Séance de VENDREDI 28/12/2018 à Servel

La première séance publique de cinéma a lieu le samedi 28 décembre 1895, dans le sous-sol du Grand Café, 14, boulevard des Capucines, à Paris. Depuis le 22 mars, les frères Lumière ont déjà présenté leur invention à des cénacles de scientifiques. Cette fois, ils s’adressent au grand public. Parmi les privilégiés de ce jour historique se tient un magicien, Georges Méliès.

Louis et Auguste Lumière ont d’abord songé à louer une salle au musée Grévin ou aux Folies-Bergères. Mais les propriétaires leur ont fermé la porte au nez. Ils se replient finalement dans le Salon Indien, une salle de billard du Grand Café, actuel Hôtel Scribe, qui compte une centaine de places. Le propriétaire de l’établissement la leur loue trente francs par jour et dédaigne de participer aux bénéfices.

Une première représentation, l’après-midi, est réservée à quelques invités triés sur le volet ainsi qu’à la presse. Mais, les journalistes ayant bien mieux à faire un samedi soir, le spectacle ne fera l’objet d’aucun écho dans les journaux des jours suivants. Le soir, 35 badauds en tout et pour tout se laissent attirer par l’affiche du « Cinématographe Lumière ». Ils ont payé un franc et se demandent, intrigués, ce que ce « cinématographe » peut avoir de plus que les lanternes magiques des fêtes foraines. Mais voilà que l’opérateur allume une boîte en bois. Le mur prend vie et le public, médusé, assiste à la représentation de plusieurs sketches, à commencer par La sortie des ouvrières de l’usine Lumière, puis une Leçon de voltige à cheval, une Pêche aux poissons rouges. L’effet est saisissant.

Le bouche à oreille amène des centaines de personnes à faire la queue devant le Grand Café, où s’enchaînent les représentations, de chacune une vingtaine de minutes. L’arroseur arrosé et L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat, projetés après quelques semaines, font un tabac. Les frères Lumière enregistreront jusqu’à 2500 billets par jour !

Le prestidigitateur Méliès, directeur du théâtre Robert Houdin et passionné de magie, se précipite vers les frères Lumière pour acquérir leur appareil. Il en offre dix mille francs. À ce qu’il racontera plus tard, Auguste refusa de le vendre, disant : « Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n’a aucun avenir commercial ».

Affiche de l'une des premières séances publiques de cinéma, en 1896

123 ans après, à Lannion, petits et grands s’émerveillaient, et voici leur histoire.

Decrypto

Table 1, dite « Inaugurale » : en quête d’un jeu léger, une table se forme autou de Decrypto, un jeu qui revisite le thème des mots à deviner, façon Codenames en apparence, mais en réalité nien plus proche de Linq. Un jeu où chaque équipe doit faire deviner le choix de 3 mots sur un choix de 4 par son équipe (qui les connaît) et par l’équipe adverse (qui les ignore, pour elle ce sont les mots 1,2,3 et 4). Il s’agit donc de donner des indices assez explicites mais pas trop, pour que l’équipe adverse ne devine pas à quels mots ils se rattachent. A titre d’exemples retors, les indices (Eau, Ruine, Cartes) ont été employés pour Château, (Boucherie, Coup, Flic, Tâche, Herbe) pour Vache, ou encore (Poker, Barrière, Indien, Océan) pour Casino. Merci à Paul de nous avoir fait découvrir ce jeu promis à un brillant avenir, et dont les magiciens des ots se saisiront sans hésiter. Pour l’histoire, cette partie inaugurale a été remportée par les Bleus (Dom, Axel, VHS), face aux Bleus (Paul, Xel), malgré quelques indices restés incompris, comme Pacifique pour Barrage, ou encore Monnaie pour Hélicoptère….

Table 2, dite « Salle obscure » : Dans le pays angoissant de Demeures de l’épouvante, Doc Nico, Neox, Olivier et François-René se sont plongés dans l’univers interlope d’une salle obscure, dont ils étaient toujours les prisonniers volontaires à l’heure du bouclage.

Table 3, dite « A grand spectacle » : on a beau s’y faire, le décor de Warhammer 40K c’est toujours du grand spectacle. Bon, autant vous l’avouer, quand les choses sérieuses s’engagent, les mètres-ruban entrent en jeu et la magie se dissipe un peu. « Mais on peut tomber amoureux d’un mètre-ruban ! », répondent en choeur Baptiste et Vincent-la-tempête !

Table 4, dite « Pour petits et grands » : à Zombicide, petits et grands s’étaient réunis pour un petit massacre entre amis: Franck, Eric, et toute leur marmaille ont passé la soirée à éradiquer des zombies.

Meowtopia

Table 5, dite « Chats bottés » :
Le maire de Meowtopia,vieux et fatigué, a décidé de laisser sa place au chat le plus qualifié pour cette fonction. « Pourquoi pas moi ? » se disent Kreenox et Jack ! Aidés de leurs assistants chatons, ils ont géré leur petite famille, cultivé les champs, et fait prospérer les commerçants, sans oublier de prendre soin de leurs chatons avec des siestes régulières et de bons repas. Un vrai programme électoral pour chats bottés ne craignant pas d’arpenter la campagne ! A ce jeu où, chat alors, les matous ont le look de ceux du créateur du jeu, Krerenox fut élu nouveau maire de Meowtopia !

Table 6, dite « Jamais vue » : à Innovation, Paul n’avait jamais vu, apprit vite, mais ne parvint qu’à une seule domination. Xel triompha avec 5 dominations, aidée du Code des pirates qui balaya tout sur son passage. Pour sa part, votre serviteur fit vrombir un superbe moteur cinq cylindres sans parvenir à y mettre une goutte d’essence, donc ne domina rien du tout, et là aussi, c’est du jamais vu, ou presque ;-(

Table 7, dite « Magie de Noël » : la découverte de Snow time , la création de notre membre-bienfaiteur Franck se poursuit. Le thème aidant en cette saison où opère la magie de Noël, le jeu fit trois nouveaux adeptes. Mais, si Kreenox s’imposa, ce fut en oubliant une règle importante, que ni Dom ni Axel ne surent relever.

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Séance de VENDREDI 21/12/2018 à Servel

Ce 21 décembre, un hasard – certainement bien organisé – réunit la Belgique et la France: il veut en effet que ce soient les anniversaires simultanés de Charles Michel (fraîchement ex-premier Ministre) et de son adversaire nationaliste Bart De Wever (bourgmestre N-VA d’Anvers) pour le côté belge, ainsi que d’Emmanuel Macron et de son opposant tout aussi nationaliste Nicolas Bay (député Européen RN) pour le côté français ! A ce jeu de ressemblances, il y a quand même une différence: si la France et bel est bien gouvernée, ce n’est plus le cas de son voisin, et ceci n’est pas une fake news !

