Séance de MARDI 23/10/2018 à Servel

Pierre Larousse aurait eu 201 ans ce mardi. Brillant élève déjà désireux de devenir encyclopédiste, comme Diderot, il obtient à 16 ans une bourse de l’université pour compléter sa formation à Versailles. Il devient, à 20 ans à peine, instituteur à l’école primaire supérieure de Toucy, son village de Bourgogne. Pendant trois ans, il cherche à renouveler la pédagogie en faisant appel à la curiosité des enfants avant de rejoindre Paris en 1840.

Pendant huit années, il suit les cours gratuits de la Sorbonne, étudie au Conservatoire national des arts et métiers, au Muséum national d’histoire naturelle et au Collège de France et fréquente de grandes bibliothèques. Il étudie le latin, le grec, la linguistique, le sanskrit, le chinois, les littératures française et étrangère, l’histoire, la philosophie, la mécanique et l’astronomie. Il constitue des milliers de fiches sur tous les sujets, dans la frénésie d’une formidable boulimie intellectuelle, ce qui lui vaut d’être surnommé le « bibliothécaire » par ses compagnons.

Alors qu’il songe se consacrer au commerce des vins de Bourgogne en s’associant avec sa sœur et son beau-frère, il acquiert une propriété à Toucy où son désir secret de Bourguignon attaché à la terre est de cultiver la vigne. La Lexicologie des écoles primaires publiée à compte d’auteur, paraît en 1849. Une nouvelle édition de cet ouvrage est publiée en 1852 sous le titre Grammaire élémentaire lexicologique. C’est la première pierre d’un édifice monumental en gestation.

En 1851, il rencontre un homme de sa région natale, qui apporte les fonds nécessaires pour que les deux hommes puissent s’associer et fonder une maison d’édition, la librairie Larousse. En 1856, est publié le Nouveau Dictionnaire de la langue française, l’ancêtre du Petit Larousse. Il est condamné par l’Église et mis à l’Index des Livres Interdits par le Saint-Office de l’Inquisition romaine. Son œuvre majeure est le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle. Il mit onze ans (jusqu’à sa mort) pour écrire ce dictionnaire de 22 700 pages.

Résultat de recherche d'images pour "pierre larousse cartoon"A Parties Civiles, l’affluence des derniers temps rend le récit de ces soirées comparable à l’étude d’un petit dictionnaire, qui, ce soir, avait pas moins de 8 entrées. Elle entraîne d’ailleurs des phénomènes de dopage des rédacteurs: l’on vit à cette occasion des pochettes de gloutonneries glucosées pulluler sur les tables.

Table 1, dite « BBB- » : Neox a apporté Crisis, un jeu déjà connu de certains, et notamment de Baptiste, qui en a fait une partie en duo avec son possesseur, mais avec des règles permissives que la morale réprouve. Rappelons qu’à ce jeu, il s’agit de sauver un pays « Aria » en grandes difficultés financières, Il y a donc un objectif collectif en plus: sauver le pays avant de se sauver soi-même. En l’occurence, nous n’avons pas été loin de la banqueroute, finissant à un niveau de confiance de -20, autrement dit catégorie junk bond largement enfoncée (catégorie < BBB- selon S&P). Il y eut pourtant un vainqueur, et c’est Neox qui prospéra le mieux (104). A la faveur de brillantes combinaisons, de cartes Avantage lucratives, et d’un monopole sur le fer, je caressai l’espoir de la détrôner avant qu’un dernier tour meurtirer m’en ôte toute illusion. Avec 89, je devance cependant Baptiste, 84. Olivier L. et Xel ont sombré dans les profondeurs, avec 58 et 50 respectivement, victimes de tirages de cartes impossibles à faire fructifier.

Crisis, c’est la crise sur nos tables de jeu !

Table 2, dite « CC » : à Clans of Caledonia, Doc Nico, Olive et Benjamin ont Compté leurs Coups. On ne sait pas qui a donné le dernier.

Table 3, dite « DAX » : ici, Scharzer Freitag se présente avec un tenant: Vincent-Artemus, jusqu’alors invaincu à ce jeu, et un challenger: Tristan, dans un rôle à conre-emploi. Alexis-le-barbu et Vincent-du-93 ont été les témoins de ce duel homérique, où l’alors invaincu a finalement été vaincu à ce jeu boursier allemand, au cours bien plus irrégulier que le DAX, son indice de référence.

Table 4, dite « KC » : à Azul, Guillaume se prend une tôle avec -11 au dernier tour, mais, cassé, gagne quand même. Kree’Nox a perdu mais bien aimé, et Nicolas II avait l’air content quand même.

Table 5, dite « KO » : à Via Nebula– Nicolas II retrouve le feu sacré et met KO ses adversaires. Guillaume s’est cette fois incliné, Kree’Nox a perdu mais bien aimé aussi.

