Séance de MARDI 26/06/2018 à Ti Koad

Onze joueurs plus un arbitre ce soir, toute ressemblance avec un sport collectif qui nous prive temporairement de certains adhérents serait purement fortuite.

Table 1, dite « Phase de poule » : troisième sortie de rang pour A Handful of Stars, du Wallaaace dans l’Espaaace. Deux joueurs qui découvrent (Julien-2 & VHN) et deux qui rejouent (Thomas & Jack). A première vue, les aspects irritants de Mythotopia ont bien été gommés et le thème et son rendu visuel sont plus attrayants. A la fin, deux groupes : Thomas et Julien autour de 53 PV et Jack et Dom autour de 35 PV. Les qualifiés ont bien utilisé les cartes et jetons de score ; les éliminés se sont peut-être un peu trop lancés dans de vains combats. A signaler, le coup brillant de Thomas qui en ajoutant un trou noir (avec une carte à usage unique) s’est protégé de Julien tout en le confinant dans une bordure où il a pu certes se développer tranquillement mais qui l’a fort éloigné du reste de l’action.

Table 2, dite « Troisième mi-temps » : Le Bien et le Malt voit lui aussi un mélange d’initiés (Xel & Neox) et de novices (Olive & F-R, ce dernier restant dans le rôle de l’arbitre) parmi les moinillons brasseurs. Olive s’avère être un maître ès-boissons fermentées et l’emporte d’une courte chope. Oui mais un juge de touche a signalé une faute de règle commise dans la surface du plateau. Comme ils jouent plus vite que la table 1, ils enchaînent avec une partie de Roborally où cette fois F-R se mêle à l’action.

Table 3, dite « Tirs au but » : Baptiste (dit « le coffre-fort ») et Christophe (dit « le dynamiteur ») s’affrontent en face à face à Warhammer 40,000. Cela avait de l’allure.

Table 4, dite « Corner » : deux visiteurs de passage et figurinistes jouent à Warhammer Underworld Shadespire dans un coin de la salle. Nous n’en savons pas plus.

Les prolongations prirent la forme d’une longue discussion dans la douceur d’une nuit d’été odorante.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 22/06/2018 à Ti Koad

En ce 22 juin, Dan Brown fêtait son anniversaire. Si ses trois premiers romans ont eu peu de succès, avec moins de 10 000 exemplaires pour leur première édition, le quatrième, Da Vinci Code, est devenu un best-seller, https://i.pinimg.com/736x/9f/e4/1b/9fe41b9a23d7c0f7443f0e368c1f0540--cartoon-picture-dan-brown.jpgallant jusqu’à être en tête de la liste des meilleures ventes du New York Times pendant sa première semaine de sortie en 2003. C’est maintenant l’un des livres les plus populaires de tous les temps avec 86 millions d’exemplaires vendus dans le monde.

Et voici maintenant le compte-rendu d’une soirée de jeux pleine d’intrigues et de mystères…

Table 1, dite « Forteresse digitale » : retour de l’opus de Martin Wallace: A handful of stars. Thomas et votre serviteur remettent le couvert de mardi, tandis que Tristan et Michal découvrent. Une partie où Thomas (47), bénéficiant d’un tirage avantageux qui voyaient ses planètes bien alignées, bâtit peu à peu de ses propres doigts un inexpugnable forteresse – avec notamment un +6 au combat dans sa réserve. C’en était trop pour Tristan (39), qui lui céda le pas sur la fin, devançant votre narrateur (35) – stoppé en plein vol par un raid aussi vain que meurtrier de son voisin, Michal (24), qui pour sa part n’eut pas l’air d’apprécier le jeu et en particulier sa sophistiquée résolution des combats. « Pourquoi ne pas juste lancer des dés » ? Lança-t-il par bravade en quittant la table. Parce que c’est un Wallace bien sûr !

Table 2, dite « Deception point »  : au royaume des magiciens de Trickerion: Legends of illusion les arnaques et autres tromperies sont légion, comme dans le roman de Dan Brown. Xel faillit en être victime sur une erreur de comptage, mais c’est bien elle, qui de 2 points, domine le fier aréopage emmené par Maël, Neox et Julien-de-Paimpol, excusez du peu !

