Séance de MARDI 06/09/2016 à Ti-Koad

4 présidents américains ont, à ce jour, péri assassinés au cours de leur mandat. Si l’on se souvient facilement de JFK ou de Lincoln, l’histoire retient aussi le nom de  William McKinley. Avocat originaire de l’Ohio, McKinley s’est signalé en 1890 par la loi protectionniste qui porte son nom, le « McKinley Tariff », qui porte à 50% les tarifs douaniers sur les importations. Elu une première fois à la présidence en 1896 sous l’étiquette républicaine, il engagea contre l’Espagne une guerre très profitable qui marque le début de l’impérialisme américain et lui valut une réélection triomphale.

C’est l’esprit serein, impeccablement vêtu comme à son habitude, qu’il se rend à Buffalo, le 6 septembre 1901, pour inaugurer la Pan-American Exposition. Après un discours d’inauguration, il assiste en fin d’après-midi à une fête au Temple de la Musique et serre des mains quand il tombe en arrière, frappé de deux balles en pleine poitrine. L’assassin est un ouvrier anarchiste au chômage d’origine polonaise, Leon Czolgosz, qui voyait dans le Président un « ennemi du peuple ». Le vice-président Théodore Roosevelt lui succède, et poursuivra sa « diplomatie du gros bâton » (Speak softly and carry a big stick).

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Quant au nom du quatrième président, il se confond avec celui d’un matou célèbre (c) que vous n’aurez aucune peine à identifier avec l’indice contenu dans cette bande…Afficher l'image d'origine

116 ans après cet événement tragique, Ti Koad sentait encore l’odeur de la poudre, qui allait bientôt parler….

Table 1, dite « d’un petit baton » : où Baptiste l’emporte d’un tout petit point (mais ce n’est pas la taille qui compte) à Alien Frontier devant Nicolas-Neox, tandis qu’Hélène complète le podium.

Table 2, dite « lost in translation » : où la fine équipe d’enquêteurs (Dom, FR, VHS, Thomas) s’essaie à une nouvelle énigme de Sherlock Holmes: Detective conseil. Une partie déroutante que traduit le score pathétique de 15, plombé par une indigestion de visites et malgré l’effort louable de Thomas de dessiner une timeline des événements comme dans les meilleurs polars. On y croisa, paraît-il, des personnages de Blade Runner, film au mérite discutable (comme le dit fort bien FR, « déjà la version courte me paraît longue »), on y discuta des méfaits de la vitamine A à haute dose (selon Dom qui s’était documenté sur le sujet), d’une équipée folle sur la 4-voies Lannion-St-Brieuc qui se termina dans un fossé sur une embardée du chauffeur pour éviter une herse, bref autant de sujets légèrement périphériques à l’action centrale.

Table 3, dite « népotique » :  où une partie de Descendance tint en haleine jusqu’au bout de la nuit Paul (71), Xel (57), et Nicolas II (51).

Table 4, dite « Un Codenames et puis au lit » : malgré l’heure tardive, les derniers motivés (Rouge : F-R, Paul et Nicolas-2 / Bleu : Dom, Xel et VHS) s’attaquent à un Codenames en 2 sets gagnants.

La première manche vit une victoire sur le fil des bleus, plombés par un départ laborieux sur un Berger 4 (Mouton, Défense, Nuit, Canne) mal interprété, mais sauvés par les incompréhensions mutuelles des rouges, ce qui se confirma dans le second set, où VHS, étant maître-espion réussit à faire tout deviner, malgré un débat nourri sur les Avalanches, et concluant sur un joli « Feuilleter 2 » (Canard, Main), tandis que les rouges n’avaient pas la victoire dans la peau, comme en témoigne un audacieux « Jason Bourne 2 » (Volet, Carton) qui suscita une incompréhension totale. Il n’y eut donc pas de troisième set….

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Séance de MARDI 16/08/2016 à Ti-Koad

Beaucoup de gens admirables sont nés un 16 août, à commencer évidemment par Madonna. En septembre 1978, elle arrive à New York avec 35 $ en poche, et se rend au quartier des théâtres, Times Square, espérant y trouver la gloire. Elle vit d’emplois occasionnels dans une grande précarité, esseulée et avec le peu d’argent que lui rapportent ses emplois de serveuse, danseuse ou modèle de nu. Madonna incarnera l’image du rêve américain : réussir à partir de rien et par sa seule détermination à devenir une des chanteuses les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 560 millions de dollars en mai 2016. Celle qui est aussi une des six artistes dont les tournées ont rapporté plus d’1 milliard de dollars de recettes a cependant bien voulu fort bénévolement marrainer cette soirée, dédicaçant les différentes tables du nom de ses plus grands hits.

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Table 1, dite « Revolver »
…où l’équipe d’inspecteurs de choc (Dom, Thomas, François-René et VHS) poursuit sa campagne d’enquêtes de Sherlock Holmes: Détective conseil. Son titre, L’orpheline emprisonnée, est tout un programme. Grâce à jeu d’équipe collectif très élaboré, chacun complétant les analyses de son voisin, nous atteignons le score respectable de 50 points. Juste un indice pour les futurs enquêteurs (attention please, spoiler ahead) : il n’est pas question, dans cette affaire, d’un masque de Jacques Chirac (ce qui serait surprenant en 1888, je vous l’accorde). En revanche, si vous arpentez les ronds-points de Lannion avec constance (et surtout les soirs de pleine lune), il n’est pas exclu de vous trouver un jour nez à nez avec un cycliste revêtu de cet appendice, aussi original que malcommode pour cette activité…

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Table 2, dite « La isla bonita »
…où L’île de Skye, une île magnifique avec ses plages de sable, ses douces collines et ses montagnes impressionnantes, offre un paysage à couper le souffle et, ce qui ne gâte rien, est éponyme du jeu Isle of Skye. Notez, pour les puristes, que c’est bien l’île et non le jeu qui est éponyme, comme on l’entend trop souvent dire… Dans ce jeu de tuiles, donc, les joueurs sont des chefs de clans et doivent construire leur royaume. Une partie survolée en planeur par Xel, qui médusa Baptste, Nicolas-Neox et Paul réunis.

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Table 3, dite « Papa don’t preach »
…où Nicolas II, à son détriment, défie l’ami Vincent à 7 wonders (en mode duel). Le sermon aura-t-il porté ?

Table 4, dite « Like a prayer »
…où Nicolas II rejoint les protagonistes de la table 2 pour un Pandémie : Contagion où, de nouveau, Nicolas-Neox a marché sur l’eau. Serait-il invaincu à ce jeu ?

Table 5 dite « Frozen»
…où une partie de Manchots barjots se compose. Paul y verra la vie en rose (39 points dont 19 roses), VHS (33), Nicolas II (27), F.-R. (24) et Xel (23) complétant la photo finish. Deux tactiques opposées s’affrontèrent, celle de Paul consistant à tout miser sur une couleur, et celle de F.-R. revenant au contraire à ne miser sur aucune, mais à multiplier les  actions doubles.

