Séance de VENDREDI 01/09/2017 à Ti Koad

460 ans ont passé depuis le 1er septembre 1557 où il succombait, probablement de la peste qui ravageait Saint-Malo, sa ville dont il avait reçu la bénédiction de l’évèque pour aller explorer le nouveau monde sur mandat de François Ier. On doit à Jacques Cartier le nom de Canada (qui ne désigne donc, à l’origine, qu’une mince région du Québec actuel) et du Mont Royal, ainsi que l’exploration du Saint-Laurent, qui ouvrit à la France l’axe de l’empire français d’Amérique, mais aussi, avec ses récits de voyage, la première description de la vie des Indiens du Nord-Est de l’Amérique du Nord, et les bases de la littérature française d’Amérique.

Lors de son troisième voyage, Cartier accumule « l’or et les diamants », qu’il négocie avec les Iroquoiens du Saint-Laurent, qui disent les avoir ramassés près du camp. En 1542, Cartier met le cap vers la France. Aussitôt arrivé, il fait expertiser le minerai, apprenant qu’il ne rapporte que de la pyrite et du quartz, sans valeur. Sa mésaventure est à l’origine de l’expression « faux comme des diamants du Canada »… et du toponyme actuel, « Cap Diamant », pour désigner l’extrémité est du promontoire de Québec.

A Ti Koad, en cette soirée de fin d’été, il y eut de beaux voyages, et surtout il y fut longuement question de la grande et des petites histoires.

Table 1, dite « Le déclin de l’empire américain » : à Quartermaster, on revisite l’histoire du second conflit mondial, entre les Alliés (Dom: URSS, Axel: USA, et votre modeste narrateur: Résultat de recherche d'images pour "quartermasters jeu"

UK) et les puissances de l’Axe (Allemagne: Nourdine, Italie: Jérôme, Japon: François-René). A ce jeu, tous les pays semblent égaux, mais certains sont plus égaux que les autres: l’Allemagne avec son armée de feu, le Japon et ses ripostes redoutables ont de quoi voir venir (l’Italie, prise en tenaille, jouant souvent le rôle de faire-valoir). Chez les Alliés, la flotte anglaise est nombreuse, l’ami américain peut se déployer vers l’Asie, et le camarade soviétique ne manque pas de ressources. Encore faut-il utiliser ses capacités, car le monde libre, englué dans la défense illusoire de la Manche et dans l’attaque vaine de l’Allemagne, protégée derrière une ligne Maginot, a complètement délaissé l’Asie. C’était pourtant une piste évidente face aux 7 points marqués à chaque jour par l’insatiable japonais, qui rapprochait son clan à chaque tour un peu plus de la barre des 30. Pourtant, les américains choisirent une stratégie « America First » contre-productive, laissant les boys cantonnés à la maison dévorer leur corned-beef. Délaissant le précepte des Mémoires de guerre, les alliés ont donc négligé l’idée simple de voler vers l’Orient compliqué, sauf au dernier tour où l’anglais établit un comptoir en Australie, sauvant l’honneur du Commonwealth. Ainsi, comme toute défaite militaire, celle des Alliés se résuma en deux mots: trop tard. N’est pas de Gaulle qui veut.

Table 2, dite « Saint Tristan » : avec la mise en place monumentale de  Anachrony Neox, Baptiste, et Mickaël comptaient-ils vraiment impressionner Tristan ? En tous cas, ils se neutralisèrent, terminant dans un mouchoir de poche, et suivant, au loin, Tristan l’explorateur, pour qui cette partie ressembla à un long fleuve tranquille.

Table 3, dite « Voyage en terre inconnue » : c’est au tour de Paul de relever un redoutable défi: affronter, pour sa première partie, Xel et Thomas à Brass – le genre de pari stupide qu’on peut regretter. Et pourtant, l’impensable se produisit: il réussit, de peu, à mater Thomas à son jeu fétiche, infligeant pour le coup au Teddy Riner des rails et canaux un voyage vers une terre inconnue depuis plus de deux ans (dernière défaite le 14 août 2015).

Table 4, dite « Aux frères blancs » : si Jacques Cartier consolida son réseau social grâce à ses fréquentations auprès de la confrérie de Saint-Jean-Baptiste, communément appelée la confrérie des Frères Blancs, on doute qu’il en sortit en Illuminati, sort dévolu à Guillaume dans cette prêche entre frères où il renvoya Nicolas II et Franck à leurs chères études.

Table 5, dite « Diamants canadiens » : à cette partie de Colt Express, les protagonistes de la table 1 apprirent que les diamants et autres bourses récoltés non sans effort dans les wagons peuvent avoir un côté canadien, notamment lorsqu’un coup de poing vous surprend au dernier tour….et vous elimine du jeu sans recours possible ! C’est Nourdine qui sut le mieux se mettre à l’abri.

Table 6, dite « Sur ordre du roi » : à Camelot, un décret du monarque rendit à Thomas son droit d’aînesse. A la table royale, Xel, Nicolas II, Paul et Guillaume firent révérence.

Table 7, dite « Récit d’aventure » : à CS Files, un médecin légiste aide les enquêteurs à résoudre un meurtre en identifiant l’arme du crime et un « élément du décor ». Il doit ensuite élaborer le récit de ce meurtre, en intégrant bien entendu les différents indices qu’il a égrénés auparavant. Un exercice pas si facile, car le récit évolue forcément avec l’apparition de nouveaux indices, non prévus au programme…

Voici le récit que votre narrateur-légiste fit avec l’arme du crime: faim, le décor: puzzle, et les indices suivants: lieu: chantier, victime: enfant, heure: soir, temps: chaleur, cause de la mort: accident, état du corps: pourri, remarqué par un temoin par: odeur, expliqué par: écrit.