Table 3, dite « Anges et démons » : à Formule Dé, deux anges (Paul junior et Nicolas II) étaient à table avec un démon (Xof). Une partie dont on retiendra surtout, faute de feuille de score, cette interrogation d’un joueur – que les plus de cinquante ans ne peuvent pas comprendre: « Qui c’est, Alain Prost » ?

Table 4, dite « Les grenouilles heureuses » : à ses débuts, Dan Brown s’orientait vers une carrière musicale, créant des effets avec un synthétiseur. Il produisit notamment une cassette pour enfants avec des chansons telles que « les grenouilles heureuses » ! Voilà qui convient parfaitement pour désigner avec affection Benjamin et Linnéa, deux nouveaux amis (pour la vie ?), qui enchaînent avec ravissement deux parties de Peloponnes. C’est d’abord Vincent-2 qui s’impose, suivi ensuite par Olivier.

Table 5, dite « Origine » : Shards of Infinity est de retour: à ce jeu d’affrontement, jusqu’à l’élimination de tous sauf un, de la grande famille des deck builders, votre serviteur et Thomas sont retournés à leur origine de poussière. Tristan fut le seul survivant, et, comme il est infiniment grand, il remit le couvert avec Thomas tandis que votre narrateur se glissait dans le noir manteau de la nuit.

Table 6, dite « Inferno » : à Time bomb beaucoup trop de joueurs furent présents pour les tous nommer, mais on assure qu’il y avait une ambiance d’enfer.

Table 7, dite « Le symbole perdu » : à Innovation, Xel a longtemps cherché le symbole permettant de contrer les cartes meurtrières de Maël, et a fini par le trouver à l’autre bout de la nuit.

Table 8, dite « Da vinci code » :  à Death Angel François-René, Nicolas II, Xof et Cédric jouent, et jouent encore à percer le mystère de la mort de l’ange…

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 19/06/2018 à Ti Koad

Le 19 juin 1907, la crise de la viticulture languedocienne débouchait sur un affrontement tragique entre les forces de l’ordre et les manifestants. C’est la révolte d’une France rurale qui s’accroche désespérément à ses traditions et à son horizon villageois.

Au milieu du XIXe siècle, les quatre départements français qui bordent le golfe du Lion se sont spécialisés dans la viticulture: Gard, Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales ont su transformer leurs plaines arides en superbes vignobles. Mais de 1900 à 1906, la production du Languedoc grimpe de 16 à 21 millions d’hectolitres. La surproduction se solde par une mévente et une chute brutale des prix. C’est la ruine pour de nombreux Languedociens : petits viticulteurs qui n’arrivent pas à rembourser leurs dettes, mais aussi négociants au sort suspendu à celui de la viticulture.

Marcelin Albert à ArgeliersLes Languedociens réclament l’abrogation de la loi de 1903 sur la « chaptalisation » et une surtaxe sur le sucre pour décourager les importations. Mais le Président du Conseil, l’inflexible Georges Clemenceau, ne veut rien entendre. Marcelin Albert, cafetier et vigneron d’Argeliers, dans l’Aude, prend la tête de la révolte. Le 12 mai 1907, il avertit le gouvernement que si rien n’est fait avant le 10 juin, il décrétera la grève de l’impôt et appellera les municipalités à démissionner.

La veille de la date fatidique, Montpellier accueille pas moins de 600.000 manifestants ! Clemenceau en appelle au sentiment républicain des maires et, dans le même temps, envoie dans le Midi 27 régiments. Le drame survient à Narbonne, le 19 juin, où les soldats tirent sur la foule, faisant deux morts dont un adolescent. Le lendemain, nouveau drame face à une foule qui hurle sa haine : cinq morts. À Agde, petite ville à l’embouchure de l’Hérault, 600 soldats du 17e régiment d’infanterie prennent connaissance de la tuerie de Narbonne. Ils se mutinent et gagnent Béziers où ils sont accueillis par une population en liesse.

