Séance de VENDREDI 26/10/2018 à Servel

Les vacances arrivées, on prend ses aises à Servel avec 3 tables de jeu dans 3 salles.

Table 1, dite « Corruption » : c’est l’époque du salon d’Essen et les livraisons de nouveautés sont encore plus intenses que le reste de l’année. Mickaël déballe un magnifique exemplaire deluxe de Gùgōng, le dernier jeu de Andreas Steding (auteur de Hansa Teutonica et Kogge). Et comme avec Mickaël le service est compris, il connaît les règles. Jeu de gestion donc, dont le rédacteur sait tout juste qu’il s’agit de s’attirer les faveurs de dignitaires pékinois par un mécanisme de don/contre-don utilisant des cartes. Il sait aussi qu’il vit le pion rouge de Xel en tête sur la piste de score, position qu’il occupait toujours avec 49 PV à la fin du décompte, juste devant Tristan.

Table 2, dite « Trahison » : le groupe d’aventuriers de Gloomhaven (faut-il le rappeler ? Jack, Julien, Neox et Dom) part s’oxygéner en forêt dans la Forgotten Grove, à la recherche de plantes médicinales. Il ne manque plus que Bambi pour que le tableau enchanteur soit complet. Et bien non, c’est sur une quantité d’ours et de chiens-loup qu’il tombe, avec pour faire bonne mesure des Forest Imp qui volètent alentour et qui dispensent blessures et empoisonnements (pour nous) et soins (pour eux). En plus, le parcours est semé d’obstacles et d’embûches qui gênent le positionnement. Dom se fait attaquer par une meute au plus mauvais moment et perd 3 cartes sur 11 pour garder la vie sauve. Heureusement que l’expérimenté et fiable Julien vient s’interposer devant l’ours qui venait donner le coup de grâce (mais que ferons-nous sans notre tank après sa retraite imminente ?). On est toujours surpris par le comportement masochiste du Berserker de Jacques qui accumule les XP en se blessant. Soirée abstinence pour Neox qui ne ramasse pas le moindre sou (mais son personnage est déjà tellement équipé qu’on pourrait le surnommer la Samaritaine !). L’équipe progresse dans les bosquets et finit face au coffre au trésor. Dom jette ses dernières forces dans la bataille avec une double attaque au contact contre 3 ennemis simultanés et Julien finit le dernier ours. Oui mais on a l’impression de s’être un peu faits rouler en se faisant envoyer dans ce traquenard, il y a une alchimiste qui ne perd rien pour attendre.

Table 3, dite « Interruption » : une partie de Captain Sonar regroupe deux fines équipes : Vincent, ThomasC, KreeNox d’une part, Camille, Maïwen, Nourdine de l’autre.  Le premier équipage a remporté les deux parties, légèrement perturbées par l’abandon de poste d’une matelote ayant reçu un câble urgent.

Puis tandis que la table 2 range ses figurines et la table 1 n’est pas encore prête à ranger ses cubes, ils jouent à Time Bomb en se mentant effrontément. Puis pour se réconcilier ils finissent par Codenames.

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Séance de MARDI 23/10/2018 à Servel

Pierre Larousse aurait eu 201 ans ce mardi. Brillant élève déjà désireux de devenir encyclopédiste, comme Diderot, il obtient à 16 ans une bourse de l’université pour compléter sa formation à Versailles. Il devient, à 20 ans à peine, instituteur à l’école primaire supérieure de Toucy, son village de Bourgogne. Pendant trois ans, il cherche à renouveler la pédagogie en faisant appel à la curiosité des enfants avant de rejoindre Paris en 1840.

Pendant huit années, il suit les cours gratuits de la Sorbonne, étudie au Conservatoire national des arts et métiers, au Muséum national d’histoire naturelle et au Collège de France et fréquente de grandes bibliothèques. Il étudie le latin, le grec, la linguistique, le sanskrit, le chinois, les littératures française et étrangère, l’histoire, la philosophie, la mécanique et l’astronomie. Il constitue des milliers de fiches sur tous les sujets, dans la frénésie d’une formidable boulimie intellectuelle, ce qui lui vaut d’être surnommé le « bibliothécaire » par ses compagnons.

Alors qu’il songe se consacrer au commerce des vins de Bourgogne en s’associant avec sa sœur et son beau-frère, il acquiert une propriété à Toucy où son désir secret de Bourguignon attaché à la terre est de cultiver la vigne. La Lexicologie des écoles primaires publiée à compte d’auteur, paraît en 1849. Une nouvelle édition de cet ouvrage est publiée en 1852 sous le titre Grammaire élémentaire lexicologique. C’est la première pierre d’un édifice monumental en gestation.