Avertissement: âmes sensibles s’abstenir !

« Mais pourquoi Bob avait-il embarqué sa fille, Lisa, 13 ans, sur son chantier d’excavation, en cette morne journée d’août ? Par commodité sûrement, il fallait bien occuper la petite en vacances, ce que ne pouvait faire sa mère, dont il était séparé. Il l’avait laissée avec un puzzle à compléter sur le siège passager de son bulldozer pendant qu’il creusait une tranchée pour le pipeline. Il fait chaud, dans le sud des USA au mois d’août, en plein soleil dans le réduit étroit d’une cabine. Alors, elle était sortie. Pas très loin, intriguée par les failles sombres de ce chantier de forage gigantesque. Mais au bout de quelques centaines de pieds, aveuglée et mal chaussée, elle avait mal jugé la bordure du ravin et était tombée dans la faille. Pas de très haut, quinze pieds, vingt au plus. Mais impossible de remonter. Alors la petite Lisa appela, appela, mais personne ne venait. En fin de journée, son père revint au bulldozer, et ne l’y voyant pas, explora les alentours. Il finit par repérer sa fille, qui s’était endormie, étourdie de fatigue. Il la regarda un moment, puis revint à son bulldozer, l’utilisa pour y déplacer un énorme bloc au-dessus de la faille. Le piège s’était refermé sur Lisa. Bob signala la disparition, sans mentionner qu’elle l’avait accompagné. Les recherches, concentrées sur ses fréquentations, furent vaines et le dossier classé. Ce n’est que quelques mois après, alors que l’industrie du gaz de schiste battait son plein sous l’impulsion des décrets « jamais vus auparavant » signés par le président américain, qu’on ouvrit une nouvelle ligne, et qu’un ouvrier fut alerté par l’odeur du corps en décomposition. Le père, immédiatement suspecté, fut interpellé, et plaida l’accident. Bien sûr, son domicile fut perquisitionné. La chambre de Lisa était intacte, une poupée sur l’oreiller, le lit comme à son dernier jour. Il avait donné le change. Mais pas changé les draps, et, sous le matelas, les enquêteurs retrouvèrent le journal de Lisa, racontant par force détails les abus dont elle était victime. Le meurtier avait, par son monstrueux infanticide, mis fin à une souffrance inextinguible. Ce fut sa ligne de défense au procès, où il plaida le remords, et l’absence de préméditation. Le tribunal du Texas le condamna aux travaux forcés à vie. Il y avait un mur à construire le long de la frontière, et, sur décret présidentiel, cette sentence était désormais appliquée à tous les condamnés. Depuis, chaque jour, au lieu de forer la terre pour en extraire l’énergie fossile, Bob cassait des cailloux pour construire le mur avec le Mexique. Il aurait tout le temps de la vie qu’il lui restait pour méditer lequel des deux était le pire ».

Table 8, dite « Au long cours » : à Imagine, il faut une imagination au long cours pour mettre en images les mots. Tout le monde s’est beaucoup amusé, et votre modeste narrateur n’est pas peu fier d’avoir trouvé « remuer le couteau dans la plaie » !

Table 9, dite « Cité corsaire » : à Room 25, on est comme enfermé dans la cité corsaire. Un rôle que quatre vaillants joueurs ne dédaignèrent point malgré la nuit fort avancée. Ils vous en parleront sur le forum…

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Séance de VENDREDI 23/12/2016 à St-Elivet

En ce 23 décembre, Parties Civiles plaçait sa séance de jeu sous le haut patronage de Carla Bruni, qui rentrait à l’occasion dans sa cinquantième année. Aura-t-elle une Rolex pour Noël ? En tous cas, Axel avait apporté un gâteau maison, il y en avait au moins un qui avait suivi.

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Table 1, dite « Quelqu’un m’a dit » : Nicolas-Neox fête Noël avant l’heure, nous présentant sa dernière acquisition: The Gallerist. Rien moins que le dernier opus de Vital Lacerda, l’auteur de Vinhos.

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Du lourd donc, à commencer par la boîte, imposante, et le matériel, de belle facture. Dans l’univers du marché de l’art, il s’agit de découvrir de jeunes talents, de les faire connaître, d’acheter leurs oeuvres, les exposer, et enfin, de les revendre (ou pas). Le jeu fourmille de mécanismes très riches (objectifs secrets, enchères en fin de partie sur le marché international), mais reste très jouable avec un tour de jeu particulièrement fluide: à son tour, on choisit l’un des quatre lieux du plateaux, où l’on effectue l’une des deux actions possibles. Mais il y a une subtilité: si l’on éjecte un autre joueur du même lieu, ce dernier peut, en faisant jouer son influence, bénéficier de la faveur d’y effectuer également une action (sauf au tout dernier tour de la partie).

Ayant préparé son affaire, Tristan avait invité ses comparses à bachoter les règles sur Internet, ici. Ou  bien avait renchéri Neox, pas en reste. Ainsi, avec Xel, nous étions quatre marchands hyper-informés des dernières tendances. Tandis que je me lançais dans le numérique, Tristan explorait la sculpture, et se livrait à des manipulations de marché pour faire artificiellement grimper la cote de ses poulains grâce à des complices. Surtout, il ne vendit rien. Une stratégie osée, mais gagnante, car elle permet d’économiser toutes les actions de la phase commerciale (trouver un contrat, effectuer la vente). Surtout, les oeuvres non vendues en fin de partie sont quand même évaluées à leur prix de marché, et lui ont apporté 65 de ses 149 points, comme en témoigne la carte de score finale, car oui, le jeu fournit même des Scoring sheets. Respect !