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Séance de MARDI 02/08/2016 à Ti-Koad

Le 2 août 1897 naissait Philippe Soupault. Ce poète surréaliste sera, avec André Breton, l’un des deux artisans des Champs magnétiques, recueil de textes en prose écrits en 1919, fruit des premières applications systématiques de l’écriture automatique, et considéré par Breton comme le « premier ouvrage surréaliste ». Ce livre « longtemps plus célèbre que connu » est à la fois l’aboutissement de la quête dans laquelle s’est engagé André Breton depuis 1916 et le point de départ d’un « mouvement ininterrompu [où] la poésie vient se confondre avec la vie. »

Constituée de plusieurs textes sans aucun lien entre eux, cette œuvre « d’un seul auteur à deux têtes [et au] regard double » a permis à Breton et Soupault « d’avancer sur la voie où nul ne les avait précédés. » En signant conjointement, les auteurs ont voulu signifier qu’« ils ont parlé ensemble, [qu’] ils ont mêlé leurs voix non pour se cacher mais pour éclater ». Contrairement à une idée généralement répandue, l’écriture automatique représente le contraire de la facilité. Elle impose à celui qui ne veut plus être que le récepteur le plus fidèle possible de la parole intérieure une tension difficile à maintenir entre les pôles opposés de l’abandon et de la vigilance.

Au printemps 1919, André Breton est encore mobilisé à l’hôpital du Val de Grâce, Philippe Soupault est détaché au Commissariat des Essences et Pétroles de la rue de Grenelle et Louis Aragon est envoyé en Sarre avec les troupes d’occupation. Les autorités ménagent une transition pour le retour à la vie civile des soldats, craignant la colère de ceux-ci à cause du sentiment de l’inutilité du sacrifice de tant de vies et de l’attitude « jusqu’au-boutiste » de l’arrière allant de pair avec un affairisme sans scrupule. Pour Breton, l’avenir n’a aucune représentation. « On revenait de guerre, c’est entendu, mais ce dont on ne revenait pas, c’est de ce qu’on appelait alors le bourrage de crânes qui, d’êtres ne demandant qu’à vivre et – à de rares exceptions près – à s’entendre avec leurs semblables, avait fait durant quatre années, des êtres hagards et forcenés, non seulement corvéables mais pouvant être décimés à merci. » Il erre sans but, dans sa chambre ou dans les rues de Paris. La revue Littérature lancée en février avec Aragon et Soupault ne lui apporte plus aucune satisfaction. Il voudrait la faire sortir de son côté « anthologique ».

En « logicien passionné de l’irrationnel », Breton est alerté par les phrases involontaires qui se forment dans le demi-sommeil, tout illogiques, gratuites, absurdes même qu’elles soient, elles n’en constituent pas moins des « éléments poétiques de premier ordre » comme certains propos des malades mentaux qu’il a connus en 1916. « Tout occupé que j’étais encore de Freud à cette époque et familiarisé avec ses méthodes d’examen que j’avais eu quelque peu l’occasion de pratiquer sur des malades pendant la guerre, je résolus d’obtenir de moi ce qu’on cherche à obtenir d’eux, soit un monologue de débit aussi rapide que possible, sur lequel l’esprit critique du sujet ne fasse porter aucun jugement, qui ne s’embarrasse, par suite, d’aucune réticence, et qui soit aussi exactement que possible, la pensée parlée. C’est dans ces dispositions que Philippe Soupault, à qui j’avais fait part de ces premières conclusions, et moi, nous entreprîmes de noircir du papier avec un louable mépris de ce qui pourrait s’ensuivre littérairement. »

Le premier essai auquel se livre Breton aboutissant à la formation de quelques phrases le déçoit tout d’abord, à l’exception de quelques mots parmi les premiers Fleur de laque jésuite dans la tempête blonde…. « Ce jésuite dans la tempête blonde me hantait, me donnant à penser que je n’avais pas tout à fait perdu mon temps ». La fréquentation quotidienne de Soupault, Aragon absent, n’explique pas complètement le choix de Breton d’en faire un « compagnon de risque ». Ce qui lui plaît c’est son caractère « aéré », sa disponibilité, sa capacité à « laisser le poème comme il vient, à la tenir à l’abri de tout repentir ». Breton et Soupault passent huit à dix heures consécutives à la pratique de l’écriture automatique. À la fin du premier jour, ils ont noirci une cinquantaine de pages et les seules différences qu’y voit Breton tiennent à l’humeur de chacun. Cependant, pratiquée avec ferveur, l’écriture automatique provoque des hallucinations et au bout quelques jours pendant lesquels ils s’interdisent de « corriger et de raturer nos élucubrations », ils renoncent à poursuivre plus loin leur désir d’écrire un livre « dangereux. »

Le livre aborde les thèmes de la désespérance (Glace sans tain), de la nostalgie de l’enfance (Saisons), de la solitude de la ville et de l’isolement de l’âme errante, de la métamorphose de l’âge d’homme et provoque la perturbation surréaliste comme cette « fenêtre creusée dans notre chair » (Glace sans tain) ou ce pagure, animal double, crustacé au ventre mou, échappé du bestiaire de Maldoror. Nous en extrairons quelques passages pour illustrer les tables de cette soirée ludique, 119 ans après la naissance de celui qui sera exclu du mouvement surréaliste en 1926, avec le motif « trop de littérature », alors que le mouvement s’engage dans la cause communiste….

Table 1, dite « Tout le monde peut y passer dans ce couloir sanglant où sont accrochés nos péchés, tableaux délicieux, où le gris domine cependant »
…où l’équipe d’inspecteurs de choc (Dom, Thomas, François-René et VHS), soudée et éclairée par les intuitions fulgurantes du premier cité, poursuit sa campagne d’enquêtes de Sherlock Holmes: Détective conseil. Nous n’en dévoilerons que le titre, Le vieux soldat, et notre score, un très honorable 70 (100 étant le score de Sherlock), obtenu en seulement cinq déplacements, ce qui d’ailleurs laisse un léger sentiment de frustration puisqu’on ne peut pas tirer toutes les ficelles sans aller au détriment du score….

Table 2, dite « Il n’y avait plus que la mort ingrate qui nous respectait »
…où Nicolas-Neox (27) corrige Baptiste (7) à Hit Z Road. Quoique fort, ce mot s’impose sans discussion au vu du score.

Table 3, dite « Ils regardent mes yeux comme des vers luisants s’il fait nuit ou bien ils font quelques pas en moi du côté de l’ombre »
…où nous remontons le temps quelques années en arrière, en 1963 précisément (mais le jeu s’intitule 1969). Vous êtes responsable du programme spatial de l’une des grandes nations en compétition pour envoyer le premier homme sur la Lune (d’où 1969, je vois que certains suivent). La course à l’espace est lancée, les années sont comptées, mais la tâche s’annonce immense ! Il faudra gérer au mieux le budget que vous alloue votre gouvernement, tâche à laquelle Xel, Jeff, Thierry et David s’appliquent avec conscience, Thierry tentant, selon ses propres termes, une « approche novatrice » qui le laissera pourtant KO, laissant David s’envoyer seul en l’air, puis s’envoler dans la nuit trégoroise tel un petit dragon ailé…

1969

Table 4, dite « J’avale ma propre fumée qui ressemble tant à la chimère d’autrui »
…où la table 4 se réunit avec Baptiste pour un Shipwrights of the North sea. Là encore, Thierry se distingue en provoquant la fin, mais non sa victoire, laissant cette dernière au nouvel arrivant…

Table 5, dite « Vous voyez ce grand arbre où les animaux vont se regarder : il y a des siècles que nous lui versons à boire »
…où un Archeologia voit jouter Nicolas II, Olivier, Franck, et Paul, qui l’emporte large (une cinquantaine de points alors que son plus proche suiveur ne dépasse pas la trentaine).

