Séance de VENDREDI 30/10/2015 à St-Elivet

« Depuis l’aube de notre siècle, nous sommes observés par des êtres d’une intelligence absolue ». Ainsi s’exprimait Orson Welles, le 30 octobre 1938 sur CBS. Le ministre de l’intérieur s’exprime ensuite par sa voix: « Mes bien chers concitoyens, je ne vous cacherai pas la gravité de la situation. Ni l’extrême gravité de la menace à laquelle nous sommes confrontés. Pour autant, je vous en supplie, gardez votre calme. Pour le moment, l’ennemi est cantonné sur une portion réduite du territoire. Prions que les forces armées parviennent à l’y maintenir. En attendant, tournons-nous vers Dieu et continuons, comme si de rien n’était. Que notre Nation se dresse face à cette menace d’extinction. »

Cette adaptation radiophonique originale d’Orson Welles et du Mercury Theatre de La Guerre des mondes d’H.G. Wells a encore pour réputation dans la mémoire collective d’avoir semé un vent de panique en Amérique, des dizaines de milliers d’auditeurs croyant qu’il s’agissait d’un bulletin d’informations et qu’une attaque extraterrestre était en cours. Une réputation, forgée par les journaux de l’époque et gonflée au fil du temps, qui serait plutôt à ranger au rayon des légendes urbaines.

77 ans après, point d’invasion extra-terrestre à St-Elivet, mais plutôt un chouette aréopage de terrestres extra et très sages. Les éclats de voix sur la voie de parties-civiliens sur le retour seraient-il devenus une légende urbaine ?

Table 1, dite « dans son jardin »

A Agricola, Jack n’hésite pas un instant à battre deux faibles femmes (Elaine et Marie-Anne) et un jeune quadragénaire sans défense (Jeff).

Table 2, dite « dans la petite maison sur la colline »

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Kelly et son accolyte Franck invitent Dom et VHS à l’univers impitoyable de Betrayal at House on the Hill. Comme l’indique le nom du scénario joué, « Death doth find us all », nous succombons les uns après les autres à la faucheuse, incarnée, si l’on peut dire, par Franck, le traître. Nous aurons au moins profité de l’exercice pour pratiquer notre anglais.

Table 3, dite « dans le fond »

A Abyss, Thierry l’emporte de très peu devant Xel, suivie de Mickaël. Mais une carte ayant été perdue, puis retrouvée par la suite, il semble qu’ils aient finalement fait match nul.

Table 4, dite « à la porte du bar »

Dans la langue de Welles, Dom initie Kelly et Franck à l’univers frelaté du Beasty bar. VHS remporte une manche, Franck s’adjuge la deuxième.

Table 5, dite « sur la route»

Nous parcourons Tokaido, la légendaire route de la Mer de l’Est reliant Kyotô à Edô, voyage initiatique au cours duquel il faut savoir prendre le temps de contempler les somptueux panoramas qui s’offrent à vous (majestueuses montagnes, paisibles littoraux et vastes rizières), de faire des rencontres, de collecter des souvenirs, sans oublier de se restaurer car il y a plusieurs étapes où tous se retrouvent. Au bout de la route, pour sa première partie, sur une stratégie payante tarifée 73 PV et basée sur les rencontres et les souvenirs, VHS dame le pion à ses honorables poursuivants: Thierry, Xel, Dom et Mickaël.

Table 6, dite « dans le bar »

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Thierry, VHS, Xel et Dom se retrouvent pour un dernier verre au Beasty bar. Les deux premiers cités offrent chacun leur tournée.

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Séance de MARDI 27/10/2015 à St Elivet

Au cinéma, c’est le retour de James Bond. Le lendemain de la première du dernier opus (nous n’étions pas invités) coïncida avec le retour à St-Elivet de certains membres de Parties Civiles. Comme le SOE (Special Operations Executive), la branche 00 du Secret Intelligence Service, Parties Civiles est un petit monde, dont on pourrait s’amuser à numéroter les adhérents. Il doit bien y avoir quelqu’un qui le fait, par exemple pour recenser les cotisations… Mais au fait, qui est l’adhérent 007 ?