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Table 2, dite « No promises » : Guillaume et Thomas ne se sont rien promis, mais terminent main dans la main à GearWorld : The Borderlands. Baptiste-aux-mains d’or et Camille suivent à distance le cortège.

Table 3, dite « Rive droite, rive gauche » : Mickaël, Axel, Laurent et Nourdine sont associés du camp rebelle à Assaut sur l’empire. Leur mission ? Aider 6PO à déchiffrer l’hologramme. Mission réussie, à croire qu’ils s’étaient entraînés en visionnant Rogue One… Quoi qu’il en soit, François-René et Nicolas III en ont fait les frais.

Table 4, dite « Comme si de rien n’était » : une table où Cammille s’offre un scalp de trésorier, coiffant sur le poteau Baptiste à King of Tokyo, tandis que Guillaume et Thomas se sont fait hara kiri.

Table 5, dite « Le plus beau du quartier » : est-il vraiment raisonnable de lancer une table de Quartermaster à onze heures passées ? Si François-René l’a fait, c’est qu’il ne s’est pas posé la question, et aussi parce qu’il n’y avait aucun exemplaire de Codenames en circulation… Il fut rejoint par Nourdine, Nicolas III, Axel  et Tristan pour une partie qui se termina bien après l’heure du bouclage.

Table 6, dite « Top model » : rien de tel qu’un tour au sommet d’un donjon pour terminer une soirée, se disent Thomas, Camille et Guillaume. Rien de tel que de quitter St-Elivet sur une victoire à Dungeon Raiders, se dit le dernier cité.

Table 7, dite « Midnight in Lannion » : une équipée sauvage se met en place pour une traversée des USA en mode Hit z Road. Je fus la première victime des zombies, perdant trois membres de ma famille d’un seul coup sur un jet fatal. Un final à suspense opposa les trois survivants, Mickaël (6), Xel (12), et Neox (13, dont pas moins de 9 points de bonus à la fin !)

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Séance de VENDREDI 02/09/2016 à Ti-Koad

Le Grand Incendie de Londres de 1666 réduisit en cendres une bonne partie de la ville médiévale et brûla 3 jours durant. Il se déclencha le 2 septembre dans la boulangerie-pâtisserie de Thomas Farriner sur Pudding Lane (la bien nommée !). Heureusement, rien de tel ne se produisit ce soir dans la cuisine de Joan quand elle prépara de délicieux cakes chocolat-pistache pour les partager avec les joueurs de PC.

Table 1, dite « Beau comme l’antique » : Julien-Paimpol convie JiBee, Baptiste-Aureus, Nicolas-2, Frank et Laurent à une partie de Mare Nostrum-Empires. Partie qui dura fort tard et que le Président, nullement diminué par un changement de décennie, finit par emporter.

Table 2, dite « Sur le fil du rasoir » : Thomas ressort Mythotopia pour Olivier qui y a déjà joué et Paul et VHN qui découvrent. Après la phase de rush sur les cartes d’Amélioration, il ne faut pas beaucoup de temps aux autres pour réaliser que Thomas s’est constitué une main particulièrement guerrière : la Milice lui permet de recruter gratuitement des armées, la Cavalerie lui donne +1 en attaque, les Mercenaires servent de supplétifs… et il a une main de 6 cartes avec la Reine. Ceux qui se frottent à lui comprennent leur douleur et il se retrouve rapidement avec une confortable avance sur la piste de score. Pendant ce temps, Olivier et Paul s’épuisent dans une lutte pour Palmain qui permet néanmoins à Olivier de faire passer son message : « ici c’est MON quartier ».

Les autres joueur s’étant ressaisis, un semblant d’action concertée de leur part réduit nettement l’avance au score de l’impérial Thomas. VHN déclenche la phase de fin de partie en prenant la dernière Runestone et nous nous résignons à la victoire de Thomas quand je m’aperçois qu’un bateau providentiel permet d’envahir Ictus et empêche de mettre fin à la partie à ce tour. S’ensuit une série d’escarmouches (qui évoquent celles rapportées par François 2 semaines plus tôt) pour à chaque fois éviter que le joueur de tête (alternativement Thomas, Paul et VHN) ne puisse gagner. Finalement c’est Thomas, en vieux renard des plateaux (de jeu), qui débloque la situation en sa faveur et remporte après 3 heures (on est quand même loin des 90′ données pour une partie !) une victoire méritée avec 44 points.

Table 3, dite « Sur la terre comme au ciel » : un joyeux groupe composé de F-R, Julien-Lannion, Mickaël, Axel et Nicolas-Neox commence sa soirée par un Roll for the Galaxy. F-R se hâte de terminer de construire ses 12 tuiles et prend tous les autres de vitesse. Retour sur terre ensuite avec Quartermaster : les Alliés (F-R, Mickaël et Axel) viennent à bout assez vite de l’Axe (les 2 autres). Les restants jouent ensuite à Rumble in the house.

Table 4, dite « Deux fois deux » : Jeff et Joan enchaînent deux parties à deux, d’abord Splendor puis 7 Wonders-Duel.

