Séance de MARDI 28/03/2017 à St-Elivet

Ce soir, nous fêtions l’anniversaire de Stefani Joanne Angelina Germanotta, plus connue sous son nom de scène Lady Gaga, et dont les hits nous serviront de fil rouge pour la description de tables auxquelles ils s’adaptent comme un gant, on le verra. Rouge est d’ailleurs la couleur d’une robe célèbre qu’elle osa porter, malgré sa matière non conventionnelle. Elle aurait pu s’en vêtir ce soir pour être sur son 31, car tel est aussi son jeune âge.

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A St-Elivet, avant les plats de résistance, on fit dans le soft en célébrant l’événement par une partie inaugurale de Looping Louis qui enchanta tant grands et petits (ils se reconnaîtront) qu’ils en sortirent complètement gagas.

Table 1, dite « The fame monster » : L’album The fame monster, avec sa pochette de style gothique photographiée par Hedi Slimane, traite de la facette sombre de la célébrité que Gaga a vécue lors de sa tournée The Fame Ball Tour. Chaque piste incarne un monstre qui est une métaphore pour représenter une peur, ce qui sied parfaitement à cette table de Waling Dead: all out war où François-René, Neox, Jacques, Doc Nicolas, Nourdine et Florian ont revisité l’univers du célèbre comix. Florian et le Doc n’en sont pas sortis indemnes, et les autres marchent encore à l’ombre.

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Table 2, dite « Anything goes » : dans Anything goes, un courtier à Wall Street s’embarque clandestinement sur un navire faisant la liaison New York – Londres, dans l’espoir d’y retrouver une jeune femme dont il est amoureux. Moins romantique, cette table vit quatre mâles tirer des rails et bâtir des gares, seule présence féminine du jeu si l’on peut dire, et qui fut d’ailleurs la cause de la fin de partie. A Trains, jeu de deck building classique avec un petit côté Age of steam, pour ses ramifications en réseau, c’est donc Dom qui déboula en mode TGV (35), votre modeste narrateur suivant en express (29), Julien de Lannion en TER (25), tandis que Jean-Yves suivit l’équipée depuis sa draisine (16).

Table 3, dite « Cheek to cheek » : Serrés joue contre joue dans l’étroit habitacle d’un sous-marin, Wilfrid, Xel, Paul, Alwen, Guillaume, Ulrich, Sophie et Nicolas II déroulent le scénario de Novembre rouge. L’embarcation sombra comme de juste, mais deux scaphandriers, les deux derniers passagers cités en l’occurrence, prirent la tangente avant l’issue fatale !

Table 4, dite « Perfect illusion » : A cette table de Concept, l’illusion de la vérité était permanente entre les protagonistes de la table 2, rejoints nuitamment par New Jack et Élisabeth. C’est Dom encore qui s’adjugea cette partie, malgré les inspirations remarquées de Julien.

Table 5, dite « Born this way » : « C’est venu si rapidement. J’ai travaillé sur cet ouvrage pendant des mois, et je sens désormais qu’il est terminé. Certains artistes prennent des années à créer un album. Ce n’est pas mon cas. J’écris de la musique tous les jours ». Ainsi s’exprimait Lady Gaga à propos de son album Born this way.  De quoi illustrer la relativité du temps, que n’auraient renié ni Einstein ni les acteurs de cette table de Timeline. François-René, Neox et Jacques ont gagné successivement trois manches, reléguant à chaque fois Doc Nicolas dans le rôle du patient en salle d’attente.

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Séance de VENDREDI 24/03/2017 à St-Elivet

Le 24 mars 1860, par le traité de Turin, Nice et la Savoie reviennent à la France en remerciement de l’aide militaire apportée au royaume du Piémont contre l’Autriche. Les populations des deux comtés se prononcent massivement pour leur rattachement à la France par plébiscite. On ne le sait pas assez, mais c’est une première mondiale: pour la première fois au monde, l’exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

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157 ans plus tard, personne ne doute à S-Elivet de son droit à disposer de lui-même, mais certains ont du mal à se choisir une table. Pour les faire patienter, une table de Looping Louis se monte, sous la férule de Dom. Petits et grands s’y emmerveillent au point que l’on reverra ce jeu sortir en toute fin de soirée, lorsque deux visiteurs nocturnes feront une apparition saluée.

Mais commençons par le début. Tout commence par une table de cuisine, sur laquelle repose un gâteau chocolat-pistache, que Joan avait confectionné. Il fut à sa juste valeur apprécié, et qu’elle en soit ici remerciée. Ensuite, il y eut des tables de jeu.

Table 1, dite « Concurrence privée » : une avant-première nous est proposée par Michal à cette table: une version prototype de  Detective: City of Angels (CoA pour les intimes). Ce jeu, situé dans l’univers noir et violent du Los Angeles des années 1940, puise son inspiration dans des oeuvres comme le film d’Howard Hawks  The Big Sleep, James Ellroy (L.A. Confidential), ou encore le jeu video L.A. Noire (Rockstar Games). C’est l’oeuvre de Evan Derrick, un designer qui adore remettre les vieux jeux au goût du jour, et auteur du remarqué Dark Moon (qui s’est d’abord intitulé B.S.G Express). Aux illustrations, nous retrouvons le graphiste français Vincent Dutrait.