Table 6, dite « W.H.I.T.E.C.H.A.P.E.L » : à Lettres de Whitechapel, Vincent-canal historique a emmené sur ses traces des enquêteurs au long cours: Marie-Anne, François-René, et Maïwen, pour une partie qui s’est prolongée après la permission de minuit. Le forum en dévoilera peut-être l’issue…

Table 7, dite «U0VDUkVUUw» : à Secrets Vincent-du-93, Nicolas II, Tristan et Alexis-le-barbu ont enchaîné les parties. Le résultat est codé en base4 dans un coffre-fort gardé nuit et jour. Quand ils furent repus, ils sont passés à Munchkin. Tristan avait alors lâché l’affaire.

Table 8, dite « 20Q » : à Warhammer Underworld Night vault, Olivier L et Neox ont guerroyé. On me souffle dans l’oreillette que ce jeu est la suite de Warhammer Underworld Shadespire – qui est déjà sorti quelques fois durant les soirées. Neox prend sa plume et raconte: « A la tête d’une armée de Nighthaunt (de sinistres spectres incorporels qui méprisent les vivants), j’ai vaincu Olivier et son armée Stormcast Eternals (de puissants guerriers immortels qui manient le pouvoir sacré de la tempête) 9 à 7. »

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Séance de VENDREDI 28/09/2018 à Servel

Après Michael Douglas mardi, on se souvient de Marcello Mastroianni, né un 28 septembre, avec ce soir quelques titres de sa riche filmographie.

Table 1, dite « Le moment le plus beau » : Neox, Xel, Baptiste et François-René étrennent Aeon’s End, un jeu coopératif qui a eu de fort élogieux retours. Au point que nous avons reçu un CR détaillé :

« Les survivants d’une invasion se sont réfugiés dans la cité souterraine oubliée de Gravehold. Là, ils comprennent que l’énergie provenant de failles qu’ont utilisé les assaillants peut également leur servir ! Aeon’s End est un jeu de deck-building coopératif où l’on combat une Némésis avec un certain nombre de mécanismes innovants.

Ce soir, nos valeureux « mages de la brèche » sont en mode découverte et appliquent la mise en place conseillée pour une première partie en difficulté normale. Comme toujours dans ce genre de jeu coopératif, chacun part avec la même chance ! Ainsi la ville de Gravehold que nous devons sauver a 30 points de vie et quelques mages, alors que la Némésis en a 70 et une ribambelle de serviteurs.
Je crois qu’on peux dire que ce soir notre cité a souffert ! Et toutes les cartes permettant de lui redonner quelques points de vie supplémentaires ont été utilisées… Sans cela, le monde aurait définitivement sombré.

Après un passage a vide, la machine se lance enfin… On retiendra la nomination dans le rôle des DPS (Dégats par Seconde) de Neox et Xel, dans le rôle des soigneurs Xel et Baptiste, et enfin l’homme de l’ombre, celui qui permet aux autres de briller… F-R dans le rôle du soutien !
Dans ses 2 derniers tours, Neox était devenu une machine de guerre… en faisant tomber 30 PV au Nemesis. Le moment le plus beau, c’est quand ce dernier fut terrassé. Il était temps car il ne restait que 6 PV à Gravehold malgré nos 15 points de soin un peu plus tôt. On raconte que ces quatre là dansèrent sur le cadavre de la bête jusqu’au petit matin, d’autres disent encore qu’on les entendait rire jusqu’à la surface. » Heureusement que ce soir là nous étions seuls dans la salle de Servel !

Table 2, dite « Les camarades » : Tristan, Gabriel, Thibault et Sébastien embarquent ensemble pour le premier scénario (« les naufragés ») de Robinson Crusoe (je crois dans son édition la plus récente). Après quelques frayeurs, le petit groupe de camarades voit poindre sur l’horizon la voile salvatrice qui vient couronner leur succès collectif.

Table 3, dite « Ils vont tous bien ! » : partie de Pandémie avec son extension permettant de jouer en équipe (ici : Paul, Frédéric, Frank, Guillaume, Mickaël et Elouan). Victoire sur les maladies de la paire Paul Jr+Frédéric, les humains vont tous bien merci pour eux.

Table 4, dite « Par-delà les nuages » : Olive et Nicolas-2 accueillent Benjamin, un visiteur curieux et enthousiaste avec un penchant pour les cubes qui font mal à la tête (NDLR : selon nous, tout cube suffisamment gros et frappé suffisamment fort fait mal à la tête). Ils lui font découvrir Battle at Kemble’s Cascade, un jeu de plateau loin très loin dans l’espace et avec un parfum de jeu vidéo rétro. C’est le dernier arrivé qui s’impose après que le boss a bien dégusté.