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Encore plus troublant, ce mardi, chacune des tables jouées s’illustrait comme par magie avec un élément de la filmographie du célèbre agent secret.

Table 1, dite « Demain ne meurt jamais »

L’agriculture est un éternel recommencement. Votre ouvrage aujourd’hui accompli, vous en aurez toujours à faire autant demain. A Agricola (équipé bien entendu d’une extension), Jack, selon ses propres termes « sort de sa tanière », pour damer le pion à Xel, Jeff et Baptiste-au-chef-luisant.

Table 2, dite « Golden eye »

Smash Up est un jeu où il faut avoir un œil en or pour lire ses cartes, surveiller toutes les bases et les multiples opportunités de conquète. Partis sur un format long (victoire à 15), nous obliquons en cours de route vers un format court (victoire à 10), qui permet à Nicolas de l’emporter à 13, devant VHS à 11 (avec quelques jolis coups de mes Geeks et Voyageurs du temps). Hélène-qui-vient-de-loin et Jérôme suivent, mais au temps de jeu, la première citée l’emporte largement en ayant passé son temps à combotter avec ses cartes Ninja.

Table 3, dite « Le monde ne suffit pas »

Sur terre, le monde est bien petit, comme on s’en rend compte en plongeant dans Abyss. Thierry sort la tête le premier, maintenant sous l’eau Thomas et Audrey. Peu galant pour le retour de cette dernière, mais elle a dit qu’elle reviendrait quand même.

Table 4, dite « Permis de tuer »

Des chevaliers en provenance d’Europe se dirigent vers Jérusalem, pour reprendre la Terre Sainte. Après de nombreuses batailles exténuantes et d’innombrables sièges, la Palestine est capturée, et Jérusalem prise par Godefroy de Bouillon. Les croisés construisent leurs châteaux sur la Terre Sainte et créent de nouveaux états. Mais cette victoire n’a pas mis fin à la guerre: maintenant, un conflit intérieur se pose. Qui gouvernera le nouveau royaume de la chrétienté ? C’est Thomas qui sortira couronné du Kingdom of crusades, devançant de peu Thierry à l’issue d’un duel sans merci.

Table 5, dite « Tuer n’est pas jouer»

Nicolas nous présente sa dernière acquisition, 10′ to kill, un jeu fort sympathique, qui, comme son nom ne l’indique pas (car 10′ n’est pas une mesure de temps mais d’angle), se joue en dix minutes. Mais il y est aussi question d’angles de tir….

10 to killC’est donc un jeu de bluff et de déduction dans lequel chaque joueur incarne secrètement un tueur à gages (du genre animal anthropomorphe, si vous voyez le topo), qui doit éliminer ses 3 contrats sans se faire repérer par les autres. Le jeu se joue de 2 à 4 joueurs mais on peut l’étendre à 5 et nous y avons joué à 6 (Xel, Thomas, Jérôme, VHS, Thierry et donc Nicolas), avec un MJ « tournant ». Ce dernier n’est pas inutile, car il a la règle en main et peut préciser ce qui est autorisé.

En effet, si la mise en place est simple et le tour de jeu fluide, le mécanisme n’est pas si trivial: on peut éliminer son contrat au couteau, sur la même case que lui, au revolver sur une case adjacente (hors diagonales), et à distance avec un fusil à pompe, si on est sur une case qui en est pourvue. Mais il faut être discret: pas question de sortir une arme à feu si on est en compagnie (cependant, l’arme blanche, plus discrète, est autorisée en ce cas), ou si des policiers rôdent !

Il y a enfin une condition de fin de partie qui fit polémique: selon la règle, le jeu ne prend pas fin immédiatement quand un tueur a gages a refroidi ses trois cibles: on finit le tour, ce qui est une excellente occasion de faire sa peau à celui qui vient de laisser bien des indices compromettants.

Bref, pour un premier opus, qu’on joua quand même trois fois, toutes les parties furent entachées d’erreurs et aucun vainqueur officiel ne saurait être reconnu.

