Séance de VENDREDI 05/10/2018 à Servel

En ce 5 octobre, Denis Diderot aurait eu 205 ans. Un sacré numéro pour lui qui est à l’origine de la fameuse Encyclopédie. A propos, on aurait bien aimé avoir sous la main celle des parties jouées ce soir à Parties Civiles, mais ça fusait dans tous les sens. Il faut dire qu’avec la croissance subite des effectifs, chroniquer ces séances relèvera bientôt du prix Albert Londres. Alors allez, voici quelques faits saillants qui ont émergé des limbes et pour le reste, as usual, the forum will help !! Après tout, une encyclopédie, c’est un travail collectif 😉

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Table 1, dite « On sait presque tout » : Xel remporte d’un point une partie ultra-tendue de Brass: Birmingham, devant Thibault, Thomas et Tristan, enfin il me semble…

Table 2, dite « Fiche complète » : à Innovation, j’initie Sébastien et Nourdine, et le premier nommé s’impose sans coup férir, avec la mécanique infernale du code des pirates. On n’a rien vu venir !

Table 3, dite « Genre gros jeu » : dans la salle 3 un gros jeu s’est déployé. Un truc genre War40K, mais c’est peut-être pas ça, hein !

Table 4, dite « Noms de noms » : il y a eu aussi un Codenames. Je me rappelle avoir été avec Kree’nox, qui découvrait, Audrey et Sébastien. En face il y avait FR, Nicolas (celui d’Audrey, pas l’autre), et d’autres. Une partie plutôt confuse, entâchée d’irrégularités comme le « City 2 » lancé pour Londres et NewYork (Tokyo, aussi sur la grille, était l’assassin), truffée d’indices en 1, et marquée par des hésitations sur l’histoire romaine revue et corrigée, du Christ à Aggrippine (jolie Crucifixion 3 à la clé pour Fin, Rome et Toile, cette dernière désignant bien sûr le saint-Suaire), et j’en ai vu qui prenaient des notes. Bon, les rouges ont gagné, mais qui en doutait ?

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Séance de MARDI 28/08/2018 à Servel

Le le pasteur et militant américain Martin Luther King prononce, durant la Marche sur Washington pour l’emploi et la liberté, un discours qui marquera le XXRésultat de recherche d'images pour "martin luther king i have a dream cartoon"è siècle.
Devant 250 000 manifestants, il en appelle solennellement à la fin du racisme aux États-Unis et revendique l’égalité des droits civiques et économiques entre Blancs et Afro-Américains. Point d’orgue du Mouvement des droits civiques, le discours débute par une référence à la Proclamation d’émancipation qui libéra plusieurs millions d’esclaves en 1863. King déclare ensuite « qu’un siècle plus tard, le Nègre n’est toujours pas libre ». Il s’écarte peu à peu de ses notes et improvise une anaphore, martelant l’expression « I have a dream » après que Mahalia Jackson lui a crié : « Parle-leur de ton rêve, Martin ! ».
Par cette seule phrase, Martin Luther King rejoindra Jefferson et Lincoln parmi les hommes qui ont façonné l’Amérique moderne.

Il décrit ensuite son rêve de liberté et d’égalité émergeant d’un monde marqué par l’esclavage et la haine, constellant son discours de références et de citations bibliques ou historiques. La dernière  de ces références, empruntée aux mots du vieux negro spiritual Free at Last, sera gravée sur son cercueil: « Free at last! Free at last! Thank God Almighty, we are free at last!»

A Lannion, 55 ans après, de doux rêveurs ont envahi Servel, et cru à de belles histoires.

Table 1, dite « London grammar » : à la version de London estampillée Neox (37), pas de carte de Londres ! Xel (17) en perd sa grammaire, et c’est Elouann (26) qui résiste le mieux au taulier. Eric pour sa part repart avec un score négatif, n’ayant pas mieux éradiqué la pauvreté que le pays de l’oncle Sam 55 ans après le discours mythique du King.

Table 2, dite « Chemins tortueux » : dans son discours, le pasteur faisait le rêve qu’un jour chaque vallée s’élèvera et chaque colline et montagne sera aplanie, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux redressés, et la gloire du Seigneur sera révélée et tous les êtres faits de chair la verront ensemble. C’est un peu ce qui se passe à Innovation où l’on refait en une heure l’histoire du monde, et qui s’impose comme la nouvelle religion particivilienne, rejointe chaque jour par de nouveaux disciples, en l’occurence ici Julien-2 et Armand. Mais il y a bien sûr une courbe d’apprentissage, et, si pour ce baptême, ils n’ont pas démérité (Armand engrangeant notamment la rare domination octroyée après six comptabilisations dans un même tour), votre serviteur a conclu son office sur le score de 5-3-1.

Table 3, dite « Rouge sang » : à Blood bowl, Julien et Baptiste baignent dans le sang rouge jusqu’aux coups, esclaves de leur jeu aux poings qu’on n’en vit pas l’epectase.

Table 4, dite « Minorités invisibles » : à Raids on vit François-René gagner à une courte majorité devant Nicolas II (50 à 49). Le 1% restant se répartit entre Maïwenn et Xof, deux minorités invisibles.

Table 5, dite « Enfants de choeur » : à Olympos, les protagonistes de la table 4 reçoivent le prix d’une victoire collective. Tous les enfants de Dieu ont pu y chanter sa gloire (this will be the day when all of God’s children will be able to sing with new meaning) et le sacrifice de Maïwenn, qui tomba la première au chant donneur.