Table 5, dite « Un Codenames et puis au lit » : malgré l’heure tardive, les derniers motivés (Rouge : F-R, Paul et Nicolas-2 / Bleu : Thomas, Olivier et VHN) sirotent 3 manches de Codenames. C’est toujours mieux qu’une camomille.

La première manche voit une victoire serrée et à la loyale des Rouges emmenés pas un F-R à son meilleur niveau. Dans la seconde manche, chaque équipe révèle un mot de l’autre et Paul, englué dans ses indices tendancieux, apprend à ses dépens que n’est pas F-R qui veut. Les Bleus s’y voient déjà mais un dernier indice en 1 seulement les condamne à choisir leur dernier mot par un mélange de hasard et de psychologie, sans succès. Dans la 3e manche pour l’honneur, VHN réussit à rattraper le retard de son équipe qui avait un peu trop visité des mots Blancs avec un « Beef 2 » (probablement limite du point de vue des règles) qui fait trouver Corne et Boîte. Les Rouges finissent par échouer sur un Service assassin, sans changer le résultat final de la partie.

Il reste à souhaiter que la promotion active assurée par la Direction au forum des associations (comment résister à une boîte de Caylus ?) ramène plein de nouveaux adhérent(e)s.

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Séance de VENDREDI 15/07/2016 à Ti-Koad

La loi du 15 juillet 1975, relative à l’élimination des déchets et à la récupération de matériaux donne une définition du déchet: « tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon ». Cette définition, toujours en vigueur, s’accompagne du principe dit du pollueur-payeur, qui a parfois du mal à entrer dans les moeurs… Un petit pas vers la bonne poubelle, c’est un grand pas pour la planète, et ceux qui n’en sont pas convaincus sont invités à une croisière sur le septième continent. Voilà, c’est dit !

Sinon, à Ti Koad, 41 ans après, il y eut un bon petit paquet de tables, dont je vous laisserai faire le tri.

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Table 1, dite « enterrée »
…où Dom invite Nicola II, Paul et votre humble serviteur à Quartermaster. A ce remake de WW2, six pays sont en jeu, et donc, à quatre, deux joueurs contrôlent deux pays, en l’occurence Royaume Uni et USA pour Dom, Allemagne et Italie pour Paul. Je complète l’Axe avec le Japon tandis que Nicolas II, le bien désigné, prend les rênes de la Russie pour les Alliés. Voici une partie où le Japon, bénéficiant d’un tirage initial favorable avec beaucoup de cartes déploiement (car c’est la faiblesse du Japon, il a peu d’armées et peu de cartes qui les déploient), et la fameuse carte « Prospérité de l’Asie », qui rapporte 1 PV par territoire éloigné conquis (Asie du sud-Est, Philippines, Indonésie). A ce petit jeu, le Japon marque bientôt régulièrement 6 à 7 points et l’Axe se retrouve rapidement à 25, tout près de la barre de 30 qui scelle la victoire. L’anglais, bénéficiant de la puissance du Commonweath, s’installe alors en Inde, freinant la progression du Japon qui désormais hésite à conquérir l’Asie du Sud-Est, pour préserver ses cartes Déploiement. Mais le tournnant de la partie sera l’entrée en scène des USA sur le théâtre Pacifique avec la carte Pearl Harbour, puis, surtout, la conquête du Japon, qui sera immédiatement chassé de sa base, puis, dans le même mouvement, occupé par le biais d’une des nombreuses cartes Statut des américains (j’avais vu que le Japon était menacé dans son fief, mais pas anticipé qu’il pût être concomitamment conquis). Le coup de grâce fut une guerre économique, privant le Japon du reste de son deck et l’emmenant tout droit vers un enterrement de première classe, malgré un ultime baroud d’honneur kamikaze en Asie du Sud-Est grâce aux efficaces cartes Riposte. Pendant ce temps-là, Allemagne et Russie se faisaient des politesses entre Moscou et Donetsk, l’anglais défendait mollement sa base, et l’Italie était en perdition. Le hara kiri du Japon, désormais contraint à scorer 0, fut le chant du cygne de l’Axe, dont la chute fut foudroyante. Au 19 ème tour, la messe était dite et les Alliés triomphèrent.

Table 2, dite « recyclée »
…où Ivan, nouveau venu (mais le talent n’attend pas le nombre des années), l’emporte sans discussion à Metal Adventures face à une opposition formée d’Hélène, Olivier, et Baptiste aux mains d’argent.

Table 3, dite « biodégradable »
…où Xel se défait de Jérôme et Nicolas-Neox à Hit Z Road, encore un Wallace qui sort des placards, mais à contretemps dans un téléscopage malheureux avec une tragique actualité. Un jeu où qui vous propose d’incarner des survivants dans un monde post-apo’ (infesté de zombies), qui accomplissent un périple le long de la route 66.  Le but du jeu est de survivre pendant 8 tours et de marquer des points en faisant des actions héroïques en poutrant du zombie ou en affrontant des évènements funestes. Hit Z road est un jeu de gestion de ressources (essence, balles, adrénaline) avec une phase d’enchère et une phase de combats contre les zombies avec des dés, et il semble qu’aux enchères, certains y ont laissé plus que des plumes…
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Table 4, dite « verte de rage »
…où, un La fureur de Dracula vit, sur le fil, la mise à mort du vampire (Mickaël) face à une troupe de chasseurs sans merci (Michal, François-René et Thierry).

Table 5, dite « en vert et contre tous »
…où Baptiste, grand style, se rèvèle seigneur de Lords of Scotland face à Olivier et Ivan. Un trésorier maître de l’Ecosse c’est dans l’ordre des choses, mais, reconnaissons-le, il en a le physique de l’emploi.