En 1851, il rencontre un homme de sa région natale, qui apporte les fonds nécessaires pour que les deux hommes puissent s’associer et fonder une maison d’édition, la librairie Larousse. En 1856, est publié le Nouveau Dictionnaire de la langue française, l’ancêtre du Petit Larousse. Il est condamné par l’Église et mis à l’Index des Livres Interdits par le Saint-Office de l’Inquisition romaine. Son œuvre majeure est le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle. Il mit onze ans (jusqu’à sa mort) pour écrire ce dictionnaire de 22 700 pages.

Résultat de recherche d'images pour "pierre larousse cartoon"A Parties Civiles, l’affluence des derniers temps rend le récit de ces soirées comparable à l’étude d’un petit dictionnaire, qui, ce soir, avait pas moins de 8 entrées. Elle entraîne d’ailleurs des phénomènes de dopage des rédacteurs: l’on vit à cette occasion des pochettes de gloutonneries glucosées pulluler sur les tables.

Table 1, dite « BBB- » : Neox a apporté Crisis, un jeu déjà connu de certains, et notamment de Baptiste, qui en a fait une partie en duo avec son possesseur, mais avec des règles permissives que la morale réprouve. Rappelons qu’à ce jeu, il s’agit de sauver un pays « Aria » en grandes difficultés financières, Il y a donc un objectif collectif en plus: sauver le pays avant de se sauver soi-même. En l’occurence, nous n’avons pas été loin de la banqueroute, finissant à un niveau de confiance de -20, autrement dit catégorie junk bond largement enfoncée (catégorie < BBB- selon S&P). Il y eut pourtant un vainqueur, et c’est Neox qui prospéra le mieux (104). A la faveur de brillantes combinaisons, de cartes Avantage lucratives, et d’un monopole sur le fer, je caressai l’espoir de la détrôner avant qu’un dernier tour meurtirer m’en ôte toute illusion. Avec 89, je devance cependant Baptiste, 84. Olivier L. et Xel ont sombré dans les profondeurs, avec 58 et 50 respectivement, victimes de tirages de cartes impossibles à faire fructifier.

Crisis, c’est la crise sur nos tables de jeu !

Table 2, dite « CC » : à Clans of Caledonia, Doc Nico, Olive et Benjamin ont Compté leurs Coups. On ne sait pas qui a donné le dernier.

Table 3, dite « DAX » : ici, Scharzer Freitag se présente avec un tenant: Vincent-Artemus, jusqu’alors invaincu à ce jeu, et un challenger: Tristan, dans un rôle à conre-emploi. Alexis-le-barbu et Vincent-du-93 ont été les témoins de ce duel homérique, où l’alors invaincu a finalement été vaincu à ce jeu boursier allemand, au cours bien plus irrégulier que le DAX, son indice de référence.

Table 4, dite « KC » : à Azul, Guillaume se prend une tôle avec -11 au dernier tour, mais, cassé, gagne quand même. Kree’Nox a perdu mais bien aimé, et Nicolas II avait l’air content quand même.

Table 5, dite « KO » : à Via Nebula– Nicolas II retrouve le feu sacré et met KO ses adversaires. Guillaume s’est cette fois incliné, Kree’Nox a perdu mais bien aimé aussi.

Table 6, dite « W.H.I.T.E.C.H.A.P.E.L » : à Lettres de Whitechapel, Vincent-canal historique a emmené sur ses traces des enquêteurs au long cours: Marie-Anne, François-René, et Maïwen, pour une partie qui s’est prolongée après la permission de minuit. Le forum en dévoilera peut-être l’issue…

Table 7, dite «U0VDUkVUUw» : à Secrets Vincent-du-93, Nicolas II, Tristan et Alexis-le-barbu ont enchaîné les parties. Le résultat est codé en base4 dans un coffre-fort gardé nuit et jour. Quand ils furent repus, ils sont passés à Munchkin. Tristan avait alors lâché l’affaire.

