Une Brass-erie à St-Elivet – séance du 26/03

C’est en comité restreint qu’on s’est retrouvés pour cette séance : 6 joueurs + 3 sympathisants qui faisaient un stage de … ficelle. Avec l’association de la danse bretonne à coté. Voui.

Donc 6 joueurs et dont un Jeff, qui n’ayant pas lu les règles de Brass a été désigné d’office « sergent instructeur » auprès de 2 nouveaux sympathisants, accessoirement étudiants à l’ENSSAT – fournisseur officiel du joueur à Lannion. Ils ont eu la joie de découvrir Race for the Galaxy qui est sur le point de devenir un classique de l’asso, bien devant Carcassonne dont multiples boites se languissaient dans un sac. Cependant je n’ai pas eu le temps d’apprécier les réactions de l’autre table, et pour cause : nous avons été looooonguement scotchés sur le jeu de Martin Wallace sus-cité : Brass.

Pour info : Wallace est également le créateur d’Age of Steam. Il est également le créateur de plein d’autres jeux très bien (Struggle of Empires, Age of Steam, Princes de Renaissance, Age of Steam, Liberté, Age of Steam, etc…) ‘. Je l’aime bien moi Wallace (et Age of Steam). Mais bon là, on a joué à Brass (en delaissant Age of Steam qui reviendra certainement sur table bientôt).

Le jeu se situe dans la période de la révolution industrielle du XIXème siècle : il s’agit de créer des réseaux de transport et d’industries et faire du commerce du coton. Le jeu est riche en possibilités, plus riche que Age of Steam : pour rendre l’évolution propre à cette époque des pions d’industrie se différencient par leur nature bien entendu mais aussi par leur « niveau technologique ». De plus il y a deux périodes distinctes : époque du transport fluvial et l’age de la vapeur (je vous laisse le soin de la traduction …). Elles marquent bien le déroulement du jeu en deux parties : les deux moyens de transport ne co-existent pas (le réseau ferroviaire étant plus dense – important ça ! voir la fin du post). Les règles sont relativement simples mais nécessitent une lecture avec du recul. De plus certains aspects sont un peu confus au début, notamment la fusion de la piste des revenus et la piste des scores. A noter : bien intégrer la règles de pose des bâtiments industriels en fonction de la nature de la carte jouée (chose avec laquelle j’ai eu du mal pendant toute la partie). Bref le jeu est touffu sans être complexe. Cela ne gâche rien : connexions, constructions et optimisations forment un mélange agréable et on a pas vu le temps passer – ni la disparition des joueurs de l’autre table.

 En terme de scores, Maxime et Jibee finissent très près l’un de l’autre, les deux ayant dépassé 110 pts, avec un léger avantage pour Maxime.  Je suis bien derrière, sans dépasser les 100 pts 🙁 Je n’ai pas vu l’importance des rails qui rendent les canaux anecdotiques (10pts env. pour les canaux vs 50pts pour les rails pour les 2 joueurs en  tête  et env. 25 pour moi). C’est un jeu vers lequel je reviendrai avec un grand plaisir cependant, mieux préparé en termes de règles. En effet on a passé plus d’une demi-heure  à discuter des points qui nous paraissaient obscurs, on a joué lentement au début ce qui fait que la partie s’est terminée après minuit !

Sinon Brass ne me semble pas mériter l’étiquette « panzer bisounours » mais plutôt « bisounours espiègle ». En effet certaines actions amènent les joueurs à « collaborer » (de façon forcée) et la seule action « agressive » : remplacer une industrie d’un compétiteur par une des siennes (d’un niveau technologique supérieur) n’enlève pas les points à l’autre mais  l’empèche d’en gagner un peu…

On a joué à Panzerherz… heu… Lowenzer… heu… Lowenherz.

Le mardi dernier le bureau complet s’est réuni pour statuer de la qualité du jeu Lowenherz  (« Richard Coeur de Lion » en VF)

Cette action rentre dans le cadre du grand ménage de printemps : j’ai enlevé de la poussière de ce jeu depuis un bon bout de temps inactif.

