Séance de VENDREDI 08/09/2017 à Ti Koad

Alors que la plupart des adhérents sont rentrés de vacances et que d’autres partent en voyage, les présents à Ti-Koad en ont profité pour partir loin voire très loin sans quitter leur chaise.

Table 1, dite « Ailleurs/1 » : dès le début de la soirée, Nicolas-2, Paul, Axel et Thibault bientôt rejoints par Vincent s’attablent devant The Battle at Kemble’s Cascade, un jeu dans l’espace infini où, pilotes avides de gloire et de fortune, ils parcourent la galaxie et font le coup de feu sur aliens et petits copains. Absorbés par leurs missions, ils y ont passé la soirée sans même prendre le temps de venir au rapport. La discipline se perd chez les pilotes.

Table 2, dite « New York » : un solide groupe de vétérans de PC, Nourdine, François-René, Baptiste, Neox et Mickaël ressortent Le Parrain, déjà vu récemment avec ses abondantes figurines (alors que c’est un jeu de gestion/contrôle de territoire. Où sont les pions en carton d’antan ?). L’Hudson s’est remplie de cadavres et le tournant de la partie a été une extorsion réussie par Nourdine. Ce dernier finit 1 point devant un Neox outragé par tant de déloyauté envers sa famille.

Table 3, dite « Rome » : où l’on revoit apparaître un jeu qui ressemble à peu d’autres, La Gloire de Rome, avec son rythme particulier, son interaction constante et ses combos scandaleuses. Autour de la table, Frank, Bruno, Thomas, Tristan et VHN. Une partie où Thomas accumulera une belle collection de clients, où les Légionnaires de Dom ne lui feront pas que des amis et où le lot central de cartes sera particulièrement bien doté. Fin de partie par épuisement de la pioche, avec Tristan qui gagne son triomphe impérial avec 27 PV, 4 points devant VHN. A noter pour le prochaine fois, ne pas hésiter à vérifier dans le livret de règles la description complète du pouvoir des cartes.

Table 4, dite « Istanbul » : Tristan, VHN, Bruno et Thomas font ensuite une partie de … Istanbul, les deux derniers découvrant le jeu. VHN réussit par deux fois à vendre 5 marchandises au grand marché et dispose d’une cagnotte confortable. Il arrive le premier aux 5 rubis marquant sa victoire, devant Bruno (4) et Tristan & Thomas (3).

Table 5, dite « Londres » : F-R, VHN, Neox, Nourdine et Mickaël disputent 3 parties de Time Bomb. Un jeu où il faut savoir mentir et où le clan Moriarty triompha par 3 fois. Shocking !

Table 6, dite « Ailleurs/2 » : Bruno, Thomas et Tristan partent coloniser l’espace avec Tiny Epic Galaxies. C’est tout ce que nous savons.

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Séance de MARDI 21/03/2017 à St-Elivet

Le 21 mars 1972, le Serpent monétaire européen était créé pour limiter les fluctuations de taux de change entre les pays membres de la CEE. Pour chaque monnaie, un seuil d’intervention à la vente et à l’achat, en fonction du taux de change par rapport à chacune des autres monnaies, étaient définis. Ainsi, une monnaie ne pouvait pas fluctuer par rapport à une autre de plus ou moins 2,25 % autour de sa parité bilatérale.

La genèse du SME débute avec les accords de Bretton Woods de 1944, qui basent le commerce mondial sur le dollar américain. Cette spécificité va lui conférer une valeur supranationale et donner un privilège exceptionnel aux États-Unis en leur permettant de payer toutes leurs importations dans la monnaie nationale, alors que les autres pays doivent gagner suffisamment de devises pour régler leurs importations. Pour obtenir les précieux dollars, les pays n’ont d’autre choix que d’exporter, alors que les États-Unis, qui ont la possibilité de financer leurs achats en émettant des dollars, tendent à augmenter leurs importations plus que ne leur permet leur situation réelle.

Alors qu’ils s’étaient engagés à assurer la convertibilité du dollar en or, les États-Unis renoncent unilatéralement en 1971 à cette convertibilité. Dès lors, le cours du dollar va évoluer librement par rapport aux autres devises donnant cours à un nouveau système de parités flottantes dont est issu le Système monétaire européen, dont le serpent du même nom est l’ancêtre.

