Séance de MARDI 27/09/2016 à St-Elivet

Le 27 septembre 1905 paraissait un article scientifique intitulé Ist die Trägheit eines Körpers von seinem Energieinhalt abhängig ? Son auteur, un certain Albert Einstein, y proposait une relation entre masse et énergie capturée par la formule E = mc². Exactement 111 ans plus tard, une douzaine de joueurs chargés d’une masse de jeux débordait d’une énergie communicative.

Table 1, dite « Le choix de la race » : Jérôme, Paul et Nicolas-2 s’installent au calme au rez-de-chaussée et se lancent dans une partie de Smallworld. Trois heures de baston plus tard, et après de multiples expérimentations sur la relation entre la masse d’une arme contondante et l’énergie des coups qu’elle porte, ils y étaient encore ! Ils se sont bien amusés même s’il semble que le pouvoir des Sorciers ait fait couler beaucoup de salive. Au bout du bout, Paul s’impose.

Table 2, dite « La soie pure Chine » : Bruno (Kublai Khan), Jean-Yves (Mercator ex Tabriz) et VHN (Matteo Polo) s’attablent autour des Voyages de Marco Polo. Partie de découverte pour les deux derniers nommés qui ont très apprécié le jeu, même si les cinq brefs tours nécessitent des choix déchirants, forcément déchirants. VHN laisse des traces de corne sur la route de la soie en lâchant ses chameaux (NDLR : autant en Occident on mesure la puissance en chevaux, autant en Orient ce sont les chameaux qui sont l’unité utilisée – à PC on s’instruit en s’amusant) et distance ses adversaires sur la piste de score (mais avec 67 points, il y a encore de la marge pour atteindre les 90+ points que l’on voit rapportés sur Internet)

Table 3, dite « Y’a du soleil et des mayas » : Xel, Tristan et Baptiste-2 jouent à Tzolk’in. Longue partie au terme de laquelle Tristan finit juste devant Xel au tableau de marque.

Table 4, dite « Should I stay or should I go ? » : Baptiste-le-joaillier et Nicolas-Neox joignent leurs efforts pour initier un nouveau venu, Jocelyn, à Diamant (fort bon jeu d’exploration en mode stop-ou-encore que nous reverrons bientôt au Festival Scorfel) puis à Lanternes. Le petit nouveau s’impose les deux fois. « La chance du débutant » concluent les deux anciens.

A presque minuit, personne ne veut rentrer à la maison et voilà que 2 tables redémarrent. Leurs résultats seront à collecter sur le forum, VHN étant lui resté raisonnable.

Table 5, dite « Les yeux dans les yeux » : Nicolas-2 défie Tristan (ou est-ce l’inverse ?) à 7 Wonders-Duel.

Table 6, dite « Très conceptuel ça, coco » : Xel, Paul, Jean-Yves et Jérôme se lancent dans un Concept où ils n’auront pas manqué d’être créatifs.

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Séance de VENDREDI 23/09/2016 à St-Elivet

Le 23 septembre de l’an 605 avant notre ère, Nabuchodonosor II était couronné roi de Babylone. Il succède à son père, Nabopolassar, qui devait obéissance au souverain assyrien, le prestigieux Assourbanipal, un conquérant qui avait repoussé jusqu’en Égypte les limites de son empire. Mais après sa mort, l’Assyrie, usée par les guerres et détestée par ses sujets allogènes, se délite sous l’effet des révoltes et luttes de palais. Le gouverneur de Babylone s’allie à Cyaxare, roi des Mèdes (un peuple de l’Iran actuel) et porte le coup de grâce à la monarchie assyrienne. Les Assyriens sont défaits en 615 à Arapkha (aujourd’hui Kirkouk) et leur capitale, Ninive, est détruite en 612. Nabopolassar peut dès lors restaurer l’indépendance de l’empire chaldéen et le prestige de Babylone.

Le principal souci du nouveau roi de Babylone est la lutte contre les Égyptiens qui dominent le Proche-Orient et menacent ses frontières occidentales. Quelques mois avant son couronnement, Nabuchodonosor vainc les Égyptiens du pharaon Néchao II à Kharkémish, les chasse de Palestine et de Syrie et, la même année, en 605, peut ainsi entrer à Jérusalem, capitale du royaume de Juda.

Nabuchodonosor se consacre surtout à l’embellissement de sa capitale. Il fait aménager une enceinte de 18 kilomètres de long dont le principal point de franchissement est la porte d’Ishtar. A partir de celle-ci, une voie processionnelle en brique émaillée conduit au temple de Mardouk, le dieu de Babylone.  Il fait aussi rénover la ziggourat, qui a donné naissance au récit biblique de la «tour de Babel», haute de 90 mètres sur une base de 90 mètres de côté.

