Séance de MARDI 19/06/2018 à Ti Koad

Le 19 juin 1907, la crise de la viticulture languedocienne débouchait sur un affrontement tragique entre les forces de l’ordre et les manifestants. C’est la révolte d’une France rurale qui s’accroche désespérément à ses traditions et à son horizon villageois.

Au milieu du XIXe siècle, les quatre départements français qui bordent le golfe du Lion se sont spécialisés dans la viticulture: Gard, Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales ont su transformer leurs plaines arides en superbes vignobles. Mais de 1900 à 1906, la production du Languedoc grimpe de 16 à 21 millions d’hectolitres. La surproduction se solde par une mévente et une chute brutale des prix. C’est la ruine pour de nombreux Languedociens : petits viticulteurs qui n’arrivent pas à rembourser leurs dettes, mais aussi négociants au sort suspendu à celui de la viticulture.

Marcelin Albert à ArgeliersLes Languedociens réclament l’abrogation de la loi de 1903 sur la « chaptalisation » et une surtaxe sur le sucre pour décourager les importations. Mais le Président du Conseil, l’inflexible Georges Clemenceau, ne veut rien entendre. Marcelin Albert, cafetier et vigneron d’Argeliers, dans l’Aude, prend la tête de la révolte. Le 12 mai 1907, il avertit le gouvernement que si rien n’est fait avant le 10 juin, il décrétera la grève de l’impôt et appellera les municipalités à démissionner.

La veille de la date fatidique, Montpellier accueille pas moins de 600.000 manifestants ! Clemenceau en appelle au sentiment républicain des maires et, dans le même temps, envoie dans le Midi 27 régiments. Le drame survient à Narbonne, le 19 juin, où les soldats tirent sur la foule, faisant deux morts dont un adolescent. Le lendemain, nouveau drame face à une foule qui hurle sa haine : cinq morts. À Agde, petite ville à l’embouchure de l’Hérault, 600 soldats du 17e régiment d’infanterie prennent connaissance de la tuerie de Narbonne. Ils se mutinent et gagnent Béziers où ils sont accueillis par une population en liesse.

Dimanche 23 juin, Marcelin Albert se présente de son propre chef au ministère de l’Intérieur, place Beauvau, et demande à rencontrer le Président du Conseil. Georges Clemenceau le reçoit dans son bureau en tête à tête, et lui fait la morale avant de lui remettre un billet de 100 francs pour le train du retour. Le rebelle accepte mais promet de le rembourser. Le Président du Conseil convoque aussitôt la presse et raconte à sa manière l’entrevue, prétendant que le cafetier a éclaté en sanglots, laissant entendre qu’il n’aurait pas toute sa tête.

Finalement, le gouvernement établira une surtaxe sur le sucre et réglementera sévèrement le négoce du vin, donnant ainsi raison aux manifestants. Le Languedoc conserve le souvenir aigu de cette révolte anachronique, et ne manque pas d’invoquer les mânes de Marcelin Albert chaque fois que la concurrence ou les règlements menacent son vin.

111 ans après, si on avait mal à la tête à Ti Koad, la chaptalisation n’y était pour rien: c’était plutôt le mal des transports qui était en cause, en train ou dans un vaisseau spatial !

Table 1, dite « Château de l’étoile » : par le truchement de Jack, Thomas nous fait découvrir, et nous explique avec la pédagogie qu’on lui connaît, le majestueux opus de Martin Wallace: A handful of stars. Nous y retrouvons les principes de base de Mythotopia (conquêtes de territoire, affrontements, deck building avec réserve), mais aussi des différences, qui font de cette livraison une réussite – notamment des jetons bonus rechargeables à chaque remplissage de deck. La fin de partie est déterminée par un nombre fixé à l’avance de roulements de deck par l’ensemble des joueurs (nombre lui-même fonction du nombre de joueurs, à savoir 20 pour les 4 que nous étions). Un mécanisme original, qui permet à certains de jouer la montre et à d’autres de forcer le destin. Au terme de cette bataille épique, un ultime raid de Jack échoua à lui apporter la victoire: avec 39, il céda le pas à François-René (42). Thomas sous-performa étonnament (33), et pour ma part, culminant à 27, je fis quelques choix isolationnistes qui me coupèrent de replis précieux et occasionnèrent des pertes sévères. Je ne désespère pas de me refaire, et pourquoi pas vendredi prochain…

Table 2, dite « Cuvée petit train » : à Russian railaroads on vit Neox rouler dessus ses petits camarades, au point de prendre presque un tour de piste – autant dire une locomotive – à Julien-2, lui-même un essieu devant Baptiste, qui devança Xel d’un wagon.

En cours de ces deux parties, Cédric fit une apparition, ce qui permit aux survivants de la table 2 de lui tenir la chandelle en attendant l’interminable verdict de la table 1, de parler piscine, et de toutes ces sortes de choses.

