Séance de VENDREDI 04/08/2017 à Ti Koad

Conséquence de la prise de la Bastille, les députés de l’Assemblée nationale constituante proclament l’abolition des droits féodaux et de divers privilèges dans la nuit du 4 août 1789. Les paysans s’inquiètent d’un éventuel retour en force des nobles et de la restauration de leurs prébendes. Aussi les députés font-ils disparaître à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres. L’ensemble des droits féodaux sera irrévocablement aboli par le décret du 25 août 1792.

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A Ti Koad, pas d’abolition des privilèges pour les membres de Parties Civiles, qui continuent d’user et d’abuser de leur droit inaliénable à jouer jusqu’à plus soif – d’ailleurs, ce soir, il y avait aussi à boire !

Table 1, dite « Vive le Roi ! » : A l’issue d’une habile négociation, Dom arrive avec Reef encounter, un jeu propriété de CTJ2R, mais ces derniers arrivent trop tard en chambre d’appel, et la table est déjà constituée. Avec la bienveillance qui les caractérise, ils se dispatchent, Julien en spectateur engagé de la présente table, Joan bifurquant vers la table 2, et Robin naviguant ente les deux.  Voici donc un jeu qui a l’air compliqué au premier abord (il y a 10 actions possibles), mais qui se révèle en fait très fluide à l’usage, et qui par sa parfaite symétrie (pas de draft, pas de pouvoirs spéciaux, aucun jet de dés), mérite de devenir un grand classique, selon la définition célèbre de ce terme qu’en a donnée Italo Calvino (« un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire »).
Après coup, même le roi Tristan dira, après avoir survolé la partie avec 70 points, qu’il pensait qu’il y aurait un long plateau d’apprentissage pour en maîtriser la stratégie. En l’occurence, il gagna la partie sur un coup d’éclat à mi-parcours: construire un long corail blanc, tout en verouillant sa valeur de marché. Pour le thème, bien rendu, il s’agit donc ici de construire des coraux, de les récolter, et de les valoriser selon leur couleur. Un bon moyen de prendre conscience de leur fragilité, méditeront votre modeste narrateur (qui finit à 48), Thomas (43) et Dom (34), qui rumine une revanche qui éclatera au grand jour à la Table 6.

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Table 2, dite « Récoltes aléatoires » : si la révolution française puise ses germes, dit-on, dans de mauvaises récoltes, à Tzolk’in le calendrier maya, il faut aussi surveiller ses ressources alimentaires, et notamment son maïs pour nourrir ses ouvriers. Un précepte après lequel Xel courra toute la partie, finissant avec 37, devant Joan, 32. Plus haut vers le podium, Mickaël (74) a coiffé large Nicolas II (60). Une partie entachée d’une erreur dans les règles, que l’on peut résumer ainsi: « lorsque le jour du festin arrive, on aurait dû faire la phase de nourrir les ouvriers et récompenses des temples à la fin du tour en cours et non au début, et donc faire une phase de tour complète. »
Paul aurait-il rattrapé les 61 points qu’il accusera sur le vainqueur ? Les recours sont en cours d’examen, et nous ne préjugerons pas de leur aboutissement…

Table 3, dite « Noblesse oblige » : à cette table, du lourd et une clientèle de la haute aristocratie de PC : François-René, Neox, Baptiste et Julien-de-Paimpol entourent le plateau monumental de Forbidden stars. Tous auront rempli leurs 4 objectifs, mais c’est le premier cité qui s’adjugera la mise, étant seul à contrôler 6 mondes…

Table 4, dite « Vive l’empereur ! » : Bruno invite ses humbles coreligionaires dans l’univers codifié de Yokohama. Il en sera couronné vice-empereur avec le score plus qu’honorable de 143, ne cédant le pas qu’au remarquable 167 d’Armand. Vincent, un nouveau venu que nous accueillons avec dévotion, s’est battu pour le bronze avec succès (91), devançant Guillaume (88).