Table 6, dite « On rit aussi, mais il ne faut pas regarder longtemps sans longue vue »
…où la table 1, réunie sous les auspices du DUC, se penche avec bienveillance sur Un mouton à la mer, alias en VO Land Unter. Le tour de jeu paraît alambiqué à la première explication, mais après quelques tours, on comprend l’intérêt et la finesse de ce petit jeu de cartes à choix simultané signalé parmi les meilleurs du genre. Pour visualiser, il s’agit, si l’on peut dire, de l’enfant terrible constitué par l’union de For sale et 6 qui prend. Chaque joueur a un lot de cartes (de 1 à 60) et doit s’arranger à (presque) chaque tour pour ne pas finir en deuxième position sous peine de perdre une bouée. Celles-ci constituent le score final. Point fort, le jeu est équilibré car chaque joueur joue une fois chaque main distribuée en début de partie. Un jeu accessible, distrayant mais aussi répétitif, et où il faut avoir une longue vue sur la liste des cartes qui vont sortir et sur les mains de ses adversaires ! A découvrir avant de s’endormir au lieu de compter les moutons (surtout dans la version DUC qui demande un effort d’imagination certain pour visualiser une scène déjà peu banale)… Au final de cette partie découverte, Dom surnage avec 11 bouées, devant Thomas (6), VHS (4) et FR (3).

Table 7, dite « Quand les liqueurs pailletées ne leur feront plus une assez belle nuit dans la gorge, ils allumeront le réchaud à gaz »
…où la table 6 enchaîne avec sobriété sur un trio 100% pur DUC, formé de Qwixx, Qwixx en mode mélangé, et Qwinto, et dont voici les scores:

Dom: 98, FR: 91, Thomas: 88, VHS: 74
Dom: 23, FR: 37, Thomas: 44, VHS: 23
Dom: 21, FR: 41, Thomas: 29, VHS: 38

Table 8, dite « Un jour, on verra deux grandes ailes obscurcir le ciel et il suffira de se laisser étouffer dans l’odeur musquée de partout »
…où Vincent nous fait l’honneur d’une apparition surprise, aussi fugace que nocturne. Il s’assit à une table de Splendor garnie également de Baptiste et Nicolas-Neox, mais repart battu avec 9, devancé par le trésorier (13), qui finit à deux louis du vainqueur.

Table 9, dite « Belles nuits d’août, adorables crépuscules marins, nous nous moquons de vous ! »
…où en fin de soirée quelques survivants, qui n’avaient pas école le mercredi, ont entamé puis fini un Les piliers de la terre tardif, réunissant Nicolas II, Olivier et Paul. Je mets mon billet sur ce dernier, qui présente bien un profil de serial winner, ceci complètement à l’aveugle et au risque d’être démenti par le forum.

Table 10, dite « Soins des parasites qui entrent dans l’eau ferrugineuse, absorbez-moi si vous pouvez  »
…où la table 4 se reconstitue à Pandémie : Contagion. Un jeu dont l’extension le rend plus du tout coopératif, car tous sont désormais adversaires. Il y aura deux ex-æquo, mais, pour ménager le suspense, vous devrez vous risquer sur le forum pour les découvrir. A vos risques et périls, car ils sont peut-être encore contagieux…

Pandemie : Contagion

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Séance de MARDI 26/07/2016 à Ti-Koad

Le 17 juin 656, le calife Othman était assassiné à Médine par une foule de musulmans en colère. La mort de l’octogénaire est à l’origine de la plus grave crise de l’islam. À la mort du prophète Mahomet, un quart de siècle plus tôt, son beau-père Abou Bekr est reconnu sans difficulté comme son remplaçant (calife). Son successeur, Omar, est tué en 644 par un esclave persan de confession chrétienne. Après d’âpres disputes, les leaders musulmans choisissent alors Othman ben Affan comme troisième calife. Le vieil homme appartient à une riche famille de La Mecque, a figuré parmi les premiers disciples du Prophète et a épousé deux de ses filles. Autant de titres qui justifient son élévation.

Bénéficiant de la foudroyante expansion des cavaliers musulmans au Moyen Orient et en Afrique du nord, le nouveau calife reçoit de considérables tributs qu’il met en bonne partie au service de sa famille. Il achève par ailleurs la recension de la Révélation divine, le Coran. Mais, il se voit reprocher son népotisme et doit faire face à une opposition grandissante à Médine.

Le calife appelle le gouverneur de l’Égypte à son aide, ce qui provoque la colère de ses soldats. Ils envahissent sa maison et le tuent alors qu’il est en train de lire le Coran. C’est le premier d’une longue série de meurtres politiques qui vont affaiblir le califat. Le jour même, Ali, le principal meneur, est proclamé calife à Médine. Mais son élection, très controversée, marque le début d’une bataille ouverte au sein de l’islam. Ali voit se détacher plusieurs alliés ainsi que de pieux Médinois révoltés par le meurtre d’Othman. Il est en contrepartie rejoint par les vieux croyants fidèles à la famille du Prophète et, tandis que ses appuis à Médine et La Mecque s’étiolent, il en retrouve de plus solides en Mésopotamie.

Le nouveau calife et ses partisans (chi’ites) prônent une grande rigueur dans la mise en pratique de l’islam et l’assimilation des populations conquises. Ils recommandent aussi que le califat revienne aux descendants en ligne directe du Prophète. Ils s’opposent sur ces points aux orthodoxes ou sunnites, adeptes d’une application souple de la doctrine musulmane (la sunna).

Afin de pouvoir affronter ses rivaux, le calife Ali quitte Médine avec ses troupes et s’établit à Koufa, en Mésopotamie C’en est fini du rôle politique de Médine et La Mecque. Ces oasis qui ont vu la naissance de l’islam ne seront plus désormais que des villes de pèlerinage…

Le calife triomphe une première fois de ses adversaires en octobre 656 au cours de la bataille dite « du chameau ». Aisha, l’épouse préférée du Prophète, adversaire déclarée d’Ali, est faite prisonnière et renvoyée à La Mecque pour le restant de ses jours. Mais le gouverneur musulman de Damas, Moawiya, un parent du précédent calife, prend à son tour les armes contre Ali. Les deux armées se rencontrent à Siffin, sur les bords de l’Euphrate, et s’apprêtent à en découdre après plusieurs semaines de vaines negotiations. Le choc a lieu à Siffin le 26 juillet 657. Ali est sur le point de l’emporter quand les soldats de Moawiya dressent des feuillets du Coran, le livre sacré, à la pointe de leurs lances, sur une idée de Amr ibn al-Aç, partisan de Moawiya. Impossible dans ces conditions de les attaquer !