Table 6, dite « Témoins gênés » : en fin de soirée, nous découvrons Witness – un petit jeu de détectives dans l’univers de Blake et Mortimer. Ayant terminé l’enquête N° 22 sur le score pitoyable de 0, les témoins de cette affaire, un peu gênés, resteront avantageusement anonymes.

Table 7, dite « Code d’honneur  » : pas de Codenames pour finir cette soirée: le code a changé et met le lemming à l’honneur avec les vainqueurs de la table 4, rejoints par celui de la table 1. Dans cette partie de Lemming mafia, entre conquérants et néanmoins mafieux, on ne badinait donc pas avec l’honneur – au risque de se trouver sous l’eau lesté de quelques parpaings. Comme quelqu’un l’a dit de manière piquante à propos d’un académicien qui s’est récemment révélé mortel, si celui qui a gagné a dit n’aimer le mot honneur qu’au singulier, il ne détesta pas les recevoir au pluriel.

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Séance de MARDI 21/08/2018 à Servel

Au matin du 21 août 1968, les Européens se réveillent en état de choc. Des troupes blindées – au total 300.000 hommes – ont envahi dans la nuit la Tchécoslovaquie sur décision de l’autocrate soviétique Leonid Brejnev. Des dizaines de milliers de parachutistes ont aussi atterri sur l’aéroport de Prague.

Les agresseurs appartiennent à cinq pays du pacte de Varsovie, dont fait partie la Tchécoslovaquie (URSS, Pologne, Bulgarie, Allemagne de l’Est, Hongrie). Ils prétendent intervenir à l’appel de responsables locaux en vue de sauver le socialisme dans ce pays d’Europe centrale où il a été imposé vingt ans plus tôt par l’Union soviétique à la faveur du «coup de Prague».

L’accession le 5 janvier d’Alexandre Dubcek (47 ans) au secrétariat général du Parti communiste tchécoslovaque avait ouvert la voie à des réformes hardies. Alexandre Dubcek supprime la censure, autorise les voyages à l’étranger et fait même arrêter le chef de la police.

Le 3 août, Dubcek est fermement invité à rejoindre les représentants de l’Union soviétique à Bratislava, en Slovaquie. Au terme de discussions orageuses, il s’ensuit la signature d’un vague compromis. Dubcek sait qu’il ne s’agit que d’un sursis. Quand les chars du pacte de Varsovie investissent les villes du pays, la population s’abstient de toute résistance armée. Le Image associéelendemain, de nombreux Praguois manifestent en silence, oriflammes au vent. Sans résultat.

Le PC tchécoslovaque tient un congrès extraordinaire clandestin dans les usines CKD, près de Prague, et reconduit Alexandre Dubcek dans ses fonctions. Pendant ce temps, il a été jeté manu militari dans un avion et transféré en Union soviétique. Le 23 août, il est fermement convié par ses hôtes soviétiques à signer un texte de capitulation. Après trois jours de pressions et de brutalités, il se résigne enfin. Le 27, de retour à Prague, abattu et défait, il présente ce texte à ses concitoyens. Il y est question pour la première fois de «normalisation». C’en est brutalement fini du «Printemps de Prague» et de l’illusion d’un «socialisme à visage humain». Devenus inutiles à l’occupant, Dubcek et les autres responsables du pays sont rapidement isolés et remplacés.

Tchèques et Slovaques se résignent à la normalisation. L’étudiant Jan Palach fait exception. Il s’immolera par le feu sur la place Wenceslas, à Prague, le 16 janvier 1969, par défi et par désespoir. Ses compatriotes saluent son geste dans le recueillement. Ils patienteront vingt ans avant le retour de la démocratie.

50 ans après, une confrontation Est-Ouest inédite a eu lieu à Lannion, l’Est étant renforcé par Eymeric, un nouveau et futur adhérent venu de Lorraine, et que nous saluons avec chaleur ! Même le centre-Ouest était représenté avec le passage fugace mais ô combien également chaleureux de Joan ! Tout cela pour dire que cette soirée fut plus propice aux embrassades qu’aux mouvements de chars, mais de ces derniers, il fut également question, comme on le verra !

Table 1, dite « Normalisation salutaire » : à Innovation, Dom prend la plume pour nous raconter une partie haletante, qui a failli tourner à la révolution de palais avant de finir par une normalisation salutaire :

« Poursuivant sans relâche son évangélisation, Dom initie à Innovation Jack et Eymeric, ce dernier nouvellement arrivé à Lannion avec un lourd passé de joueur. Une partie qui tarde à monter en régime, les piles et les décalages s’accumulent mais les dominations prennent du temps. Chacun se spécialise dans une icône (Bulbes à Jack, Couronnes et Arbres à Dom, Tours et Usines à Eymeric). Eymeric fait la course en tête avec une impressionnante collection de cartes, toutes décalées à droite. Les huit premiers âges sont dominés mais leur répartition (3/3/2) ne dégage pas de gagnant. Finalement, Dom arrive dans le même tour à dominer l’âge 9 et à mettre en jeu les icônes qui lui manquaient pour la domination immédiate du domaine militaire. Le vieux renard prive donc de victoire Eymeric qui l’aurait emporté juste après. »