Table 5, dite « Dîme ecclésiastique » : Bruno et Guillaume se retrouvent à confesse, dans un tête à tête autour d’un Nippon, poursuivant ainsi la fibre japonisante. Le second payait par là sa dîme au premier pour le plaisir qu’il lui octroya tantôt. Une table au résultat qui restera aussi secret qu’une confession.

Table 6, dite « L’empire contre-attaque » : mortifié par sa contre-performance à la table 1, Dom inflige, avec 44, une défaite sans appel à Tristan (30). Thomas (40), Julien et VHS (34) ont formé le ventre mou de cet Alea Iacta Est.

Table 7, dite « Corvée obligatoire » : une corvée, Codenames ? Certes non, mais pour les Bleus (Paul, Dom, Mickaël), cela en prit la tournure, après une défaite express 2-0 devant des Rouges surmotivés (Xel, VHS, Thomas). En témoigne la première manche où le choix malheureux de l’indice Roi les conduisit derechef à Or, mot assassin.

Table 8, dite « Histoire parallèle » : Nicolas II et Tristan pouvaient-ils se quitter sans faire un dernier League of legends ? Il faut croire que non, puisque tel fut leur choix. Mais peut-être que si, en fait, ils auraient pu. Il est toujours dangereux de vouloir réécrire l’histoire.

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Séance de MARDI 27/09/2016 à St-Elivet

Le 27 septembre 1905 paraissait un article scientifique intitulé Ist die Trägheit eines Körpers von seinem Energieinhalt abhängig ? Son auteur, un certain Albert Einstein, y proposait une relation entre masse et énergie capturée par la formule E = mc². Exactement 111 ans plus tard, une douzaine de joueurs chargés d’une masse de jeux débordait d’une énergie communicative.

Table 1, dite « Le choix de la race » : Jérôme, Paul et Nicolas-2 s’installent au calme au rez-de-chaussée et se lancent dans une partie de Smallworld. Trois heures de baston plus tard, et après de multiples expérimentations sur la relation entre la masse d’une arme contondante et l’énergie des coups qu’elle porte, ils y étaient encore ! Ils se sont bien amusés même s’il semble que le pouvoir des Sorciers ait fait couler beaucoup de salive. Au bout du bout, Paul s’impose.

Table 2, dite « La soie pure Chine » : Bruno (Kublai Khan), Jean-Yves (Mercator ex Tabriz) et VHN (Matteo Polo) s’attablent autour des Voyages de Marco Polo. Partie de découverte pour les deux derniers nommés qui ont très apprécié le jeu, même si les cinq brefs tours nécessitent des choix déchirants, forcément déchirants. VHN laisse des traces de corne sur la route de la soie en lâchant ses chameaux (NDLR : autant en Occident on mesure la puissance en chevaux, autant en Orient ce sont les chameaux qui sont l’unité utilisée – à PC on s’instruit en s’amusant) et distance ses adversaires sur la piste de score (mais avec 67 points, il y a encore de la marge pour atteindre les 90+ points que l’on voit rapportés sur Internet)

Table 3, dite « Y’a du soleil et des mayas » : Xel, Tristan et Baptiste-2 jouent à Tzolk’in. Longue partie au terme de laquelle Tristan finit juste devant Xel au tableau de marque.

Table 4, dite « Should I stay or should I go ? » : Baptiste-le-joaillier et Nicolas-Neox joignent leurs efforts pour initier un nouveau venu, Jocelyn, à Diamant (fort bon jeu d’exploration en mode stop-ou-encore que nous reverrons bientôt au Festival Scorfel) puis à Lanternes. Le petit nouveau s’impose les deux fois. « La chance du débutant » concluent les deux anciens.

A presque minuit, personne ne veut rentrer à la maison et voilà que 2 tables redémarrent. Leurs résultats seront à collecter sur le forum, VHN étant lui resté raisonnable.

Table 5, dite « Les yeux dans les yeux » : Nicolas-2 défie Tristan (ou est-ce l’inverse ?) à 7 Wonders-Duel.