Ali accepte l’arbitrage proposé par Moawiya et, ainsi, renonce à l’autorité de calife. Cette décision va causer sa perte: beaucoup de ses partisans l’abandonnent, considérant que l’arbitrage humain fait outrage à la justice divine. Ils provoquent le premier schisme de l’islam et forment la secte des kharidjites (du verbe kharadja, sortir), qui va prospérer brièvement en Mésopotamie avant de s’épanouir chez les Berbères d’Afrique du Nord, puis de se marginaliser.

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1359 ans après ce haut fait d’armes, l’Islam est plus que jamais en ébullition. Dire que brandir un livre saint en guise de bouclier sacré est une protection qui a quelque peu fait son temps, c’est aujourd’hui enfoncer une porte ouverte… De portes, il en sera d’ailleurs beaucoup question en cette soirée de Ti Koad où le jeu reprit ses droits (civils bien sûr).

Table 1, dite « porte abattante »
…où, en guise d’apéritif, Dom nous propose de tester Two rooms and a boom. Un jeu d’ambiance et de role play estampillé US, où les rouges affrontent les bleus. Parmi les rouges, un kamikaze (« bomber »). Parmi les rouges, un président. Le but des rouges est de mettre le kamikaze dans la même salle que le président à la fin des 3 manches, le but des bleus est bien sûr d’y échapper. Le mécanisme de jeu s’adjoint, dans chaque salle, d’un chef, révocable, qui a pouvoir, à la fin de chaque manche, de renvoyer un « otage » dans l’autre pièce. La parole est libre à propos de son propre rôle (qu’il est bien sûr interdit d’échanger), et tout le monde est debout ! Enfin, les manches, qui sont chronométrées, raccourcissent au fur et à mesure… Dans une deuxiéme partie, un nouveau rôle est introduit: le médecin bleu doit avoir rencontré le président, de même l’artificier rouge doit reconnaître son kamikaze. Bref, c’est une histoire de bluff, de role play, et de portes qui claquent, mais, comme on n’est pas chez Feydeau, on n’a pas le droit de mettre les otages dans des placards. Il doit y avoir aussi un peu de stratégie… Si vous la trouvez, dites m’en des nouvelles ! Pour la petite histoire les bleus ont triomphé deux fois, la deuxième partie s’étant conclue par l’expulsion d’un otage trop véhément, François-René (qui était le kamikaze) par le chef-président (Franck) efficacement secondé par votre humble serviteur, son médecin dévoué. Un joli coup !

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Après, tout le monde s’assit, la soirée prit un cours presque normal mais toujours entre deux portes, les gentlemen de la table 2, pour préserver leur réflexion,  prenant leurs quartiers dans l’entrée.

Table 2, dite « entre deux portes »
…où Dom, Thomas, François-René et VHS, coincés donc entre les deux portes, entament par un premièr opus une campagne d’enquêtes de Sherlock Holmes: Détective conseil. Nous n’en dévoilerons que le titre, Le magnat des munitions, et notre score, un honorable 40 (100 étant le score de Sherlock himself), grâce à un Thomas incisif, un François-René clairvoyant, et un Dom soucieux de développement durable.

Table 3, dite « the girl next door »
…où Xel s’adjuge deux parties de suite, à New York Kings, puis l’Auberge sanglante. Paul, Bruno et Olivier furent parmi ses victimes…

Table 4, dite « derrière la porte verte »
…où Franck, derrière la porte verte (donc invisible pour le chroniqueur, resté campé dans l’entrée, voir table 2), jouta avec quelques comparses (Felipe et les deux Nicolas) à Celestia puis, dépassé par cette lutte, se retira en soupirant. Je ne sais pas s’il leur a donné une leçon aussi à Hit Z Road (car il faut bien le dire, son tennis est prévisible), le forum le dira, mais quel beau métier, professeur !

Table 5, dite « en porte de saloon »
…où en fin de soirée quelques survivants, qui n’avaient pas école le mercredi, ont entamé puis fini un Colt Express qui verra un étrange tableau de marque surplombé par Nicolas II (2650) devant Nicolas-Neox (2500). Et la soirée n’était pas encore finie quand votre narrateur prit enfin congé. Ciel mon mardi !

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Séance de VENDREDI à St Elivet 09/05

De nouvelles têtes en ce vendredi :

Table N°1 dite « dans l’espace, cadet ne vous entend crier »…

…avec Michal, Gwen, Audrey et trois nouveaux qui ont tenté de survivre à Space Cadets.

Table N°2 dite « les soldats de la vierge de fer »…

…avec Marvin, LN, Franck, Julien et Laurent qui ont joué les Sherlock Holmes dans la bibliothèque, sans Colonel Moutarde mais avec une bouteille de bière.

Table N°3 dite « mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi »…

…où Jérôme, Hélène troisième du nom et nouvellement venue, David et VHT ont courageusement affronté requins, baleines et autres serpents de mer pour quitter The Island. A ce jeu, David arrache la victoire à Jérôme.

Ayant trouvé refuge sur les côtes romaines, les 4 survivants enchainèrent avec un Augustus, remporté à nouveau par David qui était bien en veine ce soir là.

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Séance de VENDREDI à St-Elivet 4/04

Encore tout plein de tables avec tout plein de gens….

… ce qui n’arrange pas la mémoire défaillante de Votre Humble Serviteur qui attend quelque aide de la part des participants

Table n°1 racontée par Marvin :

Magali, Sly-le-Vieux, Laurent, Frank et moi-même sortîmes la boîte de Sherlock Holmes : Détective Conseil et lûmes l’introduction de l’aventure « L’avoué dévoué ».

Au fil de l’enquête, nous fûmes suffisamment perspicaces pour ne pas perdre le fil et nous dénouâmes une bonne partie de l’intrigue. A un moment donné, Frank défendit une hypothèse contre le reste de la table, sur un point précis mais néanmoins d’importance, et, si nous le décriâmes pendant une bonne heure, nous fûmes in fine contraints d’admettre qu’il avait raison.

Au final, l’affaire s’avéra modérément complexe et nous la résolûmes avec un score honorable de 55 points. Nous explorâmes 15 pistes, contre 8 pour Sherlock, et apportâmes de nombreuses bonnes réponses au questionnaire.

Table n°2 dite « Retour vers le Wallace » …

… avec un Age of Industry expliqué plus par Thomas que par VHS et avec la participation de François, Marie-Anne et de David. Partie de redécouverte avec une belle égalité entre Thomas, François et David qui suivent VHS et précédent Marie-Anne sur la piste des scores – inexistante au demeurant.

Tables … autres ? Un jeu de conquête spatiale amené par MKS qui a attiré Jeff, François-René et un autre belligérant… Et puis derrière le rideau de fer il eut des bruits, des gloussements et des éclats. Probablement à cause d’un jeu aussi.

