Séance de MARDI 01/03/2016 à St-Elivet

Durant l’hiver glacial de 1691 à Salem, des femmes se mettent à agir d’une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds. Les médecins ne parviennent pas à identifier le problème. L’un d’eux conclut même à une possession satanique. Les jeunes filles se décident alors à nommer qui les ont maudites.

C’est le 1er mars 1692 que les trois premières femmes seront accusées de sorcellerie: Sarah Good, une mendiante déshéritée, Sarah Osborne, une vieille femme alitée, et Tituba, une esclave. D’autres accusations suivent. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Aucun procès n’a lieu avant la fin mai 1692. Sarah Osburne est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d’une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades et 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.

Une seule accusée sera relâchée, après rétractation. Tous les autres procès se terminent par la condamnation à mort de l’accusé pour sorcellerie. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d’autres suspects évitent la peine capitale. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l’été, avec la pendaison de dix-neuf personnes, dont un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d’arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d’une certaine fortune. Six des victimes sont des hommes, la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.

Plusieurs théories essaient d’expliquer pourquoi la communauté de Salem a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques. La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d’hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La communauté puritaine vivait dans l’angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son avenir serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la Guerre du Roi Philip : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes..

Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton, qui note que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l’hystérie. La plupart des victimes d’accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir, soutenaient l’existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d’interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l’assaut des forces du mal essayant d’abattre la société puritaine: les puritains étaient mûrs pour l’hystérie magique.

histoire-sorcieres-salem

324 ans plus tard, la seule hystérie qui opéra à S-Elivet fut procurée par une bouteile de champagne amenée par Xel (of course) et des muffins concoctés par Hélène (who else ?). Il y eut aussi plein de jolies filles et quelques tables bien garnies. Les absents ont donc eu tort !

Table 1, dite « Puritaine » : Dominique et votre humble servieur initient à Troyes Bruno et Jean-Yves. Une partie équilibrée, que le premier nommé remporte avec 40 PV grâce à l’alliance démoniaque du prêtre et de l’orfèvre. Sur des dés blancs, le prêtre ajoute +3 aux dés jaunes, que l’orfèvre convertit en deniers et PV: une combinaison juste imbattable. Bruno (29 PV), VHS (28 PV) et Jean-Yves (25 PV) terminent dans un mouchoir.

Après la bataille, le vainqueur, après de fructueuses recherches, déclare:
*pour la carte Événement « perturbation des travaux », il aurait fallu enlever d’abord les cubes de plus haut niveau et si égalité les cubes dans la colonne la plus à droite. On a fait l’inverse.
*j’ai eu confirmation que si le dernier joueur passe alors que des dés restent, il prend bien 2 deniers
*pour les activités à effet différé, on ne consomme qu’un cube à la fois
*on ne peut placer un homme de métier qu’à condition d’activer la carte au moins 1 fois et donc d’avoir une valeur de dé suffisante pour ce faire
*le joueur majoritaire sur 1 carte Événement la prend quand elle est contrée (un des personnages les score en fin de partie).

Viennent ensuite trois tables avec les mêmes joueurs.

Table 2, dite « Hallucinogène » : François-René, Jérôme et Xel s’exercent à un jeu de deck building basé sur les personnages de Marvel (il s’agit de Marvel dice masters). C’est Jérôme qui s’impose.

Table 3, dite « Sermonée » : La table 2 enchaîne sur les Poilus, et conclut par une victoire collective.

Table 4, dite « Ensorcellée » : La table 2 enchaîne encore, sur un petit Lemming mafia remporté par Xel.

Une grande table mobilisa un certain nombre d’amérindiens dans le fond de la salle.

Table 5, dite « Maudite » :  Maud dégaine le plus vite à Colt express. Ses victimes furent Hélène, Baptiste et son trésor, Julien « kolok », et Matthieu.

C’était enfin l’heure des braves: le dernier pour la route, mais trois parties quand même.

Table 6, dite « Sabbatinique» : à Codenames les bleus (Xel, Dominique, Jérôme) battent 2 à 1 les rouges (VHS, Maud, François-René et Jean-Yves). On en retiendra que François-René n’a pas utilisé le vocabulaire tennistique pour faire trouver service et cloche, mais messe (qui nous dérouta car nous y avions vu Aube), que plusieurs joueurs (victimes de sorcellerie ?) ont fait deviner des mots adverses, et que les champignons sont, selon certains, des végétaux (mais le débat fut enflammé sur ce sujet et ne saurait être tranché si hâtivement).