Enfin, le roi fait aménager les jardins suspendus. Une légende prétend qu’il aurait ainsi voulu faire une faveur à son épouse d’origine mède, qui regrettait les montagnes verdoyantes de son enfance. Le fait est que cette merveille du monde est la seule à ne pas avoir d’existence officielle: aucune trace archéologique n’a pu confirmer que les jardins ont bel et bien existé. En outre, l’existence de cet édifice n’est relatée que par des textes grecs, jamais par des textes babyloniens. Chose d’autant plus étrange que Nabuchodonosor ne s’est jamais privé de mettre en avant la grandeur des édifices bâtis sous son règne. Il se pourrait, selon une nouvelle hypothèse, que les Grecs aient confondu Babylone et Ninive, la capitale de l’Empire assyrien, qui précéda l’Empire perse…

Hauts de 23 à 92 mètres, les Jardins de Babylone étaient composés de plusieurs étages en terrasses, reliés par un grand escalier de marbre. L’édifice était soutenu par des voûtes et des piliers de brique. L’eau était ramenée de l’Euphrate, et remontait jusqu’au étages à l’aide d’un savant montage hydraulique.

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Songeons que Babylone, du règne d’Hammourabi, vers 1750 avant JC, à celui d’ Alexandre le Grand, vers 330 avant JC, en passant par celui de Nabuchodonosor, aura rayonné presque sans discontinuer sur le Moyen-Orient pendant quinze siècles !… Sans doute un record historique.

Bien des années plus tard, cet autre 23 septembre vit à S-Elivet le dévoilement d’une autre merveille du monde: Scythe, dont notre grand reporter Dom fait ci-dessous le récit emerveillé. Si l’existence du jeu est incontestable, le triomphe de son premier vainqueur fut contesté, comme il le reconnait lui-même avec un fair play qui l’honore.

Table 1, dite « La boîte aux merveilles » : Jack sort avec un air gourmand sa boîte de Scythe tout juste reçue. Scythe est un des jeux qui a fait le plus parler de lui cette année, se hissant rapidement dans le top 20 de BGG après avoir été prévendu à 18000 exemplaires sur Kickstarter. Et il faut avouer que la réputation de qualité et de professionnalisme de son éditeur américain, Stonemaier Games, est méritée : le matériel est exceptionnel, les règles et les plateaux individuels clairs et bien conçus avec un tour de jeu simple et logique et des parties qui tiennent en 2 heures.

Le jeu fait partie de la famille « développement/conquête sur une carte » : chacun développe sa faction en accroissant ses capacités de production et ses effectifs tout en s’étalant sur le plateau de jeu jusqu’à avoir quelques frictions avec les voisins. De plus, de subtiles asymétries assurent renouvellement des parties et orientation des choix stratégiques, mais compliquent la tâche de garder un œil sur les autres. Les mécanismes sont classiques, sauf peut-être le fait que les ressources restent sur le plateau et peuvent être accaparées suite à un combat.

Plus qu’une épopée, le jeu est un mélange d’optimisation et de course tandis que la force est le plus souvent une menace protégeant son territoire et ses ressources (les combats sont assez coûteux pour l’attaquant pour que seule une poignée ait lieu à chaque partie). La première moitié du jeu (assez lente car les ressources sont rares et les actions chères) voit chaque faction faire ses choix de développement et élargir son contrôle autour de la base de départ. Puis la rivalité s’exprime pour atteindre ou contrôler les zones au centre de la carte et le rythme s’accélère. La fin de partie est soudaine et nécessite de bien jauger où en sont les adversaires.

Cette première partie a regroupé Laurent (Saxon), Neox (Rusviet) et Dom (Nordic) autour de Jacques (Crimea). Logiquement, nous sommes concentrés sur le développement de notre faction et l’exploitation de ses spécificités mais on peut s’attendre que dans le futur il y ait plus d’attention portée aux choix et aux positions des autres. Jacques ayant envoyé son Héros un peu trop près de Dom s’attira en retour une double contre-attaque qui lui rogna les ailes. Laurent pendant ce temps se répandait sur la carte et Neox avec ses recrues profitait des actions des autres. Dom mit fin à la partie juste avant que Laurent et Neox soient en mesure de le faire. Après décompte, il finit 2 points devant Laurent mais sa victoire ne sera pas homologuée : en cours de partie il avait fait un mouvement illégal qui lui avait permis de récolter les bénéfices d’une carte Rencontre. On peut s’attendre à revoir Scythe sur les tables de PC !

