Séance de MARDI 26/09/2017 à St-Elivet

Le 26 septembre -46 marque la fin de la brève vie de Vercingétorix. Exhibé par Jules César comme trophée, symbole de sa longue campagne militaire en Gaule, en vue de son triomphe à Rome, il était maintenu prisonnier depuis août. Lors du défilé d’un triomphe romain, les chefs vaincus par le général célébré défilaient à la suite des membres du Sénat, et il était d’usage de les exécuter à l’issue de ce triomphe. Vercingétorix est donc exhibé à cette occasion, traîné enchaîné derrière le char de César.

De nombreux historiens s’accordent à considérer la version d’un Vercingétorix humilié et mis au cachot par Rome comme une erreur historique, pensant en réalité que Vercingétorix a vécu ses dernières années dans une villa et non pas un cachot, pour finir exécuté sous la pression du Sénat contre la volonté de Jules César. La culture et la clairvoyance dont faisaient preuve ces deux hommes, et leur probable amitié issue du temps où le chef arverne guerroyait avec le chef romain en attesteraient (Vercingétorix serait, selon cette thèse, un Gaulois tiraillé par son passé d’ancien officier de César qui finit par se révolter).

La version classique telle qu’enseignée jadis dans les manuels scolaires reprend quant à elle la théorie d’une lente agonie dans un cul de basse-fosse, voulant qu’il soit garroté dans sa prison dans l’anonymat le plus complet, son corps étant par la suite exposé publiquement dans l’escalier des Gémonies avant d’être jeté dans le Tibre.

Quelques années plus tard, à St-Elivet, l’empire romain fit l’objet d’une longue bataille dans une soirée où il fut aussi question de rois, de poilus et de merveilles. Une soirée belle comme l’antique et à la mesure du « chef suprême des guerriers », selon la signification attitrée du nom du grand chef gaulois.

Table 1, dite « Un travail de romain » : c’est avec une gourmandise non dissimulée que Doc Nicolas fait sous nos yeux sauter le pucelage d’un Concordia toutConcordia neuf, dont il nous fait lecture des règles. Si le plateau de jeu est imposant et de belle qualité, annonçant un jeu complexe, les règles sont en fait très bien construites et s’appréhendent sans difficulté. Le jeu lui-même suscite l’adhésion et même l’enthousiasme des participants, par la qualité de son iconographie, la richesse de ses mécanismes et de ses interactions, et le suspense insoutenable qui le tend, l’issue de la partie étant le point d’orgue du jeu mais non sa fin, car il est quasiment impossible d’en prévoir le vainqueur avant le décompte final.

En effet, ce décompte prend en compte les ressources (brique, blé, vin, outils), les sesterces, les villas, les régions colonisées, les armées et flottes déployées, mais aussi, voire surtout, l’influence des Dieux, qui permet de booster certains postes (au départ, tout le monde a les même Dieux, mais il est possible de s’en attirer les faveurs au marché). Par exemple, grâce à mes 5 Jupiter et mes quinze villas (dont 3 en briques, absentes de ce décompte), j’engrangeai pas moins de 60 points sur ce poste.

Jupiter, Dieu à la mode, allait-il me porter vers la victoire ? Non, car en face, Thibault déploya 2 Minerve, qui, associées à des villes judicieusement exploitées, lui rapportèrent 33 points quand je n’en avais que 18. Un vrai travail de romain pour construire toutes ces villas adaptées aux ressources de ses cartes, mais la patience le récompensa. Mars le favorisa aussi, et au final, il s’imposa avec 144. Avec 131, je coiffai Dom (130), le Doc restant scotché en salle d’attente du podium (119). Voici donc un excellent jeu, peut-être un peu long pour un mardi ;-D

Thibault confirme ainsi son entrée remarquée dans la cohorte des légionnaires de Parties Civiles. Ceux qui vont mourir à son contact peuvent commencer par le saluer. Morituri te salutant.

Table 2, dite « Le roi des Aulnes » : Pour l’historien romain Florus, le nom même de Vercingétorix semblait fait pour engendrer l’épouvante. Tout le contraire de Neox donc, qui partage son alias avec une chaîne de TV espagnole pour la jeunesse…. Mais alias trompeur, car, à Kingsburg, tel le roi des Aulnes, la créature maléfique qui hante les forêts, Neox entraîna à son contact les voyageurs vers une mort certaine. Comme dans la Reine des neiges, François-René, Sophie, Xel et Florian, dans cet ordre, ont lutté en vain. Peut-être se croyaient-ils dans un dessin animé sur Neox TV ?

Table 3, dite « La guerre des gaules » : quand trois centurions se lancent à la pêche aux merveilles de 7 wonders, la guerre des gaules fait rage. Nourdine, avec 66 points, a fait la guerre en scientifique. Nicolas II est resté en civil et pointe à 53, et Gérard a fait dans l’éclectisme et échoue à 32.

Table 4, dite « Un poil court » : Aucune sculpture antique représentant Vercingétorix n’ayant jamais été retrouvée, les peintres, illustrateurs et sculpteurs du XIXe siècle, comme Bartholdi, ont dû imaginer le chef gaulois. Pour ce faire, ils se sont inspirés des descriptions littéraires de Jules César et des auteurs anciens dépeignant les Gaulois comme grands, chevelus et moustachus alors que les monnaies gauloises les représentent plutôt imberbes, avec des cheveux courts et bouclés. Les seuls objets connus qui pourraient représenter Vercingétorix de son vivant sont en effet les monnaies. Elles arborent un portrait souligné du nom Vercingetorixs avec une tête imberbe et des cheveux courts bouclés. Faut-il pour autant en conclure que le profil — sans particularité — figurant sur ces statères représente Vercingétorix ? Les spécialistes répondent par la négative…

Paradoxalement, le vrai visage de Vercingétorix pourrait apparaître non pas sur un denier gaulois, mais sur un denier romain frappé en -48. Il montre le portrait d’un chef gaulois au visage las et émacié, les cheveux coiffés en longues mèches, portant moustache et barbiche. Faisant remarquer que ce denier a été frappé par un proche de Jules César à une époque où Vercingétorix était en captivité à Rome, certains numismates retiennent qu’il pourrait s’agir du portrait de Vercingétorix lui-même. En effet, au moment de la réalisation de cette monnaie, Vercingétorix était le Gaulois le plus célèbre présent à Rome et ne pouvait être que le modèle par excellence pour les graveurs.