La chute du dollar américain continue de 1972 à 1978, et les devises craquent les unes après les autres. Entrée dans le Serpent en mai 1972, la livre sterling le quitte dès juin 1972 – elle sera obligée à une dévaluation de 30 % en 1976. La lire italienne quitte le dispositif en janvier 1973. Le franc français sortit deux fois du Serpent, en 1974 et en mars 1976, car même s’il s’apprécia par rapport au dollar de 5,50 à moins de 4,00, la dérive était encore plus importante par rapport à la devise allemande.

Les problèmes économiques de 1977-1978 sont importants : inflation généralisée, crise de l’acier, effondrement du dollar. Le gouvernement américain ne soutient pas sa monnaie et début 1978, l’instabilité monétaire est généralisée et la situation est telle que même les échanges communautaires sont menacés. Les monnaies européennes les unes après les autres doivent quitter le Serpent. Le franc français plonge à nouveau lors de la campagne législative de mars 1978. La lire italienne connaît des soubresauts avec la participation des communistes dans la coalition gouvernementale. La livre sterling, malgré la dévaluation de 30 % en 1976, est toujours très faible.

La nécessité d’un nouveau système capable d’empêcher l’envol du Deutsche Mark en le lestant avec les monnaies moins performantes de ses principaux partenaires commerciaux s’impose. Le 27 octobre 1977, le britannique Roy Jenkins, alors président de la Commission européenne, propose de frapper un grand coup en créant une monnaie unique pour les neuf pays et un budget de l’Union européenne qu’il propose de fixer à 10 % de chaque PIB, car il estime qu’aucun progrès ne peut se réaliser par une politique de petits pas. Ce sera le Système monétaire européen.

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45 ans après, beaucoup d’Européens ont une monnaie commune, la stabilité monétaire est retrouvée et les oscillations du serpent semblent lointaines. Mais l’histoire connait des cycles qui montrent que la mémoire des hommes est souvent courte.

Table 1, dite « Trahisons entre amis » : à cette table de Betrayal at the House on the hill Franck, Neox, Xel, Nicolas II et Jérôme sont sortis sans encombre, parait-il, tout en prenant leur temps.

Table 2, dite « En sortir (ou pas) » : Guillaume, New Jack et Nourdine s’essaient à l’escape game Unlock! déjà évoqué sur ces pages. Ils en ont accompli le premier scénario, et annoncé qu’ils l’avaient réussi hors délais, ce qui est une façon sournoise de dire qu’ils ont échoué.

Table 3, dite « Livres flottantes » : Tristan, Dom et Votre Modeste Narrateur prennent place autour du caravansérail et des étals du marché d’Istanbul ! Un bon jeu combinatoire, mais où il faut avoir quelques livres (turques) pour s’en sortir, ce qui remet dans son contexte cette exclamation d’un des protagonistes: « c’est frustrant d’être impuissant ». Au tableau de marque, Tristan termina sultan (5 saphirs), Dom resta calife (4 saphirs) pendant que je me contentai du grade de vizir (3 saphirs).

Table 4, dite « Le code n’a pas changé »  : Pour la fin de soirée, on ne change rien et c’est encore Codenames. Nous retrouvons chez les Bleus François-René, votre modeste narrateur, Nicolas II et New Jack, et chez les Rouges Xel, Dom, Nourdine et Guillaume, pour une partie disputée en trois manches:

  • 1-0 pour les Rouges dans un final à suspense: alors que les Rouges jouaient Pain et Batterie, et donc qu’un Baguette 2 s’imposait, l’énigmatique C4 lancé par Nourdine, bien que subtil (pain de plastic et automobile), manqua sa cible. Les Bleus devaient alors gagner grâce à un Taboulé 2 (Pépin, Entrée), mais ce plat évoqua le Régime à mes partenaires (comptez 160 kcal quand même) et nos adversaires n’eurent qu’à conclure !
  • 1-1 dans une manche où les Rouges se sont perdus entre oeufs et boeufs, suscitant cette remarque définitive: « le boeuf en croûte c’est bon, à part que ça n’existe pas ! »
  • 2-1: les Bleus arrachent la victoire au métier, grâce à une très jolie Férule 2 (Régle, Bout), bien croisée avec la colère (Bout, Pique) ! Un travail d’artisan signé Jérôme.