Table 2, dite « Est-Ouest mode d’emploi » : à cette partie d’Imperial 2030 on retrouve de vieux briscards pour un jeu qui n’est pas sorti depuis quelques temps, mais les vieux réflexes étaient encore là. Xel commence avec le redoutable duo Chine-Russie, François-René enfile le masque de Donald pour mener les troupes US, votre serviteur tente l’alliance Inde-Brésil, tandis que Gérard s’essaie à développer l’Europe avec un courage certain car a-t-on jamais vu l’Europe dépasser le niveau 2 sur les tables, ce n’est pas certain ? Tandis que l’ami américain fait feu de tout bois, la Chine se développe et l’usine du monde attire les convoitises: François-René s’en empare pour mieux la taxer, son masque de Donald n’était pas usurpé. L’Europe se tâte en se demandant si c’est bien moral de coloniser l’Afrique, et, répondant par la négative, jette son dévolu sur l’Ukraine. L’Inde se développe tranquillement vers le Sud, faisant ami-ami avec le Brésil, qui s’étend puissament (et de nouveau, François-René s’en empare). Mais c’est un sursis dans les deux cas, car à ce jeu aussi, c’est dangereux de jouer à la gauche de Xel: celle-ci s’empare des pays convoités juste avant de les taxer (les vieux réflexes, c’était ça). L’Inde finit en roue libre, niveau 3 quand même, l’Europe (niveau 1) s’est fourvoyée à force d’atermoiements, la Russie s’est sabordée comme à Koursk (les chars étaient chinois) et échoue à un médiocre niveau 2, dupe d’une alliance aux relents du passé avec le voisin Chinois, et c’est donc le Brésil qui finit niveau 5, devant USA et Chine (4).

A la table de marque, les positions ressortent ainsi:

  • François-René grand vainqueur avec 124 (Brésil 55, USA 24, Chine 32): il a réussi à trouver le meilleur positionnement entre Est et Ouest en évitant les losers
  • Xel et votre serviteur finissent de concert à 115 – boostés par le Brésil et les USA qui leur apportent respectivement 67 et 81 points
  • Gérard culmine à 83, grâce à ses actions US valorisées 64

Table 3, dite « Main de fer, gant de velours » : Baptiste a fait la loi à Pillards de la mer du Nord – Neox et Julien-2 se sont inclinées devant sa main de fer – fût-elle enfermée dans le gant de velours de la courtoisie qu’on lui connaît !

Table 4, dite « Visages humains » : à Celestia, la table 3 et ses costauds a pris un visage plus humain en intégrant Maïwenn. Une partie sans vainqueur connu où tous les humains étaient égaux, et aucun plus égal que les autres.

Table 5, dite « Printemps de drague » : à Codenames nous retrouvons les Rouges (Joan, Mickaël, Dom, VHS) et les Bleus (Eymeric, François-René, Xel, Doc Nico). De cette partie interminable  comme une nuit de printemps, toute de rire et de séduction entre Est et Ouest, et filles et garçons, on ressortira les faits saillants qui suivent:

  • Rouges 1-0: belle performance de Dom et de son équipe – à l’image du Rayons 3 (Aube, Soleil, Eclat)
  • Bleus 1-1: les Bleus se noient dans un océan de références marines avec Poisson, Pêche et Malte (Canne, Ligne, Côte, Rouge, Taupe) et échouent sur le Bateau – un intrus qui était blanc – avant de sécher sur la Morsure (Taupe, Pique)
  • Bleus 2-1: après un final à suspense, ponctué de coquines Fel… et Ej… les Rouges échouent pourtant à conclure – à savoir faire trouver Ceinture et Volet (Fermeture aurait fait l’affaire, pas la Structure proposée) et offrent la victoire aux Bleus qui n’en demandaient pas tant

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Séance de VENDREDI 17/08/2018 à Servel

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Le 17 août 2005, à Montpellier, Zinédine Zidane revient sur son retrait de l’équipe de France (qu’il avait annoncé un an auparavant), et joue son match de retour contre la Côte d’Ivoire en tant que capitaine. Dans cette rencontre, qui se joue à guichets fermés et est suivie par près de dix millions de téléspectateurs, la France s’imposera 3-0, avec notamment un but de Zidane. La suite de l’histoire d’amour avec les Bleus connaîtra des épisodes heureux à la coupe du monde 2006, avec notamment sa monumentale prestation contre le Brésil, mais, comme les histoires d’amour en général, elle se terminera mal, sur le coup de boule fatal de Berlin. Mais comme il y a toujours un bien pour un mal, ce fait donnera lieu à une oeuvre d’art aussi monumentale que le fut le geste, et qui fait la joie de la collection Lambert à Avignon, où elle accueille le visiteur.

13 ans après, et alors que Zidane amorce une nouvelle phase de retrait, les onze tables de cette soirée à rallonge à Lannion nous permettront de revisiter certains des plus grands joueurs de l’histoire à travers notre équipe idéale.

Table 1, dite « Dino Zoff » : à Descendance, le pouvoir de l’église permet à Maël (68) d’imposer sa loi, face à Sophie (61) et Nicolas II (54). C’est ce qui s’appelle, comme ne disaient pas les Italiens avant d’apprendre cette expression par l’entremise de Rudi Garcia, remettre l’église au centre du village. En attendant, si, champion du monde en 1982 à 40 ans, Dino Zoff reste le joueur le plus âgé à avoir gagné un Mondial, pour notre jeune vainqueur, la valeur n’attend pas le nombre des années.

Table 2, dite « Benjamin Pavard » : à Abyss surgit, venu de nulle part, Paul (85), qui étourdit d’une frappe de batard Xel (73) et Jérôme (68), qui coulent dans les profondeurs.

Table 3, dite « Marcelo » : à Troyes, Dom avait fière allure avec sa Chevalerie. Ce moteur dont le dé rouge est un carburant puissant a des airs de défenseur, mais il se révèle, comme Marcelo, redoutable en attaque. Et, comme, à l’instar du latéral du Réal, Dom n’est pas gauche dans ses jets,  il nous a roulés dessus avec le score surréel de 65, devant votre serviteur (39) et Gérard (32).