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Séance de VENDREDI 23/10/2015 à St-Elivet

Albert Camus disait « Ce que je sais de plus sûr à propos de la moralité et des obligations des hommes, c’est au football que je le dois ». Il y a exactement 75 ans, naissait Pelé, roi du jeu le plus populaire au monde. Fait citoyen du monde par l’ONU dès sa retraite en 1977, Pelé incarne à jamais une certaine idée du football, et en nous résonne l’écho de gestes mémorables, dont ce but de la tête au style intemporel inscrit lors de la mythique finale Brésil-Italie du Mondial 1970. Puissions-nous être des joueurs aussi civils qu’il le fût.

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Table 1, dite « joyeuse comme un rire»

Une joyeuse bande de déploie autour de Mysterium. Michał est à la manoeuvre. On ne sait pas s’ils ont gagné, mais ils ont beaucoup ri, les portes s’en souviennent.

Table 2, dite « silencieuse comme une prière»

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Dans l’ambiance monastique de la bibliothèque, reconvertie à l’occasion en prieuré, Dominique, Thomas, Xel et VHS s’exercent à une partie découverte de Ora & Labora. O&L complète le quadriptyque de Uwe Rosenberg (admirez ici l’imposante production de cet auteur allemand), commencé en 2007 avec Agricola, suivi de près par Le Havre en 2008 puis par Loyang en 2009. Il en reprend  les mêmes mécaniques de gestion de ressources et de développement. Le lecteur latiniste aura compris qu’à O&L, on prie et travaille dans un monastère du Moyen-Age. On y récolte du blé, on y fait du pain, de la bière, des reliures, et toutes activités ecclésiastiques. O&L est donc un jeu de placement de clercs, d’optimisation, de gestion et de développement de bâtiments à travers le puissant mécanisme des agglomérations (qui scellera mon triomphe, comme on le verra). Les règles sont bien expliquées et claires, la mécanique étant finalement bien plus simple que les règles ne le laissent paraître. Enfin, le jeu comprend une plaisante déclinaison du thème en deux versions: irlandaise et française, qui se distinguent par quelques subtilités, et des breuvages bien typés.

A son tour, un joueur n’a qu’une seule action à disposition parmi 3 disponibles :
1. activer un bâtiment avec un moine disponible. Cela peut même être un bâtiment d’un autre joueur, pour autant qu’on lui paie de l’or, du vin ou du whiskey pour la peine. Un mécansime redoutable car un bâtiment activé par un autre n’est plus activable pour soi au même tour!
2. déforester ou détourber l’une de ses cases et recevoir la ressource correspondante (en quantité plus ou moins importante selon un mécanisme de roue dentée, que les connaisseurs de Tzolkin reconnaîtront)
3. construire un bâtiment en payant les ressources correspondantes.

Précisons que la version découverte est plaisante, car abrégée à 13 tours, et agrémentée de bonus fort sympathiques pour les joueurs: par exemple, lorsqu’un joueur touche des ressources, tous le monde en touche aussi !

Cela dit, ce jeu n’est pas exempt de chausses-trappes que nous avons un peu survolées (action bonus de fin de partie, règle de placement des bâtiments escamotée: seuls les bâtiments du monastère (en jaune)  doivent être adjacents ENTRE EUX , autrement dit le monastère croît à  partir du bureau du monastère préimprimé, etc..). On notera aussi la présence d’un faux phare, qui, comme son nom ne l’indique pas, se construit sur une région côtière et non en plaine comme je l’avais supposé et comme son dessin l’illustrait.

Tout ce qui précède sera foison d’arguments, que mes opposants invoqueront sans vergogne pour invalider le score de cette partie. Je leur pardonnerai cette offense.

Dominique Xel François Thomas
Grand total 171 155 205 110
Tuiles 63 25 34 46
Bâtiments 45 65 60 28
Agglomérations 63 65 111 36

Table 3, dite « inaudible»

Marvin & Co ont joué à plein de petits jeux (dont un Dungeon Raiders), dont l’écho nous parviendra peut-être sur le forum.