Table 2, dite « Babies alone in Babylone » : Axel, Elaine, Gael, Baptiste (au poil dru), François-René et VHS, tous des grands enfants, se retrouvent au carrousel enchanté de Mickaël, fantôme clairvoyant de Mysterium. Une fort joyeuse partie, où tous les protagonistes ont découvert les ressorts de leur énigme. Comme à l’école des fans, tout le monde a donc gagné, mais pour la petite histoire, c’est Axel et François-René qui remportent de concert la victoire au score, par leur habilité à miser sur les paris de leurs adversaires.

Table 3, dite « Merveilleusement simple » : c’est à Barony que Paul mate sans effort une opposition composée de Xel, Baptiste (aux poches pleines) et Sly, de retour et qui, d’un assaut vengeur, provoqua la sortie de route de Xel qui faisait alors la course en tête. Les mêmes enchaînent sur Cap’taine Carcasse, qui voit cette fois la victoire de Sly.

C’est alors que Vincent fit son apparition cameo. A l’instar d’Alfred Hitchcok dans ses propres films, ses passages dont la brièveté n’ont d’égal que l’intensité sont très attendus, et souvent le théâtre de joutes oratoires qui font le régal des initiés. Il fut ce soir là (mais pourquoi ?) question de Jaï Alai, alias cesta punta, un jeu très populaire au pays basque, et non pas de la Lorelei, nymphe de la mythologie germanique dont la légende a donné son nom à un rocher surplombant le Rhin.

Table 4, dite « Suspendue » : Après le départ de Gael et Elaine, les survivants de la table 2 flottent un bon moment avant de jeter leur dévolu sur Smash Up. Ils découvrent en Axel un fin connaisseur de ce jeu et ses différents peuples, allant jusqu’à explorer les recoins des forums pour arbitrer telle ou telle propriété absconse d’une créature… Rappelons qu’à ce jeu, chaque joueur est muni de 2 peuples, qui doivent conquérir des bases. Chacun dispose des créatures sur ces bases, et joue optionnellement des cartes actions. Lors de la conquête d’une base (matérialisée par une somme des forces des créatures attachées supérieure ou égale à la valeur de la base), des PV sont attribués aux joueurs majoritaires. Une étape clé du jeu est donc la draft des peuplades, que nous avons pour le coup choisies au hasard. Je me trouvai avec une jolie combinaison Dinosaures-Zombies, mais très mal mélangés entre eux.. La victoire m’était promise, mais, à 14 PV, tout le monde me tomba dessus (la victoire étant à 15), et, alors qu’Axel, nanti de peuples aux pouvoirs extraordinaires, semblait voué à l’emporter, c’est FR et ses Ninja « tout pourris » qui lui dama le pion…Ah oui, j’oubliais: c’est un jeu chaotique, forcément chaotique..

Table 5, dite « Dans son jardin » : le premier Baptiste rejoint le second au sous-sol (*) pour former, avec Paul et Xel, une table de Pandémie: Contagion. Xel s’impose avec un bras et une jambe d’avance, dépassant même l’espace prévu sur la piste de score.

(*) : on me souffle dans l’oreillette que techniquement, cette salle est au RdC, pas au sous-sol. Question de point de vue, aurait dit Einstein…

Table 6, dite « Aux laboureurs déchus » : à Codenames , les rouges (Dom, Xel, Neox, renforcés brièvement par Axel) s’imposent 3 à 2 face aux bleus (Paul, VHS, FR), dans une partie étrange, où la vérité sembla souvent ailleurs. On y fit ainsi connaissance de l’île de Kourou, et de Flipper le requin. Les règles furent malmenées (mots trop longs, utilisation abusive du smartphone…), Tyrion Lannister fit une apparition, et FR démontra une aussi improbable que parfaite connaissance du chausseur de luxe Louboutin. Les rouges, partis pour gagner largement, ne durent finalement leur salut qu’à un hasard improbable: un Bigouden 2 qu’ils prirent pour un 3: ils choisirent donc trois mots, le troisième tombant sur un rouge (ce mot était cependant bien choisi: voile). Quant aux bleus, ils réussirent l’exploit de proposer à chaque manche un « Labourer », mais ne prenez pas conseil sur eux car ils font usage de pelles et de fourches…

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Séance de MARDI 20/09/2016 à St-Elivet