Table 5, dite « Dommage que tu sois une canaille » : Michal (qui ne se lasse pas de jouer Jack) invite Armand, Eric et VHN à découvrir Whitehall Mystery, un dérivé des Lettres de Whitechapel qui se joue en 3 phases au lieu de 4, avec 3 policiers au lieu de 5, et sur une carte plus ramassée qui introduit les barques pour se déplacer sur la Tamise. Il ne savait pas qu’il aurait aux trousses la fine fleur de Scotland Yard. Armés d’un bel esprit d’équipe, de déductions solides et de manœuvres audacieuses (on passera rapidement sur les 11 innocents arrêtés successivement), il ont forcé l’assassin à utiliser ses deux fiacres dès la première phase où, après avoir pas mal tourné en rond, il finit par commettre son forfait sur l’autre rive de la Tamise. Las, le déploiement implacable des 3 bobbies qui bloquaient les ponts prit aussitôt la canaille dans une nasse. Il finit par prendre un youyou pour retraverser, mais à peine avait il débarqué que Armand lui mit la main au collet au milieu de la seconde phase.

Table 6, dite « Nuits blanches » : Tristan, bien décidé à passer une nuit blanche sur un vendredi noir, entraine dans un de ses favoris du moment, Schwarzer Freitag, Thibault, N2 et Gabriel. Tout commentaire au sujet de la partie sera bienvenu sur le forum.

Table 7, dite « Quatre New-Yorkaises » : fin de soirée joyeuse pour la petite bande (en fait ils étaient 7 : Michal, Xel, F-R, Eric, Elouan, Neox, Dom) qui découvre A fake artist goes to New York. C’est un jeu de dessin (style tac-o-tac où on complète ce qu’ont fait les précédents) qui rappelle Spyfall/Agent Trouble : tous sauf un(e) faussaire savent ce qu’il faut dessiner. 4 manches ce soir dont nous affichons les œuvres ci-dessous.

Oublions la première (« char ») qui fut un rodage. Dès la seconde, Michal bien que désigné comme faussaire sauva sa peau en devinant « bière ». Puis c’est au tour de Dom qui, ayant reconnu un volatile mais incapable d’identifier « autruche », réussit à semer le doute au sujet d’une Xel évoluant dans un univers bien à elle (« j’ai dessiné un réveil car il paraît que les autruches ça becte tout »). Enfin les joueurs firent assaut de créativité dans la dernière manche (« guitare ») : ils démasquèrent Elouan tout en composant un magnifique tableau déstructuré que n’auraient pas renié les cubistes il y a un siècle.

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Séance de VENDREDI 21/09/2018 à Servel

Une soirée « Guinness Book », avec à la fois des parties qui durent loooongtemps et 14 jeux dans 3 salles (ce qui complique la tâche du petit reporter, pardon pour les erreurs et les oublis). Le brassage de rentrée amène plein de nouvelles têtes : tel un chat de Cheshire, on vit le sourire du trésorier flotter dans les airs.

Table 1, dite « Rhum and Coca-Cola » : Tristan arrive enfin à faire jouer à Cuba Libre, du gros wargame asymétrique de chez GMT. Avec lui, Thibault, François-René et Maël. C’est Thibault, contrôlant les casinos avec des personnages peu recommandables, qui gagne. Cela valait la peine d’attendre, les quatre avaient l’air très contents de la partie.

Table 2, dite « Hear me roar » : les figurines de ASoIaF sont de retour avec Jack et Xof (on a aussi vu Vincent3 et Julien dans les parages. Ont-ils joué à autre chose ?). Les Lannister ont payé leurs dettes et renvoyé les Stark dans leur confins glacés, et l’ajout d’un pack de Bolton ne semble pas avoir changé les rapports de force.

Table 3, dite « Divinités malfaisantes » : le retour d’un classique, Chaos dans le vieux monde, avec Nicolas-2, Gabriel, Sébastien et Titouan. C’est Gabriel avec les Nurgle qui triomphe.

Table 4, dite « A bicycleeette » : 3 étapes de Flamme rouge sont disputées par Vincent2, Pierre, Thomas2 et Frédéric. Il y a eu 3 gagnants sur le podium.

Table 5, dite « Pour le meilleur et pour le pire » : une longue partie de Fief 1429 rassemble Neox, DocNico, Armand, Michal, Florian et Damien. Après une période où les alliances sont à 4:2, c’est finalement l’union Neox+Florian qui l’emporte, ayant tenu jusqu’au bout. Nous tairons l’identité du joueur qui a avoué « ne jamais avoir autant trahi » !