Table 6, dite « incinérée »
…..où la table 3 se reconstitue pour un opus d’Ashes – un jeu de deck building pas si court que ça où Nicolas-Neox l’emporte devant Xel et Jérôme et, du même pas, prend la porte, pendant que ses opposants restent et rejoignent la table 7.

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Table 7, dite « compostée »
…..où, à Codenames, les bleus, formant une équipe soudée et homogène (François-René, Thierry, VHS, puis Jérôme) font du compost des rouges (Dom, Paul, Nicolas II, puis Xel), sur le score sans appel de 4 à 1. On retiendra de cette partie le méconnu (mais très réel) réseau hydraulique de la Suisse, évoqué par Dom, ce puits de science auquel son équipe ne sut s’abreuver, les errements des rouges sur le thème de l’oenologie et de Gérard Depardieu (tombé dans fût quand il était petit), alors que les bleus faisaient des étincelles avec un Ensemencement 2 (enceinte & jardinière) de haut vol, et une manche conclue sur un Echecs 2 fort bien amené (pion & tour). A noter, quand même, la jolie Pluie 3 des rouges (eau, liquide, pépin).

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Séance de VENDREDI 24/06/2016 à Ti Koad

Le 24 juin 1859, les armées franco-sardes se heurtent à l’armée autrichienne à Solferino, en Lombardie, dans une mêlée sanglante et désordonnée qui fait suite à celle de Magenta du 4 juin. Le roi de Piémont-Sardaigne Victor-Emmanuel II et son allié, l’empereur des Français Napoléon III, font face à l’empereur d’Autriche, François-Joseph 1er.

Le conflit entre l’empire autrichien et la coalition franco-sarde est né de la promesse faite par Napoléon III au roi de l’aider à faire autour de lui l’unité de l’Italie en échange de la Savoie et Nice. L’Autriche occupe la Vénétie et la Lombardie et exerce un protectorat de fait sur les principautés d’Italie centrale. Elle constitue le principal obstacle à l’unification de la péninsule.

Au cours d’une entrevue secrète à Plombières, les 20 et 21 juillet 1858, le Premier ministre piémontais Cavour convainc l’empereur des Français d’intervenir en faveur du Piémont-Sardaigne en cas de « geste agressif » de l’Autriche. Il provoquera ensuite habilement ce geste de l’Autriche. C’est ainsi que la France est entraînée à son corps défendant dans une guerre entre le Piémont et l’Autriche, et déclare la guerre à Vienne le 3 mai 1859.

Les alliés franco-sardes l’emportent difficilement à Magenta, une région marécageuse entre Novare et Milan, où Napoléon III manque d’être fait prisonnier avec son état-major. L’armée française arrive à prendre la ville au terme d’une bataille qui laisse 9 000 morts sur le terrain.  

L’armée autrichienne fait une retraite ordonnée et les avant-gardes alliées la rencontrent avec surprise. Les Franco-Piémontais se voient contraints au combat qu’ils n’attendaient pas si tôt. Le front s’étire sur une douzaine de kilomètres et donne lieu à quatre batailles séparées, décousues et épuisantes. Au bout de quelques heures, l’empereur Napoléon III décide de provoquer une rupture par une attaque massive au centre, sur le village de Solferino, que surplombe une célèbre tour carrée, la spia dell’Italia («l’espionne de l’Italie»).

Au terme de cette bataille désordonnée et sans envergure stratégique, près de 40 000 soldats restent sur le champ de bataille: 12 000 Français, 6 000 Piémontais et 22 000 Autrichiens. L’empereur assiste dès le lendemain aux opérations de secours, sous un soleil de plomb. Il respire l’odeur des charniers, voit les amputations à la chaîne, entend les cris des blessés et des agonisants, et ne peut retenir ses larmes.

Malgré les réticences des Piémontais, qui ont tout lieu d’être satisfaits de cette guerre par procuration, Napoléon III profite de son avantage pour signer un armistice avec l’empereur d’Autriche François-Joseph 1er le 11 juillet. La guerre entre la coalition franco-piémontaise et l’Autriche n’aura duré que deux mois. Quelques mois plus tard, par le traité de Turin, la France reçoit Nice et la Savoie.

Solferino inaugure une période de conflits très meurtriers, avec des batailles où mourront des dizaines de milliers de soldats sans emporter la décision. La guerre de Sécession, qui se profile aux États-Unis, sera le premier de ces conflits d’un nouveau genre.

Visitant le champ de bataille de Solferino à l’occasion d’un voyage d’affaires, un banquier genevois de 31 ans, Henry Dunant, s’indigne du sort fait aux blessés et organise de premiers secours. De retour à Genève, il lance un appel à l’opinion européenne dans un livre intitulé : Un souvenir de Solferino. Avec quatre amis genevois, il crée le 17 juillet 1863 une organisation internationale et neutre destinée à secourir les victimes de guerre, le Comité International de la Croix-Rouge  (CICR).  Une conférence internationale aboutira à la signature de la première Convention de Genève « pour l’amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne ».

157 ans après la bataille de Solferino, quelques joutes un peu moins sanglantes se produisirent à Lannion. La première fut verbale, opposant une bataillon de parti-civiliens à l’assaut du fort de St-Elivet, et une association qui y avait établi ses quartiers pour la soirée. Deux émissaires furent missionées, mais leur misison échoua et un camp de fortune fut établi sur le site de Ti Koad. D’autres joutes vous sont contées ci-après. Il semble que la Croix Rouge n’ait pas eu à intervenir…

Table 1, dite « sanglante »
…où, dans un Quartermaster, Jeff, Jack, Laurent et François-René se sont affrontés dans une partie qui vit me semble-t-il la victoire de l’axe.

