Séance de MARDI 25/10/2016 à Ti-Koad

Plein de nouvelles têtes ce soir pour une séance translatée à Ti-Koad en cette saison de vacances scolaires : Fouzia et Eugénie de la ludothèque, Nourredine qui a découvert Parties Civiles au festival Scorfel et Sabrina accompagnant Neox.

Table 1, dite « Stade de France – 1998 » : un grand groupe et une envie de jeux d’ambiance : voila Codenames de sortie, une fois n’est pas coutume dans sa version Iello officielle. On retrouve donc des Bleus avec Bruno, Eugénie, Mickaël et VHN opposés aux Rouges (Fouzia, Nourredine, Vincent et Frank, impatient de le découvrir enfin). La première partie a été menée sur un rythme de métronome (quasi jusqu’à la fin, des indices en 2 et trouvés par chaque équipe) et s’est conclue sur la victoire des Bleus. Les deux parties suivantes, elles, se sont conclues sur la victoire (méritée, par exemple en réussissant à décoder le « Epagneul 3 ») des Bleus pour un 3-0 final. Pour la postérité, cette question envoyée à Vincent : « mais comment fais-tu quand tu es maître-espion pour rester silencieux et impassible ? »

Table 2, dite « Route 66 – 1959 » : pendant ce temps, Nicolas-Neox et Baptiste font le coup de la panne en entraînant Sabrina sur les routes peu recommandables de Hit z road. Après consultation du forum, nous sommes heureux de pouvoir écrire que les trois sont arrivés à bon port. Baptiste a survolé la partie mais au décompte final Neox le devance d’1 PV. Un vrai magicien !

Table 3, dite « Hong Kong – 2013 » : les tables 1 et 2 fusionnent pour un grand CS files, le jeu d’enquête où l’assassin est parmi nous et où le maître-espion médecin légiste doit faire au mieux pour mettre les enquêteurs sur la voie avec les tuiles indices qu’il a piochées. Dans la première partie, Neox est légiste et Sabrina qui avait hésité à participer prend tout le monde de vitesse et par surprise en désignant Mickaël d’un doigt accusateur. Ce dernier avoue en pâlissant.

Dans la seconde, nous aurons un peu de mal avec les règles (le rôle du témoin en particulier) et avec l’histoire imaginée par le Pr Baptiste (le patron de supermarché évincé qui éteint un appareil médical alors qu’il rend visite à son remplaçant hospitalisé. Hmm, on dirait du Dom à Codenames !). A la fin, on sent bien qu’Eugénie et VHN ont des choses à se reprocher, mais les enquêteurs ne trouveront pas la bonne combinaison arme du crime / objet. Victoire de la meurtrière, donc.

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Séance de VENDREDI 21/10/2016 à St-Elivet

Ce soir à PC, c’est l’effervescence d’une soirée sous le signe de Scorfel, le festival lannionnais qui monte qui monte. Il a été beaucoup joué, mais peu noté ce qui s’est passé aux différentes tables. Et merci à Baptiste qui est venu exprès ouvrir alors qu’il n’était pas en grande forme.

Table 1, dite « des défricheurs » : Julien de Paimpol, Michal, Laurent, Xel, Jocelyn, Tristan, F-R et Nicolas-2 se lancent dans une partie d’essai de CS Files, tout frais sorti du colis envoyé par Iello pour Scorfel. C’est un jeu d’enquête relativement rapide avec un joueur qui connaît la vérité (comme le fantôme à Mysterium) et un assassin se dissimulant parmi tous les enquêteurs (qui va devoir baratiner et brouiller les pistes, comme dans un Loup-Garou). Et comme à Parties Civiles on n’a peur de rien, ils ont d’emblée joué avec les rôles optionnels, le complice et le témoin. Cependant rien n’a filtré depuis la salle d’interrogatoire donc il faudra s’en remettre aux rumeurs circulant sur le forum pour en savoir plus sur le déroulement de la partie.

Table 2, dite « des bachoteurs » : François, Julien de Lannion, Thomas et Paul enchaînent avec VHN un marathon de révision de la dizaine de jeux familiaux qu’ils animeront pendant le week-end. Pour l’anecdote, ce sont les règles de Pickomino qui ont été les plus difficiles à se remettre en tête.

Table 3, dite « des barbouilleurs » : autre pépite du colis Iello, Kanagawa, un jeu poids moyen bien né sous le signe d’un matériel réussi, de mécaniques bien fichues et d’une paire d’auteurs reconnus (Cathala/Chevallier). Dans le rôle des apprentis estampistes : Thierry, Mickaël et Joan. Pas de résultat à annoncer mais un grand sourire sur leurs visages. Passant du pinceau au pistolet (ben quoi, on peut peindre au pistolet) et des pastels japonisants au rouge (sang) qui tache, ils poursuivent par un Colt Express dont on ne sait rien non plus.