Dimanche 23 juin, Marcelin Albert se présente de son propre chef au ministère de l’Intérieur, place Beauvau, et demande à rencontrer le Président du Conseil. Georges Clemenceau le reçoit dans son bureau en tête à tête, et lui fait la morale avant de lui remettre un billet de 100 francs pour le train du retour. Le rebelle accepte mais promet de le rembourser. Le Président du Conseil convoque aussitôt la presse et raconte à sa manière l’entrevue, prétendant que le cafetier a éclaté en sanglots, laissant entendre qu’il n’aurait pas toute sa tête.

Finalement, le gouvernement établira une surtaxe sur le sucre et réglementera sévèrement le négoce du vin, donnant ainsi raison aux manifestants. Le Languedoc conserve le souvenir aigu de cette révolte anachronique, et ne manque pas d’invoquer les mânes de Marcelin Albert chaque fois que la concurrence ou les règlements menacent son vin.

111 ans après, si on avait mal à la tête à Ti Koad, la chaptalisation n’y était pour rien: c’était plutôt le mal des transports qui était en cause, en train ou dans un vaisseau spatial !

Table 1, dite « Château de l’étoile » : par le truchement de Jack, Thomas nous fait découvrir, et nous explique avec la pédagogie qu’on lui connaît, le majestueux opus de Martin Wallace: A handful of stars. Nous y retrouvons les principes de base de Mythotopia (conquêtes de territoire, affrontements, deck building avec réserve), mais aussi des différences, qui font de cette livraison une réussite – notamment des jetons bonus rechargeables à chaque remplissage de deck. La fin de partie est déterminée par un nombre fixé à l’avance de roulements de deck par l’ensemble des joueurs (nombre lui-même fonction du nombre de joueurs, à savoir 20 pour les 4 que nous étions). Un mécanisme original, qui permet à certains de jouer la montre et à d’autres de forcer le destin. Au terme de cette bataille épique, un ultime raid de Jack échoua à lui apporter la victoire: avec 39, il céda le pas à François-René (42). Thomas sous-performa étonnament (33), et pour ma part, culminant à 27, je fis quelques choix isolationnistes qui me coupèrent de replis précieux et occasionnèrent des pertes sévères. Je ne désespère pas de me refaire, et pourquoi pas vendredi prochain…

Table 2, dite « Cuvée petit train » : à Russian railaroads on vit Neox rouler dessus ses petits camarades, au point de prendre presque un tour de piste – autant dire une locomotive – à Julien-2, lui-même un essieu devant Baptiste, qui devança Xel d’un wagon.

En cours de ces deux parties, Cédric fit une apparition, ce qui permit aux survivants de la table 2 de lui tenir la chandelle en attendant l’interminable verdict de la table 1, de parler piscine, et de toutes ces sortes de choses.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Après-midi goûter participatif DIMANCHE 17/06/2018 à Servel

C’était un dimanche d’août. Du plus loin de l’oubli, il me revient dans mes souvenirs dormants que, après avoir dépassé les boulevards de ceinture, je m’étais retrouvé dans un quartier perdu. Au coeur d’une forêt, dans un sous-bois, j’avais croisé 878 vikings devenus sauvages, et entendu des histoires de fantômes.

Soudain, croyant entrer dans une villa triste, je me trouvai au café de la jeunesse perdue: moelleux au chocolat, roses des sables, douceurs, thé, café et jus d’orange respiraient le vestiaire de l’enfance. Le livret de famille donnait à voir une jeunesse: en visitant, j’avais croisé de si braves garçons, qui couraient partout entre les fleurs de ruine, et des inconnues.

Tout un cirque y passait: les chiens de printemps agaçaient des chevaux embarqués dans un Turf endiablé, les agents secrets parlaient en nom de code à des rois du domino, les princes vaudous dilapidaient leur pédigree. Ouvrant la paume de sa main, l’ami Martin, de retour de voyage de noces, exhiba furtivement la place de l’étoile comme la promesse d’un futur voyage.