Dans ce jeu d’investigation compétitif, vous incarnez un détective, mais un joueur prend un rôle particulier: The Chisel. Revenons sur ce mot, qui en anglais signifie ciseau, burin, ce qui nous interpelle. Il faut aller dans les sens argotiques pour comprendre, et là l’horizon s’élargit: une polysémie alternative se superpose au sens premier du mot:

  1. Used to describe the action of throwing an object in a comedic yet casual way whilst still applying a heavy amount of force. A catapult motion is often used by more experienced chiselers.
  2. Cocaine, Coke, Charlie – « Richard was known to deal the finest chisel in South London « 
  3. To cheat someone – « Why should I give her another five bucks?’ (…) ‘You’re trying to chisel me.  » (extrait de L’attrape-coeurs)
  4. A long, slender erect penis. Gay slang. – « Check out the chisel on that guy- it could go ten inches up my ass with no pain whatsoever! »  (on retrouve ici le sens premier, dans une version imagée)
  5. An idiot, cockney slang. – « You fucking chisel! « 
  6. To chisel: The act of trying to pick up a girl until she sleeps with you and or gives you her number. – « What’s Tony doing over there ? Leave him alone he’s chiseling those borad over there… « 

De tous ces sens possibles, retenons le numéro 3. Le Chisel est donc une sorte de maître du jeu, mais aussi un tricheur, qui peutEvan Derrick fournir des réponses partielles, insignifiantes, ou carrément fausses aux questions que lui posent les enquêteurs. C’est ce que le jeu appelle le sysème ARC (Adaptive Response Card), qui est supposé simuler un interrogatoire où il faut parfois un peu insister pour obtenir la « bonne » réponse du suspect. A son originalité première, une enquête en mode compétitif, le jeu en apporte une autre: le Chisel est un joueur à part entière, qui peut gagner la partie en manipulant ses adversaires.  Il est aussi possible de forcer la bonne réponse en payant, et d’écouter les réponses faites aux autres enquêteurs, également moyennant monnaie. Notons de plus que les indices révélés en cours de partie deviennent questionnables ! Enfin, ultime originalité, chaque détective peut, une fois avant la fin du jeu, soumettre sa version de l’affaire, ce qui met fin au jeu s’il a raison (et si personne n’a trouvé, chacun donne sa version à la fin du dernier tour) !

A l’épreuve, l’enquête est très jouable et les actions fluides, mais le mode compétitif inflence les stratégies des enquêteurs, qui ont tendance à se suivre les uns les autres pour aller à la pêche aux informations. Nous avons pris du retard par la faute d’une mauvaise interprétation (slang oblige) d’un indice en début de jeu, et, même si le scénario du crime s’est éclairé sur la fin, nous avons tous échoué à trouver les trois éléments du forfait (le criminel, son mobile et son arme) et donc permis la victoire du Chisel, Michal. Au total, un jeu qui a du potentiel une fois gommés quelques défauts (que nous avons bien sûr soigneusement notés au questionnaire de satisfaction auquel nous avons été soumis) et qu’on espère voir sortir en version commerciale très bientôt dans les bacs (une façon de parler, ceux qui savent de quoi je parle comprendront ce que j’ai voulu dire, et sinon demandez à un baby-boomer de vos connaissances). A bientôt donc à L.A., et n’oubliez pas vos dictionnaires de slang !

Table 2, dite « Binge gaming » : Une table composée de Axel, Franck et Tristan enchaîne les expériences façon binge gaming: 4 Gods (Axel), Dominion (Franck), le Poker des cafards (Tristan 2 fois), et enfin Dungeon Twister (Tristan)…

Table 3, dite « Oceano Nox » : Une table de Ghost stories rassemble Xel, Nourdine, Jérôme et Nicolas II. S’ensuit un Abyss remporté par Nicolas II, puis un Cap’taine Carcasse qui voit Xel conclure.
La conjonction à cette table d’un fantôme, d’un capitaine et des abysses nous invite à convoquer ici le grand Hugo:

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

Table 4, dite « Aux artistes » : Pendant ce temps-là, il y avait atelier peinture dans la bibliothèque. On espère un compte-rendu par le menu sur le forum…

Table 0 bis: à cet instant précis, la soirée étant déjà fort avancée, Sophie et Doc Nicolas font leur entrée. Ils n’échappent pas au rite initiatique de Looping Louis, entraînés dans le manège par Dom qui déserte pour un temps (ô sacrilège) son poste de maître-espion de la table qui vous est contée plus loin !

Table 5, dite « Une poule, des écailles, une pipe et au lit » : à la table de Codenames, les Bleus (Jérôme, votre modeste narrateur, Axel, Sophie) infligent une défaite cuisante aux Rouges (Dom, François-René, Xel,  Nourdine, Doc Nicolas) :

  • 1-0 pour les Bleus, qui parachèvent un parcours maîtrisé ponctué par un Agriculture 4 (Assiette, Poule, Fourche, Pelle) grâce à un JJ Goldman 2 (Signe, Disque) finement décrypté, alors que le H20 des Rouges manque sa cible (Formule, Courant)
  • 2-0 pour les Bleus sur un joli Anatomie 3 (Ecaille, Bourse, Colon), les Rouges étant trop courts malgré un graphique Huit 2 (Cercle, Double)
  • 2-1: les Rouges reviennent, mais c’est la faute de l’assassin Table, désigné sur l’indice Bois !
  • 3-1: Les Bleus enfoncent le clou. Cette dernière manche commença par une petite Pipe (Tabac, Bande), et se termina par deux indices appropriés, Nocturne et Dormir, une triangulation visant Couche, Veille et Loup. C’était bien l’heure d’aller au lit, d’autant qu’à la faveur de l’heure d’été la nuit serait inhabituellement courte.

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Séance de MARDI 21/03/2017 à St-Elivet

Le 21 mars 1972, le Serpent monétaire européen était créé pour limiter les fluctuations de taux de change entre les pays membres de la CEE. Pour chaque monnaie, un seuil d’intervention à la vente et à l’achat, en fonction du taux de change par rapport à chacune des autres monnaies, étaient définis. Ainsi, une monnaie ne pouvait pas fluctuer par rapport à une autre de plus ou moins 2,25 % autour de sa parité bilatérale.

La genèse du SME débute avec les accords de Bretton Woods de 1944, qui basent le commerce mondial sur le dollar américain. Cette spécificité va lui conférer une valeur supranationale et donner un privilège exceptionnel aux États-Unis en leur permettant de payer toutes leurs importations dans la monnaie nationale, alors que les autres pays doivent gagner suffisamment de devises pour régler leurs importations. Pour obtenir les précieux dollars, les pays n’ont d’autre choix que d’exporter, alors que les États-Unis, qui ont la possibilité de financer leurs achats en émettant des dollars, tendent à augmenter leurs importations plus que ne leur permet leur situation réelle.

