Séance de SAMEDI 23/11/2019 à la MJC de Bégard

En ce samedi, Parties Civiles était en goguette à Bégard, à l’invitation d’associations ludiques du département. De Saint-Brieuc à Paimpol, de Lannion à Pléguien, d’Armor à Argoat, le (petit) peuple des joueurs du 22 s’est déployé dans la majestueuse MJC de Bégard. Répondant à l’appel des crieurs et sans craindre le fléau du jeu, de Lannion, nous sommes partis vite, et de Bégard, revenus tard.

La soirée fut longue et intense, la qualité des parties et des joueurs étant au rendez-vous. On relèvera un Macao fiévreux, où Dom fit feu de tout bois avec de mirifiques combinaisons et un tableau de cartes actives à faire pâlir un joueur de casino. Un cake citron-pavot de sa confection était-il à l’origine de cette transe ludique ? On peut en douter, car votre serviteur n’en donna pas sa part au chien mais connut l’infortune, victime de choix hasardeux et de tirages funestes, terminant même dernier sur l’effet des pénalités de fin de partie. A ce jeu, retenez la carte Mendiant, qui a fait gagner Dom, et la carte Oisif, qui évita à Vincent de perdre !

En face, il se déployait un Zombicide promptement perdu. Le temps de faire un arrêt-pizza, et volà Thomas, Xel, Camille et F.-R. qui enchaînent sur un Mythotopia. Une partie que Xel, qui pouvait gagner, eut la courtoisie de laisser à Thomas (car Xel aime jouer, plus que gagner). Pendant ce temps, à Die Crew, nous relevions des défis toujours plus ardus d’une conquête spatiale en allemand dans le texte ! Grâce à l’aide de Dom, vaillant commandant (parfois) mais surtout fidèle traducteur (toujours), nous parvînmes à la 25ème étape, alors qu’il était temps de sonner les mâtines. Que les francophones se rassurent, on me chuchote dans l’oreillette que Iello prépare une version française !

Séance de VENDREDI 08/06/2019 à Servel

L’après-midi de ce vendredi 8 juin fut marquée par une tempête d’ouest inhabituelle en cette saison dont les pluies intenses et les rafales (119 km/h mesurés à l’aéroport) couchèrent quelques arbres, coupèrent quelques lignes électriques et décoiffèrent quelques mises en plis. A 20h30 tout était rentré dans l’ordre.

Table 1, dite « décoiffante » : ce vendredi marque l’apparition à PC de Kingdom Death : Monster, un jeu hors normes dans tous les sens du terme. Difficile pour quelqu’un qui n’y a pas participé de retranscrire l’expérience de jeu, une contribution invitée d’un des participants serait idéale (laissez-vous tenter OlivierL, Sébastien, DocN et Neox !). Il s’agit d’un jeu coopératif de campagne (une trentaine de séances) où une poignée de survivants (qui seront développés durant leur -brève- existence comme dans un jeu de rôles) va tenter de survivre à des rencontres avec des monstres tous plus monstrueux. L’univers est sombre, les règles touffues, les figurines livrées en grappe à assembler -comme les maquettes en plastique de notre enfance- et l’ensemble hors de prix. Les mécaniques de jeu, elles, font abondamment appel aux jets de dés. Que dire de la faiblesse du groupe d’humains à peine vêtus, dépourvus d’armes et dont la peau se laisse lacérer si facilement ? qu’il y aura des morts. En nombre. Mais peut-être qu’ils auront eu des descendants, aménagé leur environnement, appris à fabriquer et accumuler des objets, voire à agir efficacement en groupe. Et s’il s’agissait d’un jeu métaphysique, cherchant à retracer l’itinéraire improbable qui a fait d’homo sapiens plus qu’un autre type de singe ?

Les quatre protagonistes ont pris la bête en main en jouant le prologue où ils ont dû affronter un lion avec juste un caillou en main. Ils y sont parvenus à la deuxième tentative et peut-être même qu’ils pourront faire quelque chose d’utile avec la dépouille. Désormais les choses sérieuses commencent.

Table 2, dite « tempétueuse » : c’est autour de la mer Baltique représentée sur le plateau de Kogge que se retrouvent Thomas et VHN (motivés), Tristan (échaudé) et Mickaël (dubitatif). Lors de la mise en place, Thomas et Dom choisissent tous deux Reval comme ville de départ. Mine de rien une telle configuration est pénalisante car leurs deux comptoirs se sont rarement remplis. Tristan et Dom ouvrent le score, le premier avec un jeton-bonus, le second avec un deuxième comptoir. Histoire de se refaire, Dom pille une ville grise dont il obtient 8 cubes et se prépare lui aussi à acheter un jeton-bonus. Las, il n’a pas vu venir Mickaël qui pille sa cargaison et ruine son plan. Tristan pour sa part utilise efficacement son comptoir violet et finit par acquérir un second jeton-bonus. Plus rien, même la main richement garnie en cartes de Thomas, ne peut plus l’empêcher d’arriver aux 5 points de développement qui marquent sa victoire immédiate.

Table 3, dite « rafalée » : un scénario de Zombicide centré autour d’une prison regroupe F-R, Xel, Vincent, Camille, Armand et Olivier3. Succès collectif, apparemment la tactique a consisté à courir plus vite que les zombies après en avoir abattu un certain nombre à l’arme automatique, à atteindre la prison et à en fermer la porte en laissant les morts-vivants au dehors, parmi les éléments déchaînés.

Table 4, dite « à l’ouest » : la table 2 se laisse convaincre de passer du caboteur au train à vapeur et découvre Northern Pacific. C’est un jeu aux règles ultrasimples et au matériel minimal où les joueurs construisent collectivement un réseau de voies ferrées vers la côte ouest américaine au départ de Minneapolis, en essayant de le faire passer par les villes où ils ont investi dans l’immobilier. Tout l’intérêt y réside dans le mix d’incitations/coopération/trahison qu’on retrouve aussi dans Chicago Express joué récemment. Au terme des 3 manches, c’est VHN qui coiffe Thomas au score.