Les Romains s’enorgueillissaient de montrer sur leurs monnaies des trophées représentant des peuples vaincus (guerriers entravés) ou leurs prestigieux symboles mais la représentation monétaire du visage du chef ennemi reste exceptionnelle. La pièce pourrait s’expliquer par la volonté de présenter un personnage hors du commun, Vercingétorix, le fédérateur des Gaulois. Son portrait émacié serait le reflet de quatre années de captivité éprouvante, ou traduirait la volonté de marquer l’aspect affaibli et désespéré d’un prestigieux ennemi.

Pour cette partie, Les Poilus, qui trompaient l’attente de la fin de la table 1, ont, comme à leur habitude à ce jeu maudit, été un poil courts. Une relecture de Commentaires sur la guerre des Gaules, l’oeuvre majeure de Jules César, ne sera pas de trop pour refaire le moral des troupes.

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Séance de MARDI 05/09/2017 à Ti Koad

Le 5 septembre 1638, Louis XIV voyait le jour. Né Louis, surnommé « Dieudonné », il monte sur le trône de France au décès de son père Louis XIII quelques mois avant son cinquième anniversaire. Son règne de 72 ans, le plus long de l’Histoire de France, est certainement son record le plus difficile à battre !

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A Ti Koad, 379 ans plus tard, on n’était pas loin du record de durée pour un mardi: beaucoup de petits jeux, des moyens, et un gros étaient au programme….

Table 1, dite « Double éclipse » : Bruno nous invite à revisiter le Japon avec Nippon. Un jeu de placement d’ouvriers, de construction d’usines, d’exportation de biens, et où l’on se balade sur l’archipel du Levant avec plein de meeples de jolies couleurs. D’ailleurs ils faut y faire attention aux couleurs, car elles jouent un rôle important dans les revenus (toute couleur nouvelle baisse le revenu de 3000 Y). Un jeu précis, fluide, au chaos maîtrisable, et où il faut bien choisir ses objectifs tout en combinant ses actions. Du pain bénit pour Tristan le roi-soleil ? Sur le papier oui, mais sur le terrain, il fut totalement plombé par le deuxième comptage intermédiaire où son influence était réduite à néant, et avec 92, sera soulagé de ne pas finir dernier (place qui échut à Guillaume, 89). Qui alors ? Bruno bien sûr, souverain en son palais ? Il fit une belle prestation, mais culmine à 154. L’éclipse de ces deux favoris profita à votre immodeste narateur qui pour l’occasion pouvait déclamer Nec pluribus impar, « À nul autre pareil ! » – devenu le plus grand des rois, le premier des hommes et peut-être plus qu’un homme (promis, dès demain, votre narrateur retrouvera sa modestie).

Table 2, dite « Soleil noir » : Les fantômes ont obscurci cette table de Ghost stories qui rassembla pour une vaine quête Xel, Cécile, Jérôme et Nicolas II.

Table 3, dite « Des hommes pressés » : Julien, Thibault, François-René et Neox ont enchaîné à cette table les courses folles: à Roborally (victoire de Julien), puis à Flamme rouge – où Julien gagne encore, coiffant Neox sous l’étendard, puis à Dungeon Raiders où F.-R., l’homme aux deux prénoms de roi, ceint enfin la couronne.

Table 4, dite « Versailles chantier » : Nous retrouvons l’univers japonisant avec Hanabi où le feu d’artifice lancé par F.-R., Xel, Nicolas II, Jérôme et Thibault n’avait rien de Versaillais. Ils connurent ensuite la même infortune avec les Poilus. Il était temps de sonner l’armistice, mais la galerie des glaces ne les accueillera pas en fanfare.

Table 5, dite « Retour de flamme » : à Tiny epic galaxies Bruno (21) nous offre un beau retour de flamme, rendant à VHS sa modestie (12) et à Guillaume (7) un retour sans voyage.

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Séance de VENDREDI 12/05/2017 à St-Elivet

De l’action au menu de cette soirée où non seulement on a joué, mais où on s’est aussi dépensé (par exemple Alwen et Vincent, que l’on a plus vu portant des tables que assis à des tables) pour préparer les lieux en vue de l’événement « grand public » Festijeux qui avait lieu le lendemain. Et comme chacun sait, les efforts, cela donne faim.

Table 1, dite « Buffet garni »  : Neox, Baptiste, François-René  et Mickaël dégustent une série de jeux familiaux fournis par nos partenaires FunForge et BlackRock dans le cadre de Festijeux : Boo, Edenia et The Phantom Society. Le second en particulier, qualifié de « jeu de course chaotique », leur a bien plu.

