Séance de VENDREDI 11/10/2019 à Servel

Le vendredi 11 octobre 1963, s’éteignaient à quelques heures d’intervalle Édith Piaf et Jean Cocteau. Par cette étrange journée de « double deuil national » qui allait bouleverser la France entière, s’achevait – à la vie à la mort – une amitié tissée depuis plus de vingt ans. Les décès quasi-simultanés, 7 heures du matin pour la « Môme de Paris », 13 heures pour le « Funambule de tous les Arts » sont pourtant autant prématurés qu’attendus.

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Au printemps 1963, prématurément vieillie, épuisée et malade, c’est très affaiblie qu’Édith Piaf était partie en convalescence dans le sud de la France. Tombée dans le coma en avril 1963, elle meurt au Plascassier, près de Grasse le jeudi 10 octobre 1963. Mais comme elle avait formulé le désir de mourir à Paris, son corps est ramené secrètement dans la nuit dans son hôtel particulier du boulevard Lannes où son décès d’une hémorragie interne, à l’orée de ses 48 ans, est constaté officiellement le lendemain.

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Dans sa retraite de Milly-la-Forêt, Jean Cocteau, ménagé par sa cuisinière qui connaît parfaitement la fragilité de son état de santé, apprend la mort quelques heures plus tôt de sa grande amie Edith Piaf qu’il avait fait débuter au théâtre dans sa pièce « Le Bel Indifférent » (1940).
Au même moment, à Paris, nombre d’artistes et de personnalités s’étonnent que l’écrivain et académicien, si proche de la chanteuse défunte, mette autant de temps à témoigner ses souvenirs et à lui rendre hommage. Peu de personnes savent en réalité que, déjà victime de deux crises cardiaques et trop ému, il vient de déclarer à son entourage : « C’est le bateau qui achève de couler. C’est ma dernière journée sur cette terre. »

Quelques heures après, il s’éteint à son tour sans avoir eu la force d’écrire l’article que le magazine Paris-Match venait de lui commander pour être publié dès le lendemain. Dans tous les kiosques de France et des pays francophones, le Parisien Libéré publia le lendemain un gros titre évocateur du départ crépusculaire de la somnambule du grand public et du funambule du Tout-Paris : « La mort d’Édith Piaf a tué Jean Cocteau ».

56 ans plus tard à Parties Civiles, de longues amitiés ont aussi pris fin dans de troubles circonstances.

Table 1, dite « Passé défini » : à cette table de découverte de Montana – un jeu qui revisite un passé défini – on vit Xel collectionner vaches et gourdes, mais c’est François-René qui a posé en premier ses campements et est déclaré vainqueur. Céline, réente recrue depuis le forum des associations, obtient l’accessit sur le podium (en même temps, notez, ils étaient trois).

Table 2, dite « Plus bleu que tes yeux » : la table 1 enchaîne à Azul – un jeu qui nécessite une petite courbe d’apprentissage. Xel la maîtrise parfaitement, qui enquille deux victoires, devançant François-René puis Céline par deux fois (81/66/38 puis 83/62/47). La môme conclut, dévisageant son dauphin: « Azul, c’est plus bleu que tes yeux ».

Table 3, dite « Descente aux enfers » : table savamment planifiée, Pax Pamir accueille, aux côtés des afficionados habituels (Dom, votre serviteur), deux curieux motivés (Tristan et Thomas) et un couple de nouveaux adeptes (Thibault et Chi-Xhue) qui jouèrent en duo. C’est parti pour une explication de règles une mise en place, et une double faute: vénielle dans la mise en place (une carte manquait dans chaque paquet), mortelle dans l’explication (le rang 0 ne disparaît que s’il ne contient que des événements). Le double effet de ces erreurs fut d’accélérer subitement la partie – ce qui n’est pas si mal dans une partie à 6 pour un jeu « best with » à 3 ou 4. A 5, le joueur qui fait la route en solitaire prend un risque: c’est celui que votre serviteur prit avec les afghans, et il lui fut fatal. La fin de partie fut comme une partie d’échec, ou chacun semblait avoir une chance de gagner (rappelons que le dernier « dominance check » compte double), et où Dom sortit du chapeau sans forcément l’avoir provoqué. Un vainqueur certifié développement durable pour un tapis vert, c’était dans le thème, mais cela ne doit pas nous empêcher d’aller rechercher Orphée des enfers des erreurs de règles pour la ramener au monde des vivants: verdict d’une partie honnête la semaine prochaine !

Table 4, dite « Tant qu’il y aura des jours » : tant qu’il y aura des jours Descent déploiera son univers. Olivier, Franck et le petit Pauly ont succombé cette fois-ci.

Table 5, dite « Les enfants terribles » : deux grands enfants, Mickaël et Olive, découvrent la tumultueuse histoire des guerres d’antan de Joan of Arc. Duguesclin libéra Rennes, puis Condate fut affamée par les Anglais. Autrement dit, une victoire partout entre France et Angleterre, ces enfants terribles de l’histoire.

Kemet

Table 6, dite « Mon légionnaire » : à Kermet vous incarnez un peuple de l’Egypte Antique et utilisez les pouvoirs mystiques des Dieux et leurs puissantes armées. Un rôle sur mesure pour Jérôme, qu’on imagine volontiers dans le costume du légionnaire sans merci. Il l’emporte avec le score magique de 10, devant deux demi-Dieux, Doc Nico et Yannick (dont le score est un carré parfait suivant un cube parfait, seul cas de puissances parfaites consécutives selon l’hypothèse de Catalan), et une odalisque, Audrey (qui score le plus petit nombre parfait pair).

Table 7, dite « Les monstres sacrés » : à Warhammer 40 000 Benjamin et sa bande redonnent vie à des monstres sacrés et refont l’histoire. Alors, qui a gagné ? On ne sait, mais, peu importe le score: à ce jeu comme dans la vie, ce qui importe n’est pas la destination, mais le voyage.

Table 8, dite « Non, je ne regrette rien » : pour ce Codenames final nous retrouvons les Rouges (François-René, Dom, Thomas, Xel) affronter les Bleus (Thibault, Tristan, Doc Nico, et votre serviteur).

  • Rouges 1-0 : le maître espion l’a joué trop subtil pour son public avec un Morsure 2 (Serpent, Crochet) et l’audacieux Philibert 2 (Facteur, Tuile)..
  • Bleus 1-1 : les Bleus égalisent dans des circonstances rocambolesques: menant 8 à 4 et avec un seul mot à trouver, les Rouges choisissent l’Assassin faisant la terrible confusion entre Sciences et Etudes pour l’indice trompeur Faculté !
  • Rouges 2-1: les Rouges ne regrettent rien de rien et se reprennent en concluant de manière implacable.