Table 2, dite « discutée »
…où  Xel, Elaine, Gael, Baptiste, Hélène et Nicolas se mesurent à Paul, le fantôme de Mysterium. La lutte fut épique mais la victoire était au bout.

Table 3, dite « stratégique »
…où Joane et Jérôme s’imposent presque sans bruit à Marvel dice masters, en mystifiant Axel et Julien.

Table 4, dite « initiatique »
…où De vulgari eloquentia accueille une tablée composée de Tristan, Dom, Mickaël, Thomas et VHS. Nous sommes en Italie, fin du Moyen-Âge. Pour rédiger leurs contrats, les grands marchands de tissus ont besoin d’une langue unique, comprise par tous. Les érudits se mettent en quête d’une alternative au latin, traditionnellement utilisé par les élites. Ce sera la Volgare, une langue populaire issue des dialectes parlés dans la péninsule. Saint François d’Assise et Dante l’utilisent même pour rédiger deux textes majeurs, La Cantique de frère Soleil et La Divine Comédie. Les joueurs sont réunis pour prendre part à la création de cette langue…
De Vulgari Eloquentia est un jeu riche et aux possibilités multiples autour d’une quête pour la connaissance: réunir les manuscrits des différents dialectes italiens, percer les secrets de la bibliothèque du Vatican ou de l’université de Bologne font partie des épreuves initiatiques. Le jeu se dote d’un mécanisme de rôle original: de marchand, le rôle de départ, on peut monter en grade, ou alors se convertir en frère, puis monter l’échelle de l’église, cardinal ou même pape. Et bien sûr, s’ils ne peuvent profiter des richesses de villes, les hommes d’église demandent l’aumône aux marchands… La fin est imprévisible, dépendant de la santé du pape, qui est toujours embuée d’un épais mystère…

Tous se convertirent sauf Dom, qui suivit la filière marchande jusqu’au bout et termine second avec 53. Tristan, primus inter pares, finit comme il se doit en tête, auréolé de 59 points, entouré d’un aéropage composé du cardinal Thomas (48), et des frères Mickaël (48) et François (40). Je fus mal payé, étant le seul à visiter toutes les villes, y compris l’université de Bologne, mais il me manqua un peu de connaissance sur la fin pour acquérir les précieux manuscrits. Un bon jeu, un peu long à 5, mais dont le matériel sobre et de bon goût incite à la méditation quand ce n’est pas son tour de jeu…

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Table 5, dite « cartographiée »
…..où une partie de Imagine oppose divers joueurs qui firent assaut d’imagination pour faire deviner des mots et des concepts, dont un subtil « Bison futé » qui donna lieu à un foisonnement de propositions…

Table 6, dite « crucifiée »
…les bleus (Jérôme, Joane, Paul, VHS) finissent par dominer les rouges (Xel, Dom, François-René) par 2 à 1 à Codenames. On retiendra de cette partie un « bras » baladeur de peintre et de boxeur, soutenu mordicus par Joane avec juste raison, mais que les bleus perdirent en route alors qu’ils l’avaient à portée de main, et un audacieux « Eglise 6 » de François-René, qui faillit réussir. Les rouges eurent la balle de match avec un (main, opération) mais ne purent conclure avec un doigt (chirurgien aurait été approprié), mais surtout avec un (crèpe, suite) trop dissimulé derrière l’énigmatique raffinement et finirent crucifiés…

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Séance de MARDI 10/05/2016 à St-Elivet

Séance à 2 tables :

Table n°1 dite « illuminée »…

… avec Paul (nouvel adhérent), Jérome, Néox, un autre nouvel adhérent dont le prénom m’échappe et Thomas. Tout ce beau monde s’est penché autour du plateau du vénérable Illuminati (datant de 1989, l’année que certains adhérents n’ont pas vue de leurs yeux). La partie durait quand Votre Humble Serviteur quittait la salle.

Table n°2 dite « axée »…

… où l’Axe composée de Bruno (Japon), F-R (Allemagne & Italie) a mis KO les alliés composés de Franck (un nouvel adhérent qui dirigeait les USA et GB) et de VHS (Russie Soviétique) sur le plateau de Quartermaster. Le monde est désormais dominé par le coté obscur. A noter une fois encore la remarquable contribution de l’Italie à la victoire de l’Axe.

Bruno et F-R ont poursuivi avec un jeu mais je ne sais plus lequel…

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Séance de MARDI 19/04/2016 à St-Elivet

En ce 19 avril, Eliot Ness, aurait eu 113 ans. Cet agent du Trésor américain,  dont la détermination à faire respecter la prohibition à Chicago le plaça à la tête des Incorruptibles, livra une guerre sans merci à Al Capone, parrain de l’Outfit de Chicago, de 1925 à 1932, et qui tombera finalement pour fraude fiscale. Devenu, en 1935, avec la fin de la prohibition, directeur de la sécurité publique de Cleveland, il y mènera une campagne de lutte contre la corruption dans les services de police et de secours, ainsi que contre le jeu. Mais il échouera cependant à arrêter le Cleveland Torso Murderer, tueur en série qui fit trembler la région au milieu des années 1930. Cela lui sera vivement reproché par un député dont Ness suspecte fortement le cousin d’être le tueur en série, sans réussir à en réunir les preuves. Cet échec contribuera à la fin d’une carrière honorable à Cleveland, qu’il devra, tragique ironie, quitter en 1942 à la suite d’un accident de circulation dû à l’alcool. Son livre, The Untouchables, référence à la tentative de Capone pour acheter ses agents, sera publié en 1957, peu après sa mort d’une crise cardiaque.