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Aucune crise de gouvernance à Parties Civiles, bien au contraire: en cette soirée, Neox avait organisé un arbre de Noël garni de boîtes de jeu ! Un vin chaud, du chocolat et des gâteaux avaient été apportés par Marie-Anne et Hélène. On avait investi la grande salle, l’odeur de la cannelle y fleurait bon un hiver qui, lui aussi, fêtait son arrivée dans une douceur d’automne finissant. Eût-il été organisé illico, un RIP (référendum d’initiative particivilienne) de destitution de notre Président bien-aimé n’aurait pas vu l’ombre d’un bulletin accroché à sa corbeille !

Table 1, dite « Coup de théâtre » : une bonne soirée de jeux sans Wallace, c’est comme un Noël sans dinde. Une initiation à Brass, s’imposait pour Eric et Elouann. A ce dernier qui construit des manfactures de coton qu’il peine à vendre, son père lance « Balance ton port ! », ce que le rejeton fit, et la vente du coton s’ensuivit, malgré les vicissitudes du marché extérieur qui se refusa à lui en fin de partie. Avec 85, il n’eut pas à rougir de sa première expérience, toisant même le paternel, qui ne culmina qu’à 76. La bataille pour la première place tournait clairement à l’avantage de votre serviteur, quand, au dernier coup, Xel prit de court l’assemblée en dépensant 32 de ses 33 livres pour construire un chantier naval, s’adjugeant ainsi une victoire surprise par 125 à 120 !

Table 2, dite « Pays imaginaire » : Dans le pays imaginaire d’Auztralia, également sorti de l’imagination fertile de Martin Wallace, une bataille d’expertsfut réglée par Jack, evant Marie-Anne, Vincent puis KreeNox

Table 3, dite « Progressiste » : sous la plume de Dom, nous retiendrons ceci:

Quatre amateurs de gros jeux darwiniens (Gérard, Thomas, Tristan et Dom) s’installent pour la soirée autour de Bios:Megafauna, déjà vu au début du mois. Légère asymétrie pour Thomas qui (en vert) joue les plantes. Il bénéficiera à ce titre pendant un bon moment de 3 actions là ou les animaux des trois autres joueurs n’en ont que 2. Les plaques continentales ne tardent pas à se frotter, provoquant la rencontre entre des espèces qui n’ont pas eu le temps de se développer considérablement. Histoire de compliquer la prédation, Thomas se rend vénéneux tandis que Tristan apprend à chasser les poissons (cela tombe bien, Thomas a créé une espèce nageuse).

En milieu de partie, une succession rare d’événements « Mutagène » qui
affaiblit les espèces au patrimoine génétique trop complexe, parfois au
point de les éliminer, nettoie la totalité des créations d’un Dom qui a
pris un peu trop de risques et se retrouve avec rien. Il redémarre avec
une minuscule bébête mais rattraper le temps perdu est quasi-impossible.
Les événements extérieurs multiplient les zones hostiles (hautes
montagnes et déserts) qui isolent les différentes populations les unes
des autres, d’autant plus que le super-continent se fractionne et recrée
4 continents séparés.

Dans le dernier tiers, Dom oriente l’évolution de l’environnement
(couvert nuageux et taux d’oxygène) pour fragiliser les espèces en cas
d’événement Mutagène (dans le cas de Thomas, il ne peut se permettre
qu’un unique cube de mutation mais il arrive à adapter ses deux
familles). La manœuvre réussit et c’est au tour des belles créations de
Tristan de disparaître, suivies au dernier tour par une belle espèce de
Gérard qui était sorti grand gagnant de l’épisode précédent. C’est donc
sur une feuille de score reflétant à la fois les milieux hostiles et la
fin de partie cruelle pour les espèces que se termine la partie bien
après minuit : Thomas 14 PV, Gérard & Dom 10, Tristan 4.

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Enfin, c’est l’occasion de faire la pub de la chaîne YouTube du bien nommé « Jean-Michel Grosjeu » qui propose des vidéos remarquables, en particulier sur les jeux Sierra Madre Games et grâce à qui Thomas et Tristan sont entrés avec aisance dans les règles de Bios:Megafauna.

Table 4, dite « Nationaliste » : à Gugong, Benjamin administre une « grosse fessée » à ses adversaires, savoir Mickaël, Olive et Jeff

Table 5, dite « Guerre de positions » : voir se déployer Warhammer 40K sur tois tables, on se sent déjà à Noël, d’autant que le décor fourmille de jolis petits sapins enneigés. Vincent-la-tempête a tonné, et Baptiste-le-trésor a plié.

Table 6, dite « Plus grands morts que vivants » : à l’instar d’un gouvernement plus grand mort car tombé pour une cause, les aventuriers de ce Zombicide, François-René, Neox, Camille, Olivier, Sébastien Olive, Hélène et Maîwenn sont sortis de l’épreuve grandis, mais raccourcis – en même temps.

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Table 7, dite « Xmas is coming » : à défaut de climat en phase avec le thème, une partie inaugurale de Snow time se conclut dans le plus grand secret. La magnifique réalisation de notre cher adhérent Franck a été appréciée tant au niveau de sa réalisation que de son mécanisme ludique.

Table 8, dite « Trois couleurs: bleu » : histoire de finir dans la bonne humeur, un Codenames se met en place pour finir. Les Rouges (Xel, François-René et Doc Nico) ont cédé aux Bleus (Hélène, Vincent et votre serviteur) au terme d’une joute indécise, et qui s’ouvrit sur cette réflexion méthaphysique: « Je trouve qu’on ne boit pas assez de Daïquiri », dont on vous laisse imaginer l’auteur.

  • 1-0 pour les Rouges qui profitent du calage des Bleus à un Stop (Feu, Rouge et Fin) qui bifurque vers un Pouce inattendu. Sur une grille infernale, les Bleus gâchent, donnent des mots, et finissent par échouer sur l’assassin Pétrole avec l’indice Urgence, indice qui visait les trois derniers mots (Timbre, Rouge, Blé) dans une audacieuse triangulation.
  • 1-1 à la faveur d’un parcours Bleu impeccable entamé sur le joli Enigma 3 (Berlin, Code, Espion).
  • Les Bleus s’imposent 2-1 dans une manche contestée avec véhémence pour tricherie, sur la confusion entre Poison et Poisson faite par une maître-espionne ni impassible ni silencieuse, visant l’indice Sushi 2 (Poisson et Mort). Tandis que les Rouges dérapent sur la Peste à propos de Bactériologie, les Bleus concluent sans effort sur le final Abeille 1 (Miel). « Ca fait quel effet de gagner en trichant » ? s’entendent-ils vitupérer en rentrant aux vestiaires.

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Séance de VENDREDI 30/11/2018 à Servel

Le 30 novembre est propice aux batailles. Ainsi en 1700 à Narva une armée suédoise bien plus petite attaque les forces de Pierre le Grand pendant une tempête de neige et les met en déroute. A la bataille navale de Sinop en 1853, c’est la flotte russe qui envoie par le fond une escadre ottomane. Et que dire de l’affrontement nocturne entres navires japonais et américains à Tassafaronga en 1942 ? Enfin ce jour est aussi celui de la victoire du houblon et de l’orge, seuls ingrédients autorisés dans la bière allemande par le Reinheitsgebot de 1487, toujours en vigueur.