Alors qu’ils s’étaient engagés à assurer la convertibilité du dollar en or, les États-Unis renoncent unilatéralement en 1971 à cette convertibilité. Dès lors, le cours du dollar va évoluer librement par rapport aux autres devises donnant cours à un nouveau système de parités flottantes dont est issu le Système monétaire européen, dont le serpent du même nom est l’ancêtre.

La chute du dollar américain continue de 1972 à 1978, et les devises craquent les unes après les autres. Entrée dans le Serpent en mai 1972, la livre sterling le quitte dès juin 1972 – elle sera obligée à une dévaluation de 30 % en 1976. La lire italienne quitte le dispositif en janvier 1973. Le franc français sortit deux fois du Serpent, en 1974 et en mars 1976, car même s’il s’apprécia par rapport au dollar de 5,50 à moins de 4,00, la dérive était encore plus importante par rapport à la devise allemande.

Les problèmes économiques de 1977-1978 sont importants : inflation généralisée, crise de l’acier, effondrement du dollar. Le gouvernement américain ne soutient pas sa monnaie et début 1978, l’instabilité monétaire est généralisée et la situation est telle que même les échanges communautaires sont menacés. Les monnaies européennes les unes après les autres doivent quitter le Serpent. Le franc français plonge à nouveau lors de la campagne législative de mars 1978. La lire italienne connaît des soubresauts avec la participation des communistes dans la coalition gouvernementale. La livre sterling, malgré la dévaluation de 30 % en 1976, est toujours très faible.

La nécessité d’un nouveau système capable d’empêcher l’envol du Deutsche Mark en le lestant avec les monnaies moins performantes de ses principaux partenaires commerciaux s’impose. Le 27 octobre 1977, le britannique Roy Jenkins, alors président de la Commission européenne, propose de frapper un grand coup en créant une monnaie unique pour les neuf pays et un budget de l’Union européenne qu’il propose de fixer à 10 % de chaque PIB, car il estime qu’aucun progrès ne peut se réaliser par une politique de petits pas. Ce sera le Système monétaire européen.

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45 ans après, beaucoup d’Européens ont une monnaie commune, la stabilité monétaire est retrouvée et les oscillations du serpent semblent lointaines. Mais l’histoire connait des cycles qui montrent que la mémoire des hommes est souvent courte.

Table 1, dite « Trahisons entre amis » : à cette table de Betrayal at the House on the hill Franck, Neox, Xel, Nicolas II et Jérôme sont sortis sans encombre, parait-il, tout en prenant leur temps.

Table 2, dite « En sortir (ou pas) » : Guillaume, New Jack et Nourdine s’essaient à l’escape game Unlock! déjà évoqué sur ces pages. Ils en ont accompli le premier scénario, et annoncé qu’ils l’avaient réussi hors délais, ce qui est une façon sournoise de dire qu’ils ont échoué.

Table 3, dite « Livres flottantes » : Tristan, Dom et Votre Modeste Narrateur prennent place autour du caravansérail et des étals du marché d’Istanbul ! Un bon jeu combinatoire, mais où il faut avoir quelques livres (turques) pour s’en sortir, ce qui remet dans son contexte cette exclamation d’un des protagonistes: « c’est frustrant d’être impuissant ». Au tableau de marque, Tristan termina sultan (5 saphirs), Dom resta calife (4 saphirs) pendant que je me contentai du grade de vizir (3 saphirs).

Table 4, dite « Le code n’a pas changé »  : Pour la fin de soirée, on ne change rien et c’est encore Codenames. Nous retrouvons chez les Bleus François-René, votre modeste narrateur, Nicolas II et New Jack, et chez les Rouges Xel, Dom, Nourdine et Guillaume, pour une partie disputée en trois manches:

  • 1-0 pour les Rouges dans un final à suspense: alors que les Rouges jouaient Pain et Batterie, et donc qu’un Baguette 2 s’imposait, l’énigmatique C4 lancé par Nourdine, bien que subtil (pain de plastic et automobile), manqua sa cible. Les Bleus devaient alors gagner grâce à un Taboulé 2 (Pépin, Entrée), mais ce plat évoqua le Régime à mes partenaires (comptez 160 kcal quand même) et nos adversaires n’eurent qu’à conclure !
  • 1-1 dans une manche où les Rouges se sont perdus entre oeufs et boeufs, suscitant cette remarque définitive: « le boeuf en croûte c’est bon, à part que ça n’existe pas ! »
  • 2-1: les Bleus arrachent la victoire au métier, grâce à une très jolie Férule 2 (Régle, Bout), bien croisée avec la colère (Bout, Pique) ! Un travail d’artisan signé Jérôme.

Table 5, dite « Ce que la nuit dit au jour »  : Entre nuit et jour, pas si loin du crepuscule, une bande d’enquêteurs en veut encore, et se mesure à CS Files. Une enquête finalement brève mais néanmoins intense et que nous n’étions plus là pour relater.

CS Files

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Séance de VENDREDI 17/03/2017 à St-Elivet

Le 17 mars 1808, Napoléon 1er créait les palmes académiques, et faisait du baccalauréat un grade d’État qui sanctionne la fin des études secondaires et donne accès aux études supérieures. D’origine médiévale, le baccalauréat (de baccalarius« apprenti chevalier », et laureatus, « couronné de lauriers ») était jusque-là le premier grade de l’Université de Paris, avant la maîtrise et le doctorat. Le nouveau baccalauréat comporte cinq disciplines : lettres, sciences, droit, théologie et médecine. La première session, avec seulement des épreuves orales, se déroule en 1809 avec 31 candidats, tous des garçons de seize ans (la première bachelière sera une institutrice de 36 ans, en 1861). En 1881, la composition latine sera remplacée par une « composition française sur un sujet de littérature ou d’histoire », marquant la fin de la primauté du latin.