Les règles sont simples et rapides à expliquer, on n’a fait quasiment aucune boulette dans leur application. Le jeu lui-même est également rapide, entre 20h30 et minuit on a pu faire 2 parties à 4, explication de règles et chamailleries compris. Il reprend un des principes fondateurs du jeu de Go, à savoir entourer des territoires avec des pions – mais c’est le seul lien de parenté avec son illustre ancêtre. L’interaction est omni-présente, aussi bien dans la gestion de ses territoires que  dans l’utilisation de cartes. Les territoires, une fois bornées, deviennent des domaines – le contenu des domaines génère des points (grâce aux forêts, villages, mines etc.). Les cartes servent à construire ces domaines mais peuvent également être mises en vente sur le « marché commun » et ainsi devenir accessibles aux autres compétiteurs. La description détaillée du jeu peut être consultée ici (cela suffit pour jouer !)

Le panzer bisounours s’épanouit dans ce jeu ! Les actions « agressives » sont clairement identifiés : traîtrise (prise de pion « chevalier » d’un autre joueur), prise de territoire d’un domaine adversaire (qui peut déboucher à la perte de points de ce dernier), blocages de placement initiaux… Miam. A tel point que dans des actions possibles l’auteur a inclu la « déclaration d’alliance forcée » entre deux domaines, une sorte de « je t’aime, moi non plus » 🙂

La première partie « découverte » a été curieusement gagnée par Marie-Anne (pourtant très bisounoursophile), de très courte tête devant Jibee. La 2ème partie a été âprement disputée après un départ flamboyant de Jibee. Finalement votre humble serviteur a emporté une victoire mitigée d’1 point (mitigée car Jeff a peut-être oublié une opération financière qui aurait pu le propulser à la 1ère place).

Il n’est pas impossible que la poussière doive attendre avant de se redéposer sur la boite 😉

Séance à St-Elivet – jeudi 19 mars

On peut le dire : Stephenson’s Rocket a le vent en poupe : 3ème partie en 1 semaine ! Et également la première à 4. Après que JiBee ait prit sa revanche et gagné (de justesse) devant Jeff, 2 nouveaux joueurs se sont penché sur le petit jeu de train ce jeudi : Sylvain et Sébastien. Avec Jeff et moi la table était remplie. La partie était tendue mais c’est le jeu qui veut cela… Sylvain a tout de suite détecté le coté « panzer » du jeu en essayant de contourner ma gare, posée au 1er tour. Autant dire qu’il a gagné des siècles de rancune et une réaction immédiate : DA WAR !!! La partie était curieuse : toutes les compagnies ont foncé vers le centre du plateau avec inévitablement des fusions en cascade ! La compagnie rouge en est finalement sortie bénéficiaire avec Sylvain et moi à l’égalité en nombre de gares et un avantage pour moi en nombre d’actions. Ensuite une compétition acharnée a été menée pour décider du sort de la dernière compagnie « indépendante » : la grise. Finalement Jeff a réussi d’éviter toutes les pièges pour rester 1er aussi bien en nombre de gares qu’en nombre d’actions pour cette ligne. C’est néanmoins le « monstre rouge » qui décida du score de la partie avec 20 villes reliées (!).  Un truc à retenir : en un tour la ligne rouge a été rejointe par 2 autres compagnies et la configuration du réseau en a fait une ligne « indépendante ». Nous avons décidé que toute fusion avec elle faisait perdre toutes les actions aux propriétaires de la ligne absorbée… Ce point est toujours à éclaircir à mon avis. Bref, dans ce consensus votre humble serviteur a pu garder la majorité sur la ligne rouge et emporter la partie d’une courte tête.

L’autre table a fait un Race for the Galaxy où Marie-Anne s’est avérée maîtresse de l’univers – et cela malgré une forte concentration de joueurs de magic !!!

Bilan de la soirée : Ploumiliau : 2, reste du monde : 0.

A noter : Un nouvel adhérant – Franck – a rejoint Parties Civiles ! Bienvenue à lui !

On a filé le train à un mamouth !

Le samedi dernier une partie majoritaire du bureau – président, secrétaire et l’unique administratrice – se sont réunis pour statuer sur la qualité des jeux suivants :