Table 1, dite « Pew Pew » : Jack et Jeff s’affrontent à Star Wars Legion, seul le son des armes laser vient briser le silence.

Table 2, dite « Boum Boum » : deux tables de Warhammer 40k accueillent, dans des décors magnifiques, les paires Julien-Maxime et Baptiste/Vincent-3.

Table 3, dite « Un os dans le kebab » : Michal, Hélène, Paul-Jr, Elouan, VHN et Sébastien disputent 3 parties de CS Files. Un jeu d’enquête, de bluff et de tchatche où on tente d’identifier un meurtrier avec  l’arme du crime et un  indice laissé derrière lui. Seul un joueur, le médecin-légiste, sait qui il est, mais il ne peut communiquer que par des listes plus ou moins pertinentes. Pour la première manche (« le kebab fatal »), un empoisonnement au cours d’un pique-nique, Michal parvient habilement à aiguiller vers la bonne coupable que Dom démasque dès le premier essai. Ce dernier devient légiste mais ne parvient pas à extirper son groupe des manipulations du meurtrier polonais qui a choisi des indices opaques à souhait et les envoie sur des fausses pistes jusqu’à sa victoire ultime. L’histoire imaginée (une rivalité professionnelle parmi les cuistots de la cafétéria qui en voit un assommer mortellement l’autre avec un jambon à l’os qui est ensuite servi en sauce Madère) laissera de marbre. Enfin, avec Paul comme légiste, c’est VHN le meurtrier qui choisit l’efficace tronçonneuse comme arme du crime sur un fond de meurtre passionnel. Après avoir longtemps réussi à brouiller les pistes, un témoin ayant entendu un son prolongé rend difficile la dissimulation. Les autres joueurs essaient toutes les combinaisons et finissent par le démasquer.

Table 4, dite « Famiglia » : à Signorie, Gérard, Xel, Thibault et Lubin lancent des dés pour assurer la prééminence de leur famille italienne. Gérard l’emporte mais ce fut serré.

Table 5, dite « Rush spatial » : après avoir été ressorti à « Dimanche on joue ! », le classique qu’est Race for the Galaxy fait son grand retour avec dans le rôle des bâtisseurs d’empires galactiques Mickaël, Frank, Frédéric et Noé. C’est le premier qui triomphe.

Table 6, dite « Avec ou sans Vikings » : Tristan, Gabriel et Eric jouent à Raids, un jeu avec des Vikings. Il y a aussi du commerce, des combats et de l’aventure. La vie, quoi. Ce n’est pas un barbu blond qui a gagné, mais le brun Gabriel. On y joue ensuite à Kardinal und König, un jeu sans Vikings mais avec des émissaires qui voit une victoire du barbu blond (mais « tout le monde a été bon », m’assure-t-on)

Table 7, dite « Restée sur l’estomac » : du gros coopératif qui tache (de sang) avec une aventure de Aeon’s End embarquant Neox, ThomasC, Jérôme et François-René. Ils ont fait la connaissance du Prince Glouton et ont dû s’admettre vaincus après n’avoir réussi à lui soustraire qu’à peine la moitié de ses PV.

Table 8, dite « Flambeuse » : la table 3 joue à Las Vegas après le départ de Paul. A cinq, et sans les dés supplémentaires du DUC, il faut se priver de la mécanique habile des dés blancs neutres. La partie a été comme souvent pleine de rebondissements, même si comme disent certains on croit contrôler mais on subit les dés. Retenons qu’à la première manche, Sébastien s’empare d’un gros billet par un ultime lancer de trois « 1 », et qu’à la troisième manche Hélène tire les marrons du feu en profitant de l’annihilation mutuelle des deux autres joueurs qui ont chacun misé 4 dés sur le casino « 6 ». Les scores finaux (en k$) reflètent ces coups d’éclat : Héléne 440, Sébastien 360, Elouan 340, Dom 280 et Michal 40.

Table 9, dite « Bouche-trou » : petit Non Merci pour Jérôme, Gabriel, ThomasC et F-R. Nous n’en savons pas plus.

Table 10, dite « Malentendus » : pendant que la table 4 est en mode « papotage de fin de partie », cela repart pour deux parties de Shadow Hunters. A la première à 7 joueurs (Gabriel, Jérôme, ThomasC, Hélène, F-R, Neox, VHN), les Neutres sont décimés peu à peu, Hélène entretient la confusion sur qui est qui, Gabriel appliquant des méthodes déductives débusque les Shadows et inflige au Vampire/F-R des dommages qui font gagner les Hunters au tour suivant. La seconde partie a lieu après le (faux) départ du narrateur.

Table 11, dite « Du neuf avec du vieux » : la table 4 déballe King’s Road, un jeu récent (et apparemment pas inoubliable) du vénérable (et vénéré) R. Knizia. Les protagonistes pourront s’exprimer à son sujet sur le forum.

Table 12, dite « After hours » : il y eut semble-t-il encore une partie de Hanabi.

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Séance de VENDREDI 19/10/2018 à Servel

Le 19 octobre est un jour où l’histoire de l’église honore les siens. En 2003, mère Teresa fut béatifiée, et ce fut le tour de Paul VI 11 ans plus tard. Mais c’est également celui où elle les pleure, à l’image du prêtre polonais Jerzy Popieluszko, assassiné le 19 octobre 1984 – après une première tentative six jours plus tôt – dans des circonstances rocambolesques et tragiques  (il fut enlevé par la police politique, lesté puis jeté dans un réservoir d’eau de la Vistule). Il sera lui aussi béatifié, en 2010. Plus de 500 000 polonais rendront un dernier hommage au prélât, dont les obsèques célébrées en l’église Saint-Stanislas-Kostka de Varsovie insuffleront une seconde vie au syndicat Solidarność, alors bâillonné.