Table 6, dite « Très conceptuel ça, coco » : Xel, Paul, Jean-Yves et Jérôme se lancent dans un Concept où ils n’auront pas manqué d’être créatifs.

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Séance de VENDREDI 25/03/2016 à St-Elivet

En ce 25 mars, l’histoire de la Bretagne se rappelle à nos souvenirs avec l’anniversaire du combat des Trente. Mais un petit retour en arrière s’impose pour le mieux cerner.

Intégrée par Rome à la province de Gaule belgique, l’Armorique, excentrée, résista à la romanisation, conserva mieux que le reste de la Gaule ses racines celtiques et fut également épargnée par les invasions germaniques au Ve siècle. Mais au début du Ve siècle, les paysans de la région se soulevèrent contre les autorités. Leurs révoltes ou bagaudes furent cruellement réprimées par la cavalerie d’Aetius, le représentant de l’empire en Gaule, essentiellement composée de mercenaires huns. Il s’ensuivit un effondrement de la population locale.

De ce fait, de la fin du Ve siècle au VIIe siècle, les Celtes de Britannia (la Grande-Bretagne actuelle) trouvèrent naturel de se réfugier en Armorique lorsque leur île fut envahie par des hordes d’Angles, de Saxons et autres Germains ! C’est ainsi que l’Armorique, devenue le refuge des Bretons, renoua avec la langue celtique et prit le nom de Bretagne. Parmi les nouveaux arrivants figuraient beaucoup de moines qui eurent à coeur d’évangéliser la péninsule et y multiplièrent les fondations d’abbayes (Samson, Paterne, Guénolé, Brieux, Malo…).

Charlemagne aura le plus grand mal à soumettre les Bretons malgré la victoire du comte Wido sur les chefs locaux en 799. Son fils Louis le Pieux confère au chef breton Nominoë le titre de duc, mais Nominoë ne tarde pas à se soulever contre les Francs et, 22 novembre 845, bat à plate couture les troupes de Charles le Chauve, fils de Louis le Pieux, à Ballon, près de Redon. À sa mort, en 851, son fils Erispoé lui succède à la tête de la Bretagne et obtient de Charles le Chauve le titre de roi: la Bretagne devient indépendante pour près de sept siècles.

Le duché, attaché à son indépendance, passe de père en fils jusqu’à Jean III le Bon. Celui-ci décède le 30 avril 1341 sans enfant et sans héritier désigné. Le demi-frère du défunt duc, Jean de Montfort, conteste la succession par les femmes, qu’il dénonce comme contraire au droit capétien. Paradoxalement, il a le soutien de la petite noblesse bretonne et surtout du roi d’Angleterre Édouard III qui, lui-même, vient de revendiquer la couronne de France… en arguant de la succession par les femmes !

Jean de Montfort prend possession du duché mais il est rapidement défait par l’armée française et emprisonné au Louvre, à Paris. Sa femme Jeanne de Flandre poursuit le combat. Libéré en 1343 à la faveur d’une trêve, Jean de Montfort meurt peu après. La guerre de Succession de Bretagne, aussi appelée guerre des deux Jeanne, étroitement imbriquée à la guerre franco-anglaise, plus tard appelée guerre de Cent Ans, va perdurer de longues années.

C’est ici que commence l’histoire du combat des Trente, tournoi meurtrier qui a sa place dans les grands mythes de l’histoire de la Bretagne. C’est aussi l’épisode le plus mémorable de la guerre de Succession de Bretagne ouverte dix ans plus tôt par la mort du duc.

Le 25 mars 1351, Jean de Beaumanoir, capitaine du château de Josselin, provoque en combat singulier les Anglais de Richard de Bremborough, établi non loin, à Ploërmel. Mais à un combat singulier, le capitaine anglais préfère un combat par équipes : «Dieu soit Juge entre nous ! Que chacun de nous choisisse trente à quarante champions pour soutenir sa cause. On verra de quel côté est le droit».