Table 4, dite « des  bagarreurs » : Tristan et Nicolas-2 s’installent face à face, prêts à en découdre. Ils enchaînent Descendance avec 7 Wonders Duel. Selon son propre récit, Nicolas finit les 2 parties écrabouillé façon crêpe.

Table 5, dite « des  graveurs » : deuxième tour de piste pour Kanagawa, avec cette fois dans le rôle des élèves de Hokusai : Thomas, Paul, Mickaël et Paul. On dit que le vieux maître eut cette phrase magnifique sur son lit de mort (à 89 ans) : « Si le ciel m’avait accordé encore dix ans de vie, ou même cinq, j’aurais pu devenir un véritable peintre ». Aussi modestement, c’est Paul qui est l’apprenti le plus doué de celui dont un des nombreux noms d’artiste fut « vieillard fou de peinture ».

Table 6, dite « des  veilleurs » : ce n’est pas encore l’heure de rentrer pour Paul et VHN qui fait découvrir Splendor au premier. Ledit (jeune) premier en profite pour gagner d’un point.

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Séance de MARDI 18/10/2016 à St-Elivet

Dans la nuit du 18 octobre 1534, des protestants français placardent des proclamations contre la messe en différents lieux du pays et jusque sur la porte de la chambre de François 1er, à Amboise. C’est la première manifestation d’hostilité entre protestants et catholiques en France. Elle mènera vingt-cinq ans plus tard aux guerres de religion…

Née en Allemagne une quinzaine d’années plus tôt, la Réforme luthérienne avait lentement pénétré en France. Le roi de France, relativement indifférent aux questions religieuses, faisait preuve d’une certaine ouverture d’esprit, n’hésitant pas à nouer des alliances avec les protestants d’Allemagne et le sultan de Constantinople. Mais il prend fort mal l’« affaire des placards » qui porte atteinte à l’institution ecclésiastique et, par voie de conséquence, à la monarchie de droit divin.
Ces placards ou affiches ont été rédigés par Antoine Marcourt, un pasteur de Neuchâtel, et s’intitulent : « Articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe papiste, inventée directement contre la sainte Cène de Notre Seigneur, seul médiateur et sauveur Jésus-Christ ». Ils insultent la religion catholique, son clergé et ses rites en des termes si injurieux que même des protestants les désapprouvent. Ainsi dénoncent-ils la messe : « On ne doit pas réitérer le sacrifice du Christ » et le dogme de l’Eucharistie qui affirme la présence réelle du corps du Christ dans l’hostie consacrée : « Il ne peut se faire qu’un homme de vingt ou trente ans soit caché en un morceau de pâte». Difficile de leur donner vraiment tort sur ce point.
En représailles, le roi s’engage à réprimer les « mal sentants de la foi ». Aux carrefours, on promet 200 écus à quiconque dénoncera les auteurs des placards et les arrestations se multiplient. Le 13 novembre suivant, un premier hérétique est brûlé. Le 13 janvier 1535, le Parlement de Paris crée une commission spéciale, la « chambre ardente » pour traquer les livres séditieux. Un édit royal prohibe l’imprimerie et ferme les librairies, première manifestation de censure depuis l’invention de l’imprimerie.
Par un contrepoint tragique de l’histoire, c’est aussi un 18 octobre, en 1685, à Fontainebleau, que Louis XIV révoquera l’Édit de tolérance signé à Nantes par son grand-père Henri IV en 1598. Par ce nouvel édit, le Roi-Soleil signifie qu’il n’y a plus de religion autorisée en France en-dehors de la religion catholique. C’est un coup dur pour la minorité protestante, encore assez nombreuse malgré les brimades et les persécutions antérieures.