Il y a exactement 70 ans était inauguré le festival de Cannes, avec plus de 7 ans de retard…un petit retour historique s’impose. Irrité par la mainmise hitlérienne et mussolinienne sur la Mostra de Venise, née en 1932, le gouvernement français du Front Populaire décide de créer un festival concurrent et choisit Cannes. L’idée en revient au ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts Jean Zay. Mais son ouverture, le 1er septembre 1939, sera reportée en catastrophe du fait de l’invasion de la Pologne, le même jour. C’est donc après la Seconde Guerre mondiale, 7 ans plus tard, que la Croisette reçoit réalisateurs, stars et journalistes pour la plus grande joie des badauds. Il y aura donc deux affiches (que tout oppose, comme on peut le voir) pour ce festival inaugural…

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Un tapis rouge accueille les invités et les vedettes à l’entrée du Palais des festivals. Les photographes immortalisent la montée des « vingt-quatre marches de la gloire » avant la cérémonie d’ouverture, rituel qui va rapidement devenir incontournable. Le premier Grand Prix est remis à un film de René Clément qui exalte la Résistance française : La Bataille du Rail (en 1955, le Grand Prix sera remplacé par la Palme d’Or).

Mais on retiendra aussi de ces premières agapes l’irruption du phénomène des starlettes….70 ans après, si un petit parfum d’été régnait encore à Saint-Elivet, les températures étaient enregistrées en baisse, ne permettant pas une tenue aussi décontractée, quoique certains furent aperçus en bras de chemise.

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Table 1, dite « La parole donnée (Palme 1962) » : Xel, Tristan, VHS et Frank jouent à Kardinal und König que Xel et Frank découvrent.  Une partie serrée où votre modeste narrateur s’impose sur le fil, devançant Tristan et Xel d’une demi-hostie. Le tournant du match fut l’implantation par mes soins d’une abbaye à Angoulême, la dernière en France, qui scella le destin du royaume et me rapporta 8 points. Il y eut aussi un pacte avec Tristan, reposant sur la parole donnée, entre Angleterre et Aragon. Bon, j’avais quand même blindé l’Aragon au cas où… Quant à Frank, victime d’une énorme méprise sur la façon de compter les points, il se cantonna dans une attitude belliqueuse qui se révéla improductive, et quitta définitivement les lieux à l’issue de cette partie. Suivit, donc à trois, un 6 qui prend dont Xel sortit victorieuse, me semble-t-il.

Table 2, dite « Le vent se lève (Palme 2006)» : Nicolas-Neox, Baptiste, Jean-Yves, Bruno et Dom prennent le large pour Isle of Skye, une partie que Dom remporte grâce à une dernière vente fort lucrative, selon ses propres dires.

Table 3, dite « Le troisième homme (Palme 1949) » : C’est à Las Vegas que les protagonistes de la table 1 retrouvent Jean-Yves. Un petit jeu fort sympathique où il s’agit de miser sur six tapis de jeu en fonction des dès que l’on a lancés, avec trois règles redoutables: 1. Placer ses dès impose de jouer TOUS les dés identiques sur le tapis idoine, 2. Parmi leu jeu de dès, deux dés blancs ne vous appartiennent pas et pourrissent simplement le jeu, et enfin (et surtout) 3. Les joueurs ex-æquo sur un même tapis (y compris le blanc) s’éliminent. Alors que VHS ramasse des butins lucratifs et que Dom fait son beurre, Xel se lance dans un pari insensé où elle perd près de 100.000$ (heureusement qu’ils sont virtuels). « C’est c…u » lança Dom, ce que l’intéressée confirma… Et, à la fin du film, c’est donc le troisième homme qui remporte la mise sur un tableau de score serré comme un nœud papillon (J-Y 380.000$, Xel 370.000$, Dom 360.000$, et VHS 320.000$).

Table 4, dite « Le goût de la cerise (Palme 1997) » : la table 3 dispute ensuite une partie de Imagine, succédané d’un Linq qui ne démarra jamais et d’un Codenames orphelin de son DUC… A ce jeu où l’on devine des mots (personnages, objets, expressions…) à l’aide de multiples calques transparents, Xel fut la plus habile à reconnaître les mots des autres, mais aussi la moins habile à faire deviner les siens, et notamment l’expression « la cerise sur le gâteau » qu’elle ne put nous faire avaler… Quant à Dom, il se lança dans une description encyclopédique de l’Allemagne (Forêt Noire, Rhin, tout y passa…) sans pouvoir nous faire penser une seule seconde à Angela Merkel…

