Séance de VENDREDI 09/06/2017 à St-Elivet

Le 9 juin 1672 naissait Piotr Alekseïevitch Romanov connu par son surnom de Pierre le Grand, tsar de Russie. Wikipedia étant notre ami, vous aurez les bases de sa vie et de son œuvre ici. Rappelons juste qu’il a fait édifier la ville de Saint-Pétersbourg dans les marais bordant la mer Baltique.

Table 1, dite « Peterhof » : le palais d’été de Peterhof déploie sa façade sur presque 300 m. On peut donc parier qu’il a plus de 25 pièces, oui mais elles ne coulissent pas. Xel, François-René, Cécile, Jérôme, Nicolas-2 et Axel sortent Room 25, récemment enrichi d’une extension permettant de jouer un mode « escape room » : coopération et énigmes au menu. Tout le monde a gagné mais ne s’éloigne-t-on pas beaucoup du jeu initial ?

Table 2, dite « Travaux de terrassement » : l’édification d’une ville nouvelle sur des marécages fut le défi d’un autocrate qui y engloutit les richesses du royaume et la vie de plus de 100 000 serfs. Ainsi, la construction de bâtiments en pierre demeura interdite jusqu’en 1714 dans toute la Russie, tant que les travaux sur les fondations de la ville étaient en cours. Dans le calme de l’ancienne bibliothèque, des pionniers (Christophe, Jack, Jeff, Mickaël et Nourdine) fuyant le chaos écolo-climatique de notre planète s’installent, avec Terraforming Mars (en VF), sur la planète rouge pour la rendre habitable.  Au bout de cette partie de découverte c’est Jack qui finit avec 54 PV, devant Jeff, Christophe, Nourdine et Mickaël dans cet ordre.

Table 3, dite « Modernisation » : Pierre essaya de réformer en s’inspirant de l’occident de nombreux aspects de son pays : monnaie, armée, industrie et commerce, etc. Intéressés par ces deux mamelles industrielles que sont la briquèterie et de la verrerie, par ailleurs fort utiles à qui veut construire des palais, Tristan, Baptiste, Thomas et VHN étrennent une boîte de La Route du Verre, un jeu de l’auteur d’Agricola à la fois classique (conversion de ressource en bâtiments en PV), original (le mécanisme malin de la « roue de ressources » qui permet de jouer à un jeu de gestion sans cubes !) et interactif (le choix de ses cartes d’action à chaque tour dont l’effet dépendra du choix des autres joueurs). C’est un jeu relativement court, et en conséquence les scores sont toujours modestes et proches. Pour cette première partie, c’est Tristan qui finit en tête (19,5 PV) devant VHN (15), Baptiste (12) et Thomas (11).

Table 4, dite « Géant navigateur » : Pierre mesurait près de 2 m et acquit adolescent une passion pour la navigation dont il tira peut être sa vision de développer des ouvertures maritimes en échappant aux puissances qui contrôlaient la mer Noire et la Baltique. Quelle relation avec l’archéologie ? très peu en fait. Julien-de-Lannion et Joan (featuring Robin) jouent avec Paul à Archeologia, un jeu financé sur Ulule en 2014 et qui permet aux candidats à l’exploration du passé de mettre dans des caisses le produit de leurs fouilles. Joan en achevant son dinosaure a fini à 49 PV, loin devant les deux gars avec respectivement 32 et 30.

Les tables se recomposent en seconde partie de soirée : l’essentiel de la table 1 a poursuivi par un Secret Hitler (au moins 2 manches ont été jouées, avec une victoire des libéraux et une des fascistes. On peut aussi noter qu’après que Jérôme a fait l’effort de fabriquer sa version Star Wars, Secret Palpatine, il n’a pas encore réussi à y faire jouer) puis un Codenames où Axel a pu réviser son vocabulaire en prévision du bac de français. En bas, Ju & Jo se joignent à Baptiste et VHN pour un Pandémie Contagion où le hasard de la pioche des villes a pas mal nui, partie au final remporté par Julien. En haut, Tristan, Thomas et Paul avaient un petit creux vespéral qu’ils ont décidé de combler avec Food Chain Magnate. Tristan, après avoir pas mal patiné en début de partie, a fait une de ces remontées dont il a le secret pour engloutir toute la banque dans un dernier tour victorieux. Il semble que cela soit resté sur l’estomac de Paul…

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Séance de VENDREDI 21/04/2017 à St-Elivet

Le 21 avril 2002, un second tour inattendu comme une coup de tonnerre sortait des urnes de l’élection présidentielle française. 15 ans après, l’orage gronde depuis longtemps et une configuration similaire ne surprendrait plus personne à l’occasion du scrutin à venir. C’est l’occasion de rappeler que la démocratie, comme la liberté de la presse, ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas. Voilà le fil rouge idéal pour relier les tables de cette belle soirée ensoleillée, comme un avant-goût d’été.