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Séance de MARDI 13/02/2018 à St-Elivet

Il y a 38 ans, le 13 février 1980, s’ouvraient les 13 èmes JO d’hiver à Lake Placid. C’est la deuxième fois après 1932 que lesLogo Jeux se déroulent dans cette localité de l’État de New York, 3 000 habitants en 1980. Les Jeux de 1980 seront les derniers à se dérouler dans une ville de moins de 15 000 habitants. L’emblème officiel contient plusieurs symboles. La partie droite rappelle les montagnes qui entourent Lake Placid et la gauche est une colonne ionique stylisée qui renvoie aux Jeux olympiques antiques. La dentelure au sommet de la colonne représente deux vasques qui symbolisent les deux éditions des Jeux organisées à Lake Placid. Sur l’affiche des Jeux, des anneaux olympiques les surplombent.

Les Jeux de Lake Placid se déroulent pendant la Guerre froide, dans un contexte international tendu. En novembre 1979, 62 Américains sont pris en otage à l’ambassade des États-Unis à Téhéran par des militants iraniens. L’Union soviétique envahit l’Afghanistan le mois suivant. Le 20 janvier 1980, le président américain Jimmy Carter demande l’annulation des Jeux d’été prévus à Moscou. Le secrétaire d’État des États-Unis Cyrus Vance fait un appel au boycott lors de la 82e session du CIO, à la veille du début des Jeux d’hiver, mais le comité international confirme que les Jeux de Moscou auront lieu.

Le CIO doit également gérer le conflit opposant la République populaire de Chine à Taïwan. Taïwan a participé sous le nom de « République de Chine » et avec son drapeau national jusqu’aux Jeux d’hiver de 1976. En 1979, le CIO reconnaît le comité olympique de la République populaire de Chine, oblige Taïwan à prendre le nom de « Taipei chinois » et à adopter un nouveau drapeau pour les Jeux de 1980. La délégation taïwanaise refuse de se plier à la décision du CIO et se présente au village olympique avec le même drapeau et le même nom qu’avant. Se voyant refuser l’entrée, elle annulera sa participation aux Jeux. Le boycott de Taïwan restera le seul de l’histoire des Jeux d’hiver. La République populaire de Chine, qui menaçait de se retirer si Taïwan participait sous le nom de « République de Chine », participe quant à elle à ses premiers Jeux olympiques depuis 1952, et aux premiers Jeux d’hiver de son histoire.

Les Jeux de Lake Placid coûteront au total 168 millions de dollars, ce qui fait rêver quand on compare aux 50 milliards de dollars des Jeux de Sotchi de 2014 (les plus chers de l’histoire, éditions hivernales et estivales confondues).

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Lake Placid, c’est aussi un film sur la mort inexpliquée d’un agent de la protection des eaux et forêts, déchiqueté avec férocité, qui plonge Black Lake dans la perplexité et la peur. Une équipe d’enquêteurs arrive sur place et découvre une dent datant de l’ère préhistorique. Le garde forestier, la paléontologue, le shérif et le professeur vont devoir affronter un reptile de plus de dix mètres de long, véritable machine à broyer issue de l’espèce des crocodylus.

A Lannion, 38 ans après, une équipe de vieux crocodiles s’est entredéchiquetée, mais dans l’esprit d’émulation tout olympique qui la caractérise.

Table 1, dite « Plus fort, les Américains ! » : dans le Le parrain: l’empire de Corleone on cogne fort, on boit sec, et on s’adonne à nombre d’activités prohibées. Après une lutte farouche, tout le monde voyait Thibault l’emporter après avoir réussi nombre de coups d’éclat, en particulier la récolte de six doses de drogue en une seule action, mais, Deux ex machina,  la ligne d’arrivée dévoila un palmarès aussi resserré que surprenant: Guillaume 78, François-René 75, Thibault 74, Neox 72, et VHS 65.

Table 2, dite « Plus loin, les Russes ! » : à Russian railroads le rôle du chef de gare est tenu par Xel, qui s’impose avec 407, matant le jeune vétéran Baptiste, 346, et les débutants Jean-Yves, 256 et Julien-3, 220.

Table 3, dite « Plus haut, les Grecs ! » : heureux qui comme Vincent-2 a fait le beau voyage d’Olympos, avec dans son sillage Cécile, Ivan et Nicolas II.

Table 4, dite « Repas de crocodiles » : la table 3 résiste au départ d’Ivan et entame un 6 qui prend – un petit jeu très vache, et dont la durée se prolongea autant que la digestion d’un crocodylus pour une issue tout aussi incertaine.

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Séance de MARDI 30/01/2018 à St-Elivet

Le 30 janvier 1948, le mahatma Gandhi était assassiné. Résultat de recherche d'images pour "mahatma gandhi assassination cartoon"

À la suite de la partition de l’Inde et du Pakistan, en 1947, hindous et musulmans s’affrontent violemment. Gandhi tente de réconcilier les communautés. Le 1er septembre 1947, à Calcutta, de nouvelles émeutes éclatent. Gandhi loge alors dans le quartier musulman, ce qui exaspère les extrémistes hindous. Ils menacent Gandhi et lui demandent de quitter le quartier. Gandhi répond qu’il jeûnera jusqu’à ce que les violences cessent.

