Séance de VENDREDI 27/05/2016 à St-Elivet

Pas mal de tables et pas mal de retard pour ce CR donc pas mal d’imprécisions voir d’oublis.

Table n°1 dite « O »…

.. où 3 (dont Jeff) joueurs se sont affrontés à Olympos.

Table n°2 dite « A » …

… où 4 (?) joueurs (dont notre préz et notre trèz) se sont battus à The World of Smog : Au Service de Sa Majesté

Table n°3 dite « M » …

… où 6 (?) joueurs dont Elaine, Gael, Joan, Julien le Lannionais et  Xel se sont penchés sur Mysterium.

Table n°4 dite « F » …

… où 3 joueurs dont F-R et Bruno se sont disputés les étoiles dans Forbidden Stars.

Table n°5 dite « Q » …

… plus présente dans ma mémoire et pour cause : j’y étais. Table à 3 joueurs (et demi, en raison de la demi-portion nommée Célestin) où Marie-Anne et Votre Humble Serviteur ont fait découvrir Arcadia Quest à Julien le Paimpolais, un jeu pseudo-kawai où les guildes censées reconquérir la capitale d’Arcadia s’étripent joyeusement. A ce petit jeu Julien remporte haut la main le premier scénario (assassinant lâchement mon innocent voleur) et Marie-Anne le deuxième ayant été la seule à trucider un minotaure.

Les 12 salopards….

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Séance de MARDI 24/05/2016 à St-Elivet

Affluence typique pour un mardi :

Table 1, dite « aventure version légère » : Baptiste-aux-Thunes, Mickaël, Hélène et François-René jouent à The World of Smog : Au Service de Sa Majesté. Dans cet univers uchronique et steampunk, c’est Mickaël qui ressort vainqueur du Londres mystérieux.

Les mêmes enchaînent avec une partie de Héros à louer, petit jeu de cartes avec du bluff et des pouvoirs. Et c’est Baptiste qu’il faut louer pour sa victoire.

Table 2, dite « aventure version lourde » : Pendant ce temps, 6 courageux aventuriers (Jérôme, Maud, Jean-Yves, Bruno, Nicolas-II et VHN) partaient à la découverte de Pathfinder (« Le Jeu de Cartes: L’Eveil des Seigneurs des runes » enrichi de quelques extensions, croyez-moi il y a du matos). C’est  un jeu coopératif d’aventures dans un monde heroic-fantasy, utilisant un mécanisme de deck-building (avec un deck à usage unique), et conçu pour être joué en mode campagne (nous avons fait le premier scénario d’une suite de 30). Nos erreurs de débutants (du genre s’éparpiller trop au début, ce qui fait que les personnages ne peuvent pas s’épauler), nos lancers de dés franchement pas fameux et l’impitoyable décompte des tours de jeu restants nous ont tout droit conduits à un échec collectif, sans même avoir aperçu le Boss qui se dissimulait dans l’un des 8 lieux visitables. Dans la série « PC est une communauté riche et diverse », signalons qu’après les demandes pour des jeux daltoniens-friendly, on voit émerger des demandes pour des jeux presbytes-friendly.

Table 3, dite « un Codenames, ça se mange sans faim » : Les restants se réunissent pour finir la soirée par un quickie : un Codenames en 2 manches gagnantes. Ca a été très serré entre les Rouges (Maud, Jérôme, J-Y et VHN) et les Bleus (F-R, Nicolas et Bruno). Dans la première manche, rien ne pouvait plus empêcher les Bleus de l’emporter. Rien ? si ce n’est la tentation de deviner le mot supplémentaire permis par les règles, mot vous l’avez deviné qui était l’assassin ! Au match retour, les Bleus l’emportent d’une courte tête malgré un « Bouclier de Brennus 3 » jugé hors-jeu.  La manche décisive a eu une physionomie inhabituelle : les Rouges n’ont pas suivi la « Prostituée 4 » puis les dés blancs et les indices à 1 se sont accumulés plus qu’à l’habitude. Le dernier mot gênant recouvert, VHN se voyait déjà en haut de l’affiche en livrant son indice final à 3. Las, l’imaginaire corrompu de ses partenaires engloutit ses espoirs dans un trou noir.