Table 8, dite « 20Q » : à Warhammer Underworld Night vault, Olivier L et Neox ont guerroyé. On me souffle dans l’oreillette que ce jeu est la suite de Warhammer Underworld Shadespire – qui est déjà sorti quelques fois durant les soirées. Neox prend sa plume et raconte: « A la tête d’une armée de Nighthaunt (de sinistres spectres incorporels qui méprisent les vivants), j’ai vaincu Olivier et son armée Stormcast Eternals (de puissants guerriers immortels qui manient le pouvoir sacré de la tempête) 9 à 7. »

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Festival SCORFEL 20-21/10/2018 aux Ursulines et à Ste-Anne

Cette année encore, Parties Civiles est devenu, le temps d’un week-end, le partenaire très particulier du festival Scorfel !

Impossible de recenser toutes les tables jouées lors de ce week-end, mais on en retiendra un tournoi haletant de Penny papers qui atteignit des sommets stratosphériques, des sessions de Codenames enflammées, une marée noire de rôlistes, des souris qui se baladaient dans les allées, et une nuit ludique endiablée où certains sont allés visiter l’univers très particulier de Mr Wallace à Auztralia.

D’autres se sont encanaillés jusqu’au centre ville, espace Ste-Anne, participant notamment à une game jam, autrement dit la création d’un jeu en direct et en mode brainstorming ! La création fut présentée à la fin du festival: il s’agissait d’aller chercher des pots de lait pour une petite vache aux prises avec le terrible dragon. On s’y balade dans le territoire du monstre, représenté sur une carte qui m’a rappelé Hermagor. Plus thématique c’était difficile…. Félicitations à Ania qui orchestra cette création avec maestria !

Mais je ne saurais oublier une murder party très réussie: Magasin Général, qui revisita l’univers du Western dans le cadre prestigieux de la chapelle Ste-Anne  – oui, la vraie chapelle ! Pas moins de 14 joueurs y étaient réunis sous la houlette de Sylvain, auteur, acteur et organisateur, s’il vous plaît…Bravo l’artiste !

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Séance de VENDREDI 19/10/2018 à Servel

Le 19 octobre est un jour où l’histoire de l’église honore les siens. En 2003, mère Teresa fut béatifiée, et ce fut le tour de Paul VI 11 ans plus tard. Mais c’est également celui où elle les pleure, à l’image du prêtre polonais Jerzy Popieluszko, assassiné le 19 octobre 1984 – après une première tentative six jours plus tôt – dans des circonstances rocambolesques et tragiques  (il fut enlevé par la police politique, lesté puis jeté dans un réservoir d’eau de la Vistule). Il sera lui aussi béatifié, en 2010. Plus de 500 000 polonais rendront un dernier hommage au prélât, dont les obsèques célébrées en l’église Saint-Stanislas-Kostka de Varsovie insuffleront une seconde vie au syndicat Solidarność, alors bâillonné.

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En ce 19 octobre à Lannion et veille du festival Scorfel, nous continuons d’être béats d’admiration devant la foule des particiviliens qui irrigue les allées de la maison de quartier de Servel pour porter la parole du jeu – et pourtant ils sont loin d’être tous des canons – même s’il y en a quelques uns, cherchez bien 🙂

Table 1, dite « La tentation de l’Ouest » – sous la plume féconde de Dom:
Yeeehaaah ! les cow-boys and girls Olive, Xel, Guillaume et Dom, flanqués de machinistes ferroviaires et de charpentiers, entament avec Great Western le parcours d’une piste jalonnée de tuiles d’actions qui les emmènera une demi-douzaine de fois jusqu’à Kansas City vendre leurs bovins. Il est de ces jeux qui intègrent le deck-building à un gros jeu de gestion. De multiples chemins de développement, apparemment bien équilibrés, et 11 façons de marquer des points (!) Dans cette première partie pour certains, le placement  « mode découverte » des bâtiments a été utilisé. Et les stratégies, axées sur l’amélioration de sa main et la multiplication des ventes ont été similaires. Oui mais une erreur de compréhension sur l’enchaînement des actions (et pourtant Xel avait mis en garde…) a fait que la capacité à embaucher du personnel est devenue une loterie liée à la composition de sa main au départ de la piste. Loterie où Olive n’a clairement pas tiré le gros lot ! Le résultat final (Xel 82, Dom 76, Guillaume 48, Olive 46), couronnant une fin de partie où tous les quatre sont arrivés simultanément à Kansas City, est donc entaché de ce biais. Toutefois, il reflète bien l’excellent dernier tour de Xel, seule à avoir décroché les 9 PV d’une expédition de cargaison jusqu’à la lointaine San Francisco. S’il fallait adresser un bémol au jeu, ce serait sur l’interaction somme toute limitée. En particulier, c’est la première fois que je vois la règle « je dois payer pour passer par un bâtiment adverse mais si je n’ai pas d’argent je passe gratuitement » !