Table 4, dite « tapage nocturne »

Les protagonistes de la table 2 sont rejoints par Alwen pour un Linq joyeux, parfois révélateur des fantaisies inavouées des uns et des autres, dont nous ne dirons pas plus ici.

Table 5, dite « baroque n’roll »

Hèlène s’adjuge un New York Kings dans l’ambiance surchauffée de Manhattan.

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Séance de MARDI 20/10/2015 à St Elivet

En ce mardi soir, alors que prenait fin la cinquième journée mondiale de la statistique, on comptait 9 joueurs, à 91% mâles et à 78% imberbes. L’occasion de faire le point sur quelques statistiques qui nous concernent (ou pas).

Table 1, dite « fromagère »

Entre 2000 et 2009, la consommation de fromage aux Etats-Unis a augmenté à peu près au même rythme que le nombre de personnes mortes étouffées dans leur lit. Plus on mange du fromage, plus on meurt étouffé dans son lit? Ignorant cette statistique funeste, Baptiste, Jeff, Xel et JiBee entament un Agricola qui prendra fin tard dans la nuit, marqué par la victoire in extremis de Jeff (43), devant Xel et Baptiste ex-aequo (42). JiBee était encore en train de parquer ses bêtes à lait à l’heure du verdict et resta à l’écart du podium.

Table 2, dite « double double »

La corrélation est troublante entre le nombre de documentaires produits et le nombre de porcs abattus, n’est-ce-pas ?

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Sans le moindre rapport avec ce qui précède (quoique ?), Thomas, le Baptiste au trésor, Jérôme, Neox et VHS s’exercent à Arcana. Neox l’emporte avec 46, devançant Baptiste, crédité du même score, grâce au nombre de ses cartes enjeux. Suit un autre duo, Thomas-Jérôme, à 32, que je talonne de deux petits points.

Tables 3, dite « clanique »

Selon l’étude Violent Video Games and Real-World Violence: Rhetoric Versus Data, quand un jeu comme GTA ou Call of Duty sort dans le commerce, le nombre d’homicides et de faits de violence aggravée plonge. Étonnant ? Pas de quoi effrayer en tout cas les protagonistes de la table 3, qui après avoir abandonné Baptiste, s’exercent à la violence des samouraï (dont le fameux clan Kobayakawa) pour un petit jeu éponyme de fin de soirée, que Neox remporte encore, avec une bourse copieusement garnie de pièces.

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[St Elivet] Vendredi 16 Octobre 2015

Cette séance nous est narrée par Dominique. Merci à lui !

En ce vendredi soir, une petite vingtaine de joueurs se retrouvent dans un centre St-Elivet à la fraîcheur toute Scorfellienne. Les groupes ont souvent changé ce qui ne simplifie pas le compte-rendu des réjouissances: il y aura sûrement des oublis et des erreurs dans cette tentative de description d’une soirée de jeux à Lannion-France.

Table 1 dite « ceux qui donjonnent »

Baptiste, Jeff, Julien2 et David jouent à Lords of Waterdeep puis Dungeon Raiders

Table 2 dite « ceux qui fourmillent »

Mikael, Elaine & Gaël et Axel jouent (au moins) à Myrmes

Tables 3 & 4 dites « ceux qui diversent »

Après 3 parties de découverte de Mafia de Cuba animées par Frank, deux groupes se séparent. Michal, Franck et Kelly jouent à Robo Rally puis à Betrayal at House on the Hill tandis que Thierry, Neox, Xel, Jérôme, Joan, VHN et Vincent ressortent Mysterium (une mention spéciale à Nicolas qui est retourné chercher le jeu !). Partie de difficulté « moyenne » avec Thierry dans le rôle du fantôme. Comme toujours beaucoup d’interactions et de plaisir, et comme parfois une victoire collective. La prochaine fois, il faudra passer au niveau « difficile ».

Le groupe se scinde et tandis que Baptiste, Jérôme, et Neox jouent à C’est Moi le Patron, le maintenant fameux Beasty Bar refait 2 tours de piste avec Xel, Vincent, Thierry et VHN.