A St-Elivet, ce 18 octobre était l’occasion de communier dans la ferveur du jeu. Dans un syncrétisme touchant, cubistes, carteux, deck buildeux, figurinistes, cruciverbstes et j’en passe (d’ailleurs certains cumulent) furent tous accueillis sous le haut patronage du seigneur de St-Elivet, et ce fut même l’occasion de baptiser (euh, dépuncher) deux nouvelles acquisitions des fidèles (enfin, les membres, vous avez compris), ceci quelques jours à peine avant la grand-messe de Scorfel…

Table 1, dite « protestante » :  Thomas nous présente sa nouvelle acquisition: A study in Emerald, jeu de Martin Wallace inspiré par la nouvelle de Neil Gaiman. Nous sommes en 1881 et les Anciens ont pris le pouvoir depuis déjà 7 siècles. Bien que la population soit largement résignée, un mouvement souterrain existe et va se soulever à travers une guerre secrète en Europe et dans le nouveau monde, menée par les restaurateurs, qui s’opposent aux loyalistes. Au début du jeu, chacun tire secrètement une carte parmi 3 de chaque. A 4, il se trouvera que nous étions dans une configuration 2-2: Bruno et Olivier, loyalistes, contre Thomas et VHS, restaurateurs. Ce rôle joue une importance cruciale à la fin, grâce à une règle essentielle, mais que nous avons survolée:

  •  les loyalistes marquent uniquement des points pour les agents restaurateurs qu’ils éliminent
  • les restaurateurs marquent uniquement des points pour les monstres qu’ils assassinent
Ainsi, Thomas commit deux assassinats d’agents loyalistes, qui ne comptent pas : il faut donc lui enlever 6 points, ce qui le mène à 15. Bruno termine à 3 et Olivier à 5, non pas qu’ils aient mal joué, mais ils sont pénalisés par une règle qui inflige 5 points de pertes à l’équipe du dernier joueur, et surtout ils éliminèrent des monstres qui n’allaient rien leur rapporter, mais ils ne le savaient pas, et furent protestants à bon droit ! C’est votre modeste narrateur qui clôt les débats avec 22, atteindre 22 étant une condition de fin de partie (mais pas forcément de victoire, car à la fin, on révèle ses rôles et on ne compte que les points qu’on aurait dû marquer selon son rôle). Quant au jeu, il repose sur un mécanisme de deck building, et est très fluide et agréable. Un excellent début, à réessayer en ayant ce point de règle en tête.

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Table 2, dite « seigneuriale » (narrée par l’ami Dom, merci à lui) : Mission : Planète Rouge est de nouveau de sortie avec sur le pas de tir JiBee, Baptiste et Dom. A la seconde partie, on utilise plus habilement le moment dans le tour de jeu où son personnage fera son action, d’où quelques surprises intéressantes pendant la partie. Baptiste contribue à hauteur de 6 astronautes au cimetière des aventuriers, JB fait une razzia sur les jetons 3 PV et Dom vise la majorité sur la glace. Au final, l’expérience de JB en jeux de contrôle de majorité, son pragmatisme et sa capacité d’anticipation le mènent à la victoire avec 61 points devant Dom 55 et Baptiste 32.

Puis le DUC fait son grand retour avec les mêmes dans une interprétation libre de Animal à Bord, jeu de cartes utilisant le principe de « je partage, tu choisis ». Bien que positionné comme familial, il demande pas mal de mémoire si on veut bien anticiper (et pourrir !) les choix des autres joueurs. La restitution des règles par Dom sera laborieuse et répartie sur la durée de la partie (« ah oui au fait les jetons restants valent 1 PV en fin de partie » bafouille-t-il, phrase comprise par JB comme « valent -1 PV »). Tout ça pour dire que le vainqueur ne mérite pas d’être consigné pour l’éternité. Qui l’eût cru, JB (prince de l’analyse et de l’abstraction) se plaindra que c’est moins facile de mémoriser les cartes ramassées par chaque joueur quand elles ont juste une couleur et pas un dessin tout minou de girafe ou de renard.

Table 3, dite « tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens » : Les deux Nicolas font équipe à Conan., opposés à Mickaël. Ce jeu repose sur un matériel impressionant et fut unaniment apprécié pour sa première sortie.

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Table 4, dite « bis repetita » : Votre humble serviteur repasse les plats à Eternity, déjà sorti vendredi dernier et candidat sérieux à une session grand public de Scorfel. Une deuxième victoire avec 22 points dans la même soirée, c’est rare, voire unique dans les annales ? Dom, Bruno et Olivier partagent de concert le podium avec 12. Une partie rythmée pour un jeu qui a l’air tout simple au début mais qui ne l’est pas tant que ça à la fin…

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Séance de VENDREDI 14/10/2016 à St-Elivet

Le 14 octobre 1066, à Hastings, Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, défait les troupes du roi d’Angleterre, Harold qui meurt d’une flèche dans la bataille. Guillaume, qui après sa mort, en 1087, sera surnommé le Conquérant, est proclamé roi d’Angleterre sous le nom de William.  C’est la dernière tentative réussie de conquête de l’île, et la naissance de l’Angleterre moderne