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Séance de VENDREDI 19/04/2019 à Servel

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Germaine Tillion

Il y a 11 ans déjà que nous quittait Germaine Tillion, à l’aube de sa cent-unième année. Cette ethnographe, inlassable défenseure des opprimés, notamment en Algérie, déportée dans les camps dont elle échappa contrairement à sa mère, et entrée au Panthéon en 2015, considérait que chacun doit rester vigilant face au mal qui peut revenir : « Au terme de mon parcours je me rends compte combien l’homme est fragile et malléable. Rien n’est jamais acquis. Notre devoir de vigilance doit être absolu. Le mal peut revenir à tout moment, il couve partout et nous devons agir au moment où il est encore temps d’empêcher le pire » .

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Ave Cesar

Table 1, dite « La mort vous va si bien » : Dom apporte Ave Cesar et c’est l’emballement parmi les gladiateurs amenés à effectuer des tours de piste, sans oublier de saluer Cesar au passage des tribunes. Un jeu ludique et vaguement chaotique, où il faut bien juger la position de ses adversaires et estimer son budget « carburant ». François-René remporte la première partie, devant Thomas, Dom et Vivien, dans une course où Elouann et votre serviteur furent non classés, n’ayant pu boucler la boucle. Cette mésaventure arriva à tous les engagés de la deuxième partie, qui se déroula sur un autre profil de circuit, plus adapté aux mercenaires aguerris, et qui fut donc fatal à tous. Sur un tel circuit, il faut plutôt proclamer Morituri te salutant.

Table 2, dite « Composition d’ethnologie » : Jack retrouve Jeff, OlivierL et Maxime dans la campagne Scythe – le réveil de Fenris. C’est Jeff qui finit la partie, mais Mickaël l’emporte de 1 point et ce, avec le moins d’objectifs réussis. Comprenne qui pourra: les ethnologues sont invités à composer sur les mœurs de cette tribu très étrange: vous avez sept semaines.

Table 3, dite « Les bienveillants » : Armand, Franck et Paul, et Olivier3 prennent place autour de Zombicide, et cette fine équipe de bienveillants prit soin de l’espèce humaine, remportant une victoire haut la main, en experts en maniement de la scie et de la tronçonneuse.

Table 4, dite « Nuit et brouillard » : Baptiste et Sébastien se lancent dans le scénario de Bolt action qui les balade des villes dévastées de la France occupée jusqu’aux déserts arides d’Afrique du Nord et aux jungles étouffantes du Pacifique. L’issue de cette table occultée se perd dans la nuit et le brouillard, dont ce n’est pas la saison, pas encore.

Table 5, dite « Vengeance tardive » : à la table de Vinhos , la victoire sourit à Tristan, qui devança Neox puis Benjamin. Quant à Xel, avec quatre tours de suite à 0, ses vendanges furent bien trop tardives, mais on ne doute pas qu’elle récoltera un jour: la vengeance est un plat qui se mange tard.

Table 6, dite « Au Panthéon » : un Codenames d’anthologie vit s’opposer des Rouges (Thomas, Dom, Vivien) et des Bleus (F.-R., Florian et VHS). Un match en cinq sets qui se vit comme un roman d’épopée:

Rouges 1-0: malgré des préliminaires réussis avec un Penis 3 osé mais triomphant (Tige, Bout, Pompe), les Bleus rencontrent l’assassin Courant au gré d’une Installation 2 mal maîtrisée qui visait (Colon, Planche)

Rouges 2-0: malgré un éblouissant Catenaccio 4 (Talon, Défense, Club, Cellule) qui mérite d’entrer au panthéon des indices, les Bleus subissent une incroyable défaite, leur choix de Rail pour l’indice Artère leur étant fatal !

Rouges 2-1: les Bleus entament leur remontada au cours d’une manche toute en souplesse, conclue par un Dragon 2 (Ecaille, Gorge) imparable.

2-2: les Bleus égalisent en concluant joliment sur Blessure 2 (Balle, Larme).

Bleus 3-2: incroyable, ils l’ont fait ! Affalés dans une suite royale d’un Sofitel 4 étiré à l’extrême (Suite, Pieu, Charme, Piston), les Bleus jutent de plaisir !

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Séance de VENDREDI 08/03/2019 à Servel

Le 8 mars 1971 avait lieu le Combat du siècle – nom donné au premier des trois combats entre le champion Joe Frazier et le challenger Mohamed Ali au Madison Square Garden de New York. Le combat symbolisera un pays déchiré. En effet, Ali (qui avait dénoncé la guerre du Viêt Nam) refuse de servir dans l’armée américaine en 1967, ce qui le conduit à être déchu de son titre et à la perte de sa licence de boxe. Ali devient donc un symbole du contre-pouvoir, tandis que Frazier en est le symbole opposé (dans son autobiographie, il déclara qu’il n’a pas combattu durant la guerre parce qu’il était père, mais qu’il aurait aimé combattre s’il avait été convoqué parce que son pays avait été si bon envers lui).

Au bout des 15 rounds, ce fut la défaite la plus probante d’Ali. Il ne disputera pas un autre combat pour un championnat du monde avant trois ans et demi. Entre-temps, il entreprendra une longue série de combats, avec notamment une seconde défaite, contre Norton, avant de l’emporter dans des matchs revanches contre Norton puis Frazier – victoires qui feront de lui le challenger contre le champion d’alors George Foreman, et son vainqueur lors d’un match mémorable à Kinshasa, le 30 octobre 1974 (« le combat dans la jungle »).

Vrai dur et faux doux

48 ans après à Lannion, de sourds combats faisaient rage.

Table 1, dite « Catégorie poids mouche » : un Zombicide avec Franck et le petit Paul, Mickaël et un quatrième comparse, ça se joue dans la catégorie des mouches, en terme de carrure s’entend. En face, les zombies n’ont pas pesé lourd.

Table 2, dite « Catégorie poids lourds » : avec Food Chain Magnate, on est dans le lourd, en termes de règles, de durée, comme de calories ingurgitées par tous les clients des rois du fast food qu’incarnent les joueurs. On ignore qui de Tristan, Thomas, Olive ou des nageurs (Camille et Laurent) aura survécu au glas de la nuit.