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Séance de VENDREDI 20/05/2016 à St-Elivet

En ce vendredi soir, la salle de quartier s’est emplie pour une soirée de jeux sous le signe de voyages lointains. La dispersion des troupes a empêché le rédacteur de collecter les résultats, mais nul doute que le forum y remédiera.

Table 1, dite « En Mésopotamie » : JiBee, Paul et Tristan jouent à Amyitis. NIP s’impose et repart chez lui en sifflotant un air oriental.

Table 2, dite « Sur le Missouri » : Lewis & Clark avec Mickaël, Julien-Lannion, Jeff et Françoise.

Table 3, dite « Week-end écossais » : partie de niveau difficile de Mysterium avec Thomas dans le rôle du fantôme, Elaine & Gaël qui découvraient, Joan, VHN, Jérôme et Maël, un jeune visiteur aux tendances rôlistes ayant découvert l’association sur internet.

La première phase se termine de justesse avec un bel exemple d’esprit d’équipe pour sauver le soldat Gaël au cours des deux dernières heures. Dans la seconde phase (le vote), seul Dom a accès à l’ensemble des indices (dont il fera un bien mauvais usage) et pas un seul des 6 medium choisira le véritable coupable. Oh well…

Table 4, dite « Voyage dans le temps et l’espace » : Space Crusade est un vénérable jeu avec des figurines des années 1990 (édité par MB, un nom qu’on n’est pas habitués à voir sortir à PC). Pour sa première apparition il réunit François-René, Baptiste-Ploutocrate-Interstellaire, Jack et Nicolas-II.

Table 5, dite « Paris-Berlin-Colorado » : Axel et son correspondant allemand, arrivés tardivement, se sont affrontés à Carcassonne dans sa version La ruée vers l’or.

Table 6, dite « Dans les nuages » : Jeff, Mickaël, Julien et Tristan essaient Via Nebula, un nouveau jeu de Martin Wallace avec des cubes et un look bisounours. Selon Jeff, c’est bien.

Table 7, dite « Au fond des oubliettes » : Axel et son visiteur, Jérôme et Nicolas jouent à Dungeon Raiders.

Table 8, dite « Nulle part ailleurs » : Plus de 3 heures pour achever 5 manches d’un party game léger, cela peut paraître beaucoup. Pourtant, on ne s’est pas ennuyés un instant pendant cette partie mémorable de Codenames et il y a avait un moment qu’on n’avait pas autant ri. Le casting : les Bleus alignaient Baptiste (jusqu’à son départ), Joan et Dom puis ont reçu le renfort de Paul et Nicolas; côté Rouge, Thomas et Gaël (que nous avions convaincu de rester essayer ; je crois qu’il n’a pas regretté !), ensuite rejoints par F-R et Jérôme.

Assez vite, les Bleus se sont retrouvés menés à 0 à 2 (on m’a demandé de passer sous silence l’épisode dit « des mains baladeuses »). La troisième partie a vu les Bleus de nouveau distancés entamer une remontée remarquable et coiffer leurs adversaires sur le fil. Dans la manche de l’égalisation, F-R en maître-espion a été victime de sa « Dominatrice 4 » en laissant l’inconscient de ses équipiers les entraîner dans un Lit assassin. L’affrontement ultime a tenu ses promesses : le « Tir 3 » des Bleus ayant raté sa cible, ils ont tenté avec un « Ephémère 3 » de découvrir en un tour leurs 4 dernières tuiles. Las, leur ultime choix a offert aux Rouges une belle victoire.

