Séance de VENDREDI 22/03/2019 à Servel

Le 22 mars 1594, à 7h, Henri IV entrait triomphalement en armure à Paris, « sans effusion de sang ni qu’un seul bourgeois ait reçu incommodité en sa personne ni en ses biens », selon ses propres termes. Son retour dans la capitale, dont il avait dû s’enfuir vingt ans plus tôt, met un terme à cinq ans de guerre civile et trente ans de guerres religieuses. «Paris vaut bien une messe», lui aurait dit son ami, futur duc de Sully.

Comprenant que la majorité catholique du royaume n’accepterait jamais un souverain protestant, si légitime soit-il, Henri IV avait accepté l’année précédente de se convertir à la foi catholique (sixième et dernière de ses conversions !). Les catholiques modérés avaient alors manifesté leur lassitude de la guerre et leur souhait d’un compromis.

Le 22 février, Henri IV s’est fait sacrer à Chartres (faute de pouvoir se rendre à Reims, lieu traditionnel des sacres, aux mains des ligueurs). Là-dessus, ses troupes, qui assiègent Paris depuis plusieurs années, accordent une trêve de dix jours aux habitants, qui en profitent pour goûter le bonheur des escapades à la campagne. Leur aspiration à la paix n’en devient que plus grande.

Enfin, à la suite de tractations secrètes et sur la base de promesses sonnantes et trébuchantes, le roi obtient du gouverneur de la ville de Paris qu’il lui ouvre les portes de la capitale. Dans la nuit du 21 au 22 mars, le gouverneur fait dégager les hauts talus qui défendent l’accès de la porte Neuve et de la porte Saint-Denis. À l’aube, les troupes royales entrent ainsi dans la capitale, enseignes déployées et tambours battants, conduites par le roi en pourpoint de satin blanc. Sur son passage, le peuple à genoux crie : « La paix ! La paix ! ».

Le roi se rend à l’hôpital et selon la tradition capétienne, touche les malades des écrouelles. Au total plusieurs centaines ! Ce rite contribue à renforcer sa légitimité. L’après-midi même, les 4 000 mercenaires du roi d’Espagne Philippe II, venus prêter main-forte aux ligueurs catholiques, prennent le chemin du retour. Encouragés par l’indulgence du roi et ses généreux subsides, ses ennemis se rallient sans difficulté. Le comte de Brissac, gouverneur de Paris, sera récompensé par la somme colossale de 1,695 millions de livres et la dignité de maréchal.

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Entrée d’Henri IV à Paris, 22 mars 1594, tableau de François Gérard, château de Versailles

Quelques années après, à Lannion, beaucoup attendaient devant Servel qu’on leur ouvrit les portes. Quand le porteur de clé se présenta enfin, tous se rallièrent à son panache. La soirée se déroula avec douceur jusqu’à ce qu’au bout de la nuit, les bourgeois encore présents reçurent incommodité en la personne du bâtiment, qui fut molesté par de jeunes désoeuvrés. On fit venir la maréchaussée, et elle vint. Les ligueurs prirent alors dans l’ombre le chemin du retour.

Table 1, dite « Une guerre fort civile » : dans l’immense salle de réception, seulement deux joueurs, mais quels joueurs: Julien-de-Paimpol et Benjamin, et quel jeu: s’y déployait en majesté Warhammer 40 000 – un univers peuplé de figurines comme tout droit sorties de Mad Max. D’un côté, beaucoup de troupes peu puissantes, de l’autre des effectifs en petit nombre mais bien entraînés. La ruse de Julien a eu raison de la force de Benjamin.

Table 2, dite « Conversion salutaire » : au contraire, dans l’espace exigu de l’aquarium, se pressait une myriade d’enquêteurs au chevet d’une nouvelle affaire de Sherlock Holmes: Détective conseil. Pour résoudre le cas du Colonel en retraite, la fine équipe visita pas moins de 12 lieux. Mais on y buvait aussi des boissons acides, un rhum vénérable, on s’empiffrait qui de bonbons chargés en glucose et d’une pointe d’arôme de radis, qui de hamburgers, on pianotait sur son smartphone, on parlait de tout et de rien. A la table des fins limiers, pas d’uniformes, on vient comme on est. Heureusement, certains poussèrent la réflexion un peu plus loin que le bouchon et, se convertissant subito de noceurs en penseurs, découvrirent grosso modo les ressorts de l’intrigue. Le score de 60 couronna leur très honorable prestation.

Table 3, dite « Trésor de guerre » : à L’île au trésor c’est la St-Nicolas en mars, puisque Neox et le Doc enquillent chacun une victoire, sous l’œil médusé de Olivier L, Maxime, et Xel.

Table 4, dite « Pas très catholique » : Olive, Jack, Mickaël, Armand et Tristan s’attablent autour de Terraforming mars – du bon gros jeu comme on les aime, et avec des gens sérieux qui plus est. C’est Mickaël qui l’emporte 69 à 66 devant Tristan. Le nombre de la bête se cache dans ce score pas très catholique, et c’est tout sauf un hasard: les réformés assimilaient le pape, « vicaire du Fils de Dieu » (Vicarius Filii Dei), au nombre de la Bête, selon le calcul : VICarIUs fILII DeI = 5 + 1 + 100 + 1 + 5 + 1 + 50 + 1 + 1 + 500 + 1 = 666 !

Table 5, dite « Incommodité en sa personne » : Pour finir, nous découvrons Greenville 1989 – un jeu coopératif narratif et d’horreur aux petits accents de Mysterium, où votre modeste narrateur fit office de bouc émissaire, malgré son imagination débordante, et sortit de table quelque peu incommodé. On a donc tous perdu mais on rejouera, c’est promis car l’horreur peut aussi, sachez-le, engendrer le rire.

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Greenville 1989

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Séance de VENDREDI 01/02/2019 à Servel

Nouveau mois, nouveaux jeux.

Table 1, dite « Chewbaccienne » : les deux vétérans Xof (Empire) et Jack (Rébellion) s’affrontent à Star Wars Legion. Avec qui la Force fut-elle ?

Table 2, dite « Entraînante » : encore plus de m2 et de figurines pour l’équipe de Warhammer-40k, Baptiste, Julien, Vincent-Tempest et Steven. En mode entraînement en vue de tournois prochains. Chacun pour soi mais qui a triomphé ?

Table 3, dite « Aimé Jacquienne » : la Sherlock-team est de retour avec un changement noté sur la feuille de match (Camille à la place de François). Troisième soirée à explorer les enfilades labyrinthiques de Carlton House à l’occasion d’une soirée mondaine. Oui mais le bling-bling des ultra-riches (inviter Beyoncé à se produire au bal de début de sa grande fille, on n’a pas idée !) leur a joué des tours et il nous incomba de faire la lumière sur cette triste soirée.