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Eliott Ness n’était pas à St-Elivet en ce mardi: jeux et chocolats y prospérèrent sans encombre.

Table 1, dite « cœur de pirate » : Baptiste-aux-mains-d’or propose Metal adventures, un univers où, face à des nations stellaires assoiffées de pouvoir, des hommes et des femmes au cœur vaillant décident de vivre leur propre destin. Leur existence dangereuse, mais vibrante de liberté et d’exotisme, en fit l’espace d’un soir des pirates de l’espace ! Hélène s’adjuge le cœur des pirates, dans une partie à laquelle participa également Nicolas 1er.

Table 2, dite « intouchable » : François-René s’associe à JiBee et Xel pour défier Dom, Bruno et VHS à revisiter la  2ème guerre mondiale à Quartermaster. Dans une première partie, ils jouent l’Axe, qu’ils finissent par faire gagner après avoir pilonné l’Union Soviétique, abandonnée de tout soutien allié et notamment Anglais. Dans une seconde manche, qui s’imposait pour compenser la frustration de l’équipe alliée face au blitz krieg allemand, ils triomphent, cette fois avec les Alliés, en imposant à L’Allemagne et à l’Italie (deux pays que je contrôlais suite au départ inopiné de Bruno) une guerre économique sans merci, les privant de deck, et donc de toute action, bien avant la fin. Et pendant ce temps, le cousin Russe allait se dévergonder en Orient en délaissant ses bases, que l’Allemagne, privée de cartes conquête, ne put jamais investir ! Décidément, cette équipe de choc était intouchable.

Table 3, dite « serial winner » : à Marvel dice masters, Jean-Yves s’adjuge les trois manches, secondé par Thierry dans les deux premières et Thomas dans la troisième, tandis que Jérôme repart bredouille.

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Séance de VENDREDI 18/03/2016 à St-Elivet

Compte-rendu bref pour ce vendredi, le rédacteur ayant été absorbé par le plat de résistance ludique de la soirée.

Table 1, dite « s’adapter ou périr » : Dominant Species finit par sortir avec dans le rôle des animaux en compétition sur une terre en perpétuelle évolution : Axel (reptiles), Nicolas (un nouvel adhérent, amphibiens), Thomas (mammifères), Tristan (insectes) et VHN (arachnides). Ces joueurs (observés en début de partie par Frank) revivent quelques ères géologiques d’un écosystème qui certes s’agrandit mais est aussi en route vers la glaciation.
Le jeu combine avec efficacité et (à mon sens) intégration au thème plusieurs mécanismes (placement d’ouvriers, contrôle de territoires, pouvoirs différenciés selon les joueurs et cartes puissantes pour ajouter une couche de chaos). Signalons toutefois une certaine austérité visuelle du matériel qui lui a valu le qualificatif de « soviétique » d’un adhérent venu visiter la table.
Par contre, il a été à la hauteur de sa réputation de jeu loooong : la partie a duré 4h30 avec l’explication des règles au point qu’Axel, rattrapé par ses contraintes logistiques, a dû quitter avant la fin. Thomas a fait la course en tête pendant quasiment toute la partie mais, dans les 2 derniers tours, l’expérience de Tristan a parlé : se répandant sur les tuiles de toundra, il rattrape son retard et finit une patte de mouche devant Thomas, suivi de Nicolas et VHN.

Table 2, dite « assommer ou subir » : Baptiste-au-trésor-de-guerre, F-R, Jack, Jeff, Julien-du-Goelo et Neox revivent la seconde guerre mondiale avec Quartermaster. Il y eut des surprises (comme les succès de l’Italie) mais à la fin, les moyens de la machine de guerre américaine firent pencher la balance en faveur des alliés.

Table 3, dite « capturer ou courir » : A Lettres de Whitechapel, Franck, Michał et Mickaël revivent l’insécurité des bas-fonds de la Londres victorienne. Qui a animé les sombres desseins de Jack ? Les forces de l’ordre sont-elles parvenues à mettre fin à ses agissements ? nous comptons sur le forum pour nous renseigner.

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Séance de VENDREDI 04/03/2016 à St-Elivet

« C’est un système complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot ». Par ces mots, Jean-François Champollion signait la naissance de l’égyptologie. Tout commence en 1798: des soldats français découvrent à Rosette, dans le delta du Nil, une pierre noire gravée de trois textes dont l’un en grec ancien, un autre en démotique, une écriture égyptienne tardive, et le troisième en hiéroglyphes. La pierre est embarquée sur un navire à destination de la France mais les Anglais l’interceptent et la transportent à Londres, au British Museum.

Elle va exciter la curiosité des savants, en particulier du jeune Champollion et d’un Anglais de quinze ans son aîné, Thomas Young. Young déchiffre la version démotique et découvre que les cartouches en hiéroglyphes contiennent les noms de divers pharaons. Champollion va plus loin. Il observe que le texte hiéroglyphique contient trois fois plus de signes que le texte grec ne compte de mots. Il en déduit que les hiéroglyphes (on en recense 5 000) ne sont pas seulement des idéogrammes, mais peuvent aussi dans un même texte servir de signe phonétique comme nos lettres de l’alphabet. C’est ainsi qu’il déchiffre les noms de Cléopâtre, Ramsès et Thoutmosis.