Le combat commence deux jours plus tard sur la lande, au lieu-dit le chêne de Mi-Voie, dans le Morbihan actuel. C’est un carnage sans règle qui n’a rien à voir avec les joutes codifiées de l’époque. Les combattants, chevaliers, écuyers, mercenaires, sont à pied ou à cheval, avec des armes disparates. Pour le chroniqueur Jean Froissart, ce fut «un moult haut, un moult merveilleux fait d’armes». Au plus fort des combats, Beaumanoir, blessé, réclame à boire. L’un de ses compagnons, Geoffroy du Bois, lui lance selon la chronique : «Bois ton sang, Beaumanoir ! Et la soif te passera».

Le soir venu, Beaumanoir et son camp remportent une victoire relative avec «seulement» six morts, les Anglais ayant de leur côté perdu neuf hommes dont leur chef, Bremborough. Près de Josselin, un enclos et une stèle rappellent le souvenir de ce combat.

Trente2

665 ans plus tard, la soirée commence par une vaillante équipée d’hommes forts. Ils n’étaient pas trente, mais portaient des gants, et surtout une lourde armoire destinée à recueillir les grimoires, recettes de potions, sorts et autres choses magiques peuplant l’univers de Parties Civiles. Depuis, elle trône fièrement dans l’ex-bibliothèque, entièrement retapissée pour l’occasion. Puis, ce fait d’armes accompli, on posa les gants et on joua.

Table 1, dite « Ceci est mon sang » : Costaud, c’est le mot qui s’impose quand on découvre les figurines de Cthulhu Wars. Les joueurs ne l’étaient pas moins, et la bataille fut homérique à en juger du score: Nicolas: 34, François-René: 33, Baptiste aux mains d’or et Michał : 29.

Table 2, dite « Ceci est mon whisky» :  Tristan nous fait découvrir Glen More. Un jeu qui nous plonge dans les brumes écossaises, et où, en mangeant des tuiles, l’on produit du whisky, donc, mais aussi du bois, de la viande, et même des membres de clan, et avec un mécanisme original: joue celui qui est en dernière position (donc celui qui se contente le mieux des tuiles à sa portée). Pas moins de deux parties furent jouées, avec ces scores pittoresques: Tristan: 76, VHS: 40, Dom: 24, Xel: 22, puis Tristan: 58, VHS: 42, Dom: 41, Xel: 85

Mais, post mortem, la patrouille des jeux invalida ces scores car 3 grosses erreurs furent commises:
*lors du décompte final, tous les joueurs qui ont PLUS  de tuiles que celui qui en a LE MOINS perdent 3 PV par tuile d’écart et non l’inverse !
*lors des 3 décomptes, il ne faut pas compter les meeples noirs sur les tuiles (= »membres de clan ») mais les meeples noirs « chefs de clans ».  Pour produire ces derniers, il faut utiliser 1 action déplacement pour
sortir 1 meeple pour toujours de son village et le poser à coté.
*pour toutes les tuiles qui consistent à payer des ressources, on peut  toujours acheter les ressources manquantes au marché et non les seules disponibles dans son village

Comme dirait Dom « pourquoi y a-t-il toujours des erreurs de règles aux tables où je joue » ? :-[

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Table 3, dite « un moult merveilleux fait d’arme » : A Nightfall, on combine deck building et zombies, cela plut beaucoup aux joueurs présents qui le manifestèrent bruyamment, un peu comme s’ils n’avaient pas de voisisns (mais on était contents qu’ils le soient). Thierry, 8, devance Julien.F1 et Thomas, 10, puis Axel, 11 et enfin Jonathan, 14. Car on me souffle dans l’oreillette que moins on a de points, plus on gagne…

Table 4, dite «  succession par la femme » : A Tzolk’in, Jeff, Mickaël s’attaquent à Joane dans le huis clos de la salle informatique Le résultat est encore incertain à cette heure.