Table 3, dite « Pertes en ligne » : les combattants de Warhammer 40K ont ici fait vrombir leurs motos. Lorsque le reporter passa une tête, entre Baptiste, Benjamin et Romain, il y avait de grosses pertes en ligne.

Table 4, dite « Rebelles de salon » : encore des motos et des figurines à cette table de Speed freeks où le contraste est frappant entre le look rebelle du jeu et celui très policé des protagonistes, Julien-de-Paimpol poussant la politesse à laisser le meilleur départ à Steven, mais probablement pas sans arrière-pensées.

Table 5, dite « KO debout » : duel en la haute altitude de Altiplano avec N2, OlivierL et Xof. Ce dernier, avec 30 points d’avance, laisse ses adversaires KO debout.

Table 6, dite « Le match du siècle » : on déballe Evolution en grand équipage, avec son extension. Un match en défense pour les protagonistes principalement herbivores, caparaçonnés derrière leurs barrières de défense, et paissant sans vergogne à l’image de Neox, à qui Dom expliqua longuement comment manger la graisse qu’il avait accumulée. Seuls carnivores, François-René, qui croqua de petites proies comme Vincent, et votre serviteur qui visait plus gros, mordant François-René au mollet avant de finir par engloutir son propre voisin de cellule. Ce match qui se termina dans un climat glacial sera qualifié comme légendaire par la faiblesse de ses écarts à la table. Qu’on en juge: Dom 66, Neox 59, F-R 57, VHS 56, Vincent 47. Neox aurait pu gagner, mais surtout votre serviteur commit une erreur fatale en ne jouant pas la carte Grimpante en attaque, manœuvre, qui, en attaquant Dom, l’aurait conduit à la victoire. Mais celle-ci lui sera peut-être donnée sur tapis vert, car, après réclamation et enquête nocturne des commissaires, « fourrageur » est un doubleur de nourriture mais le second jeton pris à ce titre n’est pas une « action de nourriture ». On vous épargne les détails, mais les séquences litigieuses mettant en jeu cette règle furent légion, et la VAR a été demandée pour valider les innombrables gloutonneries des herbivores observées dans cette partie à l’aune de cette règle.

Table 7, dite « C’est comme à New York » : Dom invite F-R et Vincent à essayer une nouvelle déclinaison du DUC, véritable corne d’abondance ludique : Biblios, un jeu de cartes rapide fort apprécié de l’autre côté de l’Atlantique mais méconnu par ici. C’est avant tout un jeu de majorité dans 5 couleurs mais la valeur de chaque couleur (3 PV en début de partie) est manipulable en cours de jeu. Sinon il a tout d’un grand : du pari, de l’enchère et des choix pas évidents (quelle carte prendre vs. laquelle laisser aux adversaires ? faut il se spécialiser tôt ?). La première phase où on constitue sa main tout en mettant de côté le lot de cartes qui sera mis aux enchères est un peu répétitive. Mais l’enchère au cours de laquelle il faut gérer son budget tout en surveillant les choix des autres et en manipulant à chaud les valeurs est plutôt réussie. Mécanisme malin, on enchérit pour les cartes « couleur » avec la valeur des cartes « argent » mais on enchérit pour les cartes « argent » avec un nombre de cartes, peu importe leur type. Il n’y a donc pas de mauvaise carte. Ce soir Dom a tout misé sur le Bleu boosté à 6 PV, mais Vincent a flambé aux enchères et donné la majorité en Bleu à .. F-R qui n’en demandait pas tant. Il gagne avec 8 PV contre 5 pour Vincent et 3 pour Dom. Les compères étaient dubitatifs en début de partie mais plus favorables à la fin. Comme tous les jeux d’enchères, Il faut y rejouer maintenant qu’on a une idée des prix et en gardant en tête la distribution des cartes, entre joueur expérimentés les majorités seront très serrées.

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Séance de VENDREDI 01/03/2019 à Servel

Ce vendredi premier mars était le 60e jour de l’année et vit une soirée à quatre tables, chacune dans sa pièce on prend ses aises. A ces 4 tables participèrent au total 15 joueurs. 4 x 15 = 60, le compte est bon.

On peut noter que la prochaine séance du mardi aura lieu le 64e jour de l’année, soit 4 au cube (4^3 = 64). Mais 60 n’est pas un cube, aussi n’y eut-il aucun jeu de cubes ce vendredi-là, fait assez rare pour être mentionné.

Table 1, dite « 4 fois 2 » : un Zombicide à huit, cela promettait d’être long pour Eric, Elouan, Yann, Vivien, Frédéric, Christophe, Nicolas-2 et Arnaud (et Gabriel ?). Tellement long que VHN s’envola avant que l’aube ne chasse les zombies.

Table 2, dite « 4 et demi » : on inaugure UBOOT, un jeu coopératif en temps réel motorisé par une app, avec un magnifique modèle tridimensionnel (un Colt Express pour les grands !). Aux postes de combat, on reconnait Nourdine, Jérôme, Vincent et un François-René hybridé de DocNico. Ils commencent par un faux départ, ayant déclenché la plongée alors qu’une partie de l’équipage entretenait le canon sur le pont. Après s’être faits sermonner par l’amiral, ils repartent en chasse.

Table 3, dite « 2 plus 1 » : les combattants de Warhammer 40K étalent leur matos, avec un Baptiste contre Vincent-2 arbitré par Steven.

Table 4, dite « 4 contre 1 » : le groupe habituel de Gloomhaven confronte un boss-Wyvern (une sorte de dragon) dans le scénario Scorched Summit. Il dispose de 65 PV et d’une suite de monstres de soutien dont les déplaisants Zephyrs qui apparaissent peu à peu et qu’on ne peut pas toucher. En fait cela ce passe plutôt bien même si plusieurs aventuriers sont très affaiblis. Ils font place nette relativement vite mais, tout à leur tâche, négligent de ramasser pièces d’or et coffre au trésor.

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Séance de VENDREDI 04/01/2019 à Servel

le 4 janvier 1900, à Philadelphie, naissait James Bond. Il passe son enfance dans la propriété de son père, y apprend l’amour de la nature et collectionne des papillons. Il étudie l’histoire et l’économie politique à Cambridge, et obtient son baccalauréat ès arts en juin 1922, puis revient à Philadelphie où il travaille trois ans dans une vieille compagnie de la ville.