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Table 1, dite « Du sang et des larmes » : le monde a été détruit par les grands anciens, tel est le fait marquant de cette table de Cthulhu wars. Une partie survolée par Neox, devant FR, 27. Doc Nicolas, Franck et Anthony seront aussi crédités au générique de cette superproduction.

Table 2, dite « Peste brune » : Camille, Xel, Sophie, Baptiste et Jérôme défendent le monde à Pandémie: contagion. En l’absence de docteur diplômé, c’est Xel qui revêt le costume de super-infirmière.

Table 3, dite « Au berceau » : nous retrouvons le berceau de la démocratie pour un voyage dans le temps sur les terres d’Olympos, un jeu que Nicolas II tente de nous expliquer, malgré les multiples interrogations des autres joueurs, pinaillant sur tel ou tel point. Lorsqu’il y parvient enfin, l’heure est déjà bien avancée, et comme le mécanisme du jeu prévoit que la partie ne prend fin qu’avec l’arrivée du dernier joueur, nous pressentons que la nuit sera longue comme une renégociation de dette grecque. C’est finalement le jeune possesseur du jeu qui s’impose avec 42, coiffant Tristan (40), Dom (39), Thomas (36), et votre modeste narrateur (31), qui scella une paix des braves avec Tristan suite à un emmanchement de partie belliqueux.

Table 4, dite « Le pouvoir des idées » : à The big idea vous êtes un inventeur à la recherche de l’idée géniale qui va, bien évidemment, changer la face du monde. Votre but : le proposer à un public incrédule. Une bonne partie de rigolade (à ne pas confondre avec une élection) pour ces rescapés de la table 2.

Table 5, dite « Inside job » : les tables se recomposent, et, tandis que votre modeste narrateur part chercher une caisse d’aspirine, les survivants restent parcourir l’univers de Secret Hitler, autrement dit la destruction de la démocratie de l’intérieur. 4 manches en furent jouées.

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Séance de VENDREDI 10/03/2017 à St-Elivet

Le 10 mars 1813, en pleine guerre contre l’Empire napoléonien, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III crée l’ordre de la Croix de fer (Eiserne Kreuz), avec une médaille en forme de croix de Malte. Cette décoration honorifique est calquée sur la Légion d’Honneur mais va demeurer strictement militaire. De prussienne, elle deviendra allemande en 1939, sur une décision de Hitler. Elle est depuis 1956 la décoration de référence de la Bundeswehr, l’armée de l’Allemagne démocratique.

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La croix pattée noire apparait comme insigne héraldique de l’armée prussienne au cours des guerres napoléoniennes. Il s’agit d’un emprunt direct à la croix de l’Ordre des chevaliers teutoniques du XIIIe siècle, reprise au XVIIe siècle par l’Ordre équestre de la Tête-de-Mort. Lorsque le roi de Prusse devient empereur allemand, l’insigne est utilisé par le kaiser et l’armée du Reich sur leurs étendards. En 1956, la croix pattée noire devient symbole et cocarde de la Bundeswehr (Heer et Luftwaffe), la couleur noire étant remplacée lors de la réunification allemande par du gris et du bleu.

En-dehors de l’armée allemande, la croix de fer se retrouve chez des gangs, certains bikers, les Skinheads et autres groupes fascinés par l’imagerie martiale germanique, utilisant l’icône militaire allemande pour donner une image de dur, ou comme symbole de race rappelant la Swastika lorsque celle-ci est interdite. Beaucoup reconnaissent ne pas avoir suffisamment de culture historique pour connaître le passé du symbole militaire allemand, et prétendent confondre avec la Croix de Malte. On créa ainsi des accessoires pour bikers dérivés des trophées de la Seconde Guerre mondiale.

Le chanteur du groupe Metallica, James Hetfield, possède une version personnalisée de la guitare électrique ESP Eclipse (basée sur la Gibson Les Paul) avec la croix de fer sur l’avant.

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204 ans après, à St-Elivet, beaucoup de batailles furent livéres, et on découvrira dans ce qui suit ceux qui, par leur combativité, puisèrent inspiration dans cet insigne. Comme la croix de fer est une décoration de période de guerre, aucune n’a été remise depuis mai 1945 et il serait bon qu’il en reste ainsi, car, comme le rappelait Francis Blanche, la guerre, c’est moche et ça ne sert à rien.

