Séance de MARDI 27/12/2016 à St-Elivet

En ce 27 décembre, Louis Pasteur aurait fêté son 194ème printemps. C’est l’occasion de revenir sur une découverte qui le rendit célèbre: la vaccination contre la rage.

En 1880, en pleine possession de sa méthode expérimentale, il décide de l’appliquer à l’étude d’une maladie humaine. Il choisit la rage parce qu’elle affecte non seulement l’homme, mais aussi l’animal sur lequel il peut expérimenter. Il cherchera d’abord à isoler le virus de la rage, en vain. La résolution des microscopes de l’époque ne permettait pas de voir les virus. Il sera observé pour la première fois, près d’un siècle plus tard, en 1962, grâce à la mise au point de la microscopie électronique.

Puisque la rage est une maladie du système nerveux, Pasteur a alors l’idée d’inoculer directement dans le cerveau d’un chien une parcelle de cerveau d’un chien enragé. Le chien ainsi inoculé meurt. L’expérience est reproduite sur le lapin (qui présente moins de risque pour les expérimentateurs que le chien enragé). Après de nombreux passages de lapin à lapin, l’incubation de la rage est toujours de six jours : il a réussi à obtenir un virus doué d’une virulence stable. Il va tenter d’obtenir un vaccin en atténuant cette virulence. Il décide de suspendre des moelles de lapins rabiques dans des flacons où elles sont exposées à l’action de l’air, dans une atmosphère privée d’humidité. La virulence s’atténue peu à peu jusqu’à s’éteindre. Louis Pasteur injecte ces moelles de lapin vieillies à des chiens enragés, puis des moelles de plus en plus virulentes. La rage ne se déclare pas: il a établi un protocole permettant de lutter efficacement contre la maladie.

Cependant, malgré ces résultats satisfaisants, Pasteur redoute de passer aux essais sur l’homme. Le matin du 6 juillet 1885, un garçon de neuf ans, Joseph Meister, venu d’Alsace et mordu quatorze fois par un chien enragé, lui donne l’occasion de vaincre ses ultimes hésitations et de tester son traitement chez l’homme. En 10 jours, l’enfant reçoit au total treize injections de moelles rabiques de moins en moins atténuées. Cette première vaccination est un succès : Joseph Meister ne développera jamais la rage et deviendra le premier être humain vacciné.

Louis Pasteur restera très discret sur ce succès. Il en sera autrement pour son deuxième. En septembre 1885, Jean-Baptiste Jupille, un jeune berger de 15 ans, se présente au laboratoire de la rue d’Ulm, profondément mordu par un chien enragé qui avait attaqué six autres petits bergers. Lui s’était jeté sur l’animal pour couvrir la fuite de ses camarades. Louis Pasteur applique son traitement pour la seconde fois, avec le même succès, et s’assure de faire connaître cette histoire au monde entier. Bientôt, une multitude de « mordus » se présentent à l’École normale supérieure, de France et de l’étranger. Face à l’affluence, il décide de fonder un centre spécialement dédié à la vaccination contre la rage, qui soit également un centre de recherche et un centre d’enseignement. Trois ans plus tard, l’Institut Pasteur est inauguré.

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En cette soirée froide de St-Elivet, si le manteau était de mise – même à l’intérieur – la rage de jouer n’était pas éteinte, bien au contraire: on compta ainsi pas moins de trois inaugurations de jeux jamais expérimentés auparavant au sein de Parties Civiles ! Les cobayes ont survécu, et certains en redemandent !

Table 1, dite « Génération spontanée » :  On vous a déjà parlé (ici) des productions de Splotter. Tristan est fan, et avait eu la bonne idée de commander, avec le déjà fameux Food Chain Magnate, la réédition d’une de leurs productions anciennes, The great Zimbabwe. Une autre production très aboutie de l’éditeur néerlandais, qui se passe dans l’univers mystique de la cité en ruines de l’ancien royaume du Zimbabwe (un site classé UNESCO et dont la construction s’est étalée sur 3 siècles à partir du onzième). Il s’agit bien ici de refaire l’histoire, en construisant, puis en surélevant des monuments, grâce à des artisans, que l’on paie avec du bétail. L’iconographie est riche et le jeu présente des mécanismes très originaux, à commencer par la condition de fin de partie, qui est que l’un des joueurs atteigne son objectif (VR ou Victory Requirement), fixé au départ à 20, mais qui se durcit au fur et à mesure que le joueur acquiert des technologies (poterie, artisanat, travail du bois ou du diamant), ou fait appel à un Dieu pour l’aider dans sa tâche ! Le plateau de jeu se couvre donc peu à peu d’artisans, de ressources, de rivières, de monuments, tout un petit monde qui pourrait faire croire à une génération spontanée (mais, Pasteur l’aurait dit, il n’en est rien bien sûr…).

Le cœur du jeu, ce qui fait gagner les fameux PV, est l’élévation des bâtiments, qui donne lieu à des calculs mentaux…….complexes ! Pour surélever un bâtiment, vous avez besoin d’autant d’objets culturels différents que le bâtiment a actuellement d’étages. Chaque pièce sur le plateau a une portée de 3 cases, portée qui peut être étendue de 3 cases par relais (hub) par lequel passe cette portée, à condition de payer ce relais.  Pour passer un bâtiment de 3 à 4 niveaux, le joueur a besoin de 3 objets culturels différents qu’il ne pourra se procurer que s’il est à portée des artisans produisant ces objets, que ces mêmes artisans sont eux-mêmes à portée de la matière première nécessaire pour construire l’objet, et que cette même matière première n’ait pas déjà été utilisée par un artisan à ce tour. De plus, il existe des artisans secondaires qui viennent compliquer l’affaire car, s’ils ont été construits, ils obligent les joueurs à se fournir chez eux plutôt qu’aux artisans primaires correspondants. Un mécanisme très original, mais également très hautement calculatoire: il faut bien compter ses bêtes avant de se lancer, et ce dès la phase d’enchères pour le tour de jeu !

Le grand vainqueur de cette longue partie (3 heures à quatre) fut Tristan (34 PV pour un VR de 32, donc +2). Paul fut deuxième, échouant à 9 PV de son VR, comme Xel, mais la devançant car son VR était moindre (31 contre 35). Je finis quatrième (20 PV, 13 de moins de que mon VR), victime de la préemption de mes artisans potiers en début de partie qui m’a privé de bétail. Heureusement, j’avais engagé le Dieu Atete, qui permet d’ignorer les utilisations antérieures de matières premières, et donc de plus ou moins négliger la phase d’enchères qui détermine l’ordre du tour (mais qui, en contrepartie, alourdit le VR de 5, on n’a rien sans rien).

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Table 2, dite « Pasteurisée » : Baptiste-plaqué-argent, Mickaël et Neox s’essaient à Barony (et son extension), et terminent dans cet ordre une partie insipide, à laquelle Mickaël mit fin à son corps défendant.