En 1925, il emprunte avec un ami pour monter une expédition de six mois dans l’embouchure de l’Amazonie afin d’y récolter des animaux vivants ou naturalisés destinés à être revendus à l’Academy of Natural Sciences of Philadelphia. C’est le début de sa collaboration avec cette institution, qui durera jusqu’en 1974: il y devient conservateur de la section ornithologique, et un expert de l’avifaune des Caraïbes. Il mène une vie aventureuse, auteur de l’ouvrage A Field Guide to the Birds of the West Indies publié pour la première fois en 1936 et sans cesse réédité depuis (onze fois jusqu’en 1993), et reçoit de nombreux honneurs.

En 1953, Ian Fleming, qui était un ornithologiste passionné et qui utilisait le livre de Bond, décide d’utiliser son nom, car il lui semblait parfaitement convenir pour baptiser son héros (sans son autorisation cependant – en échange, Fleming offrit à Bond d’utiliser son nom comme bon lui semble). Celui-ci lit d’ailleurs l’ouvrage de référence A Field Guide to the Birds of the West Indies dans une scène du film Octopussy (1983), ainsi que, plus récemment, dans Meurs un autre jour (2002). La femme de Bond, Mary, organisa une rencontre en 1964 entre les deux hommes dans la propriété de Ian Fleming, GoldenEye. Il mourra à Philadelphie, à l’âge de 89 ans.

James Bond (le vrai)

119 ans après, à Lannion, de drôles d’oiseaux avaient décidé de mourir un autre jour : ce soir, ils joueraient.

Table 1, dite « Tuer n’est pas jouer » : à cette table de Zombicide, Frank, petit Paul, Thomas-le-barbu, Vivien et Armand ont joué sans être tués, et, malgré deux blessures, ont signé une victoire de prestige.

Table 2, dite « Dangereusement vôtre » : Dom nous fait de cette table un récit aussi haletant qu’une aventure de James Bond, merci à lui !
Armés de bonnes résolutions et de diverses armes, les vétérans de Gloomhaven vont faire une excursion loin la grande ville dans le défilé de Mountain Pass. Ils sont accueillis par un éboulement provoqué par les occupants du lieu (on nous avait parlé de dragons mais on trouva surtout des archers et deux sortes de Démons). Julien, ayant peut-être oublié qu’il n’est plus un tank, part bille en tête et essuie les flèches d’un groupe d’archers qui réduisent ses PV à pas grand chose. Mais on ne le laisse pas tomber et, requinqué, il brille dans un rôle de soutien, en particulier en donnant des cartes de soin aux autres personnages. Neox, poursuivant son objectif personnel, court devant et ne fait rien qu’à ouvrir les portes des salles sans nous laisser le temps de souffler parmi les cadavres encore chauds. Ceci dit cela marche plutôt bien dans la dernière salle où plutôt qu’aller les chercher, ce sont les ennemis qui viennent à notre rencontre, étalant leurs attaques et économisant nos propres déplacements. Dans ces boyaux confinés, Dom a un peu de mal à gesticuler avec ses cailloux tandis que Julien inflige une mort subite à un Démon élite à 20 PV. Neox, fidèle à ses habitudes, prend le temps d’un détour par un coffre. Toute l’affaire est ainsi rondement menée. Les tunnels se poursuivent plus profond dans la montagne, encore de l’exploration en perspective.

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Table 3, dite « Goldfinger » : sous la houlette de Doc Nico, nous dévoilons le splendide théâtre de Shakespeare – le jeu star de l’année 2015 qui arrive enfin sur nos tables. Sous un mécanisme très classique de sélection d’actions sur différents plateaux permettant de ramener des PV, voila une belle réussite, au thème parfaitement rendu (on costume les acteurs, on décore, on met l’ambiance, et on répète les trois actes). Nous avons même inauguré ce jeu avec son extension, les coulisses, qui lui donne un indéniable piment supplémentaire. Les PV sont chèrement gagnés à ce jeu, et pour avoir oublié que les éléments dorés en rapportent, votre serviteur, lesté d’une seule pépite, échoue à 18, dépassé au décompte final par Doc Nico avec 20 PV dont ceux d’une main dorée aux cinq doigts, et par Xel, 21, qui fit aussi briller son orfèvre, mais surtout son décorateur, en construisant un décor complet. Mickaël termine à 13, mais chacun gardera un souvenir brillant de cette représentation.

Table 4, dite « Vivre et laisser mourir » : à Dead of winter, François-René est à la manœuvre d’une table de 8 dont la moitié des joueurs termineront morts. La moitié des survivants gagna.

Table 5, dite « Spectre » : à ce Dungeon raiders nocturne, François-René chassa les spectres de la nuit.

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Séance de VENDREDI 28/12/2018 à Servel

La première séance publique de cinéma a lieu le samedi 28 décembre 1895, dans le sous-sol du Grand Café, 14, boulevard des Capucines, à Paris. Depuis le 22 mars, les frères Lumière ont déjà présenté leur invention à des cénacles de scientifiques. Cette fois, ils s’adressent au grand public. Parmi les privilégiés de ce jour historique se tient un magicien, Georges Méliès.

Louis et Auguste Lumière ont d’abord songé à louer une salle au musée Grévin ou aux Folies-Bergères. Mais les propriétaires leur ont fermé la porte au nez. Ils se replient finalement dans le Salon Indien, une salle de billard du Grand Café, actuel Hôtel Scribe, qui compte une centaine de places. Le propriétaire de l’établissement la leur loue trente francs par jour et dédaigne de participer aux bénéfices.