Table 4, dite « Fabio Cannavaro » : aussi brutal et imposant que le libéro italien Ballon d’or 2006, Doc Nico a fait la loi à Scythe dans une partie où Xof, Jack et Gérald ont surtout évité le un-contre-un. Une entrée en scène musclée pour Gérald, qui découvrait Parties Civiles, mais qui a eu l’air d’aimer ça !.

Table 5, dite « Franz Beckenbauer » : à Conan, Neox se risque à l’auto-analyse de sa contre-performance, car il ne joua pas le Kaiser – merci à lui :

« Alors que se déroule une conspiration dans le but de mettre Valerius sur le trône d’Aquilonie, Conan à disparu en voulant récupérer le coeur d’ahriman. Mais un petit groupe d’aventuriers composé de Neox, Hélène, François-René et Maiwenn, fidèles au roi Conan, ont suivi sa piste. Guidés par Ikhmet le renégat Stygien, les aventuriers ont découvert l’entrée d’un réseau souterrain complexe le long des berges du Styx… C’est là que Conan serait détenu. Le groupe nettoie tranquillement la grotte tout en cherchant le puits qui permettrait de descendre à l’étage inférieur. Une fois découvert, l’overlord (Mickaël) réveilla le gardien ultime de ses lieux, la reine scorpion! Elle commenca par pondre de nombreuses unités dans le but de nous freiner, mais rien ne pouvait plus arrêter les aventuriers qui mirent les têtes de ces arthropodes sur des piques. »

Table 6, dite « Andrès Iniesta » : Sea of clouds voit une issue proche de la table 2: Paul (88) remet le couvert face à Xel (65) et Jérôme (42). A l’instar du roi de la passe, avec Paul, tout casse, tout passe, sauf les baffes.

Table 7, dite « Dominique Rocheteau » : Baptiste, Hélène et un accolyte se la jouent comme Rocheeau à Warhammer 40,000. Ils ont été précis. Le bon ailier droit, c’est celui qui a de la craie sur les chaussures.

Table 8, dite « Claude Makelele » : à Innovation votre serviteur ramasse les châteaux chez Dom et Gérard, comme le fit Claude Makelele en France et en Espagne, grâce à la combinaison machiavélique des cartes Monothéisme et Ingénierie. Cette destruction en règle fut le fruit d’une incroyable erreur de Dom qui me permit de dominer les âges 2 et 3 et d’infliger un incroyable 5-1-0 à mes adversaires (c’est Dom qui sauve l’honneur) !

Table 9, dite « Delio Onnis » : malins comme de vieux renards des surfaces (dont Delio Onnis reste à jamais l’éternel modèle), Xel, Paul, Jérôme, Nicolas II, Maël et François-René ont arpenté celle bien glissante du tableau de Room 25. Les gardiens (Maël et Jérôme) ont été aussi efficaces qu’Arconada en finale de l’Euro 1984 !

Table 10, dite « Diego Maradona » : comme le stade Monumental de Buenos-Aires qui fit les beaux jours de l’argentin, cette partie d’Innovation restera dans les annales pour son incroyable final et son suspense digne du récent France-Argentine de la coupe du monde. Pourtant Doc Nico découvrait le jeu, mais c’est qu’il apprend vite ! Par la grâce de la main de Dieu, la victoire se joua à un tour près en ma faveur (6 dominations à 5) dans une partie qui monta très haut dans les tours et restera à jamais dans les annales. Frustré, le Doc remit son billet, mais il y fut défait cette fois nettement, 6 dominations à 1. Comme les deux buts si différents du Pibe de Oro lors du fameux Angleterre-Argentine de la coupe du monde 1986, à ce jeu, aucune partie ne se ressemble.

Table 11, dite « Garrincha » : à Codenames on a fait un petit tour en mer avec le commandant Cousteau et Tabarly, mais c’était surtout des ronds dans l’eau. Cette partie chaloupée comme un dribble de Garrincha aura au moins permis à quelqu’un à faire connaissance avec les Helvètes, dans une partie plutôt underground.

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Séance de VENDREDI 10/08/2018 à Servel

Entre le 10 et le 15 août 1539, le roi François 1er signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Villers-Cotterêts. Cette ordonnance très importante institue en premier lieu ce qui deviendra l’état civil en exigeant des curés des paroisses qu’ils procèdent à l’enregistrement par écrit des baptêmes, autrement dit des naissances (des ordonnances ultérieures, à Blois en 1579 et Saint-Germain-en-Laye en 1667, prescriront aussi l’enregistrement des décès et des mariages). Une innovation dont les généalogistes mesurent pleinement la portée.

L’ordonnance établit par ailleurs que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils l’étaient en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l’époque. C’est le fameux article 111:

Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l’intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement .

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De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires…. sous réserve néanmoins qu’ils lisent et écrivent la « langue d’oïl » pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.

L’ordonnance de Villers-Cotterêts est d’autant plus importante qu’à la différence de la plupart des autres nations européennes (Angleterre, Allemagne, Espagne….), la France est une construction politique sans unité linguistique à l’origine. Les élites du royaume, conscientes de cette faiblesse, n’ont pas attendu l’ordonnance pour faire leur la langue française, même dans les provinces les plus éloignées, et ainsi se rapprocher du pouvoir central. Ainsi, en 1448, peu après sa création, le Parlement de Toulouse décide de son propre chef qu’il n’emploierait plus que la langue d’oïl dans ses travaux et ses écrits, bien que cette langue fût complètement étrangère aux parlementaires et à leurs concitoyens ; plus étrangère que peut l’être aujourd’hui l’anglais pour les Français !