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Séance de VENDREDI à St-Elivet 29/11

Séance à 4 tables et multiples contributeurs de comptes-rendus :

Table n°1 dite « au CR de tous les records » …

… racontée par David pour le compte de la partie des  Demeures de l’Épouvante :

L’histoire que vous me demandez de conter est une bien triste aventure, dont l’horreur la dispute au chagrin qu’ont causés ces événements dans la contrée entière. Évidemment je m’en souviens, et bien que je n’ai pas été présent alors, j’ai pu l’entendre de la bouche même des habitants d’Arkham qui vivaient alors près du théâtre de la ville.

C’était un fort beau bâtiment, et l’une des rares places propres aux plaisirs à des lieues à la ronde. Les pièces attiraient beaucoup de monde, et la bourgeoisie naissante de la région prisait volontiers ces sorties. Aussi chaque soirée était-elle un succès et des troupes de tous horizons plaçaient-elles volontiers la ville sur le trajet de leurs tournées.

Or, il advint qu’un auteur assez obscur et au talent inégal s’installa un jour à l’entrée de la ville. Je veux bien sûr parler de Julian Glen.

C’était un personnage discret, sans histoire, qui avait acquis une modeste renommée pour l’une de ses œuvres, et le théâtre lui commanda bientôt une nouvelle pièce qu’il livra quelques mois plus tard. Si vous êtes venus me questionner à ce sujet, vous savez déjà que la pièce n’eut l’occasion d’être représentée qu’une fois, et que cette soirée de première a causé le plus grand souffle de folie collective qu’ait connu notre pays. De tous les spectateurs présents, seule une poignée a pu recouvrer une santé toutefois précaire, et aucun n’a pu raconter exactement ce qu’il avait vu durant cette veillée sous les ors et les velours de l’établissement.

Il fut un petit groupe toutefois dont les membres n’avaient ni perdu complètement leur lucidité, ni pu reprendre le cours de leur vie déjà bien secouée. Pourquoi eux, et qu’est-ce qui les a rassemblé ? Je doute que nous puissions l’apprendre un jour. La curiosité, le destin, l’attrait du mystère ou leur raison sans doute passablement ébranlée les aura poussé sur la route de la demeure de Julian Glen. Je vois à votre œil brillant que ce même attrait vous anime, et que c’est cette histoire précise que vous êtes venu chercher ici.

On raconte qu’ils étaient quatre, et certainement pas les mieux taillés pour affronter les dangers au devant desquels ils courraient sans le savoir sans doute. Il y avait parmi eux trois femmes : une étudiante dont il est dit que la santé mentale était déjà fragile avant cette nuit funeste ; Mandy Thompson, une universitaire du comté d’Arkham dont vous pouvez encore trouver les études pour le moins étranges à la bibliothèque de la ville ; et Jenny Barnes, une jeune femme issue de la haute bourgeoisie européenne, récemment arrivée sur le nouveau continent. Avec elles se trouvait un magicien, Dexter Drake je crois, dont je sais peu de choses…

(Ami lecteur, à partir d’ici, ce récit dévoile des éléments du scénario)

Ces quatres-là décidèrent de se rendre à la propriété de Julian Glen afin de percer le mystère de cette nuit de panique. Lorsqu’ils arrivèrent, devant la bâtisse lugubre brulait un feu de camp. Derrière les fenêtres passaient des ombres, et de ci de là s’élevaient parfois des éclats de voix. Il semblait que l’on procédait aux répétitions de quelque mélodrame curieux et grandiloquent mais aucun de nos visiteurs, l’esprit encore incertain, ne put reconnaître le moindre élément de la pièce qu’ils avaient vue la veille.

Ils entrèrent par la véranda et s’avancèrent dans le couloir obscur.

Lentement, ils progressèrent guidés par des voix semblant venir des couloirs obliques, puis du vestibule. Hélas, s’ils furent d’abord prudents, Mandy prenant bien garde d’obstruer l’entrée après leur passage, et restèrent un moment bien en vue les uns des autres, ils se séparèrent bientôt pour suivre des ombres et des bruits dans deux directions différentes.

S’avançant vers le salon, Mandy et la jeune étudiante rencontrèrent une première silhouette tangible, et celle-ci n’avait rien d’un acteur maquillé croyez-moi. Sous sa robe à capuche, frêle, pâle, et semblant pourtant être dotée d’une force surprenante, elle s’avançait vers elles psalmodiant des vers incompréhensibles. Il leur semblaient en entendant cette créature que la maison prenait des proportions gigantesques, que les extrémités de la pièce s’assombrissaient, que les murs ployaient et se précipitaient vers elles. Dans un élan de panique, le jeune fille réussi pourtant à abattre ce ténébreux cultiste.

Ce ne fut que le premier des nombreux et mystérieux adeptes de Julian que nos malheureux visiteurs rencontrèrent là. Bientôt d’autres apparurent près la cuisine, ou dans l’entrée. Si la plupart d’entre eux arboraient la robe de bure et se déplaçaient psalmodiant des textes impies, certains brandissaient une hache impressionnante et se jetaient sur l’un ou l’autre de nos héros, le regard fou, le visage déformé d’un effroyable rictus.

Lorsqu’un peu plus tard, Mandy rejoignit Dexter dans le vestibule, ils purent surprendre de nouvelles bribes de conversation, et les noirs desseins de Julian commencèrent à s’éclaircir. Afin de l’empêcher de répandre davantage les ombres qu’il avait invoquées sur la ville d’Arkham, il leur fallait trouver les artefacts qui constituaient son pouvoir et les brûler. Laissant à distance Dexter qui se sentait à la merci du maître des lieux, et sa retraite bloquée par la barricade qu’elle avait elle-même élevée dans l’entrée, Mandy entreprit alors de faire marche arrière et de traverser de nouveau le salon pour retrouver les deux dernières femmes du groupe, prises à parties dans la salle à manger avec un puissant cultiste. Hélas, elle se retrouva elle-même piégé et dans sa précipitation mit malencontreusement le feu aux tapis de la pièce.

Vous vous doutez que cette aventure ne pouvait avoir une conclusion heureuse, et je crois qu’à ce moment eux non plus ne se faisaient guère plus d’illusion. Dès ce moment, ils cherchèrent tous à se précipiter vers la chapelle et la cave, seuls lieux ayant encore échappé à leur vigilance et pouvant abriter les fameux objets maléfiques de Julian.

Celui-ci surgit de la chapelle lorsqu’ils s’en approchèrent, hors de lui et halluciné, s’agitant comme à la tête d’une armée de démons. La jeune étudiante, dont la raison vacillante l’avait abandonné peu avant, mourut de ses mains. Dans le salon, toujours en proie à la sensation de se sentir possédé, Dexter subissait peu après le même sort au milieu des flammes ravageant la pièce.