On retiendra que le collectif, prenant des notes sur son petit carnet, plus discipliné que la fois précédente mais toujours dans une joyeuse ambiance, a bien assuré. Des contributions diverses alliées à la mémoire du groupe ont permis de reconstituer avec précision l’affaire principale, à l’exception d’une erreur de personne faute d’une analyse suffisamment poussée de la liste des invités (ben oui, avec à la table une pleureuse castratrice qui chouine sur le coût de chaque visite…). Et pour la suite il faudra aussi éviter de voir des Sherlocks partout ! Mais avec 55 points, l’équipe rentre au vestiaire la tête haute.

Table 4, dite « Indigeste » : Tristan, Olive et DocNico voulaient jouer à Wildcatters mais ils n’étaient que trois, ils jouèrent donc à Yokohama. Le Doc s’avère un peu trop gourmand : en hôte accompli, il préfère faire visiter les diverses possibilités du jeu plutôt que précipiter la fin de la partie. Mal lui en prend, Tristan en profite pour se glisser devant au tableau des points. Celui là, il faut toujours le surveiller comme le lait sur le feu.

Table 5, dite « Emerveillée » : quelques addicts du Kickstarter, Nicolas-le-Président, Mickaël et OlivierL, découvrent ensemble et avec ravissement une livraison récente, Claustrophobia 1643. Ils arrivent même à le transformer en jeu à trois. Nous feront-ils connaître comment finit leur soirée ?

Table 6, dite « Initiatique » : Nicolas-2 emmène Vivien et Yann (un nouveau venu) voir les merveilles de 7 Wonders. Il sont suffisamment enchantés pour rejouer immédiatement, avec successivement N2 puis Yann au Panthéon.

Table 7, dite « Mordante » : une petite dernière nocturne pour F-R, Nourdine, ThomasC et ??? qui doivent protéger les pom-pom girls de Zombie Bus (présenté comme « un jeu coopératif avec un gagnant »).

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Séance de VENDREDI 11/01/2019 à Servel

Jules César traverse le Rubicon le 11 janvier de l’an 49 av. J.-C. Petit fleuve côtier d’Italie centrale qui se jette dans l’Adriatique, le Rubicon sépare la Gaule cisalpine, une province romaine ordinaire, du territoire administré en direct par les magistrats romains (la ville de Rome et la péninsule italienne). La loi de Rome interdit à quiconque de franchir ce fleuve avec une armée, sauf autorisation expresse du Sénat. Traversant sans autorisation le Rubicon avec ses troupes, César viole cette loi et lance un défi mortel au Sénat qui dirige la République.

Quand Jules César traverse le Rubicon, la république romaine agonise depuis plusieurs décennies. Il ne reste plus rien du premier triumvirat constitué dix ans plus tôt par César, Pompée et Crassus pour mettre fin aux guerres civiles. Crassus a trouvé la mort au combat face aux Parthes en 53 av. J.-C., tandis que Pompée, qui a obtenu le titre de consul, bénéficie du soutien des sénateurs (parmi lesquels l’orateur Cicéron). Pompée se fait couramment appeler « princeps », ce qui signifie le premier des citoyens (d’où nous vient le mot prince). Mais il n’ose pas intervenir avec ses troupes à l’intérieur de Rome pour imposer ses volontés au Sénat et mettre fin aux luttes de factions. C’est pourtant le même homme qui aurait dit : « Je n’ai qu’à frapper la terre du pied et il en sortira des légions ».

En 50 av. J.-C., Pompée convainc le Sénat de lancer un sénatus-consulte contre César, enjoignant à celui-ci de prendre congé de son armée. C’est le retour des guerres civiles ! César, ayant franchi le Rubicon avec la XIIIe Légion, longe l’Adriatique, entre dans la Ville éternelle, en chasse Pompée et soumet en neuf semaines l’Italie entière. Pompée, maladroitement, laisse sept légions dans son proconsulat d’Espagne, sous le commandement de ses légats. Il tente de constituer une autre armée en Macédoine, au nord de la Grèce, dans l’espoir de prendre César en tenaille. Parant au plus pressé, César gagne l’Espagne en suivant la côte (il ne dispose pas de flotte). Sur le chemin, il met le siège devant Massilia (Marseille) qui a pris parti pour son rival. La ville résistera plusieurs mois. Sans attendre sa chute, César atteint l’Espagne et disperse les troupes adverses. Là-dessus, il poursuit Pompée lui-même en Grèce et va le battre à Pharsale.

Ecoutons Suétone, le contemporain de César: Lorsqu’on eut annoncé à César que le droit d’intercession des tribuns avait été supprimé et qu’ils étaient sortis de la Ville, aussitôt il envoya en secret des cohortes qui prirent les devants et, pour ne pas éveiller de soupçon, il assista par dissimulation à un spectacle public, examina le plan d’une école de gladiateurs qu’il devait faire construire et se livra, selon sa coutume, au plaisir d’un festin. Puis, après le coucher du soleil, il fit atteler à un chariot des mulets pris au moulin le plus proche, et s’engagea avec une faible escorte dans le chemin le plus détourné. Les flambeaux s’étant éteints, il s’égara et erra longtemps. Au point du jour, il trouva un guide, marcha à pied par des sentiers extrêmement étroits et rejoignit ses cohortes au fleuve de Rubicon, qui était la frontière de sa province. Là il s’arrêta quelques instants, et, supputant la grandeur de son entreprise, il se tourna vers ceux qui l’accompagnaient : « Maintenant encore, dit-il, nous pouvons revenir sur nos pas ; mais, si nous passons ce petit pont, le sort des armes décidera de tout. »

Il balançait encore, lorsque eut lieu le prodige suivant. Un homme d’une taille et d’une beauté remarquables apparut soudain, assis tout près et jouant du chalumeau. Outre les bergers, un grand nombre de soldats des postes voisins était accouru pour l’entendre, et, entre autres, des trompettes. Il saisit la trompette de l’un d’eux, s’élança d’un bond vers le fleuve, et sonnant une fanfare avec une force extraordinaire, il se dirigea vers l’autre rive. Alors César : « Allons, dit-il, où nous appellent les prodiges des dieux et l’iniquité de nos ennemis ! il faut jeter le dé. »

César franchissant le Rubicon (Jean Fouquet, XVe siècle,  enluminure sur vélin,  Musée du Louvre, Paris)

Histoire ancienne jusqu’à César et Faits des Romains, César franchissant le Rubicon
manuscrit enluminé, attribué à Jean Fouquet, circa 1470, musée du Louvre

1968 ans après, à Lannion, les dés étaient jetés sur de nombreuses tables lors d’une soirée foisonnante où nous accueillimes la valeureuse équipe d’un escape game version eco-centre dont on vous reparlera aux beaux jours (qui ne sauraient tarder, winter is leaving).