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209 ans après, à St-Elivet, beaucoup de copies furent livrées, de valeurs très inégales, et tous n’avaient pas suivi les mêmes filières. Il faut dire aussi, St-Patrick oblige, que plusieurs des impétrants semblaient influencés par le houblon et ses dérivées multiples (et je ne parle pas ici de mathématiques). Passons maintenant à la correction !

Table 1, dite « Section magiciens » : à cette table de Trickerion: Legends of illusion, un professeur diplômé (Julien, détenteur du jeu), et trois débutants, Tristan, Mickaël, Christophe, sapés comme jamais pour éblouir les foules avec leurs merveilleux tours. La valeur n’attendant pas le nombre des années, c’est Tristan qui conquiert le précieux sésame avec un score voisin de 100, ponctué par un dernier tour extraordinaire dont on parlera encore longtemps dans les chaumières et qui justifie amplement sa mention Très bien.

Table 2, dite « Récréative » : Une table courte comme une copie blanche rassemble Jérôme et Axel dans l’univers de Smash Up, autant dire une bonne baston dans la cour de récré. Pourtant, le plus gringalet des deux l’a emporté…

Table 3, dite « Composition d’histoire » : Une table de Signe des anciens rassemble Neox, François-René, Marion, Xandra et Baptiste. Ce dernier en ressort lauréat, la tête du bon élève en prime.

Table 4, dite « Section latinistes » : Au cœur du  quartier latin de St-Elivet (vous l’avez reconnu, il se caractérise par sa bibliothèque quasiment universitaire), Jeff et Jack déclinent leur Via Nebula. Tempora si fuerint nubila, solus eris, méditaient-ils en silence. C’est Jeff qui sortit la première tête des nuages, par la courte de marge de 22 à 20.

Table 5, dite « Fatal oral » : Après de multiples tergiversations sur le choix du sujet, Xel, Votre Humble Narrateur, Michal et Armand se retrouvent autour de la table moyennageuse de Fief. Un jeu où l’on peut gagner soit en solo, soit en couple, après une alliance scellée en bonne et due forme par un échange d’alliances. J’avais bien senti que Michal, installé dès le départ dans le fief attenant au mien, me convoitait. Quand, minaudant, il fit sa proposition, j’étais déjà un beau parti, portant couronne et mître dans le même temps, et l’affaire fut conclue sans hésitation. Nous cavalions vers la victoire, avec 4 titres qui nous la donneraient à coup sûr au décompte de fin de tour. En face, on s’épiait, on s’observait, on tergiversait, mais Armand, lancé vers le grand espace laissé libre au sud-est de la carte, semblait regarder avec dédain le trousseau de sa voisinne. Pourtant, le temps pressait et il fallait bien faire quelque chose. Ils tentèrent donc une approche combinée, mais sans y croire. Quand Xel attaqua mes positions, je mis un point d’honneur à n’être point capturé, utilisant un passage secret. Au tour d’Armand de jouer, le dernier coup de la partie pensait-on, et lui aussi. Mais il avait en mains une carte assassin, carte qui ne nécessitait pas d’être dans le même fief pour frapper, comme il l’avait cru. Bientôt, il en usa. Bientôt, ce fut ma perte: un roi occis, un diocèse en miettes, une forteresse assiégée, une épouse envolée. Pourtant le passage secret m’aurait protégé, mais je ne l’avais plus, persuadé que j’étais, comme nous l’étions tous, qu’il n’y avait aucune botte secrète dans la main d’Armand ! Michal ne respecta aucune des couleurs du deuil, convola illico avec Armand, et en deux coups de cuiller à pot l’affaire était faite.

KharnageTable 6, dite « Section décibels » : Jeu d’affrontement d’armées médiévales-fantastiques, ponctué de « Kharnage !!! » et de « YEAH!!! », Kharnage a pour but d’accumuler le plus de points de domination en détruisant le plus d’unités ennemies. Autant le dire, un jeu totalement inadapté au recueillement qui sied à une bibliothèque. Jacques fut l’élève le plus bruyant (15 dB), mais Jeff (15 dB aussi, mais un octave en dessous), et Axel ne furent pas en reste. Seul Jérôme (3) resta dans le ton de la bienséance. Merci à lui, nous étions leurs voisins.

Table 7, dite « Thème libre » :  François-René, Neox et Baptiste enchaînent sur une partie de Libertalia.  Le plus sportif des trois s’adjuge cette partie.

Table 8, dite « Composition française » : à la table de Codenames nous retrouvons chez les Rouges Jérôme, votre modeste narrateur, Xel, et chez les Bleus Tristan, François-René, Axel, puis Nourdine, pour une partie disputée en trois manches  gagnantes:

  • 1-0 pour les Rouges alors que les Bleus se prennent les pieds dans une Echelle assassine (l’indice étant Hauteur).
  • 1-1 : égalisation des Bleus dans une manche où les Rouges ont fait assaut d’associations multiples avec Chambre 3 (Noir, Table, Porte) et Panama 2 (Coffre, Plage), tandis que les Bleus allaient à l’essentiel avec un Branlette 3 (Huile, Pouce, Bout) dont on vous laissera deviner l’auteur.
  • 2-1: les Rouges font un sans-faute absolu, dans un parcours ponctué notamment par un habile cognassier (Arbre, Pire).
  • 3-1: L’heure est passée depuis longtemps pour Axel, mais les Bleus font durer infiniment le plaisir à leur détriment, butant notamment sur le pourtant subtil Information 3 (Tuyau, Disque, Signe), tandis que les Rouges, déroulant leur partition sans mollir à coups de mots en 2, finissent par s’imposer par défaut.