Table 1, dite « Conquérante » : à cette table d’Alien Frontiers, un combat serré oppose quatre apprentis cosomonautes. C’est Jeff qui s’envoie en l’air le plus haut (9), talonné par Tristan (6), Jack et Thomas (5).

Table 2, dite « Apocalyptique »  : Une table longue comme un jour sans pain et étendue comme les plaines de la Rhur rassemble Neox, François-René, Nourdine, Doc Nicolas, Christophe, Sophie, et Anthony dans l’univers apocalyptique de Zombicide. Il parait qu’ils s’en sont sortis.

Table 3, dite « Sinueuse » : Une table de Rallyman voit la victoire de Michal, devant Thomas et Jérôme.

Five Tribes : Les Artisans de Naqala

Table 4, dite « De fer et d’or » : Au cœur du Sultanat de Naqala, il existe une région montagneuse, difficile d’accès. C’est là que la tribu des artisans a choisi d’installer ses ateliers pour façonner des objets prestigieux : beaucoup d’entre eux sont simplement magnifiques et valent leur pesant d’or, mais certains, uniques, possèdent des pouvoirs… magiques ! Dans cette extension de Five tribes – les artisans de Naqala c’est Mickaël qui s’impose. Paul, Axel et Julien de Lannion en restèrent béats d’admiration.

Table 5, dite « Premier empire » : Alors que les premières tables se décomposent lentement, 18 minutes pour un empire réunit trois retardataires (Xel, Dom et VMN), rejoints par Tristan. A l’issue d’une joute farouche, Tristan s’impose de peu, avec le même score que Dom (11), mais plus économe de son budget. Xel (7) et VMN (5) ont pris note de la stratégie vitcorieuse et on ne les y reprendra plus à se disperser.

Table 6, dite « Cuirassée » : Il est encore question de course automobile à Hit z’ Road, qui réunit Thomas et Jérôme. Le premier cité s’impose, non par K.O. mais aux points.

Table 7, dite « La fin des haricots » : Nous replongeons dans la culture allemande, aux deux sens du mot, avec une partie de Bohnanza. Ce jeu de Uwe Rosenberg est aussi connu pour ses multiples extensions (Bohnaparte, Lady Bohn, La Isla Bohnita, etc.) et fut l’oeuvre de jeunesse du vénéré auteur d’Agricola, jeu mythique de nos chers adhérents et qui sacra son entrée dans la cour des grands. Agricola, on le note au passage en relayant une observation de Dom sur le forum, qui vient d’être devancé par Codenames dans les charts de Parties Civiles (59 à 57 à ce jour). A Bohnanza donc, la culture est d’abord potagère, celle des haricots en l’occurence, puis linguistique. On plante, on récolte, on échange ses graines, on parle un peu allemand pour déchiffre les cartes, et surtout on essaie de tout faire tenir dans deux petits champs ! Dans cette partie disputée, Paul et Xel (11) furent les meilleurs jardiniers, devançant Dom et Tristan (9). Je perdis 3 thunes à construire mon troisième champ, stratégie audacieuse autant que risquée à cinq et finalement perdante, qui explique la faiblesse de mon score (5).

Table 8, dite « Second empire » : La table 6 se réunit de nouveau, et 18 minutes pour un empire revient en piste. Une table au résultat incertain, mais, comme en atteste l’usage de l’adjectif second, il n’y aura pas ce soir de troisième opus de ce jeu. En revanche, il sera question un peu plus loin d’un troisième empire, cette fois d’un autre type.

Table 9, dite « Troisième Reich » : toutes les tables se confondent à la faveur de la nuit, et comme un seul homme, Parties Civiles (Tristan, Dom, Paul, VHS, Xel, Jérôme, Thomas) se retrouve à la table de Secret Hitler, un jeu   » à la Nosferatu », avec des libéraux, des fascistes, et Hitler (ce fier détenteur de la croix de fer en fit un emblème de la Wehrmacht), qui incarne le mécanisme original et retors du jeu, car au départ, les fascistes se connaissent, et connaissent Hitler, qui lui est dans le noir, comme les libéraux. Trois manches furent disputées, qui virent la vicotire de Dom – Hitler, désigné chancellier prématurément, puis la perte de Paul – Hitler, vaincu par une efficace coalition, et enfin le triomphe de Doc Nicolas – Hitler, indéchiffrable dans une partition aussi trouble qu’efficace.

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