Séance de MARDI 14/05/2019 à Servel

Le 14 mai 1607, après 6 mois de traversée aventureuse, 104 anglais (sujets du roi James Ier) débarquèrent près de la ville actuelle de Jamestown, Virginie et y établirent la première colonie permanente en Amérique du Nord. Choisi pour son site facilement défendable et proche d’un estuaire navigable, l’emplacement était néanmoins marécageux, privé d’eau douce et sans bonne terres cultivables. Cohabitant moins que plus en harmonie avec les tribus Algonquins, très dépendants des renforts et des vivres envoyés du pays, ils furent décimés par la maladie et la famine pendant l’hiver 1609-1610 au point qu’il y eut possiblement des épisodes de cannibalisme. On a depuis établi qu’ils arrivèrent pendant le pire épisode de sécheresse régionale en 800 ans. Déjà des victimes du changement climatique.

Table 1, dite « Traversées aventureuses » : tous à bord ! Les capitaines Thomas (novice), Olive et Dom larguent les amarres pour une partie de Kogge. Partie relativement rapide à trois, où les même causes (l’absence de cube, ressource-clé du jeu) produisant les mêmes effets (un pillage d’entrepôts), tout le monde fait rapidement un raid sur une des villes pour récupérer 5 à 10 cubes. Les bateaux des petits copains ont donc été épargnés (à trois joueurs on se rencontre un peu moins souvent). Thomas est le seul dans la partie à réussir à récupérer un jeton-bonus tandis que le Maîtres des Guildes (a.k.a l’échevin) fait ses deux tours de Baltique à un rythme soutenu. La dernière enchère voit Olive poser trois cartes « 6 », pensant avoir affaire gagnée mais VHN qui mise en dernier étale quatre « 1 ». Il précipite la fin de la partie et c’est la cale de sa cogue, pleine de cubes blancs, qui fait la différence (Dom 83 PV, Thomas 49, Olive 34). Mais si Olive, qui avait acquis son second jeton Raid, avait réussi à rejoindre Dom (il s’est beaucoup plaint des traîtres courants de la Baltique qui ont empêché son embarcation de rejoindre les destinations qu’il souhaitait), il lui aurait pris 26 points et le podium aurait été différent.

Table 2, dite « En harmonie » : Xel, F-R, Olivier3, Vincent et Neox sortent Les chevaliers de la table ronde. Pas de traître à l’horizon, nos preux chevaliers, « héroïques » selon leurs propres mots, ont écrit leur légende dans une coopération parfaite, finissant tous sains et saufs avec 9 épées blanches contre 3 noires.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI à St Elivet 26/05

La parole est à François, lequel se montre particulièrement lyrique.

En ce 26 mai, les Partie-Civiliens rendirent un hommage appuyé au football français.

Table 1, dite « carrée »

Si on se souvient tous du 26 mai 1999, où Manchester remporta la Ligue des Champions en s’imposant 2-1 en finale face au Bayern à l’issue d’un final légendaire, la chronique française recense aussi le 26 mai 2004, où Monaco, équipe française, perd sans gloire face au FC Porto. Mais quand Monaco perd, est-il vraiment une équipe française ?

Quoi qu’il en soit, si le ciel zéphyrien de cette soirée faisait plus penser à la Riviera qu’aux rives de l’Irwell, le théâtre de l’action était bien mancunien, puisque c’est à Brass que se réunit un quarteron de joueurs en retraite. La préseance à ce jeu fut respectée, de peu. Thomas s’imposa en effet avec 129 points, devançant Xel, 109, VHS, 108, et Jeff, 90. Le premier fit un usage immodéré de canaux et de rails auxquels il dut sa victoire. Le dernier se distingua par la fourberie de ses actions (occupation d’un port et recouvrement d’une mine adverses), et sa place en fut le prix.

Table 2, dite « ronde »

La mémoire du football retient qu’un 26 mai 1965, le Stade Rennais remporta la coupe de France en s’imposant 3-1 en finale face à Sedan. L’époque où le football breton gagnait des titres est presque aussi vieille que celle des Chevaliers de la table ronde, pour lesquels Hélène, François-René, Michal, Baptiste & Co s’affrontèrent. La chronique retiendra la victoire du plus barbu d’entre eux.

Table 3, dite « en roue »

Le souvenir du 26 mai 1993 est encore vivace dans nos esprits. Basile Boli raconte:
« Je ne saute pas plus haut que les autres, mais j’ai le bon timing et le ballon se plante au fond de la cage. Ce ballon, je ne le vois pas entrer dans les buts de Milan mais… dans l’histoire ! J’ai trois secondes de folie sous la montée de l’adrénaline, je cours vers Pelé et je lui crie : « Pourquoi moi ? Pourquoi ce but ? ! » J’ai l’impression que Dieu est à côté de moi ! Nous remportons le match 1 à 0. C’est une victoire historique, la première fois depuis quarante-deux ans qu’un club français gagne cette Coupe d’Europe. Ce but est resté gravé dans l’esprit des gens et, au cours de mes nombreux voyages pendant les deux décennies qui ont suivi, il y a toujours eu quelqu’un, n’importe où dans le monde, pour m’en parler. A la mort du président ­Mitterrand en janvier 1996, je reçois un coup de téléphone me demandant d’assister à la levée du corps. Un chauffeur vient me chercher. Arrivé avenue ­Frédéric-Le-Play, il se gare devant le domicile de M. Mitterrand et avant que j’aie le temps de descendre, il me tend la main en murmurant : 26 mai 1993. » 

C’est dans l’exaltation de ce souvenir divin que Xel, Jeff et Thomas rendirent visite aux dieux mayas de Tzolk’in. Jeff effaça sa mésaventure de Brass pour s’adjuger la mise.

Table 4, dite « convexe »

Le 26 mai 2002, Zidane, à cinq jours du premier match du mondial asiatique, se blesse en match de préparation, précipitant la chute de la sélection bleue. Avant d’être livrée, la guerre était déjà perdue. Un peu comme au jeu Les Poilus, auquel François-René, Michal et VHS s’adonnèrent à deux reprises. Par deux fois, une pluie d’obus convexes s’abattit sur eux, et tous moururent.

Pour discuter de cet événement RDV sur le forum.

Séance de VENDREDI à St Elivet 08/05

Racontée par Dom :

La Table 2 a fait le plein avec 7 joueurs (Axel, Frank, Jeff, Mikael, Sylvain, Thomas et VHN) qui se lancent dans un classique du semi-coopératif, les Chevaliers de la table ronde. Après la découverte collective des règles, chaque chevalier se coiffe de son heaume et part pour l’une des quêtes proposées. Au fil des succès remportés, les épées blanches sont déposées sur la table ronde mais les points de bravoure diminuent inexorablement et les engins de siège resserrent leur éteinte sur Camelot. A la mi-partie, Jeff se révèle comme le félon. Félon qui semble résigné à voir les chevaliers loyaux, équipés d’Excalibur et de l’armure de Lancelot (le Graal s’avérant hors d’atteinte) s’acheminer vers une victoire collective. Las, l’arrivée au mauvais moment d’une paire d’engins de siège précipite la défaite des forces du bien. Jeu à réessayer maintenant que quelques finesses des règles ont été maîtrisées et en tirant les leçons tactiques de cette première expérience.

Les survivants rejoints par Audrey ont ensuite fait une série de parties d’une version homemade de Complots avec des personnages tirés du Trône de Fer. Nous avons tous pu vérifier la phrase de Cersei : « When you play a game of thrones, you win or you die« .

Autres tables devront se raconter sur le forum…

Pour discuter de cet événement RDV sur le forum.