Table 6, dite « Manger ou être mangé » : 6 apprentis-Darwin (Xel, Thomas, Eymeric, Paul, OlivierL et VHN) se lancent dans Evolution Climate. La phrase d’explication de règles « C’est technique, faites-moi confiance » a eu beaucoup de succès ! Autant les éléments auront été plutôt cléments, avec un climat accueillant (malgré la persistance de certains à vouloir déclencher une glaciation) et profusion de nourriture dès le début, autant les carnivores (Paul et Eymeric) ne sont pas privés d’aller décimer les animaux des autres joueurs (avec des tentatives honteuses de ces derniers de convaincre les prédateurs d’aller boulotter ailleurs). Une soudaine famine au dernier tour éclaircit les rangs des herbivores juste avant le décompte final qui révèle une domination des dinosaures vegan de PC : VHN l’emporte (50) juste devant Thomas (49) et Xel (42), puis Paul (39) et Olivier et Eymeric (33).

Table 7, dite « Zodiacale » : Olive, Mickaël et Julien2 auraient joué à Saint Seiya, le jeu de deckbuilding. Un appel à témoins est lancé.

Table 8, dite « We all die in a yellow submarine, yellow submarine » : à la table 6, Eymeric prend le risque du rouleau à pâtisserie et reste avec les autres pour découvrir Deep Sea Adventure. Il n’est pas resté pour rien : seul à être revenu vivant au sous-marin 2 fois sur 3, il gagne avec 36 points contre 22 à Olivier… et 0 pour tous les autres aventuriers cupides. Un épisode mémorable à la seconde manche : Thomas remonte très vite, prend un trésor supplémentaire histoire de nuire et n’arrive à avancer que d’une tuile en 3 tours. Il finira à la porte du sous-marin, tapant au hublot derrière lequel il distingue le visage hilare et impuissant d’Olivier, et se noiera comme les autres.

Table 9, dite « Bienvenue dans ma modeste boutique » : la table 7 réduite à Olive et Mickaël joue à Traders of Osaka, avec une victoire du premier commerçant cité.

Table 10, dite « On n’est pas couchés » : minuit approchant, Tristan rameute Thibault, Maël et ?? pour jouer à Schwarzer Freitag qu’il remporte.

Table 11, dite « Bienvenue dans ma modeste demeure » : l’Auberge Sanglante (+ extension) accueille pour quelques nuits Mickaël, Olive, Thomas2 et Vincent2. Impossible de départager Mickaël et Olive, à égalité en points et en cadavres.

Table 12, dite « Fric-frac » : un petit casse avant la route avec Burgle Bros pour les malfaiteurs Thomas, Xel, François-René et VHN. Cela démarre plutôt bien avec une localisation rapide des coffres-forts et des escaliers. Mais cela finit bien tendu, avec des gardiens de plus en plus mobiles et une Xel qui réussit à s’échapper ric-rac sur le toit en perdant son dernier point de furtivité.

Table 13, dite « Space Marines versus Aliens » : N2 et Gabriel n’étant pas rassasiés, ils s’installent face à face pour un Space Hulk : Death Angel, jeu coopératif.

Table 14, dite « On n’est toujours pas couchés » : après avoir évoqué un Brass, Tristan entraîne la table 10 dans un Peloponnes au delà de la présence de votre reporter.

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Séance de VENDREDI 13/07/2018 à Servel

Vendredi 13, jour funeste. Une réputation qui n’est point usurpée, voyez ce qui suit.

Ainsi, Marat fut assassiné le 13 juillet 1793, dans sa baignoire où il soignait ses maladies de peau, par Charlotte Corday, une jeune femme indignée par le tour sanglant de la Révolution. Démentant les espoirs de la meurtrière, l’indignation soulevée par son acte va justifier la mise en place officielle de la Terreur.

Médecin franc-maçon, âgé de 45 ans au début de la Révolution, Jean-Paul Marat avait fondé L’Ami du Peuple en septembre 1789, un journal dans lequel il dénonce avec violence les compromissions supposées des uns et des autres. Populaire auprès des sans-culottes, il lança ceux-ci à l’assaut des Tuileries le 10 août 1792 et dans les massacres de Septembre.

Résultat de recherche d'images pour "marat assassiné tableau"Député à la Convention, il contribue à la condamnation du roi, à la formation du Tribunal révolutionnaire et du Comité de sûreté générale, en charge d’arrêter les suspects. Les Girondins ayant tenté de le mettre en accusation, il est blanchi par le Tribunal révolutionnaire et regagne en triomphe la salle de la Convention le 24 avril 1793. Un mois plus tard, il contre-attaque avec succès en lançant les sections parisiennes de sans-culottes contre l’assemblée, obligeant les députés à décréter l’arrestation des Girondins.

Sa meurtrière est une Normande de petite noblesse de 25 ans, arrière-petite-fille du grand Corneille et nourrie de lectures classiques. Ayant noué des sympathies avec les Girondins modérés, traqués par Marat, elle voit en ce dernier le fossoyeur de son idéal de liberté.