Le 13 janvier 1948, à Delhi, Gandhi entame un jeûne illimité « pour protéger la vie, les biens et la religion des musulmans ». Gandhi craint qu’une guerre civile éclate dans la nouvelle Inde indépendante entre musulmans et hindous. Il revendique également le paiement par l’Inde d’une dette à l’égard du Pakistan issue de l’accord sur la partition du pays. De nouveau, il obtient gain de cause auprès des leaders des communautés religieuses. Le 18 janvier, en présence de l’ambassadeur du Pakistan, le jeûne est rompu. Il a obtenu également le paiement des 550 millions de roupies dues au Pakistan.

Pour beaucoup d’hindous, c’en est trop : Gandhi est un traître. Ils n’acceptent pas, en particulier, qu’il ait accepté la partition, alors qu’il avait dit qu’il la refuserait jusqu’à la mort. Ils ne supportent pas plus l’attitude d’apaisement de Gandhi vis à vis des musulmans, en particulier dans le contexte des conflits et violences interreligieux qui déchirent l’Inde. Plusieurs projets d’assassinat sont préparés par les fanatiques hindous.

Une première tentative est menée le 20 janvier par Gopal Godse, mais échoue, la bombe explosant à 50 m du Mahatma. Le 30, Gandhi sort de Birla House, à Delhi, où il est hébergé par un mécène. Il tenait quotidiennement une séance de prière dans les jardins. Entouré d’une foule de 500 personnes se pressant à son passage, le Mahatma, en jeûne, marchait péniblement en s’appuyant sur ses petites filles. Au moment de la salutation rituelle à la foule présente, Nathuram Godse (frère de Gopal) s’avance, se prosterne devant lui, puis dégaine un pistolet et tire trois coups de feu à bout portant.

D’après de nombreuses sources, Gandhi s’effondre en prononçant : « Hé Rām » (Oh Dieu) – ce qui est toutefois contesté par ses assassins, selon qui c’est une réécriture de l’histoire pour aider à donner à Gandhi un statut de Saint. Il meurt peu après dans ses appartements privés. C’est Nehru, premier ministre du pays, qui annoncera la nouvelle de la mort du Mahatma à la radio.

70 ans après, à Lannion, si les apôtres de la non-violence et du jeûne étaient en minorité, chacun s’est efforcé, à sa modeste échelle, de se pencher sur son rouet.

Table 1, dite « Jeûneurs involontaires » : à la table de Evolution climate , on n’est pas souvent à l’abri d’un coup de fringale, ce qui fait de la plupart des joueurs des jeûneurs involontaires, y compris les carnivores qui ont été le plus souvent affamés, pour ne pas dire décimés. Une première partie voit Dom l’emporter avec 54, suivent Thibault, 47, Guillaume, 46, Vincent 2 et VHS, 41, et Julien 3, 20. Tandis que ce dernier quitte les lieux, les autres en redemandent. L’occasion pour Dom de remettre le couverrt avec 53, devant VHS, 52, Guillaume, 46, Thibault, 45 et Vincent 2, 36.

Table 2, dite « Non-violente » : à Burgle bros, Hélène, François-René, Neox et Olivier, notre nouvel ami, bienvenue à lui (à ne pas confondre avec Olivier-alias-Olive), ont échoué à quitter les lieux d’un cambriolage. Non-violents, ils s’étaient munis d’une boîte de cookies maison en signe de paix.

Table 3, dite « La route du sel » : en 1930, Gandhi entamait la route du sel. Après un parcours à pied de 300 kilomètres, son cortège arrive à Jalalpur, au bord de l’océan Indien. Gandhi s’avance alors dans l’eau et recueille dans ses mains un peu de sel. Par ce geste dérisoire et hautement symbolique, il encourage ses compatriotes à violer le monopole d’État sur la distribution du sel, qui oblige tous les consommateurs indiens, y compris les plus pauvres, à payer un impôt sur le sel et leur interdit d’en récolter eux-mêmes, à l’image de l’impôt de la gabelle sous l’Ancien Régime. Pour leur part, à Russian railroads, Baptiste, Ivan et Tristan entamaient un voyage moins pénible au pays des prolétaires heureux. Tristan termine à 341, Baptiste le coiffant au portillon avec 364. Face au « Trotski trégorrois » (surnom éphémère que j’invente ici par association croisée entre la thématique du jeu et les barbiches), c’est une victoire qui ne manque pas de sel !

Table 4, dite « Intouchables » : à Elysium, les Nicolas étaient intouchables: 54 pour Nicolas II et 50 pour Doc Nico, tandis que Xel, avec 47, effleure le podium.Résultat de recherche d'images pour "elysium jeu"

Table 5, dite « Aux grandes âmes » : la nuit venue, à Nosferatu comme à Mafia de Cuba, toutes les âmes sont grises. Mais parmi les vampires et les mafieux, y en avait-il une grande parmi elles ?