Une première représentation, l’après-midi, est réservée à quelques invités triés sur le volet ainsi qu’à la presse. Mais, les journalistes ayant bien mieux à faire un samedi soir, le spectacle ne fera l’objet d’aucun écho dans les journaux des jours suivants. Le soir, 35 badauds en tout et pour tout se laissent attirer par l’affiche du « Cinématographe Lumière ». Ils ont payé un franc et se demandent, intrigués, ce que ce « cinématographe » peut avoir de plus que les lanternes magiques des fêtes foraines. Mais voilà que l’opérateur allume une boîte en bois. Le mur prend vie et le public, médusé, assiste à la représentation de plusieurs sketches, à commencer par La sortie des ouvrières de l’usine Lumière, puis une Leçon de voltige à cheval, une Pêche aux poissons rouges. L’effet est saisissant.

Le bouche à oreille amène des centaines de personnes à faire la queue devant le Grand Café, où s’enchaînent les représentations, de chacune une vingtaine de minutes. L’arroseur arrosé et L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat, projetés après quelques semaines, font un tabac. Les frères Lumière enregistreront jusqu’à 2500 billets par jour !

Le prestidigitateur Méliès, directeur du théâtre Robert Houdin et passionné de magie, se précipite vers les frères Lumière pour acquérir leur appareil. Il en offre dix mille francs. À ce qu’il racontera plus tard, Auguste refusa de le vendre, disant : « Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n’a aucun avenir commercial ».

Affiche de l'une des premières séances publiques de cinéma, en 1896

123 ans après, à Lannion, petits et grands s’émerveillaient, et voici leur histoire.

Decrypto

Table 1, dite « Inaugurale » : en quête d’un jeu léger, une table se forme autou de Decrypto, un jeu qui revisite le thème des mots à deviner, façon Codenames en apparence, mais en réalité nien plus proche de Linq. Un jeu où chaque équipe doit faire deviner le choix de 3 mots sur un choix de 4 par son équipe (qui les connaît) et par l’équipe adverse (qui les ignore, pour elle ce sont les mots 1,2,3 et 4). Il s’agit donc de donner des indices assez explicites mais pas trop, pour que l’équipe adverse ne devine pas à quels mots ils se rattachent. A titre d’exemples retors, les indices (Eau, Ruine, Cartes) ont été employés pour Château, (Boucherie, Coup, Flic, Tâche, Herbe) pour Vache, ou encore (Poker, Barrière, Indien, Océan) pour Casino. Merci à Paul de nous avoir fait découvrir ce jeu promis à un brillant avenir, et dont les magiciens des ots se saisiront sans hésiter. Pour l’histoire, cette partie inaugurale a été remportée par les Bleus (Dom, Axel, VHS), face aux Bleus (Paul, Xel), malgré quelques indices restés incompris, comme Pacifique pour Barrage, ou encore Monnaie pour Hélicoptère….

Table 2, dite « Salle obscure » : Dans le pays angoissant de Demeures de l’épouvante, Doc Nico, Neox, Olivier et François-René se sont plongés dans l’univers interlope d’une salle obscure, dont ils étaient toujours les prisonniers volontaires à l’heure du bouclage.

Table 3, dite « A grand spectacle » : on a beau s’y faire, le décor de Warhammer 40K c’est toujours du grand spectacle. Bon, autant vous l’avouer, quand les choses sérieuses s’engagent, les mètres-ruban entrent en jeu et la magie se dissipe un peu. « Mais on peut tomber amoureux d’un mètre-ruban ! », répondent en choeur Baptiste et Vincent-la-tempête !

Table 4, dite « Pour petits et grands » : à Zombicide, petits et grands s’étaient réunis pour un petit massacre entre amis: Franck, Eric, et toute leur marmaille ont passé la soirée à éradiquer des zombies.

Meowtopia

Table 5, dite « Chats bottés » :
Le maire de Meowtopia,vieux et fatigué, a décidé de laisser sa place au chat le plus qualifié pour cette fonction. « Pourquoi pas moi ? » se disent Kreenox et Jack ! Aidés de leurs assistants chatons, ils ont géré leur petite famille, cultivé les champs, et fait prospérer les commerçants, sans oublier de prendre soin de leurs chatons avec des siestes régulières et de bons repas. Un vrai programme électoral pour chats bottés ne craignant pas d’arpenter la campagne ! A ce jeu où, chat alors, les matous ont le look de ceux du créateur du jeu, Krerenox fut élu nouveau maire de Meowtopia !

Table 6, dite « Jamais vue » : à Innovation, Paul n’avait jamais vu, apprit vite, mais ne parvint qu’à une seule domination. Xel triompha avec 5 dominations, aidée du Code des pirates qui balaya tout sur son passage. Pour sa part, votre serviteur fit vrombir un superbe moteur cinq cylindres sans parvenir à y mettre une goutte d’essence, donc ne domina rien du tout, et là aussi, c’est du jamais vu, ou presque ;-(

Table 7, dite « Magie de Noël » : la découverte de Snow time , la création de notre membre-bienfaiteur Franck se poursuit. Le thème aidant en cette saison où opère la magie de Noël, le jeu fit trois nouveaux adeptes. Mais, si Kreenox s’imposa, ce fut en oubliant une règle importante, que ni Dom ni Axel ne surent relever.

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Séance de VENDREDI 21/12/2018 à Servel

Ce 21 décembre, un hasard – certainement bien organisé – réunit la Belgique et la France: il veut en effet que ce soient les anniversaires simultanés de Charles Michel (fraîchement ex-premier Ministre) et de son adversaire nationaliste Bart De Wever (bourgmestre N-VA d’Anvers) pour le côté belge, ainsi que d’Emmanuel Macron et de son opposant tout aussi nationaliste Nicolas Bay (député Européen RN) pour le côté français ! A ce jeu de ressemblances, il y a quand même une différence: si la France et bel est bien gouvernée, ce n’est plus le cas de son voisin, et ceci n’est pas une fake news !

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Aucune crise de gouvernance à Parties Civiles, bien au contraire: en cette soirée, Neox avait organisé un arbre de Noël garni de boîtes de jeu ! Un vin chaud, du chocolat et des gâteaux avaient été apportés par Marie-Anne et Hélène. On avait investi la grande salle, l’odeur de la cannelle y fleurait bon un hiver qui, lui aussi, fêtait son arrivée dans une douceur d’automne finissant. Eût-il été organisé illico, un RIP (référendum d’initiative particivilienne) de destitution de notre Président bien-aimé n’aurait pas vu l’ombre d’un bulletin accroché à sa corbeille !