Table 5, dite « L’éternité et un jour (Palme 1998) » : une table qui dura une éternité et déborda sur la journée suivante, mais qui nous est cependant narrée de première main par Dom, envoyé spécial en mode « heures supp ». Voici donc son récit: « En seconde partie de soirée, Bruno convainc Nicolas et Tristan de jouer aux Voyages de Marco Polo, un jeu des auteurs de Tzolk’in qui a l’air bien intéressant avec des dés, des déplacements sur une carte (la route de la soie) et des personnages aux pouvoirs asymétriques. Neox-le-moulox, capable d’aligner des séries impressionnantes de 6, finit en tête sur la piste de score (d’où la valeur 48 est étrangement absente, une erreur du graphiste !). Selon certaines rumeurs, il y aurait eu quelques approximations de règles qui auraient nui à Tristan ; gageons que ce dernier demandera prochainement à ressortir le jeu. »

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GN Le tourment des âmes 16-18/09/16 à Putanges Pont Ecrepin

Ah ça faisait un bout de temps que je ne vous avais pas parler de GN. Ce monde merveilleux dans lequel on revêt des costumes magnifiques de la plus grand classe pour s’envoyer gaiement des fléchettes dans le buffet. Ou se tabasser à grands coups de  tuyau en plomb. (en mousse latexée hein…)

Bref ce weekend des robots furent opposés à des factions humaines pour la conquête de cristaux. Le tout saupoudré d’une pincée de religion et de petits gris. (et je parle pas d’escargots de Bourgogne là)

Quelques membres de Parties Civiles Lannion rejoints par ceux de l’association amie An Tejmaji ont donc incarné le groupe des Cybernétiques. Des robots scientifiques cherchant à s’auto-optimiser (bon certes quitte à utiliser des morceaux d’humains).

Si vous n’avez rien compris mais que vous voulez nous rejoindre la prochaine fois cette petite photo finira de vous convaincre j’en suis certain !

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Séance de MARDI 13/09/2016 à St-Elivet

Un petit parfum de rentrée pour ce retour à Saint-Elivet.

Table 1, dite « Aux aventuriers » : Xel, Paul, Baptiste et Frank jouent à Cap’taine Carcasse (adaptation française de Dead Man’s Draw), un  jeu de « stop ou encore » avec une pincée d’effets chaotiques, puis à The world of smog : au service de sa majesté. Ils avaient l’air réjoui après. Voilà voilà.

Table 2, dite « Aux moustachus » : Nicolas-2, Jérôme, François-René et Nicolas-Neox jouent aux souris coopératives en vivant la première aventure de Mice & Mystics. Ils viennent à bout du scénario, non sans avoir perdu 50% de l’effectif.

Table 3, dite « Aux belges » : Bruno initie Tristan, Jean-Yves et Dom à Bruxelles 1893, un bon gros jeu comme sait les faire Pearl Games, avec du placement de bourgeois (ben quoi, les meeples ont des hauts-de-forme !) et pas mal de moyens d’interagir avec les petits copains. Beaucoup de rouages et de façons de marquer des points, avec de surcroît des multiplicateurs qui peuvent creuser l’écart, ce qui ne facilite pas le choix de sa voie. La lutte entre les barbus (Bruno et Tristan) au moment du décompte final a été haletante, arbitrée par votre inflexible narrateur armé de son redouté livret de règles. Tristan l’emporte avec 99 points contre 97, puis Dom 83 et Jean-Yves 59. A noter : les deux gagnants avaient joué à fond la stratégie « construction » qui leur rapporta respectivement 40 et 48 PV. Face à elle, le plein de meeples de VHN ne scora que 20 PV. A vérifier lors d’une autre partie s’il n’y a pas un biais en faveur des bâtiments.

Table 4, dite « Conflits de voisinage » : Nicolas-2 et Jérôme disputent ensuite une partie de Armadora. Il s’agit là d’une réédition d’un jeu autrefois connu sous le nom de Nuggets, réédition ajoutant un thème fantasy pas vraiment nécessaire à ce qui est un petit jeu abstrait combinant contrôle territorial et bluff. A noter, il peut se jouer à 4 en 2 équipes de 2, la communication entre partenaires devant se faire à voix haute. Si on m’a dit qui a gagné, j’ai oublié.