La bataille de Hastings sera immortalisée dans l’une des cinquante-huit scènes de la célèbre tapisserie de Bayeux, brodée entre 1066 et 1077. Qui a eu l’idée de la Tapisserie de Bayeux… qui est d’ailleurs une broderie ? Les spécialistes du sujet sont partagés. Le commanditaire le plus communément évoqué est Odon, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume,  pour orner la cathédrale de Bayeux  et conter par l’image les exploits de Guillaume à ses sujets, dont peu savent lire. Odon, reconnaissable à sa tonsure ecclésiastique, est lui-même en bonne place dans la tapisserie puisqu’il participe à la bataille en personne, muni d’un bâton au lieu d’une épée — les ecclésiastiques ayant le droit de frapper l’ennemi, mais pas de faire couler le sang.

A St-Elivet, le 950è anniversaire de cet événement qui inspira la tapisserie de Bayeux fut célébré à grands renforts d’une pâtisserie des aïeux, la gaufre (que, dès le XIIIe siècle, on vendait au peuple dans les rues de Paris pour un demi-dernier). Joan était à la manœuvre pour une réalisation parfaite sous forme d’oxymore géométrique entre les fameux petits carrés et sa propre rondeur, et aux doux parfums d’enfance, comme Proust a su les relater dans un passage célèbre du côté de chez Swann (où il était, bien sûr, question d’une madeleine).

Table 1, dite « sans motif précis » : Xel, Thierry, Agnès et Bruno lancent un Mystérium dont personne ne réussira à sortir vainqueur.

Table 2, dite « ça plane pour elle » : Baptiste engrange les cotisations mais trouve le temps de convier Xel, Joan, et Julien à Mission: planète rouge. Ce jeu semble faire l’unanimité et c’est Joan qui se fait sauter la gaufrette à l’issue d’une partie disputée.

Table 3, dite « cousue main » : dans l’espace clos de la cuisine propre aux préparations au longs cours, l’équipe de choc d’inspecteurs patentés (Dom, FR, Thomas, VHS) se lance dans le cinquième opus de Sherlock Holmes: Détective Conseil, intitulé Le mort mystérieux. On ne peut bien entendu pas dévoiler ici l’intrigue dans ses détails, mais sachez q’un message codé, présent dès l’exposition, nous aura donné du fil à retordre… Nous avons péniblement cherché à renouer le fil des différents événements, et terminons cependant avec le score très honorable de 35, grâce à une intuition fulgurante de Dom qui a permis au groupe de se refaire la pelote.

Table 4, dite « tapis volant » :  Agnès, Thierry, Bruno et Olivier se lancent dans Les voyages de Marco Polo, une partie studieuse remportée par le dernier cité.

Table 5, dite « décousue » : Paul, Julien – de Paimpol, Mickaël et Jeff explorent Mare Nostrum. Une partie dont Julien perdit le fil, troublé de laisser la victoire à Paul, au point qu’il en laissa son pull sur la chaise. Xel, qui s’en aperçut, le confiera aux bons soins de Joan.

Table 6, dite « aux conquérants » : Nicolas II, Jack, Tristan et Michal se lancent dans un Scythe que l’on imagine épique, forcément épique, et que le premier nommé s’adjuge.

Table 7, dite « embobinée » : Mickaël, Dom et VHS essaient Eternity. Voici un jeu de plis au principe simple: il s’agit de remporter des plis avec trois couleurs de cartes, dont l’une à un moment donné joue le rôle d’atout, mais avec un mécanisme vicieux de pari sur le nombre de plis réalisés qui influence énormément le jeu, car il attribue un bonus, bonus qui va croissant au fil des trois manches (2, 4 et 7 points). C’est Mickaël, avec 19 (avec le bonus à 7) qui remporte cette partie inaugurale devant Dom, 14 (gratifié également du bonus à 7), et VHS, 10. On devrait revoir ce jeu sur les étals de Scorfel, équipé d’un démonstrateur.

Table 8, dite « le cinquième aliment » : Agnès, Dom, et Joane, les bleus, affrontent Xel, Thierry et VHS, les rouges, dans un Codenames réclamé à grands cris nonobstant l’heure tardive. Une partie remportée sans équivoque par les rouges, emmenés par un Thierry au meilleur de sa forme dans un Varan 3 (Dragon, Peau, Dent), VHS étant au diapason sur un Colisée 3 (Rome, Cirque, Boxer) pendant que les bleus se gaufraient allègrement, échafaudant d’improbables coups de billard à trois bandes où Joan et Dom se répondaient étonnamment, à l’image de cet Aliment 5, qui dévoilait 4 mots, le cinquième restant enfoui à jamais, et ce n’était pas Pépin (ni Gaufre, qui n’est pas un mot du jeu mais pourrait le devenir). Une partie conclue sur un coup de poker de votre modeste narrateur, qui, avec 3 mots en main (Boxer, Mine et Livre)  lança un très tactique Mike Tyson 1 (même Xel identifia Boxer), pour laisser jouer les rouges (qui avec 5 mots restants n’avaient aucune chance de conclure). Le coup réussit: le Tissu 3 lancé par Joan élimina la Bande, intrus gênant, et qui me permit de proposer un Dessinateur 2, qu atteignit sa cible pour les deux mots restants.