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Séance de MARDI 26/01/2016 à St-Elivet

Le 26 janvier 1788, l’Australie recevait ses premiers immigrants européens. Le gouvernement anglais, qui ne disposait plus de ses colonies d’Amérique, devenues indépendantes en 1783, a l’idée d’utiliser cette terre des antipodes pour y reléguer ses condamnés de droit commun ou convicts. Ce ne sont pas de grands criminels, mais de simples délinquants qui encombrent les bateaux-prisons des ports britanniques. Ils sont parfois seulement coupables d’avoir volé une miche de pain, mais la loi anglaise de cette époque punit de prison le moindre larcin de pendaison, ne serait-ce que le vol de quarante shillings !

Les navires s’approchent des côtes orientales de l’Australie et arrivent à Botany Bay, site remarquable pour sa flore. Puis ils accostent enfin, à un endroit aussitôt baptisé Port Jackson, où s’élève aujourd’hui la ville de Sydney. Pas moins de 162 000 convicts vont être expédiés en ce lieu, de 1788 au milieu du XIXe siècle. Ces colons d’un genre particulier, une fois leur peine accomplie, font souche sur place. Ils forment l’ossature du peuplement européen de l’Australie, et repoussent vers l’intérieur désertique les 500 000 à 3 millions d’Aborigènes présents sur l’île depuis des temps immémoriaux.

Les Australiens actuels ont hérité des convicts une relative nonchalance, un caractère frondeur et revendicatif, et un certain goût pour l’indépendance. La vie sociale y est aussi moins organisée que dans l’Amérique puritaine. Depuis, l’anniversaire de cette arrivée de la « First Fleet » est devenu la fête nationale du pays.

Port-Jackson et les bateaux de la 1ère Flotte, dessin d'un convict

228 ans plus tard, c’est de son plein gré qu’une cargaison de parti-civiliens vient coloniser le centre de St-Elivet. Une table à six se forme, puis, un peu plus tard, l’arrivée de Xel et votre modeste narrateur rebat les cartes et fend cette table unique en deux.

Table 1, dite « Botanique » : Jérôme, François-René et Mathieu tiennent le haut du pavé dans l’univers bucolique de Mysterium. Jeff, Nicolas, Jean-Yves et Franck suivent à distance cette partie que votre chroniqueur n’a pas eu le loisir de vivre en direct.

Table 2, dite « Colonisante » : Votre modeste chroniqueur entraîne Jeff et Jean-Yves sur les territoires d’Alien Frontier. Après un départ-fusée, je file plein gaz sur le territoire central et son dé bonus, et multiplie les dés et les conquêtes spatiales, creusant de profonds sillons sur de multiples planètes. Mes 10 PV me permettent de résister tranquillement à une ultime manœuvre désespérée de Jeff (7 PV), qui chercha à combiner plusieurs cartes pour me faire perdre des majorités. Jean-Yves (6 PV) a semblé apprécier le jeu, qui est très fluide dans ce format court à 3 joueurs.

Table 3, dite « De droit commun » : A Lemming mafia, trois délinquants endurcis, François-René, Xel et Nicolas terminent tous à six points, reléguant leurs congénères Jérôme et Mathieu dans les bas-fonds, mais sans pour autant les refroidir. Auraient-il eu peur d’une malédiction attachée à ce 666 ?

Table 4, dite « Survivante » : Les survivants de la Table 3 jouent à la guerre. Les poilus leur offrent l’occasion de se sauver ensemble, effaçant par là le signe maléfique auquel ils venaient d’échapper.

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Séance de MARDI 19/01/2016 à St-Elivet

Ce compte-rendu vous est rédigé d’une main de maître par Dominique. Merci à lui !

7 joueurs se retrouvent ce mardi soir d’hiver. Il se séparent en première partie de soirée après avoir émis des souhaits de prompt rétablissement pour le serveur OuiMite.

hopital

Table 1, dite « Glouton cosmique » : Jeff ressort un classique, Race for the Galaxy, pour Jérôme et Nicolas et leur montre comment gagner (dans cet ordre, avec 43, 21 et 20 points).

Table 2, dite « Tranchées amères » : François-René, Xel, Maud et VHN se retrouvent par deux fois en  première ligne dans Les Poilus. Dans la seconde vague d’assaut, l’escouade faillit bien gagner mais un dernier soutien raté la condamne à finir une nouvelle fois sur le monument aux morts. A noter, la tentative de Dom de faire un discours vitupérant … le beau temps.

Ces deux tables ayant terminé en même temps, tout le monde se regroupe.

Table 3, dite « Cube mortel » : Pour un Room 25 à 7 joueurs, il y a 2 gardiens et 5 prisonniers (et les salles de l’extension, et même des robots !). La Room25 (salle de sortie) a été révélée relativement rapidement mais les infâmes gardiens (Maud et Neox) ont réussi à la promener en tous sens, empêchant les prisonniers de s’y regrouper et de s’enfuir victorieusement. Cela n’a pas non plus aidé que F-R ressuscite un gardien !