Table 3, dite « Enragée» : F-R, Guillaume, Julien et Camille ressortent collectivement sains et saufs d’un assaut enragé de V.Commandos. Une mission qui a commencé par deux morts, mais qui s’est finalement bien terminée, grâce à une intense protection de l’église.

Table 4, dite « Vaccinée » : la table 2 se reconfigure pour une partie de Not alone. C’est Neox qui sort vacciné contre la défaite (vaccin au stade expérimental et à durée de vie aléatoire, mais il restera cependant à tout jamais le premier vainqueur officiel à ce jeu).

Table 5, dite « Incubée » : à Time bomb, encore une première à PC, deux équipes s’affrontent.  Chacun possède un personnage caché, qui fait partie soit des « gentils » qui veulent désamorcer la bombe, soit des « méchants » voulant faire sauter Big Ben. L’aspect original du jeu est qu’il ne faut pas essayer de découvrir qui est qui, mais arriver à son but: désamorcer la bombe ou la faire exploser. Sherlock et Moriarty sont à la manœuvre dans les deux camps pour camper l’ambiance dans le fog londonien. Un jeu à ne pas confondre avec son homonyme japonais, qui semble inspiré des mêmes intentions… Trois parties furent jouées, qui virent triompher d’abord Sherlock (FR + Camille), puis, par deux fois, Moriarty (FR + Neox, puis Mickaël + Camille).

Timebomb : Sherlock vs. MoriartyRésultat de recherche d'images pour "time bomb moriarty"

Table 6, dite « Fermentée » : C’est en observant des cristaux de paratartrate que Louis Pasteur découvrit la dissymétrie moléculaire. En examinant une solution d’acide paratartrique, il s’était aperçu que sous l’effet d’une moisissure, cet acide avait fermenté et qu’il s’était dissocié : on ne trouvait plus dans le liquide fermenté que l’acide tartrique gauche. L’acide tartrique droit avait été décomposé,  » désassemblé « . Ainsi, une substance inactive sur la lumière polarisée (acide paratartrique) était devenue active (acide tartrique gauche) sous l’influence d’une fermentation. Jusqu’à ces résultats, il était admis universellement que la fermentation était une œuvre de mort, ainsi que le pensait le célèbre chimiste allemand, Justus von Liebig. Or, Louis Pasteur, au terme de ses expériences, prenait le contre-pied de ce dogme : puisque toute substance active provient de la nature vivante, la fermentation est une œuvre de vie: seule la vie est génératrice de substances actives sur la lumière polarisée.

C’est justement une partie de Codenames passablement fermentée par de multiples irrégularités qui conclut cette soirée. Les Rouges (Tristan, Guillaume, VHS) affrontaient les Bleus (Xel, FR, Paul) à la version commerciale du jeu. Baptisée sous les auspices de l’Immaculée Conception par un Marie 2 (une religieuse enceinte, bien sûr), la première manche se résuma à un match Chine / USA à deux voix et quatre mots: FR lança un brillant Patton (Amérique, Soldat, Front, Berlin) auquel je répliquai par Mao-Tsé-Toung (Chine, Chemise, Pied, Grain). Malheureusement, mes équipiers choisirent Lunettes, mot assassin ! 1-0 pour les Bleus. Égalisation des Rouges dans la deuxième manche, marquée par un mot Bleu selon moi totalement irrégulier (« La voix du Nord »), qui visait Bureau, Journal et…Champagne (!!) – et qui échoua totalement. La troisième manche fut marquée par une irrégularité encore plus flagrante, le maître-espion Rouge proposant le mot Livre qui figurait sur la grille ! Le tour fut donc perdu et alla derechef aux Bleus, qui déroulèrent Femelle en triptyque (Sirène, Princesse, Maîtresse). Les Rouges avaient les cartes en main, mais échouèrent désespérément à trouver Ninja et Boîte, qui se cachaient (vraiment très bien…) derrière un Village 2 !! Victoire 2-1 des Bleus sur un ultime mot en 1 résolu par élimination (Indemnisation pour Parachute).

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Séance de VENDREDI 23/12/2016 à St-Elivet

En ce 23 décembre, Parties Civiles plaçait sa séance de jeu sous le haut patronage de Carla Bruni, qui rentrait à l’occasion dans sa cinquantième année. Aura-t-elle une Rolex pour Noël ? En tous cas, Axel avait apporté un gâteau maison, il y en avait au moins un qui avait suivi.

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Table 1, dite « Quelqu’un m’a dit » : Nicolas-Neox fête Noël avant l’heure, nous présentant sa dernière acquisition: The Gallerist. Rien moins que le dernier opus de Vital Lacerda, l’auteur de Vinhos.

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Du lourd donc, à commencer par la boîte, imposante, et le matériel, de belle facture. Dans l’univers du marché de l’art, il s’agit de découvrir de jeunes talents, de les faire connaître, d’acheter leurs oeuvres, les exposer, et enfin, de les revendre (ou pas). Le jeu fourmille de mécanismes très riches (objectifs secrets, enchères en fin de partie sur le marché international), mais reste très jouable avec un tour de jeu particulièrement fluide: à son tour, on choisit l’un des quatre lieux du plateaux, où l’on effectue l’une des deux actions possibles. Mais il y a une subtilité: si l’on éjecte un autre joueur du même lieu, ce dernier peut, en faisant jouer son influence, bénéficier de la faveur d’y effectuer également une action (sauf au tout dernier tour de la partie).

Ayant préparé son affaire, Tristan avait invité ses comparses à bachoter les règles sur Internet, ici. Ou  bien avait renchéri Neox, pas en reste. Ainsi, avec Xel, nous étions quatre marchands hyper-informés des dernières tendances. Tandis que je me lançais dans le numérique, Tristan explorait la sculpture, et se livrait à des manipulations de marché pour faire artificiellement grimper la cote de ses poulains grâce à des complices. Surtout, il ne vendit rien. Une stratégie osée, mais gagnante, car elle permet d’économiser toutes les actions de la phase commerciale (trouver un contrat, effectuer la vente). Surtout, les oeuvres non vendues en fin de partie sont quand même évaluées à leur prix de marché, et lui ont apporté 65 de ses 149 points, comme en témoigne la carte de score finale, car oui, le jeu fournit même des Scoring sheets. Respect !

gallerist

Table 2, dite « No promises » : Guillaume et Thomas ne se sont rien promis, mais terminent main dans la main à GearWorld : The Borderlands. Baptiste-aux-mains d’or et Camille suivent à distance le cortège.

Table 3, dite « Rive droite, rive gauche » : Mickaël, Axel, Laurent et Nourdine sont associés du camp rebelle à Assaut sur l’empire. Leur mission ? Aider 6PO à déchiffrer l’hologramme. Mission réussie, à croire qu’ils s’étaient entraînés en visionnant Rogue One… Quoi qu’il en soit, François-René et Nicolas III en ont fait les frais.

Table 4, dite « Comme si de rien n’était » : une table où Cammille s’offre un scalp de trésorier, coiffant sur le poteau Baptiste à King of Tokyo, tandis que Guillaume et Thomas se sont fait hara kiri.