Table 1, dite « Avant le Rubicon » : à cette table de Disque-Monde Ankh-Morpok, nous trouvons donc Elisa et Aurélien, nos MJ éco-responsables. La première a failli gagner, avant que Kree’Nox n’y mette bon ordre, et si ce n’était pas lui, Nicolas II passait derrière. A Parties Civiles, on est civils, mais l’hospitalité a ses limites – il y a des Rubicon à ne pas franchir !

Table 2, dite « Après le Rubicon » : les mêmes enchaînent à Meowtopia et là, le Rubicon est bel est bien franchi: notre visiteuse s’impose en ayant fait le champ le plus trempé !

Table 3, dite « Traitement de faveur » : on enchaîne à 7 wonders où Nicolas II a récolté les faveurs sonnantes et trébuchantes de Kree’Nox, parce que c’est un gentil garçon, et que, concrètement c’était le seul à ne pas lui taper dessus. Cette bonté d’âme porta le fruit de sa récompense, le départageant d’Aurélien avec qui il était en égale compagnie.

Table 4, dite « Alea jacta est » : on boit frais et on enchaîne toujours, sans temps mort, à Dice Forge, où Nicolas II enquille un trophée de plus, profitant de l’insigne malchance de Kree’Nox aux dés. N’est pas César qui veut.

Histoires de peluches

Table 5, dite « Premier des citoyens » : Histoires de Peluches est un jeu d’aventure inhabituel dans lequel les joueurs endossent les rôles de peluches courageuses cherchant à sauver l’enfant qu’elles aiment d’un esprit magique et diabolique. Olive y endossa à merveille le rôle du justicier, et ce n’est pas que composition.

Table 6, dite « Légionnaires antiques » A l’ère de la découverte, les plus grandes villes du Portugal prospèrent. Outre Porto et Lisbonne, c’est le cas de la ville de Coimbra et sa célèbre université. Chef d’une des plus vieilles familles de Coimbra, vous sentez que la richesse croissante de la ville renforce le sentiment d’insécurité parmi ses citoyens. Vous employez donc votre propre légion de gardes de sécurité pour offrir des services de protection aux érudits, membres du conseil, marchands et clercs les plus influents de la ville. Vous voulez attirer les faveurs de certains mais tous ne peuvent pas être convaincus avec de l’argent. Dans Coimbra, il y a plusieurs façons de remporter la victoire: revenus financiers, recrutement de nouveaux gardes, progrès académique, relations avec les monastères environnants ou voyages de l’époque. De nos quatre légionnaires beaux comme l’antique, j’ai nommé Xel, Doc Nico, Tristan et Mickaël, c’est le dernier cité qui fut désigné primus inter pares.

Coimbra

Table 7, dite « Fors l’honneur » : la table 6, décidemment voyageuse, se propulse jusqu’à Antler Island où Xel a beaucoup biché, mais, faute d’honneur, a cédé le sabot à Tristan.

Table 8, dite « Aléa et jactas » : l’équipe de choc de Sherlock Holmes: Detective conseil évolue et, avec l’incorporation de trois jeunes recrues, change de nature. Dans ce deuxième opus du sequel basé à Carlton House, on cherche à résoudre l’enquête, c’est certain, mais on jacte aussi beaucoup, on mange des bonbons, on croque des gâteaux, et on raconte des histoires. C’est Dom qui fredonne du Sacha Distel à propos d’une hypothèse farfelue « Ton père n’est pas ton père et ton père ne le sait pas », votre serviteur qui renchérit sur Renaud, parce que qu’on parlait cuisine et magazines de recettes aux pages collées de sucre, une histoire de vieux new cook. On apprit aussi à l’occasion que « les patrons sont toujours coupables », et, au sujet des femmes, que « c’est moins cher d’en avoir plusieurs pour la nuit qu’une seule pour la vie » (on vous laisse attribuer ces citations à leurs auteurs). A part ça, il y avait une enquête, donc. Même si ça s’appelait « L’assassin habite au 221 », on se doutait un peu qu’il ne suffisait pas de se pointer à Baker Street pour solde de tout compte, on n’est pas non plus des perdreaux de l’année, faut dire ! On s’est doctement interrogé sur la phrase polysémique « il a bien mérité le repos éternel », et, si on a bien compris le gros de l’intrigue, il nous manqua la loupe pour les détails de l’affaire, qui, il faut bien le dire, était pleine d’alea. Et, comme nous le serine à l’envi Didier Deschamps, le haut niveau, ça se joue sur les détails. Faute d’avoir assimilé ce principe de base, notre équipe de choc fut sanctionnée du score négatif de -5, et n’atteignit donc pas son objectif, à 105 points près. Un détail, sans doute. Mais elle s’est bien amusée, et, pour s’assurer de retrouver ensemble au moins une fois de temps en temps chaleur humaine, Haribo crocos et quelques lueurs d’intelligence, décida de se réunir désormais tous les sixièmes vendredis de chaque mois.

Table 9, dite « Légionnaires modernes » : on allait oublier, il y avait un éléphant dans la pièce de Sherlock: l’univers de Star wars legions s’y déployait en majesté, avec Jeff et Jack à la manoeuvre. A un moment on trouvait que Jack parlait fort, mais on n’a rien dit.

Table 10, dite « Tu quoque mi fili » : pendant que toutes ces tables se déployaient, il y en avait deux qui faisaient leur petite affaire tranquilles dans leur coin, en père tranquille et fils de bonne famille. A Architectes du royaume de l’Ouest, on peut donc vous affirmer de très bonne source que Baptiste remporta une première victoire avant d’être corrigé par Neox dans la seconde manche et de quitter derechef les lieux. Mais, pour le reste de la soirée, le président fut fort civil.

Table 11, dite « Au plaisir d’un festin » : Notre légion compte quelques ludivores, de ceux pour qui le menu n’est jamais trop long à la table de Parties Civiles, capables de dire encore quand il n’y a plus rien en cuisine (mais la cuisine a ses caches…). Tristan et Doc Nico sont assurément de cette étoffe: on les vit, dans la torpeur de la nuit, plongés dans un Ganymède dont l’issue nous est incertaine. Il vous faudra aller sur la place du forum et interroger les témoins pour savoir qui, des deux frères d’armes, alla ad patres.

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Séance de VENDREDI 14/12/2018 à Ti-Koad

En ce 14 décembre, on célèbre la naissance en 1503 de Michel de Nostredame, apothicaire, peut-être médecin, mais surtout connu pour ses prédictions sur la marche du monde sous le nom de Nostradamus. Le plus fameux de ses quatrains réputés prophétiques est le trente-cinquième de la première centurie:

Le lyon ieune le vieux surmontera
En champ bellique par singulier duelle
Dans Cage d’or les yeux luy creuera
Deux playes vne, puis mourir, mors cruelle.