Elle espère, à l’image des héroïnes antiques, faire oeuvre utile en l’éliminant, quitte à sacrifier aussi sa jeune vie… Mais son geste n’aura d’autre effet que d’amplifier la Terreur. Elle-même sera guillotinée le 17 juillet 1793 sur la place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde), après l’entrée de la dépouille de sa victime au Panthéon. Lamartine, plus tard, la qualifiera d’« Ange de l’assassinat ». Le peintre Louis David, par ailleurs député montagnard à la Convention, laissera de l’assassinat un tableau célèbre, qui exalte l’image du tribun et gomme celui de sa jeune meurtrière.

Ainsi encore, le 13 juillet 1936, en Espagne, le leader Calvo Sotelo est assassiné. A l’assemblée des Cortes, il dirigeait la droite monarchiste et personnifiait l’opposition au gouvernement dRésultat de recherche d'images pour "meurtre de calvo Sotelo"u Front Populaire. Sa mort encourage les militaires conservateurs à se rebeller:  le soulèvement militaire, qualifié par ses auteurs de « glorioso Movimiento » (le glorieux Mouvement), survient le 17 juillet dans la garnison de Melilla, au Maroc espagnol, conformément à un plan préparé de longue date. La guerre civile devient alors imminente.

On, le voit, le meurtre appelle la répression, qui entraîne l’émeute et le cycle infernal de l’histoire part en roue libre. Dans l’écrin de Servel, en ce 13 juillet 2018, loin de la ville et de ses rumeurs, personne ne vous entendrait crier. Pas de baignoire en vue, mais il y a des douches. Aucun assassinat n’eut cependant lieu ce soir là à Paries Civiles, où les choses se règlent selon l’étiquette, et le meurtre n’en fait point partie.

Table 1, dite « Suicide assisté » : Vincent-2 répond, avec votre serviteur, à l’appel de Schwarzer Freitag lancé par Tristan. A ce jeu de spéculation boursière, il y a une tactique bien précise, qu’il nous précise à la fin, croyant avoir gagné – avec 14 lingots contre 13 à Tristan. Mais un examen de ses comptes révèle qu’il a touché pas moins de 9 subventions, explosant le plafond règlementaire. Aussi, déclassé par cette forme de suicide assisté, il offre à Tristan une victoire méritée. Votre serviteur repart lesté de 9 lingots et d’une médaille d’argent.

Table 2, dite « Tueur en série » : il n’en a pas l’air comme ç, mais Nicolas II a pourtant le profil idéal du tueur en série – en témoignent ses deux parties de Welcome, où il laisse Jérôme et Mickaël sur le carreau.

Table 3, dite « Chronique d’une mort annoncée » : dès le premier coup de cette partie de Viticulture, la fin était écrite: captant les ouvriers, Neox, tout vêtu de blanc, devançait systématiquement son adversaire sur ses actions et n’eut aucun mal à produire son vin rouge, tandis que Xel piochait pour enchaîner les actions. Rouge sur blanc, tout fout le camp se dit-elle en partant.

Table 4, dite « Mort avant l’arrivée » : les tables 2 et 3 se recomposent, oubliant Mickaël, parti vers les paradis artificiels, et avec pour ambition d’achever un Tiny epic quest. Une ambition démesurée car ils n’eurent le temps d’effectuer qu’une phase de jour, alors qu’il y faut normalement cinq jours et cinq nuits !

Table 5, dite « Fossoyeur d’idéal » :  pour finir la soirée, on ressort l’excellent Kardinal und König avec l’équipe de la table 1. Tristan domine, grâce à ses talents de manoeuvrier, et un raid sur la France décisif qui lui y offra une domination diplomatique – et en diplomatie, la France, ça compte énormément ! Je devance d’une courte tête Vincent-2, dont les rêves d’idéal ont été mis à mal dans cette soirée par un fossoyeur bien connu en la matière. On retiendra aussi de cette table l’interpellation à distance « Dom, as-tu du spare ? » qui nous tarauda, et que le susnommé relèvera à son retour, n’en doutons pas.

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Séance de VENDREDI 15/06/2018 à St-Elivet

« Les années 80, j’y étais ! » pourrait chevroter le narrateur, et effectivement personne n’est parfait. Dans le domaine musical, ce n’est certainement pas un millésime de garde. Et si vous n’avez peur de rien, allez voir sur les clips les coiffures de l’époque ! Attachez vos ceintures, coiffez vos casques (audio) et suivez le guide du Top-50.