Table 5, dite « Le plus beau du quartier » : est-il vraiment raisonnable de lancer une table de Quartermaster à onze heures passées ? Si François-René l’a fait, c’est qu’il ne s’est pas posé la question, et aussi parce qu’il n’y avait aucun exemplaire de Codenames en circulation… Il fut rejoint par Nourdine, Nicolas III, Axel  et Tristan pour une partie qui se termina bien après l’heure du bouclage.

Table 6, dite « Top model » : rien de tel qu’un tour au sommet d’un donjon pour terminer une soirée, se disent Thomas, Camille et Guillaume. Rien de tel que de quitter St-Elivet sur une victoire à Dungeon Raiders, se dit le dernier cité.

Table 7, dite « Midnight in Lannion » : une équipée sauvage se met en place pour une traversée des USA en mode Hit z Road. Je fus la première victime des zombies, perdant trois membres de ma famille d’un seul coup sur un jet fatal. Un final à suspense opposa les trois survivants, Mickaël (6), Xel (12), et Neox (13, dont pas moins de 9 points de bonus à la fin !)

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Séance de MARDI 20/12/2016 à St-Elivet

A défaut de neige, un effectif fourni en cette fin d’année, déjà une ambiance de fêtes et quelques boîtes neuves suggérant des petits souliers garnis par anticipation.

Table 1, dite « Le temps des cathédrales » : Nicolas-3 réussit à convaincre Tristan et Xandra de jouer aux Piliers de la Terre. Avec une victoire de peu de Tristan, si ma mémoire est bonne.

Table 2, dite « J’ai un blanc » : Baptiste-plaqué-or, Yvan et Neox essaient GearWorld : The Borderlands, un jeu avec une carte, du développement économique, un peu de conflit, euh bon demandez-leur ce qu’ils en ont pensé, par exemple à Neox qui a gagné.

Table 3, dite « Un hiver chez les zombies » : F-R entraîne Guillaume et Nourdine dans la découverte de Dead of Winter. Apparemment tout s’est (trop ?) bien passé pour cette mission, sans traître, qu’ils ont remportée.

Table 4, dite « Un barbu chez les poilus » : Jérôme pour son retour propose à Frank, Christophe et Xel deux parties des Poilus (je me demande même si je n’ai pas vu l’extension ?). Pour les résultats, merci de consulter le monument aux morts.

Table 5, dite « Camel Trophy » : excursions commerciales sur la route de la soie au programme de Bruno (Johannes Caprini), Dom (Merkator ex Tabriz) et Thomas (Matteo Polo) avec les Voyages de Marco Polo. Abreuvé par les ressources gratuites récoltées par son personnage, VHN finit avec 56 PV plusieurs encolures de chameau devant ses concurrents qui seront départagés par la photo-finish (un naseau d’avance pour Bruno).

Table 6, dite « Massacre express » : rien de tel qu’un Shadow Hunters pour souder un groupe (issu des tables 3 et 4). Bon ici on a plutôt dessoudé, en particulier F-R qui en un tour a éliminé 2 joueurs à coups de mitraillette. Il emmène ses Hunters à la victoire, avec Xel-Allie dans leurs bagages.

Table 7, dite « L’heure du rut » : bien que la journée entamât sa dernière heure, les amateurs restaient enthousiastes et Tristan mettait en place Antler Island quand votre rédacteur prit congé. Il était aussi question de Codenames pour des amateurs en manque de double-sens et de gauloiseries.

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Séance de VENDREDI 16/12/2016 à St-Elivet

Oliver Cromwell est resté dans les mémoires pour avoir pris part à l’établissement d’un Commonwealth républicain en Angleterre, en Irlande et en Écosse, puis en être devenu Lord Protecteur, le 16 décembre 1653.

Issu de la gentry, converti à une forme de puritanisme considérant que la Réforme n’était pas encore achevée, il est impliqué dans la Guerre civile anglaise en opposition aux royalistes. Promu de simple chef d’une troupe de cavalerie à commandant de l’armée entière, Cromwell se trouve parmi les signataires de l’arrêt de mort prononcé contre le roi Charles Ier en 1649, et membre du Rump Parliament (Parlement croupion), précurseur du groupe parlementaire du même nom formé quelques siècles plus tard par François Fillon (le RUMP, officiellement Rassemblement UMP, était en fait surtout un UMP croupion). Ce parlement envoie Cromwell conquérir l’Irlande, pour se tourner ensuite contre l’armée écossaise.

Le 20 avril 1653, Cromwell dissout par force le parlement, et établit le Barebone’s Parliament, également nommé « Assemblée des Saints », en raison de la stricte doctrine puritaine qu’il se donne pour mission d’établir. Des officiers lui ont offert la Couronne, mais il l’a déclinée et est fait Lord Protecteur d’Angleterre, du pays de Galles, d’Écosse et d’Irlande.

À sa mort, il est d’abord enterré à l’abbaye de Westminster, mais lorsque les royalistes reviennent au pouvoir, ils déterrent son corps, l’enchaînent et le décapitent. Cromwell est l’une des figures les plus controversées de l’histoire des îles britanniques. Certains historiens voient en lui un héros de la liberté, d’autres en font un tyran, dictateur régicide. Au sein de la population, les sentiments exprimés sont tout aussi mitigés et passionnés, puisque pour les uns, il s’agit de l’un des plus grands héros nationaux de la patrie anglaise, alors que pour d’autres, ses mesures prises contre les catholiques irlandais étaient génocidaires.

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363 ans plus tard, pas de décapitation à St-Elivet lors de cette séance aussi martiale que virile, car marquée par l’absence de totale de la gent féminine. Cependant, un président y fut malmené, des chocolats y furent surfacturés, et l’on y observa une table qui par son nombre, n’était pas très loin d’une constituante (on se gardera cependant, au vu de sa composition, de la qualifier d’assemblée des saints).

Table 1, dite « Restauration rapide » : Tristan embarque dans Jeff, JiBee et Gérard dans la franchise Food Chain Magnate, et s’impose sans discussion, procédant par là à une restauration plutôt rapide de son autorité, quelque peu malmenée ces derniers temps. Il semble désormais rompu à la stratégie gagnante, confirmée  face à deux débutants et un apprenti de ce jeu où, si l’on peut se permettre de gagner très tardivement, il est tout aussi facile de perdre précocement si l’on n’applique pas la dite stratégie (qui est, je vous glisse cela au passage, de prendre les cartes gagnantes dès le début, les fameuses cartes Milestone, attribuées au premier joueur qui accomplit un parcours donné dans une des lignes de métier).

Table 2, dite « Common wealth » : l’équipe d’inspecteurs de choc habituelle (Dom, FR, Thomas, VHS) accueille à la table de la cuisine et de Sherlock Holmes: Détective conseil le preux chevalier Paul. Mettant nos richesses déductives en commun, nous nous lançons dans l’enquête N°6, La malédiction de la momie, et terminons avec le score ma foi honorable de 40 points (30 selon certains esprits chagrins et rigoristes). Plusieurs de nos options ont en effet été validées, et pour les autres, nous avions des hypothèses très séduisantes, mais infructueuses, car, contrairement à son habitude, Dom ne trouva pas la visite qui fait gagner. Et comme le dit l’un des membres de notre confrérie, face à ce mystère, « les voies du seigneur sont impénétrables (mais ce sont les seules) ».

