Séance de VENDREDI 27/10/2017 à Ti Koad

Migration vacancière vers Ti Koad pour une belle population de joueurs, des jeunes et d’autres moins, des têtes connues et d’autres moins, des à jour de leur cotisation et d’autres non.

Table 1, dite « Tentacules victoriens » : Thomas, David, Xel, Christophe-2 et Hugo s’attablent devant A study in emerald, un jeu rare qui mèle un thème fantastique (une conspiration de Grands Anciens à la fin du XIXe siècle) et des règles originales (rôles cachés et asymétriques, conditions de victoire en fin de partie). En une phrase, « c’est un jeu où l’on gagne seul et l’on perd en équipe ». En fin de partie, Christophe a perdu juste assez de points pour endosser ce rôle de perdant, au grand soulagement de David. Et c’est la coéquipière du précédent qui finit en tête.

Table 2, dite « Kerker und Drachen » : Julien-de-Paimpol fait découvrir son nouveau précieux, Gloomhaven, aux heureux élus Jack, Neox et VHN. Gloomhaven est représentatif des 5% de projets Kickstarter qui débouchent sur des jeux réussis, d’un bon rapport qualité-prix et non bancaux, mais qui auraient eu du mal à se faire éditer autrement. Il renouvelle le genre du dungeon crawler avec un mélange d’ambition (97 scénarios dans la boîte de base qui pèse 10 kg !) et de mécaniques bien trouvées, avec une inspiration puisée dans les jeux à l’allemande pour dépasser le « je me déplace, je lance un dé » . Ici pas de 1-contre-n comme dans Descent mais un groupe de joueurs qui coopèrent comme à Mice & Mystics, et une gestion de main qui nécessite sérieuse réflexion comme à Mage Knight. Chaque joueur incarne un personnage qui va se développer à travers les différentes aventures et finir par prendre sa retraite une fois sa quête personnelle achevée. Les différentes classes de personnage sont intéressantes et on n’a fait que deviner la richesse du mode « campagne ». Qu’on ne se méprenne pas, le scénario 1, que nous avons perdu malgré un dernier combat héroïque de Jack et de sa meute de rats, n’est pas une promenade de santé. Leçon à retenir : ne pas ouvrir une porte tant qu’on n’est pas vraiment prêts.

Table 3, dite « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » : Marvin, Guillaume, Nicolas-2, Armand et Michal méditent sur cette phrase de Clausewitz en jouant à Rex, derniers jours d’un empire. Armand surprend les autres en construisant sa troisième forteresse et met ainsi fin à cette brève partie.

Table 4, dite « De sacrés mechs » : Tristan, Paul, Justine et Mickaël se confrontent au scénario 6 de Mechs vs. minions, où ils triomphent.

Table 5, dite « Retardataires » : Vincent et Camille cherchent un jeu à 2. Ils trouvent Kanagawa où le coup de pinceau de Vincent s’impose.

Table 6, dite « Padrino » : la table 1 poursuit avec The boss que Christophe remporte.

Table 7, dite « Mwahahaha »: bien que le porteur des clés eusse tenté de nous convaincre qu’il ne faut pas rester là, Messieurs Dames, il est attiré par Thomas dans un piège diabolique et se laisse présenter avec Xel et Dom Before I kill you, Mister Spy…, un petit jeu de cartes américain. Jeu où ni la variété tactique ni la dépendance à la pioche n’ont convaincu. Tiens au fait il faudrait rejouer à un certain petit jeu de cartes allemand qui se passe dans une diligence…

Table 8, dite « Bouquet final » : le rideau tombe sur une partie de Hanabi avec Tristan, Paul, N2, Guillaume et Justine.

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Séance de VENDREDI 20/10/2017 à St-Elivet

En ce 20 octobre 2017, Stéphane Hessel aurait eu 100 ans. Diplomate, militant politique, ambassadeur et ancien résistant français, il fut l’un des secrétaires d’un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Né en Allemagne, il immigre en France avec ses parents et son frère aîné en 1925, est bachelier à 15 ans, reçu en 1937 à l’École normale supérieure et simultanément naturalisé français, avant d’être mobilisé en 1939 à Saint-Maixent, avec trois promotions de normaliens. Il épouse en 1939 Vitia, une jeune juive russe, interprète de conférences et fille d’un célèbre professeur de droit constitutionnel en France.