Stephenson’s Rocket :  j’ai réussi à dépoussièrer une autre boite avec un jeu de train. Bien plus léger que ‘Age of Steam’, il se joue en 1h30 à 3. Au même temps que la boite il a fallu cependant dépoussièrer  mon souvenir des règles, donc on a passé un petit moment à les lire – elles comportent quelques points délicats. C’est un des rares jeux de Knizia (créateur notamment de Tigre et Euphrate : un autre titre à dépoussièrer) dans lequel le thème n’es pas artificiel. C’est un jeu de trains donc de connexions, mais possède des mécanismes assez subtils : les compagnes ferroviaires qui construisent les lignes n’appartiennent pas aux joueurs, on contribue à la création de tout le réseau, il existe un mécanisme de majorité des actions et des jetons des marchandises ainsi qu’un vote  pour influencer l’évolution des lignes. L’interaction est plutôt forte – on est dans du bisounours farceur. De plus lors de la première partie il est difficile d’estimer l’impact de ses actions à long terme et donc le score (sous forme d’argent, gardé secret jusqu’à la fin de la partie). C’est probablement ce manque de visibilité qui a empeché l’homme qui aime bien avoir tout sous son contrôle – à savoir JiBee – d’emporter la partie. La bataille pour la première place a été menée entre Marie-Anne et moi avec un léger avantage au finish pour la première. Zut. La logique d’estimation a été sauvegardée : Marie-Anne a appréciée et JiBee  l’a trouvé nul (enfin presque). Je le trouve pour ma part être une bonne alternative à Age of Steam si on a pas 3 heures à griller mais quand même envie de jouer à un bon jeu de trains (ce qui élimine le chaotique ‘Aventuriers de rails’)

JiBee a eu sa revanche au Carcassonne « préhistorique ». Je ne connaissais pas bien celui-là mais bien apprécié quand même. Ce sympathique jeu de tuiles dérivé de Carcassonne (c’est un scoop) possède un thème assez bien présent et des règles très simples et rapides à expliquer. Plutôt bisounours malin, on peut le jouer aussi bien en ‘mamour’ si on décide de n’embêter personne et construire dans son coin ou alors en ‘farceur’ en mettant les tuiles de façon à embêter un compétiteur. Bref un jeu yaourt nature : frais et léger, tendance « jy rejouerais bien » en fin de la soirée.

A noter : premiere participation de Lisa à une soirée de jeux. On l’a notamment entendu prononcer un ‘arheu’ desaprobateur lorsque son père a décidé de pourrir mon réseau fluvial. Pertinence prometteuse !

Soirée « jeux grand public » au centre St-Elivet (12/03)

Dans le cadre de la collaboration avec le centre qui hébérge nos séances, « Parties Civiles » participera à la « soirée jeux » organisée par les coordinateurs du centre le jeudi 12 mars.

Le programme prévisionnel :  jeux de société, notamment :

  • Pitch Cars (jeu de pichenette sur table, 3 joueur min. 8 joueurs max, à partir de 10 ans)
  • Dixit (jeu d’association d’idées, 3 joueurs min. 6 joueurs max, à partir de 12 ans)
  • Objets Trouvés (jeu de devinettes et constructions, 3 joueurs min. 9 joueurs max, à partir de 12 ans)
  • Colons de Catane (avatar des jeux dits « à l’allemande »)
  • Marrakech (jeu de placement de tapis)
  • des jeux de plateau plus complexes pour les courageux

Tout le monde est cordialement invité à participer ! La soirée commence à 20h30, l’accès au Centre peut être consulté ici. Une participation aux non-membres de l’association sera demandée (de l’ordre de 2 EUR).

Compte Rendu

La soirée « Grand Public » s’est transformée au final en une soirée privée Parties Civiles 😉 En dehors de vacances scolaires point de volontaires pour jouer dans la semaine – hormis bien entendu les allu…  passionnées que nous sommes.

La soirée ne fut pas perdue pour autant ! Des « nouveaux » nous ont rejoint – on a pu constituer 3 tables de jeu :  la première table s’est focalisée sur les jeux courts (Tsuro,  Guerre de Moutons, …) la deuxième table a pratiqué assiduiment les Colons de Catane (2 parties), enfin une troisième table s’est vu découvrir un jeu ayant pour thème l’Ile de Paques : Moai (ma 1ère impression est un peu comme le nom du jeu : mouais…) De plus, au début de la soirée, une journaliste de télégramme nous a rendu visite sur demande de Monique Cambrai, une des coordinatrices du centre (et notre interlocutrice privilégiée). Du coup Parties Civiles a eu son « heure de gloire » dans l’édition du 14 mars 2009 dont la photo figure ci-dessus (cliquez dessus pour retrouver l’intégralité de l’article). De plus des centaines de membres ont rempli leur buletin d’adhésion et se sont débarrassés de quelques euros pour soutenir les actions (essentiellement administratives) de l’association. Bref c’était une Bonne Soirée (c).