Table 5, dite « Table tournante » : en fin de soirée, VHN sort de son sac un jeu abstrait jusque-là inédit à PC : Rumis (également appelé Blokus 3D). Il s’agit là d’un Tetris tridimensionnel, où des règles simples (continuité des couleurs et respect des hauteurs) cachent un jeu profond et qui ne pardonne pas les erreurs (ou la cruauté de joueurs se coordonnant pour en éliminer un, Bruno a pu en faire l’expérience !). L’existence de plusieurs plateaux de jeu (nous en avons testé 3 sur les 4 de la boîte, mais une dizaine d’autres se trouve sur internet) garantit le renouvellement. J’ai été un peu surpris du succès qu’il a rencontré ; les deux premières parties ont vu Tristan triompher de Bruno, Paul et VHN. Dans la troisième, avec Bruno et Paul remplacés par F-R et Nicolas-2, ce dernier fit quelques coups brillants et emporta une victoire méritée. A noter une erreur dans le décompte (mais vu les écarts, elle n’aurait je pense pas changé les résultats) : il faut déduire de son score le nombre de ses pièces restées non placées.

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Séance de VENDREDI 09/09/2016 à Ti-Koad

Malgré l’efficace opération de relations publiques menée à l’occasion du forum des associations, aucun curieux(se) ne pointe son nez ce soir à Ti-Koad où une dizaine de réguliers déballe ses boîtes.

Table 1, dite « Des cubes avec une âme » : Baptiste, Nicolas-Neox, Olivier, Xel et Jeff disputent une partie de Lords of Waterdeep. Un jeu avec des cubes mais aussi un vrai thème dans l’univers de Donjons & Dragons, qui réussit donc à réunir des joueurs aux goûts différents. Après une lutte serrée, c’est Baptiste qui l’emporte.

Table 2, dite « Un coup de pieu au cœur » : Mickaël, Axel, Thomas, François-René et VHN s’attablent autour du grand plateau de La fureur de Dracula. Il s’agit d’un jeu coopératif où une équipe doit localiser et mettre fin aux sombres agissements du dénommé Dracula avant que le transylvanien n’ait fait trop de dégâts. Une chasse à l’homme, donc, où au début on tâtonne en essayant de trouver une ville par laquelle il est passé, puis où on le poursuit pour finir par le combattre. Les pouvoirs des personnages et les nombreuses  cartes que les deux camps peuvent accumuler offrent rejouabilité et rebondissements intéressants. La mécanique alternant jours et nuits, elle, rappelle bien le thème.

Ce soir, c’est Mickaël qui quitta le confort de son cercueil capitonné pour parcourir l’Europe en vue d’y faire régner son influence. Après quelques tours de mouvement brownien des chasseurs, ils localisèrent le Seigneur des Ténébres en Angleterre. Ce dernier s’empressa de prendre le bateau pour brouiller sa piste mais le déploiement des chasseurs depuis la Frise jusqu’à la péninsule ibérique le força à débarquer avant qu’un fameux mal de mer ne l’affaiblît trop. Il tomba dans les bras (s’il on peut dire) de F-R, bientôt rejoint par Thomas et VHN. Lors du combat final, si le Comte parvint à mettre hors de combat le premier, il ne put résister à l’assaut du second et expira à Berlin.

Table 3, dit « Un petit tour et puis s’en va » : la table 2 se laisse convaincre par le DUC de découvrir David et Goliath, un jeu de plis aux règles simples et au scoring astucieux. Même si ce n’est pas un sommet ludique, on n’eut pas le temps d’en peser la part de hasard et de tactique : après 2 manches sur les 5 au programme, les joueurs choisirent de s’arrêter laissant F-R en vainqueur de cette partie incomplète.

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Table 4, dite « A minuit au marché des ombres » : l’arrivée tardive mais enthousiaste de Julien & Joan conduit au lancement d’une partie de The World of Smog : Au service de sa majesté avec de vrais morceaux de participants à la table 1. Sauf erreur de ma part, elle est remportée par Julien Neox.

Table 5, dite « Friday, bloody Friday » : malgré l’acquisition de Codenames par certains adhérents, c’est la version minimaliste du DUC (du bristol, des dés et un pot de haricots-riz-saumon) qui  continue à avoir les faveurs du groupe. La voila donc de sortie pour 4 manches avec en lice des Rouges (F-R, Thomas, Jeff et Xel) et des Bleus (Axel, Mickaël, Joan et VHN). Autant le dire, la partie a offert une physionomie inhabituelle (mais plus d’émotions qu’un PSG-St Etienne – message personnel) :