Table 2, dite « Le saut de l’ange » : notre correspondant infiltré à la table de Space hulk: death angel, rapporte une victoire collective, malgré la traîtrise de Vincent. François-René, Maïwen, Olivier, Nicolas II et Pierre en furent auréolés.

Table 3, dite « Solidarité conditionnelle » : AuZtralia comme son nom l’indique, se passe en Australie dans un univers militaire oppressant, car infesté de grands anciens. Et c’est Jack qui régale avec sa version kickstartée, pour la première officielle de ce Wallace très attendu, que nous avons déjà découvert à Troadé sans pouvoir y jouer. A l’examen, le jeu révèle une dualité entre une ambition individuelle: celle du fermier qui construit des rails pour aller défricher l’outback, fait pousser son maïs et élève son bétail, et découvre à l’occasion un peu de phosphate sur ses terres – et un destin collectif, celui de survivre à l’invasion des grands anciens. Il faut ici recruter et mobiliser des troupes: fantassins, infanterie, zeppelins, blindés, etc… Et oui, il faut le faire, sinon nos fermes seront ravagées et nos chers PV envolés ! Le mécanisme est original, mais souffre à mes yeux d’un grave déséquilibre: la très faible rémunération des chefs de guerre. Examinons en effet la feuille de marque de cette partie inaugurale:
Je l’emportai avec 45 PV, dont 34 de fermage, 9 de phosphate, et 2 de prises de guerre (un seul ennemi tué). Thomas atteint 34 PV avec 8 en fermage et 9 en bonus divers, et 17 gagnés au combat, maigre produit de cinq batailles homériques ! Jack finit avec 27 PV et les grands anciens, qui eux aussi sont classés (autre originalité: il faut les battre!), culminent à 15 PV. Quant à Armand, il quitta tôt la table, rappelé à la vie réelle par une urgence, et ne sera pas classé.
La moralité de cetet histoire est que beaucoup dépend du placement initial, lui-même déterminé par un tirage au sort. En effet, les grands anciens attaquent dans l’ordre de leurs numéros, et si l’on se place au nord-est comme je l’ai fait (qui plus est à une portée de rails de deux mines de phosphate !), on peut les attendre tranquillement pendant un certain temps et prospérer tout en apportant une solidarité assez conditonnelle à l’effort de guerre. Si, comme je l’ai compris, cet ordre d’attaque est figé dans les règles, c’est aussi à mon avis une grave source de déséquilibre. Alors, Auztralia serait-il un chef-d’oeuvre en devenir ? Nous attendons le verdict de nos pères wallaciens pour savoir quelle parole prêcher !

Table 4, dite « Santo subito » : à Grand Austria hotel, Paul (150) a converti de nouveaux adeptes: Vincent-le-barbu (120), Adrien (119) et Sébastien (100). Pour cet exploit, l’apôtre du Christ sera fait santo subito.

Tables 5 et 6, dite « Mise en scène » : Julien-de-Paimpol et Vincent-le-malpoli( NDLR: surnom auto-attribué), d’une part, Neox, Baptiste et Steven d’autre part, s’étalent sur une grande table avec les figurines de Warhammer 40K. Une mise en scène aussi impressionante et avec presque autant de protagonistes que pour l’assassinat du père Popieluszko, mais pour une issue heureusement moins tragique, on l’espère !

Table 7, dite « Nom imprononçable » : en fin de soirée, Dom abruti de soleil et de poussière tombe sur F-R, Maiwen, Neox et Vincent, qui n’ont pas envie d’aller se coucher et sont vraiment curieux de découvrir les jeux reçus dans le carton de prêt de IELLO. Et hop, on sort Qwirkle, un jeu abstrait présenté par le Gentil Animateur comme « un Scrabble avec des formes géométriques ». Autant dire qu’il a su motiver ses troupes, pas vraiment le cœur de cible d’un tel jeu ! (OK mais il s’en est vendu plus de 2 millions dans le monde). Neox prudent reste dans le rôle d’un contemplatif bienveillant. On se souviendra des nombreuses arguties pour décider si telle pose de tuile est légale, immanquablement closes par le rappel à la règle quasi-unique de ce jeu « chaque ligne est faite de couleurs ou de formes identiques ». Le vieux l’emporte sur les jeunes.