Encore une fois, on s’instruit en s’amusant à ce jeu tout en apprenant de belles sur les autres. Ainsi, certaines préfèrent leur plateau de fruits de mer garni de pinces de coques, les opérations ne font pas partie pour tous des bases des mathématiques, les cyclistes reçoivent peu de compassion et on sait maintenant pourquoi il n’y a plus de pigeons à Paris. Quant aux intéressantes discussions médicalo-anatomiques, elle n’ont je crains pas leur place ici. Mais où d’autre peut-on voir à minuit passé une adhérente à jeun, à moitié debout sur les tables et s’écriant « je suis un grand chat !!! » ?

Au fait, Codenames en version francisée vient de sortir dans les bonnes boutiques de jeu. Méfiez-vous des imitations !

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[jdr] vendredi 20/05/16 @ Trebeurden

Il y a environ 35000 ans avant notre ère (ça calme hein ^^) ben il faisait pas chaud (aka dernière grande glaciation de l’Europe). C’est dans ce cadre préhistorique de taïga que MJ Kirdin a mené ses joueurs. Gwen, Mara, Mik, Franck aka le nouveau John Doe de la table et moi même ; avons donc interprété les rôles de Moa, Visage Brûlé, Buffle Grondant, Blanche Fesses et Œil de Feu. Le petit jeu chez vous consiste donc à relier les noms de persos aux joueurs correspondants 😉

La tribu du « Vieux Père » est donc parti effectué son rite initiatique de passage à l’age adulte guidé par leurs différents totems.

Tout ce que je peux vous dire sans spoilé c’est qu’un ours ça pique et que les champignons c’est bon …

Grâce à un moteur de jeu simplifié à l’extrême le thème de Würm (oui oui c’est bien le nom de ce jeu) est bien rendu et on se prend tout de suite à aller tailler son bout de bois pour se préparer une  sagaie. La petite note de fantastique ajoute une touche sympathique à l’ambiance autour de la table.

La petite citation pour la fin : « Ça va être tout noir ! « 

😉

Séance de MARDI 17/05/2016 à St-Elivet

En mai 1996, la palme d’or du 49e festival de Cannes est décernée à Secrets et Mensonges de Mike Leigh. Environ 20 ans plus tard, une poignée de participants (Nicolas-Neox, Baptiste-Picsou, Bruno, Jérôme, François-René et VHN), plutôt qu’aller se faire une bonne toile, enchaînent des jeux à 6 sans cubes mais avec à chaque fois des secrets et des mensonges.

Table 1, dite « Jack the Loser » : VHN s’essaie pour la première fois au rôle de Jack dans Lettres de Whitechapel. Le stress est bien là et l’expérience nettement différente du rôle de policier, ce qui ajoute à mon avis à l’intérêt du jeu. Jack aura été ce soir un piètre assassin et Jérôme un limier digne des félicitations de Scotland Yard : il ne  lâchera pas sa piste la première nuit et fera la passe décisive pour son arrestation dès le début de la seconde nuit. Les enchaînements de crimes impunis commis par Michal dans les soirées passées apparaissent désormais d’autant plus remarquables !

Table 2, dite « Quinze minutes douche comprise » : A Shadow Hunters (renouvelé par les personnages de l’extension), qui était dans chaque camp ? on ne le saura pas vraiment car dès le troisième tour de jeu, F-R finit d’occir Bruno et s’assure ainsi une victoire en solitaire de Neutre.

Table 3, dite « Cahots, chaos et KO » : VHN propose de finir la soirée avec un jeu qu’il a acheté (!) neuf (!!), Die Kutschfahrt zur Teufelsburg, aka « en route vers le château du diable ».

C’est un petit jeu de cartes de déduction à rôles cachés où les joueurs appartiennent à l’une ou l’autre de deux sociétés secrètes. Enfermés dans une diligence qui bringuebale vers la montée des marches dudit château, ils découvrent progressivement qui est qui en s’échangeant des objets et en s’en prenant les uns aux autres. Dans la seconde moitié de la partie, ils cherchent à localiser et acquérir avant l’autre équipe les 3 objets qui permettront de déclarer la victoire. Des pouvoirs de personnage et des objets magiques viennent ajouter un zeste de chaos et de surprises.