Table 1, dite « Coup de théâtre » : une bonne soirée de jeux sans Wallace, c’est comme un Noël sans dinde. Une initiation à Brass, s’imposait pour Eric et Elouann. A ce dernier qui construit des manfactures de coton qu’il peine à vendre, son père lance « Balance ton port ! », ce que le rejeton fit, et la vente du coton s’ensuivit, malgré les vicissitudes du marché extérieur qui se refusa à lui en fin de partie. Avec 85, il n’eut pas à rougir de sa première expérience, toisant même le paternel, qui ne culmina qu’à 76. La bataille pour la première place tournait clairement à l’avantage de votre serviteur, quand, au dernier coup, Xel prit de court l’assemblée en dépensant 32 de ses 33 livres pour construire un chantier naval, s’adjugeant ainsi une victoire surprise par 125 à 120 !

Table 2, dite « Pays imaginaire » : Dans le pays imaginaire d’Auztralia, également sorti de l’imagination fertile de Martin Wallace, une bataille d’expertsfut réglée par Jack, evant Marie-Anne, Vincent puis KreeNox

Table 3, dite « Progressiste » : sous la plume de Dom, nous retiendrons ceci:

Quatre amateurs de gros jeux darwiniens (Gérard, Thomas, Tristan et Dom) s’installent pour la soirée autour de Bios:Megafauna, déjà vu au début du mois. Légère asymétrie pour Thomas qui (en vert) joue les plantes. Il bénéficiera à ce titre pendant un bon moment de 3 actions là ou les animaux des trois autres joueurs n’en ont que 2. Les plaques continentales ne tardent pas à se frotter, provoquant la rencontre entre des espèces qui n’ont pas eu le temps de se développer considérablement. Histoire de compliquer la prédation, Thomas se rend vénéneux tandis que Tristan apprend à chasser les poissons (cela tombe bien, Thomas a créé une espèce nageuse).

En milieu de partie, une succession rare d’événements « Mutagène » qui
affaiblit les espèces au patrimoine génétique trop complexe, parfois au
point de les éliminer, nettoie la totalité des créations d’un Dom qui a
pris un peu trop de risques et se retrouve avec rien. Il redémarre avec
une minuscule bébête mais rattraper le temps perdu est quasi-impossible.
Les événements extérieurs multiplient les zones hostiles (hautes
montagnes et déserts) qui isolent les différentes populations les unes
des autres, d’autant plus que le super-continent se fractionne et recrée
4 continents séparés.

Dans le dernier tiers, Dom oriente l’évolution de l’environnement
(couvert nuageux et taux d’oxygène) pour fragiliser les espèces en cas
d’événement Mutagène (dans le cas de Thomas, il ne peut se permettre
qu’un unique cube de mutation mais il arrive à adapter ses deux
familles). La manœuvre réussit et c’est au tour des belles créations de
Tristan de disparaître, suivies au dernier tour par une belle espèce de
Gérard qui était sorti grand gagnant de l’épisode précédent. C’est donc
sur une feuille de score reflétant à la fois les milieux hostiles et la
fin de partie cruelle pour les espèces que se termine la partie bien
après minuit : Thomas 14 PV, Gérard & Dom 10, Tristan 4.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est mail.

Enfin, c’est l’occasion de faire la pub de la chaîne YouTube du bien nommé « Jean-Michel Grosjeu » qui propose des vidéos remarquables, en particulier sur les jeux Sierra Madre Games et grâce à qui Thomas et Tristan sont entrés avec aisance dans les règles de Bios:Megafauna.

Table 4, dite « Nationaliste » : à Gugong, Benjamin administre une « grosse fessée » à ses adversaires, savoir Mickaël, Olive et Jeff

Table 5, dite « Guerre de positions » : voir se déployer Warhammer 40K sur tois tables, on se sent déjà à Noël, d’autant que le décor fourmille de jolis petits sapins enneigés. Vincent-la-tempête a tonné, et Baptiste-le-trésor a plié.

Table 6, dite « Plus grands morts que vivants » : à l’instar d’un gouvernement plus grand mort car tombé pour une cause, les aventuriers de ce Zombicide, François-René, Neox, Camille, Olivier, Sébastien Olive, Hélène et Maîwenn sont sortis de l’épreuve grandis, mais raccourcis – en même temps.

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Table 7, dite « Xmas is coming » : à défaut de climat en phase avec le thème, une partie inaugurale de Snow time se conclut dans le plus grand secret. La magnifique réalisation de notre cher adhérent Franck a été appréciée tant au niveau de sa réalisation que de son mécanisme ludique.

Table 8, dite « Trois couleurs: bleu » : histoire de finir dans la bonne humeur, un Codenames se met en place pour finir. Les Rouges (Xel, François-René et Doc Nico) ont cédé aux Bleus (Hélène, Vincent et votre serviteur) au terme d’une joute indécise, et qui s’ouvrit sur cette réflexion méthaphysique: « Je trouve qu’on ne boit pas assez de Daïquiri », dont on vous laisse imaginer l’auteur.

  • 1-0 pour les Rouges qui profitent du calage des Bleus à un Stop (Feu, Rouge et Fin) qui bifurque vers un Pouce inattendu. Sur une grille infernale, les Bleus gâchent, donnent des mots, et finissent par échouer sur l’assassin Pétrole avec l’indice Urgence, indice qui visait les trois derniers mots (Timbre, Rouge, Blé) dans une audacieuse triangulation.
  • 1-1 à la faveur d’un parcours Bleu impeccable entamé sur le joli Enigma 3 (Berlin, Code, Espion).
  • Les Bleus s’imposent 2-1 dans une manche contestée avec véhémence pour tricherie, sur la confusion entre Poison et Poisson faite par une maître-espionne ni impassible ni silencieuse, visant l’indice Sushi 2 (Poisson et Mort). Tandis que les Rouges dérapent sur la Peste à propos de Bactériologie, les Bleus concluent sans effort sur le final Abeille 1 (Miel). « Ca fait quel effet de gagner en trichant » ? s’entendent-ils vitupérer en rentrant aux vestiaires.