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Séance de MARDI 16/10/2018 à Servel

Quatre tables ce mardi, mais l’envoyé spécial embarqua sur une cogue (bateau ventru de la Hanse) et, occupé à tenir le cap dans les bourrasques glacées, n’a eu une vision que très sommaire de ce qui se passait.

Table 1, dite « Carte fatale » : embarquent donc avec VHN pour une saison de navigation sur la Baltique : Olive (qui connait Kogge), Gérard (qui a lu les règles) et Vincent (qui découvre). C’est ce dernier qui, porté par vents et courants favorables et récompensé de ses audaces (un raid précoce sur Copenhague) récupère très tôt le jeton « banquier », puis un second jeton à la faveur d’un commerce fructueux. Les autres s’accrochent tant bien que mal mais, si Dom recolle aux DP (avec 3 comptoirs + 1 jeton contre 1 comptoir + 3 jetons pour Vincent), il est clair que si la partie prend fin après le deuxième tour du Maître des Guildes (MG), Vincent sera bien devant aux PV. Le final est haletant et illustré ci-dessous :

Vincent en rouge vient d’acheter son deuxième pion Raid et le hasard fait que tout le monde s’est retrouvé à Lübeck où les 2 cartes Destination sont cachées. Il en retourne une au petit bonheur qui l’emmène à Åbo (en bas à gauche sur l’image)… où il retrouve le MG ainsi qu’un trésor de 12 cubes dans toutes les couleurs, qu’il pille aussitôt. Autant dire qu’il est quasi-certain qu’il l’emportera au tour suivant, soit en achetant un 4e jeton, soit en construisant un 2e comptoir, soit s’il parvient à remporter l’enchère de l’ordre du tour en faisant boucler son tour au MG. Gérard fait ce qu’il faut pour que ce dernier cas ne se produise pas en misant deux « 4 » face aux deux « 3 » de Vincent. Votre malheureux narrateur, équipé juste d’une paire de cartes « 1 », ne peut que constater que Vincent le coiffe au poteau des 5 DP. Aurait-il pu jouer avant lui, il prenait le raccourci vers le MG et atteignait le premier 5 DP en achetant un second jeton !

Table 2, dite « Cube fatal » : Tristan, tout marri d’avoir été pris vendredi dans l’étau Nourdine/Gabriel, rameute Thibault et Benjamin pour un Dominant Species à 3. Partie plus courte et moins chaotique qui a satisfait tout le monde … sauf peut être Tristan qui laisse filer la victoire à Thibault pour une histoire de cube non déplacé (qui lui coûte quand même 28 PV).

Table 3, dite « Espace fatal » : on y vit Xel, Florian, Nicolas-2, Camille et KreeNox jouer à Space Hulk:Death Angel.

Table 4, dite « Flux et reflux » : on y vit Jack, François-René et Guillaume jouer à Saint Seiya. Ensuite avec DocNico et Maïwen en plus et quelques joueurs en moins, il y eut un Alcatraz.

Table 5, dite « L’automne en pente douce » : les restants sortent Codenames. Première manche aux Bleus, avec le toujours fiable F-R s’imposant face aux raisonnements psychédéliques de Vincent. La suite sur le forum…

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Séance de VENDREDI 12/10/2018 à Servel

Mais où s’arrêteront-ils ? avec 32 présents sur 3 salles, une marée ludique inonde la salle de Servel dans la douceur de l’automne. Avec des nouveaux et des habitués, des jeunes et des cheveux gris. Et dans une semaine, le festival Scorfel à Lannion !

Table 1, dite « Domination » : Thibault, Nicolas-2, Tristan, Thomas-2, Gabriel et Nourdine sortent un gros morceau savoureux, Dominant Species. Un classique avec des mécanismes bien fichus et un matériel austère (tout le contraire d’un Kickstarter, quoi). On les avait prévenus, à six ce serait long. Effectivement, la partie durait encore quand le reporter partait. Rendez-vous sur le forum.

Table 2, dite « Investigation » : notre correspondant infiltré dans la salle rapporte : « Coup d’envoi de la saison 2 (c’est-à-dire qu’on attaque les enquêtes de l’extension, NDLR) de Sherlock Holmes : Détective conseil, avec une équipe rajeunie et féminisée, Camille et Maïwen se joignant à Vincent et son fils Elouan, François et François-René. Dans cette enquête La rançon du diable menée dans le huis-clos de l’aquarium, nous revisitons le mythe de Faust. Enfin, Google nous a aidés sur le coup car nous avions rapidement réalisé les limites de notre culture du sujet… Nous avons beaucoup tourné autour du réel scénario de l’intrigue, qui sera au final singulièrement différent et plutôt tourmenté ! Le score de 25, grâce à une réponse au doigt mouillé du toujours créatif F-R, nous aura permis de sauver les apparences. »

Table 3, dite « Autodestruction » : Jean-Gatien et Paul-Jr s’affrontent à Star Wars Armada. Le plus jeune des deux, contrôlant l’Empire, est victime d’une erreur de calcul de trajectoire fatale à son vaisseau amiral.