Selon les adeptes d’une lecture prophétique, ce quatrain annoncerait la mort d’Henri II. En juin 1559, il affronta le comte de Montgomery, lors d’un tournoi de chevalerie. Ils auraient porté tous deux un lion comme insigne. Henri II reçut la lance de son adversaire dans son casque (selon certains, en or) et aurait eu l’œil transpercé. Il mourut dix jours plus tard.

Un historien québécois interprèta ce quatrain comme un prodige céleste tel que celui qu’on aperçut en Suisse en 1547, montrant un combat entre deux lions. Mais les adeptes y voient la preuve de ce qu’ils ont toujours su, à savoir que Nostradamus avait un don de clairvoyance. Pourtant, personne à l’époque ne fit le rapprochement.

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515 ans plus tard, à Lannion, nul besoin de Nostradamus pour prédire que les particiviliens allaient passer une excellente soirée. En revanche, pour savoir qu’elle serait délocalisée à Ti Koad, maison désormais et depuis longtemps sliencieuse, inhabitée de notre présence, envahie d’une peuplade de grands Anciens venus du monde de Cthulhu et des fantômes des charniers de la seconde guerre mondiale, il fallait savamment interpréter le quatrain 41 de la Centurie 7, dont la lecture ne souffre a posteriori d’aucune équivoque:

Les os des pieds et des mains enserrés,
Par bruit maison longtemps inhabitée ;
Seront par songes concavant déterrés,
Maison salubre et sans bruit habitée.

Table 1, dite « Passé sans avenir » : à Achtung ! Cthulhu, le mythe créé par Lovecraft investit l’univers de la seconde guerre mondiale dans un JDR mené par maître Sylvain. En l’occurence, il conduisit une troupe d’américains, espions envoyés aux confins du globe. Nous n’en dirons pas plus ici, sinon que les braves: Neox, Olive, petit Pierre, Gabriel et Sébastien ont sauvé le monde. Merci à eux !

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Table 2, dite « Le présent du passé » : Attablés devant l’imposant opus de Vita Lacerda, Vinhos, quatre vignerons s’emploient à cutiver leur arpent de terre. Dans la vraie vie, le sort d’une récolte s’en remet aux astres et leur cortège d’aléas climatiques et naturels, mais à nos jeux, on prévoit souvent l’avenir à la lumière du passé: on pouvait sans être Nostradamus prophétiser que Tristan sortirait vainqueur des chais, et ce fut le cas: avec 88, il devance sans coup férir Thibault, 75, et Benjamin, 59. Xel, plombée par un départ calamiteux, livra un petit millésime 56.

Table 3, dite « Comptes d’apothicaire » : à Sherlock Holmes: Détective conseil, la bande d’enquêteurs habituelle (François-René, Dom, Thomas, Vincent, Elouann et votre humble narrateur), qui a opéré deux recrutements tactiques (Sophie et Franck), attend fièvreusement l’arrivée de Vincent et Elouann, pourvoyeurs du jeu, puis, ceci fait, s’attaque à la découverte de Carlton House, une maison victorienne sur trois niveaux richement pourvue et à louer, une belle affaire paraît-il. Ce nouveau lieu sert de décor à une série de trois enquêtes dont nous abordons la première: La fin d’un néphaliste. Une enquête où des intuitions de Franck, combinées à une judicieuse visite, nous permirent d’arriver au score honorable de 60. Nous aurions pu faire mieux si nous avions décidé d’une ultime visite, mais certains faisaient des comptes d’apothicaire au sujet de son coût, et la chose se règla par un vote parfaitement démocratique, quoique à main levée. Même dopée par une dose de glucose apportée en milieu de partie par Vincent, surgi de nulle part, l’équipe manqua d’audace et de lucidité, deux qualités indispensables à ce jeu.

Table 4, dite « Interprétations hasardeuses » : alors que cette fin de soirée s’étire en palabres, Vincent, parti puis revenu de nulle part une nouvelle fois, apporte Codenames, et nous décidons d’une unique manche. Les Rouges (François-René, Xel, Vincent, Sophie) affrontent les Bleus (Votre Humble Serviteur, Dom, Franck). Alors que les Rouges accumulent les indices redondants (Nabilla, Pigalle, Culotte), les Bleus se focalisent sur L’Angleterre, avec les subtils indices Diana Spencer 3 (Princess, Classe, Voiture), et Calais 2 (Pêche, Tube), mais butent à deux reprises sur l’indice Barre, que ni Avocat ni Jérôme Kerviel ne parviennent à dévoiler. Les Rouges terminent sur un suicide français avec un indice Eric Zemmour 3 (Jet, Banane, Rat) aussi facile à deviner qu’une prophétie de Nostradamus, laissant le champ libre aux Bleus: le mot Filet enfin sorti de la grille, ils concluent victorieusement « à la Lavillenie » sur un Bateau 2, qui, associé avec Pêche, permet au troisième essai de passer la Barre.

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Séance de VENDREDI 09/11/2018 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "mort de gaulle cartoon"Le 9 novembre 1970, à 19h15, Charles de Gaulle meurt paisiblement dans sa maison de La Boisserie, à Colombey-les-deux-Églises, pris d’un malaise en faisant une réussite aux cartes (et non pendant un bal comme un hebdomadaire facétieux l’écrivit à l’époque). Comme quoi jouer, qui semble une activité paisible de premier abord, peut vous être fatal.

48 ans après, heureusement, aucune issue tragique n’a été recensée lors de cette nouvelle soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Je vous ai compris ! » : l’équipe historique des enquêteurs de choix (Dom, François-René, Thomas et votre serviteur) se retrouve pour un nouvel opus de Sherlock Holmes Détective conseil, etoffée de Eric, Vincent et son fils Elouann, sans oublier Maïwen pour la touche de glamour. Autrement dit, le trop plein d’enquêteurs guette pour cette enquête N°12 intitulée « La piste tordue ». Mais de la multiplicité des points de vue jaillit la lumière et tous les talents se sont conjugués: un éclair de génie de Vincent, la science de la synthèse de Dom, les intuitions de Maïwen, et le fameux doigt mouillé de François-René, pour un score final honorifique de 95 !

Table 2, dite « Ballotage favorable » : le plateau imposant de Dominant species voit s’affronter une cohorte de joueurs chevronnés, à l’image de Tristan ou Kree’Nox, et de débutants complets. Une partie indécise et qui se prolongea loin dans la nuit – on parierait que Tristan, qui était en ballotage favorable, est sorti vainqueur du scrutin, mais rien n’est moins sûr et un passage par le forum s’impose !