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En ce 19 octobre à Lannion et veille du festival Scorfel, nous continuons d’être béats d’admiration devant la foule des particiviliens qui irrigue les allées de la maison de quartier de Servel pour porter la parole du jeu – et pourtant ils sont loin d’être tous des canons – même s’il y en a quelques uns, cherchez bien 🙂

Table 1, dite « La tentation de l’Ouest » – sous la plume féconde de Dom:
Yeeehaaah ! les cow-boys and girls Olive, Xel, Guillaume et Dom, flanqués de machinistes ferroviaires et de charpentiers, entament avec Great Western le parcours d’une piste jalonnée de tuiles d’actions qui les emmènera une demi-douzaine de fois jusqu’à Kansas City vendre leurs bovins. Il est de ces jeux qui intègrent le deck-building à un gros jeu de gestion. De multiples chemins de développement, apparemment bien équilibrés, et 11 façons de marquer des points (!) Dans cette première partie pour certains, le placement  « mode découverte » des bâtiments a été utilisé. Et les stratégies, axées sur l’amélioration de sa main et la multiplication des ventes ont été similaires. Oui mais une erreur de compréhension sur l’enchaînement des actions (et pourtant Xel avait mis en garde…) a fait que la capacité à embaucher du personnel est devenue une loterie liée à la composition de sa main au départ de la piste. Loterie où Olive n’a clairement pas tiré le gros lot ! Le résultat final (Xel 82, Dom 76, Guillaume 48, Olive 46), couronnant une fin de partie où tous les quatre sont arrivés simultanément à Kansas City, est donc entaché de ce biais. Toutefois, il reflète bien l’excellent dernier tour de Xel, seule à avoir décroché les 9 PV d’une expédition de cargaison jusqu’à la lointaine San Francisco. S’il fallait adresser un bémol au jeu, ce serait sur l’interaction somme toute limitée. En particulier, c’est la première fois que je vois la règle « je dois payer pour passer par un bâtiment adverse mais si je n’ai pas d’argent je passe gratuitement » !

Table 2, dite « Le saut de l’ange » : notre correspondant infiltré à la table de Space hulk: death angel, rapporte une victoire collective, malgré la traîtrise de Vincent. François-René, Maïwen, Olivier, Nicolas II et Pierre en furent auréolés.

Table 3, dite « Solidarité conditionnelle » : AuZtralia comme son nom l’indique, se passe en Australie dans un univers militaire oppressant, car infesté de grands anciens. Et c’est Jack qui régale avec sa version kickstartée, pour la première officielle de ce Wallace très attendu, que nous avons déjà découvert à Troadé sans pouvoir y jouer. A l’examen, le jeu révèle une dualité entre une ambition individuelle: celle du fermier qui construit des rails pour aller défricher l’outback, fait pousser son maïs et élève son bétail, et découvre à l’occasion un peu de phosphate sur ses terres – et un destin collectif, celui de survivre à l’invasion des grands anciens. Il faut ici recruter et mobiliser des troupes: fantassins, infanterie, zeppelins, blindés, etc… Et oui, il faut le faire, sinon nos fermes seront ravagées et nos chers PV envolés ! Le mécanisme est original, mais souffre à mes yeux d’un grave déséquilibre: la très faible rémunération des chefs de guerre. Examinons en effet la feuille de marque de cette partie inaugurale:
Je l’emportai avec 45 PV, dont 34 de fermage, 9 de phosphate, et 2 de prises de guerre (un seul ennemi tué). Thomas atteint 34 PV avec 8 en fermage et 9 en bonus divers, et 17 gagnés au combat, maigre produit de cinq batailles homériques ! Jack finit avec 27 PV et les grands anciens, qui eux aussi sont classés (autre originalité: il faut les battre!), culminent à 15 PV. Quant à Armand, il quitta tôt la table, rappelé à la vie réelle par une urgence, et ne sera pas classé.
La moralité de cetet histoire est que beaucoup dépend du placement initial, lui-même déterminé par un tirage au sort. En effet, les grands anciens attaquent dans l’ordre de leurs numéros, et si l’on se place au nord-est comme je l’ai fait (qui plus est à une portée de rails de deux mines de phosphate !), on peut les attendre tranquillement pendant un certain temps et prospérer tout en apportant une solidarité assez conditonnelle à l’effort de guerre. Si, comme je l’ai compris, cet ordre d’attaque est figé dans les règles, c’est aussi à mon avis une grave source de déséquilibre. Alors, Auztralia serait-il un chef-d’oeuvre en devenir ? Nous attendons le verdict de nos pères wallaciens pour savoir quelle parole prêcher !

Table 4, dite « Santo subito » : à Grand Austria hotel, Paul (150) a converti de nouveaux adeptes: Vincent-le-barbu (120), Adrien (119) et Sébastien (100). Pour cet exploit, l’apôtre du Christ sera fait santo subito.

Tables 5 et 6, dite « Mise en scène » : Julien-de-Paimpol et Vincent-le-malpoli( NDLR: surnom auto-attribué), d’une part, Neox, Baptiste et Steven d’autre part, s’étalent sur une grande table avec les figurines de Warhammer 40K. Une mise en scène aussi impressionante et avec presque autant de protagonistes que pour l’assassinat du père Popieluszko, mais pour une issue heureusement moins tragique, on l’espère !

Table 7, dite « Nom imprononçable » : en fin de soirée, Dom abruti de soleil et de poussière tombe sur F-R, Maiwen, Neox et Vincent, qui n’ont pas envie d’aller se coucher et sont vraiment curieux de découvrir les jeux reçus dans le carton de prêt de IELLO. Et hop, on sort Qwirkle, un jeu abstrait présenté par le Gentil Animateur comme « un Scrabble avec des formes géométriques ». Autant dire qu’il a su motiver ses troupes, pas vraiment le cœur de cible d’un tel jeu ! (OK mais il s’en est vendu plus de 2 millions dans le monde). Neox prudent reste dans le rôle d’un contemplatif bienveillant. On se souviendra des nombreuses arguties pour décider si telle pose de tuile est légale, immanquablement closes par le rappel à la règle quasi-unique de ce jeu « chaque ligne est faite de couleurs ou de formes identiques ». Le vieux l’emporte sur les jeunes.

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Séance de VENDREDI 14/09/2018 à Servel

La bataille de Marignan, ville à 16 km au sud-est de Milan, prit fin le 14 septembre 1515 entre le roi de France François Ier et ses alliés vénitiens aux mercenaires suisses qui défendaient le duché de Milan. C’est l’un des épisodes des guerres d’Italie commencées par Charles VIII en 1494 afin de contrôler le duché de Milan.

Première victoire du jeune roi François Ier, acquise dès la première année de son règne, elle fit environ 16 000 morts en seize heures de combat sur deux jours, fait inhabituel pour cette époque, et est devenue un symbole de la gloire du roi. Dès la victoire, le récit de la bataille est publié et raconté sur la place publique ou lors des prêches à l’église. Elle sert aussi à justifier une croisade imaginée par Léon X et que devait conduire François Ier. Dans le cadre de la préparation de cette croisade, est réécrit la geste de François Ier unique vainqueur à Marignan le jour symbolique de la Sainte-Croix, les alliés vénitiens disparaissant complètement du récit.

Plusieurs auteurs évoquent l’adoubement du roi par Bayard sur le champ de bataille de Marignan le D’autres ont considéré cette histoire comme un mythe, qui aurait été monté par demande royale, afin notamment de faire oublier que celui qui adouba François Ier lors de son sacre (le connétable de Bourbon, artisan de la victoire de Marignan) se rangea en 1523 du côté de Charles Quint. Pire, le connétable aurait été l’organisateur de la future défaite de Pavie, et donc de l’emprisonnement de François Ier.