Table 3, dite « La voie du seigneur » : c’est à la table de Signorie que nous découvrons un trio de gentilshommes à la barbe naissante, endossant le rôle d’un Seigneur dans l’Italie de la Renaissance pour apporter la gloire à leur famille, envoyant les uns se former aux carrières politiques, cléricales et militaires, et mariant les autres à des membres de nobles familles. Neox, empruntera la voie royale avec 103, devançant Nicolas III, 94, et Bruno, 72.

Signorie

Table 4, dite « Cavalière » : beaucoup de monde à la table de Cash N’ Guns : Frank, Mickaël, Axel, Julien, Nicolas II, mais une issue incertaine. Alors qu’avec les mêmes (ou presque ?), à Dice Town, c’est Mickaël qui s’impose.

Table 5, dite « Are you talking to me ? » : et encore beaucoup plus de monde à la table de Mafia de Cuba: jusqu’à 11 joueurs se retrouvèrent à La Havane, comme au 29 décembre 1955. A la fin du repas offert à ses « fidèles » hommes de main, Don Alessandro évoque les « affaires » en cours quand retentit le téléphone de l’arrière salle du restaurant. Le parrain est convoqué au bureau du président Batista. Il confie sa précieuse boîte à cigares à ses sbires. Il faut dire que celle-ci possède un double fond, sous un premier rang de cigares se trouve une cachette remplie de diamants ! Chaque joueur va prendre cette boîte, l’ouvrir et choisir de trahir et voler quelques diamants, rester un fidèle et « honnête » mafioso, être un chauffeur, un tueur ou même un agent infiltré de la CIA. Le soir venu, le Parrain récupère sa boîte passée de main en main. Il s’étouffe de rage et enquête sur la disparition des diamants. Il doit retrouver son trésor en faisant parler ses comparses, sans manquer de punir les coupables en leur offrant des chaussures en ciment avant de les jeter dans la baie. Les trois parrains, Nicolas III, Julien et Bruno connurent des fortunes diverses, mais on a beaucoup ri, croqué du diamant, fumé du havane, et siroté du rhum.

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Séance de MARDI 13/12/2016 à St-Elivet

Le 13 décembre 1577, Francis Drake largue les amarres pour entamer le second tour du monde à la voile de l’histoire, un demi-siècle après Magellan/Elcano. Mais contrairement au premier, Drake reviendra vivant à bon port après 3 ans de voyage et d’innombrables aventures dont la capture de 2 vaisseaux espagnols chargés de trésors. Autre chose que les 78 jours du Vendée Globe. Quelques siècles plus tard, trois tables de joueurs intrépides entreprennent leur lot de voyages et d’aventures.

Table 1, dite « A la poursuite de Yog-Sototh » : François-René entraine Nicolas II et III, ainsi que Guillaume, dans l’épopée des Contrées de l’Horreur. Nicolas III y perd la vie et il se pourrait bien que d’autres y aient perdu la tête. En tous cas, ce sont les derniers à avoir quitté le local associatif.

Table 2, dite « Cabotage aux Caraïbes » : Baptiste-aux-doublons, Marion, Alwen et David jouent à La Crique des Pirates, un jeu magnifique comme l’éditeur Days of Wonder sait les faire. Alwen l’emporte mais quelques approximations de règles ont été déplorées. That’s the PC way !

Table 3, dite « Sur la planète abandonnée » : un carré de réguliers (Jeff, Neox, Xel et VHN) s’installe autour de Alien Frontiers. Ils y lancent plein de dés pour être les premiers à placer tous leurs Bionts colons. Mais pas vraiment le temps de monter de moteur à combos ni d’acheter beaucoup de cartes Alien Artifact et déjà la partie prend fin sur une victoire de VHN, Jeff ayant été en tête pendant un bon moment (situation qui inévitablement attire les nuisibles…)

Table 4, dite « Au bar du donjon » : après le départ d’une bonne partie des tables 2 et 3, Xel, Marion et VHN se défient d’aller voir qui se cache là-bas dans Welcome to the Dungeon. Xel est rapidement éliminée et Marion, après s’être un peu faite prier pour aller y mettre les pieds, enchaîne deux explorations réussies du donjon et en ressort avec la victoire.

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Séance de VENDREDI 09/12/2016 à St-Elivet

Ce vendredi, Kirk Douglas atteignait l’âge respectable de 100 ans, ce qui fait de lui l’une des dernières figures de l’âge d’or Hollywoodien encore en vie.

Cette période commença dans les années 1930. Au début, du fait de la baisse durable de la fréquentation des salles crées par l’irruption du sonore (hausse du prix d’entrée et des coûts de production), les bénéfices chutent, provoquant une situation financière catastrophique des compagnies de production. Pourtant, grâce notamment au système dit block-booking, Hollywood produisit plus de 5 000 films. Les années de guerre profitent du boom économique du pays et de la standardisation de la production. Jusqu’en 1946, révolutionnée par l’évolution téchnologique (films parlants, Technicolor), l’industrie cinématographie connaît une forte prospérité économique.

Après la guerre, le cinéma est soupçonné d’activités antiaméricaines par une Commission parlementaire (1947). La chasse aux sorcières détruisit la carrière de nombreux artistes. À la même époque, le système de production et de distribution est démantelé par le ministère de la justice, en application de la loi antitrust (1948): les compagnies doivent désormais séparer leurs activités de production et de gestion de salles (décret Paramount). De plus, le développement des agents casse le système qui liait les stars aux studios dont certains acceptent de donner une partie de leur profit à leurs vedettes. Les revenus chutent dès 1947, tandis que les coûts de production ne cessent d’augmenter, provoquant une diminution durable des recettes et du nombre des productions.

Connu pour son engagement démocrate, Douglas fut un producteur courageux à une époque où le cinéma américain était en proie au maccarthysme, notamment en engageant Dalton Trumbo, scénariste figurant sur la « liste noire d’Hollywood ». Plusieurs de ses films abordent des thèmes sensibles, comme la Première Guerre mondiale avec Les Sentiers de la gloire, interdit à sa sortie dans beaucoup de pays européens, ou le western avec La Captive aux yeux clairs, La Rivière de nos amours et Le Dernier Train de Gun Hill, des films qui réhabilitent la figure de l’Indien et dénoncent le racisme. On peut aujourd’hui s’interroger: s’il était encore en activité, quel film produirait-il dans l’Amérique de Donald Trump ?

PHOTOS – Dans les coulisses des 100 ans de Kirk Douglas avec son fils Michael Douglas

Il y avait foule à St-Elivet. Le tout-Lannion ludique se pressait dans les allées du centre, on vint même de Guingamp et de Pedernec pour prendre part à la fête. Et pour dignement célébrer cet anniversaire, nous baptiserons chacune des tables jouées ce soir du nom d’un de ses films.