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Séance de VENDREDI 13/09/2019 à Servel

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Le 13 septembre 1592, on rapporte que Montaigne fit convoquer par écrit dans sa chambre sa femme et quelques gentilshommes du voisinage et que, pendant qu’on disait la messe en leur présence, il rendit l’âme au moment de l’élévation. Les idées de Montaigne sur la mort ont évolué depuis 1572 quand il pensait, en stoïcien, que la grande affaire de l’homme est de se préparer à bien mourir. Il pense maintenant en épicurien qu’il faut suivre la nature : « Nous troublons la vie par le souci de la mort. Je ne vis jamais un paysan de mes voisins réfléchir pour savoir dans quelle attitude et avec quelle assurance il passerait cette heure dernière. » « La mort est bien le bout, non pas le but de la vie. » Et les Essais s’achèvent sur une invitation au bonheur de vivre : « C’est une perfection absolue et pour ainsi dire divine que de savoir jouir de son être. Nous cherchons d’autres manières d’être parce que nous ne comprenons pas l’usage des nôtres, et nous sortons hors de nous parce que nous ne savons pas quel temps il y fait. De même est-il pour nous inutile de monter sur des échasses, car sur des échasses il faut encore marcher avec nos jambes. Et sur le trône le plus élevé du monde, nous ne sommes encore assis que sur notre cul.»

427 ans ont passé depuis que le moraliste a quitté ce monde, et à Parties Civiles, où jouir de son être n’est pas un vain mot, nous avons toujours beau jeu, soirée après soirée, de chercher d’autres manières d’être. En témoigne le récit de cette soirée où cohabitèrent différents arts de jouer et de vivre.

Table 1, dite « Occupation comique » : à Sherlock Holmes: Détective conseil la fine équipe des enquêteurs (Camille, Maïwenn, Vincent, Elouan, Franck, Paul, Thomas, Dom, François-René et votre humble serviteur) se retrouvent à Queen’s Park pour explorer le deuxième opus de ce spin off. Montaigne nous a incités à ne pas nous prendre au sérieux (« La plupart de nos occupations sont comiques. Il faut jouer notre rôle comme il faut, mais comme le rôle d’un personnage emprunté. »), et c’est heureux au vu d’une journée qui prête surtout à rire, et dont le fruit apparaît bien maigre, laissant notamment derrière nous un code resté énigmatique.

Table 2, dite « Occasion à saisir » : rien n’a filtré de cette partie de Black Angel où Olivier-3, Jérôme-2, Vivien et Frédéric se disputaient la part des anges. L’un d’entre eux a pourtant gagné, peut-être à son détriment tout comme Montaigne devint maire de Bordeaux: « Messieurs de Bordeaux m’élurent maire de leur ville alors que j’étais éloigné de la France et encore plus éloigné d’une telle pensée. Je refusai, mais on m’apprit que j’avais tort, l’ordre du roi intervenant aussi en l’affaire. »

Table 3, dite « Esprit libre » : découverte de Barrage – du neuf, du lourd, du calculateur, et avec des clients costauds pour une table dominée par Tristan, sous les yeux de Xel, Neox et Mickaël. « Mon opinion est qu’il faut se prêter à autrui et ne se donner qu’à soi-même », conclut en esprit libre le vainqueur, paraphrasant les Essais.

Table 4, dite « Règle immuable » : un duel entre le bien et le mal oppose Audrey à Olivier-L à Claustrophobia 1643. L’équilibre éternel des forces fut encore une fois vérifié, chacun s’octroyant une victoire. C’est injustice de détériorer les règles de la nature, nous avait enseigné le philosophe.

Table 5, dite « Affaire de famille » : Kristell, Gérard, Yannick et Olive s’essaient à Inis – une victoire de la fille précédent une autre du père. « Parce que c’était lui, parce que c’était moi  » aura-t-elle pu conclure, à l’instar de Montaigne parlant de La Boétie. Ou peut-être parce que le talent se cultive en famille, et que bon sang ne saurait mentir.

Tables 6 et 7, dite « Maison de tolérance » : « Je ne partage point cette erreur commune de juger d’un autre d’après ce que je suis » lit-on sous la plume de Montaigne. Reconnaissons donc que Julien, Baptiste, Benjamin et les autres protagonistes de ces tables imposantes, de ces livrets touffus, de ces règles pour initiés de Warhammer 40 000 ont, aussi, le droit à la tolérance. Et peut-être même, disons le mot, à l’admiration devant un monde que nous regardons sans le voir. Parties Civiles est aussi une grande maison de tolérance.

Table 8, dite « Bouts de vie » : interprétant à contresens le précepte du philosophe devenu épicurien, « La mort est bien le bout, non pas le but de la vie », les protagonistes de ce Codenames final ont réussi l’exploit inédit de convoquer trois fois l’assassin dans les trois premières manches ! Cette partie historique voyait donc les Rouges (Gérard, Dom, François-René, Maïwenn, Xel) affronter les Bleus (Kristell, Yannick, Olive et votre serviteur).

Rouges 1-0 : les Bleus foncent sur le mot assassin Entrée pour un Pancarte 2 qui visait Carré et Carton. C’était Pancarte et non Panneau, notez bien !

Rouges 2-0 : les Bleus sont encore une fois punis par le choix de l’assassin Coupure pour l’indice Electricité (au lieu de Tableau: il fallait dire plutôt électrique !

Rouges 2-1 : Dom fonce à bras raccourcis sur l’assassin Bulle pour l’indice Abraracourcix, y voyant le personnage de BD qu’il est pourtant en effet !

Rouges 3-1 : voyages en tous genre avec Maïwenn à la manœuvre, qui enchaîne Fe….tion, Marco Polo et Taj Mahal ! En face les Bleus doivent rendre les armes malgré le joli Poule 2 (Oeuf, Peau).

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Séance de VENDREDI 02/08/2019 à Servel

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1914

Le dimanche 2 août 1914, à Joncherey, sur le territoire de Belfort, le caporal français Jules Peugeot, du 44e RI, et le sous-lieutenant allemand Albert Mayer, du 5e régiment de chasseurs à cheval, basé à Mulhouse, échangent des coups de feu.

Ils tombent l’un et l’autre avant même la déclaration du lendemain. Ce seront les premiers morts de la grande guerre. Les deux jeunes hommes avaient presque le même âge, 21 et 22 ans.