Un ultime carré d’insomniaques (Baptiste, Jérôme, Xel et VHN) couronne la soirée avec un Roi des Nains que Xel emporte grâce à un dernier pli inespéré.

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Séance de MARDI 13/10/2015 à St Elivet

21 ans exactement après l’attribution du prix Nobel de littérature 1994 à Kenzaburo Ōe, Parties Civiles était à l’heure asiatique pour lui rendre un hommage appuyé par une incursion dans son univers, marqué par deux thèmes: la vie à la campagne, souvent retranscrite grâce au regard désabusé d’un enfant ou illustrée par le biais de révoltes paysannes (Gibier d’élevage, Le Jeu du siècle, Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants) et la naissance puis l’éducation d’un enfant handicapé mental (de Agwîî le monstre des nuages, où apparaît pour la première fois son fils Hikari, à Une existence tranquille en passant par le difficile et poignant Une affaire personnelle). En plus de l’anormalité et des drames de l’histoire japonaise ou personnelle, d’autres motifs se dessinent : l’opposition avec la ville, la monstruosité, l’animalité, le désespoir, la violence, la sexualité et les mutations de la société nippone (perte de la divinité de l’Empereur après la reddition de 1945, conversion au libéralisme, américanisation des mœurs…).

Table 1, dite « sans japonaises »

Thomas, Jean-Yves, Yann et Xel entament un Dominion (« un deck building comme Barbarossa, les japonaises en moins »). Xel et Thomas remportent deux parties successivement, la seconde étant réduite à trois après le départ de Yann.

Table 2, dite « japonaise »

Thomas remporte un Kobayakawa de folie. Le principe du jeu de bluff est le suivant: il faut avoir un maximum de jetons (kamons) en pariant juste sur notre victoire. On gagne des kamons soit en étant le seul à miser, soit en ayant la plus grosse carte ou combinaison de plus petite carte + kobayakawa qui surpasserait la plus grosse carte. Si vous n’avez pas compris, passez à la pratique !

Pour caler les estomacs, il y eut aussi un Sushi Go, avalé par Thomas avec 48, devant Xel, 39, et Jean-Yves, 29.

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Table 3, dite « émotion soleil levant »

Depuis les recherches de Paul Ekman, 6 expressions faciales sont généralement tenues pour universelles: la joie, la surprise, la peur, le dégoût, la colère et la tristesse.  Une étude récente intitulée « Cultural confusions Show that Facial Expressions Are Not Universal » montre le poids de la culture dans la perception des expressions faciales. Les chercheurs ont montré des expressions faciales à 26 sujets ( 13 européens et 13 asiatiques). Pendant que les sujets observaient les images, les scientifiques enregistraient leurs mouvements oculaires, c’est-à-dire ce que les sujets regardaient pour décoder l’émotion. Les résultats montrent que pour reconnaître une émotion, les asiatiques s’appuient seulement sur la zone des yeux alors que les européens balaient tout le visage. Ainsi, dans des émotions où l’expression des yeux est proche, comme dans les couples dégoût-colère et surprise-peur, les asiatiques discriminent difficilement le dégoût de la colère et la surprise de la peur.

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Thierry, Dominique, Jeff, Neox, Baptiste et Votre Humble Serviteur investissent donc l’univers ludique de Emoticon, jeu où il s’agit de cumuler le plus de points et de cartes de l’émotion dominante du moment (colère, joie, peur, tristesse), ou, si on n’y arrive pas, à parier sur le vainqueur (en passant et lui apportant en guise de dot une carte de sa main). Il y a 7 manches en tout, qui rapportent de 1 à 3 points, et à chaque manche, une émotion est primée (+1 point par carte) et une réprimée (0 point par carte). Bien sûr, il y a des cartes Embrouille, qui introduisent un chaos nécessaire. Enfin, cerise sur le gâteau, si deux joueurs finissent une manche à égalité de points, ils perdent tous les deux !

