Séance de VENDREDI 17/08/2018 à Servel

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Le 17 août 2005, à Montpellier, Zinédine Zidane revient sur son retrait de l’équipe de France (qu’il avait annoncé un an auparavant), et joue son match de retour contre la Côte d’Ivoire en tant que capitaine. Dans cette rencontre, qui se joue à guichets fermés et est suivie par près de dix millions de téléspectateurs, la France s’imposera 3-0, avec notamment un but de Zidane. La suite de l’histoire d’amour avec les Bleus connaîtra des épisodes heureux à la coupe du monde 2006, avec notamment sa monumentale prestation contre le Brésil, mais, comme les histoires d’amour en général, elle se terminera mal, sur le coup de boule fatal de Berlin. Mais comme il y a toujours un bien pour un mal, ce fait donnera lieu à une oeuvre d’art aussi monumentale que le fut le geste, et qui fait la joie de la collection Lambert à Avignon, où elle accueille le visiteur.

13 ans après, et alors que Zidane amorce une nouvelle phase de retrait, les onze tables de cette soirée à rallonge à Lannion nous permettront de revisiter certains des plus grands joueurs de l’histoire à travers notre équipe idéale.

Table 1, dite « Dino Zoff » : à Descendance, le pouvoir de l’église permet à Maël (68) d’imposer sa loi, face à Sophie (61) et Nicolas II (54). C’est ce qui s’appelle, comme ne disaient pas les Italiens avant d’apprendre cette expression par l’entremise de Rudi Garcia, remettre l’église au centre du village. En attendant, si, champion du monde en 1982 à 40 ans, Dino Zoff reste le joueur le plus âgé à avoir gagné un Mondial, pour notre jeune vainqueur, la valeur n’attend pas le nombre des années.

Table 2, dite « Benjamin Pavard » : à Abyss surgit, venu de nulle part, Paul (85), qui étourdit d’une frappe de batard Xel (73) et Jérôme (68), qui coulent dans les profondeurs.

Table 3, dite « Marcelo » : à Troyes, Dom avait fière allure avec sa Chevalerie. Ce moteur dont le dé rouge est un carburant puissant a des airs de défenseur, mais il se révèle, comme Marcelo, redoutable en attaque. Et, comme, à l’instar du latéral du Réal, Dom n’est pas gauche dans ses jets,  il nous a roulés dessus avec le score surréel de 65, devant votre serviteur (39) et Gérard (32).

Table 4, dite « Fabio Cannavaro » : aussi brutal et imposant que le libéro italien Ballon d’or 2006, Doc Nico a fait la loi à Scythe dans une partie où Xof, Jack et Gérard ont surtout évité le un-contre-un. Une entrée en scène musclée pour Gérald, qui découvrait Parties Civiles, mais qui a eu l’air d’aimer ça !.

Table 5, dite « Franz Beckenbauer » : à Conan, Neox se risque à l’auto-analyse de sa contre-performance, car il ne joua pas le Kaiser – merci à lui :

« Alors que se déroule une conspiration dans le but de mettre Valerius sur le trône d’Aquilonie, Conan à disparu en voulant récupérer le coeur d’ahriman. Mais un petit groupe d’aventuriers composé de Neox, Hélène, François-René et Maiwenn, fidèles au roi Conan, ont suivi sa piste. Guidés par Ikhmet le renégat Stygien, les aventuriers ont découvert l’entrée d’un réseau souterrain complexe le long des berges du Styx… C’est là que Conan serait détenu. Le groupe nettoie tranquillement la grotte tout en cherchant le puits qui permettrait de descendre à l’étage inférieur. Une fois découvert, l’overlord (Mickaël) réveilla le gardien ultime de ses lieux, la reine scorpion! Elle commenca par pondre de nombreuses unités dans le but de nous freiner, mais rien ne pouvait plus arrêter les aventuriers qui mirent les têtes de ces arthropodes sur des piques. »

Table 6, dite « Andrès Iniesta » : Sea of clouds voit une issue proche de la table 2: Paul (88) remet le couvert face à Xel (65) et Jérôme (42). A l’instar du roi de la passe, avec Paul, tout casse, tout passe, sauf les baffes.

Table 7, dite « Dominique Rocheteau » : Baptiste, Hélène et un accolyte se la jouent comme Rocheeau à Warhammer 40,000. Ils ont été précis. Le bon ailier droit, c’est celui qui a de la craie sur les chaussures.

Table 8, dite « Claude Makelele » : à Innovation votre serviteur ramasse les châteaux chez Dom et Xel, comme le fit Claude Makelele en France et en Espagne, grâce à la combinaison machiavélique des cartes Monothéisme et Ingénierie. Cette destruction en règle fut le fruit d’une incroyable erreur de Dom qui me permit de dominer les âges 2 et 3 et d’infliger un incroyable 5-0-0 à mes adversaires !