En 1518, Léonard de Vinci organise au château d’Amboise les fêtes en l’honneur du baptême du dauphin et du mariage de Laurent II de Médicis avec une cousine du roi François Ier. À cette occasion, il reconstitue la bataille de Marignan par l’assaut et la prise d’un faux château construit avec des toiles clouées sur une structure de bois, François Ier paradant à cheval au milieu de 10 000 figurants. Cette image du roi chevalier se renouvelle en 1519 lorsque François Ier prétend à l’élection impériale. Après la défaite française de Pavie en 1525, des textes de propagande soulignent que la bataille de Pavie est insignifiante par rapport à celle de Marignan (« Tout est perdu, fors l’honneur »).

À la fin de son règne, le roi malade ne participe plus aux combats mais la propagande rappelle que sur les théâtres de bataille, François Ier est présent symboliquement tel le chef de guerre qu’il a été à Marignan. La défaite des Suisses fut un événement, car ceux-ci ont acquis, par leur discipline, une réputation d’invincibilité. Autre illustration de la propagande royale, des médailles ont été frappées sur lesquelles François Ier est associé à un grand chef de l’Antiquité, Jules César.

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Quelques années plus tard à Lannion, batailles, gloires et adoubements hantaient les rêvs d’un peuple de joueurs.

Table 1, dite « Stratégie militaire » : Dom nous invite à la table de L’année du dragon, un jeu où, annonce-t-il, nous allons souffrir mois après mois de divers maux qui vont frapper les châteaux que nous tentons péniblement de construire. Une stratégie quasi militaire est ici requise pour planifier ses actions en préviison de ces événements fatals, d’autant que vous n’êtes pas le seul à y penser ! C’est ici que le rôle d’une piste d’influence, qui ne sert qu’à déterminer l’ordre du tour, prend tout son sens: si l’action convoitée est déjà prise et que vous ne pouvez pas payer votre colocation sur l’emplacement, votre stratégie si bien pensée peut dérailler subitement ! A l’issue de cetet année éprouvante, c’est Françoise qui crut tenir le haut du pavé (89), mais son adoubement fut contrarié par Dom (95), sous l’oeil admiratif de Pierre (78) et VHS (71).

Table 2, dite « Stratégie électorale » : à Quadropolis on brigue des mandats municipaux en essayant de faire fructifier sa ville. Maël et Nicolas II gagnent, mais comme il n’en faut qu’un dans le fauteuil, c’est Maël qui l’occupe grâce aux règles départageant les égalités. Petit Paul et Vincent-du-93 ont été quant à meux mis en minorité.

Quadropolis VF

Table 3, dite « Amour et gloire » : ici, François-René régale avec sa nouvelle acquisition, Saint Seiya Deckbuilding, et, à l’inverse de Jean-Claude Dusse, il ne laissa à personne d’autre le soin de conclure. Olivier, Xel, Mickaël et Xof étaient pourtant sur le coup, c’est dire l’exploit.

Table 4, dite « Sainte-Croix » : à l’épreuve du carrefour de Dead of winter: a crossroads game on doute que nos croisés, Armand, Franck, Eric, Pierre et Thomas l’aient passé, l’hiver. Mais soyons bienveillants, le doute leur profitera sauf si le forum baisse le pouce.

Table 5, dite « Sophomore » : enhardie par son expérience de Freshman, la table 2 passe au stade Sophomore et rejoue à Quadropolis – mais en mode expert !

Table 6, dite « Fors l’honneur » : à chaque grande bataille, Francois Ier écrit à sa mère, régente et toujours fière de son « César triomphant ». Mais à Pavie (1525), c’est une défaite, et même le pire désastre militaire du règne. Le roi, assiégeur devenu assiégé, donc piégé, est passé à l’assaut, courageux, mais brouillon, contre l’avis des vétérans qui l’entouraient. Piètre stratège, il a placé son artillerie, l’une des meilleures d’Europe, derrière sa cavalerie, lui ôtant toute efficacité. La sixième guerre d’Italie tourne à la catastrophe : le Milanais est reperdu, le duc de Bourbon, passé du côté de Charles Quint, a attaqué la Provence, bombardé Marseille, pris Aix. Et le roi est fait prisonnier à Pavie, où de grands capitaines sont tués. Dans sa lettre du 25 février 1525, le roi écrit « Madame, pour vous avertir comment se porte le ressort de mon infortune, de toutes choses ne m’est demeuré que l’honneur et la vie qui est sauve. » L’histoire en a retenu cette citation « incontournable » mais tronquée: « Tout est perdu fors l’honneur ». Et, à Nebula c’est ce qui arriva à Doc Nico (18), coiffé par Marie-Anne après une valeureuse joute, qu’observait, impuissant, le grand Vincent (15).

Table 7, dite « Chanson de geste » : Doc Nico, Jack, Marie-Anne, Thierry et Matisse entonnent de concert une chanson de geste victorieuse à Time bomb.

Table 8, dite « Connétable » : à Warhammer 40 000, nos retrouvons Baptiste, auquel le rang de connetable va si bien, et quelque manant de passage. En dire l’issue serait lui faire injure.

Table 9, dite « Alliances vénitiennes » : à Codenames nous retrouvons les Rouges (Dom, Xof, Pierre, Xel, Nicolas II) et les Bleus (Vincent-du-93, VHS, Maïwen, Francois-René, Doc Nico). Une partie qui ressembla à un jeu de cache-cache dans le bal d’un palais vénitien, entre indices androgynes et assassins masqués:

  • Rouges 1-0: fait inédit, le même indice Neige est lancé par les Rouges, puis les Bleus, sur une intuition géniale de votre serviteur qui rebondit sur Eau et Classe, mais la Mort a scellé la victoire des Rouges dans une jolie triangulation (Point, Chute, Boîte)
  • Bleus 1-1: les Rouges glissent sur un Haricot-Râme, puis se font hara-kiri avec l’assassin Bois dévoilé sur un Trirème fort dangereux
  • Bleus 2-1: victoire sur le fil des Bleus qui s’y prennent à deux fois pour trouver Paysage (Banc, Etoile, Ile)
  • Bleus 3-1: dans une histoire de racines, les Rouges sont pénalisés sur une énorme faute (indice Bisounours pour trouver Bise !) alors que les Bleus ont rusé en arguant des racines grecque et latine différentes entre Coeur et Cardiologue. Quant à Doc Nico, pour Bise, il aurait misé sur Lalou Bize-Leroy, alias LBL, la co-gérante au nom de libellule et à la taille de guêpe de la Romanée Conti (le jour de ses obsèques, elle recommande un Chambertin 1955, avis aux amateurs). Quant à Dom, à l’indice Savoureux, il a foncé sur Carotte, parce que pour un lapin, c’est savoureux. Dom est-il un lapin ?
  • Bleus 3-2: Maïwen dévoile son jeu: quand elle dit Préliminaires, elle pense (Main, Bouche, et Boxer), mais éloignez-là des Bourses, c’est l’assassin !