Table 9, dite « Cours privé » : dans l’espace privé de la cuisine, Sylvain donnait un cours tout aussi privé de JdR que ses élèves ont semblé grandement apprécier. Peut-être en saura-t-on plus sur le forum…

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Séance de MARDI 14/03/2017 à St-Elivet

Le 14 mars 1879 naissait Albert Einstein. Le jour de son quatrième anniversaire, Karl Marx disparaissait. Le jour de son cinquante-neuvième anniversaire, Hitler rentrait dans Vienne pour y rencontrer les membres du nouveau gouvernement autrichien à la suite de l’Anchluss. Entre les deux (1933), sous le titre  Pourquoi la guerre ?, l’échange épistolaire de 1932 qu’il avait eu avec Sigmund Freud sur le thème de la guerre à la demande de la Commission internationale de coopération intellectuelle avait été publié en France, en Allemagne et en Angleterre sans que la question qu’il aborde ait pu être résolue.

Einstein se déclarait comme « un non-croyant profondément religieux », ajoutant « Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, la Bible un recueil de légendes, certes honorables mais primitives qui sont néanmoins assez puériles. Aucune interprétation, aussi subtile soit-elle, ne peut selon moi changer cela ». Il répondra d’ailleurs à un journaliste lui demandant s’il croit en Dieu : « Définissez-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois ».

Quant à Jésus-Christ, Einstein pensait qu’on ne pouvait lire les Evangiles sans ressentir la présence réelle de Jésus. « Sa personnalité résonne dans chaque mot. Aucun mythe n’est rempli d’une telle vie » déclarait-il, ajoutant: « aucun homme ne peut nier le fait que Jésus ait existé, ou que ses paroles soient magnifiques. Bien que certaines aient été dites auparavant, personne ne les a exprimées si divinement ».
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Table 1, dite « Troubles roubles » : à cette table de Saint Petersbourg, il fut beaucoup question de roubles, ceux qui servent à payer des ouvriers, recruter des nobles ou construire des bâtiments. Une partie au dénouement troublant, qui vit Xel, bonne dernière avant le dernier tour, l’emporter (78) à la faveur d’un dernier coup à 30 points ! Neox (73) suit de près tandis que votre modeste narrateur, longtemps en tête, échoue à 68 à cause d’un positionnement marxiste bien trop voyant (un gros troupeau d’ouvrier, mais aucun noble !). Dom (62) et Mickaël (61)  complètent une table de marque tassée comme une boîte de sevruga.

Table 2, dite « Amours éternelles » : Une table qui vit Elisabeth et New Jack s’adonner à des jeux à deux, comme Armadora ou Streams. Ils ont même failli attaquer un Room 25, mais finalement, se sont contentés de parcourir les règles. Car oui, pas besoin d’être nombreux, ce jeu en chambre peut aussi se pratiquer à deux.

Table 3, dite « Relativité restreinte » : Il semble bien que c’est la première fois que Parties Civiles vit une table de Dungeons and dragons ! Quand je repense à ce standard des années 1980, qui envahissait les pages de Jeux & Stratégies, mon magazine favori à l’époque, et qui cessa de paraître en juillet 1989, au numéro 60 (après une coupure de trois mois, une nouvelle formule compta 8 numéros avant sa disparition), je vous le dis (car oui, dans ces années là, on étudiait aussi le latin): tempus fugit, carpe diem. Dans la partie de ce soir, Nourdine était maître des squelettes, et ressortit victorieux face à François-René, Nicolas II et Jean-Yves. Il dut son salut au mauvais choix de coffre opéré par ses opposants, comme quoi, je vous le dis: victoire ou défaite, tout cela est d’une relativité un peu restreinte. Car, dans le jeu comme le voyage, et pour tout dire la vie, ce qui compte, ce n’est pas la destination, mais le parcours. Vous qui n’étiez peut-être même pas dans les bourses de vos pères à l’heure où J&S baissait le rideau, je vous le dis: méditez ces paroles d’un aîné (je crois qu’aujourd’hui on dit plutôt sénior, mais vous m’avez compris, hein).

Donjons et Dragons

Table 4, dite « Tout est sexe (ou pas) »  : Pour la soixantième de Codenames. nous retrouvons chez les Bleus François-René, votre modeste narrateur, Jean-Yves, Elisabeth, et chez les Rouges Xel, Dom, Nicolas II et New Jack, pour une partie disputée en trois manches:

  • 1-0 pour les Bleus après un usage intensif des mathématiques (Corde, Rayon, Point, Retenue, étaient au menu), et ponctué par le joli Guillaume Tel 2 (Corde, Pomme) imaginé par votre très immodeste narrateur
  • 1-1 dans une manche où les Bleus ont fait gagner les Rouges en laissant traîner un Fellation 3 aussi imaginatif qu’inachevé (Gorge, Carotte, Goutte) et s’envoler un Pigeon caché dans le chapeau d’un Trader
  • 2-1: les Bleus arrachent la victoire à petits pas (mots en 1 ou 2 qui gagnent sans avancer) alors que les Rouges s’égarent dans des aventures agricoles démesurées (Semis 5), échouant finalement sur l’assassin, Botte

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Séance de VENDREDI 10/03/2017 à St-Elivet

Le 10 mars 1813, en pleine guerre contre l’Empire napoléonien, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III crée l’ordre de la Croix de fer (Eiserne Kreuz), avec une médaille en forme de croix de Malte. Cette décoration honorifique est calquée sur la Légion d’Honneur mais va demeurer strictement militaire. De prussienne, elle deviendra allemande en 1939, sur une décision de Hitler. Elle est depuis 1956 la décoration de référence de la Bundeswehr, l’armée de l’Allemagne démocratique.

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La croix pattée noire apparait comme insigne héraldique de l’armée prussienne au cours des guerres napoléoniennes. Il s’agit d’un emprunt direct à la croix de l’Ordre des chevaliers teutoniques du XIIIe siècle, reprise au XVIIe siècle par l’Ordre équestre de la Tête-de-Mort. Lorsque le roi de Prusse devient empereur allemand, l’insigne est utilisé par le kaiser et l’armée du Reich sur leurs étendards. En 1956, la croix pattée noire devient symbole et cocarde de la Bundeswehr (Heer et Luftwaffe), la couleur noire étant remplacée lors de la réunification allemande par du gris et du bleu.