Prisonnier évadé en 1940, résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, Hessel rejoint le Général de Gaulle à Londres en mai 1941, où il est affecté au BCRA. Fin mars 1944, il est envoyé en mission en France. Quelques mois plus tard, il est arrêté, déporté en Allemagne, à Buchenwald, d’où il échappe à la pendaison.

Admis, en novembre 1945, au concours des Affaires étrangères, Stéphane Hessel fait toute sa carrière dans la diplomatie jusqu’en 1985, tout en étant, sous la IVe République, l’un des proches collaborateurs de Pierre Mendès-France, connu à Londres en 1943. À l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, en 1981, Stéphane Hessel est élevé à la dignité d’Ambassadeur de France.

L’auteur du célèbre opuscule « Indignez vous ! » s’éteint à Paris le 27 février 2013, à 95 ans. Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève observera une minute de silence en sa mémoire, un hommage sans précédent.

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Ce haut compagnonage nous éclairera sur les chemins parfois tortueux que prennent nos soirées, et nous donnera le courage d’affronter, dès le lendemain, le souffle brûlant du dragon de Scorfel. Une soirée où l’on a envoyé du bois, comme les illustrations ci-dessous en témoignent.

Table 1, dite « L’étrange défaite » : envoyé au front, Stéphane Hessel assiste, sans avoir l’occasion de combattre, à la débâcle et, après une longue errance avec son unité, il dépose les armes à Saint-Dié et se retrouve dans un camp de prisonniers militaires d’où il s’évadera, alors qu’à Naufragés l’on assista à une défaite collective presque aussi étrange, où Olive, FR, Nourdine, Nicolas II étairnt impliqués. Il semble que des jaguars et des singes seraient en cause.

Table 2, dite « Premiers de cordée » : à cette table d’Abyss, personne n’a touché le fond, au contraire, au vu des scores (Jérôme 68, Pierre-Yves 69, Thomas 72, Xel 76), on avait affaire à une palanquée aussi bien rôdée que celle de la rédaction du premier volet de la charte des droits de l’homme dont le diplomate assista à la signature à Paris en 1948, travail auquel il a été « très modestement associé ». Stéphane Hessel considérait le vote de cette déclaration en décembre 1948 à Paris comme un des instants les plus émouvants de sa vie car représentant un des ultimes consensus de la communauté internationale alors que commence la guerre froide.

Table 3, dite « Maquisards » : à Paper Tales comme à Pueblo, Tristan a fait la loi. Jack, Dom et Paul ont organisé la résistance, mais se sont perdus dans le maquis.

Table 4, dite « Blessure de guerre » : à Batman l’hôpital a explosé, et Mickaël s’en en sorti sain et sauf, contrairement à Guilaume, Baptiste et Neox.

Table 5, dite « Indignée » : En 2010, Stéphane Hessel publie son manifeste Indignez-vous ! dans lequel il encourage les générations montantes à conserver un pouvoir d’indignation. « La pire des attitudes est l’indifférence » écrit-il. Il y dénonce le système économique actuel fondé sur le profit individuel et propose un partage des richesses plus équitabRésultat de recherche d'images pour "kanagawa jeu"le. Il consacre également une grande partie du livre au conflit israélo-palestinien, prône l’insurrection pacifique et l’espérance. Son livre, vendu à plus de 4 millions d’exemplaires dans près de 100 pays, met en évidence et amplifie les mouvements des indignés qui ont émergé en Espagne, Grèce et États-Unis. Et indigné, comment ne pas l’être en voyant Tristan, qui découvrait Kanagawa, rafler la mise avec une moisson indécente de récompenses (63), devant Paul (52), Dom (52 aussi, mais troisième), alors que votre modeste narrateur s’est mélangé les pinceaux (31).