Cependant, le destin a plus d’un tour dans son sac et, alors que Julian aveuglé par sa puissance et riant comme un dément lançait des boules de feu tout autour de lui, Jenny et Mandy, s’évertuant à aller au bout de leur quête malgré les puissances infernales déchaînées autour d’elles, progressaient maintenant plus vite que jamais. Bientôt, Mandy eut dans son sac les trois objets nécessaires et toutes deux entreprirent de filer gagner le jardin pour les détruire. Mais Mandy fut à son tour acculée par Julian et un acolyte, et mourut avant d’atteindre le couloir. Jenny, n’écoutant que son courage, ou peut-être guidée par un automatisme inconscient, fit demi-tour, glissa entre les doigts du cultiste présent et reprit sa course vers la véranda. Plus loin, elle réussit à passer à échapper une nouvelle fois à Julian dont la raison avait fini par sombrer dans des abysses insondables, et qui périt dans un dernier éclat de rire au milieu de l’incendie qu’il avait lui-même répandu partout dans la maison.

Jenny était une bien frêle femme, mais d’une volonté d’airain, et le courage dont elle fit preuve ce soir là devrait en inspirer plus d’un.

Mue par son incroyable force de caractère, elle parvint enfin à la véranda, titubant et ensanglantée, talonnée par un adepte de Julian hurlant dans le brasier. Elle dégagea la porte et sortit dans la nuit fraîche. Derrière elle, la maison commençait à s’effondrer. Elle s’avança hésitante vers le feu de camp dressé là, tendit la main pour y jeter les objet qu’elle était parvenu à rapporter jusqu’ici, mais avant qu’elle ne put l’atteindre elle tomba à genoux, puis à terre, les yeux embués par l’épuisement et les larmes nées de son impuissance. À côté d’elle, un cultiste et un maniaque aux yeux injectés de sang observaient la scène comme interdits, impressionnées peut-être par l’accomplissement de cette faible femme. Puis ils levèrent les yeux vers la maison, et prirent soudain la fuite tandis que finissaient de s’écrouler les derniers murs dans un grand vacarme et une plainte semblable à un long gémissement de douleur et de frustration.

Votre sourire narquois ne me trompe guère, et je vois bien que vous ne me croyez pas. Le vieux radote et enjolive son récit, vous dites-vous.

Vous pensez qu’il est impossible de savoir ce qui s’est passé dans cette demeure. Pourtant, après la nuit effrayante au théâtre, plusieurs personnes ont fait d’étranges expériences extra-sensorielles, et plusieurs affirmèrent être entrées en contact avec l’esprit de Mandy ou de la jeune étudiante. Et j’ai pu parler avec des témoins qui vivaient non loin de la maison de Julian.

Vous avez tort de hausser les épaules ainsi. Mais je ne peux vous forcer à croire n’est-ce pas ? J’en ai vu beaucoup comme vous, qui viennent ici à Arkham chercher à se faire peur de vieilles histoires, et qui les moquent aussitôt, bardés de leurs certitudes et de leur esprit si aiguisé. Pourtant, avec toute votre science et votre mépris pour les choses aujourd’hui oubliées, vous comme les autres n’avez pas relevé la seule incongruité de mon histoire. Car bien qu’à Arkham on ne se moque pas avec légèreté comme ailleurs des forces occultes, on n’en a pas moins du bon sens. Et ce bon sens nous fait nous interroger sur la raison pour laquelle Jenny a dû aller puiser tout au fond d’elle-même pour trouver la force de sortir de la demeure afin de détruire les artefacts de Julian alors que le feu dévorait tout autour d’elle. La folie me direz vous ? C’est bien possible. Mais alors pourquoi a-t-elle précisément cherché à atteindre ce feu de camp curieusement dressé devant la maison de Julian ? Un feu de camp déjà dressé quand le groupe est arrivé devant la demeure, bien avant la nuit, avec personne autour pour s’en occuper ? Il y a des choses que nous ne maîtrisons pas, voyez-vous. Le destin n’est pas un vain mot. Il y a des forces qui nous entourent et nous manipulent, et à certains moments, le libre arbitre n’est qu’un leurre.

Personnages :

– Mandy : Le grand Baptiste aux cheveux courts

– L’étudiante : La petite Hélène aux cheveux longs

– Jenny : David

– Dexter : Laurent

– Julian, les cultistes, les maniaques, l’esprit maléfique, le chat dans le vestibule : François-René

Table n°2 dite « débutante » …

… racontée par François :

Le 29 novembre 1830 débutait l’Insurrection de novembre, soulèvement national polonais en prélude de la guerre polono-russe 1830-1831. À l’annonce, fausse, que l’armée polonaise est requise par la Russie pour réprimer les révolutions française et belge de 1830, la population de Varsovie se soulève, rejointe par l’armée polonaise. La réaction russe aboutit à la prise de Varsovie et à une répression sévère, chassant de nombreux patriotes qui trouvèrent bien souvent refuge en France, renforçant l’amitié franco-polonaise.
Exactement 183 ans plus tard, Sylvain le jeune, Gwen, Michal, Audrey, Rémi et Dominique accompagnent VHS dans les funestes aventures de « la débutante défenestrée », une enquête de Sherlock. Il n’est pas possible de narrer dans le détail les tourments que traversèrent les enquêteurs sans spoiler l’enquête, mais on mentionnera quand même la présence de russes et de polonais, ceux-ci étant, comme dans l’épisode historique suscité, moins nombreux que ceux-là. A la quatrième question, il fut répondu correctement. A la première, si l’on est indulgent, on dira que notre brigade de débutants avait l’esprit de la réponse, si ce n’est la lettre. Cette indulgence admise, l’équipe parvient au score de 0, au fond assez représentatif de son idée globale du déroulement des faits.
Table n°3 dite « Tortilla » …
… racontée par Xel :

Table Tortilla Tzolkin avec Baptiste l’Ancien, LN, JC et VHN
[Première partie pour LN, 2ème pour les garçons et 3ème pour VHN]
Les garçons l’emportent ex æquo en ayant triché tous les deux 😉
Point de défrichage de bois et pléthore de maïs récolté…
Combo de la mort en échangeant cette manne et moults points en fin de partie pour Baptiste…
JC a récolté moins de maïs mais a suivi l’exemple de B.
La prochaine fois, on jouera avec les bonnes règles 😉
A noter :
– LN a fait avancer la roue deux fois mettant tous nos plans au panier
– JC a fait un coup de p… à B. en posant son crâne avant lui (empochant les 13 PV à sa place)

Table n°4 dite « Fumiers et petites graines » …

… où Votre Humble Serviteur a attiré Thomas, Jeff et Marvin vers un « Vanilla Agricola« . Partie sans explication de règles (yes!) et avec un draft en bonne et due forme, bref un Agricola d’experts. Partie menée rondement et rapidement, Jeff qui a misé sur le bétail l’emporte d’1 point devant VHS qui a misé sur pas grand chose, Marvin qui a misé sur un peu de tout et Thomas qui a misé sur la case 1er joueur.

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Séance de VENDREDI à St-Elivet 20/09

Trois tables et un nouveau sympathisant : Nicolas – bienvenue à lui !