L’émotion le fait sombrer dans un état d’inconscience. Cinq jours plus tard, il révèle sa découverte dans une lettre à l’Académie des Inscriptions et des Belles Lettres. Jean-François Champollion meurt de surmenage, le 4 mars 1832, à l’âge de 41 ans, en France, après avoir passé une année en Égypte. Surmenage, vraiment ? Difficile de le savoir puisqu’à l’époque, sa famille refuse toute autopsie.

Selon une nouvelle théorie, le père de l’égyptologie aurait été victime d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA, encore appelée « maladie de Charcot »), une maladie neurologique due à la dégénérescence des neurones moteurs, cellules du cerveau et de la moelle épinière qui ont pour fonction de transmettre aux muscles les ordres donnés par le cerveau. De moins en moins sollicités, les muscles finissent par s’atrophier, jusqu’à la paralysie complète du patient.

À l’époque, le décès de Champollion est attribué à une attaque, liée à un épuisement professionnel. Par la suite, une deuxième hypothèse fut évoquée : l’égyptologue serait décédé des conséquences d’une bilharziose, maladie infectieuse provoquée par des vers parasites présents dans certaines eaux douces des zones tropicales. Une théorie peu crédible car aucun signe de fièvre ne fut évoqué dans son séjour.

En revanche, plusieurs symptômes apparus dans les dernières années de sa vie corroborent la théorie de la SLA,. Avant son voyage en Égypte, en 1828, Champollion ressentait des faiblesses dans les bras, des spasmes et des crampes, l’empêchant par exemple d’écrire de longues lettres. De plus, il aurait éprouvé des difficultés d’élocution lors de conférences d’égyptologie, et aurait développé une toux sévère due à des infections pulmonaires récurrentes. Des symptômes qui peuvent se développer dans le cas d’une SLA.  Mais le plus flagrant  se déroule quelques semaines avant la mort de Champollion : celui-ci aurait présenté les caractéristiques du syndrome d’enfermement (« locked-in syndrome ») et du syndrome pseudobulbaire, c’est-à-dire des rires ou des pleurs incontrôlables, symptômes qui accompagnent souvent la SLA.

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En cette soirée venteuse, 284 ans après ce funeste événement, nous fûmes accueillis par une joyeuse bande de jeunes (des vraiment jeunes), qui chantaient à tue-tête dans la bibliothèque. Une table se réfugia dans la salle informatique délaissée, alors que les autres avaient pris leurs quartiers, entassées, dans la grande salle – ambiance musicale garantie. Thomas fêta dignement son anniversaire d’un pack de boissons mousseuses. Plus très jeune, il atteint désormais mon âge vénérable, à un détail près: il faut le convertir en hexadécimal. Une propriété qui sera encore vraie lors de ses sept prochains anniversaires, mais pas lors du huitième. Alors, quel âge avons-nous en commun ?

Table 1, dite « En quête de vérité » : dans la quiétude ouatée de la salle informatique, VHS initie Joane et Julien à P.I. Les deux enquêteurs mâles finissent ex-aequo sur le score brillant de 17. Joane a mis un temps certain à saisir les subtilités de la géographie de Manhattan mais, avec 13, s’en sort avec une mention très honorable.

Table 2, dite « Conquise » : François-René, Dom, Michal, Tristan, Axel et Xel revivent WW2 à Quartermaster. Un jeu né sur Ulule, acquis avec patience par François-René, et qui fait revivre la seconde guerre mondiale en moins de 2h ! Ce jeu épuré et très dynamique vous place à la tête des principaux protagonistes de la Seconde Guerre Mondiale. Vous jouerez une ou plusieurs des 6 nations soit des Alliés soit de l’Axe: le jeu est donc idéal à 6. Vous récoltez des PV en occupant les zones de ravitaillement marquées d’une étoile. Après 20 tours de jeu, le camp avec le plus PV gagne la partie. Mais, si à la fin d’un tour de jeu, un camp possède une avance d’au moins 30 PV, celui-ci est alors immédiatement déclaré vainqueur ! Ainsi, une tension s’installe dès qu’un camp commence à prendre une trop grosse avance…Pour cette partie inaugurale, ce sont les Alliés qui s’imposent (Axel, Xel et François-René), malgré l’isolement de la flotte anglaise.

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Table 3, dite « Sclérosée » : Mickaël, Baptiste aux mains d’argent, et Jeff fréquentent l’univers viking de Blood rage. Ce sera l’ordre du podium final, le vainqueur, avec 161 PV, surpassant la somme des scores de ses concurrents (80 et 73).

Table 4, dite « Pharaonique » : Thomas, Jacques, Laurent et Julien-de-Paimpol: que du lourd pour une table bien studieuse de Battalia. Laurent s’impose au bout de la musique, de la nuit et des bières.

Table 5, dite « Déchiffrée » : à Codenames les bleus (Xel, François-René, VHS) écrasent 4 à 1 les rouges (Dom, Thomas, Jeff, Joane). Une victoire méritée, où l’on remarquera la plasticité du vocabulaire de François-René, qui réussit un beau job avec un «pipe 5», qui explora toutes les acceptions de ce mot, la culture cinéphile de l’équipe qui sur un «Cronenberg 2» devina Mouche et Fou, ou encore la subtilité d’un «alevin 2» qui pointait sur Ecailles et Fils alors que deux poissons étaient au menu. Une partie où l’on a parlé beaucoup, ri à la folie, et, aussi, un peu joué.

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