En rentrant de ma ronde de nuit, j’eus un accident nocturne en glissant sur l’herbe des nuits, au coin de la rue des boutiques obscures. Pourtant, on m’avait fourni un plan pour que je ne me perde pas dans le quartier. J’étais en faute, fus arrêté, jugé, condamné. Mais on convint que, pour mes débuts dans la vie, j’étais encore irresponsable. De ce fait, j’obtins la remise de peine qui me permet de tenir ce discours à votre académie.

Séance de VENDREDI 15/06/2018 à St-Elivet

« Les années 80, j’y étais ! » pourrait chevroter le narrateur, et effectivement personne n’est parfait. Dans le domaine musical, ce n’est certainement pas un millésime de garde. Et si vous n’avez peur de rien, allez voir sur les clips les coiffures de l’époque ! Attachez vos ceintures, coiffez vos casques (audio) et suivez le guide du Top-50.

Table 1, dite « Les démons de minuit » (1987) : la petite bande de Gloomhaven s’étant aguerrie, elle va désormais affronter des monstres de niveau 3. Toujours à la recherche des sombres forces qui font rien qu’à gâcher la vie paisible des citoyens de Gloomhaven, elle se fait envoyer (par téléportation, mar plij !) dans le Plane of Night détruire une colonne maléfique qui s’élève jusqu’aux cieux. Trois pièces en enfilade avec plein de pièges (qu’il est toujours plaisant de désamorcer en attirant dessus un ennemi) et des Deep Terror qu’on a commis l’erreur de ne pas assez prendre au sérieux (certes ils ne bougent pas mais ils ont d’efficaces moyens de nuire). Tels des Ghostbusters (1984) il a fallu nettoyer quantité de Night Demons et de Black Imps qui empoisonnent plus vite qu’on arrive à se soigner, Julien succombant à force d’encaisser leurs attaques. Les 3 rescapés se retrouvent face à la colonne et s’acharnent sur elle. Jacques réussit à forcer un des monstres à s’en prendre aux siens, avant lui aussi de s’éteindre. Les deux derniers personnages finissent le travail mais que c’était serré, un vrai thriller (1982) !

Table 2, dite « Everybody wants to rule the world » (1985) : Jérôme, F-R, Sophie, Nicolas-2, Thomas et Mickaël se lancent dans un coop, Space Hulk : Death Angel où il faut, dans l’univers de Warhammer 40k, aller bouter hors de la galaxie des aliens qui voudraient bien la dominer. Il y a eu du dégât mais grâce au self-control (1984) de Jérome et Thomas, les envahisseurs ont trouvé à qui parler.

Table 3, dite « Money for nothing » (1985) : retour de Schwarzer Freitag (soit vendredi noir en VF) avec Thibault, Tristan, Xel, Neox, Elouan et Maël. Pourtant c’est un lundi que, en octobre 1987, les marchés boursiers s’effondrèrent méchamment. Malgré une erreur de mise en place, c’est ce soir Xel qui,  par une gestion dite « en bonne mère de famille » de ses actifs financiers, surnage dans le monde interlope des manipulations financières et accède au statut de femme libérée (1984), et riche.

Table 4, dite « With or without you » (1987) : petit chassé-croisé entre tables 2 et 3 et Tristan, F-R, DocNico, Thibault, Mickaël et N2 enchaînent deux parties de Not Alone. C’est d’abord F-R la bêêête qui, en symbiose avec sa planète d’un autre monde (1984), décime la petite troupe d’aventuriers (1982) venue l’explorer. « Welcome to the jungle ! » (1987) aurait-il pu ajouter. Dans la seconde, c’est Tristan qui a endossé le rôle, une toute première fois (1985) si l’on en croit les archives de l’association.

Table 5, dite « Another one bites the dust » (1980) : Shards of Infinity est un jeu d’affrontement jusqu’à l’élimination de tous sauf un qui s’inscrit dans la grande famille des deck builders. La petite nouveauté est qu’une carte acquise peut soit être normalement ajoutée à la défausse du joueur, soit être activée immédiatement pour un usage unique. Thomas, Xel, Jérôme et Maël s’y mesurent sous le regard intéressé de Sophie, mais pas sous celui du narrateur qui prit congé de cette nuit de folie (1989).