  • En première manche, on déduit dès le premier indice que le mot Chef n’est pas rouge. A la fin du premier tour bleu, VHN estime donc qu’au pire il révélera un blanc. Il touche Chef …. qui était l’assassin (Thierry si tu lis ces lignes, il y a avait 1 (mal)chance sur 22 !). Autant dire que l’ambiance chez les Bleus passa au glacial.
  • Dans les manches 2 et 3, les Rouges s’obstinèrent à révéler des mots autant blancs et bleus que rouges, au grand émoi de Jeff, tandis que le maître-espion Bleu distillait ses indices en 1. Malgré ce train de sénateur, les Bleus l’emportèrent à chaque fois.
  • La manche 4 fut plus équilibrée et Thomas osa un dernier indice en 5 qui pouvait permettre aux Rouges de gagner (ils avaient là encore pas mal erré et avaient une bonne idée des mots qui leur restaient. Les Bleus, quant à eux, n’avaient plus que 2 mots à trouver, donc il était un peu forcé de plier la manche). Malheureusement, c’est encore l’assassin qui finit par attirer leurs doigts. Signalons le joli « OCB 2 » pour faire trouver Langue et Feuille.

Les Rouges, emmenés par un F-R digne mais abattu, allèrent se coucher en maugréant que quand ça veut pas, ça veut pas.

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Séance de MARDI 06/09/2016 à Ti-Koad

4 présidents américains ont, à ce jour, péri assassinés au cours de leur mandat. Si l’on se souvient facilement de JFK ou de Lincoln, l’histoire retient aussi le nom de  William McKinley. Avocat originaire de l’Ohio, McKinley s’est signalé en 1890 par la loi protectionniste qui porte son nom, le « McKinley Tariff », qui porte à 50% les tarifs douaniers sur les importations. Elu une première fois à la présidence en 1896 sous l’étiquette républicaine, il engagea contre l’Espagne une guerre très profitable qui marque le début de l’impérialisme américain et lui valut une réélection triomphale.

C’est l’esprit serein, impeccablement vêtu comme à son habitude, qu’il se rend à Buffalo, le 6 septembre 1901, pour inaugurer la Pan-American Exposition. Après un discours d’inauguration, il assiste en fin d’après-midi à une fête au Temple de la Musique et serre des mains quand il tombe en arrière, frappé de deux balles en pleine poitrine. L’assassin est un ouvrier anarchiste au chômage d’origine polonaise, Leon Czolgosz, qui voyait dans le Président un « ennemi du peuple ». Le vice-président Théodore Roosevelt lui succède, et poursuivra sa « diplomatie du gros bâton » (Speak softly and carry a big stick).

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Quant au nom du quatrième président, il se confond avec celui d’un matou célèbre (c) que vous n’aurez aucune peine à identifier avec l’indice contenu dans cette bande…Afficher l'image d'origine

116 ans après cet événement tragique, Ti Koad sentait encore l’odeur de la poudre, qui allait bientôt parler….

Table 1, dite « d’un petit baton » : où Baptiste l’emporte d’un tout petit point (mais ce n’est pas la taille qui compte) à Alien Frontier devant Nicolas-Neox, tandis qu’Hélène complète le podium.

Table 2, dite « lost in translation » : où la fine équipe d’enquêteurs (Dom, FR, VHS, Thomas) s’essaie à une nouvelle énigme de Sherlock Holmes: Detective conseil. Une partie déroutante que traduit le score pathétique de 15, plombé par une indigestion de visites et malgré l’effort louable de Thomas de dessiner une timeline des événements comme dans les meilleurs polars. On y croisa, paraît-il, des personnages de Blade Runner, film au mérite discutable (comme le dit fort bien FR, « déjà la version courte me paraît longue »), on y discuta des méfaits de la vitamine A à haute dose (selon Dom qui s’était documenté sur le sujet), d’une équipée folle sur la 4-voies Lannion-St-Brieuc qui se termina dans un fossé sur une embardée du chauffeur pour éviter une herse, bref autant de sujets légèrement périphériques à l’action centrale.

Table 3, dite « népotique » :  où une partie de Descendance tint en haleine jusqu’au bout de la nuit Paul (71), Xel (57), et Nicolas II (51).

Table 4, dite « Un Codenames et puis au lit » : malgré l’heure tardive, les derniers motivés (Rouge : F-R, Paul et Nicolas-2 / Bleu : Dom, Xel et VHS) s’attaquent à un Codenames en 2 sets gagnants.

La première manche vit une victoire sur le fil des bleus, plombés par un départ laborieux sur un Berger 4 (Mouton, Défense, Nuit, Canne) mal interprété, mais sauvés par les incompréhensions mutuelles des rouges, ce qui se confirma dans le second set, où VHS, étant maître-espion réussit à faire tout deviner, malgré un débat nourri sur les Avalanches, et concluant sur un joli « Feuilleter 2 » (Canard, Main), tandis que les rouges n’avaient pas la victoire dans la peau, comme en témoigne un audacieux « Jason Bourne 2 » (Volet, Carton) qui suscita une incompréhension totale. Il n’y eut donc pas de troisième set….