Table 9, dite « bubble star » : Nicolas II mystifie Julien à Bubblee pop – je ne vois rien à ajouter à ce constat bleu comme une orange.

Table 10, dite « le dixième commandement » :  Julien mate Nicolas II à Alien menace – je ne vois rien à ajouter à ce constat vert comme une guêpe.

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Séance de MARDI 11/10/2016 à St-Elivet

Cette année, l’association a démocratiquement décidé d’enrichir sa collection avec 2 jeux : Cash & Guns et Mission Planète Rouge. Ce dernier est déjà sorti plusieurs fois à la satisfaction générale. Pour célébrer la soif de découverte qui a amené l’humanité à explorer cette planète lointaine et peu accueillante, tout autant que la civilité des adhérents qui ont participé au processus de sélection de ces jeux, ce soir les différentes tables recevront le nom de sondes qui ont réussi à amarsir sur le sol caillouteux de la planète rouge.

Table 1, dite « Spirit » [posée en 2004, communication perdue en 2010 après qu’elle s’est ensablée] : animés d’un bel état d’esprit et prêts à passer la soirée sur un gros jeu stratégique, Bruno, Xel, Paul et Jean-Yves se lancent dans une partie de Russian Railroads. Partie qui durait encore quand les autres tables se dispersèrent, mais dont nous parvinrent quelques couinements devant le rythme avec lequel Bruno, tel une locomotive emballée, progressait sur la piste de score.

Table 2, dite « Curiosity » [posée en 2012 et toujours active] : en guise de préliminaire, VHN invite Frank à essayer Bubblee Pop, tiré du lot de jeux donnés par Blackrock Games dans le cadre de Scorfel. Derrière son aspect cartoon et sa  jeu mécanique de jeu vidéo se cache en fait un intéressant petit jeu de réflexion à 2. Frank emporte cette première confrontation.

Table 3, dite « Opportunity » [posée en 2004 et toujours active, un record alors qu’elle ne devait durer que quelques mois] : attendre le fin de la partie précédente, c’est l’occasion pour une joyeuse assemblée (les Nicolas -Neox et N2-, Baptiste-les-chèques, Jocelyn, Agnès –une nouvelle tête- et Thierry) de s’échauffer avec un petit Croc au cours duquel de multiples membres ont été dévorés (aucun remboursement même partiel de cotisation n’est envisageable, me fait savoir le trésorier).

Rapidement , les tables 2 et 3 se recomposent.

Table 4, dite « Viking 1 » [posée en 1976, communication perdue en 1982 suite à une erreur humaine lors d’une mise à jour logicielle] : Neox, Baptiste et Jocelyn continuent l’exploration de notre acquisition récente Mission Planète Rouge (2e édition). Les deux derniers s’entredéchirent comme deux guerriers nordiques se défiant en combat singulier et laissent un boulevard à Neox qui confirme sa maîtrise totale du jeu. Il n’a pas confirmé la rumeur indiquant qu’il est en pourparlers avec Elon Musk pour prendre place dans sa première fusée pour Mars.

Table 5, dite « Mars 3 » [première sonde posée en 1971, communication perdue après moins de 30s] : Mars était le dieu de la guerre et en un certain sens, les joutes moyennageuses étaient un simulacre et un entraînement à la guerre. Ainsi, Nicolas-2, Agnès, Frank, Thierry et VHN se lancent dans un Camelot dont ils maîtrisent rapidement les subtilités des combats plus ou moins nobles entre chevaliers. Il y a eu de superbes passes d’armes, depuis le tournoi remporté par Frank avec un unique 2 jaune jusqu’aux épiques joutes violettes dont l’une se termina avec exclusivement des cartes blanches sur la table. Satisfactions multiples pour Nicolas : c’est son jeu, il a pu exploiter sa connaissance de la distribution des cartes Action et de leurs effets, on utilise (enfin ! après tout c’est Parties Civiles) les vraies règles et il emporte la partie après une belle remontée.