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 12/06/2018 à St-Elivet

En ce 12 juin, il aurait eu 512 ans. Grand maître de la langue française, Pierre Corneille est le champion du théâtre classique, celui du Grand Siècle (le XVIIe), lequel se définit par la célèbre règle des trois unités (durée, action, lieu). Une règle que nous avons suivie scrupuleusement lors de cette soirée de Parties Civiles.

Résultat de recherche d'images pour "Pierre Corneille cartoon"

Table 1, dite « Dilemme cornélien » : Coopératif ou compétitif ? Un dilemme souvent cornélien, que les joueurs présents à cette table (Florian, Julien-2, François-René, Maïwenn) tranchent en faisant les deux: d’abord un Robinson Crusoe, qui se traduit par un « sauvetage collectif de génie », puis The boss – dont le vainqueur a préféré garder l’anonymat.

Table 2, dite « Unité d’action » : Thomas, Xel, Thibault et Olivier font dans l’unité d’action: à la guerre comme à la guerre, avec d’abord Vikings gone wild, un jeu chaotique réglé par Olivier, puis In Flanders field où Xel tint le haut du pavé.Résultat de recherche d'images pour "vikings gone wild"

Table 3, dite « Les yeux de Rodrigue » : à cette table de Kogge, il fallait garder sa concentration et ses nerfs ! Votre modeste serviteur prit un départ éclair (construction d’un comptoir dès le premier tour), mais perdit les deux à la fois après avoir été victime d’un raid brutal d’Olive sur son bateau, et finit la partie sur une impasse, bloqué dans une ville dont il ne put sortir.

A l’inverse, Dom livra une prestation de haut vol, réussissant à finir la partie avec 5 DP, avant donc le deuxième tour du maître de guilde, événent assez rare pour être signalé. Quant à Nicolas II, il n’attaqua personne, restant blotti dans le ventre mou du classement.

A l’instar de Corneille au sujet du Cid, qui fit scandale à sa création pour ne pas respecter les canons du genre, Dom pourra être accusé d’avoir fomenté un trop grand nombre de péripéties, et nous laisserons sur ce sujet le dernier mot à Boileau, qui soutint à l’époque son ami par ces vers:

« En vain contre le Cid un ministre se ligue,
Tout Lannion pour Chimène a les yeux de Rodrigue.
L’Académie en corps a beau le censurer,
Le public révolté s’obstine à l’admirer. »

StelliumTable 4, dite « L’imitation de Jésus-Christ » : tandis que Cédric se cherche une table, Paul et Jack-2 débarquent et l’invitent à Stellium, un jeu où, à l’aube de la création de l’Univers, vous incarnez les premières divinités du Cosmos. Mais le jeune homme n’était pas venu pour tendre la joue gauche, et impose sa doctrine à la stupeur générale !

Table 5, dite « La place royale » : un majestueux affrontement eut lieu entre les deux Nicolas autour de Lorenzo le magnifique. C’est le Doc qui en remontra au Président !

Table 6, dite « L’illusion comique » : à-propos et concentration sont requis à Magic maze où chacun joue presque en même temps pour peu que la coordination soit de la partie. Or, les protagonistes de cette table, à peine revenus de l’espace-temps tourmenté de Stellium, en ont parfois manqué, se perdant dans les dédales du labyrinthe, et créant, pour qui voulait l’observer, l’illusion comique de ne plus savoir qui jouait.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 08/06/2018 à St-Elivet

Mahomet s’est éteint à Médine le 8 juin 632 (le 13 du mois de Rabi’ premier, selon le calendrier arabe). Celui qui va apparaître plus tard comme le Prophète de l’islam décède suite à une fièvre douloureuse et une longue maladie, peut-être consécutive à un empoisonnement. Il a environ 63 ans. Sa tombe est creusée à l’endroit même de sa mort.

Mahomet offrit l’image d’un homme énergique mais aussi pénétré de sa mission divine. Il se défend d’être poète et se juge incapable d’inventer par lui-même quoi que ce soit de comparable au Coran. Il se reconnaît faillible et ne se veut en rien différent des autres hommes. C’est un guerrier qui ne rechigne pas à donner la mort. Il aime les femmes et ne s’en cache pas. Il consacre par ailleurs beaucoup de temps à la prière et dédaigne les richesses de ce monde.