On pourrait le rapprocher de Shadow Hunters joué juste avant, avec une dimension déduction plus forte, pas d’élimination prématurée et le hasard des jets de dés en moins (hasard qui fait partie du charme de Shadow Hunters). Mais ce rapprochement pourrait faire hurler les critiques de la table qui ont conclu cette partie de découverte sur une impression mitigée d’un jeu un peu trop long et un peu pas assez fun (et sur la victoire du trio Bruno/Nicolas/F-R). Il faudra quand même lui laisser une autre chance avant de lui décerner la palme de la plus courte apparition à Parties Civiles.

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Séance de VENDREDI 13/05/2016 à St-Elivet

Beaucoup de variété et d’activité en ce vendredi post-AG dans une salle St-Elivet où l’on put entendre un silence concentré (beaucoup) et des cris (un peu, mais pas trop sinon les voisins se plaignent).

Table 1, dite « Abracadabra ! » : Jack, Jibee, Julien-Paimpol et Jhomas jouent à Trickerion: Legends of Illusion, un jeu récent de la catégorie poids lourd-placement d’ouvrier dans lequel des illusionnistes se mesurent entre eux en réalisant des tours de plus en plus forts (par exemple, jouer pendant plus de 4 heures ce qui fait que le résultat de la partie n’est pas encore tombé sur nos téléscripteurs. Je suis cependant sûr qu’il finira par apparaître magiquement dans ce compte-rendu).

Table 2, dite « Ouille ! » : F-R, Frank-3, Jeff et VHN découvrent Space Alert, un jeu coopératif frénétique à actions programmées. Les joueur sont l’équipage, sympathique mais un peu novice, d’un vaisseau spatial qui se voit attaqué par toutes sortes de menaces (ennemis, aliens, etc. pas besoin de vous faire un dessin). Pendant 7 courtes minutes, ils doivent décider de leurs actions en se coordonnant pour organiser le combat en utilisant les armes, protégeant le vaisseau et gérant l’énergie disponible. Autant dire qu’en cas de malentendu, l’issue est le plus souvent fatale (et parfois hilarante). Il m’en coûte de l’écrire mais nous avons échoué deux fois de suite au scénario d’initiation (sachant qu’avant de le rejouer, il y a eu un échange sur le thème « ce sera trop facile vu que maintenant on sait où, quand et avec quelle force apparaissent les menaces ». Hum). A noter pour ceux qui ont une heure à perdre, le manuel est rédigé de façon particulièrement drôle.

Table 3, dite « A l’assaut ! » : Baptiste-le-rupin-galactique, Axel, Mickaël et Nicolas-Neox jouent à Metal Adventures, un jeu plein de bruit et de fureur dans un futur spatial et steampunk. C’est Nicolas qui a été le pirate interstellaire le plus redoutable.

Table 4, dite « Sauve qui peut ! » : Tristan, Julien-Lannion et Frank-1 jouent à The Island, un jeu vachard où il faut s’échapper d’une île qui coule à cause de la montée des eaux provoquée par le changement climatique parce que sa bouée est crevée. Rares sont les jeux où les personnages peuvent se noyer ou se faire manger par des requins ! Tristan sera le survivor de ce vendredi soir.

Table 5, dite « Iä ! Shub-Niggurath ! » : Nicolas-Neox, Axel, F-R, Frank-3 et un Vincent tombé du ciel se frittent à Cthulhu Wars. Il semblerait qu’Axel ait appris à ses dépens qu’il ne faut pas aller chercher Vincent et que Nicolas ait fini par s’imposer.

Table 6, dite « En voiture ! » : Baptiste, Jeff, Mickaël enchaînent 2 parties des Aventuriers du Rail (en Grande-Bretagne puis, après une correspondance en Islande, en Pennsylvanie). La première partie est gagnée par Mickaël (95 points) devant Baptiste (82) et Jeff (9, non ce n’est pas une faute de frappe me demande-t-on de préciser). Ce dernier se refait dans la seconde partie qu’il emporte.