Notons enfin, ironie de l’histoire, que le premier acte notarié en français a été rédigé en 1532 (sept ans avant l’ordonnance de Villers-Cotterêts) à… Aoste, sur le versant italien des Alpes !

A Lannion, bien des siècles plus tard, quel que soit leur sabir, tous les particiviliens se sont compris – au moins jusqu’à la partie de Codenames ;-D

Table 1, dite « Chikaranga est, non legitur » : ici, Neox nous emène au Zimbabwe (ce nom, qui est une forme courte de « ziimba remabwe », est un mot shona (dialecte chikaranga) qui signifie « la grande maison faite de pierres »). Le site médiéval a donné son nom au célèbre opus de Splotter, The great Zimbabwe. Le président ne lit pas plus le chikaranga que les latins le grec, mais il règle une solide opposition composée de Tristan, Vincent-2 et Nicolas II.

Table 2, dite « In Spyrio veritas » : Dans l’univers steampunk de Spyrium, vous êtes un industriel qui cherche à exploiter dans des mines une ressource, le spyrium, pour le transformer dans des usines ou faire des recherches dans des laboratoires. L’originalité du jeu est dans le placement des ouvriers à l’étape 1 et leur récupération à l’étape 2 qui permet de récupérer de l’argent, des cartes, ou d’activer celles-ci, et, surtout, dans le contrôle de ce passage par les joueurs. Enfin, il est possible d’orienter son jeu en développant des brevets. Au terme d’un combat très indécis, Pierre (73) s’impose d’un coup de pioche, devançant Xel (72), Olive (65), et votre serviteur, qui, avec 58, était plus modeste que jamais.

Table 3, dite « Ita diis placuit » :  Dom a invité, pour une soirée découverte, son ami Nicolas, qui sera peut-être le cinquième de l’association à porter ce prénom un jour. Il y a eu d’abord un Hanabi – histoire de démarrer cool, puis, du plus sérieux avec Innovation, où il lui a donné de belles cartes, mais a fini par l’importer. Ainsi il a plu aux dieux.

Table 4, dite « Vivere militare est » :  A 878 – Les Vikings, Jack et Axel affrontent Mickaël et Gérard. De cette sourde lutte ne nous est parvenue que cette maxime: « La vie est un état de guerre ».

Table 5, dite « In principio erat Verbum » : à Codenames, au début, tout était verbe. Les Bleus (Xel, VHS, Pierre, Olive) ont battu à plate couture (3-0, plus une ou deux manches de consolante à la fin) les Rouges (Dom, Vincent-2, FR, Jack) sous le regard bienveillant de Neox, qui, en matière de verbe, est un croyant non pratiquant, et dont on retiendra les points saillants suivants:

  • Une manche toute en maîtrise de votre serviteur sur une grille pourtant injouable, marquée par un Capitaine 2 (Crochet, Chasse), un Déménagement 3 (Carton, Piano, Bulle), et surtout le final Rouge 2 (Cercle, Fraise), en évitant la Tarte pour cause d’une Pomme sur la grille !
  • Un Béring incompris par les Rouges qui ont tourné autour toute la manche, alors qu’il vaisait l’Arc….tique !
  • Un FR sérieux et efficace comme un pape en tant que maître-espion, mais rentré trop tard dans la partie pour en modifier le cours. En tant qu’espion, il resta fidèle à lui-même, déclarant, à propos de la Jardinière, qu’il la préférait en tablier (voire sans tablier) que dans l’assiette !
  • Un House à la limite pour les Bleus (Docteur, Londres) !
  • Dom incompris sur son indice Alcool 2 – qui visait Pomme, mais aussi Notes 

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Séance de MARDI 24/07/2018 à Servel

Un 24 juillet sous le signe du Canada.

Table 1, dite « 1848 » (première mise en service d’une locomotive, importée d’Angleterre): Xel initie à Brass Neox et DocNico, Julien-2 s’avérant déjà connaître. C’est la version 2018 montée en gamme (mais on me souffle qu’en fait il y avait déjà eu une édition deluxe de la v1) qui est utilisée, avec un plateau aux dessins soignés mais fort sombres. Partie serrée et appréciée que Xel (citation : « le charbon, c’est bon ») a bien failli gagner mais le Doc-capitaliste la coiffe à la fin.

Table 2, dite « 1967 » (le général de Gaulle s’écrie : « Vive le Québec libre ! ») : F-R, Jérôme, , Olivier (eux), Olive, Vincent et VHN (nous) composent les deux blocs qui s’affrontent à Quartermaster. Malgré un camp russe disposant dès le début de cartes Statut puissantes, les alliés l’emportent sur le fil, d’un unique point. En effet les italiens se battent comme de beaux diables, allant jusqu’à conquérir l’Ukraine, tandis que les japonais se déploient largement, sans toutefois accumuler des quantités de points. Les américains ont affaibli l’Axe par leurs bombardements mais n’ont pas aligné les cartes Statut et, après une poussée initiale dans le Pacifique, sont restés discrets sur les théâtres d’opérations. Et le Japon ne serait pas aventuré en Inde, on aurait vu une flotte soviétique déployée en Méditerranée et canonnant la France occupée !