Table n°1, dite « planétaire »…

… racontée par François :

Le 20 septembre 1519, la flotte de Magellan quittait Sanlucar de Barrameda avec 237 hommes répartis sur cinq navires: la Trinidad, nef amirale commandée par Magellan, le San Antonio, la Concepción, le Santiago et la Victoria. Les équipages comprennent, outre les Espagnols, des Portugais, des Italiens, des Grecs et même des Français. L’un des membres de l’expédition, l’Italien Antonio Pigafetta tient un journal qui raconte le récit complet du voyage, puisqu’il fera partie des 18 survivants revenus le 6 septembre 1522, dont n’était point Magellan, mortellement blessé par une flèche empoisonnée sur l’îlot de Mactan, lors d’une bataille inégale (soixante hommes en armure contre deux mille indigènes). La chronique de Pigafetta rapporte que les guerriers de Lapu-Lapu s’étaient confectionnés des boucliers en bois extrêmement dur, résistant aux arquebuses, tout en s’armant de flèches empoisonnées dont le venin avait un effet quasi-immédiat.

Exactement 494 ans plus tard, Thomas, Xel, Baptiste au cheveu dru, Nicolas (nouveau venu), et VHS célèbrent la première circumnavigation de l’histoire à Impérial 2030. J’adoptai une stratégie élaborée avec minutie: m’emparer du Brésil, puis s’allier à l’Europe pour prendre en tenaille les USA. Elle fit merveille sur le papier, et faillit échouer lorsque Nicolas, détenteur des USA, était sur le point de contrôler le Brésil pour reformer la PanAm, mais n’en saisit point l’occasion et jeta inexplicablement son dévolu sur l’Inde. Cependant, le Brésil ainsi conforté fit peur. Partant, on le dépeça de toutes parts: les USA au Nord, la Chine à l’Ouest et l’Inde à l’Est l’assaillirent. Inspirateur de cette alliance transcontinentale, je finis dernier à 92, plombé par la chute du Brésil. Le voisin américain, conduit de bout en bout par Nicolas, résista aux attaques dont il ne fut pas l’objet, et progressa inexorablement sur l’échelle des valeurs, mettant fin à la partie, malgré la faute stratégique évoquée plus haut. Son détenteur termina cependant vainqueur avec 133, seulement investi sur trois pays, dont le duo de tête USA-Russie. Xel eut un peu tous les pays, commença avec l’Inde qu’elle délaissa, puis l’Europe qu’elle se fit ravir, la Russie qui s’étendit, et enfin la Chine qui prospéra bien au-delà de ses bases, jusqu’en Colombie. Cette combinaison lui assura la deuxième place avec 125. Thomas semblait très bien parti, à la tête d’une alliance sino-russe puissante, mais qui s’effilocha et qu’il ne put garder, terminant avant-dernier avec 96 faut d’avoir eu assez à investir. Enfin, Baptiste, résident suisse devant l’Eternel, adopta la stratégie du rentier, misant avec justesse sur les USA et la Russie, qu’il contrôla furtivement. Mais son impasse sur la Chine lui valut d’échouer à la troisième place, avec 112.

Suivirent deux parties de 7 Wonders, remportées par Grégoire, la chronique rapportant que la première était à l’arrache, et la seconde, à l’aise. Comme quoi, en navigant autour de la terre, on finit toujours par rejoindre son port d’attache.

Table n°2, dite  « pas si simple » (jeu de mot volontaire (c) Marvin) …

 … racontée par Marvin :

Ania, Gwen, Laurent, Mks et moi-même nous attablâmes autour de l’extension Carlon House pour Sherlock Holmes, Détective Conseil. Après une rapide présentation du matériel de cette extension, nous entamâmes la seconde enquête d’icelle.

Nous croulâmes sous les témoins et ne pûmes tous les interroger. Aussi, bien que nous esquissâmes rapidement le mobile du meurtre, nous piétinâmes quant à identifier son exécutant.

Après trois tours de tables, nous mîmes arbitrairement fin à la partie et répondîmes au questionnaire.
Si nous ne fûmes pas excellents, nous ne fûmes pas non plus totalement ridicules, et nous obtînmes un score final de 20 points, que nous qualifiâmes de « moins bien qu’l’aut’ fois, mais mieux que certaines autres ».

Table n°3, dite « enfin » …

<< c’est tellement moche que c’en est beau >> (« Brave Soldat Chveik »)

… ou le retour sur tables du jeu avec des poils : Age of Steam. Après une rapide mise au point des règles Grégoire, Jeff, JiBee, Sly The Old Man et Votre Humble Serviteur se sont attablés autour de ce monument de perfection ludique (en toute objectivité qu’est la mienne). Le jeu pris pour plateau la carte du Nord-Est Etats-Unien, la carte de la V1 quoi… Je passe sur les détails de la partie mais le plaisir du jeu était tel que les larmes de bonheur ont brouillé la vue de VHS. Ceci l’empêcha de gagner, non sans avoir fait cependant son king maker un peu involontaire au bénéfice du président qui devança de 1 point Sly qui mena la partie tout le long. Ce dernier a promis de se venger encore plus méchant ce qui veut dire qu’on y rejouera bientôt. Chic ! A noter une belle 3e place des 3 derniers en parfait ex-aequo.

 

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Séance de VENDREDI à St-Elivet 13/09

3 tables pour cette séance :

Table n°1 dite « abstinente » …

… racontée par Marvin :

Nous nous attablâmes, Mks, Baptiste « cheveux courts », Gwen, Sly « Forever Young » et moi-même autour de la première enquête de l’extension « Carlton House » pour le jeu Sherlock Holmes Détective Conseil (soit la 13ème enquête, car aux 10 du coffret de base, se sont déjà ajouté deux enquêtes supplémentaires), sobrement intitulée « La fin du néphaliste ».

Nous passâmes quelques instants à tenter de comprendre le sens du mot « néphaliste », puis nous résolûmes l’enquête avec une relative facilité, nous offrant le luxe d’emballer la piste secondaire par la même occasion.

Cela dit, au final, il nous fallut tout de même 15 pistes avant de boucler les deux affaires, soit 10 de plus que ce bon Sherlock. Les questions étant généreuses en points, nous obtînmes un honorable score final de 55 points. Franchement, j’ai vu pire.

NB :

néphaliste/ne.fa.list/masculin et féminin identiques

Personne qui pratique l’abstinence absolue de tout alcool.