Table 9, dite « Delio Onnis » : malins comme de vieux renards des surfaces (dont Delio Onnis reste à jamais l’éternel modèle), Xel, Paul, Jérôme, Nicolas II, Maël et François-René ont arpenté celle bien glissante du tableau de Room 25.

Table 10, dite « Diego Maradona » : comme le stade Monumental de Buenos-Aires qui fit les beaux jours de l’argentin, cette partie d’Innovation restera dans les annales pour son incroyable final et son suspense digne du récent France-Argentine de la coupe du monde. Pourtant Doc Nico découvrait le jeu, mais c’est qu’il apprend vite ! Par la grâce de la main de Dieu, la victoire se joua à un tour près en ma faveur (6 dominations à 5) dans une partie qui monta très haut dans les tours et restera à jamais dans les annales. Frustré, le Doc remit son billet, mais il y fut défait cette fois nettement, 6 dominations à 1. Comme les deux buts si différents du Pibe de Oro lors du fameux Angleterre-Argentine de la coupe du monde 1986, à ce jeu, aucune partie ne se ressemble.

Table 11, dite « Garrincha » : à Codenames on a fait un petit tour en mer avec le commandant Cousteau et Tabarly, mais c’était surtout des ronds dans l’eau. Cette partie chaloupée comme un dribble de Garrincha aura au moins permis à quelqu’un à faire connaissance avec les Helvètes, dans une partie plutôt underground.

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Séance de VENDREDI 10/08/2018 à Servel

Entre le 10 et le 15 août 1539, le roi François 1er signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Villers-Cotterêts. Cette ordonnance très importante institue en premier lieu ce qui deviendra l’état civil en exigeant des curés des paroisses qu’ils procèdent à l’enregistrement par écrit des baptêmes, autrement dit des naissances (des ordonnances ultérieures, à Blois en 1579 et Saint-Germain-en-Laye en 1667, prescriront aussi l’enregistrement des décès et des mariages). Une innovation dont les généalogistes mesurent pleinement la portée.

L’ordonnance établit par ailleurs que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils l’étaient en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l’époque. C’est le fameux article 111:

Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l’intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement .

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De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires…. sous réserve néanmoins qu’ils lisent et écrivent la « langue d’oïl » pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.

L’ordonnance de Villers-Cotterêts est d’autant plus importante qu’à la différence de la plupart des autres nations européennes (Angleterre, Allemagne, Espagne….), la France est une construction politique sans unité linguistique à l’origine. Les élites du royaume, conscientes de cette faiblesse, n’ont pas attendu l’ordonnance pour faire leur la langue française, même dans les provinces les plus éloignées, et ainsi se rapprocher du pouvoir central. Ainsi, en 1448, peu après sa création, le Parlement de Toulouse décide de son propre chef qu’il n’emploierait plus que la langue d’oïl dans ses travaux et ses écrits, bien que cette langue fût complètement étrangère aux parlementaires et à leurs concitoyens ; plus étrangère que peut l’être aujourd’hui l’anglais pour les Français !

Notons enfin, ironie de l’histoire, que le premier acte notarié en français a été rédigé en 1532 (sept ans avant l’ordonnance de Villers-Cotterêts) à… Aoste, sur le versant italien des Alpes !

A Lannion, bien des siècles plus tard, quel que soit leur sabir, tous les particiviliens se sont compris – au moins jusqu’à la partie de Codenames ;-D

Table 1, dite « Chikaranga est, non legitur » : ici, Neox nous emène au Zimbabwe (ce nom, qui est une forme courte de « ziimba remabwe », est un mot shona (dialecte chikaranga) qui signifie « la grande maison faite de pierres »). Le site médiéval a donné son nom au célèbre opus de Splotter, The great Zimbabwe. Le président ne lit pas plus le chikaranga que les latins le grec, mais il règle une solide opposition composée de Tristan, Vincent-2 et Nicolas II.

Table 2, dite « In Spyrio veritas » : Dans l’univers steampunk de Spyrium, vous êtes un industriel qui cherche à exploiter dans des mines une ressource, le spyrium, pour le transformer dans des usines ou faire des recherches dans des laboratoires. L’originalité du jeu est dans le placement des ouvriers à l’étape 1 et leur récupération à l’étape 2 qui permet de récupérer de l’argent, des cartes, ou d’activer celles-ci, et, surtout, dans le contrôle de ce passage par les joueurs. Enfin, il est possible d’orienter son jeu en développant des brevets. Au terme d’un combat très indécis, Pierre (73) s’impose d’un coup de pioche, devançant Xel (72), Olive (65), et votre serviteur, qui, avec 58, était plus modeste que jamais.

Table 3, dite « Ita diis placuit » :  Dom a invité, pour une soirée découverte, son ami Nicolas, qui sera peut-être le cinquième de l’association à porter ce prénom un jour. Il y a eu d’abord un Hanabi – histoire de démarrer cool, puis, du plus sérieux avec Innovation, où il lui a donné de belles cartes, mais a fini par l’importer. Ainsi il a plu aux dieux.