Table 3, dite « Résistance organisée » : Battlestar Gallactica ressort d’un profond sommeil particivilien (7 mois selon nos archives, qui sont sûres), avec deux connaisseurs (Michal et Xel), et une floppée de débutants (Camille, Olive & Co). Une partie entachée de nombreuses bizarreries (dont une révélation au premier tour !) et qui a tourné à la confusion des cylons, pourtant plus nombreux numériquement !

Table 4, dite « La chienlit » : à Kill team – un dérivé du célèbre Warhammer – c’est la chienlit: Neox battit Julien mais fut ensuite défait par Mickaël.Résultat de recherche d'images pour "chronicles of crime jeu"

Table 5, dite « Mémoires d’espoir » : en fin de soirée, Neox présenta à divers compagnons et compagnes de fortune l’excellent Chronicles of crime. Un jeu sous forme d’enquêtes one shot basé sur une application mobile, et une consommation compulsive de QR codes. On a fait le tuto, qui ne nous a opposé aucune résistance, puis on a discuté. Il parait que les vraies enquêtes peuvent atteindre des abîmes de complexité, mais qu’on peut toujours espérer en venir à bout en pariant sur sa mémoire. Car, c’est un point crucial à ce jeu, le temps est votre ennemi et il vaut mieux être formatté éléphant que poisson rouge….

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Séance de VENDREDI 12/10/2018 à Servel

Mais où s’arrêteront-ils ? avec 32 présents sur 3 salles, une marée ludique inonde la salle de Servel dans la douceur de l’automne. Avec des nouveaux et des habitués, des jeunes et des cheveux gris. Et dans une semaine, le festival Scorfel à Lannion !

Table 1, dite « Domination » : Thibault, Nicolas-2, Tristan, Thomas-2, Gabriel et Nourdine sortent un gros morceau savoureux, Dominant Species. Un classique avec des mécanismes bien fichus et un matériel austère (tout le contraire d’un Kickstarter, quoi). On les avait prévenus, à six ce serait long. Effectivement, la partie durait encore quand le reporter partait. Rendez-vous sur le forum.

Table 2, dite « Investigation » : notre correspondant infiltré dans la salle rapporte : « Coup d’envoi de la saison 2 (c’est-à-dire qu’on attaque les enquêtes de l’extension, NDLR) de Sherlock Holmes : Détective conseil, avec une équipe rajeunie et féminisée, Camille et Maïwen se joignant à Vincent et son fils Elouan, François et François-René. Dans cette enquête La rançon du diable menée dans le huis-clos de l’aquarium, nous revisitons le mythe de Faust. Enfin, Google nous a aidés sur le coup car nous avions rapidement réalisé les limites de notre culture du sujet… Nous avons beaucoup tourné autour du réel scénario de l’intrigue, qui sera au final singulièrement différent et plutôt tourmenté ! Le score de 25, grâce à une réponse au doigt mouillé du toujours créatif F-R, nous aura permis de sauver les apparences. »

Table 3, dite « Autodestruction » : Jean-Gatien et Paul-Jr s’affrontent à Star Wars Armada. Le plus jeune des deux, contrôlant l’Empire, est victime d’une erreur de calcul de trajectoire fatale à son vaisseau amiral.

Table 4, dite « Répétition » : Frank, Eric, Elouan et Yona suivent VHN qui propose de s’entraîner à Penny Papers, le temple d’Apikhabou (qui sera le jeu support du tournoi de Scorfel. Au fait, connaissez-vous ce festival local et automnal qui mélange imaginaire, littérature et jeux ?) C’est un roll & write (chacun remplit une grille sur la base d’un lancer de dés commun) simple et rapide avec une pointe de crocs-en-jambe. Frank remporte la première partie avec 27 PV et Yona la seconde avec 28 PV.

Table 5, dite « Confrontation » : Julien, Jack, Christophe et Vincent-3 s’étalent sur une grande table avec les figurines de ASoIaF (le Trône de fer, quoi). Quatre joueurs donc 4 familles ? nous l’ignorons, tout autant que le résultat des batailles.

Table 6, dite « Invasion » : Mickaël, Guillaume, Fred et Olive s’attablent autour de Huns, un jeu avec des cartes, du développement et des coups bas. Le troisième nommé s’impose.

Table 7, dite « Mécanisation » : Paul, Xel, Louanne et Sébastien embarquent sur leur robot pour le deuxième scénario de Mechs vs. Minions. Bon travail d’équipe qui se conclut par un succès collectif.

Table 8, dite « Prédation » : les tables se recomposent et Guillaume, Eric, Elouan, Yona, Jean-Gatien et VHN se lancent dans un Evolution à 6. Certains découvrent, d’autres maîtrisent (mais il découvrent des traits génétiques spécifiques à la VF de la boîte de base). Rarement a-t-on vu autant d’animaux sur la table (à un moment Eric en avait 5), malgré la présence de carnivores qui en conduisirent plusieurs à l’extinction. Guillaume en particulier (il avait auparavant réglé son compte à la « peste », le carnivore de J-G), attaquant 4 tours de suite votre infortuné narrateur, élimina son espèce-clé qui protégeait ses voisines. Cette prédation lui assura la victoire avec 41 PV devant Yona (qui apprend vite) avec 37 et VHN avec 33.

Table 9, dite « Incompréhension » : Mickaël, Frank, Paul-Jr, Fred et Olive poursuivent avec Mysterium, le junior officiant comme fantôme (difficulté moyenne). Il eut du mal à faire passer ses visions et le groupe de mediums ne parvint pas à dépasser l’étape d’identification du lieu du crime.

Table 10, dite « Discussion » : une partie de Celestia pour Xel, Paul et un DocNico apparu tardivement. Nous ignorons le résultat mais nous les avons observés en pleine discussion sur la conduite de leur aéronef.

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Séance de VENDREDI 01/06/2018 à St-Elivet

Le 1er juin 1885, la dépouille de Victor Hugo, décédé dix jours plus tôt, à 83 ans, en l’avenue qui porte son nom, était conduite au Panthéon.

Le 31 mai, son cercueil est exposé sous l’Arc de Triomphe drapé de noir. Le lendemain, plus d’un million de personnes suivent le corbillard des pauvres dans lequel il a demandé à être conduit. Le Panthéon, oeuvre de l’architecte Soufflot, anciennement église Sainte-Geneviève, est réouvert à cette occasion et devient le mausolée des gloires nationales. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’un poète reçoit de pareils hommages.

Victor Hugo n’a sans doute jamais été baptisé, mais est venu à la foi au mitan de sa vie. Il n’en refuse pas moins la présence des Églises à ses funérailles. Il écrit dans son testament : « Je donne cinquante mille francs[-or] aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l’oraison de toutes les Églises. Je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu ».