Table 4, dite « Répétition » : Frank, Eric, Elouan et Yona suivent VHN qui propose de s’entraîner à Penny Papers, le temple d’Apikhabou (qui sera le jeu support du tournoi de Scorfel. Au fait, connaissez-vous ce festival local et automnal qui mélange imaginaire, littérature et jeux ?) C’est un roll & write (chacun remplit une grille sur la base d’un lancer de dés commun) simple et rapide avec une pointe de crocs-en-jambe. Frank remporte la première partie avec 27 PV et Yona la seconde avec 28 PV.

Table 5, dite « Confrontation » : Julien, Jack, Christophe et Vincent-3 s’étalent sur une grande table avec les figurines de ASoIaF (le Trône de fer, quoi). Quatre joueurs donc 4 familles ? nous l’ignorons, tout autant que le résultat des batailles.

Table 6, dite « Invasion » : Mickaël, Guillaume, Fred et Olive s’attablent autour de Huns, un jeu avec des cartes, du développement et des coups bas. Le troisième nommé s’impose.

Table 7, dite « Mécanisation » : Paul, Xel, Louanne et Sébastien embarquent sur leur robot pour le deuxième scénario de Mechs vs. Minions. Bon travail d’équipe qui se conclut par un succès collectif.

Table 8, dite « Prédation » : les tables se recomposent et Guillaume, Eric, Elouan, Yona, Jean-Gatien et VHN se lancent dans un Evolution à 6. Certains découvrent, d’autres maîtrisent (mais il découvrent des traits génétiques spécifiques à la VF de la boîte de base). Rarement a-t-on vu autant d’animaux sur la table (à un moment Eric en avait 5), malgré la présence de carnivores qui en conduisirent plusieurs à l’extinction. Guillaume en particulier (il avait auparavant réglé son compte à la « peste », le carnivore de J-G), attaquant 4 tours de suite votre infortuné narrateur, élimina son espèce-clé qui protégeait ses voisines. Cette prédation lui assura la victoire avec 41 PV devant Yona (qui apprend vite) avec 37 et VHN avec 33.

Table 9, dite « Incompréhension » : Mickaël, Frank, Paul-Jr, Fred et Olive poursuivent avec Mysterium, le junior officiant comme fantôme (difficulté moyenne). Il eut du mal à faire passer ses visions et le groupe de mediums ne parvint pas à dépasser l’étape d’identification du lieu du crime.

Table 10, dite « Discussion » : une partie de Celestia pour Xel, Paul et un DocNico apparu tardivement. Nous ignorons le résultat mais nous les avons observés en pleine discussion sur la conduite de leur aéronef.

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Séance de MARDI 09/10/2018 à Servel

Le 9 octobre de l’année -43, la cité de Lugdunum -aujourd’hui Lyon- est fondée par Munatius Plancus, proconsul de Gaule.

Table 1, dite « Vieux Lyon » : c’est son quartier médiéval, et justement c’est au moyen-âge que se joue le gros pavé qu’est Feudum, toujours promu par l’enthousiaste Vincent-2, qui attire Thibault, Nicolas-2, Jean-Gatien ainsi que Gérard en observateur non-aligné. Inévitablement, la partie était en cours quand VHN se retira.

Table 2, dite « Carrefour » : sise à un confluent, bien reliée à Paris, ouvrant sur la Suisse et Turin, la ville est un carrefour de communication. Un peu comme l’astroport de Alien Frontiers où l’on retrouve, sanglés dans leur scaphandre, une bonne partie du bureau de l’association soit Neox, Baptiste, F-R, Tristan, Vincent-canal-historique ainsi que Maiwen en muse de l’espace. Ce petit monde lance les dés et combote dans la joie et on retrouve sur la piste de score en fin de partie une file de joueurs menée par Tristan et se suivant tous d’1 PV … puis un Vincent qui a eu du mal à y faire décoller sa fusée.