Table 7, dite « Michty me ! » : Tristan, Julien-Lannion (qui découvre) et VHN jouent à Glen More, un jeu de gestion poids-moyen avec quelques mécanismes originaux qui était sorti il y a quelques semaines. Chaque joueur a choisi des options de développement assez différentes et l’ordre d’arrivée est le précédent cité (56/50/44 points). Étonnamment, tout le monde a trouvé que le jeu était plus intéressant quand on utilise les vraies règles 😛

Table 8, dite « Chameau ! » : Tristan et Dom se retrouvent en tête à tête dans Jaipur que Tristan remporte 2 manches à 1.

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Séance de MARDI 10/05/2016 à St-Elivet

Séance à 2 tables :

Table n°1 dite « illuminée »…

… avec Paul (nouvel adhérent), Jérome, Néox, un autre nouvel adhérent dont le prénom m’échappe et Thomas. Tout ce beau monde s’est penché autour du plateau du vénérable Illuminati (datant de 1989, l’année que certains adhérents n’ont pas vue de leurs yeux). La partie durait quand Votre Humble Serviteur quittait la salle.

Table n°2 dite « axée »…

… où l’Axe composée de Bruno (Japon), F-R (Allemagne & Italie) a mis KO les alliés composés de Franck (un nouvel adhérent qui dirigeait les USA et GB) et de VHS (Russie Soviétique) sur le plateau de Quartermaster. Le monde est désormais dominé par le coté obscur. A noter une fois encore la remarquable contribution de l’Italie à la victoire de l’Axe.

Bruno et F-R ont poursuivi avec un jeu mais je ne sais plus lequel…

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Séance de VENDREDI 06/05/2016 à St-Elivet

Le 6 mai 1432, le célèbre retable de L’Agneau mystique, chef d’oeuvre de Jan Van Eyck et préfiguration de la Renaissance, était inauguré à la collégiale des Deux-Saints-Jean, à Gand. Composé de vingt-quatre panneaux en bois peints à l’huile, il a été commandé par un sacristain à Hubert Van Eyck. Après sa mort, en 1426, c’est à son frère Jan qu’est revenu le soin de l’achever. Une inscription sur le cadre d’origine indiquait que Hubert van Eyck maior quo nemo repertus (meilleur que quiconque) avait débuté la peinture du retable, mais que Jan van Eyck — arte secundus (deuxième meilleur dans l’art) — l’avait achevé en 1432.

Admirable pour sa fraîcheur, sa spiritualité et sa liberté iconographique qui annonce la Renaissance, le polyptique va connaître de nombreuses pérégrinations avant d’être enfin rendu à Gand en 2012.

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Le retable représente une « nouvelle conception de l’art », dans laquelle l’idéalisation de la tradition médiévale cède la place à une observation rigoureuse de la nature. Les panneaux offrent au spectateur deux scènes différentes, selon sa position ouverte ou fermée, obtenue en repliant vers l’intérieur les panneaux à ses extrémités. Le registre supérieur de l’intérieur du retable représente le Christ-Roi trônant entre la Vierge Marie et saint Jean-Baptiste. À droite et à gauche de ces trois personnages, des anges chantant et jouant de la musique et, sur les panneaux extérieurs, Adam et Ève. Le registre inférieur du panneau central représente l’adoration de l’Agneau de Dieu, par plusieurs groupes de personnes absorbées dans la prière, et éclairés par une colombe (le Saint-Esprit).

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En 1934, deux panneaux du retable furent volés par le sacristain de l’église. L’un d’entre eux, saint Jean Baptiste fut restitué par le voleur, mais il mourut avant de dire où se trouvait le second, « Les Juges intègres ». Le panneau volé, jamais retrouvé et remplacé par une fidèle copie en 1945, figure en bonne place dans le roman d’Albert Camus, La Chute. En 2010, un journaliste d’investigation néerlandais décrit méticuleusement les tentatives de groupes religieux du Vatican et des services de renseignement britanniques de récupérer le panneau disparu.