Table 1, dite « Première victoire » :

Première Victoire, produit et réalisé par Otto Preminger, raconte de façon spectaculaire la vie d’officiers de la marine des États-Unis et de leurs épouses à Hawaï au début de la Seconde Guerre mondiale. Un commandant de l’US Navy, qui a sacrifié sa vie familiale à sa vie militaire et a divorcé 18 ans plus tôt en laissant à son ex-épouse son fils de 4 ans, commande le croiseur Old Swayback, en mer lors de l’attaque de Pearl Harbor. Mis à pied pour ne pas avoir respecté le règlement qui demandait de faire des zigzags (afin d’économiser son mazout) et de ce fait avoir été torpillé par un sous-marin japonais, il se voit finalement confier une première opération difficile contre les japonais. Il rencontre son fils, qu’il n’a pas vu depuis 18 ans, et qui lui réserve un accueil glacial. Arriviste, celui-ci est affecté sur une vedette lance-torpilles uniquement pour progresser rapidement et être affecté à un poste d’état-major avec l’aide de l’influence de sa mère. Par son exemple, et non par des discours, il réussira à le remettre dans le droit chemin et même à se sacrifier.

Tristan a encore apporté Food Chain Magnate, sa dernière acquisition, et un jeu où il cherchait encore sa première victoire. Malgré la coriace opposition de trois arrivistes (Thomas, Bruno, et Paul), il parvint ce soir à les remettre dans le droit chemin, et les torpiller sans états d’âme. Sa recette ? Une implacable combinaison entre Pricing manager (qui fait gagner les commandes grâce aux prix bas) et CFO (qui, ensuite, augmente les prix de 50%) : imbattable, et à retenir !

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Table 2, dite « Le phare du bout du monde» :

Le Phare du bout du monde est un film américain adapté du roman éponyme de Jules Verne en 1971. Trois hommes sont chargés de surveiller un phare au cap Horn, en 1865. Jusqu’au jour où un bateau de pirates débarque. Deux des gardiens sont tués ; l’autre s’enfuit et assiste, impuissant, à la mise en place du terrible plan des pirates.

Dans Mombasa, chaque joueur investit dans des compagnies basées à Mombasa, Cape Town, Saint-Louis ou Le Caire et étend son réseau de comptoirs commerciaux à travers tout le continent africain. Le jeu se déroule en 7 manches qui comprennent chacune trois phases: la planification des cartes d’action, jouées en simultané, la phase d’action et enfin l’entretien. Il y a un mécanisme original de report des cartes jouées d’un jour sur l’autre, et, surtout, de développement des 4 comptoirs, dont on peut acheter des parts (actions), qui, à l’image du mécanisme d’Imperial, se valorisent au fur et à mesure de leurs conquêtes, et que l’on peut visualisr sur le cliché ci-dessous. Mais le jeu comporte d’autres façons de gagner des points: une mine de diamants, une piste de la connaissance tapissée de livres, et, enfin, des pièces d’or.

Au final, la victoire alla à Xel (119), qui avait le mieux équilibré ses positions, gagnant des PV un peu partout (20, 6, 15, 12, 21, 25, 20). Elle devança Neox (102), qui, malgré un score canon en diamants (40), pêcha par manque de lecture (0 PV sur les livres), et Camille (77), aux scores équilibrés mais sans coup d’éclat. Quant à VHS, il avait beaucoup misé sur le comptoir de Mombasa, mais ses 4 parts ne furent valorisées que 12 PV, ce qui l’entraîna au fond du classement (57).

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Table 3, dite « La rivière de nos amours » :

Dans La rivière de nos amours, qui campe l’Oregon de 1870. l’éclaireur Johnny Hawks, qui connaît bien la culture indienne, est envoyé auprès de Nuage Rouge, chef des Sioux pour lui demander l’autorisation de faire traverser un convoi sur son territoire. Mais deux renégats, à la recherche d’une mine d’or, assassinent Loup Gris, un membre de la tribu.

A la table de Colt Express nous retrouvons Axel, Jocelyn venu en famille avec la rivière de ses amours (Aude et Sacha), et reparti victoire en poche, Joan et Julien. Les mêmes enchaînent ensuite sur un Boss monster dont l’issue fut incertaine.

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Table 4, dite « L’homme qui n’a pas d’étoile » :

Dans L’Homme qui n’a pas d’étoile, deux hommes arrivent dans une petite ville de l’Ouest, où ils cherchent du travail. Ils sont embauchés par le contremaître d’un ranch dont la propriétaire, Reed Bowman, s’y entend à mener ses affaires. Elle a pour voisin Tom, qui décide de clôturer ses terres de fil barbelé, pour les protéger du bétail en divagation. Mécontente du contremaître, Reed le renvoie et nomme à sa place Dempsey qui n’apprécie pas – il en a souffert autrefois – cette pose de clôture, déclenchant l’affrontement avec Tom et ses hommes.

Star Wars Rebellion se passe à une époque de guerre civile. Les derniers vestiges de la Vieille République ont été balayés, et l’Empire a imposé le règne de la terreur sur la galaxie. L’Empire écrasera-t-il la Rébellion en un seul coup ? Impossible de connaître l’issue de ce combat sidérant entre Olivier et Mickaël, dans l’ambiance feutrée de l’espace intersidéral du rez-de-chaussée.

Table 5, dite « Règlements de comptes à O.K. Corral » :

Dans Règlements de comptes à O.K. Corral, un western inspiré des faits réels de la fusillade d’O.K. Corral,  le shérif de Dodge City débarque à Fort Griffin, petite bourgade de l’Ouest sous l’autorité de l’un de ses amis, le shérif Cotton Wilson. Il déchante lorsqu’il apprend que son ami a retourné sa veste et a laissé Clanton s’échapper. Il tente malgré tout d’en savoir plus auprès d’une figure notoire de la région, le célèbre joueur de poker dit « Doc Holliday » mais celui-ci l’éconduit froidement.

A Scythe, un jeu qui se déroule dans une histoire alternative pendant les années 20, les joueurs représentent l’une des cinq factions et tentent de faire fortune et de prendre possession des terres autour de la Factory. Du règlement de comptes en perspective pour une bataille entre Mr. Jack et deux Nicolas.

Table 6, dite « Vingt mille lieues sous les mers» :

Vingt mille lieues sous les mers, adapté du roman éponyme de Jules Verne, fut la première grosse production des studios Disney réalisée en prise de vue réelle. Un film où depuis quelque temps, sur tous les océans du globe, les navires sombrent dans d’étranges circonstances. Les rescapés de ces naufrages en attribuent la cause à un mystérieux monstre qui éperonne les vaisseaux. À San Francisco, le professeur Pierre Aronnax, accompagné de son domestique et de son harponneur, embarquent à bord d’une frégate affrétée par la marine américaine dans le but de traquer le monstre.