Table 3, dite « Fourvière » : l’idéal pour un mardi, c’est un jeu poids-moyen avec des règles simples. Avec 4 joueurs autour de la table (Xel, Guillaume, Benjamin et VHN), les Piliers de la Terre sont sélectionnés. La cathédrale qu’on y construit peut rappeler cette colline surmontée d’une basilique. Mécanisme malin, le placement d’ouvriers à coût décroissant (plus on a de choix et on joue tôt, plus l’action coûte cher) mais ordre de placement totalement aléatoire puisqu’on tire ces ouvriers d’un sac. Cela en fit couiner au moins un ! Pour le reste, conversion classique de ressources en PV avec des personnages de plus en plus puissants au fil des 6 tours. Comme le dit avec simplicité Benjamin à la fin de la partie : « j’aime bien les cubes ». Effectivement avec 46 PV, dix bons points devant le pack de ses poursuivants, il s’impose sans discussion. Il est temps de lui présenter Tristan.

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Séance de VENDREDI 05/10/2018 à Servel

En ce 5 octobre, Denis Diderot aurait eu 205 ans. Un sacré numéro pour lui qui est à l’origine de la fameuse Encyclopédie. A propos, on aurait bien aimé avoir sous la main celle des parties jouées ce soir à Parties Civiles, mais ça fusait dans tous les sens. Il faut dire qu’avec la croissance subite des effectifs, chroniquer ces séances relèvera bientôt du prix Albert Londres. Alors allez, voici quelques faits saillants qui ont émergé des limbes et pour le reste, as usual, the forum will help !! Après tout, une encyclopédie, c’est un travail collectif 😉

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Table 1, dite « On sait presque tout » : Xel remporte d’un point une partie ultra-tendue de Brass: Birmingham, devant Thibault, Thomas et Tristan, enfin il me semble…

Table 2, dite « Fiche complète » : à Innovation, j’initie Sébastien et Nourdine, et le premier nommé s’impose sans coup férir, avec la mécanique infernale du code des pirates. On n’a rien vu venir !

Table 3, dite « Genre gros jeu » : dans la salle 3 un gros jeu s’est déployé. Un truc genre War40K, mais c’est peut-être pas ça, hein !

Table 4, dite « Noms de noms » : il y a eu aussi un Codenames. Je me rappelle avoir été avec Kree’nox, qui découvrait, Audrey et Sébastien. En face il y avait FR, Nicolas (celui d’Audrey, pas l’autre), et d’autres. Une partie plutôt confuse, entâchée d’irrégularités comme le « City 2 » lancé pour Londres et NewYork (Tokyo, aussi sur la grille, était l’assassin), truffée d’indices en 1, et marquée par des hésitations sur l’histoire romaine revue et corrigée, du Christ à Aggrippine (jolie Crucifixion 3 à la clé pour Fin, Rome et Toile, cette dernière désignant bien sûr le saint-Suaire), et j’en ai vu qui prenaient des notes. Bon, les rouges ont gagné, mais qui en doutait ?

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Séance de MARDI 02/10/2018 à Servel

L’Opus Dei (« Œuvre de Dieu » en latin) a été fondée par saint Josemaría Escrivá de Balaguer, un prêtre espagnol, le . Cette institution, qui a d’abord été une pieuse union, puis un institut séculier, est une prélature personnelle depuis 1982, qui compte environ 90 000 membres, dont 2000 prêtres. Elle promeut notamment la sainteté au milieu du monde, aussi bien pour les laïcs que pour les prêtres séculiers. Le principal message de l’organisation est que chacun peut transformer son travail, ses loisirs, et sa vie de famille en des moments de rencontre avec Dieu.

Elle a fait l’objet de différentes controverses, notamment en ce qui concerne son aspect secret et son influence politique, ainsi que l’étendue réelle de ses moyens financiers. Le fameux Da Vinci Code met notamment en scène un Opus Dei mythique, dépeint comme une organisation impliquée dans une conspiration internationale opposant les instances dirigeantes de l’Église catholique au Prieuré de Sion (qui lui n’existe pas). Lors de la sortie de son adaptation au cinéma en 2006, l’Opus Dei a demandé sans succès à Sony d’insérer un avertissement avant le film inspiré du roman précisant qu’il s’agissait d’une œuvre de fiction.