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Séance de VENDREDI 02/09/2016 à Ti-Koad

Le Grand Incendie de Londres de 1666 réduisit en cendres une bonne partie de la ville médiévale et brûla 3 jours durant. Il se déclencha le 2 septembre dans la boulangerie-pâtisserie de Thomas Farriner sur Pudding Lane (la bien nommée !). Heureusement, rien de tel ne se produisit ce soir dans la cuisine de Joan quand elle prépara de délicieux cakes chocolat-pistache pour les partager avec les joueurs de PC.

Table 1, dite « Beau comme l’antique » : Julien-Paimpol convie JiBee, Baptiste-Aureus, Nicolas-2, Frank et Laurent à une partie de Mare Nostrum-Empires. Partie qui dura fort tard et que le Président, nullement diminué par un changement de décennie, finit par emporter.

Table 2, dite « Sur le fil du rasoir » : Thomas ressort Mythotopia pour Olivier qui y a déjà joué et Paul et VHN qui découvrent. Après la phase de rush sur les cartes d’Amélioration, il ne faut pas beaucoup de temps aux autres pour réaliser que Thomas s’est constitué une main particulièrement guerrière : la Milice lui permet de recruter gratuitement des armées, la Cavalerie lui donne +1 en attaque, les Mercenaires servent de supplétifs… et il a une main de 6 cartes avec la Reine. Ceux qui se frottent à lui comprennent leur douleur et il se retrouve rapidement avec une confortable avance sur la piste de score. Pendant ce temps, Olivier et Paul s’épuisent dans une lutte pour Palmain qui permet néanmoins à Olivier de faire passer son message : « ici c’est MON quartier ».

Les autres joueur s’étant ressaisis, un semblant d’action concertée de leur part réduit nettement l’avance au score de l’impérial Thomas. VHN déclenche la phase de fin de partie en prenant la dernière Runestone et nous nous résignons à la victoire de Thomas quand je m’aperçois qu’un bateau providentiel permet d’envahir Ictus et empêche de mettre fin à la partie à ce tour. S’ensuit une série d’escarmouches (qui évoquent celles rapportées par François 2 semaines plus tôt) pour à chaque fois éviter que le joueur de tête (alternativement Thomas, Paul et VHN) ne puisse gagner. Finalement c’est Thomas, en vieux renard des plateaux (de jeu), qui débloque la situation en sa faveur et remporte après 3 heures (on est quand même loin des 90′ données pour une partie !) une victoire méritée avec 44 points.

Table 3, dite « Sur la terre comme au ciel » : un joyeux groupe composé de F-R, Julien-Lannion, Mickaël, Axel et Nicolas-Neox commence sa soirée par un Roll for the Galaxy. F-R se hâte de terminer de construire ses 12 tuiles et prend tous les autres de vitesse. Retour sur terre ensuite avec Quartermaster : les Alliés (F-R, Mickaël et Axel) viennent à bout assez vite de l’Axe (les 2 autres). Les restants jouent ensuite à Rumble in the house.

Table 4, dite « Deux fois deux » : Jeff et Joan enchaînent deux parties à deux, d’abord Splendor puis 7 Wonders-Duel.

Table 5, dite « Un Codenames et puis au lit » : malgré l’heure tardive, les derniers motivés (Rouge : F-R, Paul et Nicolas-2 / Bleu : Thomas, Olivier et VHN) sirotent 3 manches de Codenames. C’est toujours mieux qu’une camomille.

La première manche voit une victoire serrée et à la loyale des Rouges emmenés pas un F-R à son meilleur niveau. Dans la seconde manche, chaque équipe révèle un mot de l’autre et Paul, englué dans ses indices tendancieux, apprend à ses dépens que n’est pas F-R qui veut. Les Bleus s’y voient déjà mais un dernier indice en 1 seulement les condamne à choisir leur dernier mot par un mélange de hasard et de psychologie, sans succès. Dans la 3e manche pour l’honneur, VHN réussit à rattraper le retard de son équipe qui avait un peu trop visité des mots Blancs avec un « Beef 2 » (probablement limite du point de vue des règles) qui fait trouver Corne et Boîte. Les Rouges finissent par échouer sur un Service assassin, sans changer le résultat final de la partie.

Il reste à souhaiter que la promotion active assurée par la Direction au forum des associations (comment résister à une boîte de Caylus ?) ramène plein de nouveaux adhérent(e)s.

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