Table 5, dite « lost in translation » : A Codenames, les bleus (François-René, Thierry, Axel, Julien.F2, VHS) héroïques, triomphent 3 à 2 des rouges (Xel, Joane, Thomas, Dom). Après avoir mené 2 à 0 rapidement, ils furent rejoints avant de l’emporter dans le set décisif. On retiendra de cette partie les propositions aventureuses des rouges (peupleraie, amoureuse, Marie-Antoinette), qui se heurtèrent au pragmatisme des bleus, à l’image de François-René, grand adepte du Canard WC (c). La victoire se joua sur un aileron de requin, qui était plus marteau que baleine…

Table 6, dite « joute armoricaine » : Un Smash Up de fin de soirée oppose Tristan à Mickaël. En ont-ils eux-mêmes retenu l’issue ?

Table 7, dite « sang parallèle »: Nicolas me souffle dans l’oreillette qu’en fait, y’avait 2 tables de Cthulhu Wars en parallèle… L’autre était composée de Julien (de Paimpol), Jibee et Franck. Les scores seront dévoilés sur le forum !

Table 8, dite « joute ancienne », que Nicolas raconte ainsi:  F-R, Baptiste et moi avons également fait un Signe des Anciens. Nous avons d’ailleurs brillamment gagné!

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Séance de MARDI 23/02/2016 à St-Elivet

Le 23 février 1766, le duc Stanislas Leszczynski mourait dans des conditions atroces, suite aux brûlures advenues lors d’une chute près de sa cheminée, dans son château de Lunéville. Il avait 87 ans.

Ephémère roi de Pologne, le duc eut la chance de marier sa fille Marie au roi Louis XV et d’obtenir en viager les duchés de Lorraine et de Bar. Conformément aux conventions fixées avec les gouvernements de France et d’Autriche, sa mort  entraîna le rattachement définitif des duchés à la France, à la satisfaction du ministre de Louis XV, le duc Étienne de Choiseul.

Le duc François de Lorraine ayant épousé la future impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, il avait accepté en 1737 de céder ses duchés de Lorraine et du Barrois à Stanislas, roi déchu de Pologne et beau-père du jeune Louis XV, transaction qui mit fin à la Guerre de Succession de la Pologne.

Souverain éclairé et débonnaire, Leszczynski animait dans son château de Lunéville une cour brillante, accueillante aux artistes et aux gens de lettres. Il lança à Nancy, sa capitale, la construction d’un ensemble urbain magnifique qui fait aujourd’hui la fierté de la ville. Cet ensemble classique, dû à l’architecte lorrain Emmanuel Héré, réunit la vieille ville à la ville neuve de l’époque, via une grande place oblongue, dite place neuve de la Carrière (lieu où se déroulaient autrefois les tournois). Cette place communique avec la place Royale, aujourd’hui place Stanislas. Inaugurée le 26 novembre 1755, elle est entourée d’immeubles majestueux et communique avec le reste de la ville par de splendides grilles dorées à l’or fin qui font sa renommée. Le centre de la place est occupé depuis 1831 par une statue de Stanislas, en remplacement de la statue de Louis XV, enlevée sous la Révolution.

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Pile 250 ans plus tard, une poignée de joueurs se retrouva à St-Elivet.

Table 1, dite  » au coin du feu » . Un quarteron d’aventuriers en goguette s’affrontent à Tzolk’in – Le calendrier maya dans le confort ouaté d’une salle close. Jeff l’emporte d’un maïs devant Xel (65 à 62), Jean-Yves et Mathieu suivant ce duel à quelque distance.

Une aute table fut jouée. Le chroniqueur n’était pas sur place pour vous la relater mais le forum s’en chargera peut-être (ou pas).

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Séance de MARDI 05/01/2016 à St-Elivet

Prémière séance de 2016 s’est vue dotée de 3 tables :

Table n°1 dite « 2 vs 2 » …

… où Neox+Jérôme ont affronté Hélène+Baptiste dit le « deuil capilaire » dans un Summoner Wars. Retours possiblement sur le forum.

Table n°2 dite « initiatique » …

… où le nouveau sympathisant : Matthieu, s’est volontairement soumis au test de Tzolk’in, accompagné par Jeff et Baptiste dit « cheveux ? non merci ! ». Retours de cette initiation possiblement sur le forum.