Homme de son temps, il a été successivement royaliste, légitimiste, monarchiste constitutionnaliste et libéral, républicain et anticlérical, ce qui lui a valu cette oraison funèbre du journal La Croix, représentatif de la frange la plus conservatrice des catholiques : « Il était fou depuis trente ans !… »

133 ans après, il n’y avait pas que des poètes et des fous à Lannion. Mais en cherchant bien, il y en avait quand même. Chacun jugera !

Table 1, dite « La légende des siècles » : si certaines parties en furent jouées à domicile « off the record », c’est bien la première partie de Lisboa que l’on recensera officiellement dans le grimoire de Parties Civiles. Il faut dire que l’opus de Vital Lacerda en imposeRésultat de recherche d'images pour "lisboa jeu", et que son format comme sa complexité peuvent en rebuter certains. Alors, cap de finir un Lisboa avant le petit matin ? Cap répondent en choeur Xel, Tristan, Neox, et Thibault, qui ont préparé leur affaire: digestion préalable des règles, mise en place sur le champ, pas de parlottes ou de commérages inutiles, et en trois heures, l’affaire est pliée ! De quoi conforter l’idée reçue que ce n’est pas le jeu qui est long, mais les joueurs ! Et donc pour l’histoire, que dis-je, la légende, Tristan sera le premier vainqueur de ce jeu pour les siècles et les siècles (118), suivi à bonne distance par Neox (95), Thibault (92) et Xel (85).

Table 2, dite « Les voix intérieures » : à Sherlock Holmes: Detective conseil l’équipe des fins limiers (François-René, Dom, VHS, Thomas), adoucie depuis peu par la présence de Maïwenn, termine sa campagne avec la dixième et dernière enquête. Il y est question d’une licorne bleue, et ce n’est pas à cause du whisky ni du jus de pomme bio que nous bûmes à l’occasion ! L’intuition de Dom (portée par une voix intérieure ?) fit des étincelles, et nous résistâmes avec ardeur à la tentation de visites de courtoisie aussi ruineuses qu’inutiles, terminant avec le score très respectable de 85 !

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Table 3, dite « Ce siècle avait 2 manches » : ici, on joua Century puis Dominion mais pour un seul vainqueur (Mks): par deux fois, Armand, Maël et Olive ont vu passer son casque étroit.

Table 4, dite « Les contemplations » : ici  T.I.M.E Stories rassemblait Axel, Nourdine, Vincent-2 et Franck. Il semblaient perdus dans leurs contemplations et on n’en saura pas plus sur l’issue.

Table 5, dite « Les rayons et les ombres » :  Death angel rassemble Jack-2, Nicolas II et Franck. Anges ou mortels, qui a gagné ? En lisant le forum, vous le saurez !

Table 6, dite « L’année terrible » : dans le Magic Maze les protagosites de la table 1, rejoints par Maël, tournent, tournent et tournent encore….

Table 7, dite « Mille yens de récompense » : qui est le King of Tokyo ? Mille yens de récompense à qui battra Tristan la prochaine fois !

Table 8, dite « Des hommes (et des femmes) qui rient » : à Codenames les rouges (Vincent-2, Axel, VHS) ont défait les bleus (FR, Maïwenn, Thibault) par 3-1. Une partie qui nous apprit que Rome n’est pas une bourgade (ce qui coûta une manche aux Bleus), et que la Drague est un exercice où, selon les Rouges, on débite des Salades à un Canon sur la Plage ! Et une jolie énigme pour finir: comment faire deviner Cours, Vase, Racine et Goutte en évitant Pêche (et donc l’indice Eau, qui y aurait inexorablement conduit) ? La réponse se trouve sur le forum ;-D

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Séance de VENDREDI 04/05/2018 à St-Elivet

Le 4 mai 1919, peu après la naissance de la République chinoise, 3000 étudiants manifestent à Pékin, sur la place Tien An Men. Ils dénoncent les «21 conditions» présentées par le Japon à leur gouvernement, car elles tendent à une colonisation de la Chine. Ils protestent aussi contre le traité de Versailles qui livre au Japon les concessions allemandes du Chang-toung, une province du nord du pays.

Guidés par de jeunes intellectuels progressistes, les étudiants dénoncent également le poids des traditions, le pouvoir des mandarins et l’oppression des femmes. Ils se montrent favorables à la modernité et aux sciences nouvelles. L’agitation gagne les citadins et les commerçants, dans tout le pays. Elle se double d’un mouvement de boycott des produits japonais, mais reste dans l’immédiat sans effet sur les Occidentaux comme sur les Japonais.

Le «Mouvement du 4-mai», ainsi baptisé par les historiens, n’en est pas moins capital car il traduit l’émergence en Chine d’une conscience patriotique opposée aux Occidentaux comme aux Japonais, et à l’abolition de l’empire mandchou. Plusieurs de ses leaders rejoignent le Parti communiste chinois dans l’espoir de régénérer la Chine. 30 ans plus tard, ils célèbreront sur la place Tien An Men le triomphe de l’insurrection communiste. Et 70 ans plus tard, se rappelant du «Mouvement du 4-mai», d’autres étudiants réclameront la démocratie sur la même place Tien An Men. Leur révolte finira dans un bain de sang, mais débouchera paradoxalement sur une ouverture de leur pays au monde.

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A Lannion, 99 ans plus tard, une longue marche commençait pour certains, qui les mena jusqu’au bout de la nuit.

Table 1, dite « Portrait chinois » : s’il est un jeu qui ressemble au portrait chinois, c’est bien Sherlock Holmes: Détective Conseil – mais les indices déposés ici et là pour identifier le coupable peuvent être trompeurs, et c’est un jeu où on vous posera d’autres questions que le nom du coupable pour savoir si vous avez mené à bien votre affaire…. Peu après avoir entamé l’enquête Avoués dévoués, l’équipe de choc (Dom, Thomas, F.-R., VHS) reçoit la visite impromptue de Maïwenn, venue un peu tard pour rejoindre des tables déjà pleines un peu partout. Nous aussi nous sommes une équipe constituée, commençons-nous à dire, mais – un léger moment de flottement plus tard – après tout, pourquoi pas, cassons l’ordre ancien, féminisions notre brigade, et mettons-nous à l’heure du temps que diable ! Quentin viendra un peu plus tard, en spectateur engagé, assister à la conclusion d’une enquête maîtrisée et terminée sur le score très respectable de 70, score que nous n’avions pas atteint depuis  640 jours !

A l’issue de cette partie, Dom propose de découvrir un petit jeu pour Scorfel, à base de momies, de jets de dés et de grilles en papier. Un jeu possible, comme les filles disent d’un soupirant qu’on ne rêve pas d’inviter dans son lit, mais dont on se contentera faute de mieux.