La lutte fut acharnée et Jeff l’emporta de peu avec 6 points, devant Neox et Thierry ex-æquo avec 5.

Table 4, dite « chinoise »

Thierry nous fait l’honneur d’une initiation au Mah-Jong, avec une imposante autant que magnifique mallette contenant tout le matériel adéquat (ci-dessous, un cliché le représente dans une partie légendaire, comportant un total de points vertigineux et nécessitant un niveau Math’ Sup pour le calculer), agrémentée d’un immense tapis de poker noir assorti. Les explications furent limpides pour l’essentiel, et, si le mécanisme de jeu est fluide, le comptage des points peut s’avérer déroutant.

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Nous ne fîmes que deux manches, dont le résultat ressortit ainsi, et comme on voit, il parle de lui-même:
1. Jeff 274 (272 + 2)
2. Dominique 144 (100 + 44)
3. Thierry 88 (0 + 88)
4. VHS 12 (10 + 2)

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Séance de VENDREDI 09/10/2015 à St-Elivet

Il y a exactement 70 ans, L’École Nationale d’Administration s’établissait dans les murs de l’Hôtel de La Meilleraye, au 56 rue des Saint-Pères. Moins prestigieux, mais plus chaleureux, fut le centre de loisirs de St-Elivet où se réunit en ce vendredi d’automne une bande de joyeux joueurs.

Table 1, dite « dans l’ex-bibliothèque »

Un quarteron de joueurs étaient encore en train de remonter le cours d’une partie fleuve quand le chroniqueur quittait les lieux. Le forum nous apprendra peut-être qui, quoi et comment…

Table 2, dite « un peu plus loin sur la gauche »

Jacques, Thomas, Julien et Laurent investissent l’univers équivoque de Barbarossa, jeu de deck building avec des panzers en porte-jarretelles dedans. Le plus motivé (par le théme) a gagné, c’était Thomas, suivi par le plus motivé (par l’iconographie), à savoir Jacques.

Table 3, dite « au fond près du radiateur »

Xel (le fantôme), Neox, Michał, Thierry, Jeff et VHS s’adonnent à Mysterium, croisement de Cluedo et de Dixit pour ceux qui n’ont pas suivi l’épisode précédent. Miraculeusement, l’équipe parviendra à terminer le jeu victorieusement à la septième heure (à grand renofort de corbeaux) et malgré quelques errements en chemin. On se souviendra de l’énorme poisson (qu’il fallait s’imaginer en merlan) avalant un quidam, et qui était censé rappeler le coiffeur (argot des années 1950 et donc choc de générations), des animaux poilus qui m’avaient aussi orienté vers le coiffeur et non l’exploratrice, et de deux gros rats proposés à la perplexité de Jeff, mais qui n’étaient qu’un leurre…

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Les mêmes enchaînent ensuite une partie de Saboteur où Jeff et Neox tinrent le haut du pavé.

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GN City Hall 03/10/2015 à La Neuve Lyre

Histoire de repréciser (si besoin était) que Parties Civiles c’est une association de toutes sortes de jeux voilà un petit post. En effet, une semaine après le GN Dark Earth, un des membres éminent de PC n’a pas hésiter à braver la route jusqu’au GN City Hall. Dans cet univers steampunk, ou l’écriture et le papier sont interdits, nous ne pouvions représenter qu’un espion inventeur et un écrivain. Le tout dans la délégation écossaise de l’événement qui représentait au mieux ses traditions.

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A noter : ces deux univers sont basés sur des jdr. Jack menant à celui de Dark Earth !