En 1942, Hitler ordonne que le retable soit saisi et amené en Allemagne pour être stocké dans un château en Bavière. Après le lancement de raids aériens par les Alliés, conserver le re320px-Ghent_Altarpiece_E_-_Pilgrimstable dans un château était devenu trop dangereux, et il est déplacé dans une mine de sel en Autriche. À l’approche des troupes américaines, un haut responsable allemand donne l’ordre de faire sauter la mine, qui abritait aussi d’autres œuvres d’art. Huit bombes de 500 kg sont placées dans la mine, mais un désaccord au sein de l’état major permet d’éviter le désastre.

Le retable est retrouvé par les Américains à la fin de la guerre (comme le montre le film « Monuments Men ») et restitué à la Belgique au cours d’une cérémonie au Palais royal de Bruxelles, où dix-sept panneaux sont présentés à la presse. Aucun officiel français n’est invité à la cérémonie, des fonctionnaires de Vichy ayant accepté le transfert du retable vers l’Allemagne.

L’historien de l’art Noah Charney décrit le retable comme étant « l’œuvre d’art la plus fréquemment volée dans l’histoire », objet de treize vols en six siècles. Il fait également valoir qu’il s’agit de la peinture la plus influente jamais réalisée.

584 ans après, à St-Elivet,  il fut beaucoup question de fantômes, de morts-vivants, de larcins coupables et de quêtes improbables.

Table 1, dite « au meilleur que quiconque » : Julien de Paimpol, François-René, Jacques et Neox entament une partie qui dura jusqu’a 2h (1h de règles, 4h30 de jeu). Neox raconte: « Le but de Forbidden Stars est de ramasser 4 pions objectifs disséminés sur le plateau (4 car 4 joueurs). Le jeu dure 8 tours maximum. Résultat final au 8ème tour: Vainqueur: Moi-même avec 4 pions objectifs – le dernier ramassé sur le fil du rasoir – 2ème et 3ème ex-aequo: Francois-René et Jack (3 pions), 4ème: Julien (2 pions) ».

Table 2,  dite « douce comme un agneau » :  Mickael et Jeff cèdent à Paul et Jérôme, vainqueurs méritoires d’un Summoner wars,  d’une durée étonamment raisonnable.

Table 3,  dite « plus morte que vivante » : Thomas reste le dernier rescapé, et donc vainqueur, à Eaten by zombies ! Une opposition formée de Xel, VHS et Nicolas II opposa une résistance fugace à un maître du deck building, efficacemment secondé par une horde de zombies à sa solde.

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Table 4, dite « fantomatique» : à Ghost stories, les protagonistes de la table 3 se font rapidement submerger par une armée de fantômes. Une collaboration approximative entre forces alliées précipita ce funeste destin.

Table 5,  dite « l’armée des ombres » : à Shadow Hunters, la table 3 fusionne avec les vainqueurs de la table 2, et enchaîne deux manches. Votre modeste chroniqueur, deux fois Hunter, s’adjuge les deux, associé à Nicolas II puis à Jérôme, dans un opus où Saint Thomas fit office de bouc émissaire de manière plus ou moins justifiée.

Table 6,  dite « polyptique» : pour finir, la table 5 enchaîne à Mascarade, que je conclus victorieusement avec le Juge que l’on me laissa distraitement revendiquer.

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Séance de MARDI 03/05/2016 à St-Elivet

Une douzaine de participants et deux tables en cette soirée printanière :

Table 1 dite « un petit billet dans la poche » : après plusieurs tentatives infructueuses, VHN convainc un groupe de 5 (le nombre optimal pour ce jeu, avec Xel, Thomas, Jean-Yves et Bruno), de découvrir Santiago, jeu dont l’aspect trahit à la fois l’âge (plus de 12 ans, ahhh les billets en papier façon Monopoly !) et la nationalité (allemande, ne cherchez pas trop le souffle épique ou les super-héros mais par contre il y a des cubes de couleur triste). Mais si on dépasse ces a priori, on découvre un excellent jeu poids-moyen avec pas mal d’interactions (« un jeu de pourris » selon Xel).