Table n°3 dite « plus morte que vivante » …

… où François-René, Xel, Françoise, Jean-Yves et Votre Humble Serviteur se sont inclinés devant le très exigeant Dead of Winter. La perte du clebs de VHS a été facteur fatal : empli du chagrin VHS a quitté les lieux laissant les survivants choisir un autre jeu… Retours possiblement sur le forum.

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Séance de MARDI 01/12/2015 à St-Elivet

Cette soirée vous est contée en 466 mots et force détails par notre envoyé spécial, Dominique. Un grand merci à lui !

Une douzaine de participants à cette soirée de jeux dont la moitié se présentèrent au débotté, ce qui leur valut un rappel à l’ordre du représentant du CA.

Table 1, dite « Peones »
Jean-Yves se laisse convaincre par deux anciens à la mine sympathique (David et Jeff) d’essayer un « petit jeu » aux relents tiers-mondistes (on exploite des ouvriers, oui, mais des ouvriers agricoles mayas nourris avec du bon maïs garanti sans OGM) opportunément extrait de l’armoire, Tzolk’in. La partie se conclut (inévitablement ?) par la victoire de Jeff.

Table 2, dite « Aventuriers »
Frank, Thomas, Xel et VHN décident d’explorer la richesse du DUC (l’encore prototypaire Deck Universel de Cartes, faut-il le rappeler ?) et le configurent pour jouer à Diamant. C’est un jeu de prise de risque calculée en explorant des temples d’Amérique Centrale. Les deux parties disputées voient la victoire de Xel appliquant une tactique de hmmm disons, prudence, mais ce doublé est contesté dès la fin de la soirée par un perdant aigri sur le tapis vert du TAJ (Tribunal Arbitral du Jeu), les règles de partage des diamants ayant été mal expliquées par l’approximatif DUCmaster. Pour le deuxième round, le DUC se métamorphose en bar branché et organise 2 parties du toujours plaisant Beasty Bar qui voit 2 victoires sans contestation de Xel. A real party animal, diraient les anglophones.

La soirée se poursuit avec De Stijl, petit jeu pour 2 à 4 joueurs très original et visuel : chaque carte rectangulaire est divisée en 6 cases carrées d’une couleur parmi cinq, et il s’agit pour chaque joueur de maximiser le nombre de « territoires » (zones de cases contiguës) à sa couleur. A son tour, on joue 1 carte de sa main et on doit recouvrir partiellement, mais pas totalement, l’assemblage de cartes déjà jouées. La partie d’essai est remportée par VHN (14/11/11/10 territoires). Après le départ de Frank, nous explorons Qwixx, un jeu de dés avec de faux airs de bingo (on coche une grille mais il y a une dimension course qui rend Qwixx nettement plus intéressant) qui voit la victoire de Thomas puis de VHN, Xel se distinguant par un score identique aux deux parties.

 De Stijl

Table 3, dite « Amis des Animaux »
Une joyeuse assemblée composée d’Hélène et de garçons (Jérôme, Baptiste-Goldfinger, Nicolas, Thierry et Julien-de-Saint-Brieuc) commence par une partie de Dixit (jeu où les marqueurs de score sont des lapins) remportée par Thierry qui sut faire preuve d’imagination et de psychologie. La densité d’animaux augmente quand c’est au tour de Noé d’être mis en place. Il semble que la partie ait été interrompue bien avant 950 ans mais nous n’avons à ce sujet pas encore reçu le communiqué de presse d’Hélène. Le troupeau des bovins de 6 Qui Prend remplace alors l’infortuné patriarche sur cette table 3, et les manches continuaient quand votre correspondant s’éclipsa du centre St-Elivet.

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Séance de MARDI à St Elivet 26/05

La parole est à François, lequel se montre particulièrement lyrique.

En ce 26 mai, les Partie-Civiliens rendirent un hommage appuyé au football français.