Table 1, dite « Les démons de minuit » (1987) : la petite bande de Gloomhaven s’étant aguerrie, elle va désormais affronter des monstres de niveau 3. Toujours à la recherche des sombres forces qui font rien qu’à gâcher la vie paisible des citoyens de Gloomhaven, elle se fait envoyer (par téléportation, mar plij !) dans le Plane of Night détruire une colonne maléfique qui s’élève jusqu’aux cieux. Trois pièces en enfilade avec plein de pièges (qu’il est toujours plaisant de désamorcer en attirant dessus un ennemi) et des Deep Terror qu’on a commis l’erreur de ne pas assez prendre au sérieux (certes ils ne bougent pas mais ils ont d’efficaces moyens de nuire). Tels des Ghostbusters (1984) il a fallu nettoyer quantité de Night Demons et de Black Imps qui empoisonnent plus vite qu’on arrive à se soigner, Julien succombant à force d’encaisser leurs attaques. Les 3 rescapés se retrouvent face à la colonne et s’acharnent sur elle. Jacques réussit à forcer un des monstres à s’en prendre aux siens, avant lui aussi de s’éteindre. Les deux derniers personnages finissent le travail mais que c’était serré, un vrai thriller (1982) !

Table 2, dite « Everybody wants to rule the world » (1985) : Jérôme, F-R, Sophie, Nicolas-2, Thomas et Mickaël se lancent dans un coop, Space Hulk : Death Angel où il faut, dans l’univers de Warhammer 40k, aller bouter hors de la galaxie des aliens qui voudraient bien la dominer. Il y a eu du dégât mais grâce au self-control (1984) de Jérome et Thomas, les envahisseurs ont trouvé à qui parler.

Table 3, dite « Money for nothing » (1985) : retour de Schwarzer Freitag (soit vendredi noir en VF) avec Thibault, Tristan, Xel, Neox, Elouan et Maël. Pourtant c’est un lundi que, en octobre 1987, les marchés boursiers s’effondrèrent méchamment. Malgré une erreur de mise en place, c’est ce soir Xel qui,  par une gestion dite « en bonne mère de famille » de ses actifs financiers, surnage dans le monde interlope des manipulations financières et accède au statut de femme libérée (1984), et riche.

Table 4, dite « With or without you » (1987) : petit chassé-croisé entre tables 2 et 3 et Tristan, F-R, DocNico, Thibault, Mickaël et N2 enchaînent deux parties de Not Alone. C’est d’abord F-R la bêêête qui, en symbiose avec sa planète d’un autre monde (1984), décime la petite troupe d’aventuriers (1982) venue l’explorer. « Welcome to the jungle ! » (1987) aurait-il pu ajouter. Dans la seconde, c’est Tristan qui a endossé le rôle, une toute première fois (1985) si l’on en croit les archives de l’association.

Table 5, dite « Another one bites the dust » (1980) : Shards of Infinity est un jeu d’affrontement jusqu’à l’élimination de tous sauf un qui s’inscrit dans la grande famille des deck builders. La petite nouveauté est qu’une carte acquise peut soit être normalement ajoutée à la défausse du joueur, soit être activée immédiatement pour un usage unique. Thomas, Xel, Jérôme et Maël s’y mesurent sous le regard intéressé de Sophie, mais pas sous celui du narrateur qui prit congé de cette nuit de folie (1989).

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Séance de VENDREDI 08/06/2018 à St-Elivet

Mahomet s’est éteint à Médine le 8 juin 632 (le 13 du mois de Rabi’ premier, selon le calendrier arabe). Celui qui va apparaître plus tard comme le Prophète de l’islam décède suite à une fièvre douloureuse et une longue maladie, peut-être consécutive à un empoisonnement. Il a environ 63 ans. Sa tombe est creusée à l’endroit même de sa mort.

Mahomet offrit l’image d’un homme énergique mais aussi pénétré de sa mission divine. Il se défend d’être poète et se juge incapable d’inventer par lui-même quoi que ce soit de comparable au Coran. Il se reconnaît faillible et ne se veut en rien différent des autres hommes. C’est un guerrier qui ne rechigne pas à donner la mort. Il aime les femmes et ne s’en cache pas. Il consacre par ailleurs beaucoup de temps à la prière et dédaigne les richesses de ce monde.

À l’instant de mourir, bien qu’il ait eu neuf femmes légitimes, il ne laisse aucun fils survivant susceptible de lui succéder à la tête des croyants. Abou Bekr remplace le messager d’Allah au terme d’une brève lutte de succession et prend le nom de khalîfa (calife), d’un mot arabe qui veut dire lieutenant ou remplaçant. Ce premier calife a 59 ans, figure parmi les plus anciens compagnons de Mahomet, et est aussi le père d’Aïcha, l’épouse préférée du Prophète.

Mahomet a soumis par les armes la partie occidentale de la péninsule arabe à son autorité en une dizaine d’années. Après sa mort, ses successeurs entraîneront leurs troupes à la conquête du Moyen-Orient et de la rive sud de la mer Méditerranée.