Monument de Joncherey
(bas-relief)

En 1922, l’ancien président Raymond Poincaré inaugurera devant 5 000 personnes à Joncherey le monument érigé au caporal Peugeot. Dans son discours, il explique qu’il a été « assassiné », car tué un jour avant la déclaration de guerre avec l’Empire allemand, argument développé sur le monument lui-même dans un grand bas-relief allégorique intitulé Violation du droit et représentant Germania, qui poignarde dans le dos une personnification du droit.

En juillet 1940, le monument de Joncherey sera détruit par l’occupant. Mais en 1959, reconstruit sous la forme d’un mur souvenir.

A Parties Civiles, 105 ans après, c’était une soirée de grandes batailles, où beaucoup sont tombés au feu. Mais, avant les combats, nous avons eu le temps de sympathiser avec Lucas et Alice, deux estivants de passage qu’on qualifiera sans hésitation de ludopathes fort sympathiques, en attestent les brownies qu’ils avaient confectionnés pour l’occasion. Enfin, il y a des jours comme ça où la claviste a autant à faire qu’aux belles années de Libération (repérez les NDLC) pour remettre les choses à l’endroit (c’est son travail après tout).

Table 1, dite « Avant la bataille » : Le seigneur des anneaux déploie son univers, une table coopérative où chacun s’entraide dans une quête fraternelle d’avant la bataille. Ce fut donc gagné à l’aise par l’armée des ombres, Armand, Eric, Elouan, Olivier (NDLC: mais lequel ?) et Franck, ce dernier, sous le masque de Legolas, s’en tirant même sans une égratignure.

Table 2, dite « Avant l’heure c’est pas l’heure » : exilé loin de son paternel, le petit Paul s’est vu vainqueur à cette partie homérique de Mythic battle – un poil trop tôt pour exulter, car, à l’issue d’un suspens terrible, Axel, lui aussi en vacances, lui inflige une défaite aussi cuisante que le coup de soleil qu’il ramenait de la plage. Mickaël, olympien dans la victoire comme dans la déroute, a joué l’arbitre des élégances: on retient surtout de sa prestation son magnifique travail d’orfèvre de la peinture des figurines !

Table 3, dite « Violation du droit » : Les mythes sont encore à l’honneur dans cette table de Mythotopia, jeu apporté par Thomas sur la suggestion légèrement appuyée de votre serviteur. Avec deux débutants à la table, Camille et Gilles, la bataille a été beaucoup plus serrée qu’on n’eût pu le croire. Elle restera malheureusement pour l’histoire entachée d’une indiscutable violation du droit, Gilles faisant usage par deux fois d’une propriété du diplomate qui n’est pas dans les règles (un diplomate peut en effet mettre fin à une bataille en deuxième action, mais uniquement en position de défenseur, pas d’attaquant !). La chose vérifiée, il était trop tard et votre narrateur spolié de deux territoires qu’il détenait. Habilement concentré sur une zone de montagnes, et équipé des attributs du ranger, je fis mieux que me défendre pour pallier à ce coup du sort, terminant à 37. C’est Thomas qui l’emporte avec 42, devant Gilles, 39, mais surtout grâce à Camille, 35, qui lui donna l’opportunité de mettre fin au jeu. Un sacrilège de plus pour cette partie: à ce jeu, le final doit se mener comme une partie d’échecs, et donner à une adversaire l’occasion de conclure sans raison valable est définitivement contre l’étiquette (NDLC: narrateur ou procureur ? Il se prend pour Poincaré !).

Table 4, dite « Portrait de groupe avec drame » : L’espace de Warhammer 40 000 se déploie toujours avec majesté, et, entre Benjamin, Julien, Steven et Romain, nous avions affaire à un beau portrait de groupe qui mériterait qu’on lui érige un monument. Le drame viendrait plus tard, car c’est la guerre après tout. Mais son issue est restée enveloppée par la nuit (NDLC: ne faudrait-il pas que les participants à ces tables nocturnes envoient un câble pour donner le résultat avant le bouclage ?).

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Divines figurines

Table 5, dite « Brun, Blanc, Jaune » : une interminable partie de Cthulhu Wars (NDLC: attention les rédacteurs, j’ai vu des tags de ce jeu mal orthographiés ! ) opposa nos deux visiteurs, Alice et Lucas, à Xel, F.-R., Neox, Olivier-L, Olivier-3 (NDLC: il y a trop d’Olivier dans cette soirée, on s’y perd). Une partie gagnée par François-René avec les jaunes, et, selon lui, c’est la première fois que ça arrive à ce jeu, car les jaunes passent normalement le plus clair de leur temps à se faire taper dessus (NDLC: un peu comme les gilets jaunes), sauf que là, personne ne m’a attaqué, et comme cette race (NDLC: ce mot est-il approprié ?) regagne du pouvoir à la fin, et que la partie a duré comme une nuit blanche, j’ai pu gagner, mais ce n’est pas vraiment pas facile avec les jaunes, heureusement que j’ai pu carburer aux brownies pour durer (NDLC: faut-il voir un message politique dans cette alliance des jaunes et des bruns ?).

Table 6, dite « Bleue horizon » : la table 3 se reconstitue pour une plongée dans le grand bleu de Deep sea adventure. Une partie où Thomas resta cruellement à la porte d’entrée, faisant un improbable double 1 en fin de deuxième manche ! Mais il se rattrapa magnifiquement dans la troisième et l’emporte avec 45 ! Gilles, 27, et Camille, 25, montent sur le podium. Quant à votre narrateur il poussa le role play (NDLC: il existe un équivalent français !) à saigner du nez comme victime d’un accident de décompression, et échoue à 19 !

Table 7, dite « Déjà trop tard » : réunis de nouveau pour un Mythic battle, Axel et Mickaël ont livré un duel inégal, le second massacrant le premier, qui déclara après coup « quand j’ai compris, il était trop tard » (NDLC: un peu comme son coup de soleil ?).

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Séance de VENDREDI 19/07/2019 à Servel

Le 19 juillet de l’an 64 après Jésus-Christ, sous le règne de l’empereur Néron, la Ville éternelle est ravagée par un incendie. L’empereur, après avoir supervisé les secours, se hâte d’engager les travaux de reconstruction avec l’objectif d’embellir la ville, se dotant d’un palais encore plus grandiose que le précédent. Ce nouveau palais, la Maison dorée (Domus aurea), s’étendra sur 80 hectares, débordant la colline du Palatin pour rejoindre celle du Caelius. Sa splendeur émerveille les contemporains. Entre les deux collines, les jardins et un lac sont agrémentés d’une statue colossale de l’empereur lui-même : 44 mètres de hauteur !