Table 2, dite « Plat de résistance » : on les devine efflanqués, ces chevriers qui dans The Great Zimbabwe créent des richesses que les monarques dépensent dans une lutte d’influence avec leurs monuments de prestige. Mais, disputé par Tristan, Xel, Jack et VHN le jeu tient au corps et nécessite une grande concentration pour y défendre sa place. Selon l’humble avis du rédacteur, on y retrouve pas mal des caractéristiques de Food Chain Magnate, avec des règles au final simples et une partie normalement plus courte. Et une gestion subtile du timing, depuis le moment où on acquiert un Dieu jusqu’à l’alternance entre les phases où on engrange la monnaie et celles où on s’empare de la place de premier joueur et on dépense auprès des artisans. La mécanique de fin de partie est habile, chaque joueur ayant un objectif de PV à atteindre, objectif qui s’éloigne à chaque fois qu’il prend des cartes le renforçant. VHN s’est ainsi retrouvé à 1 PV de son objectif à la fin d’un tour. Dans le tour suivant, Tristan qui avait retardé le choix de son Dieu (celui qui fixe tous les prix à « 1 ») a massivement amélioré ses monuments, asséchant le marché des ressources et marquant une vingtaine de points d’un coup ! Il l’emporte ainsi avec +11 contre +2 à Dom, -5 à Xel et -9 à un Jack dépité.

Table 3, dite « Viande rouge » : Michal, Frank, Nourdine et Jacques-2 jouent à Dead of Winter – La Nuit la plus Longue. Dans cet univers où chaque personnage est un repas potentiel pour zombie, tout s’est semble-t-il bien passé, trop presque.

Table 4, dite « Dés(s)ert » : pendant ce temps dans le calme du rez-de-chaussée, Sylvain dit le Jeune animait une table de Jdr Sable Rouge avec Guillaume et Jeff

Table 5, dite « Bubble and squeak » : sous ce nom se cache un plat anglais réalisé avec les restes du repas du dimanche. Ici ce sont des morceaux des tables 1, 2 et 3 (Xel, F-R, Jack-2 et VHN) qui se rassemblent et disputent une partie de Poilus sous le regard compatissant de Neox. Jack sera Tyrannique dès le début, ce qui empêche de faire circuler les discours, et la main de Xel sera progressivement envahie de cartes. La petite escouade ne rentrera pas de sa dernière mission.

Table 6, dite « Mignardise » : une mignardise, cela se mange sans fin et c’est irrésistible. Quelle meilleure définition pour 7 Wonders Duel dans lequel se lancent tardivement Mickaël et Tristan ? Lequel des deux s’est régalé de l’autre, vous ne le saurez pourtant pas ici.

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Séance de MARDI 20/12/2016 à St-Elivet

A défaut de neige, un effectif fourni en cette fin d’année, déjà une ambiance de fêtes et quelques boîtes neuves suggérant des petits souliers garnis par anticipation.

Table 1, dite « Le temps des cathédrales » : Nicolas-3 réussit à convaincre Tristan et Xandra de jouer aux Piliers de la Terre. Avec une victoire de peu de Tristan, si ma mémoire est bonne.

Table 2, dite « J’ai un blanc » : Baptiste-plaqué-or, Yvan et Neox essaient GearWorld : The Borderlands, un jeu avec une carte, du développement économique, un peu de conflit, euh bon demandez-leur ce qu’ils en ont pensé, par exemple à Neox qui a gagné.

Table 3, dite « Un hiver chez les zombies » : F-R entraîne Guillaume et Nourdine dans la découverte de Dead of Winter. Apparemment tout s’est (trop ?) bien passé pour cette mission, sans traître, qu’ils ont remportée.

Table 4, dite « Un barbu chez les poilus » : Jérôme pour son retour propose à Frank, Christophe et Xel deux parties des Poilus (je me demande même si je n’ai pas vu l’extension ?). Pour les résultats, merci de consulter le monument aux morts.

Table 5, dite « Camel Trophy » : excursions commerciales sur la route de la soie au programme de Bruno (Johannes Caprini), Dom (Merkator ex Tabriz) et Thomas (Matteo Polo) avec les Voyages de Marco Polo. Abreuvé par les ressources gratuites récoltées par son personnage, VHN finit avec 56 PV plusieurs encolures de chameau devant ses concurrents qui seront départagés par la photo-finish (un naseau d’avance pour Bruno).

Table 6, dite « Massacre express » : rien de tel qu’un Shadow Hunters pour souder un groupe (issu des tables 3 et 4). Bon ici on a plutôt dessoudé, en particulier F-R qui en un tour a éliminé 2 joueurs à coups de mitraillette. Il emmène ses Hunters à la victoire, avec Xel-Allie dans leurs bagages.

Table 7, dite « L’heure du rut » : bien que la journée entamât sa dernière heure, les amateurs restaient enthousiastes et Tristan mettait en place Antler Island quand votre rédacteur prit congé. Il était aussi question de Codenames pour des amateurs en manque de double-sens et de gauloiseries.

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Séance de VENDREDI 29/07/2016 à Ti-Koad

Parmi les espèces menacées aujourd’hui, le tigre occupe une place peu enviable, qui lui vaut, en ce 29 juillet, de se voir dédier une journée internationale à sa cause.

La population mondiale de tigres sauvages a chuté de 97% au cours du XXème siècle et, faute d’un recensement réellement efficace, certains pays risquent de voir disparaître purement et simplement leur population de tigres. En 2010, lors du Sommet du Tigre de Saint Pétersbourg, les chefs d’Etat des pays de l’aire de répartition du tigre s’étaient engagés à atteindre l’objectif « Tx2 » qui prévoit de doubler le nombre de tigres sauvages d’ici 2022. A l’époque, la population était évaluée à 3200 individus seulement. L’objectif  sera difficile à mener à bien, mais le jeu en vaut la chandelle. Il en va de la préservation d’une expèce rare !