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Séance de VENDREDI 17/08/2018 à Servel

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Le 17 août 2005, à Montpellier, Zinédine Zidane revient sur son retrait de l’équipe de France (qu’il avait annoncé un an auparavant), et joue son match de retour contre la Côte d’Ivoire en tant que capitaine. Dans cette rencontre, qui se joue à guichets fermés et est suivie par près de dix millions de téléspectateurs, la France s’imposera 3-0, avec notamment un but de Zidane. La suite de l’histoire d’amour avec les Bleus connaîtra des épisodes heureux à la coupe du monde 2006, avec notamment sa monumentale prestation contre le Brésil, mais, comme les histoires d’amour en général, elle se terminera mal, sur le coup de boule fatal de Berlin. Mais comme il y a toujours un bien pour un mal, ce fait donnera lieu à une oeuvre d’art aussi monumentale que le fut le geste, et qui fait la joie de la collection Lambert à Avignon, où elle accueille le visiteur.

13 ans après, et alors que Zidane amorce une nouvelle phase de retrait, les onze tables de cette soirée à rallonge à Lannion nous permettront de revisiter certains des plus grands joueurs de l’histoire à travers notre équipe idéale.

Table 1, dite « Dino Zoff » : à Descendance, le pouvoir de l’église permet à Maël (68) d’imposer sa loi, face à Sophie (61) et Nicolas II (54). C’est ce qui s’appelle, comme ne disaient pas les Italiens avant d’apprendre cette expression par l’entremise de Rudi Garcia, remettre l’église au centre du village. En attendant, si, champion du monde en 1982 à 40 ans, Dino Zoff reste le joueur le plus âgé à avoir gagné un Mondial, pour notre jeune vainqueur, la valeur n’attend pas le nombre des années.

Table 2, dite « Benjamin Pavard » : à Abyss surgit, venu de nulle part, Paul (85), qui étourdit d’une frappe de batard Xel (73) et Jérôme (68), qui coulent dans les profondeurs.

Table 3, dite « Marcelo » : à Troyes, Dom avait fière allure avec sa Chevalerie. Ce moteur dont le dé rouge est un carburant puissant a des airs de défenseur, mais il se révèle, comme Marcelo, redoutable en attaque. Et, comme, à l’instar du latéral du Réal, Dom n’est pas gauche dans ses jets,  il nous a roulés dessus avec le score surréel de 65, devant votre serviteur (39) et Gérard (32).

Table 4, dite « Fabio Cannavaro » : aussi brutal et imposant que le libéro italien Ballon d’or 2006, Doc Nico a fait la loi à Scythe dans une partie où Xof, Jack et Gérald ont surtout évité le un-contre-un. Une entrée en scène musclée pour Gérald, qui découvrait Parties Civiles, mais qui a eu l’air d’aimer ça !.

Table 5, dite « Franz Beckenbauer » : à Conan, Neox se risque à l’auto-analyse de sa contre-performance, car il ne joua pas le Kaiser – merci à lui :

« Alors que se déroule une conspiration dans le but de mettre Valerius sur le trône d’Aquilonie, Conan à disparu en voulant récupérer le coeur d’ahriman. Mais un petit groupe d’aventuriers composé de Neox, Hélène, François-René et Maiwenn, fidèles au roi Conan, ont suivi sa piste. Guidés par Ikhmet le renégat Stygien, les aventuriers ont découvert l’entrée d’un réseau souterrain complexe le long des berges du Styx… C’est là que Conan serait détenu. Le groupe nettoie tranquillement la grotte tout en cherchant le puits qui permettrait de descendre à l’étage inférieur. Une fois découvert, l’overlord (Mickaël) réveilla le gardien ultime de ses lieux, la reine scorpion! Elle commenca par pondre de nombreuses unités dans le but de nous freiner, mais rien ne pouvait plus arrêter les aventuriers qui mirent les têtes de ces arthropodes sur des piques. »

Table 6, dite « Andrès Iniesta » : Sea of clouds voit une issue proche de la table 2: Paul (88) remet le couvert face à Xel (65) et Jérôme (42). A l’instar du roi de la passe, avec Paul, tout casse, tout passe, sauf les baffes.

Table 7, dite « Dominique Rocheteau » : Baptiste, Hélène et un accolyte se la jouent comme Rocheeau à Warhammer 40,000. Ils ont été précis. Le bon ailier droit, c’est celui qui a de la craie sur les chaussures.

Table 8, dite « Claude Makelele » : à Innovation votre serviteur ramasse les châteaux chez Dom et Gérard, comme le fit Claude Makelele en France et en Espagne, grâce à la combinaison machiavélique des cartes Monothéisme et Ingénierie. Cette destruction en règle fut le fruit d’une incroyable erreur de Dom qui me permit de dominer les âges 2 et 3 et d’infliger un incroyable 5-1-0 à mes adversaires (c’est Dom qui sauve l’honneur) !

Table 9, dite « Delio Onnis » : malins comme de vieux renards des surfaces (dont Delio Onnis reste à jamais l’éternel modèle), Xel, Paul, Jérôme, Nicolas II, Maël et François-René ont arpenté celle bien glissante du tableau de Room 25. Les gardiens (Maël et Jérôme) ont été aussi efficaces qu’Arconada en finale de l’Euro 1984 !

Table 10, dite « Diego Maradona » : comme le stade Monumental de Buenos-Aires qui fit les beaux jours de l’argentin, cette partie d’Innovation restera dans les annales pour son incroyable final et son suspense digne du récent France-Argentine de la coupe du monde. Pourtant Doc Nico découvrait le jeu, mais c’est qu’il apprend vite ! Par la grâce de la main de Dieu, la victoire se joua à un tour près en ma faveur (6 dominations à 5) dans une partie qui monta très haut dans les tours et restera à jamais dans les annales. Frustré, le Doc remit son billet, mais il y fut défait cette fois nettement, 6 dominations à 1. Comme les deux buts si différents du Pibe de Oro lors du fameux Angleterre-Argentine de la coupe du monde 1986, à ce jeu, aucune partie ne se ressemble.

Table 11, dite « Garrincha » : à Codenames on a fait un petit tour en mer avec le commandant Cousteau et Tabarly, mais c’était surtout des ronds dans l’eau. Cette partie chaloupée comme un dribble de Garrincha aura au moins permis à quelqu’un à faire connaissance avec les Helvètes, dans une partie plutôt underground.

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Séance de VENDREDI 20/07/2018 à Servel

Francis Blanche naquit un 20 juillet il y a presque un siècle et mourut un mois de juillet il y a plus d’un demi-siècle. Entretemps il fit bien rire la France. Selon sa page wikipedia, il y a une rue Francis Blanche à Brest mais on n’en trouve pas trace. Il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur internet.