Certaines instances de l’Église catholique ont réagi à la sortie de ce livre et ont reproché à Dan Brown d’avoir entrepris une démarche visant à discréditer l’Église catholique et à faire passer l’Opus Dei pour une secte. En réponse à l’œuvre, l’Opus Dei a spécifié dans diverses publications que de nombreux points du portrait que Dan Brown fait de l’Opus Dei sont faux et ne correspondent en rien à la réalité de l’Œuvre. Et notamment ceci: en tant qu’organisation catholique, l’Opus Dei se conforme à la doctrine catholique et condamne le crime et, en général, tout comportement qu’elle juge immoral. A bon entendeur, salut et vérité !

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90 ans après, à Lannion, quelques Dieux et des petits maîtes étaient à l’oeuvre. A Parties Civiles, nous avons aussi un message: chacun peut transformer son travail, ses loisirs, et sa vie de famille en des moments ludiques !

Table 1, dite « La génèse » : Thibault apporte Civilization, un jeu déjà connu, peut-être dans une nouvelle version ? Avec Nicolas II, Vincent-du-93 et Pierre, ils ont refait l’histoire du monde sans qu’on en connaisse ici l’issue.

Table 2, dite « La secte » : à Gloomhaven, Dom raconte :

Du mouvement dans la composition du groupe de quatre aventuriers abonné aux soirées Gloomhaven : le premier personnage de Jack (un Mindthief) et Dom (une Spellweaver) part en retraite, ayant achevé sa quête personnelle. C’est l’occasion de découvrir des pouvoirs et des styles de jeu nouveaux, en l’occurrence avec une Berserker (Jack) et un Cragheart (Dom), tous les deux démarrant au niveau 3. Autre originalité ce soir : nous décidons de rejouer un scénario déjà réussi, the well of the unfortunate, à la fois pour permettre aux petits nouveaux de prendre en main leur perso et parce que Julien souhaite pouvoir taper quelques Forest Imps pour atteindre son propre objectif personnel.

Le début du scénario, joué au niveau 3, est laborieux : les ennemis des deux premières pièces ont des pouvoirs d’action à distance puissants et pénibles (soins, poison, désarmement etc.). Le groupe a tendance à quitter des pièces pas totalement nettoyées qui mettent parfois son arrière-garde dans une situation délicate. Enfin la porte de la grande pièce finit par être ouverte. Neox suivi de Julien, suffisamment mobiles, dépassent les lents mais costauds Stone Golems tandis que Jack et Dom ont du mal à s’extirper. Le dernier est sur le point de succomber quand Julien, lui-même pas mal amoché, dégage un accès au puits magique et met fin au scénario.

Table 3, dite « Les limbes » : ici, Maïwen et Baptiste ont entamé un pas de deux. L’objet de leur affaire reste inconnu, et son issue plus encore.

Table 4, dite « La quête » : un nouvel adhérent, Kree’nox, pseudonyme emprunté à la porte des étoiles, plus évocateur et moins ampoulé que son nom de baptème, et qui est une forme de paradoxe (car les Nox sont les détenteurs du pouvoir d’invisibilité dans Stargate), déballe avec l’entousiasme d’un marchand ambulant son Mice & mystics. Ce jeu ne nous est pas inconnu: il a fait l’objet de longues parties et de campagnes au sein de PC. Je n’étais pas forcément convaincu, étant plutôt dans un état d’esprit « no new rules », mais son bagout a fait le reste. A cette table, nous avions donc deux beaux parleurs et deux experts du jeu, Kree’nox donc, mais aussi Vincent, et deux taiseux néophytes, à savoir votre serviteur et Maïwen. A vrai dire cette dernière arriva en cours de jeu et nous observa d’un oeil discret. Nous avons démarré sur le premier scénario, et l’avons gagné d’un bel élan collectif, bien aidés par Kree’nox qui, joueur bicéphale pour le coup, incarnait l’empire du mal (rats, blattes, araignées et toutes ces créatures malfaisantes), tout en conseillant les souris. Au final ce fut une victoire, mais, plus que le jeu et son issue, je garderai surtout en mémoire l’agréable commerce de mes compagnons d’un soir.

Table 5, dite « Les diables et les dieux » : à , Xel, Camille, François-René, Guillaume et Olive se sont fracassés dans Les montagnes hallucinées – puis, lancés dans Arena for the Gods, où Xel et François-René ont scellé une alliance divine, forcément divine….

Table 6, dite « Terre des hommes » : à Projet Gaïa, deux hommes (Olive et Benjamin) ont labouré la terre. On n’est pas resté jusqu’au bout, mais sans doute étaient-ils encore à l’ouvrage à l’heure des laudes.

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