Table 1, dite « carrée »

Si on se souvient tous du 26 mai 1999, où Manchester remporta la Ligue des Champions en s’imposant 2-1 en finale face au Bayern à l’issue d’un final légendaire, la chronique française recense aussi le 26 mai 2004, où Monaco, équipe française, perd sans gloire face au FC Porto. Mais quand Monaco perd, est-il vraiment une équipe française ?

Quoi qu’il en soit, si le ciel zéphyrien de cette soirée faisait plus penser à la Riviera qu’aux rives de l’Irwell, le théâtre de l’action était bien mancunien, puisque c’est à Brass que se réunit un quarteron de joueurs en retraite. La préseance à ce jeu fut respectée, de peu. Thomas s’imposa en effet avec 129 points, devançant Xel, 109, VHS, 108, et Jeff, 90. Le premier fit un usage immodéré de canaux et de rails auxquels il dut sa victoire. Le dernier se distingua par la fourberie de ses actions (occupation d’un port et recouvrement d’une mine adverses), et sa place en fut le prix.

Table 2, dite « ronde »

La mémoire du football retient qu’un 26 mai 1965, le Stade Rennais remporta la coupe de France en s’imposant 3-1 en finale face à Sedan. L’époque où le football breton gagnait des titres est presque aussi vieille que celle des Chevaliers de la table ronde, pour lesquels Hélène, François-René, Michal, Baptiste & Co s’affrontèrent. La chronique retiendra la victoire du plus barbu d’entre eux.

Table 3, dite « en roue »

Le souvenir du 26 mai 1993 est encore vivace dans nos esprits. Basile Boli raconte:
« Je ne saute pas plus haut que les autres, mais j’ai le bon timing et le ballon se plante au fond de la cage. Ce ballon, je ne le vois pas entrer dans les buts de Milan mais… dans l’histoire ! J’ai trois secondes de folie sous la montée de l’adrénaline, je cours vers Pelé et je lui crie : « Pourquoi moi ? Pourquoi ce but ? ! » J’ai l’impression que Dieu est à côté de moi ! Nous remportons le match 1 à 0. C’est une victoire historique, la première fois depuis quarante-deux ans qu’un club français gagne cette Coupe d’Europe. Ce but est resté gravé dans l’esprit des gens et, au cours de mes nombreux voyages pendant les deux décennies qui ont suivi, il y a toujours eu quelqu’un, n’importe où dans le monde, pour m’en parler. A la mort du président ­Mitterrand en janvier 1996, je reçois un coup de téléphone me demandant d’assister à la levée du corps. Un chauffeur vient me chercher. Arrivé avenue ­Frédéric-Le-Play, il se gare devant le domicile de M. Mitterrand et avant que j’aie le temps de descendre, il me tend la main en murmurant : 26 mai 1993. » 

C’est dans l’exaltation de ce souvenir divin que Xel, Jeff et Thomas rendirent visite aux dieux mayas de Tzolk’in. Jeff effaça sa mésaventure de Brass pour s’adjuger la mise.

Table 4, dite « convexe »

Le 26 mai 2002, Zidane, à cinq jours du premier match du mondial asiatique, se blesse en match de préparation, précipitant la chute de la sélection bleue. Avant d’être livrée, la guerre était déjà perdue. Un peu comme au jeu Les Poilus, auquel François-René, Michal et VHS s’adonnèrent à deux reprises. Par deux fois, une pluie d’obus convexes s’abattit sur eux, et tous moururent.

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Séance de MARDI à Ti Koad 27/01

Racontée par Jeff :

Partie de Tzolkin entre Jeff, Audrey et Pierre dont c’était la première partie.

Jeff l’emporte de justesse avec 57 points suivi d’Audrey 54 puis de Pierre 40 points

Les 3 compères durent rejoint par Christel et François pour 2 parties de « 6 qui prend« .

Jeff emporte la première suivi par Christel et Audrey, François emporte la seconde suivi par Jeff et Audrey. Deux parties très courtes, Pierre ayant rushé les deux fois, malgré lui, vers la défaite.