En-dehors de l’armée allemande, la croix de fer se retrouve chez des gangs, certains bikers, les Skinheads et autres groupes fascinés par l’imagerie martiale germanique, utilisant l’icône militaire allemande pour donner une image de dur, ou comme symbole de race rappelant la Swastika lorsque celle-ci est interdite. Beaucoup reconnaissent ne pas avoir suffisamment de culture historique pour connaître le passé du symbole militaire allemand, et prétendent confondre avec la Croix de Malte. On créa ainsi des accessoires pour bikers dérivés des trophées de la Seconde Guerre mondiale.

Le chanteur du groupe Metallica, James Hetfield, possède une version personnalisée de la guitare électrique ESP Eclipse (basée sur la Gibson Les Paul) avec la croix de fer sur l’avant.

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204 ans après, à St-Elivet, beaucoup de batailles furent livéres, et on découvrira dans ce qui suit ceux qui, par leur combativité, puisèrent inspiration dans cet insigne. Comme la croix de fer est une décoration de période de guerre, aucune n’a été remise depuis mai 1945 et il serait bon qu’il en reste ainsi, car, comme le rappelait Francis Blanche, la guerre, c’est moche et ça ne sert à rien.

Table 1, dite « Conquérante » : à cette table d’Alien Frontiers, un combat serré oppose quatre apprentis cosomonautes. C’est Jeff qui s’envoie en l’air le plus haut (9), talonné par Tristan (6), Jack et Thomas (5).

Table 2, dite « Apocalyptique »  : Une table longue comme un jour sans pain et étendue comme les plaines de la Rhur rassemble Neox, François-René, Nourdine, Doc Nicolas, Christophe, Sophie, et Anthony dans l’univers apocalyptique de Zombicide. Il parait qu’ils s’en sont sortis.

Table 3, dite « Sinueuse » : Une table de Rallyman voit la victoire de Michal, devant Thomas et Jérôme.

Five Tribes : Les Artisans de Naqala

Table 4, dite « De fer et d’or » : Au cœur du Sultanat de Naqala, il existe une région montagneuse, difficile d’accès. C’est là que la tribu des artisans a choisi d’installer ses ateliers pour façonner des objets prestigieux : beaucoup d’entre eux sont simplement magnifiques et valent leur pesant d’or, mais certains, uniques, possèdent des pouvoirs… magiques ! Dans cette extension de Five tribes – les artisans de Naqala c’est Mickaël qui s’impose. Paul, Axel et Julien de Lannion en restèrent béats d’admiration.

Table 5, dite « Premier empire » : Alors que les premières tables se décomposent lentement, 18 minutes pour un empire réunit trois retardataires (Xel, Dom et VMN), rejoints par Tristan. A l’issue d’une joute farouche, Tristan s’impose de peu, avec le même score que Dom (11), mais plus économe de son budget. Xel (7) et VMN (5) ont pris note de la stratégie vitcorieuse et on ne les y reprendra plus à se disperser.

Table 6, dite « Cuirassée » : Il est encore question de course automobile à Hit z’ Road, qui réunit Thomas et Jérôme. Le premier cité s’impose, non par K.O. mais aux points.

Table 7, dite « La fin des haricots » : Nous replongeons dans la culture allemande, aux deux sens du mot, avec une partie de Bohnanza. Ce jeu de Uwe Rosenberg est aussi connu pour ses multiples extensions (Bohnaparte, Lady Bohn, La Isla Bohnita, etc.) et fut l’oeuvre de jeunesse du vénéré auteur d’Agricola, jeu mythique de nos chers adhérents et qui sacra son entrée dans la cour des grands. Agricola, on le note au passage en relayant une observation de Dom sur le forum, qui vient d’être devancé par Codenames dans les charts de Parties Civiles (59 à 57 à ce jour). A Bohnanza donc, la culture est d’abord potagère, celle des haricots en l’occurence, puis linguistique. On plante, on récolte, on échange ses graines, on parle un peu allemand pour déchiffre les cartes, et surtout on essaie de tout faire tenir dans deux petits champs ! Dans cette partie disputée, Paul et Xel (11) furent les meilleurs jardiniers, devançant Dom et Tristan (9). Je perdis 3 thunes à construire mon troisième champ, stratégie audacieuse autant que risquée à cinq et finalement perdante, qui explique la faiblesse de mon score (5).

Table 8, dite « Second empire » : La table 6 se réunit de nouveau, et 18 minutes pour un empire revient en piste. Une table au résultat incertain, mais, comme en atteste l’usage de l’adjectif second, il n’y aura pas ce soir de troisième opus de ce jeu. En revanche, il sera question un peu plus loin d’un troisième empire, cette fois d’un autre type.

Table 9, dite « Troisième Reich » : toutes les tables se confondent à la faveur de la nuit, et comme un seul homme, Parties Civiles (Tristan, Dom, Paul, VHS, Xel, Jérôme, Thomas) se retrouve à la table de Secret Hitler, un jeu   » à la Nosferatu », avec des libéraux, des fascistes, et Hitler (ce fier détenteur de la croix de fer en fit un emblème de la Wehrmacht), qui incarne le mécanisme original et retors du jeu, car au départ, les fascistes se connaissent, et connaissent Hitler, qui lui est dans le noir, comme les libéraux. Trois manches furent disputées, qui virent la vicotire de Dom – Hitler, désigné chancellier prématurément, puis la perte de Paul – Hitler, vaincu par une efficace coalition, et enfin le triomphe de Doc Nicolas – Hitler, indéchiffrable dans une partition aussi trouble qu’efficace.

