Séance de MARDI 20/03/2018 à St-Elivet

Par une ordonnance du , Philippe VI de Valois généralise dans tout le royaume le sel, qui fait l’objet d’un monopole royal. Il est entreposé dans des greniers à sel, où la population l’achète taxé et en toute petite quantité. La gabelle représente, à l’époque moderne, environ 6 % des revenus royaux. Le sel fut longtemps le seul moyen de conserver les aliments et était donc un élément stratégique. Avec le sel, on fabriquait des salaisons et l’on séchait poissons et viandes douces. Il était également un composant nutritif indispensable pour le bétail. Sous l’Ancien Régime, utilisé comme monnaie d’échange, il possédait même une fonction de salaire, dont on retrouve le sens étymologique dans salarium en latin qui signifiait « ration de sel » puis, par extension, la pratique du traitement, du salaire à l’époque romaine.

D’origine romaine, cet impôt avait été repris dès le XIIe ou le XIIIe siècle par la royauté, qui s’était empressée d’accaparer à son profit le monopole et la vente de cette denrée. La gabelle figure parmi les taxes les plus impopulaires et a engendré une contrebande spécifique, celle des « faux-sauniers ». Le faux-saunier était un contrebandier qui allait acheter, par exemple en Bretagne, sur l’autre rive de la Vilaine, du sel qu’il revendait dans le Maine, après l’avoir fait passer en fraude sans payer la gabelle. Il encourait la condamnation aux galères s’il travaillait sans armes, la peine de mort s’il avait des armes.

Elle est également à l’origine de soulèvements populaires. En 1675, pendant la révolte des Bonnets rouges en Bretagne, déclenchée par des mesures fiscales sur le papier timbré, le tabac et la vaisselle d’étain, la simple évocation de la gabelle put mettre le feu aux poudres comme fin juillet 1675 au cours du pardon de Saint-Urlo. À l’inverse, la suppression de la gabelle, le , fut l’une des causes, selon Abel Hugo, de la chouannerie car elle réduisit à la misère plus de 2 000 familles qui ne vivaient que du commerce frauduleux du sel, à l’image du célèbre Jean Chouan.

A Lannion, quelques années plus tard, une joyeuse bande de contribuables allait au tripot sans payer son écot, profitant de l’absence du trésorier payeur général.

Table 1, dite « Bonnets rouges » : Olivier invite Jack à découvrir Shadespire, un jeu d’escarmouches, et ils se sont partagé en frères le gain de deux parties. Il ne leur manquait que les bonnets rouges.

Warhammer Underworlds: Shadespire

Table 2, dite « Salaire sans peine » : à cette table de Raiders of the North Sea nous trouvons Olive, Neox, Xel et Michal, le dernier nommé s’étant vu offrir la victoire – une version que contestera l’intéressé : toute peine mérite salaire.

Table 3, dite « Exonérée » : Vincent-2, François-René, Jean-Yves, Cédric, Thibault, Guillaume et Florian : un peu trop de monde à Room 25, mais c’était pourtant la seule table libre à l’heure où votre humble serviteur devait fixer son choix. Je m’en fis exfiltrer d’entrée de jeu, salutaire exonération pour permettre à Sophie et DocNico, arrivés impromptus, de faire de leur segment de droite un triangle (voir plus loin). Quant à cette partie, il semble qu’elle se solda par un nombre réduit de traitres, et une déconfiture générale dans la bonne humeur.

Table 4, dite « La belle et le gabelou » : intronisé maître de cérémonie à Alien Frontiers, je ne cessai d’être challengé par le jeux rugueux de Doc Nico, qui commença la partie par deux agressions de suite sur ma personne, ne cessa de contester des points de règles, et faisait décoller ses vaisseaux pour les reconstituer aussitôt à bas coût tel un gabelou de grande époque. Mais c’est sa belle qui, plus discrète, ressortit en vainqueur (9) d’une partie que je mis un point d’honneur à laisser se finir, terminant à 5, au grand désespoir de Nico (6) qui eût voulu que je la prolongeasse.

Table 5, dite « Jacquerie » : la soirée se poursuivit à l’éclate, un Time bomb rassemblant une grande tablée de chouans qu’on ne saurait citer ici in extenso sans déclencher jacquerie. De là, d’autres événements se produisirent dont aucun chroniqueur ne saura restituer le sel.

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Séance de MARDI 27/02/2018 à St-Elivet

Le 27 février 1940, deux scientifiques américains, MM. Kamen et Ruben, produisent pour la première fois avec succès du carbone 14 (dont l’existence avait été suggérée en 1934) en bombardant dans un cyclotron du graphite avec des noyaux de deutérium. La demi-vie de 5730 ans de cet isotope en fait un excellent outil de datation de la matière organique « pas trop ancienne » (typiquement au plus 50 000 ans) qui a révolutionné notre connaissance du passé. Rappelons que la datation isotopique mesure l’intensité des désintégrations d’atomes radioactifs naturels présents en très faible quantité dans la matière qui nous entoure.

Histoire de s’instruire en s’amusant : la datation au carbone 14 de végétaux poussant au bord de routes très fréquentées donne des résultats faussés (plusieurs milliers d’années d’âge pour une plante vivante). En effet, le CO2 qu’ils absorbent en poussant provient pour partie des fumées d’échappement elles-mêmes issues des carburants. Et si on les nomme « combustibles fossiles », ce n’est pas pour rien : le pétrole dont ils sont tirés a passé tellement de temps sous terre qu’il a perdu tout son C14, donnant l’apparence d’une matière organique très ancienne.

78 ans plus tard, le « jour le plus glacial de l’année » n’a pas empêché trois tables de se retrouver autour de styles de jeu très différents.

Table 1, dite « Demi-vie » : Olivier convainc le Président de se mesurer à lui à Shadespire, un jeu d’affrontement à figurines dans l’univers de Warhammer. Sa demi-vie a été d’environ une heure, le temps qu’il a fallu à Neox pour lui rappeler qui c’est le patron. Prend ensuite sa place Guillaume, tournant entre les tables tel un noyau atomique dans un cyclotron. A l’heure où VHN s’est désintégré de St-Elivet, les deux adversaires disputaient la belle après une partie partout.

Table 2, dite « Connaissance du passé » : à Mysterium, il s’agit pour des mediums (Camille, Guillaume, Nourdine, Frank et Florian) de faire la lumière sur un crime ancien afin de défantômiser un manoir écossais. Avec Camille bombardant son équipe de cartes Visions, l’affaire a été rondement menée avec succès. Et qu’importe si la partie prévue d’Evolution n’a finalement jamais eu lieu.

Table 3, dite « Résultat faussé » : quoi de mieux qu’un peu de surchauffe des neurones par grand froid ? C’est ainsi que Vincent-2 attire Julien-3 (consentant), VHN (réticent) et Cédric (venu découvrir l’association, il y a mieux comme initiation !) dans une partie de Hansa Teutonica. Le premier prend un bon départ en débloquant rapidement des pouvoirs supplémentaires, puis creuse l’avance quand ses adversaires l’empêchent peu de scorer les routes Standal-Arnheim et Coellen-Warburg (2 fois). Il finit en tête, les autres suivant par ordre d’apparition. Il aurait proba-blement quand même gagné si les erreurs de règles notables (jetons bonus et décompte de la route finale) n’avaient pas faussé le cours du jeu.

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