La rumeur le soupçonne d’avoir lui-même provoqué l’incendie dans cette intention de remodeler la ville. Pour s’en défendre, il laisse accuser les chrétiens d’en être à l’origine. C’est ainsi que débuter la première persécution de l’ère chrétienne. Parmi ses victimes, des Juifs dénommés Pierre et Paul, jetés comme d’autres dans la fosse aux lions.

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Néron

Table 1, dite « Sur la terre comme au ciel » : à cette partie de Saint Seiya, trois joueurs calmes comme des anges. François-René triomphe avec 59, dans les habits du chevalier du cygne, devançant un élégant chevalier du dragon incarné par Olivier L., et la gracieuse Andromède campée par Neox.

Table 2, dite « Colossale » : pour la première fois, nous essayons Richard cœur de lion avec un nombre de joueurs impairs, ce qui crée la position du joueur Neutre. Celui-ci, incarné par Xof, prend au gré des tours parti pour l’une ou l’autre des factions: celle du roi Richard (Thomas et VHS), ou celle de Jean sans Terre (Xel et Mickaël). A ce jeu où les conditions de fin de partie et de victoire sont multiples, la subtilité s’impose. Et c’est encore plus vrai avec le joueur Neutre, qui a des pouvoirs redoutables, notamment celui d’influer sur le sort des campagnes, et qui bénéfice en plus d’objectifs caché pouvant être explosifs. A cette partie, Richard commet l’erreur fatale de faire trop galoper son armée, qui se détache irrémédiablement à la grande joie du Neutre, dont c’était l’un des objectifs, et qui se paie le luxe d’en remplir un autre, le retour précipité du roi: pas moins de 9 PV de bonus pour un total de 16 et la messe est dite sur une victoire colossale. Des autres membres de la faction victorieuse, Thomas (10) a plutôt bien mené sa barque tandis que votre serviteur (4) s’est laissé porter par les événements au lieu d’agir sur eux, erreur fatale à ce jeu.

Table 3, dite « Urbanisme débridé » : La table de Warhammer 40 000 met en scène, comme toujours, un urbanisme campagnard aussi débridé que foisonnant. Julien, Benjamin et Romain furent les protagonistes de cette page d’histoire dont le grand livre reste à écrire..

Table 4, dite « Eternelle jeunesse » : la jeunesse est venue prêter main forte à cette table, Le seigneur des anneaux, regroupant Paul, Erwan, Olivier, Armand et leurs progénitures. Le résultat importe peu. La roue des ans tourne: les petits joueurs d’aujourd’hui seront les grands de demain, et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Amusez-vous les enfants, il est plus tard que vous croyez.

Table 5, dite « Incendies volontaires » : pas de Codenames pour finir la soirée, la boîte a été empruntée: on jette donc son dévolu sur un Time bomb. Big Ben a été incendiée deux fois par les rouges, et chacun eut sa part de victoires dans cette partie où votre serviteur eut une main vide bien plus souvent qu’à son tour, avant de sortir du bois dans la dernière manche.

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Séance de VENDREDI 15/06/2019 à Servel

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Jules Cesar

Après avoir vaincu son rival de toujours, Pompée, à Pharsale, Jules César se rue avec son armée en Asie mineure (la Turquie actuelle). À Zéla, aux alentours du 15 juin 47 avant JC, il bat Pharnace II, fils et successeur de Mithridate, roi du Pont (la région de l’actuel détroit du Bosphore), un roi qui donna du fil à retordre aux Romains. Commémorant cette victoire par un défilé triomphal à Rome (son quatrième triomphe), Jules César se fera précéder par un porteur qui présente une pancarte où sont écrits les trois mots : « Veni, Vidi, Vici » (Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu). Rarement slogan aura été aussi élégant qu’éloquent.

1975 longues années après, à Lannion, il fut question de batailles, de victoires, et de champs de vision.

Table 1, dite « Vue perçante » : dans la grande salle se déployaient plusieurs champs de bataille, à commencer par celui de Warhammer 40 000 – un jeu où une vue perçante est nécessaire pour embrasser une situation d’ensemble plutôt complexe. Julien, Benjamin et Romain sont venus, ont vu, mais l’un seul d’entre eux a vaincu.

Table 2, dite « WAR + VAR » : juste à côté se disputait un Descent avec assistance vidéo sous forme d’un ordinateur, une sorte de WAR aveec VAR. Olivier-3 et Nicolas II y ont entre autres été aperçus.

Table 3, dite « Salade César » : Jeff apporte Le trône de fer – un jeu de figurines et des personnages de la fameuse série, aussi riche en ingrédients ludiques qu’une salade César. Jack et Maxime ont également été surpris à attendre l’hiver.

Table 4, dite « Un triomphe » : abordant la 17ème affaire de Sherlock Holmes: Detective conseil l’équipe de choc mais cette fois 100% masculine (Dom, Thomas, FR, Vincent, Elouan, VHS) sortit de ce ‘triple homicide’ avec le score triomphal de 95 points ! Un score qui doit beaucoup à Dom dans son double rôle de meneur de revue et de grand argentier, ainsi qu’à une discipline de groupe indéfectible. Pour l’anecdote, on discuta de noms de bars (Le pingouin rieur, Le poney fringant), de EROEI (Energy Return On Energy Invested) à propos de l’utilité des visites, et (*SPOIL*) on fit une visite au bureau de Post pour être affranchis !

Table 5, dite « Visionnaire » : seul jeu classique de la soirée, Keyflower vit, à l’issue d’un dernier tour interminable, une victoire nette et sans bavure de Olivier-L qui médusa Neox, Mickaël, Baptiste et Vivien par sa stratégie visionnaire !

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Séance de VENDREDI 01/06/2019 à Servel

Il y a 149 ans naissait Karl von Clausewitz (1780-1831), théoricien prussien de la guerre, connu par ses écrits posthumes, De la guerre, et une formule tranchante et quelque peu réductrice : «La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens».

Après une scolarité médiocre, cadet à 12 ans, il est précipité dans les batailles de la première coalition contre la France. Lieutenant à 15 ans, il se lance sur le tard dans les études et entre en 1801 à l’Académie militaire, où officient d’illustres théoriciens de la guerre. Lui-même repart en campagne. Il est capturé en 1806 à Auerstaedt.