A Lannion, quelques années après, on était en plein ramadan, mais on n’a ni bu, ni mangé, ni fait l’amour, on ne s’est pas non plus maquillé et on n’a pas fumé – par contre, et c’est permis, on a vérifié – on a joué !

Table 1, dite « Sacrilège » : la bande des quatre fantastiques se reconstitue pour Lisboa – les règles étant encore fraîches de la semaine dernière. Mais le résultat fut différent, et conduisit à un sacrilège: la défaite de Tristan (124), dominé à la régulière par Thibault (132). Neox (112) et Xel (103) ont apprécié cette partie qui aboutit à des scores impressionnants !

Table 2, dite « Soumission » : à Inis – aimablement prêté par Neox qui-a-le-jeu-et-qui-aime-bien-mais-qui-quand-même-n’y-a-pas-touché-en-476-jours, Dom, Mks et votre serviteur découvrent un univers plaisant et un jeu retors où il faut surveiller les différentes conditions de fin de partie et gérer avec doigté son usage des cartes et son droit de passage. Le plus roué des trois a soumis les deux autres, remportant successivement deux parties d’un jeu malin – et peut-être voué à une domification rapide (« domifio subito » dit-on dans les grimoires) ?

Table 3, dite « Aumônes » : ici, on joua Huns – Thomas et Mickaël se sont adjugé chacun une partie, laissant Guillaume et Vincent-2 à leurs aumônes et leur insondable désarroi.

Table 4, dite « Sourate » : Baptiste est un fidèle de l’univers Warhammer (ici en version Underworld Shadespire) – un jeu aussi long à nommer qu’une sourate – et en fut récompensé.

Table 5, dite « Guerre sainte » :  This war of mine était terre de djihad pour des combattants aussi braves qu’anonymes !

This War of Mine : le Jeu de Plateau

Table 6, dite « Blasphème » : ici une partie d’Innovation rassembla Dom,Thomas et votre serviteur, qui l’emporta au terme d’une joute épique et splendide où les augures ont longtemps hésité avec Dom, en position de conclure mais pas assez haut perché dans le grade des cartes actives. Votre serviteur avait pour sa part un plateau de cartes presque vide, mais en tira miraculeusement (et par des procédés qu’on ne saurait nommer ici) un profit aussi éhonté qu’un blashphème !

Table 7, dite « Retour de pélerinage » : revenu de Canossa après sa déconfiture de la table 1, Tristan règle Xel et Thibault à Schwarzer Freitag – et à ce jeu boursier, c’était question d’honneur mais pas d’argent, croyez-le bien !

Table 8, dite « Coran continu » : à Codenames les rouges (Maïwenn, FR, Nourdine, Guillaume-alias-Yohann) ont était défaits par les bleus (Jérôme, Nicolas II, Axel, VHS, Xel) sur le score de 2-1. Une partie marquée par la domination croissante des bleus, qui ont dicté leur récitation au débit d’un Coran continu, alors que les rouges étaient en plein doute sur la signification de mots aussi profanes que S…e 2 (Colon, Tige). Il y eut aussi quelques situations cocasses, à l’image de l’indice Exclu 2 répété 2 fois – d’abord (Mouton, Noir), puis (Cours, Bar) – ça sent le vécu ! La conclusion vit votre modeste narrateur à l’oeuvre avec pour commencer un Mao Zedong 5 (Rouge, Marche, Chef, Appareil, Dragon), et pour finir le subtil Gros 2 (Bras, Géant).

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Séance de VENDREDI 04/05/2018 à St-Elivet

Le 4 mai 1919, peu après la naissance de la République chinoise, 3000 étudiants manifestent à Pékin, sur la place Tien An Men. Ils dénoncent les «21 conditions» présentées par le Japon à leur gouvernement, car elles tendent à une colonisation de la Chine. Ils protestent aussi contre le traité de Versailles qui livre au Japon les concessions allemandes du Chang-toung, une province du nord du pays.

Guidés par de jeunes intellectuels progressistes, les étudiants dénoncent également le poids des traditions, le pouvoir des mandarins et l’oppression des femmes. Ils se montrent favorables à la modernité et aux sciences nouvelles. L’agitation gagne les citadins et les commerçants, dans tout le pays. Elle se double d’un mouvement de boycott des produits japonais, mais reste dans l’immédiat sans effet sur les Occidentaux comme sur les Japonais.