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Le parti-civilien, lui, n’a pas de journée consacrée, et pour cause, cette espèce n’est pas menacée de disparition, comme en témoigne l’effervescence qui régnait encore à Ti Koad en pleine torpeur estivale. Torpeur que brisa Dom pour lancer avec autorité une Table 1, dite « proverbe chinois avec tigre », de Two rooms and a boom. Car, comme le dit un proverbe chinois, alors que tu chasses un tigre par la porte de devant, un loup peut entrer par celle de derrière… Résultat, au final, président et kamikaze se trouvèrent réunis dans la même pièce, mais aucun n’avait reconnu son indispensable aide de camp (le médecin et l’artificier). Il semble que dans ce cas de figure la partie soit déclarée nulle… S’ensuivit un bel exercice de démocratie directe, Dom invitant les joueurs à voter pour savoir s’ils voulaient rejouer, et désavoué, prit acte avec dignité…Quatre tables s’organisèrent alors.

Table 2, dite « tigre et dragon »
…où prit fin l’invicibilité éphémère de Thomas à Mythotopia. Dans une partie serrée comme un putt de Tiger Woods, c’est à Tristan que revint l’honneur de jouer l’action « Mettre fin à la partie », sur la proposition très fair-play de Thomas. Toutes les conditions étaient remplies, et ce fut donc une victoire 48 à 42 (Thomas et VHS ex-aequo) après un duel homérique dans le dernier tour (Tristan jouant avec à-propos son rôle de maraudeur pour me faire gagner une bataille aux dépens de Thomas, qui allait sceller sa victoire), qu’Olivier (29) observa à certaine distance.

Table 3, dite « dans l’oeil du tigre »
Un proverbe tibétain dit qu’il vaut mieux avoir vécu vingt-cinq jours comme un tigre qu’un millénaire comme un mouton. Pourrait-on dire, à la vue du plateau de Star wars Rebellion, qu’il vaut mieux avoir tâté une fois de ce géant interplanétaire du jeu de plateau que mille fois de tel petit jeu insignifiant ? Ce n’est pas sûr, car si les vainqueurs (Axel et Mickaël) semblent s’être bien amusés, l’équipe adverse (Michal et Nicolas II) pourrait avoir péché par manque d’entrain et de communication. Mais il est vrai que dans l’espace, on ne vous entend pas crier…

Table 4, dite « le tigre des mers »
…où Jeff, Baptiste et Thierry enquillent deux parties de Shipwright of the North Sea. Les Charpentiers de la Mer du Nord, en bon français, est un jeu situé dans les premières années de l’ère viking, vers l’an 1000. Comme les charpentiers vikings, les joueurs s’affrontent pour construire la plus grande flotte sur la Mer du Nord, doivent collecter du chêne, de la laine et du fer, et trouver d’autres artisans pour les aider. Comme on peut s’y attendre, le village comprend de nombreuses personnes, les meilleures et les pires… Baptiste, alliant ses talents de trésorier et de secrétaire réunis, nous présente les tables de marque:

1er Thierry, 15  2ème  Jeff, 12  3ème Baptiste 7, puis

1er Thierry, 49 2ème  Baptiste, 43 3ème Jeff, 36

Shipwrights of the North Sea

Table 5, dite « X 2 »
…où Laurent s’adjuge une partie à Innovation (un jeu de civilisation parait-il), devant Dom, Xel et François-René. Les mêmes enchaînent avec Les Poilus, partie collectivement victorieuse grâce à l’extension.

Table 6, dite « pour l’honneur d’un tigre »
…où, en début de fin de soirée, Thomas tente de venger l’affront qui lui fut fait à son jeu, et engage un duel Wallacien avec Tristan à In Flanders field. Mais, une fois de plus, la victoire ne fut pas au rendez-vous…

Table 7, dite « tigres de papier »
…où, en fin de fin de soirée, les rouges (Xel, VHS, Olivier, puis Thomas) affrontent les bleus (Dom, François-René, Thierry, puis Tristan) à Codenames. Les rouges s’imposent sur le fil 3 à 2 après avoir mené 2-0 sur deux manches jugées litigieuses, marquées notamment par un effleurement de carte de Thierry trop vite interprété (à quand les ralentis à Parties Civiles ?). Les bleus se précipitèrent sur une gorge évocatrice de f***ion (ici s’impose l’auto-censure car, nous le savons, des mineurs nous lisent). Un « Zombie 1 » nous plongea dans la perplexité car il visait Pieu, mais un zombie n’est pas un vampire et Olivier fut condamné à lire in extenso tous les opus de Walking Dead… La culture fut à l’honneur avec un « Pierre Soulages 2 » (Plan, Noir) ou encore un « Tryphon Tournesol 3 » (Lunettes, Figure, Docteur), la palme revenant au très subtil « X 1 » à l’américaine, qui désignait File et non pas Charme, car à Codenames aussi, la vérité peut (souvent) être ailleurs…. Dans la manche décisive, VHS étant maître espion se demanda s’il fallait jouer ses 2 dernières tuiles en 1 coup ou deux. J’optai pour 2 coups avec raison, car je doutais qu’avec un « Peinture 2 » mes équipiers auraient deviné Taupe et Ecailles (en deux coups, Trou et Poisson étaient bien plus sûrs…).

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Séance de VENDREDI 22/07/2016 à Ti-Koad

Au milieu du XIIe siècle, tandis que le Bassin parisien donne naissance à l’art gothique et qu’une foi catholique ardente et profonde s’épanouit en Europe, le Midi toulousain est atteint par une hérésie religieuse tout aussi ardente, le catharisme. Saint Dominique de Guzman ayant échoué à ramener les hérétiques à la foi catholique, le pape Innocent III décida en désespoir de cause de recourir à la force. Le légat pontifical tente de convaincre le comte Raimon VI de Toulouse de prendre la tête d’une expédition contre les cathares, aussi appelés «Albigeois».