 

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Séance de MARDI 28/11/2017 à St-Elivet

« L’ensemble des organisations sociales d’un peuple est toujours marqué par un style, elles forment des systèmes. Je suis persuadé que ces systèmes n’existent pas en nombre illimité, et que les sociétés humaines comme les individus […] ne créent jamais de façon absolue, mais se bornent à choisir certaines combinaisons dans un répertoire idéal qu’il serait possible de reconstituer. En faisant l’inventaire de toutes les organisations sociales observées, de toutes celles imaginées […] on parviendrait à dresser une sorte de tableau périodique comme celui des éléments chimiques, où toutes les organisations réelles ou simplement possibles apparaîtraient groupées en familles, et où nous n’aurions plus qu´à reconnaître celles que les sociétés ont effectivement adoptées. »

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Voici définie, par Claude Levi-Strauss, la méthode structurale dans un passage célèbre de Tristes Tropiques (1955), son livre le plus diffusé. Le grand anthropologue aurait eu 109 ans ce mardi et il aurait été intéressant de le voir faire la carte du système Parties Civiles…. En attendant, cette soirée se trouva sans chroniqueurs encartés, et vous est ici contée de seconde main. Le forum en répondra au plus près du réel !

Table 1, dite « Le regard éloigné » : C’est en portant le regard au lointain que Xel, Jean-Yves et Baptiste ont vu Neox prendre la tangente à Russian Railroads.

Table 2, dite « La pensée sauvage » : ici, une bande de joyeux drilles s’est étripée à Fight for Olympus.

Table 3, dite « Tristes tropiques » : dans l’atmosphère glaciale de Dead of Winter on était loin des tropiques mais ça ne fut pas forcément triste.

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Séance de VENDREDI 15/09/2017 à Ti Koad

Pour cette dernière réunion à Ti-Koad, comment ne pas se souvenir des Bugatti, Ettore bien sûr, né le 15 septembre 1881 mais aussi son frère Rembrandt, sculpteur d’une ménagerie d’animaux sauvage ? Ingénieur de génie et personnalité hors du commun (l’une de ses formules était « rien n’est trop beau, rien n’est trop cher »), dirigeant paternaliste et tyrannique (il était surnommé « le Patron »), Ettore développe avec son fils Jean la société d’automobiles qui porte leur nom. Parmi ses modèles légendaires, véritables bijoux mécaniques, le Type 35 et le Type 57 « Atlantic ».

Après le désastreux échec de La Royale, voiture de tous les excès dont il ne se vend que 3 exemplaires, l’entreprise échappe à la faillite en en réutilisant le moteur 8 cylindres dans un modèle d’autorail rapide. Pourtant, elle ne se remettra pas de la guerre 39-45 et de la mort accidentelle de Jean qui, alors qu’il fait un essai à 200 km/h sur une route fermée, fait un écart pour éviter un cycliste.

136 ans après cette naissance, ce fut aussi une séance où l’on vit trois nouveaux arrivants se présenter, lesquels imprimèrent leur marque à leur table de jeu comme on le verra ci-dessous.

Table 1, dite « Autorail rapide » : Baptiste, Neox, Mickaël et Stefan-le-nouveau jouent à Russian Railroads. Le dernier nommé n’hésite pas à rouler sur les autres avec ses lourdes locomotives et s’impose au score.

Table 2, dite « La Royale » : dans le Londres de la reine Victoria, Thierry endosse le rôle de Jack dans Lettres de Whitechapel, avec à sa poursuite une escouade de policiers d’élite composée de Thomas et Nourdine bientôt renforcés par Vincent. Partie mémorable de l’avis des participants, où l’esprit maléfique de Jack lui a permis de semer ses poursuivants quatre nuits de rang, pour ensuite disparaître dans la nuit en royal vainqueur.

Table 3, dite « Ménagerie » : de l’aventure, du plastique et toute une ménagerie de monstres avec un classique, Descent (dans sa première édition) qui regroupe Axel, Guillaume, Nicolas-2 et François-René. Axel tire les ficelles et s’adjoint les services d’un F-R ensorcelé à la loyauté flottante. Autant dire qu’il y a eu du sang d’aventurier sur les murs du donjon.

Table 4, dite « Le Patron » : il faut du caractère pour partir coloniser l’espace à grands coups de dés. Cela n’arrête pas des anciens (Julien-Lannion et VHN) et des nouveaux (Guillaume-2 et Valentin) qui s’attablent autour de Alien Frontiers. Une partie où Valentin impose sa présence, à la fois en l’emportant à la régulière et en faisant bien comprendre que le simple fait de le menacer appelle une réponse immédiate (et, j’ajouterais, non proportionnée !).