Je vous invite également à découvrir le flyer de l’association 😉

Sédentaires !

Après « Valseuses » puis « chez les autres » (pas complètement fini celle-ci 😉 ) vient la période « St-Elivet ». 

 En effet grâce à l’aide de nos amis les danseurs bretons et néanmoins joueurs – Nolwenn et Jérémy – nous nous sommes mis en relation avec les très sympathiques coordinatrices du Centre St-Elivet : un centre d’accueil et de loisirs qui  héberge des activités associatives. Une soirée de jeux commune puis quelques échanges de mails ont abouti dans la mise en oeuvre d’une collaboration : le centre met à notre disposition une salle pour pratiquer nos loisirs le jeudi soir, l’association s’engage en retour à participer à des événements organisés par les coordinateurs, en particulier à animer les séances de jeux en faisant  découvrir au grand public (je devrais mettre les  guillemets mais en fait non) les jeux qui sortent du périmètre de ceux qu’on trouve habituellement dans les grandes surfaces. Premier RDV du genre : le jeudi 12 mars ! En attendant, et depuis 2 jeudis consécutifs, on s’est réunit au centre St-Elivet avec au menu : Race for the Galaxy (Jeff a gagné sa première partie !!!), Dominion, Coloretto, Taluva (grosse  déculottée pour votre humble serviteur = VHS), Neuroshima Hex (énorme déroute pour VHS face à un petit bleu insolent alias Sylvain, mais qu’est-ce qu’il est bien ce jeu !).

D’autres news ludiques : le bureau s’est réuni au complet (JiBee, Jeff, Marie-Anne et VHS)  le dimanche dernier pour statuer sur la qualité des jeux suivants :

Dixit : un jeu d’ambiance, je n’ai aucune comparaison en tête en termes de mécaniques. Il s’agit de faire deviner aux autres – mais pas trop bien – une image d’une carte qu’on joue de sa main face cachée. Ce joueur « actif »  propose un thème (en principe lié à l’image) puis les autres jouent une carte de leur main – face cachée également – on mélange le tout, on dévoile les cartes, et on essaye de deviner la carte proposée par le joueur actif. Si tout le monde devine juste, tout le monde – sauf le joueur actif – gagne des points, mais il suffit qu’un jouer se trompe et désigne la carte d’un autre joueur pour que le jouer actif marque plein pot et que le joueur qui a réussi à tromper un autre obtient un petit bonus.  Beaucoup de subtilités pour un jeu dont la qualité est en partie assurée par le design magnifique des cartes. A sortir lors des soirées grand public – certainement, lors de « nos » soirées : certainement aussi !

Ensuite, dans l’euphorie du moment, à cause de l’absence de 60 pions de la boite de Caylus et dans l’insouciance  joyeuse dûe à notre coté passionné qui nous fait ignorer le temps, nous nous sommes attaqués à un autre « gros morceau » ludique : Age of Steam. « Gros » n’est pas un mot innocent dans la formule, nous avons lu les règles ce qui nous a pris au moins 3/4 d’heure. En somme les règles sont simples, seules les subtilités de pose de voies peuvent soulever les questions – des questions  très importantes cependant, car le positionnement est un des aspects majeurs du jeu : c’est un jeu de connexions (de trains quoi…). Autre aspect non négligeable : la gestion du capital en flux tendu (le jeu permet l’élimination d’un joueur suite à une erreur de gestion de sa trésorerie). Encore un autre : l’anticipation, les marchandises à transporter sont quasiment toutes connues pour la durée du jeu. Le mécanismes (hors la pose de   voies – assez originale pour ce jeu car les croisements, redirections, modifications du réseau sont possibles) ont déjà été vus dans d’autres jeux : les enchères pour la première place, la réservation des rôles, la gestion des obligations etc. L’interaction est très présente dans le jeu – toujours par le biais des poses de voies qui peuvent conduire à des blocages, par le choix des rôles et aussi par la compétition pour le transport des marchandises.  On louche ici de côté du « Panzer Bisounous », même si la notion de conflit n’est pas à proprement dit présente. Disons « bisounours trèèès farceur » – dire qu’on a vu Marie-Anne faire un coup tordu à Jeff est suffisant pour appuyer ce constat – vous avez compris VHS a bien aimé 🙂 (pour ne rien gâcher, mais en partie grâce à la chance, j’ai pu emporter la partie renforçant certainement mon coté « mythique »). Vivement la prochaine 😛