Mais le comte de Toulouse, qui descend du fameux Raimon IV de Saint-Gilles, chef de la première croisade en Terre Sainte, refuse net de combattre ses propres sujets. Il s’ensuit une dispute, l’excommunication du comte, le départ du légat pontifical et de son escorte, enfin son assassinat ! Ce drame de trop entraîne le pape à lancer l’appel à la croisade et canoniser derechef son légat. L’expédition porte officiellement le nom d’«Affaire de la Paix et de la Foi». C‘est la première fois qu’une croisade est dirigée contre des gens qui se réclament du Christ.

Le roi Philippe Auguste préfère se tenir en réserve. En bon politique, il ne veut pas altérer son image dans une guerre contre des gens qui sont formellement ses sujets. Il désapprouve aussi l’intervention du pape dans une affaire intérieure à la France et le fait savoir.

L’expédition est placée sous le haut commandement de l’abbé Arnaud-Amalric, chef du puissant ordre monastique de Cîteaux. Les opérations militaires débutent par le sac de Béziers et le massacre de sa population, le 22 juillet 1209. C’est le premier des nombreux drames qui émailleront la croisade contre les Albigeois.

Avant qu’ils ne pénètrent dans la ville de Béziers, les croisés auraient demandé au légat Arnaud-Amalric comment distinguer les hérétiques des autres habitants et le représentant du pape aurait répondu par un mot resté fameux : « Tuez-les tous et Dieu reconnaîtra les siens ! ». À vrai dire, ce mot est apocryphe et n’a jamais été prononcé. Il vient du récit du siège par le moine allemand Césaire de Heisterbach, qui ne portait pas les Français dans son coeur….

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807 ans plus tard, Ti Koad, qui a des vagues airs d’hôpital de campagne, vit l’organisation de quatre pôles.

Table 1, dite « pôle obstétrical »
…où Julien est venu de Paimpol nous soumettre un Runebound, proposition acceptée par Mickaël et votre humble narrateur. Le seigneur nécromancien Vorakresh tente de retrouver les runes des Dragons ancestraux afin de ressusciter Margath, le seigneur des Dragons. Comme vous êtes un héros, votre devoir est de stopper Vorakresh avant qu’il ne fasse aboutir ses noirs desseins.  Voilà un jeu où les mécanismes sont simples: on se déplace, on réalise des quêtes de différents types (aventure, social, combat) qui deviennent des trophées, on fait quelques emplettes d’artefacts, on reçoit aussi des cartes qui font office de compétences (que l’on achète avec ses trophées), bref chacun se prépare dans son coin sans trop d’interactions, si ce n’est lors des combats où le joueur affronte un monstre, joué par son voisin de gauche. Un système de cartes événements vient compléter le dispositif, pour créer « une aventure ». Le mécanisme des combats est très original, avec plusieurs rounds, et se révèle être le coeur du jeu, puisque le but de nos héros est d’occire Margath, monstre légendaire doté de 15 points de vie et de pouvoirs terrifiants. Celui-ci apparaît vers la fin du jeu et pose à nos héros un dilemne: y aller ou pas ? Car y aller et vaincre, c’est gagner la partie, mais perdre le combat vous élimine du jeu, alternative diabolique née du cerveau pervers de Martin Wallace himself… Chacun fourbit donc ses armes et ses compétences en attendant le grand moment…qui n’arrivera peut-être jamais ! A la fin, je me lançai dans l’affrontement, non sans biscuits: bardé de compétences, d’armes, de points de vie, et d’artefacts, je réussis, dans un combat homérique, à terrasser Margath. Avoir réussi à utiliser tous mes pouvoirs pour accomplir ma mission fut particulièrement gratifiant, tout comme, pour mes infortunés compagnons, il fut tout autant frustrant d’avoir mené à bien tant de quêtes sans pouvoir s’en servir !

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Table 2, dite « pôle des urgences » (de notre envoyé très spécial, Dom)

…où Nicolas-Neox, F-R, Maud et Dom essaient Hit Z Road, jeu récent avec des zombies, des enchères et des dés. Mélange peu digeste pour Dom qui voit sa petite famille éradiquée avant même le milieu du road-trip. Les trois autres parviennent au 8e et dernier tour de jeu, où il est question de survivre à tout prix beaucoup plus que d’optimiser ses points de victoire. Maud et Nicolas y parviennent avec des jets de dés remarquablement favorables tandis que F-R, avec une chance « juste normale » disparaît juste avant la ligne d’arrivée. Au décompte, c’est Maud qui s’impose d’un point.

Les mêmes se remontent ensuite le moral en enchaînant 3 parties des Poilus enrichi de son extension récente. Par deux fois, F-R montre une admirable capacité à attirer des coups durs que le reste de l’équipe ne parvient pas à éliminer assez vite. La troisième partie voit enfin la petite escouade revenir avec les honneurs du champ de bataille.

Après le départ de Nicolas, une rapide partie de Welcome to the Dungeon voit F-R l’emporter. Puis, en attendant l’inévitable table finale de Codenames, nous faisons découvrir Love Letter à Maud en quelques manches.

Table 3, dite « pôle chirurgical »
…où Michal, Tristan, Olivier et Nicolas II s’affrontent dans un (voire deux ?) Neuroshima Hex, un jeu de combats tactiques aux parties courtes et intenses comme une opération chirurgicale. Tellement intense en fait que l’escouade quitta la salle d’opération en réservant son pronostic sur le vainqueur, à moins que le forum… Il semble aussi que Alea Iacta Est fut joué après le départ de Michal, information non recoupée que nous publions avec les précautions d’usage.