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Séance de VENDREDI 03/08/2018 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "alexandre soljenitsyne cartoon"Le 3 août 2008 disparaissait l’écrivain russe, lauréat du prix Nobel de littérature en 1970, Alexandre Soljenitsyne. L’auteur de L’Archipel du Goulag, ouvrage basé sur les témoignages de 227 rescapés des camps russes qui dissèque la mécanique intrinsèque de la répression soviétique, fut arrêté le 12 février 1974, accusé de trahison, et expulsé d’URSS, une première depuis Trotski.

Réfugié en Suisse puis aux États-Unis, Soljenitsyne est alors le plus célèbre « dissident soviétique ». Durant sa carrière littéraire, il aurait été accusé d’être nationaliste, tsariste, ultra-orthodoxe, antisémite ou favorable à Israël, traître, complice objectif de la Gestapo, de la CIA, des francs-maçons, des services secrets français et même du KGB. Dans son autobiographie littéraire, Le grain tombé entre les meules, et dans un article de la Litératournaïa Gazeta, « Les barbouilleurs ne cherchent pas la lumière », Soljenitsyne a répondu à ces accusations en les juxtaposant pour montrer leur incohérence.

Après le démantèlement de l’URSS, il fait son retour en Russie en 1994. Ses prises de position pour « une période autoritaire de transition » lui valurent de sévères critiques de la part de dissidents comme Andreï Siniavski et Andreï Sakharov, pour lesquels la Russie ne saurait se régénérer sans démocratie.

En fait, Soljenitsyne n’était pas hostile à la démocratie en général, mais il ne croyait pas que la Russie puisse passer du jour au lendemain d’un régime totalitaire à un régime de type occidental. À la démocratie représentative à l’occidentale, qu’il perçoit comme génératrice d’une classe politique corrompue, coupée du peuple et soucieuse avant tout de ses propres intérêts, il opposait son souhait, pour la Russie, d’un pouvoir présidentiel fort, et d’une forme de démocratie locale constituée par un tissu d’associations gérant les affaires indépendamment du pouvoir qui, lui, ne devrait s’occuper que des affaires nationales.

Alexandre Soljenitstyne admirait au moins deux formes de démocratie occidentale : celle des États-Unis, qu’il qualifia de « pays le plus magnanime et le plus généreux de la Terre », et la démocratie suisse. Dans son livre Le Grain tombé entre les meules, il écrit : « Ah si l’Europe pouvait écouter son demi canton d’Appenzell. »

A Lannion, dix ans plus tard, un quarteron d’exilés volontaires remplissait sa vie d’histoires de zombies, d’équipes de tueurs, et de grandes batailles, sous l’ombre tutélaire d’un grand duc. Et, à la fin de la soirée, à défaut de littérature, on égrena des mots.

Tables 1 et 2, dite « L’archipel du goulag » : Les forçats de Warhammer 40k et en l’occurrence son petit frère Kill team se retrouvent exilés à l’abri des regards, et triment sans relâche, sollicitant à l’envi leur outil, un double-mètre. L’épisode voit d’une part la victoire de Julien de Paimpol sur Vincent S, et d’autre part celle de Baptiste aux mains pleines sur son compagnon du soir.

Table 3, dite « Le déclin du courage » : F-R, Nicolas II, Mael et Camille s’invitent, à l’invitation pressante de cette dernière, à l’univers délétère de Zombicide. Malgré leur entrain initial, leur courage vint rapidement à décliner, signant la victoire sans merci des zombies.

Table 4, dite « Le premier cercle » :  Le DUC reçoit, en grand équipage, le premier cercle de ses fidèles pour une soirée totalement ducale. Nous commençons par un Condottiere, que je m’adjuge facilement, bénéficiant il est vrai d’un tirage de cartes plus que favorable. Suit un Red 7, un jeu de cartes très malin et que Dom présente en annonçant qu’il va me plaire (et il avait raison), avant de nous rouler dessus. Et, puisque chaque jeu devait avoir son vainqueur, nous laissons Xel s’imposer à Disposition, un jeu de course et de cartes où il faut savoir prendre le bon wagon de la pioche. Le DUC, c’est comme les rochers Ferrero, l’assurance d’une soirée réussie !

Table 5, dite  « Esquisses d’exil » : Bientôt sur le départ pour une contrée lointaine, Axel se lance dans une stratégie agressive à Mythic battles. L’inexpérience de sa jeunesse en est l’excuse. La placidité de Mickaël en fut son châtiment.

Table 6, dite « Deux siècles ensemble » : Axel et Mickaël ne se quittent plus. Le premier, ayant rangé sa belliqueuse attitude au magasin des accessoires, finit sa soirée en beauté, s’imposant à Summoner wars.

Table 7, dite « Le cercle rouge » : à Codenames, les rouges (Xel, Dom, Mael, Mickaël) ont encerclé les bleus (Axel, Maïwenn, FR, VHS) dans un piège infernal que reflète le score sans appel de 3-1:

  • Rouges 1-0: les Bleus foncent sur une Baleine assassine, associée à tort au Plongeur, et ignorant le Canard prévu
  • Rouges 2-0: encore l’assassin (Mars qu’on vend dans les Boulangeries) pour les Bleus, qui coulent sur une Coque de fin de partie qui n’était pas de Noix
  • Rouges 3-0: implacables Rouges qui se baladent en Trapéziste, sans Chute mais avec Filet, pendant que les Bleus se demandent doctement si la Salade est une Plante
  • Rouges 3-1: les Rouges ont tergiversé dans cette manche superfétatoire

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Séance de VENDREDI 10/03/2017 à St-Elivet

Le 10 mars 1813, en pleine guerre contre l’Empire napoléonien, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III crée l’ordre de la Croix de fer (Eiserne Kreuz), avec une médaille en forme de croix de Malte. Cette décoration honorifique est calquée sur la Légion d’Honneur mais va demeurer strictement militaire. De prussienne, elle deviendra allemande en 1939, sur une décision de Hitler. Elle est depuis 1956 la décoration de référence de la Bundeswehr, l’armée de l’Allemagne démocratique.