En parallèle, il y eut une partie de Brass entre Dominique, Christel et François. Dom a gagné, je crois.
JiBi a initié Hélène et Aurélie à Agricola. Pour se faire pardonner de les avoir battues, il les a initié  Picomino où les deux pauvres jeunes femmes ont subi le rouleau compresseur présidentiel. Ma galanterie me défend de donner les scores.

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Séance de VENDREDI à Ti Koad 09/01

4 tables pour cette séance :

Table n°1

… autour de Tzolkin avec majoritairement : Xel, Johanne, Audrey et Mickael.

Table n°2 ….

… autour d’un jeu avec des vaisseaux spatiaux avec majoritairement : MKS, Julien de P. et Pierre.

Table n°3

… racontée par Marvin :

Une table de Dead of Winter : A la croisée des chemins, qui a regroupé F-R, Nicolas, Baptiste et moi-même.
Après explication des règles, la partie commence sur fond de manque de nourriture. Le moral chute rapidement, mais nous nous maintenons à flots grâce aux tirages du « dé de risque » qui sont globalement favorables.
Après quelques péripéties, la partie s’arrête brutalement au 5ème tour, lorsqu’un personnage meurt sous les gencives d’un zombie. Un de trop, le moral est à zéro.

Cette fin malheureuse fera néanmoins mon bonheur, puisque j’étais le traître et que mon objectif venait tout juste d’être rempli. Chouette.

Table n°4

… autour d’un Hyperborea avec pour apprentis : Julien de L. et Aurélie, accompagnés des requins vieux routards : François, Jeff et Votre Humble Serviteur. Ce dernier obtient gracieusement la 1ère place en marchant sur les plus faibles tout le long de la partie. C’est pas jojo.

Il eut probablement une poursuite de la séance ce dont le forum pourra témoigner.

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Séance de VENDREDI à Ti Koad 03/10

La séance de ce soir nous est contée par François (et Laurent (et Xel)).
(Pour toute remarque acide quant au relatif manque de précisions concernant les tables tierces, merci de vous adresser à lui directement. :))

Une table Tzolkin avec Jibee & Co

Une table Small World avec Jack, Laurent, Jérôme & Co. Le vainqueur semble avoir été Jérôme.
A l’issue de cette partie, deux autres de Hanabi ont eu lieu.

Une table dite « avec Jeff, Virginie, Xel et VHS »
Nous empruntons à Jack son Age of Steam, dont Jeff fait un briefing complet à Virginie, qui découvre le jeu. Je prends les rênes de la partie en misant gros lors des enchères au prix d’une débauche d’emprunts, tactique qui me permet de sélectionner les meilleurs emplacements et de booster ma locomotive. Jeff suit la tactique opposé, restant près de son portefeuile, Virginie opte pour la modération. Quant à Xel, aussi parcimonieuse que Jeff, elle se révèle trop optimiste, et victime d’un débordement fiscal, se trouve purement et simplement éjectée du jeu au troisième tour (le FMI n’était pas joignable pour la refinancer) ! La carte s’en trouve alors nettement clarifiée. Je me développe à l’Est, Jeff colonise l’ouest et Virginie se faufile entre les deux. Les revenus s’envolent, ce qui permet à Jeff de se parer d’une locomotive supplémentaire à l’aube de l’avant-dernier tour. Ses six chevaux fiscaux feront la différence pour le propuler vaniqueur avec 124 points, devant VHS, 94, Virginie qui ne démérita point avec 72, et Xel avec 0.

S’ensuivit une table fusionnée autour d’un 6 qui prend !, qui vit la déroute du président qui, avec une manche à 58, précipita la courte victoire de Jérome, et enfin, en guise de digestif, un Level Up qui se conclut dans un mouchoir de poche par la victoire d’un expert (qui se reconnaîtra [ndlr]merci François, on s’en doutait, mais ça nous aide pas des masses[/ndlr]).

Bonus : la petite touche de Xel

Jérôme, François-René et moi-même avons fait une partie de Splendor : F-R nous a écrasés !

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