Pour leur part, Nourdine, Julien de Paimpol, Guillaume et Mickaël se lancent dans un Fortunes de mer, un jeu de l’époque où les pirates font reigner leur loi et où de pauvres commerçants tentent de faire fortune. L’histoire ne dit pas qui a su tirer son harpon du jeu.

Table 7, dite « Les sentiers de la gloire » :

Inspiré de faits réels, Les sentiers de la gloire, plus qu’un film sur la première guerre mondiale, est un film antimilitariste qui dénonce les comportements de la haute hiérarchie militaire et met en évidence la résistance désespérée d’un homme, le colonel Dax, joué par Kirk Douglas. À la différence du film de guerre classique, l’affrontement n’est pas entre deux camps ennemis mais entre les officiers généraux et les soldats d’un même camp, les uns jouant leur promotion, les autres leur vie. D’ailleurs on n’y voit pas d’Allemands. Sorti en 1957, le film est perçu comme une critique directe de l’armée française, par la cruauté des scènes finales et la satire violente des états-majors français. Sous la pression et la menace de représailles d’associations d’anciens combattants français et belges, le gouvernement français, alors plongé dans les remous de la guerre d’Algérie, proteste et insiste pour qu’il soit déprogrammé. Devant l’ampleur du mouvement contestataire, les producteurs du film décident, par auto-censure de ne pas le distribuer en France. Ce n’est que dix-huit ans plus tard, en 1975, que le film sera finalement projeté en France.

Et en cette fin de nuit, à la table de Splendor, Jeff invita Maria et Richard à découvrir la gloire d’une époque disparue.

Table 8, dite « Seuls sont les indomptés » :

Kirk Douglas disait, au sujet de « Seuls sont les indomptés », son film préféré : « Le thème de l’individu broyé par la société me fascine. Il s’agissait d’un cow-boy moderne qui vit toujours selon le code moral du Far West américain. J’ai eu tout de suite envie d’en tirer un film. J’ai joué dans soixante-quinze films, j’en ai produit beaucoup et j’ai entendu parler de plus de films encore, mais, à ma connaissance, c’est la seule fois où un scénariste a écrit du premier coup un scénario parfait : un premier jet, et aucune révision. »

A la table de Cash ‘N Guns, Maria termina indomptée, seule en vie, et matant tout son peit monde: Richard, Dom, et François-René, pour la servir.

Description de cette image, également commentée ci-après

Table 9, dite « Illusion » :

Dans Illusion, le dernier film de Kirk Douglas, un réalisateur de cinéma autrefois très puissant, se rapproche de la fin de sa vie. Comme il attend la mort, il se glisse dans un «rêve» où est représenté trois « extraits » du film de la vie de son fils. Suspicieux d’abord, puis curieux, et, finalement, captivé, il regarde la croissance de son fils de la préadolescence à l’âge adulte, et comment son fils poursuit l’amour de sa vie, Isabelle. Lors des « extraits » où le fils court après son amour, la voix off du père ne cesse de dire à son fils que c’est quelqu’un d’inutile et d’indésirable. Le vieil homme découvrira à la fin une vérité surprenante sur son fils et lui-même.

A la table de 7 Wonders: Duel, Nicolas II et Tristan ont pris le temps de revisiter les sept merveilles du monde, mais qu’en ont-ils retenu ?

Table 10, dite « Liaisons secrètes » :

Dans Liaisons secrètes, une femme délaissée par son mari fait la connaissance de son voisin, et au fil des rencontres devient sa maîtresse. A la table de Codenames, il s’agit aussi d’établir des liaisons secrètes, mais surtout de les faire connaître. Pas facile avec des équipes aussi hétérogènes que les Bleus (Joan, Xel, VHS, Nourdine, Thomas) et les Rouges (Julien, Dom, FR, Axel, Paul).

Dans la première manche, les rouges construisent une victoire méthodique, que les bleus, après un parcours maîtrisé, ponctué notamment d’un César 2 (Chef, Salade), essaient d’enrayer dans un ultime coup de poker avec un Hôtesse 3 (Pillier, Ampoule, Charme) qui suscite l’incompréhension (bon, il est vrai que quand on regarde la composition de l’équipe des bleus, on s’imagine que la fréquentation des bars à hôtesses n’est pas leur occupation récurrente). La justification de ce coup est qu’avec les deux mots rouges restants, Col et Entrée, VHS avait deviné que le maître-espion rouge, FR, allait proposer Utérus 2, ce qu’il fit précisément, malgré l’interrogation ingénue formulée par un membre des rouges « Il y a une entrée dans un utérus ? ».

Après, un autre s’exclama « Le loup, il y a longtemps que je ne l’ai pas vu », c’était à propos d’une obscure Obscurité. On s’interrogea aussi si l’animal en question était hémophile, à l’instar de la Taupe, à qui l’obscurité convenait, ou encore si des griffes pouvaient être en ivoire… Bref, cette séance de zoophilie se termina une fois encore dans le rouge.

La dernière manche vit les bleus sauver l’honneur, bien qu’ils ne devinassent point que le génie des croissants était forcément un artisan, ni qu’Etoilé se apportait à Génie plutôt qu’à Aube, et enfin que l’Eglise avait un Sommet et non un Plan. Strangers when we meet…

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Séance de MARDI 06/12/2016 à St-Elivet

Petite jauge à PC ce mardi soir placé sous le signe des jeux coopératifs. En guise d’apéritif, quelques joyeux drilles s’échauffent avec Pyramide d’animaux (aka Tier auf Tier) joué dans sa variante dite canadienne avec moins de hasard que la version standard. Un jeu où la coopération n’exclut pas les crocs-en-jambe, et où il faut des yeux vifs et une main qui ne tremble pas, autant dire que les jeunes sont avantagés. Et c’est la toujours jeune Christel qui s’en tire le mieux. C’est aussi un jeu ou on peut régler des comptes à coups de mouton et où on découvre l’ophidiophilie de certain trésorier.

Tier auf Tier

Table 1, dite « Balles traçantes » : à ma gauche, du combat coop avec un nouveau scénario du récent V-Commandos, l’attaque d’une base sous-marine. L’escouade comprend F-R, Nicolas-2, Frank, Nourdine et Mickaël. Mission réussie, avec relevé au cours du debriefing un N2 russe tirant gaiement dans le tas et un personnage de « passe-muraille » particulièrement intéressant.

Table 2, dite « Tables tournantes » : à ma droite, une assemblée d’anciens et de nouveaux membres décide de faire un Mysterium : Baptiste-il-me-manque-encore-des-cotises, Audrey, Neox, Xel, Ivan, Xandra et VHN. Xandra qui connaît déjà le jeu assure le rôle de fantôme (difficulté « moyenne »). Certains mediums progressent rapidement tandis que d’autres tâtonnent, mais le solide esprit d’équipe qui règne permet à chacun de prendre connaissance d’au moins 2 des 3 visions finales. Avec un bel ensemble, les votes se portent presque unanimement sur un mauvais coupable. Seule Xel avait vu clair, mais dans la lande écossaise, on ne vous entend pas crier.