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Séance de VENDREDI 07/10/2016 à St-Elivet

Le 7 octobre 1337, à l’abbaye de Westminster, le roi d’Angleterre Édouard III lançait publiquement un défi à son cousin, le roi de France: contestant la légitimité de Philippe VI de Valois, il revendique la couronne de France pour lui-même. C’est le début de la guerre de Cent Ans.

Bien des années plus tard, une session beaucoup plus pacifique eut lieu à St-Elivet, quoi que les vélléités belliqueuses n’en furent pas absentes.

Table 1, dite « La paix des braves » : dans un bel hommage au nouveau prix Nobel de la paix, Josselin, Nicolas II et Baptiste (au front luisant) se lancent dans un San Juan que s’adjuge le dernier nommé.

Table 2, dite « Mars attacks » : Xel, Dom, VHS et, Baptiste (au coeur d’or) s’initient à Mission: planète rouge. Ce jeu, récente acquisition de l’association et déjà dévoilé la semaine dernière est une improbable mais heureuse combinaison de Citadelles et d’Alien Frontiers. Il faut bien choisir ses cartes de rôle pour faire décoller ses fusées, sans quoi le gadin est assuré, comme le montre l’agent de voyages, un rôle délicat à exploiter (j’échouai par deux fois à utiliser son pouvoir). Un point de règle suscita un débat durant et après la partie: faut-il lire la carte découverte qu’on pioche avant de la placer ? La réponse unanime (ex post) des participants fut oui, la règle n’étant pas détaillée sur ce point. Au final, Baptiste a décollé très haut et avec 53 PV, dame le pion à ses lointains poursuivants Dom (36), VHS (31) et Xel (29).

Table 3, dite « Bataille navale » : à cette partie découverte de l’exemplaire de Captain Sonar reçu pour Scorfel, pas moins de trois parties furent jouées rassemblant une dizaine de joueurs, et la concentration était à son comble dans la grande salle du RDC.

Captain Sonar

Table 4, dite « De toutes les couleurs » :  Nicolas II initie Xel, Dom et VHS à Camelot qui se révèle être un jeu aussi subtil que riche. Une partie où Xel nous en a fait voir de toutes les couleurs.

Table 5, dite « Permis de tuer » : Thomas, Thierry, François-René et Julien (de Lannion) s’entretuent pendant 10 minutes, au jeu éponyme 10′ to kill.

Table 6, dite « Duel sous la lune » : Nicolas II et Baptiste se lancent dans un 7 Wonders-Duel où le premier nommé périt.

Table 7, dite « Mort à l’arrivée » : Nicolas II, Dom, Thierry et Mickaël, les bleus, défient Xel, François-René, Thomas et VHS, les rouges, dans un Codenames homérique. Dans une partie où l’onanisme pratiqué à répétition par les bleus eut des conséquences fâcheuses (dont celle de projeter le Liquide, mot assassin), la clairvoyance des bleus à éclaircir les oracles même les plus brumeux (l’historique Garrincha 3: Génie – élu membre de l’équipe mondiale du vingtième siècle, Centre – c’était un ailier et non pas un milieu, donc il en adressait et des beaux, Pont comme ses géniaux petits ponts), ou encore l’antique Trirème (voir image ci-dessous), qui visait Cale et Double, fut récompensée. La victoire des rouges 3 – 2 fut scellée par une mauvaise intuition de Dom sur le dernier coup, qui opta, au doigt mouillé, pour le dernier mot des rouges (Table), alors qu’il fallait choisir Ordre, héritage d’un Académique 2 laissé en route. A la décharge du maître espion bleu (Thierry), trouver un mot rassemblant bobine, manche et ordre n’était point chose aisée (Pêche, bien choisi, permettant de dévoiler les deux premiers). Quant à l’intuition qui mena mystérieusement Dom à la table, on ne saurait l’expliquer. Comme l’écrit Laurent Binet dans la septième fonction du langage, « L’intuition est un concept commode, comme Dieu, pour se dispenser d’explications ».

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[jdr] vendredi 07/10/16 @ Beg-Leguer

Quand je dis crossover, le quidam moyen pense sans doute à un type de voiture légèrement surélevé dont l’on paie très cher ces quelques centimètres supplémentaires  😉 … Un rôliste , lui , pense tout de suite à une multitable. Deux (ou plus) MJ gèrent chacun leur groupe de joueurs sur leur table. Sauf que toues ces personnes jouent au même jeu dans un scénario commun. Scénario qui provoque parfois le regroupement des deux tables.