 

Séance de MARDI 06/10/2015 à St Elivet

Séance marquée par les friandises offertes par Hélène à l’occasion de son anniversaire. Puisse-elle naître tous les mardis et vendredis 🙂

Sinon 3 tables et 3 jeux inédits :

Table n°1 dite « Ium One »

Où des gens se sont penchés au dessus de Mysterium. Est-ce bien ? Voici les dires de Dom :

A peine sorti en boutiques, Mysterium, un jeu d’enquête coopératif décrit par certains comme un croisement entre Dixit et Cluedo, atterrit sur les tables de St Elivet. Un groupe de mediums est invité dans un manoir écossais pour le débarrasser de son fantôme en résolvant le mystère de sa mort il y a plusieurs décennies. Cette partie de découverte en mode facile rassemble 5 mediums (Xel, Jérôme, Thierry, Baptiste version courte et VHN) ainsi que Neox dans le rôle du gentil fantôme.
La première phase de la partie (dite « reconstitution des événements ») se passe bien, chaque medium parvenant (avec plus ou moins d’aisance) à rassembler dans les délais ses intuitions sur l’identité du coupable, le lieu et l’arme du crime. Notons le mécanisme astucieux des points de clairvoyance qui évite que chacun ne joue dans son coin en intéressant chaque joueur au progrès des autres. On a tout intérêt à commenter voire influencer les choix des autres mediums.
Le groupe de mediums attaquait donc la seconde phase (dite « désignation du coupable») avec les meilleures chances possibles de réussite puisque chacun verrait les 3 visions finales du fantôme (visions qui orientent vers le coupable). Les cartes Vision une fois révélées, les mediums avec un bel enthousiasme mirent peu de temps à convenir que les allusions étaient limpides et à choisir secrètement chacun son coupable (un mécanisme de majorité désigne un unique coupable à partir du vote des mediums). Pas de débat, c’est avec une totale unanimité que les 5 votes convergèrent vers un vague cousin, adepte de la chasse et à l’allure louche. Las, le fantôme désolé mit fin à la partie en constatant un échec collectif et en dévoilant que le véritable coupable était un autre. Joie et mystère des associations d’idées…
Les mêmes moins Neox se lancent dans un King of Tokyo que Baptiste, pour sa partie d’initiation, remporte.
Jérôme et Neox rejoignent la Table 2 tandis que Xel et VHN finissent en découvrant ensemble Tides of Time, jeu de cartes polonais petit et rapide (j’en ai connu qui y jouaient au p’tit déjeuner) avec de vrais morceaux de draft et de combos.

Table n°2 dite « Ium Two »

Où d’autres gens et notamment sus-citée Hélène, mais aussi David et Baptiste dit « version longue », se sont attablés autour de Artificium les  2 parties jouées ont été remportées par David. On attends le retour d’expérience également.

En seconde partie de soirée, la table reconfigurée joue dans la bonne humeur à Concept

Table n°3 dite « Kawai »

Où Jean-Yves, un sympathisant de fraîche date découvrait avec JB, Thomas, et Votre Humble Serviteur Barbarossa : un jeu à la thématique guerrière : blitz-assaut sur URSS en 1941 et au design quelque peu aventureux et que je qualifierais d’une heu… sympathique dérision… Bref. Si on fait abstraction de la panzer-grenadière qui titille l’obus, on découvre un Dominion-like sympathique avec le thème plutôt bien rendu voir même avec une (petite) interactivité. Motorisé par la construction de son deck le jeu autorise une prise de risques, construction des réserves stratégiques, gestion du temps ce qui rend hommage à la thématique guerrière. Le jeu fut long à découvrir mais les derniers tours rapides une fois (presque) toutes les subtilités assimilées. JB sans surprise remporte le jeu, la mécanique étant « sa came ».

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Séance de VENDREDI 02/10/2015 à St-Elivet

123 ans après la disparition de Joseph Ernest Renan, les « affrontements de Tréguier » qui accompagnèrent l’inauguration de sa statue nous reviennent. Si honorer ainsi la mémoire d’un « grand homme » dans sa ville natale était, au tournant du siècle, un événement ordinaire, celle de Renan, le 17 septembre 1903 a revêtu pourtant un autre caractère. Que le ministre de l’Instruction publique, Chaumié, soit venu de Paris pour inaugurer cet hommage à un grand universitaire était conforme aux usages, mais la présence, en outre, d’Émile Combes, président du Conseil, et d’Anatole France, leader reconnu de la gauche intellectuelle depuis la mort de Zola, donnait à l’affaire un caractère politique.