Table 4, dite « pôle cardiologique »
…où Bruno, Thomas, Xel et Paul enchaînent les parties sans considération pour leur rythme cardiaque. La palme de la tachycardie sera décernée à Paul, vainqueur à Gearworld: the Borderlands, In Flanders Field, tandis qu’à Sea of clouds, c’est Xel qui dame le pion à Bruno, devant Paul et Thomas.

Table 5, dite « survivante »
…où une partie de Codenames rassemble les survivants, bleus (Dom, Xel, F.-R., Nicolas II) et rouges (Maud, VMN, Thomas et Paul). Partis pour mener 2 à 0 puis rejoints à 2-2, les  bleus s’imposent miraculeusement au cinquième set d’une partie qui a vu étrangement l’assassin sortir quatre fois sur cinq, dont dès le premier coup à la première manche (un Abordage 3 ayant malheureusement rencontré Feu). Pourtant les bleus furent, à leur habitude, divisés, velléitaires, mutiques, voire au bord de l’endormissement, et les rouges soudés, créatifs et solidaires. En témoignent les jolis apparentements trouvés par Thomas: Têtu 2 (Mule, Noeud), ou encore Requin 2 (Marteau, Peau) qui scella la quatrième manche, et la belle unanimité à aller visiter la boite d’un Jazz 3, une fausse piste trop voyante, alors que les rouges firent dans le graveleux (filles de joie et cocus), le nébuleux (OCS, conjonctivite furent cités) et se prirent le bec dans un Palmé 2, qui ne visait que la plongée.

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Séance de MARDI 19/07/2016 à Ti-Koad

Ce mardi 19 juillet a vu battu le record historique de température à Lannion avec un thermomètre à 35,8°C. Les autres adhérents ayant exprimé le souhait de jouer à « ni oui ni changement climatique », passons sans faire plus de commentaires au compte-rendu de la soirée. Dans une salle Ti-Koad chauffée à blanc et d’humeur vacancière, nous avons vu encore de nouvelles têtes se présenter (et c’est bien ©). Bienvenue donc à Robin et Felipe. Nous avons aussi eu les impressions du représentant de PC au FLIP de Parthenay (qui y a eu le coup de cœur pour Evolution, un jeu dont on reparlera à la rentrée) et échangé divers commentaires sur le palmarès du Spiel des Jahres décerné la veille (go Codenames, go !). En début de soirée, la douzaine de présents se répartit en deux tables :

Table 1, dite « Plein soleil » : Le cagnard méditerranéen, il peut taper dur. Cela n’a pas dissuadé Julien-de-Paimpol, Xel, Neox, Olivier et Felipe de s’attabler devant Mare Nostrum. Beaucoup de conquêtes, d’occupations… et au final trois deux vainqueurs au cours du dernier tour de jeu (c’est l’école des fans ou quoi ?) : Julien et Xel capables de faire une pyramide et Neox qui termine sa cinquième acquisition de héros ! Autant dire que les anciens ont donné une leçon aux nouveaux (qui ne perdent rien pour attendre).

Table 2, dite « Cerveaux en surchauffe » : Vincent fêta sa réapparition en conviant, dans le rôle de fantôme, une assemblée hétéroclite de medium (tendance charlatan, vu que leurs visions se recoupèrent rarement et ce malgré les diverses substances psychotropes dont il se sont arrosés) à jouer à Mysterium (enrichi de sa récente extension) : Thomas, Bruno, Frank, Robin, François-René et VHN.

Malgré quelques traînards et grâce à un vrai coup de pouce du spectre qui retrouva une carte providentielle au fond des poches de son suaire, la petite bande parvient à récupérer avant la fatidique septième heure son triplet de présumés innocents. Dans la phase de vote, seul votre HN aura désigné le véritable coupable après avoir enduré la partie durant les vilénies de ses petits camarades sur le thème « c’est comme à Codenames, il ne faut jamais se laisser influencer par Dom ». Echec collectif, donc.

Table 3, dite « Hot stuff » : Codenames justement. Vincent propose de voir ce que donne en VO cette pépite ludique dont le succès déjà considérable ne pourra qu’être accentué par la consécration reçue la veille au soir. Robin et VHN le suivent pour 2 courts tours de chauffe. L’anglais rajoute à mon sens la difficulté que de nombreux mots peuvent être à la fois un nom et une forme verbale, le plus souvent avec des significations sans rapport (exemple ce soir : ground).

Table 4, dite « A l’ombre de ma hutte » : Thomas entraîne Bruno et F-R dans une partie de Clans, un jeu rapide, simple et malin, limite abstrait. C’est la tribu de Bruno qui l’emporte. Plus tard, on les a vus jouer aux Poilus.

Il faisait encore 25°C à l’heure où les derniers joueurs se séparèrent.

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Séance de MARDI 12/04/2016 à St-Elivet

7 fois nominé mais jamais récompensé aux Césars malgré une carrière débutée en 1957, Jean-Pierre Marielle est cependant titulaire d’un « Gobelet d’or » décerné par le Festival International du Film de Shanghai, on l’oublie trop souvent. Mais en même temps, c’était quand même il y a 21 ans. Quoi qu’il en soit, ce soir,  l’enfant terrible du cinéma français,  fêtait son anniversaire. Une occasion en or de revisiter sa filmographie riche comme une galette de Pont-Aven.

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Table 1 dite « Ce que mes yeux ont vu » : A Mysterium, François-René tente péniblement de faire partager ses visions à Jeff, Vincent, Thomas, Thierry, David et Nicolas II. Ce fut un échec à la table de marque, mais, la table voisine s’en souvient, un franc succès au fouriromètre, instrument que plusieurs protagonistes de cette table savent maltraiter à la perfection.