Le jeu proposé était donc In Nominé Satanis Magna Véritas (insmv pour les intimes). Dans cet univers on peut incarner soit un ange, soit un démon se battant pour le Grand Jeu : la conquête des âmes humaines. Ndlr : la composante religieuse passe très vite en arrière plan tant ce jeu est basé sur l’humour ambiant : on ne s’offusque pas hein!

Le MJ Démoniaque (Elodie) comptait dans ses rangs : Marvin, Kirdinn, Jimmy et Pierre. Tandis que l’Ange que je suis (lol) se chargeait des chérubins sous les traits de Marie Anne, Gwen, Jeff et Mickaël. Sans spoiler le scénario disons que tout ce joli monde s’est croisé au Purgatoire ainsi qu’au cimetière du Père Lachaise et que la soirée a rempli son but : passer un bon moment entre copains !!!

Séance de MARDI 04/10/2016 à St-Elivet

L’ordonnance du 4 octobre 1945 institue une « organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent ». C’est le Conseil national de la Résistance qui instaure ce nouveau régime pour unifier toutes les formes d’assurance sociale existant en France au sein d’une caisse unique, financée par une cotisation interprofessionnelle à taux unique, et gérée par des représentants syndicaux. C’est la naissance de la sécurité sociale qui nous semble si familière aujourd’hui…

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71 ans après, plusieurs pathologies ont été observées au centre St-Elivet, et la pandémie fut évitée de justesse. Heureusement, votre humble serviteur, célébrant St-François d’Assise, avait ramené des paniers de pommes fraîchement cueillies, et comme chacun sait: an apple a day keeps the doctor away.

Table 1, dite « Incurable » : Jérôme, Xel, Jean-Yves et VHS se lancent dans une partie de Ghost stories, le jeu où on ne gagne jamais. Car nombreux avant nous furent tombés pour mettre fin au règne de terreur de Wu-Feng, le Seigneur des Neuf Enfers. L’urne funéraire qui abrite ses cendres fut cachée dans le cimetière d’un village de l’Empire du Milieu. Les années ont passé, les générations se sont succédé et l’héritage maudit fut oublié des vivants. Terré dans les enfers, Wu-Feng n’a rien oublié: l’ombre de son incarnation s’étend sur les villageois inconscients du danger qui les menace. Nous, moines taoïstes, garants de la frontière entre les morts et les vivants, armés de courage et de foi, n’avons pu renvoyer Wu-Feng dans les Enfers, succombant à l’une des trois conditions de défaite: « Une quatrième tuile du village est hanté. Les fantômes ont retrouvé l’urne funéraire de Wu-Feng. Le monde des vivants n’existe plus.. ». A notre décharge, l’incarnation de Wu-Feng (que nous n’avons donc pas eu le loisir de croiser) avait pour nom Uncatchable….

Table 2, dite « Effet secondaire » : Neox, Josselin, Baptiste (en pleine phase de collecte de chèques ce soir-là) inaugurent Mission: planète rouge. Initialement paru en 2005, ce jeu de majorité simple et rapide, basé sur un système de sélection de personnages proche de celui du célèbre Citadelles a été réédité l’an dernier par FFG. Jusque-là, seuls les américains pouvaient profiter du superbe matériel et des nouvelles règles, permettant d’une part de lisser les effets les plus « violents » du jeu, mais aussi et surtout de pouvoir jouer de 2 à 6 joueurs ! Le jeu bénéficie maintenant, enfin, d’une version française qui vient d’arriver tout juste sur les étals.

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Cette partie découverte fut remportée deux fois par Neox, qui avait vu les règles avant en vidéo, comme quoi le bachotage, ça rapporte encore…

Table 3, dite « Agoraphobe » : Nicolas II, Paul et Franck jouent à Welcome to the dungeon. Franck s’impose sans effort. Les mêmes enchaînent ensuite sur un Camelot, que Paul s’adjuge.

Table 4, dite « Premier vaccin » :  c’est l’heure du bizutage des braves pour Dom, qui défie avec panache à Caylus le grand Protagoras, alias JiBee (par l’odeur du jeu arraché à son canapé), mais aussi Jeff et Tristan. Le petit nouveau (à ce jeu historique) fait bonne figure (56) en complétant un podium que domine JiBee, who else (97), et son dauphin Tristan (90). Jeff, resté collé aux basques de Dom (~50) ne montera pas sur la caisse.