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Séance de MARDI 07/03/2017 à St-Elivet

Il y a exactement un siècle, le premier disque de jazz était mis sur le marché. Il s’agit d’un enregistrement du groupe Original Dixieland Jazz Band incluant une composition qui sera un succès à l’époque : Livery Stable Blues. Une belle occasion de fêter cet anniversaire en baptisant les tables de cette soirée des standards de cet art, que vous pourrez écouter en cliquant sur les liens associés à chaque titre. Il y eut dans cette soirée beaucoup d’intensité, des jeux nouveaux ou oubliés, et quelques douceurs: les absents ont donc eu tort !

Table 1, dite « Sophisticated lady » (Duke Ellington, 1933) : à cette table, pas de jeu, mais deux desserts, concoctés par Camille qui fêtait aussi son anniversaire: un gâteau au chocolat fondant au beurre salé et un cake moelleux ont fait les délices de tous les convives !

Table 2, dite « As time goes by » (Herman Hupfeld, 1931, le lien renvoie à l’interprétation du film Casablanca qui l’a rendu célèbre) : Franck nous présente son nouveau joujou, qui semble faire un cartin dans les charts des ludopathes: Unlock !. Nous avons ici un escape game, donc un jeu à énigmes à solutionner dans un temps donné (une heure), décliné sur trois scénarios, et jouable par le biais d’une application à télécharger. Camille, Florian, François-René et votre modeste narrateur se proposent d’essayer. Nous perdons le premier scénario, La Formula, et Franck plie ses gaules, mais nous nous sommes pris au jeu, et il nous confie la boîte pour le reste de la soirée ! Nous arrivons même à boucler le second scénario Squeek and sausage, en 57:58, mais sommes crédités d’une étoile seulement par l’application ;-( Quant au troisième, il repose sur un mécanisme innovant qu’on ne dévoilera pas, et nous avons été à un cheveu de trouver la sortie de l’île du docteur Goose.

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Table 3, dite « Anthropology » (Charlie Parker, 1946) : Une table de Dépendance se met en place dans la salle Radio. Autour, Vincent, Nicolas II, New Jack et Elisabeth ont pris place pour une folle épopée qui les mènera au bout de la nuit….

Table 4, dite « Squeeze me » (Fats Waller, 1925) : Retour aux classiques pour Xel, Jérôme et Jean-Yves qui se mesurent à Dominion. A ce standard du deck building, les deux premiers s’adjugent chacun une partie.

Table 5, dite « Round midnight » (Thelonious Monk, 1944) : Dans la cuisine, un immense plateau se déploie: celui de Great western. Neox, Jack, Doc Nicolas t Olivier en sont les protagonistes, pour une partie qui prendra fin bien après l’heure du bouclage, après que Jack eut jeté l’éponge, sur la victoire de Doc Nicolas qui devança de peu Neox, puis Olivier.

Table 6, dite « Cheek to cheek » (Irving Berlin, 1935) : c’est l’heure de 18 minutes pour un empire. A cette partie bouche-trou montée pour faire la jointure avec la fin de l’escape game, c’est Xel qui s’impose 12 à 10 devant Jérôme.

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Séance de VENDREDI 3/03/2017 à la Ludothèque

Le 3 mars 2002, le peuple suisse et les cantons acceptaient l’initiative populaire pour l’adhésion de la Suisse à l’Organisation des Nations Unies. Le pays devint, à l’automne, le 190e membre des Nations Unies, et le petit Suisse devint grand… Mais alors, avant, la Suisse c’était quoi ? Voilà une question qui n’a pas manqué de trotter dans la tête des parti-civiliens, réunis pour l’occasion en un terrain neutre idéal : la Ludothèque.

Pour ce compte-rendu à 4 mains, dirigeons-nous d’abord vers l’aile Ouest, où nous retrouvons la patte de Dom (avertissement: ce récit est susceptible de contenir des faits alternatifs – il paraît que c’est la mode désormais).

Une soirée de découvertes pour cette table réunissant Tristan, VHN, Christophe, Thomas et Anne-Sophie, une locale venue découvrir nos activités. On peut dire qu’elle n’a pas été déçue. Deux parties de Kardinal und König pour commencer, qui finiront identiquement par une victoire du barbu blond (la première fois de justesse et sauvé par une route providentielle). Du plus léger pour continuer la soirée, avec le toujours plaisant Non Merci. Au terme de deux parties, le score est de 2 victoires pour Christophe, à chaque fois avec un score négatif. Histoire de ne pas en rester là, une troisième partie a lieu, remportée par Dom.

Anne-Sophie ayant pris congé après sa rencontre avec un responsable de PC, nos amies ludothècaires nous confient Pyramids, une nouveauté tout juste reçue de chez Iello. Un jeu de collection de cartes avec quelques contraintes sur leur pose, un élément de mémoire et des règles de scoring compliquées juste ce qu’il faut pour lasser. Unanimité de la table pour se déclarer peu convaincue (autant jouer à un classique comme Coloretto, plus simple et plus sympa NDLA) au terme d’une partie au score serré.

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La table, rejointe par Neox et 4 autres, se lance dans un tournoi de Win !, aimablement confié par l’éditeur Funforge. Un party-game de tchatche et d’improvisation qui voit la victoire d’un Paul ravi de repartir avec une boite !

L’imagination ne manquant pas à Parties Civiles, la soirée se poursuit au delà de minuit par un Codenames improvisé utilisant les cartes portant des noms de personnages connus prélevées du jeu précédent. En deux manches gagnantes, et avec un échec total des Rouges dont les choix se fracasseront par deux fois sur l’assassin (Al Capone à la dernière tentative, puis Charlot) !

Depuis l’aile Est, votre modeste narrateur enregistra les faits suivants.