Table 1, dite « Dans une guerre, c’est toujours l’adversaire qui commence » : Vincent-B a réussi à ressortir Feudum, cette fois pour Neox et Tristan qui sont venus en connaissant les règles (avancées !). Contrairement aux deux essais précédents, la partie est allée à son terme. Et selon des informations de première main, le Président était chez lui à minuit et demi, donc cela a duré « raisonnablement pour un gros jeu ». Les trois sont très contents de leur partie qui a vu Vincent et Tristan rivaliser pour la tête, le dernier sachant montrer les dents au bon moment et le premier ayant été qualifié de belliqueux. Victoire de Tristan au final, sans qu’on sache qui a commencé, avec quelques points de scoring mal maitrisés cependant. Il y a de bonnes chances de le revoir prochainement.

Table 2, dite « Vienne la nuit, sonne l’heure, des gens s’amusent, d’autres meurent » : comme mardi dernier, on cherche un jeu à 6 qui devient vite un jeu à 8 avec les derniers arrivés. Ce sera Loup-Garou pour une Nuit pour Xel, Mickaël, Axel, Frank, Paul-Jr, Elouan, Eric et VHN, une version de ce classique des rôles cachés, sans élimination et en un tour (avec la nuit où chaque personnage agit selon son rôle, et le jour où on discute puis choisit une victime). Beaucoup de palabres et de dissipation pour ce qui aurait dû être un party game rapide ! 4 manches furent disputées où à chaque fois il y eut autour de la table bien plus de villageois que ce que les cartes permettaient. Frères, il y a un traitre parmi nous ! Ajoutez-y quelques uns qui n’ont pas utilisé leur pouvoir et des enfants pas si innocents que cela, et vous arrivez à 3 victoires sur 4 pour les loup-garous.

Table 3, dite « Il n’y a plus de nos jours que deux sortes de piétons : les rapides et les morts » : avec leurs fantassins-piétons, Julien et son invité Steven disputent une longue et volumineuse partie de Warhammer 40k.

Table 4, dite « Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement » : Axel, Mickaël et Elouan enchainent du petit avec du gros en sortant Outlive et étaient encore plongés dans leur monde post-apocalyptique quand le rédacteur disparut dans la nuit.

Table 5, dite « Pas la peine d’être plusieurs pour arriver le premier » : le reste de la table 2 dispute une partie en trois manches du Lièvre et la tortue (version Iello), un jeu de course et de paris qui peut être vicelard. Chaque animal a sa façon d’avancer en fonction des cartes jouées, et la grande question est « y en a t-il-un de favorisé ? » sachant que toute façon on n’est pas libre de parier sur qui on veut (le premier pari est imposé tandis que pour le second on doit choisir parmi ses 7 cartes initiales). VHN l’emporte grâce à un pari osé en dernière manche (tout sur le lapin ! qui arrive le premier), manche qui a vu l’agneau prendre un départ-canon puis mystérieusement cesser d’avancer pendant la seconde moitié, au grand désespoir de Paul.

Table 6, dite « La preuve que la lune est habitée, c’est qu’il y a de la lumière » : Dom fait découvrir Love Letter (version Star Wars) à Paul et Eric. Chacun remporte une manche puis Paul fait le break et part auréolé de la lumière de la victoire.

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Séance de MARDI 26/06/2018 à Ti Koad

Onze joueurs plus un arbitre ce soir, toute ressemblance avec un sport collectif qui nous prive temporairement de certains adhérents serait purement fortuite.

Table 1, dite « Phase de poule » : troisième sortie de rang pour A Handful of Stars, du Wallaaace dans l’Espaaace. Deux joueurs qui découvrent (Julien-2 & VHN) et deux qui rejouent (Thomas & Jack). A première vue, les aspects irritants de Mythotopia ont bien été gommés et le thème et son rendu visuel sont plus attrayants. A la fin, deux groupes : Thomas et Julien autour de 53 PV et Jack et Dom autour de 35 PV. Les qualifiés ont bien utilisé les cartes et jetons de score ; les éliminés se sont peut-être un peu trop lancés dans de vains combats. A signaler, le coup brillant de Thomas qui en ajoutant un trou noir (avec une carte à usage unique) s’est protégé de Julien tout en le confinant dans une bordure où il a pu certes se développer tranquillement mais qui l’a fort éloigné du reste de l’action.

Table 2, dite « Troisième mi-temps » : Le Bien et le Malt voit lui aussi un mélange d’initiés (Xel & Neox) et de novices (Olive & F-R, ce dernier restant dans le rôle de l’arbitre) parmi les moinillons brasseurs. Olive s’avère être un maître ès-boissons fermentées et l’emporte d’une courte chope. Oui mais un juge de touche a signalé une faute de règle commise dans la surface du plateau. Comme ils jouent plus vite que la table 1, ils enchaînent avec une partie de Roborally où cette fois F-R se mêle à l’action.

Table 3, dite « Tirs au but » : Baptiste (dit « le coffre-fort ») et Christophe (dit « le dynamiteur ») s’affrontent en face à face à Warhammer 40,000. Cela avait de l’allure.

Table 4, dite « Corner » : deux visiteurs de passage et figurinistes jouent à Warhammer Underworld Shadespire dans un coin de la salle. Nous n’en savons pas plus.

Les prolongations prirent la forme d’une longue discussion dans la douceur d’une nuit d’été odorante.

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Séance de VENDREDI 18/05/2018 à St-Elivet

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En ce 18 mai, Charles Trénet aurait eu 105 ans. Une chose est sûre, à Lannion, en cette soirée de jeux, il y avait de la joie !

Table 1, dite « Fleur bleue » : Vincent-le-deuxième nous fait ici honneur et privilège de dévoiler, telle une fleur bleue, sa création: Rue de la soif, un jeu de gestion de bar bien sûr, qui est encore à l’état de prototype et que nous découvrons en tant que bêta-testeurs dûment qualifiés. Le mécanisme du jeu est intéressant (on se passe les cartes comme à 7 Wonders) mais il est difficile de retenir les clients dans son bar, la faute à des cartes trop puissantes, et à des mécanismes permanents tout aussi puissants (défausser une carte pour voler cinq clients) ! Il y a quelques réglages à peaufiner donc, par exemple la notoriété que l’on peut améliorer pour commencer la semaine qui vient, mais ce n’est pas certain que commencer soit avantageux ! C’est Tristan qui règle cette première partie, que nous avons limitée à une semaine, avec 182, devant votre serviteur (142), Maïwenn (136), Quentin (97) et François-René (69), que seul son score consolera. En tous cas c’est une belle découverte qui montre la créativité de nos membres, et que Vincent-le-premier, qui fit une apparition cameo, apprécia en connaisseur !

Table 2, dite « L’âme des poètes» : au calme, Baptiste et Julien-de-Pampol se lancent dans un déploiement en marteau et enclume du scénario « Butin de guerre » de la mission Maelstrom of war. C’est à Warhammer 40 000, bien sûr. Un jeu qui a l’air très guerrier et brutal, mais quand on prend le temps de les observer, avec leurs manières policées et leur maniement feutré du double-mètre, on a plutôt l’impression d’y voir l’âme des poètes. Et puisqu’il faut un vainqueur dans cette configuration en jeu égal, ce fut Baptiste.