L’hommage à Renan, transfuge du catholicisme, auteur antidogmatique de la Vie de Jésus et sanctionné pour cela par le Second Empire, était l’accompagnement symbolique de la politique de laïcisation intransigeante qui allait aboutir à la séparation de l’Église et de l’État et à la rupture avec le Vatican. Il fut vécu comme une véritable provocation par les cléricaux, qui protestèrent vigoureusement et répliquèront par l’édification d’un « calvaire de réparation », encore visible sur l’un des quais du port de Tréguier. On était, en outre, en Bretagne, province typique de ces zones massivement pieuses que la République avait encore à conquérir moralement. Il y avait donc aussi dans l’affaire irruption de Paris dans la périphérie occidentale.

Il y eut des manifestations hostiles, des échauffourées, et c’est «miracle»  que personne n’en soit mort. Sur le socle, Renan, suivant les normes du temps, est montré bien réel, ressemblant, écroulé dans le fauteuil, attribut usuel des héros de la pensée et de l’écriture. Pour l’accompagner (autre convention) d’une femme allégorique, le sculpteur, Jean Boucher, n’avait pas érigé une Marianne banale mais une «Déesse» de rang, si l’on peut dire, supérieur, Athéna, la Pensée, la Pensée libre, symbolique évidente, en outre confirmée par l’allusion précise au texte de la Prière sur l’Acropole.

Les rapports entre la République et le catholicisme ont cessé d’être ceux de violente hostilité qu’ils étaient il y a cent ans. La Bretagne toute entière a reconnu la part qu’il y avait chez Renan de poésie et de sensibilité «celtiques », et que, au-delà de sa philosophie, son « génie » faisait honneur à sa terre natale. Les célébrités finissent toujours par être récupérées chez elles comme porteuses « d’identité », ce que nous ferons ici en revisitant sa bibliographie.

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Table 1, dite « Mélanges d’histoire et de voyages  »
JiBee, Jack, Sly, Laurent, Julien et Julien se lancent un Imperial Assault de salon, dans le confort douillet de l’ex-bibliothèque. On me souffle dans l’oreillette que le secrétaire en fut vainqueur.

Table2 , dite « l’Antéchrist »
Michał, Françoise, Franck, Frank et Gaël s’affrontèrent dans un Dead of Winter, dont le forum nous dévoilera peut-être l’issue.

Table 3, dite « Qu’est-ce qu’une nation ? »
Marie-Anne, Xel, Axel et VHS tentent d’investir l’Europe Centrale (Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Autriche) à Fukenschlag. Axel l’emporte grâce à un dernier coup fumant où il crée quatre maisons d’un coup, et en alimente 13. Bloqué dès le départ par Marie-Anne qui coupa mes vaisseaux à Bratislava, plombé par une centrale à 37 qui me donna trop d’initiative, par un tirage de centrales adverse en fin de partie, et enfin par un coup tordu d’Axel qui assécha le marché du pétrole, je finis en spectateur résigné.

Table 4, dite « Prière sur l’Acropole »
Mickaël, Elaine, Dominique et Julien s’essaient à Cyclades. Elaine aurait dû gagner mais, omettant le lui dire bonjour au passsage, dut céder le pas à Dominique.

Table 5, dite « L’âme bretonne »
Dominique, Axel, Xel et VHS enchaînent deux opus du fameux Beasty Bar bricolé. A pique, Dominique remporte la première haut la main (7 points), puis la seconde sur le fil (5 points).

Table 6, dite « l’Eau de jouvence »
Dominique, Julien, Xel et VHS essaient Illusio (« petit jeu » et acquisition récente à un déstockage de Scorfel). A ce jeu, on doit faire des tours de magie en rassemblant des composants, puis les mettre à l’affiche et gagner les points de prestige. Julien, détenteur d’un magicien aux facultés surmultipliées (il peut transformer deux composants quelconques en un de son choix), n’a aucune peine à l’emporter avec 13 PV, ce qui nous laisse un souvenir mitigé sur l’équilibre des pouvoirs.

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