À l’instant de mourir, bien qu’il ait eu neuf femmes légitimes, il ne laisse aucun fils survivant susceptible de lui succéder à la tête des croyants. Abou Bekr remplace le messager d’Allah au terme d’une brève lutte de succession et prend le nom de khalîfa (calife), d’un mot arabe qui veut dire lieutenant ou remplaçant. Ce premier calife a 59 ans, figure parmi les plus anciens compagnons de Mahomet, et est aussi le père d’Aïcha, l’épouse préférée du Prophète.

Mahomet a soumis par les armes la partie occidentale de la péninsule arabe à son autorité en une dizaine d’années. Après sa mort, ses successeurs entraîneront leurs troupes à la conquête du Moyen-Orient et de la rive sud de la mer Méditerranée.

A Lannion, quelques années après, on était en plein ramadan, mais on n’a ni bu, ni mangé, ni fait l’amour, on ne s’est pas non plus maquillé et on n’a pas fumé – par contre, et c’est permis, on a vérifié – on a joué !

Table 1, dite « Sacrilège » : la bande des quatre fantastiques se reconstitue pour Lisboa – les règles étant encore fraîches de la semaine dernière. Mais le résultat fut différent, et conduisit à un sacrilège: la défaite de Tristan (124), dominé à la régulière par Thibault (132). Neox (112) et Xel (103) ont apprécié cette partie qui aboutit à des scores impressionnants !

Table 2, dite « Soumission » : à Inis – aimablement prêté par Neox qui-a-le-jeu-et-qui-aime-bien-mais-qui-quand-même-n’y-a-pas-touché-en-476-jours, Dom, Mks et votre serviteur découvrent un univers plaisant et un jeu retors où il faut surveiller les différentes conditions de fin de partie et gérer avec doigté son usage des cartes et son droit de passage. Le plus roué des trois a soumis les deux autres, remportant successivement deux parties d’un jeu malin – et peut-être voué à une domification rapide (« domifio subito » dit-on dans les grimoires) ?

Table 3, dite « Aumônes » : ici, on joua Huns – Thomas et Mickaël se sont adjugé chacun une partie, laissant Guillaume et Vincent-2 à leurs aumônes et leur insondable désarroi.

Table 4, dite « Sourate » : Baptiste est un fidèle de l’univers Warhammer (ici en version Underworld Shadespire) – un jeu aussi long à nommer qu’une sourate – et en fut récompensé.

Table 5, dite « Guerre sainte » :  This war of mine était terre de djihad pour des combattants aussi braves qu’anonymes !

This War of Mine : le Jeu de Plateau

Table 6, dite « Blasphème » : ici une partie d’Innovation rassembla Dom,Thomas et votre serviteur, qui l’emporta au terme d’une joute épique et splendide où les augures ont longtemps hésité avec Dom, en position de conclure mais pas assez haut perché dans le grade des cartes actives. Votre serviteur avait pour sa part un plateau de cartes presque vide, mais en tira miraculeusement (et par des procédés qu’on ne saurait nommer ici) un profit aussi éhonté qu’un blashphème !

Table 7, dite « Retour de pélerinage » : revenu de Canossa après sa déconfiture de la table 1, Tristan règle Xel et Thibault à Schwarzer Freitag – et à ce jeu boursier, c’était question d’honneur mais pas d’argent, croyez-le bien !

Table 8, dite « Coran continu » : à Codenames les rouges (Maïwenn, FR, Nourdine, Guillaume-alias-Yohann) ont était défaits par les bleus (Jérôme, Nicolas II, Axel, VHS, Xel) sur le score de 2-1. Une partie marquée par la domination croissante des bleus, qui ont dicté leur récitation au débit d’un Coran continu, alors que les rouges étaient en plein doute sur la signification de mots aussi profanes que S…e 2 (Colon, Tige). Il y eut aussi quelques situations cocasses, à l’image de l’indice Exclu 2 répété 2 fois – d’abord (Mouton, Noir), puis (Cours, Bar) – ça sent le vécu ! La conclusion vit votre modeste narrateur à l’oeuvre avec pour commencer un Mao Zedong 5 (Rouge, Marche, Chef, Appareil, Dragon), et pour finir le subtil Gros 2 (Bras, Géant).