Plus tard, libéré, il est chargé de cours à la nouvelle Académie de guerre de Prusse, la Kriegsakademie. Son mariage avec la comtesse Marie von Brühl lui ouvre les portes de l’aristocratie berlinoise. Refusant de faire allégeance à la France, il s’engage en 1812 aux côtés des Russes. En 1818, il est promu général et devient le directeur de la Kriegsakademie.

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Clausewitz

Chef d’état-major en 1830, il participe à la répression de la révolution polonaise et meurt à Breslau lors de la grande épidémie de choléra qui frappe l’Europe en 1831.
Ses écrits sont alors rassemblés et publiés par sa veuve. On y lit la difficulté de modéliser les guerres et aussi une réflexion sur la «guerre totale».

L’image de Clausewitz est aujourd’hui ambivalente. Considéré, à l’égal d’un Thucydide, comme la plus grande référence de l’histoire de la pensée stratégique, il est aussi un auteur contesté, parfois envisagé comme celui qui ouvre la porte aux guerres totales du XXe siècle.

A Parties Civiles, il nous arrive de considérer que le jeu est la continuation de la guerre par d’autres moyens. A moins que ce ne soit l’amour ?

Table 1, dite « Guerre totale » : à Warhammer 40 000 en version Necromunda on fait la guerre comme d’autres vont au turbin: régulièrement, et avec les mêmes adversaires familiers (à savoir, Julien, Steven et Romain). Et Julien a gagné, cela aussi ne saurait nous surprendre..

Table 2, dite « Pensée stratégique » : à Gugong chacun sait qu’il faut avoir la souplesse d’esprit d’un mandarin et la détermination d’un gang de triade pour mener sa barque au milieu des nombreux espaces de visite. Il faut aussi faire preuve de déférence envers l’empereur. Le portrait chinois ainsi brossé, entre rouerie, conviction et politesse, nous oriente immanquablement vers Tristan, qui administra une leçon de pensée stratégique à ses adversaires, comme traduit la feuille de marque: avec 60, il surclasse Mickaël, 32 et possesseur du jeu, votre serviteur, 30 et auteur de trop peu de beaux coups, et deux débutants, Frédéric, 28, et Olivier-3, 26, qui ne déméritèrent point.

Table 3, dite « La marche de l’empereur » : La soirée débute par un Ave Cesar dans un format de compétition officielle (3 courses sur 3 circuits différents tracés dans le Circus Maximus) regroupant des Ben-Hur expérimentés (F-R, Thom et Dom) et débutants (Thibault, Xel et Nicolas-visiteur). Sous le regard de César dans la tribune officielle, un roi est né : François-René qui ne fait pas dans le détail puisqu’il remporte les 3 courses (dans la dernière Dom a pu y croire en étant en tête dans le dernier virage mais non). Il était déjà connu comme le prince de Formule Dé, il faut croire que ces jeux de course lui parlent. Le podium est clair et net avec 18 PV pour F-R, 11 pour Dom et 4 pour Thomas qui l’emporte sur Thibault au nombre de courses terminées. On peut noter un apprentissage collectif puisque sur le circuit qui avait vu tout le monde tomber en panne sèche il y un mois, trois concurrents ont bouclé leurs 3 tours tandis que la dernière course les a vu presque tous passer la ligne d’arrivée. Dans l’ensemble, ce jeu de course aux coups fourrés est apprécié et on va pouvoir revenir en introduisant avec les règles avancées, voire de nouveaux circuits.

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Winner’s Circle

Table 4, dite « Les gens bons ne sont pas venus beurrer les tartines » : Les mêmes étrennent un autre de jeu de course, Winner’s Circle, cette fois avec des canassons au lieu de chars antiques. Toujours motorisé par le Race Deck multiusages. En fait c’est autant un jeu de paris qu’un jeu de course puisqu’on est libre de faire avancer (presque) n’importe quel cheval à son tour de jeu. Selon le résultat du dé, on sera tenté soit de faire bien avancer un cheval sur lequel on a parié, soit au contraire de gaspiller le mouvement d’un autre qu’on n’a pas choisi. Les règles sont très simples, ce qui n’a pas empêché Dom de faire quelques erreurs majeures dans leur explication ! Disons juste que la partie a été dominée par le clan des jambons-beurre (F-R et Thomas, qui jouaient respectivement avec le rose et le blanc). Copains comme cochons et sûrement favorisés par le dé, ils ont laissé les autres dans la poussière de la piste. Pour calmer F-R il va falloir ressortir les jeux de cubes !

Table 5, dite « Second empire » : à Arkadia, si votre serviteur s’est déporté pour observer des gens bons, Mickaël et Olivier-3 sont restés pour se faire de nouveau corriger par Tristan, ce qui se passa, car ils furent crédités de 105 et 90 respectivement contre 135.

Table 6, dite « Silicone vallée » : pour finir, Codenames met aux prises les Bleus (Thibault, Nico-invité, Dom et votre serviteur) aux Rouges (Xel, François-René, Thomas). Un match en trois set qui se conclut d’une manière incroyable. Mais n’anticipons pas.

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Supersub n’est pas rentré en jeu !
  • Bleus 1-0: les Rouges ont donné la manche en se perdant dans les références absconses, comme Peach (une princesse de Super Mario) ou Jean Sarkozy (un cadre de l’industrie du soulier), après avoir échoué à deviner Droite qui accompagnait Malraux à la Culture !
  • Les Rouges égalisent avec de beaux indices comme Ruée (Or, Mule) ou Moulin (Pavé, Bras, Grain).
  • Bleus 2-1: Renforcés par Tristan, revenu de cirer le banc et qu’on voyait bien dans le rôle du super-sub façon David Fairclough (footballeur des Reds de Liverpool connu en France pour avoir marqué le troisième but lors du match Liverpool-Saint-Étienne en quart de finale de la Coupe d’Europe des clubs champions 1977, mettant ainsi fin à l’épopée des verts), et dont la pensée profonde indiquait une nouvelle fois la marche à suivre, les Rouges font pourtant confiance à Thomas et sa supposée golden hand. Mais celle-ci faillit: l’indice Silicone 3 ne visait nullement la vallée nouvelle surgie d’un corsage par la magie d’une pose d’implants mammaires – raison du choix fatal de « Poule » – mais les joints dont on assemble les carreaux !

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Séance de VENDREDI 10/05/2019 à Servel

Le 10 mai 1774, Louis XV passait de vie à trépas, il fut le seul roi de France à naître et à mourir au château de Versailles.