Table n°2 dite « suspendue » …
… racontée par François :
Le 19 septembre 1993, une poignée de main célèbre entre Yasser Arafat, Yitzhak Rabin et Bill Clinton scellait une déclaration de principes pour régler le problème des territoires occupés, instaurer une autonomie palestinienne temporaire de 5 ans, et progresser vers la paix. Hélas, exactement 20 ans plus tard, le monde est toujours suspendu à cet espoir, qui s’éloigne un peu plus chaque jour à mesure que la colonisation des territoires avance.
Suspendus aussi, les jardins de Babylone, construits pour les yeux de la belle Amytis au temps du roi Nabuchodonozor. Pour les construire, il  faut engranger des ressources, de l’argent (les talents) et des chameaux pour irriguer, planter et récolter, sans oublier que dans Amytitis, tout tourne autour de la caravane qui va de ville en ville, véritable la clef de voûte de la progression dans le jeu. Cette partie réunissant Grégoire, Thomas, Xel, et VHS, débuta sur une controverse sur l’argent disponible au début de la partie. Le choix fut fait d’un départ brutal sans argent, sur la foi d’une règle consultée sur un smartphone en l’absence de référence officielle dans la boîte. Il fut dit par la suite que ce n’était pas ce qu’il aurait fallu faire: un motif d’invalidation de la victoire de Grégoire, devant VHS, Xel (pourtant privé de banques, chameaux et forteresses), et de Thomas (pourtant gonflé à bloc de banques, chameaux et forteresses). Comme quoi à Amytis, si les cartes apportent prestige, argent, et amplitude du pas de chameau, il faut surtout prendre le bon wagon de la caravane.
Puis, la nuit s’installa, enveloppant dans son noir manteau Maud, Gwen, Jeff et Baptiste au-poil-fin-mais-pas-tant-que-ça-finalement (précision d’importance car cette soirée vit aussi le retour de son homonyme au cheveu bien plus court), pour une table de 8 à Nosferatu. Jeff puis Xel furent des Igor inquiétants, mais les vampires (Thomas puis VHS) ne résistèrent pas à l’assaut des enquêteurs qui sortirent tous vivants de la nuit, même si Grégoire fur mordu plus souvent qu’à son tour. Enfin, pour bien finir la soirée, nous partîmes à l’assaut des Citadelles. Porteur d’une belle combinaison de cartes, je fus tour à tour architecte et magicien, suscitant des convoitises qui freinèrent ma progression. Thomas vola souvent le marchand, que Gwen fut souvent. Grégoire fut maléfique, passant son temps à assassiner, dépouiller ou, dans son habit de condottiere, attaquer ses congénères. Xel et Jeff étaient régulièrement roi et reine sur leur bout de table, le roi ayant des penchants ecclésiastiques marqués qu’il ne put faire fructifier jusqu’au bout: l’alliance du lys et du goupillon est décidément passée de mode. Et finalement, personne ne se méfia de Maud, qui, pour sa première partie, mit tout le monde d’accord avec 29 points, devançant Xel et Baptiste, avec 25. On taira pudiquement l’heure de sortie de cette soirée à rallonge: ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours, laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours !
Table n°3 dite « non-racontée » …
… avec Baptiste 1er dit « à capillarité réduite » et Maud qui se sont fait initier au Palais Royal par Jeff.

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Séance de VENDREDI à St-Elivet 14/12

4 Tables ce vendredi, sans doute pour fêter l’heureux évènement qui s’est produit chez deux de nos membres éminents.

J’ai évidemment pris des notes avant de quitter la salle, mais je ne les ai évidemment pas avec moi à l’heure où j’écris ces lignes.
Espérons que ma mémoire sera bonne.

Table n°1 dite « écervelée »…
… où des joueurs (allez, de mémoire, il étaient cinq : F-R, Maud, Marcin et la paire de Sly) se sont alliés pour étriper des Zombies. A part quelques blessures regrettables, je crois que les valeureux combattants ont terrassé tous les zombies et ont tous survécu. Tant mieux pour eux.

Table n°2 dite « petite » …
… où Jeff, Jibee et Julien se sont affrontés à Small World. Ce dernier fut le plus performant et remporta la victoire avec 103 points, devant Notre Illustre Président avec 96 points et Jeff avec 95.
La partie fut agréable si j’en crois cette citation de Notre Insouciant Président : « c’était sympa serré ».

Table n°3 dite « historiquement factuelle »…
… pour le résumé de laquelle je laisse la parole à François :

Une table, dite « Triplicée »

Après la défaite de Sadowa face à la Prusse, l’Empire d’Autriche devient en 1867 une « double monarchie » (impériale et royale) rassemblant l’Empire d’Autriche et le Royaume de Hongrie. Ainsi se mettaient en place des institutions qui dureront jusqu’en 1918: les « affaires communes » (guerre, armée, diplomatie) et les affaires à régler d’un commun accord: la Banque centrale, la monnaie, la politique commerciale, les chemins de fer, les postes et télégraphes. En 1879, l’Empire allemand et l’Autriche-Hongrie (les Empires centraux), constituent une alliance sous le nom de Duplice (Zweibund). Elle devint la Triplice (Dreibund) ou Triple-Alliance en 1882 quand l’Italie vient la rejoindre dans une optique défensive (après l’entrée des Français en Tunisie): elle ne doit fonctionner que dans la mesure où l’un des signataires est agressé.

Christel, Gérard, Baptiste « nuque longue » et François rejouèrent ce moment d’histoire à Impérial, se concentrant respectivement sur l’Autriche-Hongrie, l’Italie, L’Angleterre et la Russie, la France et l’Allemagne. Une Triplice se met en place implicitement, pendant que le pourtour du continent subit les assauts des Russes et des Anglais, qui cherchent à rompre leur isolement. Il est déjà fort tard quand les puissances, ayant bien peu avancé sur l’échelle de valorisation, amassent les armées dans un statu quo au pacifisme quasi-bêlant. La faute à une case Taxation peu visitée, et dont les règles ne seront vraiment comprises qu’en milieu de partie. C’est donc l’Autriche-Hongrie qui rompit la Triplice la première, attaquant sauvagement et sans raison apparente une usine Allemande. Les troupes attaquantes furent bientôt mises en déroute et cette aventure sans lendemain eut surtout pour effet d’affaiblir les deux puissances, qui déclinaient de concert. Christel, suivant les pas de François-Joseph, tenta de compenser les tensions créées par le compromis de 1867, en inaugurant le Drang nach Osten (expansion vers le sud-est, les Balkans) dans une logique de consolidation des positions acquises face à l’expansionnisme russe. Cette politique slave s’opposait aux visées de l’Empire russe sur fond de démembrement de l’Empire ottoman, antagonisme aux sources des causes du futur conflit mondial.

L’Italie, forte de sa base arrière protégée par son accord stratégique, lança alors un grand raid sur l’Atlantique, conquérant Espagne et Portugal, puis menaçant la France, qui ne dut son salut qu’à un raid des navires Anglais qui laissa en tout six unités sur le tapis. La France changea brièvement de mains, passant de François à Christel avant de faire le chemin inverse, mais sa stratégie brouillonne et un conflit incessant avec l’Angleterre l’épuisa rapidement, tout comme l’Allemagne, trop affairée sur le front Russe et Anglais. L’Italie, grand triomphateur de la Triplice quand l’Allemagne en fut la dupe, parvint ainsi rapidement à 25, mettant fin à la partie, et devançant les troupes Russes et Anglaises, bien placées. Son commandant, Gérard, fort chargé en obligations Italiennes, emporta donc logiquement la mise avec 93 points (dont 70 apportés par l’Italie!), devançant Baptiste, 82, et François, 71. Christel, victime de choix d’investissement malheureux, et bien qu’ayant les revenus les plus diversifiés, termina à 66.

Table n°4 dite « de la honte »…
… où Ania, Françoise et Votre Modeste Serviteur échouèrent lamentablement sur la septième enquête de Sherlock Holmes : Détective Conseil. Pour tout dire, nous ne répondîmes correctement qu’à 2 questions, tout en ayant lu de nombreuses pistes… Le score final s’avéra, bien sûr, négatif… Pas de quoi faire honneur à Sir Arthur Conan Doyle et à son illustre création.

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