Last but not least !

On a clos l’année civile des Parties Civiles par les jeux d’ambiance – pour l’occasion JiBee a dû apprendre les règles de 4 jeux d’affilée !

Pour débuter : un petit picorage de vers avec un Picomino et déjà une boulette de votre serviteur : il clos la partie en étant convaincu de sa victoire avec 4 picominos (et 7 vers) alors qu’un joueur occasionnel, normand et donc fourbe (Ben) avait amassé picominos qui grouillaient de 8 vers…

On a enchainé avec Ca$h’n Gun$ avec un canardage en règle avec en conséquence 1 « mort » : Ben (gnark gnark). La victoire est allée vers le gang des latinos : El Toro (aka Gwen) et Tony (aka JiBee).

Le plat de reisistance de la soirée fut Petits Meurtres et Faits Divers joué en 6 tours. Je ne sais plus qui a gagné mais on s’est un peu fiché de cet aspect du jeu, l’essentiel est que c’était fendart !!! Je crois que le coupable a été demasqué par les inspecteurs respectifs 1 seule fois, c’est dire la habilité des plaidoireries.

On a fini avec Atomic Business, un petit jeu qui poireautait sur l’étagère depuis bien 6 mois en attendant d’être découvert. Assez caustique sur le fond, volontairement militant (édité par le réseau « Sortir du nucléaire ») il est plutot leger sur la forme mais rigolo. Une nouvelle boulette de votre serviteur a fait gagner la présidente (Marie-Anne) avec ses fourbes Franciliens.

Bref cette soirée était comme la mouette : rieuse et confirme l’impression de l’année : Bonne Année (c) sur le plan ludique ! La suivante débute dès le samedi prochain avec une murder « La mort s’habille de blanc ». A vos paranoïas !

 

Dominionez-moi

 

« Au village sans prétention j’ai mauvaise réputation »
 
Il était temps, on s’impatientait mais on a enfin pu essayer un des buzz de l’année : Dominion.
 
J’ai trouvé le jeu extrèmement simple et intuitif. En tout cas beaucoup plus abordable que Race For The Galaxy dont le format de jeu est assez proche.
En gros à son tour on peut faire une action et un achat.
On commence le jeu avec un deck composé essentiellement de cartes « ressources pécunières », que l’on peut dépenser pour acheter des cartes actions ou ressources pécunières. On a le choix entre 10 cartes actions (forgeron, milice, cave, sorcière, village…) aux coûts et pouvoirs variés (et dont certaines sont des attaques). Tout ceci va être répété à chaque tour et on va ainsi constituer son « deck » en prenant un peu de ci ou un peu de ça afin d’orienter sa stratégie. Quand on sent la fin de partie s’approcher on achète plutôt des cartes « points de victoire » pour être celui qui en a le plus et gagner si possible.
 
Nous avons pu faire 2 parties. La première à 5 pour un jeu à 4 ! Et oui c’est possib ! Parmis les seigneurs prêt à en découdre pour se constituer le plus beau des domaines s’étant immiscée une hydre bicéphale composé de Marie-Anne et Cécile. Thomas, Jacques et JB étaient les autres protagonistes.
 
La partie fut une première approche pour tout le monde. Les différentes actions disponibles furent toutes utilisées. L’idée étant de cibler assez vite des cartes pas cher, utilitaires et agissant entre elles en combo, afin d’en avoir un max dans son deck et ainsi les piocher souvent. L’alliance matriarcale fut la plus agressive sur cette partie en usant et abusant d’appel à la Milice pour freiner ses petits camarades. La fin de partie fut vite approché, mais les joueurs ayant plus ou moins perdu le compte des points de victoire adverse, personne n’osait acheter les cartes qui finissaient la partie. Ce fut finalement Thomas qui dans un élan d’altruisme (ou de mauvais calcul) se décida.
 
Scores :
JB : 22
l’Hydre : 19
Jacques : 19
Thomas : 15 (altruisme ou mauvais calcul ??) 
Jacques et JB utilisèrent la feinte dite « de la Mirabelle » pour éviter un départ prématuré et nous pûmes lancer une seconde partie.
4 joueurs cette fois, l’hydre ayant perdu une tête dans la bataille.
La deuxième partie fut beaucoup plus rapide et on peut estimer une durée de partie (sans l’installation) à 30-40mn.
Les tours étaient plus fluides et les choix plus rapides. Pas mal de réussite au tirage me permettant d’acheter rapidement de grosses cartes Points de Victoire. Je décidais de clore la partie rapidement car le seigneur Thomas dit « le diesel » était en train d’installer une stratégie axé sur les marchés qui semblait d’avenir. Comme dit le proverbe : »Rien ne sert de partir à point avec ton diesel, mieux vaut courrir plus vite que la milice ».
 