Table 4, dite « Lièvre et tortue » : les mêmes moins Jeff (Maud et F-R découvrant le jeu) étrennent la nouvelle mouture du Codenames francisé. Les Bleus (Xel, F-R et un Neox qui n’a pas pu résister à l’envie de jouer), usant de méthodes improbables pour décoder les indices du maître-espion et progressant fréquemment d’1 mot à la fois, démontrent que rien ne sert de courir et l’emportent 2 manches à 1 face à des Rouges (Maud, Jérôme et VHN) créatifs mais inégaux.  

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Séance de MARDI 15/09/2015 à St Elivet

Séance racontée par Xel :

Retour à Zombiland (première séance à St-Elivet)
Avec dans les rôles principaux : Baptiste, F-R, Neox, David, NIP, Thomas et VHN
En entrée : un tout petit Zombicide où les trois survivants [les trois premiers cités] sont rapidement passés à la casserole…*^O^||3 manger
En plat principal : un Alien frontier où le double président présent à la table – un peu zombi sur les bords – a gentiment prouvé qu’on pouvait gagner en étant malade *;) Clin d’œil
En dessert, un petit jeu coopératif, Les poilus, sans David – épuisé par sa victoire – et sans NIP – qui a aussi un métier – avec deux jeunes bleus – Baptiste et Thomas – qui ont péri avec leurs aînés…
Une vraie boucherie… le tout bien arrosé par la pluie ! *;) Clin d’œil
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Séance de VENDREDI à St Elivet 26/06

Pour cette dernière soirée à St Elivet avant les vacances (rendez-vous à Ti Koad dès mardi !), l’affluence était assez respectable.

Table 1, dite « courte »
… où Marvin (le rédacteur de ses lignes) a cassé les pieds de tout le monde pour faire un jeu court. Ce fut Pandémie, en compagnie d’Audrey, Axel, Laurent et Mikaël.

Laurent et moi-même les abandonnèrent ensuite, mais je suis sûr qu’ils se sont bien amusés, et le CR de la Table 2 mentionne Minivilles.

Table 2, dite « précoce », dont je laisse le plaisir de la narration à Dom :

Les premiers arrivés (Dom, F-R et Xel) pour cette dernière soirée à St-Elivet se lancent joyeusement dans une partie des Poilus pour se faire aussi vite hacher par la mitraille ennemie. L’escouade reçoit alors le renfort de Thomas et repart mourir au champ d’honneur.

Le groupe de 6 joueurs (après arrivée de MKS et Baptiste-aux-poches-profondes) commence par plusieurs rounds de Liens de Sang (qui vit Thomas assassiner avec enthousiasme son propre leader). Cap sur la haute mer ensuite pour deux parties de Korsar (nous tairons le nom du joueur qui a fini une fois avec des points négatifs). Après le départ de MKS ressort Cartagena (Dom et Xel finissent dans le même tour tandis que les pirates de F-R s’éternisent dans le souterrain). Puis quelques courtes parties de Non Merci pour attendre les Minivilles-boys-and-girls… Comment la nuit ludique se poursuivit-elle ? le forum le dira.

Table 3, dite « les autres »
… qui a vu Sly-le-Vieux, Jibee-le-Président et un troisième joueur, qui me pardonnera d’avoir oublié son identité, s’affronter autour de Lewis & Clark

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Séance de VENDREDI à St Elivet 29/05

Affluence plus raisonnable cette semaine, mais néanmoins conséquente : 16 joueurs et joueuses, répartis en 4 tables pour la première partie de soirée. Un 17 se joint à la fête un peu plus tard.

Les tables : (vous noterez l’admirable répartition de la gent féminine, à raison d’une dame par table.)
Table n°1, dite Glorieuse…
… où Alwen, Julien « pas de Paimpol », François, Frank et Dom se sont affronté autour de la Gloire de Rome.

Table n°2, dite Dominante…
… où Votre Humble Narrateur (Marvin) a retrouvé les plaisirs de Dominion, en compagnie de Xel, Jérôme et Thomas. Deux parties se sont succédé, que mes compagnons de table m’ont fait le plaisir de me laisser gagner.

Table n°3, dite Chaotique (?)…
… où Elaine, Laurent, Mks et Gaël ont joué à Chaosmos. Ca avait l’air bien.

Table n°4, dite Runique…
… où Audrey, Mikael et Axel ont joué sur un coin de table à Runewars.