Le 26 août 1715, sentant la mort venir, Louis XIV avait fait entrer le jeune Louis dans sa chambre, l’embrassant et lui parlant avec gravité de sa future tâche de roi, dans des mots qui sont par la suite passés à la postérité, qui y a vu une sorte de testament politique du grand roi et des remords concernant sa propre action :

« Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d’être soumis à Dieu et du soin que vous aurez de soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que vous le pourrez de faire la guerre : c’est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela ; j’ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l’ai soutenue par vanité. Ne m’imitez pas, mais soyez un prince pacifique, et que votre principale application soit de soulager vos sujets. »

La bougie allumée à la nuit, au balcon de la chambre, est éteinte à la mort de Louis XV, qui survient des suites de la variole (septicémie aggravée de complications pulmonaires), dans l’indifférence du peuple et la réjouissance d’une partie de la cour. Variolique, il n’est pas embaumé : il est aussi le seul roi de France à ne pas avoir reçu cet hommage post-mortem. Il laissera le trône à son petit-fils, le futur Louis XVI.

L’impopularité de Louis XV est telle que sa mort est accueillie dans les rues de Paris par des festivités joyeuses, comme l’avait été celle de Louis XIV. Lors des obsèques, le 12 mai, pour éviter les insultes du peuple sur son passage, le cortège funèbre réduit contourne Paris de nuit, par l’ouest, avant d’arriver à la basilique Saint-Denis. La décomposition du corps est si rapide que la partition du corps (dilaceratio corporis, « division du corps » en cœur, entrailles et ossements) avec des sépultures multiples ne peut être réalisée.

Dix-neuf ans plus tard, le 16 octobre 1793, durant la profanation des tombes de la basilique Saint-Denis, après avoir ouvert les cercueils de Louis XIII et de Louis XIV (relativement bien conservés) les révolutionnaires ouvrent celui de Louis XV et trouvent le cadavre nageant dans une eau abondante due à la perte d’eau du corps qui avait été en fait enduit de sel marin, et n’avait pas été embaumé comme celui de ses prédécesseurs. Le corps tombe rapidement en putréfaction, les révolutionnaires brûlent de la poudre pour purifier l’air de l’odeur infecte qu’il dégage et le jettent comme les autres corps, dans une fosse commune sur de la chaux vive.

Louis XV

Une légende populaire veut que Louis XV se soit exprimé au sujet de sa mort et aurait dit : « Après moi le déluge ». Cette expression prétendument prophétique (son successeur Louis XVI étant guillotiné lors de la Révolution française), qui n’apparaît qu’en 1789, est apocryphe, elle a été également attribuée à Madame de Pompadour en 1757, alors que la favorite cherchait à consoler le roi très affecté par la déroute de Rossbach avec ces mots « Il ne faut point s’affliger : vous tomberiez malade. Après nous le déluge ! ».

A Lannion, en cet autre 10 mai, c’était aussi le déluge. Mais nous sommes toujours là, et nous souhaitons à notre humble président, qui partage sans nul doute avec Louis XV le surnom de bien-aimé, un règne aussi long (58 ans, 8 mois et 9 jours ) à la tête de notre auguste assemblée, qui, ce soir, a voyagé de par le monde.

Table 1, dite « Guerre légère » : à Warhammer 40 000 en version Necromunda on fait la guerre, mais on sent bien que l’atmosphère est légère. Il y eut bien sûr Julien, Steven et Romain.

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Table 2, dite « Et Dieu sauve la reine » : première découverte de la soirée: Manila (dans sa version bricolée par Dom) nous entraîne dans une régate de longue haleine où les retournements sont nombreux et le suspense règne en maître, incarné par les jets de dés. Dieu ne joue peut-être pas aux dès, mais il offrit la victoire à Xel sur le dernier coup (42 poins avec le pirate, 128 au total). En tir groupé, Dom (113), Tristan (106) et votre serviteur (101) complètent le tableau.

Neta Tanka

Table 3, dite « Lignée royale » : à cette table, c’est Mickaël qui régale, avec Neta Tanka. Le long de la Grande Rivière Gelée, vit la tribu des Frostrivers. Ses membres vivent en harmonie avec la Nature. La tribu obéit aux lois des Quatre Anciens, eux-même dirigés par le plus vénérable des Anciens : le Neta-Tanka. Au crépuscule de sa vie, il réunit tous les Clans de la Tribu des Frostriver pour désigner son successeur…. Comme de juste, le grand Ancien désigna le vénérable possesseur du jeu: il l’emporte devant Yann, Frank et le petit Paul.

Table 4, dite « Une épopée » : dans Les contrées de l’horreur, Neox, le Doc, FR et Nicolas II ferraillent pour neutraliser Cthulu. Ils y parvinrent au terme d’une épopée épique.

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Bretagne

Table 5, dite « Cortège nocturne » : les découvertes s’enchaînent, et c’est à Olive de dévoiler Bretagne – un jeu où l’on construit des phares. Olivier-3 et Frédéric complètent le cortège des bâtisseurs à cette table à l’issue mystérieuse tant son issue fut nocturne.

Table 6, dite « Patience et longueur de temps » : à Istanbul la table 2 enchaîne, à ce jeu où il ne faut point trop tarder à acquérir ses gemmes. C’est Xel qui, en reine doublement sacrée, se pare des joyaux de la couronne.

Table 7, dite « Embaumée » : pour finit, Codenames met aux prises les Bleus (FR, Maxime et votre serviteur) aux Rouges (Dom, Xel, Vincent). Un match serré que les Bleus règlent finement avec indice final pour connaisseurs (et à la façon de Xel, même si c’était FR qui était à la manœuvre) et qu’on conservera longtemps en mémoire : Rugby 2 (Fourche, Oeil). Le jour venu, il méritera pour cela, et l’ensemble de son œuvre, d’être embaumé en grande pompe (mais peut-être préférera-t-il la pompe sans le baume).

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Séance de VENDREDI 22/03/2019 à Servel

Le 22 mars 1594, à 7h, Henri IV entrait triomphalement en armure à Paris, « sans effusion de sang ni qu’un seul bourgeois ait reçu incommodité en sa personne ni en ses biens », selon ses propres termes. Son retour dans la capitale, dont il avait dû s’enfuir vingt ans plus tôt, met un terme à cinq ans de guerre civile et trente ans de guerres religieuses. «Paris vaut bien une messe», lui aurait dit son ami, futur duc de Sully.