Le jeu consiste à poser des tuiles (qui représentent des champs) pour constituer des domaines contigus (en fin de partie, chacun de ses cubes rapporte 1 PV par tuile dans le domaine). Les joueurs ont donc temporairement des intérêts communs puisque peu importe qui a posé les tuiles constituant le domaine (et tout l’art consiste à en tirer un meilleur profit que le collègue, un jeu d’enfoirés on vous dit).

La mécanique tourne autour d’enchères à un tour (à cette seule mention nous avons vu Thomas, spécialiste de Goa, se mettre à saliver) rendues plus méchantes avec le rôle d’irrigateur. Personnage corrompu, il vend à chaque tour son pouvoir de décider quel groupe de tuiles il va irriguer (car un champ non irrigué perd peu à peu ses cubes, adieu points de victoire !). Et comme c’est un jeu d’enfoirés, il n’est pas obligé d’accepter le pot-de-vin le plus élevé, et peut même n’en faire qu’à sa tête et aller irriguer ailleurs.

Tout ça pour dire qu’on peut y faire plein de choses : couper l’herbe sous le pied des collègues, les forcer à surpayer pour faire quelque chose qui les arrange, les empêcher de faire ce qu’ils veulent vraiment faire, amener le collègue à payer plus cher que soi pour une action qui bénéficie aux deux, profiter en parasite des choix des joueurs qui vous précédent, etc.

Il semble que tout le monde l’ait apprécié et on reverra probablement Santiago (avec une question qui reste à trancher : vaut-il mieux jouer argent visible –ce qui doit ralentir le jeu en le rendant calculatoire- ou pas ?). Au final, alors que tout le monde gardait un œil sur Thomas qui semblait avoir le mieux anticipé les bons coups, c’est Xel qui l’emporte avec 73 points, ayant évité les coûteuses surenchères et l’ayant joué modeste. Suivent Thomas (62), Dom (55), Bruno (50) et Jean-Yves (31). Comme quoi, parmi les pourris, Xel n’est pas la dernière.

Les mêmes essaient ensuite Kingdom Builder, un jeu d’origine étrangère dont les textes ont dû être traduits sur la version alpha de Wanadoo Translate (le sens du mot « horizontal » dans un monde d’hexagones fera couler beaucoup de salive au moment du décompte…). Tour de jeu rapide, objectifs de score communs à tous, interaction limitée malgré un peu de blocage sur le plateau (à base de « quarts de cercle » rectangulaires, quand on vous dit que la traduction laisse à désirer). Renouvellement garanti du fait du plateau et des combinaisons changeantes d’objectifs. Bruno s’impose (58 PV) dans une partie où il n’a pas arrêté de se plaindre de ses cartes, suivi de Xel (47), Thomas (46), Dom (40) et Jean-Yves (35).

Table 2 dite « un colt dans la jarretière » : une joyeuse assemblée (F-R, Neox, Mickaël, Baptiste-DeutscheBank, Tristan et Paul) aux affinités limitées avec le jeu à l’allemande doit sélectionner un jeu pour 6. Elle choisit Funkenschlag, euh Colt Express enrichi de son extension « Chevaux et Diligence ». Une fois la poussière retombée, c’est Mickaël dans le rôle de Belle qui a le mieux tiré parti des événements.

Les mêmes poursuivent dans la veine « programmation secrète » avec le tout autant chaotique RoboRally. Quand le rédacteur a pris congé, 2 joueurs avaient été éliminés, et le gagnant a été … ?

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Séance de VENDREDI 29/04/2016 à St-Elivet

Le 29 avril 1945, tandis que la guerre touche à sa fin, les élections municipales donnent l’occasion aux Françaises de voter pour la première fois de leur Histoire. Entre les deux guerres mondiales, sous la pression des mouvements suffragistes et d’intellectuelles comme Louise Weiss, la Chambre des députés vota à plusieurs reprises en faveur du vote féminin. Mais ses propositions seront six fois repoussées par le Sénat. Les motifs des opposants tiennent à des préjugés personnels et à la crainte paradoxale que les femmes ne renforcent le camp conservateur. La gauche radicale et socialiste craint en particulier que les femmes ne rallient le camp clérical et ne se soumettent aux injonctions de leur curé !