La fin de soirée fusionne les deux tables autour d’un petit Codenames. Audrey découvre le jeu et apprécie le challenge d’être le maître-espion. Avec un peu de finesse et de chance, l’équipe « des filles » ne fait qu’une bouchée d’une équipe « des garçons » moins inspirée. Comment ça, « radio » et « énergie » (ou NRJ) n’ont rien à voir ? un jockey doit-il évoquer un nain et des toilettes un meurtre à l’arbalète ?

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Séance de VENDREDI 02/12/2016 à St-Elivet

Cela fait partie des coïncidences de l’Histoire. Le 2 décembre 1805, un an précisément après son sacre à Notre-Dame de Paris, Napoléon Ier affronte les troupes d’Alexandre Ier, tsar de Russie, et de François II de Habsbourg-Lorraine, à Austerlitz, en Moravie. Sa victoire éclatante à la « bataille des trois empereurs » a contribué à forger la légende de « l’Aigle ». C’est en mémoire de ces deux dates, et pour rappeler sa filiation familiale et historique à une période faste pour la France, que Louis-Napoléon Bonaparte déclenchera son coup d’Etat le 2 décembre 1851. Président de la Seconde République depuis 1848, il profite d’un biais institutionnel dans la Constitution pour créer une crise politique. Malgré les oppositions violentes et les pressions, le coup d’Etat réussit et les Français décident de soutenir le nouveau régime autoritaire. Le 2 décembre 1852, le Second Empire est proclamé.

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Quelques temps plus tard, à St-Elivet, de farouches batailles éclataient, qui vous seront narrées ci-après, penché sur les épaules du poète à la barbe fleurie…

Table 1, dite « Burger imperator » : Tristan a apporté Food Chain Magnate, et, épaulé de Thomas, il compte bien faire rendre leur graisse à Paul et à Jeff. Mais ces derniers ont tellement bien digéré les règles qu’ils le laissèrent mariner, bon dernier, et, au bout d’une guerre commerciale de plus de trois heures, c’est Paul qui coiffera la toque de l’empereur des burgers.

Table 2, dite « Campagne d’Arctique» :  L’âpre hiver fondait en avalanche. Au seuil des bivouacs désolés, on voyait des clairons à leur poste gelés. Et sur eux, Dom, Axel, Xel, Julien, et votre serviteur voyaient se ruer, effrayants, ténébreux, avec des cris pareils aux voix des vautours chauves, d’horribles escadrons, tourbillons d’hommes fauves. Dom, qui restait, croyant à son étoile, accusait le destin de lèse-majesté. Tous furent miraculés d’Arktic Skavengers, et leur bouche, d’un seul cri, dit : vive l’empereur !1 En l’occurence, l’empereur fut une impératrice, car cette lutte pour la survie se terminera dans un mouchoir de poche saisi par le gel par la victoire de Xel 33, devant Julien, 30, Axel & VHS 28, et Dom 26.

Table 3, dite « Mise à sac » : A la table de Seafall nous retrouvons François-René, Laurent, Nourdine et Julien (de Paimpol), qui s’impose comme l’empereur du pillage à travers les mers. La main qui de ces noirs rivages disposa les sites sauvages et d’effroi les voulut couvrir, les fit si terribles, peut-être, pour que Bonaparte y pût naître, et Napoléon y mourir!2

Table 4, dite « Indécidable» : Des recherches portant sur l’ADN de Napoléon III montrent que celui-ci n’est pas, génétiquement, le neveu en lignée paternelle de Napoléon Ier, puisqu’il appartient à un haplogroupe du chromosome Y différent de celui de Napoléon, et font naître l’hypothèse soit qu’il serait  un enfant adultérin, soit que son père l’était. Une seule chose reste sûre, à cette table de Via Nebula, deux couples de jumeaux furent formés: Jacques « le mineur » et Michal (à 25), contre Jacques « le majeur » et Guillaume, tous deux 19. Ils furent départagés par leurs chromosomes.

Table 5, dite « Tempête du désert » : Gael, Elaine, Marion et une autre demoiselle (nouvelle en ces lieux ?) se lancent dans Splendor, et Le désert interdit. A l’instar de Napoleon après la campagne d’Egypte, ils ne repartirent pas les mains vides.

Table 6, dite « Bouchère » :  Olivier, Mickaël et Nicolas II se lancent dans un Blood rage, rendant un hommage de saison au sanguinaire.

Table 7, dite « Jeunesse éternelle » : La table 2  se reconstitue pour entamer un Colossus arena, sous l’égide d’Axel. Un jeu original, opposant des gladiateurs exceptionnels, et où les joueurs parient sur des créatures fantastiques qu’ils espèrent voir triompher. Il s’agit donc ici de faire des paris, d’autant moins lucratifs qu’ils sont tardifs, ce qui rappelle l’univers délétère de Lemming mafia, même si le thème n’a rien à voir, car nous sommes ici plutôt dans le décor de la Rome antique. A travers Axel, c’est la jeunesse qui triompha avec 18 PV, devançant Xel, 14, Dom, 12, VHS, 10 et Julien de Lannion, 6. A l’instar de l’aiglon vu par Hugo, éperdu, l’œil fixé sur quiconque était roi, comme un aigle arrivé sur une haute cime, il cria tout joyeux avec un air sublime : L’avenir ! l’avenir ! l’avenir est à moi ! 3

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Table 8, dite « Coltus interruptus » : Alors que se constitue une table de Colt express, François-René et Nourdine s’en échappent pour rejoindre la Table 9. Guillaume, Jacques le mineur, Marion et Nicolas II affinent leur partie pour en faire un plan à quatre.

Table 9, dite « Gros membre, gros doigt, grosse claque » :  En épilogue de cette soirée, une table de Codenames, oppose les Rouges (Axel, Nourdine, Xel et François-René) aux Bleus (Dom, Julien de Lannion, Gael et VHS). Une partie où qui vous devinez donne le ton en exhibant une Erection, indiscutablement associée à Membre et Bande, et celui que vous ne soupçonnez pas enchaîne, parlant d’un membre (de PC) absent de la soirée et dont on se demandait où il était: « Je ne sais pas, je ne suis pas dans son slip », à quoi il s’entendit répondre « Et pourtant, il y a de la place ».

La première manche se traduisit par un rare sans-faute, les équipes n’étant départagées que par l’unique mot à 3 proposé par les rouges, qui était en l’occurence Cidre, et donc la Goutte fit donc déborder la manche en leur faveur.

La seconde manche fut marquée par l’incident du « gros doigt ». Au moment décisif, qui devait faire gagner son équipe, votre modeste narrateur mit son doigt par erreur sur la mauvaise tuile (qui, circonstance aggravante, était l’assassin). Cet incident exceptionnel se rencontre parfois en finance: il est par exemple évoqué pour expliquer le crash éclair sur le Dow Jones du 6 mai 2010, imputé à une erreur de saisie de la part d’un trader qui aurait saisi un ordre de vente de titres Procter & Gamble avec un « B » pour billions au lieu de « M » pour millions, information jugée crédible, le titre ayant vu son cours chuter de plus de 37 %.