Table 3, dite « 1534 » (Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du roi de France) :  la table 2 se coupe en deux et F-R, Jérôme et Olivier essaient Raids. Jérôme gagne et déclare « les pierres c’est bien ». Ensuite, un petit round de Non merci !

Table 4, dite « 1862 » (ruée vers l’or en Colombie Britannique) : Dom tente de convaincre Olive de l’attrait (au sens où un tour de montagne russes peut avoir de l’attrait) d’Innovation. L’inexpérience du second a rendu l’expérience cuisante, espérons qu’il y reviendra quand même.

Table 5, dite « 2015 » (pour la première fois, un canadien court le 200 m en moins de 20″) : paradoxalement, c’est après le départ du cycliste de service qu’on (Neox, Xel, DocNico et F-R ?) a joué à Flamme Rouge. Nous ignorons qui a agité le lion en peluche à l’arrivée de l’étape.

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Séance de VENDREDI 06/07/2018 à Ti Koad

Le rédacteur-adjoint de service éprouve un intérêt nettement plus fort pour les jeux de plateau que pour le football. Quelques heures après sa qualification pour une 6e demi-finale de coupe du monde, il évoquera néanmoins ces six rencontres de notre glorieuse équipe nationale.

Table 1, dite « Séville 1982 » : Vincent-2 ressort une deuxième fois son Feudum tout neuf. Autour de la table, Frank, Paul-Jr, Jack-2 rejoints par Maïwenn puis par le le regard d’un Baptiste qui a du mal à prendre congé. Un jeu qui comme la première fois dura fort longtemps, depuis l’explication de règles touffues jusqu’à la conclusion de 5 périodes de jeu, chacune nécessitant des choix nombreux et très ouverts. Et à 5 joueurs cela doit encore rallonger la partie. Il semble que cette dernière ne soit pas allée à son terme et que Vincent fera sa prochaine tentative hors des créneaux habituels de PC.

Table 2, dite « Saint-Denis 1998 » : Dom convainc Tristan (qui connait bien) et Camille (qui découvre) de jouer à Innovation, jeu qui a trouvé son petit fan-club depuis 6 mois. Camille prend un départ canon en dominant les âges 1, 2 et 3. En milieu de partie c’est Tristan, équipé d’une solide combo à base d’usines, qui score de l’influence tout en vidant la main des autres et domine les âges 4, 5 et 6. Dom en est réduit à le freiner en défaussant au même rythme l’influence de Tristan, provoquant plusieurs tours de sur-place. Mais Camille introduit la petite perturbation -le fameux « effet papil-lon » ?- qui débloque la situation et permet à VHN de dominer deux âges au même tour. Etalant quantité de cartes bien décalées, il se précipite vers une fin de partie à son avantage que Tristan, dans une tentative de tout faire sauter avec la carte Fission, ne parvient pas à empêcher.

Table 3, dite « Munich 2006 » : Olive fait découvrir Clochemerle (un descendant de Descendance avec des dés) à Nicolas-2 et Mickaël. La victoire est serrée comme un catenaccio, N2 l’emportant sur Olive par la règle de départage des égalités et le troisième étant 2 points derrière.

Table 4, dite « Göteborg 1958 » : après avoir vérifié que leurs vaccinations sont à jour, Xel, Baptiste et Neox s’enfoncent dans la jungle d’Amérique centrale à la recherche des temples de Tikal (dans sa réédition récente). La première a collectionné les artefacts tandis que le dernier a été mal servi dans sa pioche de tuiles et avoue avoir installé son camp de base trop tôt dans la partie. C’est X-el-Mercato qui l’emporte, détachée devant Baptiste-l’uruguayen et Neox-l’argentin.

Table 5, dite « Guadalajara 1986 » : petit voyage pour finir la soirée à Antler Island avec Tristan, Xel, N2 et VHN. Les deux premiers ont déjà connu la saison des amours tandis que pour les deux autres c’est leur première fois. Nicolas prend la tête au score malgré un combat perdu contre Dom quand, au début de son tour, VHN surprend toute la salle par la puissance de son organe : son brame attire 4 poulettes bichettes qu’il honore en série, le faisant jaillir jusqu’à la victoire sous le regard impuissant de ses rivaux.

Table 6, dite « Saint-Petersbourg 2018 » : au delà de minuit, on a beaucoup palabré puis on a joué les prolongations avec un Magic Maze qui rassemblait les vétérans de la table 1, sous le regard d’un Neox qui a du mal à prendre congé. Dans l’attente du résultat de ce jeu qui produit parfois des situations drôles comme une histoire belge.

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Séance de VENDREDI 22/06/2018 à Ti Koad

En ce 22 juin, Dan Brown fêtait son anniversaire. Si ses trois premiers romans ont eu peu de succès, avec moins de 10 000 exemplaires pour leur première édition, le quatrième, Da Vinci Code, est devenu un best-seller, https://i.pinimg.com/736x/9f/e4/1b/9fe41b9a23d7c0f7443f0e368c1f0540--cartoon-picture-dan-brown.jpgallant jusqu’à être en tête de la liste des meilleures ventes du New York Times pendant sa première semaine de sortie en 2003. C’est maintenant l’un des livres les plus populaires de tous les temps avec 86 millions d’exemplaires vendus dans le monde.