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum.

Séance de MARDI 05/06/2018 à St-Elivet

Le 5 juin 1921 s’éteignait Georges Feydeau, après 58 tumultueuses années s’achevant sur des troubles psychiques dus à la syphilis. Son nom reste associé à une spécialité théâtrale bien française, le vaudeville. 97 ans plus tard, pas d’amant en caleçon dans le placard de Parties Civiles, mais des boîtes de jeu qui y sont d’ailleurs restées, les acteurs de la soirée étant venus les mains pleines.

Table 1, dite « Le Circuit » : dans la poussière, les meuglements et les bouses séchées de Great Western, trois cow-boys et une cow-girl (Neox, Thibault, Julien-2 et Xel) font faire plusieurs tours à leur troupeau de bovidés sur le circuit qui les mène des grandes plaines à Kansas City. Malgré l’existence de lignes de télégraphe, aucune communication relative au compte-rendu de la partie n’a encore été reçue.

Table 2, dite « Le Dindon » : Thomas, Jack-2 et VHN rejoints par DocNico s’attablent autour de La Havane, un jeu où l’ordre du tour variable, le choix simultané de personnages aux pouvoirs variés et la possibilité de s’en prendre à ses collègues ont donné deux parties assez chaotiques. Dans la première, Thomas coiffe sur le poteau un Nicolas ayant fait un départ canon et un Jack ayant bien remonté. Dans la seconde, c’est Jack qui se rue jusqu’à la victoire. Les deux fois, Dom est le dindon de la farce.

Table 3, dite « L’Affaire Édouard » : à 878 les Vikings deux vétérans jouent le rôle des anglo-saxons (Jeff) face aux envahisseurs nordiques (Jack). Leurs forces ont été décimées puis renforcées tour après tour sans que le rapport des forces bascule en faveur d’un camp. Mais le roi anglais qui arrive au 5e tour pour rallier son peuple ne s’appelle pas Edward mais bien Alfred. Passons sur cette approximation étant donné que, retranché dans un réduit au sud-est du pays et cerné de toutes parts, il a su galva-niser ses troupes et emporter la victoire par un « Traité de Wedmore ».

Table 4, dite « Gibier de potence » : Nourdine rassemble un collectif de volontaires (Nicolas-2, François-René, Frank et Jérôme avec Maïwenn et Cédric comme supplétifs) pour inaugurer Zone à Défendre, jeu collaboratif et d’actualité se déroulant dans un coin du bocage de Loire-Atlantique. Au terme de la partie, le projet d’aéroport d’un autre siècle a été abandonné sans même que Nicolas H. n’intervienne. Certains joueurs ont avoué n’avoir jamais vu autant de légumes de leur vie, et ce jeu va bien avec les vaches de la table 1 !

Table 5, dite « Séance de nuit » : tandis que les bouviers de la table 1 continuent leur longue marche, tous les restants se retrouvent autour de Liens de Sang. Pas toujours simple à prendre en main pour un party game où il faut saisir le profil de chaque personnage, mais tous ont passé un bon moment à identifier puis éliminer l’équipe adverse (sauf peut-être le malheureux qui s’est retrouvé Inquisiteur manche après manche !)

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 01/06/2018 à St-Elivet

Le 1er juin 1885, la dépouille de Victor Hugo, décédé dix jours plus tôt, à 83 ans, en l’avenue qui porte son nom, était conduite au Panthéon.

Le 31 mai, son cercueil est exposé sous l’Arc de Triomphe drapé de noir. Le lendemain, plus d’un million de personnes suivent le corbillard des pauvres dans lequel il a demandé à être conduit. Le Panthéon, oeuvre de l’architecte Soufflot, anciennement église Sainte-Geneviève, est réouvert à cette occasion et devient le mausolée des gloires nationales. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’un poète reçoit de pareils hommages.