Comprenant que la majorité catholique du royaume n’accepterait jamais un souverain protestant, si légitime soit-il, Henri IV avait accepté l’année précédente de se convertir à la foi catholique (sixième et dernière de ses conversions !). Les catholiques modérés avaient alors manifesté leur lassitude de la guerre et leur souhait d’un compromis.

Le 22 février, Henri IV s’est fait sacrer à Chartres (faute de pouvoir se rendre à Reims, lieu traditionnel des sacres, aux mains des ligueurs). Là-dessus, ses troupes, qui assiègent Paris depuis plusieurs années, accordent une trêve de dix jours aux habitants, qui en profitent pour goûter le bonheur des escapades à la campagne. Leur aspiration à la paix n’en devient que plus grande.

Enfin, à la suite de tractations secrètes et sur la base de promesses sonnantes et trébuchantes, le roi obtient du gouverneur de la ville de Paris qu’il lui ouvre les portes de la capitale. Dans la nuit du 21 au 22 mars, le gouverneur fait dégager les hauts talus qui défendent l’accès de la porte Neuve et de la porte Saint-Denis. À l’aube, les troupes royales entrent ainsi dans la capitale, enseignes déployées et tambours battants, conduites par le roi en pourpoint de satin blanc. Sur son passage, le peuple à genoux crie : « La paix ! La paix ! ».

Le roi se rend à l’hôpital et selon la tradition capétienne, touche les malades des écrouelles. Au total plusieurs centaines ! Ce rite contribue à renforcer sa légitimité. L’après-midi même, les 4 000 mercenaires du roi d’Espagne Philippe II, venus prêter main-forte aux ligueurs catholiques, prennent le chemin du retour. Encouragés par l’indulgence du roi et ses généreux subsides, ses ennemis se rallient sans difficulté. Le comte de Brissac, gouverneur de Paris, sera récompensé par la somme colossale de 1,695 millions de livres et la dignité de maréchal.

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Entrée d’Henri IV à Paris, 22 mars 1594, tableau de François Gérard, château de Versailles

Quelques années après, à Lannion, beaucoup attendaient devant Servel qu’on leur ouvrit les portes. Quand le porteur de clé se présenta enfin, tous se rallièrent à son panache. La soirée se déroula avec douceur jusqu’à ce qu’au bout de la nuit, les bourgeois encore présents reçurent incommodité en la personne du bâtiment, qui fut molesté par de jeunes désoeuvrés. On fit venir la maréchaussée, et elle vint. Les ligueurs prirent alors dans l’ombre le chemin du retour.

Table 1, dite « Une guerre fort civile » : dans l’immense salle de réception, seulement deux joueurs, mais quels joueurs: Julien-de-Paimpol et Benjamin, et quel jeu: s’y déployait en majesté Warhammer 40 000 – un univers peuplé de figurines comme tout droit sorties de Mad Max. D’un côté, beaucoup de troupes peu puissantes, de l’autre des effectifs en petit nombre mais bien entraînés. La ruse de Julien a eu raison de la force de Benjamin.

Table 2, dite « Conversion salutaire » : au contraire, dans l’espace exigu de l’aquarium, se pressait une myriade d’enquêteurs au chevet d’une nouvelle affaire de Sherlock Holmes: Détective conseil. Pour résoudre le cas du Colonel en retraite, la fine équipe visita pas moins de 12 lieux. Mais on y buvait aussi des boissons acides, un rhum vénérable, on s’empiffrait qui de bonbons chargés en glucose et d’une pointe d’arôme de radis, qui de hamburgers, on pianotait sur son smartphone, on parlait de tout et de rien. A la table des fins limiers, pas d’uniformes, on vient comme on est. Heureusement, certains poussèrent la réflexion un peu plus loin que le bouchon et, se convertissant subito de noceurs en penseurs, découvrirent grosso modo les ressorts de l’intrigue. Le score de 60 couronna leur très honorable prestation.

Table 3, dite « Trésor de guerre » : à L’île au trésor c’est la St-Nicolas en mars, puisque Neox et le Doc enquillent chacun une victoire, sous l’œil médusé de Olivier L, Maxime, et Xel.

Table 4, dite « Pas très catholique » : Olive, Jack, Mickaël, Armand et Tristan s’attablent autour de Terraforming mars – du bon gros jeu comme on les aime, et avec des gens sérieux qui plus est. C’est Mickaël qui l’emporte 69 à 66 devant Tristan. Le nombre de la bête se cache dans ce score pas très catholique, et c’est tout sauf un hasard: les réformés assimilaient le pape, « vicaire du Fils de Dieu » (Vicarius Filii Dei), au nombre de la Bête, selon le calcul : VICarIUs fILII DeI = 5 + 1 + 100 + 1 + 5 + 1 + 50 + 1 + 1 + 500 + 1 = 666 !

Table 5, dite « Incommodité en sa personne » : Pour finir, nous découvrons Greenville 1989 – un jeu coopératif narratif et d’horreur aux petits accents de Mysterium, où votre modeste narrateur fit office de bouc émissaire, malgré son imagination débordante, et sortit de table quelque peu incommodé. On a donc tous perdu mais on rejouera, c’est promis car l’horreur peut aussi, sachez-le, engendrer le rire.

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Greenville 1989

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Séance de VENDREDI 08/03/2019 à Servel

Le 8 mars 1971 avait lieu le Combat du siècle – nom donné au premier des trois combats entre le champion Joe Frazier et le challenger Mohamed Ali au Madison Square Garden de New York. Le combat symbolisera un pays déchiré. En effet, Ali (qui avait dénoncé la guerre du Viêt Nam) refuse de servir dans l’armée américaine en 1967, ce qui le conduit à être déchu de son titre et à la perte de sa licence de boxe. Ali devient donc un symbole du contre-pouvoir, tandis que Frazier en est le symbole opposé (dans son autobiographie, il déclara qu’il n’a pas combattu durant la guerre parce qu’il était père, mais qu’il aurait aimé combattre s’il avait été convoqué parce que son pays avait été si bon envers lui).

Au bout des 15 rounds, ce fut la défaite la plus probante d’Ali. Il ne disputera pas un autre combat pour un championnat du monde avant trois ans et demi. Entre-temps, il entreprendra une longue série de combats, avec notamment une seconde défaite, contre Norton, avant de l’emporter dans des matchs revanches contre Norton puis Frazier – victoires qui feront de lui le challenger contre le champion d’alors George Foreman, et son vainqueur lors d’un match mémorable à Kinshasa, le 30 octobre 1974 (« le combat dans la jungle »).

Vrai dur et faux doux

48 ans après à Lannion, de sourds combats faisaient rage.