Table 2, dite « Et moi, et moi, et moi » : à Projet Gaïa, il y avait non pas 700 millions de chinois, mais quatre joueurs en goguette. Et moi, et moi et moi, dit le président Neox qui pourtant ne l’emporta point: c’est Tristan qui s’imposa. C’est la vie, c’est la vie…

Table 3, dite « L’empire du milieu » : à Mechs vs. minions, Paul, un homme bien introduit dans le milieu, accompagne ses camarades vers une victoire triomphale.

Table 4, dite « Insurrection » : à Saboteur on remarqua que le rôle-titre fut tenu trois fois de suite par Xel mais c’est Julien qui l’emporta.

Table 5, dite « May the fourth be with you » : tandis que la soirée revêt ses habits de nuit, Tristan propose de découvrir Black friday – euh comment vous dire, un jeu allemand proposé par Tristan en troisième partie de soirée ?? C’est fort, très fort. « May the fourth be with you » aurait-il pu dire après avoir énoncé les règles. Et Vincent-2 a si bien écouté qu’il s’est imposé, laissant Paul, Xel, Maël et Tristan interdits au coeur de la cité.

Table 6, dite « 21 conditions  » : c’est par Codenames que finit cette soirée où nous retrouvons les protagonistes de la table 1, savoir, pour les Rouges: Dom, Xel, François-René, et pour les Bleus: Maïwenn, Quentin et votre serviteur. Une victoire implacable 3-0 des Rouges, les Bleus ayant laissé passer leur chance plus souvent qu’à leur tour: il aurait fallu remplir pas loin de 21 conditions pour qu’il en fût autrement. On retiendra de cette partie ses points saillants:

  • Une vaine tentative de votre serviteur, sur le tour décisif de la première manche, de faire deviner Tir et Tableau avec un Goya 2: après avoir dû préciser qu’on parlait de Francisco et non pas de Chantal, je me heurtai à l’incompréhension de mes partenaires qui ne connaissaient pas le célèbre El tres de Mayo de 1808 en Madrid, reproduit ci-dessous.
  • Le splendide Gainsbourg 3 de Dom (Chou, Zinc, Génie)
  • L’incompris deuxième mot (après l’évident Fou) de l’indice Psychiatrie 2 de Maïwenn – ce n’était pas Marteau mais Purée ?!?
  • L’incompris deuxième mot (après l’évident Volet) de l’indice Nuit 2 de Maïwenn, une fois évitée la fausse piste du Dragon lancée, depuis le camp adverse, par Dom le facétieux (à travers le tortueux cheminement Dragon -> St-Georges -> Nuits St-Georges !!) – c’était en fait Bise: le petit bisou pour la nuit, quoi !
  • La double tentative – Piocher puis Miner – de Quentin pour faire deviner (Nain, Fer) – quand le premier mot nous avait conduit à une trompeuse Caisse.

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Séance de VENDREDI 18/08/2017 à Ti Koad

« Le droit de vote des citoyens des Etats-Unis ne pourra être dénié ou restreint pour cause de sexe par les Etats-Unis ni par l’un quelconque des Etats. Le Congrès aura le pouvoir de donner effet au présent article par une législation appropriée. » Le 18 août 1920, le dix-neuvième amendement de la Constitution américaine, accordant le droit de vote aux femmes, entre en vigueur. Le suffrage universel devient dès lors une réalité dans le pays, qui connaît la plus grande extension du corps électoral de son histoire. En matière électorale, contredisant Groucho Marx, les hommes ne sont en tous cas pas des femmes comme les autres, en particulier aux USA où le « gender gap » atteignit un record de 24 points lors de l’élection du 45 ème président (+12 pour Clinton et -12 pour Trump), qui permit à la candidate de gagner le suffrage populaire, à défaut de l’élection. Et en France? Il faudra attendre avril 1944 pour que les femmes obtiennent de pouvoir se rendre dans les isoloirs….

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97 ans après, une seule représentante de la gent féminine était représentée à Ti Koad, dans une soirée riche en découvertes. Les absentes ont donc eu tort !

Table 1, dite « Le golem et la cockatrice » : c’est Baptiste qui régale la compagnie (Neox, Nicolas II, Ivan) avec sa dernière acquisition: Massive darkness. CMON reprend ici ce qui a fait le succès de Zombicide et s’en sert comme base pour développer un Dungeon Crawler simple et grand public. Si vous avez déjà joué à Zombicide, vous serez donc en terrain connu. Pour autant, le jeu se révèle très différent, même si le risque de faire doublon avec un Zombicide: Black Plague est loin d’être nul. Le jeu dispose d’un vrai bestiaire: araignée géante, cockatrice, loup-garou, troll, gobelins, nains du chaos et golem côtoient Lillith, ogres, démon, élémentaire, troglodytes, minotaure et  momie. Auxquels s’ajoutent donc des zombies et wolfz avec Z:BP. Certains apprécieront cette grande variété, d’autres y chercheront la cohérence produite par cette accumulation….test massive darkness-figurines roaming monster

En conclusion de cette partie inaugurale, retenons que l’araignée fut tuée d’un coup de boule par le barbare, et qu’on décompta un elfe mort. Peut-être l’effet du passage de Donald Trump, qui, attiré par le nom du jeu, n’avait pu résister à faire le voyage à Lannion pour le baptiser ?

Table 2, dite « Les hommes viennent de Mars » : Bruno invite CTJ, Olivier et Mickaël à la très peu écologique expérience de Terraforming Mars. En passant devant cette table, François Hollande, de passage (il avait pris une navette pour Jupiter, mais s’était trompé de quai), demanda s’il y avait des poissons sur Mars. Alors que les joueurs le dévisageaient interdits, il se répondit à lui-même: « non bien sûr, puisqu’il n’y a pas d’eau. En revanche, je connais des poissons d’Avril ! », avant de repartir après un selfie avec Mickaël, le héros de cette table.

Table 3, dite « Le troisième sexe » : à cette table de Dark Moon, les humains (MKS, Xel, Armand) ont gagné. A ce jeu (anciennement connu sous le nom BSG Express), les joueurs sont des mineurs à cols bleus qui travaillent à la frontière de l’espace, drainant les gisements minéraux de la plus grande lune de Saturne, Titan. Lorsqu’un incident survient, infectant l’équipage d’un agent pathogène inconnu, les choses commencent à devenir incontrôlables. Les joueurs doivent effectuer des réparations, subvenir aux besoins vitaux, et fortifier le bouclier qui protège l’avant-poste afin de survivre assez longtemps – en attendant que le sauvetage arrive. Cependant, tout le monde ne se intéresse pas à la survie: Armand et son accolyte ont ici joué le rôle de cylons.