Table 5, dite « Atlantic » : pendant que la table 3 finit de régler leur compte aux aventuriers, un groupe de 8 essaie un jeu récent à identités secrètes et par équipe, Secrets. Il évoque l’opposition il y a 50 ans entre les espions de l’alliance atlantique et du pacte de Varsovie. Au terme de cette partie remportée par la CIA, l’impression est mitigée à autant : il est difficile de suivre le camp auquel appartient chaque joueur (contrairement par exemple à Liens de sang ou Shadow hunters où cette information se révèle progressivement en cours de partie) et on peut avoir l’impression de s’en remettre au hasard pour prendre ses décisions.

Table 6, dite « Cycliste fatal » : à Codenames, Thierry, Nourdine, Guillaume et VHN sont Rouges tandis que F-R, Thomas, Mickaël, Axel et N2-l’Oracle sont Bleus. Au terme d’une première manche équilibrée avec un F-R créativement égal à lui-même, Thierry joue la victoire avec Lourd 3. Le Boxer est rapidement identifié mais là c’est le drame : un cycliste convainc son équipe de choisir Chaîne (normal pour un cycliste, me direz-vous) alors que Bouc et Or avaient été aussi discutés. Dans la seconde manche, le solide Carcassonne 4 (Ville, Jeu, Tuile, Charme) de Nourdine et un mot Rouge obligeamment choisi par les Bleus amènent l’égalisation des premiers. Très tôt dans la manche finale, Axel propose Sauna 2. Protestation de VHN quand les Bleus révèlent Vapeur : le sauna est une chaleur sèche, par opposition au hammam -ou bain turc- qui est une chaleur humide. Mais pour leur deuxième proposition ils choisissent Air (au lieu de Régime). Victoire par KO des Rouges, donc.

Table 7, dite « Bijoux » : ce n’était pas fini et Guillaume, Axel et N2 s’installent devant Splendor où ils acquièrent calmement des gemmes, probablement pour en faire des bijoux.

Table 8, dite « Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher » : cela pourrait être la devise de bien des familles dominant les sept royaumes de Westeros. Guillaume, F-R, Thierry et Nourdine découvrent Le Trône de Fer: La Main du Roi, petit jeu de cartes basé sur les personnages de GoT. Mécanique simple et pouvoirs-bonus pour amener de l’imprévu et de la variabilité. A 4 joueurs, il se joue en 2 équipes de deux et c’est la paire Thierry/Nourdine qui l’emporte par 4 à 3.

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Séance de MARDI 07/02/2017 à St-Elivet

Le 7 février 1914, Charlot se rend à une course de voiturettes pour enfants. Une équipe de tournage cherche à filmer l’évènement, mais Charlot les dérange en permanence en essayant de s’imposer devant la caméra. Le réalisateur tente alors de le faire disparaître du champ de vision par de grands gestes et des coups de pieds et de poings, ce qui va perturber la course, les deux hommes se retrouvant régulièrement au milieu de la piste. Les spectateurs, au début intrigués par ce comportement, vont finir par s’amuser des pitreries de Charlot. Charlot est content de lui est le premier film où l’on découvre le personnage du Vagabond. Le personnage a été créé juste avant, pour le film L’Étrange Aventure de Mabel, mais celui-ci n’est sorti que deux jours après Charlot est content de lui, film plus court, achevé plus rapidement, et expédié aussitôt pour être exploité.

Le tournage s’est déroulé lors de la deuxième édition de la Pushmobile Parade qui se tenait à Venice, Californie, le 11 janvier 1914. La prestation de Chaplin fut improvisée, sans scénario préalable, et n’aurait nécessité que 45 minutes de tournage. Ce film d’une demi-bobine permet d’observer les premières réactions du public face au personnage de Charlot. Les spectateurs – qui ne sont pas des acteurs, mais des personnes venues pour assister à la course – semblent tout d’abord perplexes vis-à-vis du comportement et des pitreries de Charlot. Puis, au fur et à mesure du film, cette perplexité se change en amusement et en rires. Une carrière est lancée sur les chapeaux de roues !

103 ans plus tard, pas de charlots à St-Elivet, des joueurs, et des vrais !

Table 1, dite « Opinion publique » : Une table de Mysterium de niveau « difficile » (mais avec trois corbeaux, selon une combinaison maison préconisée par Nicolas III) se met en place. Votre modeste narrateur prend, presque à son insu, la place du fantôme. Devant lui, Sophie, Guillaume, Vincent, Nourdine et Franck. Après un début quelque peu poussif sur les criminels, illustré par la déconvenue de Franck avec le cuisinier (à sa décharge, il n’a pas vu « Ratatouille »…), les lieux plongent nos enquêteurs dans une certaine perplexité, notamment Vincent, surpris à l’évocation d’un mariage dans une crypte. Pour l’arme du crime, c’est en revanche un carton plein, tous découvrant, du premier coup ou presque, l’engin utilisé. La partie sera néanmoins perdue de peu, par la faute du lieu du crime de Guillaume qui ne sera pas identifié (c’était une chambre jaune avec un phonographe, un trophée et une coupe). Pour l’énigme finale, tout le monde part sur une fausse piste, faute d’avoir identifié dans une araignée velue le fil de la pelote d’une couturière…

Table 2, dite « Les temps modernes » : la Russie, ou plutôt l’URSS, est en plein essor dans l’univers de Russian Railroads. C’est Baptiste qui en profita le mieux, coiffant la chapka avec 380, devant Neox (365), Yvan (358), et Xel (342).