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La croix pattée noire apparait comme insigne héraldique de l’armée prussienne au cours des guerres napoléoniennes. Il s’agit d’un emprunt direct à la croix de l’Ordre des chevaliers teutoniques du XIIIe siècle, reprise au XVIIe siècle par l’Ordre équestre de la Tête-de-Mort. Lorsque le roi de Prusse devient empereur allemand, l’insigne est utilisé par le kaiser et l’armée du Reich sur leurs étendards. En 1956, la croix pattée noire devient symbole et cocarde de la Bundeswehr (Heer et Luftwaffe), la couleur noire étant remplacée lors de la réunification allemande par du gris et du bleu.

En-dehors de l’armée allemande, la croix de fer se retrouve chez des gangs, certains bikers, les Skinheads et autres groupes fascinés par l’imagerie martiale germanique, utilisant l’icône militaire allemande pour donner une image de dur, ou comme symbole de race rappelant la Swastika lorsque celle-ci est interdite. Beaucoup reconnaissent ne pas avoir suffisamment de culture historique pour connaître le passé du symbole militaire allemand, et prétendent confondre avec la Croix de Malte. On créa ainsi des accessoires pour bikers dérivés des trophées de la Seconde Guerre mondiale.

Le chanteur du groupe Metallica, James Hetfield, possède une version personnalisée de la guitare électrique ESP Eclipse (basée sur la Gibson Les Paul) avec la croix de fer sur l’avant.

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204 ans après, à St-Elivet, beaucoup de batailles furent livéres, et on découvrira dans ce qui suit ceux qui, par leur combativité, puisèrent inspiration dans cet insigne. Comme la croix de fer est une décoration de période de guerre, aucune n’a été remise depuis mai 1945 et il serait bon qu’il en reste ainsi, car, comme le rappelait Francis Blanche, la guerre, c’est moche et ça ne sert à rien.

Table 1, dite « Conquérante » : à cette table d’Alien Frontiers, un combat serré oppose quatre apprentis cosomonautes. C’est Jeff qui s’envoie en l’air le plus haut (9), talonné par Tristan (6), Jack et Thomas (5).

Table 2, dite « Apocalyptique »  : Une table longue comme un jour sans pain et étendue comme les plaines de la Rhur rassemble Neox, François-René, Nourdine, Doc Nicolas, Christophe, Sophie, et Anthony dans l’univers apocalyptique de Zombicide. Il parait qu’ils s’en sont sortis.

Table 3, dite « Sinueuse » : Une table de Rallyman voit la victoire de Michal, devant Thomas et Jérôme.

Five Tribes : Les Artisans de Naqala

Table 4, dite « De fer et d’or » : Au cœur du Sultanat de Naqala, il existe une région montagneuse, difficile d’accès. C’est là que la tribu des artisans a choisi d’installer ses ateliers pour façonner des objets prestigieux : beaucoup d’entre eux sont simplement magnifiques et valent leur pesant d’or, mais certains, uniques, possèdent des pouvoirs… magiques ! Dans cette extension de Five tribes – les artisans de Naqala c’est Mickaël qui s’impose. Paul, Axel et Julien de Lannion en restèrent béats d’admiration.

Table 5, dite « Premier empire » : Alors que les premières tables se décomposent lentement, 18 minutes pour un empire réunit trois retardataires (Xel, Dom et VMN), rejoints par Tristan. A l’issue d’une joute farouche, Tristan s’impose de peu, avec le même score que Dom (11), mais plus économe de son budget. Xel (7) et VMN (5) ont pris note de la stratégie vitcorieuse et on ne les y reprendra plus à se disperser.

Table 6, dite « Cuirassée » : Il est encore question de course automobile à Hit z’ Road, qui réunit Thomas et Jérôme. Le premier cité s’impose, non par K.O. mais aux points.

Table 7, dite « La fin des haricots » : Nous replongeons dans la culture allemande, aux deux sens du mot, avec une partie de Bohnanza. Ce jeu de Uwe Rosenberg est aussi connu pour ses multiples extensions (Bohnaparte, Lady Bohn, La Isla Bohnita, etc.) et fut l’oeuvre de jeunesse du vénéré auteur d’Agricola, jeu mythique de nos chers adhérents et qui sacra son entrée dans la cour des grands. Agricola, on le note au passage en relayant une observation de Dom sur le forum, qui vient d’être devancé par Codenames dans les charts de Parties Civiles (59 à 57 à ce jour). A Bohnanza donc, la culture est d’abord potagère, celle des haricots en l’occurence, puis linguistique. On plante, on récolte, on échange ses graines, on parle un peu allemand pour déchiffre les cartes, et surtout on essaie de tout faire tenir dans deux petits champs ! Dans cette partie disputée, Paul et Xel (11) furent les meilleurs jardiniers, devançant Dom et Tristan (9). Je perdis 3 thunes à construire mon troisième champ, stratégie audacieuse autant que risquée à cinq et finalement perdante, qui explique la faiblesse de mon score (5).

Table 8, dite « Second empire » : La table 6 se réunit de nouveau, et 18 minutes pour un empire revient en piste. Une table au résultat incertain, mais, comme en atteste l’usage de l’adjectif second, il n’y aura pas ce soir de troisième opus de ce jeu. En revanche, il sera question un peu plus loin d’un troisième empire, cette fois d’un autre type.

Table 9, dite « Troisième Reich » : toutes les tables se confondent à la faveur de la nuit, et comme un seul homme, Parties Civiles (Tristan, Dom, Paul, VHS, Xel, Jérôme, Thomas) se retrouve à la table de Secret Hitler, un jeu   » à la Nosferatu », avec des libéraux, des fascistes, et Hitler (ce fier détenteur de la croix de fer en fit un emblème de la Wehrmacht), qui incarne le mécanisme original et retors du jeu, car au départ, les fascistes se connaissent, et connaissent Hitler, qui lui est dans le noir, comme les libéraux. Trois manches furent disputées, qui virent la vicotire de Dom – Hitler, désigné chancellier prématurément, puis la perte de Paul – Hitler, vaincu par une efficace coalition, et enfin le triomphe de Doc Nicolas – Hitler, indéchiffrable dans une partition aussi trouble qu’efficace.

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