Table 2 dite « On est toujours trop bon avec les femmes » : Bruno propose à Xel, Nicolas I et VHN d’essayer Au service de sa majesté, une création que nous avions vu présenter par son géniteur il y a quelques temps à un festival ludique de Belle-Ile-en-terre. La version du commerce est fidèle au prototype: même design trés réussi, et même agacement face à certains aspects de la conception du jeu, notamment des cartes bonus quasiment injouables. Le tour de jeu est fluide, subtilement chaotique, mais cette partie découverte nous laisse sur notre faim, car nous avons oublié d’appliquer l’effet d’un personnage en début de partie. Or cet effet était décisif: cette figurine campée sur un cercle interdit tout simplement de s’emparer de l’artefact qu’il recèle. Xel fut donc la seule à pouvoir l’acquérir et sa victoire s’ensuivit sans coup férir (30 minutes chrono), d’où le titre de cette partie.

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Table 3 dite « Les grands ducs » : La table 2 enchaîne, toujours sur une proposition de Bruno: à Bruxelles 1893, nous parcourons la capitale de l’art nouveau pour acquérir et revendre toiles de maître. Voici un jeu où il existe de multiples manières de marquer des points. Il vaut donc mieux en choisir une, si possible lucrative, et s’y tenir, ce que je fis, assomant la concurrence avec 132, pendant que Xel (96) coiffait Nicolas (93) au poteau pour le premier accessit. Bruno, avec 60, se contente du César du meilleur décor.

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Table 4 dite «  Coup de torchon » : François-René mystifie Nicolas II et Thierry dans un Dungeon raiders vite fait sur un coin de table.

Table 5 dite « Tous les matins du monde » : alors que je me retire, Xel, Bruno, François-René, Thierry et Nicolas II revisitent la grande guerre avec Les Poilus, petit jeu de cartes de fin de soirée. Ils furent dérangés par des appels intempestifs de votre serviteur victime d’une crevaison et en quête de chauffeur. Une excuse toute trouvée pour expliquer la perte de concentration qui causa leur déconfiture…

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Séance de MARDI 01/03/2016 à St-Elivet

Durant l’hiver glacial de 1691 à Salem, des femmes se mettent à agir d’une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds. Les médecins ne parviennent pas à identifier le problème. L’un d’eux conclut même à une possession satanique. Les jeunes filles se décident alors à nommer qui les ont maudites.

C’est le 1er mars 1692 que les trois premières femmes seront accusées de sorcellerie: Sarah Good, une mendiante déshéritée, Sarah Osborne, une vieille femme alitée, et Tituba, une esclave. D’autres accusations suivent. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Aucun procès n’a lieu avant la fin mai 1692. Sarah Osburne est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d’une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades et 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.

Une seule accusée sera relâchée, après rétractation. Tous les autres procès se terminent par la condamnation à mort de l’accusé pour sorcellerie. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d’autres suspects évitent la peine capitale. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l’été, avec la pendaison de dix-neuf personnes, dont un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d’arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d’une certaine fortune. Six des victimes sont des hommes, la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.

Plusieurs théories essaient d’expliquer pourquoi la communauté de Salem a explosé dans ce délire de sorcières et de perturbations démoniaques. La plus répandue consiste à affirmer que les puritains, qui gouvernèrent la colonie de la baie du Massachusetts pratiquement sans contrôle royal de 1630 à la promulgation de la Charte en 1692, traversèrent une période d’hallucinations massives et hystériques provoquées par la religion. La communauté puritaine vivait dans l’angoisse. Après avoir perdu sa charte lors de la seconde révolution anglaise, elle ignorait toujours, au printemps 1692, de quoi son avenir serait fait. En butte aux attaques incessantes des Amérindiens, elle ne pouvait compter sur le soutien anglais. Sa milice se recrutait uniquement en son sein et sa population avait été décimée au cours du soulèvement général des Amérindiens de 1675-1676, la Guerre du Roi Philip : en Nouvelle-Angleterre, un colon sur dix avait trouvé la mort dans les attaques amérindiennes..

Parmi les théories modernes, celle de Mary Beth Norton, qui note que Salem et le reste de la Nouvelle-Angleterre étaient harcelés par les attaques amérindiennes, ce qui a créé une atmosphère de peur qui contribua beaucoup au développement de l’hystérie. La plupart des victimes d’accusations possédaient de forts liens personnels ou sociaux avec les attaques amérindiennes dans les quinze années qui précédèrent les événements. Les accusateurs faisaient fréquemment référence à un homme noir, soutenaient l’existence de sabbats entre les sorcières prétendues et les Amérindiens, et décrivaient des tortures provenant directement des récits de captivité entre les mains des Amérindiens. De plus, le clergé puritain assimilait souvent les Amérindiens aux démons, les associait aux sorciers et, au cours d’interminables sermons enflammés, fustigeait Satan et ses cohortes assiégeant les puritains, la sainte armée de Dieu. Le combat des Amérindiens devenait l’assaut des forces du mal essayant d’abattre la société puritaine: les puritains étaient mûrs pour l’hystérie magique.

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324 ans plus tard, la seule hystérie qui opéra à S-Elivet fut procurée par une bouteile de champagne amenée par Xel (of course) et des muffins concoctés par Hélène (who else ?). Il y eut aussi plein de jolies filles et quelques tables bien garnies. Les absents ont donc eu tort !

Table 1, dite « Puritaine » : Dominique et votre humble servieur initient à Troyes Bruno et Jean-Yves. Une partie équilibrée, que le premier nommé remporte avec 40 PV grâce à l’alliance démoniaque du prêtre et de l’orfèvre. Sur des dés blancs, le prêtre ajoute +3 aux dés jaunes, que l’orfèvre convertit en deniers et PV: une combinaison juste imbattable. Bruno (29 PV), VHS (28 PV) et Jean-Yves (25 PV) terminent dans un mouchoir.