Table 3, dite « Une vie de chien » : Dead of Winter: La nuit la plus longue vous amène à Raxxon, où le résultat d’horribles expériences du laboratoire pharmaceutique risque de se répandre en ville si les joueurs ne parviennent pas à les contenir. C’est donc un jeu à part entière, pouvant se jouer seul ou en complément de « Dead of Winter – A la Croisée des Chemins » (jeu qui lui plonge une colonie de survivants dans l’hiver au lendemain d’une apocalypse provoquée par des zombies). Une vraie vie de chien pour François-René et sa meute (David, Nicolas II & III, Jean-Yves) pour une partie longue comme un jour sans pain, toujours active à l’heure où s’éteignaient les dernières lumières de la ville…

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Table 4, dite « Les feux de la rampe » : Votre modeste narrateur invite Sophie et Guillaume à faire l’artificier à Hanabi mais en oubliant au passage une règle primordiale, ce qui donne au final deux parties en mode Bisounours et des scores que la morale réprouve. S’il est mis en examen pour ces faits, le coupable se fera hara kiri. En attendant, il vivra sa vie de présumé innocent.

Table 5, dite « Un parfum de meurtre » : à la table de Codenames, dans sa version domifiée, les Bleus (Dom, Sophie, Guillaume) affrontent les Rouges (VHS, Xel, Neox) – deux compositions d’équipes inédites !

  • 1-0 pour les Bleus sur une manche serrée, marquée par un joli Encre 3 (Bleu, Signe, Poudre), les Rouges ayant frôlé l’assassin (Tête) à propos d’un Dictature 2 énigmatique (Fou, Régime).
  • Les Rouges égalisent, concluant sur un très inspiré Descendance 2 (Fils, Jeu) pendant que les Bleus tournent autour de l’assassin (Ordre), sans toutefois jamais oser le désigner.
  • Les Bleus l’emportent 2-1, l’assassin (Blanc) étant désigné d’emblée par les Rouges sur un Himalaya 2 peu inspiré, qui visait Terre et Sommet.
    Le coupable, s’il a survécu à son hara-kiri, sera condamné à escalader l’Everest en tongs.

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Séance de MARDI 03/01/2017 à St-Elivet

C’est le 3 janvier 1521 que l’excommunication de Martin Luther fut prononcée. Revenons sur l’engrenage des événements qui y conduisit, en prélude à cette soirée qui entretient avec cet événement un rapport ténu mais néanmoins réel, ainsi qu’on le verra.

Face au mouvement de la Réforme impulsé par Martin Luther, Rome choisit l’affrontement, méconnaissant l’adversaire et sa pugnacité. Le procès menant à son excommunication, loin d’affirmer le catholicisme, ne fait qu’accélérer le processus de la Réforme. En octobre 1518, Martin Luther est convoqué en vue d’obtenir sa rétractation. Peine perdue. Après cet échec, Léon X décide d’adopter une attitude plus conciliante. Il obtient de sa part l’engagement de ne plus s’exprimer sur la question des indulgences, et promet de son côté d’imposer le silence à ses adversaires. Mais la rupture avec Rome est déjà consommée. C’est qu’entretemps Luther a aggravé son cas : en juillet 1519, lors de sa controverse avec Johann Eck, qui sera l’organisateur de la Contre-Réforme dans l’Empire, il met en cause l’infaillibilité des conciles. En juin 1520, Rome publie la bulle Exsurge Domine le menaçant d’excommunication, tandis que ses livres sont brûlés. Luther réagit en brûlant, le 10 décembre, à la fois la bulle papale et le droit canonique. L’excommunication devient désormais inévitable.

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496 ans plus tard, à Parties Civiles, des jeux anciennement excommuniés, parfois depuis des années, sont revenus en grâce, et un nouveau jeu fut porté sur les fonts baptismaux. Enfin, le verdict d’une partie de Codenames bascula sur une bulle…

Table 1, dite « Une question d’indulgences » : votre humble serviteur remet donc au gout du jour Hermagor, auquel il initie Nourdine, Dom, et Marion. Pour sa part, Olivier, sans découvrir le jeu, ne l’avait jamais éprouvé. Dans la cité d’hermagor, des marchands achètent des marchandises, voyagent et commercent. Il s’agit ici d’avoir les bonnes denrée au bon moment, puis d’établir son influence économique sur des régions, de visiter les trois duchés d’Hermagor, sans oublier d’arpenter sa route principale. Au final, après une longue partie de trois heures (même si le jeu est fluide, il y a beaucoup d’actions dans une configuration à 5 joueurs), je remporte une victoire ténue (119), devant Nourdine (112), talonné par Dom (111), et Marion (94). Olivier ferme la marche avec 47, faute d’avoir assez vendu. C’est mon parcours équilibré dans les duchés, et mon labourage consciencieux de la route principale, qui m’offrent la victoire, car sur ces deux postes, j’engrangeai 14 contre 3 à mon dauphin. Comme quoi, en commerce comme en politique, oublier de voir du monde et de serrer des mains peut s’avérer aussi fatal à son salut que, pour les contemporains de Luther, de négliger ses indulgences…