Le «Mouvement du 4-mai», ainsi baptisé par les historiens, n’en est pas moins capital car il traduit l’émergence en Chine d’une conscience patriotique opposée aux Occidentaux comme aux Japonais, et à l’abolition de l’empire mandchou. Plusieurs de ses leaders rejoignent le Parti communiste chinois dans l’espoir de régénérer la Chine. 30 ans plus tard, ils célèbreront sur la place Tien An Men le triomphe de l’insurrection communiste. Et 70 ans plus tard, se rappelant du «Mouvement du 4-mai», d’autres étudiants réclameront la démocratie sur la même place Tien An Men. Leur révolte finira dans un bain de sang, mais débouchera paradoxalement sur une ouverture de leur pays au monde.

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A Lannion, 99 ans plus tard, une longue marche commençait pour certains, qui les mena jusqu’au bout de la nuit.

Table 1, dite « Portrait chinois » : s’il est un jeu qui ressemble au portrait chinois, c’est bien Sherlock Holmes: Détective Conseil – mais les indices déposés ici et là pour identifier le coupable peuvent être trompeurs, et c’est un jeu où on vous posera d’autres questions que le nom du coupable pour savoir si vous avez mené à bien votre affaire…. Peu après avoir entamé l’enquête Avoués dévoués, l’équipe de choc (Dom, Thomas, F.-R., VHS) reçoit la visite impromptue de Maïwenn, venue un peu tard pour rejoindre des tables déjà pleines un peu partout. Nous aussi nous sommes une équipe constituée, commençons-nous à dire, mais – un léger moment de flottement plus tard – après tout, pourquoi pas, cassons l’ordre ancien, féminisions notre brigade, et mettons-nous à l’heure du temps que diable ! Quentin viendra un peu plus tard, en spectateur engagé, assister à la conclusion d’une enquête maîtrisée et terminée sur le score très respectable de 70, score que nous n’avions pas atteint depuis  640 jours !

A l’issue de cette partie, Dom propose de découvrir un petit jeu pour Scorfel, à base de momies, de jets de dés et de grilles en papier. Un jeu possible, comme les filles disent d’un soupirant qu’on ne rêve pas d’inviter dans son lit, mais dont on se contentera faute de mieux.

Table 2, dite « Et moi, et moi, et moi » : à Projet Gaïa, il y avait non pas 700 millions de chinois, mais quatre joueurs en goguette. Et moi, et moi et moi, dit le président Neox qui pourtant ne l’emporta point: c’est Tristan qui s’imposa. C’est la vie, c’est la vie…

Table 3, dite « L’empire du milieu » : à Mechs vs. minions, Paul, un homme bien introduit dans le milieu, accompagne ses camarades vers une victoire triomphale.

Table 4, dite « Insurrection » : à Saboteur on remarqua que le rôle-titre fut tenu trois fois de suite par Xel mais c’est Julien qui l’emporta.

Table 5, dite « May the fourth be with you » : tandis que la soirée revêt ses habits de nuit, Tristan propose de découvrir Black friday – euh comment vous dire, un jeu allemand proposé par Tristan en troisième partie de soirée ?? C’est fort, très fort. « May the fourth be with you » aurait-il pu dire après avoir énoncé les règles. Et Vincent-2 a si bien écouté qu’il s’est imposé, laissant Paul, Xel, Maël et Tristan interdits au coeur de la cité.

Table 6, dite « 21 conditions  » : c’est par Codenames que finit cette soirée où nous retrouvons les protagonistes de la table 1, savoir, pour les Rouges: Dom, Xel, François-René, et pour les Bleus: Maïwenn, Quentin et votre serviteur. Une victoire implacable 3-0 des Rouges, les Bleus ayant laissé passer leur chance plus souvent qu’à leur tour: il aurait fallu remplir pas loin de 21 conditions pour qu’il en fût autrement. On retiendra de cette partie ses points saillants:

  • Une vaine tentative de votre serviteur, sur le tour décisif de la première manche, de faire deviner Tir et Tableau avec un Goya 2: après avoir dû préciser qu’on parlait de Francisco et non pas de Chantal, je me heurtai à l’incompréhension de mes partenaires qui ne connaissaient pas le célèbre El tres de Mayo de 1808 en Madrid, reproduit ci-dessous.
  • Le splendide Gainsbourg 3 de Dom (Chou, Zinc, Génie)
  • L’incompris deuxième mot (après l’évident Fou) de l’indice Psychiatrie 2 de Maïwenn – ce n’était pas Marteau mais Purée ?!?
  • L’incompris deuxième mot (après l’évident Volet) de l’indice Nuit 2 de Maïwenn, une fois évitée la fausse piste du Dragon lancée, depuis le camp adverse, par Dom le facétieux (à travers le tortueux cheminement Dragon -> St-Georges -> Nuits St-Georges !!) – c’était en fait Bise: le petit bisou pour la nuit, quoi !
  • La double tentative – Piocher puis Miner – de Quentin pour faire deviner (Nain, Fer) – quand le premier mot nous avait conduit à une trompeuse Caisse.

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