Table 6, dite « On s’est perdus de vue » : à Kingdomino Tristan enchaine avec 39, devançant Dom, 29 et Paul, 24. Votre humble serviteur sort avec 17, meurtri par une attaque fourbe de Dom au dernier tour qui lui chipe la tuile qui l’aurait fait gagner (mais on ne le saura jamais vraiment), et sera invité à revisionner Jules et Jim (une histoire de coeur inspirée de la famille de Stéphane Hessel) pour oublier. Une répétition de Scorfel en mode mineur, car ces scores ne seront pas au niveau de ceux du tournoi !

Table 7, dite « Même joueur tire encore » : En 1935, Hessel est inscrit en hypokhâgne à Louis-Le-Grand et, en 1937, il est reçu àAntler Island l’École normale supérieure en tant qu’étranger. La même année, il obtient la nationalité française, ce qui le met dans une situation peu ordinaire : ne pouvant plus entrer à l’École normale puisque n’étant plus étranger, il doit se résoudre à repasser le concours. Ce qu’il fera avec succès en 1939, après une licence de philosophie. Bis repetita également à cette table d’Anter Island, où Xel blouse encore ses voisins et l’emporte devant Thomas, Vincent et Jérôme. Une partie, c’est important, où Vincent devint premier joueur avec 62 centimes.Résultat de recherche d'images pour "stephane hessel libération"

Table 8, dite « Le prix de la liberté » : Dans un rapport remis en 1990, Stéphane Hessel écrit que la politique française devrait être « revue dans le sens d’une plus grande rigueur et du rejet de toute complaisance clientéliste ». Il critique la conception des rapports avec les chefs d’État africains, le gaspillage des crédits et des aides depuis les indépendances. Ce rapport, peu apprécié à l’Élysée, sera retiré de la circulation et enterré, comme la plupart des études visant à une transformation de la politique française de coopération en Afrique. Autrement dit, l’influence française est bien à vendre, comme à notre jeu d’enchères For sale. Dans cette ultime partie,  il était dit que l’inflence trop prononcée de Tristan sur cette soirée prendrait fin. C’est votre modeste narrateur qui lui cloua le bec de haute lutte avec 65, Tristan culminant à 58, Paul 47, Dom 43, et Mickaël, 39.

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Séance de VENDREDI 26/05/2017 à St-Elivet

Le 26 mai 1822 naissait à Nancy Edmond Huot de Goncourt. L’académie Goncourt, un cénacle littéraire, sera fondé en 1900, suivant son désir formulé dans son testament olographe, auquel il associait son frère précédemment disparu, Jules de Goncourt, les deux frères ayant décidé dès 1862 de laisser après eux des mémoires et une académie en leur nom. L’objectif originel de cette disposition est de décerner chaque année un prix pour « un ouvrage d’imagination en prose paru dans l’année », mais aussi des indemnités substantielles qui devaient être allouées à chacun des membres de la société. Le temps a passé et, aujourd’hui, on retient aussi de la remise de ce prix la bonne table qui l’accompagne…

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D’une table l’autre, en hommage à cette initiative, nous illustrerons les tables de cette soirée des romans titulaires de ce prix.

Table 1, dite « Au revoir, là-haut» : il faut avoir la foi pour s’engager dans l’univers déprimant d’Outlive, et Joan n’en manque pas, qui survole cette partie avec 44. De là-haut, Mickaël (27), et Julien (25), ressemblent à de petites fourmis.

Table 2, dite « Les grandes familles » : à la table de Smallworld, les grandes familles se rencontrent et se séparent, à l’image de Gael et Elaine qui nous quittent pour d’autres horizons, mais la bataille n’en sourd pas avec moins d’ardeur. La table de marque en témoigne pour l’histoire: Doc Nicolas 78, Gael 75, Baptiste 74, F.-R. et Elaine 61.

Table 3, dite « A l’ombre des jeunes filles en fleurs» : Cottage garden c’est l’assurance d’un voyage enchanté au milieu des fleurs. Cloches, pots et chats étaient au rendez-vous, et nous avions même une jeune fille. A l’arrivée, la main verte de Dom (49) remporte la mise, malgré le bel effort de Jérôme l’apiculteur qui rafla les deux ruches (48). Sophie (41) et VMN (35) complètent le tableau de ce jardin partagé.