Table 3, dite « Boum ! » : à Mythic Battles Armand et Mickaël ont fait boum, laissant Guillaume et Axel abasourdis.

Table 4, dite « La mer » : encore une découverte ici, avec Le bien & le Malt. Dans cette partie très serrée en bord de mer, Dom s’est distingué d’un tonneau devant Xel, Neox et Justine.

1670 Bien et Malt 1

Table 5, dite « Que reste-t-il de nos amours ? » : rien ne nous ets parvenu de cette partie de Earth Reborn, où Michal, Nicolas II et Cédric étaient aperçus.

Table 6, dite « Les fous chantants » : Une joyeuse bande de fous (Jack & Thomas) s’est attachée à conquérir l’Angleterre de Xof et Maël à 878 – Les Vikings et ils sont parvenus à leur fin, en chantant (croyez-le ou non).

Table 7, dite « Nationale 7 » : poursuivant en pente douce la Nationale 7, les protagonistes de la table 1 (sauf votre serviteur) arrivent jusqu’en Grèce et se retrouvent à Peloponnes. Tristan règle l’affaire.

Table 8, dite « Y a d’la joie» : à Codenames, la soirée finit dans la joie. Cette partie vous sera bientôt contée par le menu ici-même. Un peu de patience que diable !

Quelques jours après donc, voici le récit de cette joute mémorable qui opposa les Rouges (Xel, votre serviteur, Justine, Xof, Vincent-2) et les Bleus (Thomas, Dom, Mael, Jack, François-René):

  • Bleus 1-0: Les rouges s’égarent en enfonçant le Piston pour Engrenage alors que Roue et Dents étaient bien visibles sur la grille ! Ce retard à l’allumage leur fut fatal pour cette première manche, qui se conclut en mode « petit bras » avec deux coups en 1. Pourtant, Thomas, qui proposa donc Abondance 1 pour Corne et Suisse aurait très bien pu faire deviner les deux avec ce même indice, auquel cas le mérite de cette victoire lui aurait été crédité sans discussion ! Les Rouges, qui eux ont tenté, face à cette situation critique, un Perpétuité 3 (Cellule, Canne, Aube) ont vu leur audace mal récompensée par des espions en berne ;-(
  • Bleus 2-0: Dom se dit à l’aise avec les canons – on appréciera et laissera le lecteur deviner si on parlait d’arrosage ou de bronzage. Tandis que Justine patine, Jack fait feu de tout bois, et conclut, avec une Ablation chirurgicale, une manche qui sera marquée par cette grave interrogation: l’écriture a-t-elle été inventée dans le croissant fertile (là aussi, on laissera au lecteur le soin de se positionner) ?
  • Bleus 2-1: Belle remontada des Rouges malgré un indice casse-gueule (Gueule donc, qui visait Loup et Face, et non pas Casse)
  • Bleus 3-1: Nœud fur le mot gordien de cette manche, et pour le dire, de cette partie, et queue ne visaient pas les indices Tronc ni Internet – oracles rouges lancés en vain dans un ciel de nuages. Et une fois le mot « cramé », qui-vous-savez déroula une Fellation 2 – qui dévoila, comme de juste, Queue et Gorge. L’obscur indice Espace (pour Pouce et Souris) fut fatal à Vincent, qui, avec Couleurs 4 (Or, Rouge, Noir, Souris), sortit le plus beau coup de cette partie aussi fertile qu’une queue de croissant !

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Séance de VENDREDI 20/04/2018 à St-Elivet

Le 20 avril 1825, le roi Charles X fait voter une loi sur le Sacrilège, croyant de la sRésultat de recherche d'images pour "charles 10 sacrilège cartoon"orte « re-christianiser la France ». Le texte condamne à mort, avec amende honorable (obligation de se repentir en public avant l’exécution) toute personne qui aurait en public profané des hosties ou les vases les contenant !

C’est du jamais vu. Cette loi, qui assimile le sacrilège à un parricide, est promulguée malgré les critiques, y compris chez les « ultra-royalistes », mais ne sera jamais appliquée et le successeur de Charles X l’abrogera sans attendre, le 11 octobre 1830.

A Lannion, quelques années plus tard, nombre des parties jouées ont vu un résultat sacrilège: un roi, un grand duc et un baron perché ont été aperçus chutant de leur piedestal !

Table 1, dite « Vieillesse et naufrage » : embarqués dans Les contrées de l’horreur Guillaume, François-René, Neox, Maël et Nicolas II se sont fait coincer par le grand Ancien.

Table 2, dite « Lèse-majesté » : cette table de Mythotopia vit une lutte sans merci de près de 4 heures entre Thomas, Paul et votre humble serviteur, que Justine observait à une petite longueur. Le mécanisme de fin de partie concourt à cette longueur exceptionnelle: un joueur peut mettre fin à la partie si elle est suffisamment avancée, et, surtout, s’il la remporte après la résolution de tous les combats en cours. On vit ainsi fleurir les combats en suspens qui visaient à empêcher l’un des trois larrons d’en user. C’est finalement Justine qui, choisissant de défendre une de ses positions, et privant de ce fait Thomas d’un gain potentiel, scella la victoire de votre narrateur (49). Ce n’était qu’une question de temps: m’étant forgé une position inexpugnable au sud-est et au nord-ouest, je conduisais depuis ces bases fortes des raids toujours plus meurtriers, étant de plus protégé par une carte acquise dès le premier tour (celle qui fait gagner) – et que je ne révèlerai que sous le sceau du secret. Thomas (44), victime de cette lèse-majesté, devance Paul (41) et Justine, qui n’était pas si loin (33).

Table 3, dite « Défroquée » : à Troyes, c’est à la chute de frère Dominique que nous assistâmes. La coupable était encore une femme (Xel), sous les yeux ébahis de Mickaël et Christophe.

Table 4, dite « Triangle secret » : à la sortie  de L’auberge sanglante un triangle secret semblait s’être formé entre trois jeunes exaltés: Cédric (51), Axel (50), et Elouann (48) – unis dans la commission de l’innommable forfait dont Eric l’ancien (25) allait être la victime expiatoire.

Table 5, dite « Le discours d’un roi » : Julien-de-Paimpol n’a pas fait pour rien le voyage de sa lointaine province à cette table de Warhammer 40 000  qui le vit triompher d’un Baptiste-aux-poches-pleines. « Mais c’était serré » résuma-t-il dans le bref discours qui suivit cette joute.

Table 6, dite « Ultra-royaliste » : après le départ de Cédric, les protagonistes restants de la table 4 enchaînent sur un King of Tokyo au résultat incertain.

Table 7, dite « Histoires parallèles » : une foultitude de joueurs termine la soirée sur une série de parties de Secret Hitler aux résultats variés.

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