Table 2, dite « Butins de mutins » : à cette table fut baptisé le jeu Pillards de la Mer du Nord,  la version française de Raiders of the north sea, qui se déroule pendant l’âge d’or des Vikings. Les joueurs incarnent des guerriers vikings qui vont chercher à impressionner le Jarl (Chef de Clan) en menant des raids téméraires. Ils devront rassembler un équipage et des provisions afin de voyager au delà des mers pour piller or, fer et bétail. Seules les batailles apportent la gloire, même si pour cela il faudra confier son âme aux Valkyries… Le pillard en chef fut François-René, 49, suivi de peu par Guillaume, 43, et Hélène, 42. Neox termine loin de ces conquêtes matérielles, son âme toute à son salut.

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Table 3, dite « Sola scriptura » : Selon Luther, l’homme n’a qu’un seul guide infaillible pour trouver le bon chemin : la Parole de Dieu, l’Écriture seule, qui lui révèle le Christ. Plus prosaïquement, le chemin de fer peut être une alternative honorable pour arpenter ce bas monde. Encore faut-il le construire: justement votre objectif à Russian railroads, encore un jeu sorti du purgatoire de Parties Civiles. Xel l’en extirpe pour jouter avec Baptiste, qui lui ravit la victoire. Suivent, dans cet ordre, Yvan et Jean-Yves.

Table 4, dite « Bulle fatale » : c’est une table vespérale de Codenames qui conclut cette soirée, entre les Rouges (Xel, Jean-Yves, VHS, Nourdine) et les Bleus (Guillaume, Dom, FR). Après quelques préliminaires – terminés par une Éjaculation (Membre, Tige, Purée, Blanc) un peu précoce – dans l’attente de la (petite) mort de la table 1, on rentre dans le vif du sujet en continuant dans la même veine sur un Lubrification 3 (Huile, Queue, Langue). Première manche Bleue, les Rouges échouant à deviner Bulle et Balance sous un Apesanteur 2, alors que les Bleus identifient immédiatement le Cafard de Franz Kafka, mais pas son Génie…. Deuxième manche Rouge parfaitement maîtrisée, déclinée dans un repas au long cours, alors que les Bleus pataugent. Les choses se tendent encore – si l’on peut dire – dans la manche décisive. Alors que les Rouges ont la victoire à portée de mains, ils se prennent les pieds dans le tapis, confondant Gymnastique et Athlétisme pour faire deviner (Tapis, Figure) et offrent la victoire sur un plateau aux Bleus qui concluent par un mot en 1.

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Séance de MARDI 11/10/2016 à St-Elivet

Cette année, l’association a démocratiquement décidé d’enrichir sa collection avec 2 jeux : Cash & Guns et Mission Planète Rouge. Ce dernier est déjà sorti plusieurs fois à la satisfaction générale. Pour célébrer la soif de découverte qui a amené l’humanité à explorer cette planète lointaine et peu accueillante, tout autant que la civilité des adhérents qui ont participé au processus de sélection de ces jeux, ce soir les différentes tables recevront le nom de sondes qui ont réussi à amarsir sur le sol caillouteux de la planète rouge.

Table 1, dite « Spirit » [posée en 2004, communication perdue en 2010 après qu’elle s’est ensablée] : animés d’un bel état d’esprit et prêts à passer la soirée sur un gros jeu stratégique, Bruno, Xel, Paul et Jean-Yves se lancent dans une partie de Russian Railroads. Partie qui durait encore quand les autres tables se dispersèrent, mais dont nous parvinrent quelques couinements devant le rythme avec lequel Bruno, tel une locomotive emballée, progressait sur la piste de score.

Table 2, dite « Curiosity » [posée en 2012 et toujours active] : en guise de préliminaire, VHN invite Frank à essayer Bubblee Pop, tiré du lot de jeux donnés par Blackrock Games dans le cadre de Scorfel. Derrière son aspect cartoon et sa  jeu mécanique de jeu vidéo se cache en fait un intéressant petit jeu de réflexion à 2. Frank emporte cette première confrontation.

Table 3, dite « Opportunity » [posée en 2004 et toujours active, un record alors qu’elle ne devait durer que quelques mois] : attendre le fin de la partie précédente, c’est l’occasion pour une joyeuse assemblée (les Nicolas -Neox et N2-, Baptiste-les-chèques, Jocelyn, Agnès –une nouvelle tête- et Thierry) de s’échauffer avec un petit Croc au cours duquel de multiples membres ont été dévorés (aucun remboursement même partiel de cotisation n’est envisageable, me fait savoir le trésorier).