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Table 4, dite « Les racines du ciel » : à Kanagawa on peint des estampes de toutes les couleurs, de toutes les saisons et de tous les motifs. Avec un deck en deux parties, des pinceaux pour racines et des tableaux au ciel, la compétition est très serrée, Dom (29) devançant VMN et Sophie (28) d’un poil et Jérôme (25) d’une brosse. Chapeau l’artiste !

Table 5, dite « Boussole » : c’est par le traditionnel Codenames que se finit cette soirée avec les Bleus (Dom, Jérôme, VHS), et les Rouges (Xel, F.-R., Doc Nicolas). Une partie que les Rouges remportèrent 2 à 1 et qui s’est jouée sur un indice en or : Laurent Blanc (Défense, Club, Jeu), risqué à cause du but en or France-Paraguay de 1998 (Or était sur la table), et un deuxième set où des espions Bleus trop timorés n’ont pas osé lancer Mêche, à quoi renvoyait l’indice Attachement.

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Séance de VENDREDI 21/10/2016 à St-Elivet

Ce soir à PC, c’est l’effervescence d’une soirée sous le signe de Scorfel, le festival lannionnais qui monte qui monte. Il a été beaucoup joué, mais peu noté ce qui s’est passé aux différentes tables. Et merci à Baptiste qui est venu exprès ouvrir alors qu’il n’était pas en grande forme.

Table 1, dite « des défricheurs » : Julien de Paimpol, Michal, Laurent, Xel, Jocelyn, Tristan, F-R et Nicolas-2 se lancent dans une partie d’essai de CS Files, tout frais sorti du colis envoyé par Iello pour Scorfel. C’est un jeu d’enquête relativement rapide avec un joueur qui connaît la vérité (comme le fantôme à Mysterium) et un assassin se dissimulant parmi tous les enquêteurs (qui va devoir baratiner et brouiller les pistes, comme dans un Loup-Garou). Et comme à Parties Civiles on n’a peur de rien, ils ont d’emblée joué avec les rôles optionnels, le complice et le témoin. Cependant rien n’a filtré depuis la salle d’interrogatoire donc il faudra s’en remettre aux rumeurs circulant sur le forum pour en savoir plus sur le déroulement de la partie.

Table 2, dite « des bachoteurs » : François, Julien de Lannion, Thomas et Paul enchaînent avec VHN un marathon de révision de la dizaine de jeux familiaux qu’ils animeront pendant le week-end. Pour l’anecdote, ce sont les règles de Pickomino qui ont été les plus difficiles à se remettre en tête.

Table 3, dite « des barbouilleurs » : autre pépite du colis Iello, Kanagawa, un jeu poids moyen bien né sous le signe d’un matériel réussi, de mécaniques bien fichues et d’une paire d’auteurs reconnus (Cathala/Chevallier). Dans le rôle des apprentis estampistes : Thierry, Mickaël et Joan. Pas de résultat à annoncer mais un grand sourire sur leurs visages. Passant du pinceau au pistolet (ben quoi, on peut peindre au pistolet) et des pastels japonisants au rouge (sang) qui tache, ils poursuivent par un Colt Express dont on ne sait rien non plus.

Table 4, dite « des  bagarreurs » : Tristan et Nicolas-2 s’installent face à face, prêts à en découdre. Ils enchaînent Descendance avec 7 Wonders Duel. Selon son propre récit, Nicolas finit les 2 parties écrabouillé façon crêpe.

Table 5, dite « des  graveurs » : deuxième tour de piste pour Kanagawa, avec cette fois dans le rôle des élèves de Hokusai : Thomas, Paul, Mickaël et Paul. On dit que le vieux maître eut cette phrase magnifique sur son lit de mort (à 89 ans) : « Si le ciel m’avait accordé encore dix ans de vie, ou même cinq, j’aurais pu devenir un véritable peintre ». Aussi modestement, c’est Paul qui est l’apprenti le plus doué de celui dont un des nombreux noms d’artiste fut « vieillard fou de peinture ».

Table 6, dite « des  veilleurs » : ce n’est pas encore l’heure de rentrer pour Paul et VHN qui fait découvrir Splendor au premier. Ledit (jeune) premier en profite pour gagner d’un point.

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