Scores :
JB : 17
Marie-Anne : 15
Jacques : 15
Thomas : 13
 
 
Un bon p’tit jeu qui sera ressorti souvent je pense, ne serait-ce que pour tester toutes les cartes.
L’interaction est présente sans être énorme non plus.
Le thème euh ? Faut être imaginatif hein 🙂
La longévité est très bonne compte tenu du nombre de cartes disponibles (25 cartes et on en prend 10 différentes à chaques fois pour une partie).
L’installation est un peu fastidieuse, mais la durée infèrieure à 1h est un plus.
Ce n’est pas trop calculatoire, tant l’aléatoire dans la pioche est présent. Mais ce hasard est grandement influencé par les cartes qu’on décide de mettre dans son deck.
 
JiBee

Imperial à Lannion …

… ou comment rayer l’Autriche de la carte pour enrayer la chute du prix des cannons.

Ce jeu est particulier ! Il a un faux air de Diplomatie avec sa carte de l’Europe et ses puissances « majeures » – il il en est très loin dans les principes du jeu. Ca aurait pu être un Funkenschlag aves ses billets de banque et le principe de placements : il n’en est rien. Un Stepehenson Rocket alors avec sa gestion indirecte des compagnies ? On s’en rapproche… mais non. Ce jeu met ‘merveilleusement’ en relief le principe de detachement des intêrets nationaux et privés. En effet les joueurs re retrouvent à diriger les pays – souvent de façon temporaire – afin d’en faire des ‘vaches à lait’ et d’en tirer des bénéfices de façon optimale. Il n’est pas rare de voir un joueur saisir l’opportunité de contôler un pays au moment où celui-ci est sur le point de ‘taxer’ ses humbles sujets et ainsi encaisser d’un seul coup un petit pactole et un paquet de points de victoire.

Le jeu est très interactif : les joueurs peuvent partager des intêrets dans un secteur de la carte et être en conflit dans un autre – à 4 joueurs (« nombre idéal » dixit JiBee) la combinatoire est intéressante. Ainsi, à un moment de la partie, ayant le contrôle de l’Italie je l’ai fait entrer en guerre contre la France contrôlée par Thomas alors qu’on était sur la même longueur d’ondes concernant la Russie 🙂 L’impression d’être des ‘maîtres marionettistes’ du début du XXème siècle est indéniable. Il ne faut pas s’attacher à un pays – la rentabilité est le critère premier !  Autre mécanisme curieux : un joueur peut à un moment donné ne pas avoir de contôle d’aucun pays, se retrouvant du coup spectateur des évolutions géo-politiques de l’Europe. Néanmoins il a la possibilité de faire des investissements (= acheter des ‘obligations’ du pays) plus souvent que d’autres et ainsi augmenter sa participation dans un (ou plusieurs) pays voir d’en (re)prendre possession.

Les mechanismes sont simples, très simples même, mais la richesse de possibilités et surtout l’indirection de la gestion des puissances sont déroutantes pour un nouveau joueur : on ne voit pas au premier abord comment faire part entre le capital privé et le capital attribué à un pays, quand est-ce qu’on gagne de l’argent, comment gagner les points… Au millieu de la partie ça commence à s’éclaircir, des stratégies et des interêts apparaissent au grand jour.

Le jeu peut être qualifié de cynique si on ne fait pas l’abstraction du fait qu’on manipule des pays, des armées et au final des destins des millions de personnes, tout ça pour gagner de l’argent et indirectement la partie. Toute connexion avec la réalité n’est pas involontaire. Par ailleurs c’est bien un jeu d’optimisation et non d’affrontement. On peut y inclure de la diplomatie – je parlerais plutôt de ‘mise en évidence orale des intêrets communs’. Si on peut viser – ponctuellement mais directement – les intérets d’un joueur par le biais des conflicts armés, on est  quand même dans la catégorie ‘bisounours farceur’ et non ‘panzer’ : il n’y a pas de conflits directs liés à une expansion territoriale. La gestion opportune de son capital de liquidités et d’obligations éclipse le coté ‘guerrier’ du jeu.

Concernant la séance elle-même, on était quatre autour de la table : Jeff, JiBee, Thomas et moi (c’était ma 2ème partie après … 3 ans de  pause), Sylvain n’ayant finalement pas pu nous rejoindre. L’Autriche (essentiellement dans les mains de Jeff) après avoir demarré plutôt bien, s’est enlissée dans une guerre contre la Russie (dirigée successivement par Thomas, moi, JiBee puis finalement par Thomas), L’Italie (partagée entre Jeff, JiBee et moi) a bénéficiée de l’inattention de l’Autriche pour s’étaler dans le sud. L’Allemagne (JiBee et moi) a bataillé un certain temps contre l’Angleterre de Thomas. La France (Thomas et Jeff) n’a pas vraiement brillé sans être ridicule. Au final c’est la Russie qui a provoqué la fin de la partie suivie par l’Italie et l’Allemagne sur l’échelle de ‘puissance’. Il se trouve que votre humble serviteur étant un actionnaire bien pourvu  en actions de ces 3 pays a finalement attéri en 1ere position après avoir trait vaillament et opportunement les sus-cités. Suivent JiBee, Thomas (qui a bien travaillé… pour les autres) et Jeff : le puppet master un peu moins fortuné d’Autriche.

Qqchose me dit que le jeu reviendra sur les tables…