Table 1, dite « Catégorie poids mouche » : un Zombicide avec Franck et le petit Paul, Mickaël et un quatrième comparse, ça se joue dans la catégorie des mouches, en terme de carrure s’entend. En face, les zombies n’ont pas pesé lourd.

Table 2, dite « Catégorie poids lourds » : avec Food Chain Magnate, on est dans le lourd, en termes de règles, de durée, comme de calories ingurgitées par tous les clients des rois du fast food qu’incarnent les joueurs. On ignore qui de Tristan, Thomas, Olive ou des nageurs (Camille et Laurent) aura survécu au glas de la nuit.

Table 3, dite « Pertes en ligne » : les combattants de Warhammer 40K ont ici fait vrombir leurs motos. Lorsque le reporter passa une tête, entre Baptiste, Benjamin et Romain, il y avait de grosses pertes en ligne.

Table 4, dite « Rebelles de salon » : encore des motos et des figurines à cette table de Speed freeks où le contraste est frappant entre le look rebelle du jeu et celui très policé des protagonistes, Julien-de-Paimpol poussant la politesse à laisser le meilleur départ à Steven, mais probablement pas sans arrière-pensées.

Table 5, dite « KO debout » : duel en la haute altitude de Altiplano avec N2, OlivierL et Xof. Ce dernier, avec 30 points d’avance, laisse ses adversaires KO debout.

Table 6, dite « Le match du siècle » : on déballe Evolution en grand équipage, avec son extension. Un match en défense pour les protagonistes principalement herbivores, caparaçonnés derrière leurs barrières de défense, et paissant sans vergogne à l’image de Neox, à qui Dom expliqua longuement comment manger la graisse qu’il avait accumulée. Seuls carnivores, François-René, qui croqua de petites proies comme Vincent, et votre serviteur qui visait plus gros, mordant François-René au mollet avant de finir par engloutir son propre voisin de cellule. Ce match qui se termina dans un climat glacial sera qualifié comme légendaire par la faiblesse de ses écarts à la table. Qu’on en juge: Dom 66, Neox 59, F-R 57, VHS 56, Vincent 47. Neox aurait pu gagner, mais surtout votre serviteur commit une erreur fatale en ne jouant pas la carte Grimpante en attaque, manœuvre, qui, en attaquant Dom, l’aurait conduit à la victoire. Mais celle-ci lui sera peut-être donnée sur tapis vert, car, après réclamation et enquête nocturne des commissaires, « fourrageur » est un doubleur de nourriture mais le second jeton pris à ce titre n’est pas une « action de nourriture ». On vous épargne les détails, mais les séquences litigieuses mettant en jeu cette règle furent légion, et la VAR a été demandée pour valider les innombrables gloutonneries des herbivores observées dans cette partie à l’aune de cette règle.

Table 7, dite « C’est comme à New York » : Dom invite F-R et Vincent à essayer une nouvelle déclinaison du DUC, véritable corne d’abondance ludique : Biblios, un jeu de cartes rapide fort apprécié de l’autre côté de l’Atlantique mais méconnu par ici. C’est avant tout un jeu de majorité dans 5 couleurs mais la valeur de chaque couleur (3 PV en début de partie) est manipulable en cours de jeu. Sinon il a tout d’un grand : du pari, de l’enchère et des choix pas évidents (quelle carte prendre vs. laquelle laisser aux adversaires ? faut il se spécialiser tôt ?). La première phase où on constitue sa main tout en mettant de côté le lot de cartes qui sera mis aux enchères est un peu répétitive. Mais l’enchère au cours de laquelle il faut gérer son budget tout en surveillant les choix des autres et en manipulant à chaud les valeurs est plutôt réussie. Mécanisme malin, on enchérit pour les cartes « couleur » avec la valeur des cartes « argent » mais on enchérit pour les cartes « argent » avec un nombre de cartes, peu importe leur type. Il n’y a donc pas de mauvaise carte. Ce soir Dom a tout misé sur le Bleu boosté à 6 PV, mais Vincent a flambé aux enchères et donné la majorité en Bleu à .. F-R qui n’en demandait pas tant. Il gagne avec 8 PV contre 5 pour Vincent et 3 pour Dom. Les compères étaient dubitatifs en début de partie mais plus favorables à la fin. Comme tous les jeux d’enchères, Il faut y rejouer maintenant qu’on a une idée des prix et en gardant en tête la distribution des cartes, entre joueur expérimentés les majorités seront très serrées.

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Séance de VENDREDI 01/03/2019 à Servel

Ce vendredi premier mars était le 60e jour de l’année et vit une soirée à quatre tables, chacune dans sa pièce on prend ses aises. A ces 4 tables participèrent au total 15 joueurs. 4 x 15 = 60, le compte est bon.

On peut noter que la prochaine séance du mardi aura lieu le 64e jour de l’année, soit 4 au cube (4^3 = 64). Mais 60 n’est pas un cube, aussi n’y eut-il aucun jeu de cubes ce vendredi-là, fait assez rare pour être mentionné.

Table 1, dite « 4 fois 2 » : un Zombicide à huit, cela promettait d’être long pour Eric, Elouan, Yann, Vivien, Frédéric, Christophe, Nicolas-2 et Arnaud (et Gabriel ?). Tellement long que VHN s’envola avant que l’aube ne chasse les zombies.

Table 2, dite « 4 et demi » : on inaugure UBOOT, un jeu coopératif en temps réel motorisé par une app, avec un magnifique modèle tridimensionnel (un Colt Express pour les grands !). Aux postes de combat, on reconnait Nourdine, Jérôme, Vincent et un François-René hybridé de DocNico. Ils commencent par un faux départ, ayant déclenché la plongée alors qu’une partie de l’équipage entretenait le canon sur le pont. Après s’être faits sermonner par l’amiral, ils repartent en chasse.

Table 3, dite « 2 plus 1 » : les combattants de Warhammer 40K étalent leur matos, avec un Baptiste contre Vincent-2 arbitré par Steven.

Table 4, dite « 4 contre 1 » : le groupe habituel de Gloomhaven confronte un boss-Wyvern (une sorte de dragon) dans le scénario Scorched Summit. Il dispose de 65 PV et d’une suite de monstres de soutien dont les déplaisants Zephyrs qui apparaissent peu à peu et qu’on ne peut pas toucher. En fait cela ce passe plutôt bien même si plusieurs aventuriers sont très affaiblis. Ils font place nette relativement vite mais, tout à leur tâche, négligent de ramasser pièces d’or et coffre au trésor.

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