Du gros, du lourd, du brutal: voilà ce qui se tramait entre François-René, Jack, Jeff, Nourdine et VMN à la table de Trone de fer. L’invité surprise était Jérôme, un nouveau sympathisant, qui découvrait le jeu. et qui découvrait à ses dépends la difficulté de gérer des ordres non étoilés. Je peux en témoigner, jouer sans étoile c’est ardu. Le vote tant attendu sur les pistes permettant de modifier les précieux paramètres étant sans cesse différé, notamment par les votes « suisses » de Jack, longtemps détenteur du trône de fer, je passai le plus clair de mon temps à caboter non loin de l’île de Fer. Quand enfin ce vote intervint, je mis le paquet pour me retrouver haut gradé, avec trois étoiles. Mais entretemps la maison Greyjoy, que je conduisais, se trouva prise en tenaille entre les Stark au Nord (Jeff), qui cadenassaient le passage avec trois navires de soutien en mer, et les Lannister à l’Ouest, qui faisaient de même en patrouillant autour de l’île de Fer. Pour moi, au bout de huit tours, la messe était dite et la partie aurait bien pu prendre fin, mais la condition de fin prématurée de partie n’était pas remplie. Jeff était en tête et semblait promis à la victoire, mais il y avait encore deux interminables tours, que je suivis en mode distrait, pour apprendre à la fin que c’est Jack qui avait gagné. Selon les spécialistes, jouer à 6 est idéal pour la répartition des familles et l’équilibre du jeu, mais attendez-vous à ce que la partie aille au bout des 10 tours, armez-vous de patience et d’un barril de mousse…

Non loin de là, une partie de Five Tribes vit deux ax-aequo Camille et Axel, un duel que suivit Paul à son détriment. Un peu plus loin, Mickaël était venu avec son fils affronter Nicolas II, successivement à Titan Race, Rampage et Différence. Trois parties qui, étonnamment, virent le même résultat: la victoire de Nicolas II !

Dans l’aile centrale, on notera qu’Axel, Camille, Paul et Nicolas II s’adonnaient au Poker des cafards, et qu’une longue partie de Cuba réunit Xel, Baptiste au poil ras entouré d’un Doc’ Nicolas et d’un Vet’ Florian. Enfin, tandis que nous quittions les lieux entre complies et matines, une table de Mafia de Cuba emmenée par François-René se transforma subrepticement en Nosferatu. Il n’y a point d’heure pour partir dirent nos amis ludothècaires, fermez juste la porte derrière vous….

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Séance de MARDI 28/02/2017 à St-Elivet

Le 28 février 1946 paraissait le premier numéro de L’Equipe, journal sportif créé par Jacques Goddet et qui a été à l’origine de la création notamment de la Coupe d’Europe des clubs champions, dans la lignée de son ancêtre L’Auto, qui avait auparavant créé le Tour de France en 1903.

Le chroniqueur se mettra pour un soir dans l’ombre des plumes mythiques de l’Equipe, de Pierre Chany à Antoine Blondin, d’Alain Lutzenficher à Robert Parienté, de Dider Braun à Jean-Philippe Réthacker, pour faire revivre cette séance de la plus belle équipe de jeu de Lannion !

Table 1, dite « Perchée » :

En 1703, le tsar Pierre le Grand fondait Saint-Petersbourg, ville qui fut rapidement surnommée le « Paris de l’Est ».

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Encore aujourd’hui le palais d’Hiver, l’Ermitage, et plusieurs autres monuments impressionnent par leur architecture.

Une aventure que l’on revit à Saint-Petersbourg, le jeu, pour ériger des bâtiments, construire un palais et faire grandir la ville.

C’est perchée sur les coupoles de la cathédrale sur-le-Sang-Versé que Xel fit rendre gorge à Dom, Neox et Doc Nicolas, deux Nicolas pas tsars en leur palais sur le coup !

Table 2, dite « Ils ont tout tenté ! » : Un groupe composé de Jacques Ferran, François-René, Franck, Nicolas II, Nourdine, Jean-Yves et New Jackchap1970-une-1976-saintetienne s’engouffre dans l’univers carcéral de Room 25.

Les deux gardiens (Nicolas II et Vincent Duluc) ont tranquillement baladé les prisonniers, les laissant longtemps dans le doute (Nourdine faisant office de leurre par des manoeuvres douteuses), pour finir par se dévoiler par quelques poussettes non sollicitées…

Les captifs ont tout tenté, mais la découverte tardive de la tuile Room 25 ne leur laissait aucune chance.

Table 3, dite « Gouel ar Gelted» : point n’est besoin d’être linguiste pour réussir à Codenames mais il vaut mieux avoir un peu de vocabulaire quand même.

Pour les Rouges, Johnny Rives, Dom, Nicolas II, Jean-Yves et New Jack défient les Bleus, François-René (objet d’une interview parue le matin même non pas dans l’Equipe mais sur un sujet sportif !), Xel, Vincent et Nourdine. Un match en trois Résultat de recherche d'images pour "une l'equipe une 9 mai 2009"sets fut décidé pour respecter le sommeil des quinquagénaires.

  • 1-0 pour les Rouges sur un Huile assassin, glissé par erreur dans un Lumineuse 3 (Or, Ampoule, Paris), pendant que les Bleus restaient bloqués par une queue blanche qui parasitait les combinaisons.
  • 1-1 après une manche commencée avec une ambition démesurée par les Bleus (Sadomasochisme 8 !!), alors que les Rouges coinçaient sur le mot Bleu, qu’ils associaient, à tort, au masochisme, et qu’ils ne purent décoder le subtil Germination 3 (Mars, Pépin, Docteur)
  • 1-2 pour les Bleus, les Rouges trébuchant sur un Coeur assassin qu’ils associèrent à Nucléaire (c’était beaucoup plus technique: Charme et Noyau !), et ce malgré un remarqué Mer 3 (Puce, Voile, Mousse).

Table 4, dite « Regrets éternels » : Finir par un Citadelles n’était pas très raisonnable, d’autant que parmi cette table de rescapés ont comptait des quinquagénaires et des quadras bientôt mûrs…

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Alors que Gabriel Hanot mit fin à la partie sur son huitième bâtiment, il pourra ruminer des regrets éternels d’avoir laissé la partie à New Jack, qui le devança 28 à 25, ses constructions étant plus richement dotées ! Suivirent Nicolas II, 23, François-René, 22, Nourdine, 17, Doc Nicolas, 13, et Xel, 10.

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