Table 5, dite « Ce que la nuit dit au jour »  : Entre nuit et jour, pas si loin du crepuscule, une bande d’enquêteurs en veut encore, et se mesure à CS Files. Une enquête finalement brève mais néanmoins intense et que nous n’étions plus là pour relater.

CS Files

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Séance de MARDI 17/01/2017 à St-Elivet

Le 17 janvier 1912, en plein été austral, l’expédition anglaise Terra Nova menée par Robert Scott parvient au pôle Sud après avoir déjà passé plus d’un an en Antarctique. Parmi leurs moyens de déplacement, des attelages de chiens, des poneys de Sibérie et des traîneaux motorisés (ancêtres de la snowmobile). Et tout cela pour constater que le norvégien Amundsen les avait coiffés au poteau en les précédant de 34 jours. Malgré le sacrifice d’un blessé qui les ralentissait (il quitta la tente an annonçant « je sors pour un petit moment »), l’ensemble du groupe mourra sur le chemin du retour, bloqué par le blizzard à 11 miles d’un abri et dépôt. Il sera retrouvé 8 mois plus tard. Le navire Terra Nova, lui, sera coulé sur les côtes du Groenland en 1943.

Bien plus tard, en pleine vague de froid, un petit groupe embarque sur le Partes Civiliensis pour des terres ludiques inconnues (ou pas).

Table 1, dite « Coiffé au poteau » : Tristan convainc Xandra et VHN de découvrir Istanbul, jeu poids-moyen du vétéran Rüdiger Dorn (auteur entre autres du classique Goa, de l’excellent jeu de dés Las Vegas et de Karuba vu la semaine passée). La conversion de ressources en argent et en rubis (le premier joueur en ayant 5 met fin à la partie) est classique mais ce sont les règles de déplacement et de rencontre des pions sur une grille de 5×5 tuiles (qui elle-même assure la rejouabilité) qui donnent tout son sel au jeu. Quelques lancers de dés ajoutent ce qu’il faut de hasard et de frustration. Xandra prend un excellent départ en augmentant la capacité de sa charrette et en vendant lucrativement ses ressources au bazar. Tristan, lui, combotte en utilisant les pouvoirs spéciaux qu’il a acquis. Mais c’est finalement VHN qui se déplaçant sans stratégie apparente parvient, en enchaînant quelques cartes bonus et en envoyant son membre de famille à l’autre bout du plateau, à faire une remontée finale et à planter le drapeau de la victoire sur le pôle stambouliote.

Table 2, dite « Blizzard fatal » : nul ne sait si un vent glacé souffla sur le plateau de Kingsburg, autour duquel s’étaient installés F-R, Xel, Nicolas-Neox et Guillaume. En tous cas ce soir  c’est François-René qui en revint avec les honneurs.

Table 3, dite « Norvégiens et anglais » : Barony est un jeu relativement abstrait, alors on peut bien imaginer que les protagonistes qui y luttent (Tristan, Baptiste et Ivan) représentent des nations, par exemple des norvégiens et des anglais. Ou des sibériens. Pourquoi pas quand on s’appelle Ivan ? Et surtout si on gagne. Qui osera contester ?

Table 4, dite « Traîneaux motorisés » : pour finir la soirée dans une chaude ambiance, on se rêve avec Formule Dé à disputer le grand prix de Monaco. Sur la ligne de départ : Guillaume, Xel, Neox, F-R, Tristan et VHN en pôle position. Un seul tour parce que l’heure tourne : les mécaniques vont souffrir puisqu’il n’y a pas à les faire durer. Et vu le faible niveau des mécanos autour de la table, tout le monde prend les réglages par défaut. « Une configuration de pingouin ! » dixit F-R qui se révèle avoir plus d’un tour (de circuit) dans son sac. Nos pilotes débutants échapperont à la casse et aux sorties de route, mais les rebondissements ne manqueront pourtant pas : Neox qui à mi-course avait pris le large voit F-R et Tristan lui fondre dessus. Xel une fois ses pneus chauds entame une magnifique remontée tandis que Guillaume peste contre Dom qui lui a « fermé la porte » dans le virage serré de Mirabeau. La dernière accélération voit Tristan devancer sur la ligne d’arrivée un F-R qui a réalisé la plus belle performance, étant parti en fond de grille. Neox complète le podium. Champagne !

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