Après la bataille, le vainqueur, après de fructueuses recherches, déclare:
*pour la carte Événement « perturbation des travaux », il aurait fallu enlever d’abord les cubes de plus haut niveau et si égalité les cubes dans la colonne la plus à droite. On a fait l’inverse.
*j’ai eu confirmation que si le dernier joueur passe alors que des dés restent, il prend bien 2 deniers
*pour les activités à effet différé, on ne consomme qu’un cube à la fois
*on ne peut placer un homme de métier qu’à condition d’activer la carte au moins 1 fois et donc d’avoir une valeur de dé suffisante pour ce faire
*le joueur majoritaire sur 1 carte Événement la prend quand elle est contrée (un des personnages les score en fin de partie).

Viennent ensuite trois tables avec les mêmes joueurs.

Table 2, dite « Hallucinogène » : François-René, Jérôme et Xel s’exercent à un jeu de deck building basé sur les personnages de Marvel (il s’agit de Marvel dice masters). C’est Jérôme qui s’impose.

Table 3, dite « Sermonée » : La table 2 enchaîne sur les Poilus, et conclut par une victoire collective.

Table 4, dite « Ensorcellée » : La table 2 enchaîne encore, sur un petit Lemming mafia remporté par Xel.

Une grande table mobilisa un certain nombre d’amérindiens dans le fond de la salle.

Table 5, dite « Maudite » :  Maud dégaine le plus vite à Colt express. Ses victimes furent Hélène, Baptiste et son trésor, Julien « kolok », et Matthieu.

C’était enfin l’heure des braves: le dernier pour la route, mais trois parties quand même.

Table 6, dite « Sabbatinique» : à Codenames les bleus (Xel, Dominique, Jérôme) battent 2 à 1 les rouges (VHS, Maud, François-René et Jean-Yves). On en retiendra que François-René n’a pas utilisé le vocabulaire tennistique pour faire trouver service et cloche, mais messe (qui nous dérouta car nous y avions vu Aube), que plusieurs joueurs (victimes de sorcellerie ?) ont fait deviner des mots adverses, et que les champignons sont, selon certains, des végétaux (mais le débat fut enflammé sur ce sujet et ne saurait être tranché si hâtivement).

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Séance de MARDI 26/01/2016 à St-Elivet

Le 26 janvier 1788, l’Australie recevait ses premiers immigrants européens. Le gouvernement anglais, qui ne disposait plus de ses colonies d’Amérique, devenues indépendantes en 1783, a l’idée d’utiliser cette terre des antipodes pour y reléguer ses condamnés de droit commun ou convicts. Ce ne sont pas de grands criminels, mais de simples délinquants qui encombrent les bateaux-prisons des ports britanniques. Ils sont parfois seulement coupables d’avoir volé une miche de pain, mais la loi anglaise de cette époque punit de prison le moindre larcin de pendaison, ne serait-ce que le vol de quarante shillings !

Les navires s’approchent des côtes orientales de l’Australie et arrivent à Botany Bay, site remarquable pour sa flore. Puis ils accostent enfin, à un endroit aussitôt baptisé Port Jackson, où s’élève aujourd’hui la ville de Sydney. Pas moins de 162 000 convicts vont être expédiés en ce lieu, de 1788 au milieu du XIXe siècle. Ces colons d’un genre particulier, une fois leur peine accomplie, font souche sur place. Ils forment l’ossature du peuplement européen de l’Australie, et repoussent vers l’intérieur désertique les 500 000 à 3 millions d’Aborigènes présents sur l’île depuis des temps immémoriaux.

Les Australiens actuels ont hérité des convicts une relative nonchalance, un caractère frondeur et revendicatif, et un certain goût pour l’indépendance. La vie sociale y est aussi moins organisée que dans l’Amérique puritaine. Depuis, l’anniversaire de cette arrivée de la « First Fleet » est devenu la fête nationale du pays.

Port-Jackson et les bateaux de la 1ère Flotte, dessin d'un convict

228 ans plus tard, c’est de son plein gré qu’une cargaison de parti-civiliens vient coloniser le centre de St-Elivet. Une table à six se forme, puis, un peu plus tard, l’arrivée de Xel et votre modeste narrateur rebat les cartes et fend cette table unique en deux.

Table 1, dite « Botanique » : Jérôme, François-René et Mathieu tiennent le haut du pavé dans l’univers bucolique de Mysterium. Jeff, Nicolas, Jean-Yves et Franck suivent à distance cette partie que votre chroniqueur n’a pas eu le loisir de vivre en direct.

Table 2, dite « Colonisante » : Votre modeste chroniqueur entraîne Jeff et Jean-Yves sur les territoires d’Alien Frontier. Après un départ-fusée, je file plein gaz sur le territoire central et son dé bonus, et multiplie les dés et les conquêtes spatiales, creusant de profonds sillons sur de multiples planètes. Mes 10 PV me permettent de résister tranquillement à une ultime manœuvre désespérée de Jeff (7 PV), qui chercha à combiner plusieurs cartes pour me faire perdre des majorités. Jean-Yves (6 PV) a semblé apprécier le jeu, qui est très fluide dans ce format court à 3 joueurs.

Table 3, dite « De droit commun » : A Lemming mafia, trois délinquants endurcis, François-René, Xel et Nicolas terminent tous à six points, reléguant leurs congénères Jérôme et Mathieu dans les bas-fonds, mais sans pour autant les refroidir. Auraient-il eu peur d’une malédiction attachée à ce 666 ?

Table 4, dite « Survivante » : Les survivants de la Table 3 jouent à la guerre. Les poilus leur offrent l’occasion de se sauver ensemble, effaçant par là le signe maléfique auquel ils venaient d’échapper.

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