Rapidement , les tables 2 et 3 se recomposent.

Table 4, dite « Viking 1 » [posée en 1976, communication perdue en 1982 suite à une erreur humaine lors d’une mise à jour logicielle] : Neox, Baptiste et Jocelyn continuent l’exploration de notre acquisition récente Mission Planète Rouge (2e édition). Les deux derniers s’entredéchirent comme deux guerriers nordiques se défiant en combat singulier et laissent un boulevard à Neox qui confirme sa maîtrise totale du jeu. Il n’a pas confirmé la rumeur indiquant qu’il est en pourparlers avec Elon Musk pour prendre place dans sa première fusée pour Mars.

Table 5, dite « Mars 3 » [première sonde posée en 1971, communication perdue après moins de 30s] : Mars était le dieu de la guerre et en un certain sens, les joutes moyennageuses étaient un simulacre et un entraînement à la guerre. Ainsi, Nicolas-2, Agnès, Frank, Thierry et VHN se lancent dans un Camelot dont ils maîtrisent rapidement les subtilités des combats plus ou moins nobles entre chevaliers. Il y a eu de superbes passes d’armes, depuis le tournoi remporté par Frank avec un unique 2 jaune jusqu’aux épiques joutes violettes dont l’une se termina avec exclusivement des cartes blanches sur la table. Satisfactions multiples pour Nicolas : c’est son jeu, il a pu exploiter sa connaissance de la distribution des cartes Action et de leurs effets, on utilise (enfin ! après tout c’est Parties Civiles) les vraies règles et il emporte la partie après une belle remontée.

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Séance de VENDREDI à Ti Koad 27/02

Séance relatée par Marvin :

De mémoire :

  • Fiefs avec Jibee, Neox, Mks et Jeff + une spectatrice
  • Lords of Xidit avec Julien, François, Laurent et moi-même
  • Russian Railroads avec David, Xel, Baptiste « le trésorier »
  • Et une autre table avec Mickaël, Audrey et deux autres dont j’ai malencontreusement oublié le nom (Aurélie et ?)

Lords of Xidit : première partie pour tout le monde, victoire de François sur le fil. Le jeu est sympa, la détermination du vainqueur se fait par élimination à la fin avec un système rigolo sur 3 échelles. Dit comme ça, ça a l’air nul, mais en vrai c’est sympa.

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Séance de MARDI à St-Elivet 06/05

Racontée par Baptiste-le-Trésorier :

Hier soir il y eut notamment une table d’Arcana avec Ulysse (Guilde des Nochers), Dominique (Guilde des Voleurs), Hélène (Guilde des Cartomanciens), Jérôme (Guilde des Lames) et moi (Guilde des Architectes). La bataille pour les ressources des quartiers fut sans pitié. Certains diront qu’Hélène tenta désespérément de corrompre des lieux et des reliques. D’autres épilogueront sur la fréquence à laquelle je jouai mes cartes lieux. Toujours est-il qu’au final, Dominique remporte le contrôle de la cité avec 35pts, suivit par Hélène (33pts), moi-même (31pts), Ulysse (29pts) et Jérôme (27pts). Ces scores extrêmement serrés nous laissèrent tous, tels des crépidules, bien matois.

Suite aux départs d’Ulysse et de Dominique, les trois survivants se mirent joyeusement sur la tronche dans un Korsar. Les mers furent dominées sans contestation possibles par la flotte de Jérôme, qui remporta les deux parties avec : 35pts, Hélène 29 et moi 24 dans la première ; nous ne détaillerons pas les scores de la seconde par respect pour la gente féminine 😉

Une autre table, racontée par David :

Après avoir attendu que la population étonnement importante pour un mardi s’installe aux différentes tables proposées, j’entreprends d’expliquer les règles de Russian Railroads à Lucie et son camarade, dont le nom m’échappe malheureusement, mais qui me pardonnera sans doute parce qu’il est peu commun (le nom) et qu’il est aimable et très poli (le camarade).

L’esprit fatigué, j’employai une stratégie simple ; le développement de la ligne vers Kiev et la construction d’usines. Je terminai malheureusement totalement ces objectifs trop tôt et me trouvai bien marri durant le dernier tour avec peu de possibilités pour acquérir un peu plus de points. Lucie s’employa principalement à développer le transsibérien et notre troisième larron avançait un peu toutes ses lignes.

À ma grande surprise, ce dernier remporte une victoire éclatante… Non, laissez-moi reformuler. Soucieux de promouvoir le sérieux et l’hospitalité de l’association envers les personnes que nous voyons trop peu, je m’attachai à faire en sorte qu’après une partie relativement serrée, mes hôtes voient leur score s’imposer, délivrant ainsi dans leur cerveau quantité d’hormones associant le plaisir au message ; « qu’est-ce qu’on est bien chez Parties Civiles ! ».

Il y a sûrement peut-être eu d’autres tables, dont les joueurs se manifesteront prochainement.

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