Et maintenant un récit de la soirée, complet, détaillé et sûrement passionnant par Dom :

En ce 29 mai, jour anniversaire de la chute de Constantinople -et de la fin de l’empire romain d’orient-, la Table 1 était romaine. Après maintes tentatives infructueuses, Julien F. et VHN purent enfin jouer à la La gloire de Rome par la grâce d’une arrivée miraculeuse d’Alwen. Ils enrôlèrent cette dernière ainsi que François et Frank dans la reconstruction de la ville éternelle. Il fallut d’abord apprivoiser la mécanique du jeu et apprendre à utiliser chaque carte de trois différentes façons (comme action, comme bâtiment et comme matériau de construction). Les bâtiments commencèrent à sortir de terre, les joueurs à s’enrichir et des combos de plus en plus puissants à se révéler, accélérant le rythme de la partie qui prit bientôt fin sur une victoire de VHN. Les cinq patriciens, séduits par la tension et l’interaction du jeu, se promirent d’y rejouer bientôt, pour la gloire de Rome !

Après le départ de F1&F2 (l’un pour son domicile, l’autre pour un Dominion dans la bibliothèque dé-livrée) et l’arrivée tardive de F3 (F-R, retenu en première partie de soirée), nous nous lançâmes dans une partie d’Augustus. Dans ce loto à combos, Julien conquit son titre de consul par une victoire sans appel.

Les mêmes moins Alwen finirent la soirée dans la camaraderie masculine des Poilus, un jeu coopératif dans lequel l’héroïsme et le sacrifice n’empêchent pas de perdre à la fin, emportés qu’ils ont été nos trois héros par la grande boucherie aveugle des tranchées.

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Séance de MARDI à St Elivet 26/05

La parole est à François, lequel se montre particulièrement lyrique.

En ce 26 mai, les Partie-Civiliens rendirent un hommage appuyé au football français.

Table 1, dite « carrée »

Si on se souvient tous du 26 mai 1999, où Manchester remporta la Ligue des Champions en s’imposant 2-1 en finale face au Bayern à l’issue d’un final légendaire, la chronique française recense aussi le 26 mai 2004, où Monaco, équipe française, perd sans gloire face au FC Porto. Mais quand Monaco perd, est-il vraiment une équipe française ?

Quoi qu’il en soit, si le ciel zéphyrien de cette soirée faisait plus penser à la Riviera qu’aux rives de l’Irwell, le théâtre de l’action était bien mancunien, puisque c’est à Brass que se réunit un quarteron de joueurs en retraite. La préseance à ce jeu fut respectée, de peu. Thomas s’imposa en effet avec 129 points, devançant Xel, 109, VHS, 108, et Jeff, 90. Le premier fit un usage immodéré de canaux et de rails auxquels il dut sa victoire. Le dernier se distingua par la fourberie de ses actions (occupation d’un port et recouvrement d’une mine adverses), et sa place en fut le prix.

Table 2, dite « ronde »

La mémoire du football retient qu’un 26 mai 1965, le Stade Rennais remporta la coupe de France en s’imposant 3-1 en finale face à Sedan. L’époque où le football breton gagnait des titres est presque aussi vieille que celle des Chevaliers de la table ronde, pour lesquels Hélène, François-René, Michal, Baptiste & Co s’affrontèrent. La chronique retiendra la victoire du plus barbu d’entre eux.

Table 3, dite « en roue »

Le souvenir du 26 mai 1993 est encore vivace dans nos esprits. Basile Boli raconte:
« Je ne saute pas plus haut que les autres, mais j’ai le bon timing et le ballon se plante au fond de la cage. Ce ballon, je ne le vois pas entrer dans les buts de Milan mais… dans l’histoire ! J’ai trois secondes de folie sous la montée de l’adrénaline, je cours vers Pelé et je lui crie : « Pourquoi moi ? Pourquoi ce but ? ! » J’ai l’impression que Dieu est à côté de moi ! Nous remportons le match 1 à 0. C’est une victoire historique, la première fois depuis quarante-deux ans qu’un club français gagne cette Coupe d’Europe. Ce but est resté gravé dans l’esprit des gens et, au cours de mes nombreux voyages pendant les deux décennies qui ont suivi, il y a toujours eu quelqu’un, n’importe où dans le monde, pour m’en parler. A la mort du président ­Mitterrand en janvier 1996, je reçois un coup de téléphone me demandant d’assister à la levée du corps. Un chauffeur vient me chercher. Arrivé avenue ­Frédéric-Le-Play, il se gare devant le domicile de M. Mitterrand et avant que j’aie le temps de descendre, il me tend la main en murmurant : 26 mai 1993. » 

C’est dans l’exaltation de ce souvenir divin que Xel, Jeff et Thomas rendirent visite aux dieux mayas de Tzolk’in. Jeff effaça sa mésaventure de Brass pour s’adjuger la mise.

Table 4, dite « convexe »

Le 26 mai 2002, Zidane, à cinq jours du premier match du mondial asiatique, se blesse en match de préparation, précipitant la chute de la sélection bleue. Avant d’être livrée, la guerre était déjà perdue. Un peu comme au jeu Les Poilus, auquel François-René, Michal et VHS s’adonnèrent à deux reprises. Par deux fois, une pluie d’obus convexes s’abattit sur eux, et tous moururent.

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