Victor Hugo n’a sans doute jamais été baptisé, mais est venu à la foi au mitan de sa vie. Il n’en refuse pas moins la présence des Églises à ses funérailles. Il écrit dans son testament : « Je donne cinquante mille francs[-or] aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l’oraison de toutes les Églises. Je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu ».

Homme de son temps, il a été successivement royaliste, légitimiste, monarchiste constitutionnaliste et libéral, républicain et anticlérical, ce qui lui a valu cette oraison funèbre du journal La Croix, représentatif de la frange la plus conservatrice des catholiques : « Il était fou depuis trente ans !… »

133 ans après, il n’y avait pas que des poètes et des fous à Lannion. Mais en cherchant bien, il y en avait quand même. Chacun jugera !

Table 1, dite « La légende des siècles » : si certaines parties en furent jouées à domicile « off the record », c’est bien la première partie de Lisboa que l’on recensera officiellement dans le grimoire de Parties Civiles. Il faut dire que l’opus de Vital Lacerda en imposeRésultat de recherche d'images pour "lisboa jeu", et que son format comme sa complexité peuvent en rebuter certains. Alors, cap de finir un Lisboa avant le petit matin ? Cap répondent en choeur Xel, Tristan, Neox, et Thibault, qui ont préparé leur affaire: digestion préalable des règles, mise en place sur le champ, pas de parlottes ou de commérages inutiles, et en trois heures, l’affaire est pliée ! De quoi conforter l’idée reçue que ce n’est pas le jeu qui est long, mais les joueurs ! Et donc pour l’histoire, que dis-je, la légende, Tristan sera le premier vainqueur de ce jeu pour les siècles et les siècles (118), suivi à bonne distance par Neox (95), Thibault (92) et Xel (85).

Table 2, dite « Les voix intérieures » : à Sherlock Holmes: Detective conseil l’équipe des fins limiers (François-René, Dom, VHS, Thomas), adoucie depuis peu par la présence de Maïwenn, termine sa campagne avec la dixième et dernière enquête. Il y est question d’une licorne bleue, et ce n’est pas à cause du whisky ni du jus de pomme bio que nous bûmes à l’occasion ! L’intuition de Dom (portée par une voix intérieure ?) fit des étincelles, et nous résistâmes avec ardeur à la tentation de visites de courtoisie aussi ruineuses qu’inutiles, terminant avec le score très respectable de 85 !

Résultat de recherche d'images pour "hugo licorne bleue"

Table 3, dite « Ce siècle avait 2 manches » : ici, on joua Century puis Dominion mais pour un seul vainqueur (Mks): par deux fois, Armand, Maël et Olive ont vu passer son casque étroit.

Table 4, dite « Les contemplations » : ici  T.I.M.E Stories rassemblait Axel, Nourdine, Vincent-2 et Franck. Il semblaient perdus dans leurs contemplations et on n’en saura pas plus sur l’issue.

Table 5, dite « Les rayons et les ombres » :  Death angel rassemble Jack-2, Nicolas II et Franck. Anges ou mortels, qui a gagné ? En lisant le forum, vous le saurez !

Table 6, dite « L’année terrible » : dans le Magic Maze les protagosites de la table 1, rejoints par Maël, tournent, tournent et tournent encore….

Table 7, dite « Mille yens de récompense » : qui est le King of Tokyo ? Mille yens de récompense à qui battra Tristan la prochaine fois !

Table 8, dite « Des hommes (et des femmes) qui rient » : à Codenames les rouges (Vincent-2, Axel, VHS) ont défait les bleus (FR, Maïwenn, Thibault) par 3-1. Une partie qui nous apprit que Rome n’est pas une bourgade (ce qui coûta une manche aux Bleus), et que la Drague est un exercice où, selon les Rouges, on débite des Salades à un Canon sur la Plage ! Et une jolie énigme pour finir: comment faire deviner Cours, Vase, Racine et Goutte en évitant Pêche (et donc l’indice Eau, qui y aurait inexorablement conduit) ? La réponse se trouve sur le forum ;-D

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum.