0 Paris. Un forgeron mandat\u00e9 par le Marquis de Morangi\u00e8s, nous confectionna 3 pi\u00e8ges de fortes constitution qu\u2019on pla\u00e7a judicieusement aux alentours du Malzieu bloquant ainsi la redescente vers le sud, du moins nous l\u2019esp\u00e9rions.<\/p>\n<p>Si pr\u00e8s du but, le sort s\u2019acharna sur nous, par une injustice que je d\u00e9nonce encore aujourd\u2019hui, je fus emprisonn\u00e9 sous pr\u00e9texte d\u2019avoir menac\u00e9 deux garde-chasses \u00e0 cheval, P\u00e9lissier et Lachenay, m\u2019accusant de les avoir sciemment dirig\u00e9s vers les tourbi\u00e8res, s\u2019embourbant avec leur monture, une altercation s\u2019en suivit et je dus les mettre en joue craignant pour ma vie. Je passai l\u2019hiver 1766 dans les ge\u00f4les m\u2019emp\u00eachant donc de continuer la traque. J\u2019en fus lib\u00e9r\u00e9 au printemps pr\u00eat \u00e0 en d\u00e9coudre ayant mis \u00e0 profit ces mois d\u2019enfermement pour \u00e9laborer une strat\u00e9gie pour coincer enfin ce monstre des enfers. Connaissant bien ce coin du nord de la province pour y avoir mener de c\u00e9l\u00e8bres battues avec mon camarade Thomas, il nous fallait utiliser la fameuse tactique de la tenaille de Langeac.<\/p>\n<p>Des mois de traque, \u00e0 apprendre, \u00e0 anticiper, \u00e0 douter mais tous les indices concordaient, la b\u00eate naus\u00e9abonde \u00e9tait \u00e0 Ruynes et elle s\u2019appr\u00eatait \u00e0 fondre sur le village de Prades, nous en \u00e9tions convaincus bien qu\u2019elle voulusse nous faire croire que sa prochaine cible \u00e9tait la ville voisine de La Besseyre. Oui, vous m\u2019avez bien lu, pour nous ce n\u2019\u00e9tait pas un simple animal mais une cr\u00e9ature dot\u00e9e de raison qui se jouait de nous. Des nuits enti\u00e8res \u00e0 se mettre dans la peau de cet innommable d\u00e9mon, \u00e0 en perdre la raison, \u00e0 en faire douter jusque notre foi en notre Seigneur. Mais le moment de v\u00e9rit\u00e9 \u00e9tait arriv\u00e9, la b\u00eate frapperait ce soir en ce lieu. Nous nous positionn\u00e2mes aux points strat\u00e9giques, elle ne pouvait pas nous \u00e9chapper. Elle fut stopp\u00e9e comme esp\u00e9r\u00e9 par le grand louvetier du royaume d\u2019Enneval. Pourchass\u00e9, le coup fatal lui fut donn\u00e9 peu apr\u00e8s, sa d\u00e9pouille basculant dans la Seuge, emport\u00e9e par le fleuve gonfl\u00e9 par une pluie d\u2019orage.<\/p>\n<p>Le myst\u00e8re de sa nature demeurera. Depuis ce jour, malgr\u00e9 le calme revenu, les soirs de pleine lune, me reviennent en m\u00e9moire cette forme que je crus distinguer dans l\u2019obscurit\u00e9 lors d\u2019une battue, comme si un immense loup se mettait \u00e0 marcher tel un homme.\u00a0 Et dans le lointain parfois, il me semble encore discerner son hurlement diabolique.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 22 octobre 1797 A-J. Garnerin, apr\u00e8s avoir d\u00e9gonfl\u00e9 sa montgolfi\u00e8re (eh oui, encore un ballon) un peu en dessous de 1000 m d&rsquo;altitude, d\u00e9ploie son prototype de parachute et revient sur terre (au Parc Monceau) presque intact, passant derechef \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 devant une foule de badauds d\u00e9confits qui s&rsquo;attendaient \u00e0 le voir s&rsquo;\u00e9craser. 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