Ce compte-rendu lapidaire résume imparfaitement cette table, mais Dom nous en offre, de l’intérieur, une exégèse à la mesure de son talent d’observateur aiguisé autant que d’acteur engagé (merci à lui !):

« Après avoir proposé avec un enthousiasme teinté de naïveté de découvrir un classique, Caylus, VHN se retrouve entouré de trois fauves salivant et aux babines retroussées : JiBee, Jeff et Tristan qui s’avèrent tous les trois avoir pas mal de parties au compteur. Soulignons la qualité des explications du Président qui, soucieux de faciliter l’introduction, a pris soin de distiller à votre honoré néophyte quelques utiles conseils et remarques tirés de son expérience. Nous passerons rapidement sur le déroulement de la partie qui a vu un prévôt dans l’ensemble bienveillant et deux groupes de joueurs lutter à distance sur la piste de score : chez lez centenaires, JiBee prend le pas de 7 points (97 à 90) sur un Tristan avec plus d’un tour dans son sac tandis que chez les cinquantenaires Dom coiffe de 6 points (56 à 50) un Jeff victime d’inattention.

Quant au jeu, parfois présenté comme un monstre froid et laid « à l’allemande », je ferais quelques remarques :

  • le thème fait sens (construire la ville et rénover le château pour acquérir du prestige) et le matériel est raisonnablement attrayant
  • même si aujourd’hui le « placement d’ouvriers » est un mécanisme ludique banal, il faut imagine la nouveauté qu’a représenté Caylus quand il a été publié en 2005. Et dans le genre il me semble toujours excellent, depuis la nécessité de payer pour aller chez les autres, la résolution des actions dans l’ordre de la route qui permet d’intéressantes combinaisons (et de redoutables erreurs !) jusqu’à la tuile « porte » qui ajoute une dimension bluff et suspense
  • difficile d’être formel après 1 partie, mais on sent aussi une grande variabilité/plasticité du jeu du fait qu’on ne pose pas ses ouvriers sur les cases d’un plateau fixe, mais sur une suite de tuiles dont la nature et l’ordre d’entrée en jeu change à chaque partie. Difficile donc de s’en tenir à une recette stéréotypée.
  • en fait plutôt qu’un jeu allemand qui déroule les poncifs de la conversion argent/ressources/bâtiments/points de victoire, c’est au contraire un jeu représentatif de la « French touch » qui y ajoute une dimension de bluff, de coups bas, possiblement de négociation ou, comme l’a fait très justement remarquer JB, de psychologie. Alors oui on peut jouer dans son coin ; mais si on veut gagner, il y a intérêt à prêter attention à ce que font les autres. Et il mérite sa place parmi les très bons « gros jeux » de stratégie. »

Table 5, dite « Soporifique » : La table 1 (rejointe par Paul à la fin) enchaîne sur une partie de Sbires, qui se prolongera jusqu’à potron-minet, et qui, après d’innombrables combats, voit la victoire finale de Jean-Yves (27) devant Jérôme (20), VHS (15) et Xel-Paul (12, mais 19 avant l’irruption de Paul au quatrième jour….)

Table 6, dite « Antalgique » : Nicolas II et Josselin se lancent dans un 7 Wonders-Duel où le premier nommé survit.

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Séance de VENDREDI 30/09/2016 à St-Elivet

Le 30 septembre 1955, James Dean, qui veut participer à une compétition automobile au nord de la Californie, part tôt le matin de Los Angeles avec son mécanicien au volant d’une Porsche 550 Spyder. Durant le trajet, il reçoit une contravention pour excès de vitesse. Il roule déjà depuis presque quatre heures lorsqu’à un croisement proche de la petite bourgade de Cholame, un étudiant, Donald Turnupseed (tragiquement bien nommé), qui conduit une Ford Sedan, arrive en face et lui coupe la priorité. Les deux voitures se percutent de plein fouet, selon les deux policiers présents, qui évoqueront le manque de visibilité. Le mécanicien heurte le tableau de bord avant d’être projeté hors de la voiture. James Dean est tué sur le coup, tandis que l’étudiant succombera d’un cancer du poumon, mais 40 ans plus tard et sans avoir jamais évoqué publiquement l’accident. Le décès de l’acteur est annoncé à 17 h 59.

Baby you can drive my car/yes I'm gonna be a star

61 ans plus tard, alors qu’un autre Donald menace les USA d’une sortie de route d’un genre nouveau, la visibilité n’est guère meilleure sur une soirée de jeu qui eut lieu, selon plusieurs témoins, au centre S-Elivet. On rapporte une table de Age of Industry, où Xel se fit massacrer par Thomas, Tristan et Baptiste, puis un Bohnanza, où elle prit sa revanche sur les presque mêmes, François-René tenant le rôle de victime sacrificielle en lieu et place de Baptiste. Le reste des événements de cette soirée restera nimbé d’un épais brouillard.

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