Il faut le noter, cette table fut gratifiée par la visite exceptionnelle d’Emmanuel Macron, curieux de voir si l’on pouvait être traître et gagner en même temps. Ainsi qu’il l’avait déjà lui-même éprouvé, la suite lui montra que non: l’histoire ne rend justice qu’aux humains. Réconforté par l’expérience, il repartit aussitôt sur Jupiter, profitant du billet de retour resté inutilisé par son prédécesseur au Palais.

Table 4, dite « Cherchez la femme » : l’équipe d’inspecteurs de choc (Dom, F.-R., Thomas, VHS) se lance dans le huitième opus des aventures de Sherlock Holmes: Détective conseil, intitulée « Les meurtres de la Tamise ». Un score honorable de 45 ponctua leur prestation, score un peu miraculeux compte tenu des trous noirs qu’ils n’avaient pu blanchir. On se souviendra également qu’en milieu de partie, Vladimir Poutine fit une apparition incognito. Après un long apparté avec le médecin légiste, il repartit aussitôt sans attendre la conclusion de l’enquête.

Table 5, dite « Deux hommes et des coups fins » : Nicolas II et Nourdine s’isolent pour une partie de Unlock ! Une partie ponctuée par les gloussements du smartphone aux tentatives diverses de décoder les diverses énigmes qui ponctuent cette enquête au long cours mais au temps compté. Une table marquée également par la visite surprise de Recep Erdogan, alerté par ses services qui avaient reçu une alerte concernant le nom du jeu. Venu muni d’un épais calepin, il repartit sans avoir proféré un seul mot, mais en ayant noirci son carnet.

Table 6, dite « Gender gap » : une table de Codenames oppose les Bleus (VHS, Nourdine / Paul, Xel) et les Rouges (Thomas, F.-R., Dom). Bien servis par la distribution, les Rouges s’adjugent la première manche en concluant sur un jolie Chimie 3 (Noyau, Tableau, Pile). Troublés par la stratégie de billard à trois bandes de Xel (qui lance Leçon comme indice pour trouver Piano et Film), les Bleus égalisent néanmoins miraculeusement, profitant de la visite inopinée des Rouges sur l’assassin, avant de sombrer dans la troisième manche, ponctuée par le superbe Tube 4 de Thomas (Radio, Disque, Planche, Tuyau), qui vit Dom s’interroger à voix haute sur l’agilité mentale de son maître-espion face à une telle inventivité. A noter, en début de partie, la visite non sollicitée de Marine Le Pen, qui se croyait à une soirée Bleu-Blanc-Rouge, avant de déchanter en réalisant que ce n’était que la couleur des dès.

Table 7, dite « Tout en haut » : Nicolas II et Nourdine rejoignent Olivier à Tiny epic galaxies dont l’instructeur Bruno les initie aux arcanes. En résumé, c’est un jeu de dès où vous ne pouvez pas dire que c’est parce que vous avez de mauvais jets si vous perdez. Un jeu plus Tiny que Epic, au dire des forums, voire creux et sans réelle substance, mais qui se caractérise par le fait que l’on peut jouer même en dehors de son tour. Une partie qui se prolongera tard dans la nuit et dont le résultat vous sera conté sur le forum, où vous apprendrez également peut-être la visite d’un visiteur mystère (ou pas)….

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Séance de VENDREDI 07/04/2017 à St-Elivet

La première RFC, titrée « Host Software », a été publiée le 7 avril 1969. Les premières RFC concernaient le réseau ARPANET, utilisant le protocole de communication Network Control Protocol, et les financements publics de la DARPA. Symboliquement, cette date peut être conidérée comme la naissance d’Internet. En 1999 a été publiée la RFC 2555 titrée « 30 Years of RFCs », qui retrace cette histoire.

48 ans après, l’Internet a fait du chemin. Mais, au fin fond de la Bretagne, subsiste une catégorie d’irreductibles pousseurs de cubes en bois. Voici un nouveau chapitre de leur histoire.

Table 1, dite « 205 : Reset Content » : à Ashes, Nicolas II s’adjuge une victoire serrée à l’issue d’une longue bataille avec Jérôme.

Table 2, dite « 200 : OK » : à la table de Lemming mafia. Guillaume fait les meilleurs choix et s’impose face à Nourdine & nephew, Franck, et Wilfrid. Ils enchaînent ensuite avec Time bomb, et un Room 25 où Guillaume, gardien intraitable, a méthodiquement éliminé les prisonniers. C’était son soir !

Table 3, dite « 420 : Method Failure » : la fine équipe d’enquêteurs habituelle (FR, Dom, Thomas, VHS) se penche sur Le compte du Banquier, une enquête de Sherlock Holmes: Detective conseil. Une partie où, ce n’est pas si courant, les informations ont progressivement éclairci le pasage. Malheureusement, nous avons manqué une visite qui aurait fait la lumière sur une zone d’ombre qui, à l’heure des comptes, plombe le résultat, qui sera cependant positif: +5 !

Table 4, dite « 530 : Site is frozen » : Jack, Xel, Tristan et Jeff s’attaquent de nouveau à The Walking Dead : All-out War, un jeu de combat de figurines avec des décors toujours plus magnifiques . Les deux équipes ont subi des pertes, souvent cruelles.

Note de Jack : C’était la première fois qu’un scénario équipe versus équipe a été testé. Eh bien ça ajoute du piquant aux scénarios. Dans le principe il s’agit toujours de piller les ressources et de s’enfuir. Dans la pratique il faut être plus rapide que l’adversaire. En occurrence ici Xel et Tristan (qui découvrait le jeu) ont créé une alliance contre nature entre Negan et Michonne pour s’opposer à une équipe composée de 4 survivants bien moins costaud et courageux. Ces derniers ont réussi à transformer Negan en zombie et ont mis Michonne en fuite… pour finir en retour galère vers leur  camping-car. Au final une petite victoire (3 ressources collectées coté Jeff & Jack contre 2 ressources coté Xel & Tristan).

Table 5, dite « 440 : Login time-out » : à Un monde sans fin nous retiendrons la victoire de Neox avec 40, devançant un surprenant trio d’ex-aequo à 36: Vincent, Mickael, et le trio Julien, Joan & son.

Table 6, dite « 523 : Origin is unreachable » : la soirée se finit avec Codenames pictures. Une partie oppose les rouges (Jérôme, Guillaume, Joan, FR, Dom) aux bleus (Nicolas II, Thomas, Ulrich, VHS). Les rouges s’imposent 3-1 dans une partie où l’assassin fut designé trois fois sur quatre, et où je surestimai la connaissance de mes partenaires du film Shining ;-(

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