Et voici maintenant le compte-rendu d’une soirée de jeux pleine d’intrigues et de mystères…

Table 1, dite « Forteresse digitale » : retour de l’opus de Martin Wallace: A handful of stars. Thomas et votre serviteur remettent le couvert de mardi, tandis que Tristan et Michal découvrent. Une partie où Thomas (47), bénéficiant d’un tirage avantageux qui voyaient ses planètes bien alignées, bâtit peu à peu de ses propres doigts un inexpugnable forteresse – avec notamment un +6 au combat dans sa réserve. C’en était trop pour Tristan (39), qui lui céda le pas sur la fin, devançant votre narrateur (35) – stoppé en plein vol par un raid aussi vain que meurtrier de son voisin, Michal (24), qui pour sa part n’eut pas l’air d’apprécier le jeu et en particulier sa sophistiquée résolution des combats. « Pourquoi ne pas juste lancer des dés » ? Lança-t-il par bravade en quittant la table. Parce que c’est un Wallace bien sûr !

Table 2, dite « Deception point »  : au royaume des magiciens de Trickerion: Legends of illusion les arnaques et autres tromperies sont légion, comme dans le roman de Dan Brown. Xel faillit en être victime sur une erreur de comptage, mais c’est bien elle, qui de 2 points, domine le fier aréopage emmené par Maël, Neox et Julien-de-Paimpol, excusez du peu !

Table 3, dite « Anges et démons » : à Formule Dé, deux anges (Paul junior et Nicolas II) étaient à table avec un démon (Xof). Une partie dont on retiendra surtout, faute de feuille de score, cette interrogation d’un joueur – que les plus de cinquante ans ne peuvent pas comprendre: « Qui c’est, Alain Prost » ?

Table 4, dite « Les grenouilles heureuses » : à ses débuts, Dan Brown s’orientait vers une carrière musicale, créant des effets avec un synthétiseur. Il produisit notamment une cassette pour enfants avec des chansons telles que « les grenouilles heureuses » ! Voilà qui convient parfaitement pour désigner avec affection Benjamin et Linnéa, deux nouveaux amis (pour la vie ?), qui enchaînent avec ravissement deux parties de Peloponnes. C’est d’abord Vincent-2 qui s’impose, suivi ensuite par Olivier.

Table 5, dite « Origine » : Shards of Infinity est de retour: à ce jeu d’affrontement, jusqu’à l’élimination de tous sauf un, de la grande famille des deck builders, votre serviteur et Thomas sont retournés à leur origine de poussière. Tristan fut le seul survivant, et, comme il est infiniment grand, il remit le couvert avec Thomas tandis que votre narrateur se glissait dans le noir manteau de la nuit.

Table 6, dite « Inferno » : à Time bomb beaucoup trop de joueurs furent présents pour les tous nommer, mais on assure qu’il y avait une ambiance d’enfer.

Table 7, dite « Le symbole perdu » : à Innovation, Xel a longtemps cherché le symbole permettant de contrer les cartes meurtrières de Maël, et a fini par le trouver à l’autre bout de la nuit.

Table 8, dite « Da vinci code » :  à Death Angel François-René, Nicolas II, Xof et Cédric jouent, et jouent encore à percer le mystère de la mort de l’ange…

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Séance de VENDREDI 08/06/2018 à St-Elivet

Mahomet s’est éteint à Médine le 8 juin 632 (le 13 du mois de Rabi’ premier, selon le calendrier arabe). Celui qui va apparaître plus tard comme le Prophète de l’islam décède suite à une fièvre douloureuse et une longue maladie, peut-être consécutive à un empoisonnement. Il a environ 63 ans. Sa tombe est creusée à l’endroit même de sa mort.

Mahomet offrit l’image d’un homme énergique mais aussi pénétré de sa mission divine. Il se défend d’être poète et se juge incapable d’inventer par lui-même quoi que ce soit de comparable au Coran. Il se reconnaît faillible et ne se veut en rien différent des autres hommes. C’est un guerrier qui ne rechigne pas à donner la mort. Il aime les femmes et ne s’en cache pas. Il consacre par ailleurs beaucoup de temps à la prière et dédaigne les richesses de ce monde.

À l’instant de mourir, bien qu’il ait eu neuf femmes légitimes, il ne laisse aucun fils survivant susceptible de lui succéder à la tête des croyants. Abou Bekr remplace le messager d’Allah au terme d’une brève lutte de succession et prend le nom de khalîfa (calife), d’un mot arabe qui veut dire lieutenant ou remplaçant. Ce premier calife a 59 ans, figure parmi les plus anciens compagnons de Mahomet, et est aussi le père d’Aïcha, l’épouse préférée du Prophète.

Mahomet a soumis par les armes la partie occidentale de la péninsule arabe à son autorité en une dizaine d’années. Après sa mort, ses successeurs entraîneront leurs troupes à la conquête du Moyen-Orient et de la rive sud de la mer Méditerranée.

A Lannion, quelques années après, on était en plein ramadan, mais on n’a ni bu, ni mangé, ni fait l’amour, on ne s’est pas non plus maquillé et on n’a pas fumé – par contre, et c’est permis, on a vérifié – on a joué !

Table 1, dite « Sacrilège » : la bande des quatre fantastiques se reconstitue pour Lisboa – les règles étant encore fraîches de la semaine dernière. Mais le résultat fut différent, et conduisit à un sacrilège: la défaite de Tristan (124), dominé à la régulière par Thibault (132). Neox (112) et Xel (103) ont apprécié cette partie qui aboutit à des scores impressionnants !

Table 2, dite « Soumission » : à Inis – aimablement prêté par Neox qui-a-le-jeu-et-qui-aime-bien-mais-qui-quand-même-n’y-a-pas-touché-en-476-jours, Dom, Mks et votre serviteur découvrent un univers plaisant et un jeu retors où il faut surveiller les différentes conditions de fin de partie et gérer avec doigté son usage des cartes et son droit de passage. Le plus roué des trois a soumis les deux autres, remportant successivement deux parties d’un jeu malin – et peut-être voué à une domification rapide (« domifio subito » dit-on dans les grimoires) ?