Il faut attendre les soubresauts de la Libération pour qu’enfin les Françaises obtiennent le droit de vote et voir l’égalité des droits inscrite dans le préambule de la Constitution de la IVe République (27 octobre 1946). Mais la féminisation de la représentation parlementaire se fait attendre et le nombre d’élues à l’Assemblée nationale stagne aux environs de 30 (5% des députés) jusqu’en 1997, où laquelle il passe à 59 grâce à un effort particulier du Parti socialiste.

A noter, les militaires étaient aussi exclus du droit de vote mais pour d’autres raisons (quoi que…). C’est seulement le 17 août 1945 – quelques mois après les femmes – que les troupes de la Grande Muette ont obtenu ce droit…

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71 ans après, à St-Elivet,  tout le monde a eu le droit à la parole, mais peu en ont usé. Tandis que votre chroniqueur débarquait d’un train de nuit, il découvrait le spectacle fascinant de 4 tables très studieuses, autour desquels s’amassaient des joueurs mutiques et profondément absorbés à leur tâche. Comme celle de la presse, la liberté de parole ne s’use que si l’on ne s’en sert pas…

Table 1, dite « Tambouille électorale » : Marie-Anne, Jacques et Franck revisitent Alchimistes, un joli jeu scientifique où l’on se bat pour la réputation d’être un chercheur efficace, soutenu par les mécènes, et surtout, un chercheur dont les théories se vérifient. Et des recherches, ce n’est pas ce qui manque, à tel point qu’une application sur smartphone est fort conseillée pour jouer ! Le résultat de cette partie haletante sera dévoilé par le comité Nobel du forum.

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Table 2,  dite « Une attente sans fin » :  Mickael, Nicolas II, un de ses accolytes, le nommé Paul, et Frank s’essaient à Runewars,  un jeu très riche en matériel et règles, et surtout très long. Il semble que personne n’a gagné cette partie qui prit fin avant son terme faute de combattants….

Table 3,  dite « Cinq contre un » : Baptiste triomphe à Trône de fer, opposé à François-René, Hélène, Julien de Paimpol, Jérôme, et Nicolas-Neox. Hélène a dû jeter l’éponge avant l’heure, privée de territoire et peu soutenue par la gent masculine dans cette partie d’hommes… Mais où étaient les suffragettes ?

Table 4, dite « Conservatrice » : à Brass, Thomas (125) devance modestement Dom (113), Xel (105), et Tristan (104). Mais c’est quand même une victoire de plus à son palmarès, dans une table où le haut niveau des scores témoigne d’une intense bataille d’experts.

Table 5,  dite « Grande Muette » : à Black Vienna, Thomas, Xel, Tristan, Dom, et VHS échouent collectivement à deviner les trois espions dans ce jeu, qui, dans sa version originale, vous plonge dans l’univers de l’après guerre, quand le clan de malfaiteurs « Black Vienna » terrorisait la population de Vienne. il s’agit bien sûr de retrouver les trois personnages mystérieux et seule une enquête approfondie de combinaisons logiques permet de démasquer les coupables. Dans sa version DUC, il faut faire assaut d’imagination pour retrouver l’ambiance conspiratrice qui régnait dans la capitale autrichienne…

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Table 6,  dite « Inexorable » : à Codenames, les rouges, Dom et VHS, pulvérisent (4-0) les bleus Thomas, François-René, tardivement renforcés par Nicolas II, un coaching qui ne s’avéra point décisif. Les rouges furent efficaces, sobres, et parfois chanceux (un Râteau est-il plus proche d’une Fourche que d’un Club selon vous?),  les bleus brouillons et déconnectés, et parfois trop subtils (à l’image du joli Somalie 2 pour Corne et Colonie).

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