Notez que dans les cas avérés de « gros doigt », les autorités de marché annulent en général les transactions imputables à l’erreur. Hélas, un tel fair play ne caractérisa pas la réaction des rouges, qui s’empressèrent de valider le choix, dévoilant l’assassin, et scellant le sort d’une manche qui était de toute façon maudite  après des tentatives répétées des Bleus de tourner en vain autour du même thème (Aérien, Volant et Volante) !

La troisième manche ne connut pas d’issue différente, les bleus étant ici piégés par un Emprisonnement trop subtil, dont ils ne réussirent jamais à dévoiler le troisième terme, après les évidents Cellule et Coffre (était-ce Londres pour la prison, les Fers qu’on met au pied, le Boulet des chaînes, ou le Casse qui mène à la prison ? Rien de tout cela, il fallait penser à Salade, et surtout à son panier !)

Et les Bleus, défaits 3-0, de déclamer aux Rouges ces vers des Châtiments :

Faquin ! – Tu t’es soudé, chargé d’un vil butin,
Toi, l’homme du hasard, à l’homme du destin !
Tu fourres, impudent, ton front dans ses couronnes !
Nous entendons claquer dans tes mains fanfaronnes
Ce fouet prodigieux qui conduisait les rois 4

Notes :
1. L’expiation
2. Les deux îles
3. Eternels éclairs
4. Napoléon III

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Séance de MARDI 29/11/2016 à St-Elivet

Le 29 novembre 1945, l’assemblée constituante à majorité communiste proclamait la république fédérale populaire de Yougoslavie. Pierre II s’exile, Josip Broz, héros de la résistance contre les nazis et futur maréchal Tito, devient premier ministre. La Yougoslavie est le seul régime communiste d’Europe qui ne passe aucun accord avec l’URSS et garde son entière indépendance, si bien que Tito sera considéré comme un véritable traître par les Soviétiques. Après sa mort, la Yougoslavie se disloquera au début des années 1990 dans des guerres fratricides, soldant dans le sang le rêve brisé d’une fédération harmonieuse de peuples hétérogènes unis par une communauté de destin, et Tito grossira la cohorte des héros nationaux devenus tyrans, à l’exemple de Fidel Castro.

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71 ans plus tard, à St-Elivet, il n’était plus question de slaves du Sud, mais de celtes du Nord, que rejoignirent quelques sylphides pour une assemblée inhabituellement féminisée (et on ne s’en plaindra pas).

Table 1, dite « Ça, c’est vraiment toi » : Une explication populaire – non avérée – dit que le nom Tito vient de la concaténation de deux mots ti (c’est-à-dire toi) et to (c’est-à-dire ça). Il aurait utilisé ces mots pour donner des ordres en pointant une personne puis une tâche à accomplir. C’est aussi ce que l’on peut faire à Bios:Genesis, jeu qui revisite l’histoire de la genèse de la vie sur terre. Une partie découverte ayant eu lieu précédemment en mode coopératif, Dom, Xel et VHS invitent Julien à jouer en mode compétitif et en terre inconnue !  Julien n’avait en effet jamais joué à ce jeu, mais il entra de plain pied dans l’histoire, et finalement en terrain connu, car, outre ses connaissances étendues des organismes vivants, il avait déniché et bûché avec assiduité une vidéo explicative très bien faite ! Au final, il réussit même à l’emporter avec 22 PV, confirmant que ça, c’est vraiment un jeu pour lui ! Je finis second, m’étant incrusté dans un macro-organisme que nous avons développé à deux, une longueur devant Dom, Xel fermant la marche avec 7 PV faute d’avoir créé la vie, toutes les productions viables ayant été effectuées entre hommes… Un jeu très réaliste (y compris avec sa part de hasard, les fameux « jets darwiniens » jouant un rôle majeur) pour qui connaît la biologie et la genèse de la vie sur terre, peut-être un peu long (il faut dire que chaque tour est censé durer 200 millions d’années), et où on peut entendre des phrases étonnantes sorties de leur contexte, comme:

  • « Stop, stop, j’ai du sexe ! » (le sexe a des propriétés miraculeuses contre les jets darwiniens, mais, bon, je vous laisserai les découvrir…)
  • « Les cerveaux vieillissent mieux que que les anus, j’ai l’impression »
  • « Quand on est parasite d’un maquereau, il se passe quoi ? » (en phonétique, car il faut en fait entendre macro pour macro-organisme)

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Table 2, dite « Contaminée » : À l’instar de Staline en URSS, Tito remplira les fonctions de Premier ministre fédéral et de chef du Parti communiste, puis de président de la République à partir de 1953. Rejouant cette contagion des fonctions, David et Baptiste, probablement en bonne compagnie (mais nous n’avons pas la feuille de présence), s’attaquèrent à une table de Pandémie:Contagion. Par suite d’une erreur de contamination, nous ne sommes pas en mesure d’en présenter le résultat.

Table 3, dite « Mélangée » : En proclamant un état fédéral en 1946, Tito crée de nouvelles entités territoriales et en 1963, il va plus loin en promulguant une nouvelle constitution qui crée de toute pièce une nouvelle « nation musulmane » (auparavant, les Yougoslaves musulmans étaient considérés selon leur ethnie) dont la caractéristique est qu’elle n’a d’assise ni ethnique ni linguistique et qu’elle est géographiquement mélangée aux autres. Nicolas-Neox, Frank, François-René, Marion, Camille et Nicolas II formèrent à cette table un groupe aux morphotypes mélangés, mais qui aborda uni, en mode facile et coopératif, Le signe des Anciens. Et bien sûr, ils ont gagné.

Table 4, dite « Irremplaçable » : En 1978, Tito déclare que sa succession se fera sous la forme d’une présidence collective au sein du Parti, ce qui le fait apparaître comme irremplaçable. Nicolas-Neox, lui, montre qu’il est difficile à remplacer à 7 wonders: Duel, obtenant une victoire militaire fort martiale devant Vincent.

Table 5, dite « Mouvement  perpétuel » : Tito fit coïncider le jour de son anniversaire avec celui de la fête nationale et en 1974, la nouvelle constitution déclara dans son article 333 que c’est « en raison de son rôle historique dans la libération nationale » que Tito est nommé président à vie. Un rôle qui irait comme un gant à Bruno, qui entraîna Audrey et Jean-Yves dans deux voyages au long cours, aussi exotiques que maritimes: Marco Polo, et Isle of Skye.

Table 6, dite « Prise à rebours » : Toute la philosophie de Tito est résumée par sa phrase : « La Yougoslavie a six républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets et un seul parti », un compte à rebours qui se passe de commentaires, et bien dans l’esprit belliqueux de V.Commandos, nouvelle acquisition de François-René à laquelle Marion et Camille succombèrent.

vcommandos

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