Table 3, dite « Aumônes » : ici, on joua Huns – Thomas et Mickaël se sont adjugé chacun une partie, laissant Guillaume et Vincent-2 à leurs aumônes et leur insondable désarroi.

Table 4, dite « Sourate » : Baptiste est un fidèle de l’univers Warhammer (ici en version Underworld Shadespire) – un jeu aussi long à nommer qu’une sourate – et en fut récompensé.

Table 5, dite « Guerre sainte » :  This war of mine était terre de djihad pour des combattants aussi braves qu’anonymes !

This War of Mine : le Jeu de Plateau

Table 6, dite « Blasphème » : ici une partie d’Innovation rassembla Dom,Thomas et votre serviteur, qui l’emporta au terme d’une joute épique et splendide où les augures ont longtemps hésité avec Dom, en position de conclure mais pas assez haut perché dans le grade des cartes actives. Votre serviteur avait pour sa part un plateau de cartes presque vide, mais en tira miraculeusement (et par des procédés qu’on ne saurait nommer ici) un profit aussi éhonté qu’un blashphème !

Table 7, dite « Retour de pélerinage » : revenu de Canossa après sa déconfiture de la table 1, Tristan règle Xel et Thibault à Schwarzer Freitag – et à ce jeu boursier, c’était question d’honneur mais pas d’argent, croyez-le bien !

Table 8, dite « Coran continu » : à Codenames les rouges (Maïwenn, FR, Nourdine, Guillaume-alias-Yohann) ont était défaits par les bleus (Jérôme, Nicolas II, Axel, VHS, Xel) sur le score de 2-1. Une partie marquée par la domination croissante des bleus, qui ont dicté leur récitation au débit d’un Coran continu, alors que les rouges étaient en plein doute sur la signification de mots aussi profanes que S…e 2 (Colon, Tige). Il y eut aussi quelques situations cocasses, à l’image de l’indice Exclu 2 répété 2 fois – d’abord (Mouton, Noir), puis (Cours, Bar) – ça sent le vécu ! La conclusion vit votre modeste narrateur à l’oeuvre avec pour commencer un Mao Zedong 5 (Rouge, Marche, Chef, Appareil, Dragon), et pour finir le subtil Gros 2 (Bras, Géant).

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Séance de VENDREDI 23/02/2018 à St-Elivet

Ni le froid ni les vacances n’ont raison des membres de Parties Civiles qui ont été récompensés par des muffins aux myrtilles (guess who?)

Table 1, dite « Dieux querelleurs » : Christophe, Elouan, Guillaume et Mickaël ne se lassent pas de Mythic Battles : Pantheon. Ce soir, plutôt que jouer en équipe, c’est chacun pour soi. Le dernier nommé triomphe des autres dieux et de leurs supplétifs.

Table 2, dite « Célibat forcé » : Baptiste-Zen-grâce-aux-Yen, Neox, Hélène, Olive et Nicolas-2 ressortent le récent Rising Sun. Un nombre impair de joueurs, donc, ce qui ne sera pas sans conséquences sur le déroulement de la partie. En effet la phase d’alliances est essentielle dans le jeu et il y aura un laissé pour compte. Alors que N2 a fait la course en tête, c’est Neox (à la tête du clan Bonsai) qui finit par l’emporter.

Table 3, dite « Longue agonie » : la promesse était alléchante : un jeu dont il n’est pas nécessaire d’apprendre la règle au préalable, il suffit d’ouvrir la boite et de se laisser guider. Chiche dit DocNico qui s’entoure de Sophie, Maël, Michal et F-R pour découvrir This War of Mine, un jeu coopératif au thème sombre tiré d’un jeu vidéo. Oui mais ce n’est pas parce qu’on lit les règles au fur et à mesure qu’elle sont moins longues ou moins compliquées ! ainsi à minuit bien passé, ce qui reste du groupe finit par arrêter alors que le premier scénario n’est pas encore fini.

Table 4, dite « Petit boîte » : trois misfits ne cèdent pas au chrome des jeux déployés sur les autres tables et, trouvant leur compte dans des jeux de cartes qui ne paient pas de mine (vous-ai je déjà parlé du DUC ?), entament une partie de Innovation. Deux vieux renards (Tristan et Dom) initient un perdreau de l’année (Eric) qui s’avère vite avoir la viande coriace. Première partie serrée où Tristan voit son avance de mi-partie (il pioche à un moment des cartes en avance de 3 âges sur les autres) fondre devant le retour de VHN qui l’emporte aux Dominations (5-4-2). Eric qui y a pris goût propose de remettre le couvert. Avec un tableau de jeu en apparence médiocre (3 couleurs dont une seule décalée), il gagne proprement la seconde partie avec 5 Dominations contre 1 et 0.

Table 5, dite « Boîte minuscule » : la table 4 s’hybride avec la table 2 et Tristan, Olive, N2 et VHN se retrouvent à essayer Meuterer. Encore moins de cartes que Innovation mais un jeu à sélection de rôles (il a inspiré Citadelles) offrant des choix intéressants. C’est Nicolas qui, commençant par un commerce maritime juteux pour ensuite se mutiner au bon moment, accumule les points. Il l’emporte devant Olive qui est resté longtemps Capitaine et les deux renards au pied décidément peu marin. Mmm, il a une tête de jeu qui se rethème…

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