Table 4, dite « Vivere militare est » :  A 878 – Les Vikings, Jack et Axel affrontent Mickaël et Gérard. De cette sourde lutte ne nous est parvenue que cette maxime: « La vie est un état de guerre ».

Table 5, dite « In principio erat Verbum » : à Codenames, au début, tout était verbe. Les Bleus (Xel, VHS, Pierre, Olive) ont battu à plate couture (3-0, plus une ou deux manches de consolante à la fin) les Rouges (Dom, Vincent-2, FR, Jack) sous le regard bienveillant de Neox, qui, en matière de verbe, est un croyant non pratiquant, et dont on retiendra les points saillants suivants:

  • Une manche toute en maîtrise de votre serviteur sur une grille pourtant injouable, marquée par un Capitaine 2 (Crochet, Chasse), un Déménagement 3 (Carton, Piano, Bulle), et surtout le final Rouge 2 (Cercle, Fraise), en évitant la Tarte pour cause d’une Pomme sur la grille !
  • Un Béring incompris par les Rouges qui ont tourné autour toute la manche, alors qu’il vaisait l’Arc….tique !
  • Un FR sérieux et efficace comme un pape en tant que maître-espion, mais rentré trop tard dans la partie pour en modifier le cours. En tant qu’espion, il resta fidèle à lui-même, déclarant, à propos de la Jardinière, qu’il la préférait en tablier (voire sans tablier) que dans l’assiette !
  • Un House à la limite pour les Bleus (Docteur, Londres) !
  • Dom incompris sur son indice Alcool 2 – qui visait Pomme, mais aussi Notes 

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Séance de MARDI 24/07/2018 à Servel

Un 24 juillet sous le signe du Canada.

Table 1, dite « 1848 » (première mise en service d’une locomotive, importée d’Angleterre): Xel initie à Brass Neox et DocNico, Julien-2 s’avérant déjà connaître. C’est la version 2018 montée en gamme (mais on me souffle qu’en fait il y avait déjà eu une édition deluxe de la v1) qui est utilisée, avec un plateau aux dessins soignés mais fort sombres. Partie serrée et appréciée que Xel (citation : « le charbon, c’est bon ») a bien failli gagner mais le Doc-capitaliste la coiffe à la fin.

Table 2, dite « 1967 » (le général de Gaulle s’écrie : « Vive le Québec libre ! ») : F-R, Jérôme, , Olivier (eux), Olive, Vincent et VHN (nous) composent les deux blocs qui s’affrontent à Quartermaster. Malgré un camp russe disposant dès le début de cartes Statut puissantes, les alliés l’emportent sur le fil, d’un unique point. En effet les italiens se battent comme de beaux diables, allant jusqu’à conquérir l’Ukraine, tandis que les japonais se déploient largement, sans toutefois accumuler des quantités de points. Les américains ont affaibli l’Axe par leurs bombardements mais n’ont pas aligné les cartes Statut et, après une poussée initiale dans le Pacifique, sont restés discrets sur les théâtres d’opérations. Et le Japon ne serait pas aventuré en Inde, on aurait vu une flotte soviétique déployée en Méditerranée et canonnant la France occupée !

Table 3, dite « 1534 » (Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du roi de France) :  la table 2 se coupe en deux et F-R, Jérôme et Olivier essaient Raids. Jérôme gagne et déclare « les pierres c’est bien ». Ensuite, un petit round de Non merci !

Table 4, dite « 1862 » (ruée vers l’or en Colombie Britannique) : Dom tente de convaincre Olive de l’attrait (au sens où un tour de montagne russes peut avoir de l’attrait) d’Innovation. L’inexpérience du second a rendu l’expérience cuisante, espérons qu’il y reviendra quand même.

Table 5, dite « 2015 » (pour la première fois, un canadien court le 200 m en moins de 20″) : paradoxalement, c’est après le départ du cycliste de service qu’on (Neox, Xel, DocNico et F-R ?) a joué à Flamme Rouge. Nous ignorons qui a agité le lion en peluche à l’arrivée de l’étape.

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Séance de VENDREDI 06/07/2018 à Ti Koad

Le rédacteur-adjoint de service éprouve un intérêt nettement plus fort pour les jeux de plateau que pour le football. Quelques heures après sa qualification pour une 6e demi-finale de coupe du monde, il évoquera néanmoins ces six rencontres de notre glorieuse équipe nationale.

Table 1, dite « Séville 1982 » : Vincent-2 ressort une deuxième fois son Feudum tout neuf. Autour de la table, Frank, Paul-Jr, Jack-2 rejoints par Maïwenn puis par le le regard d’un Baptiste qui a du mal à prendre congé. Un jeu qui comme la première fois dura fort longtemps, depuis l’explication de règles touffues jusqu’à la conclusion de 5 périodes de jeu, chacune nécessitant des choix nombreux et très ouverts. Et à 5 joueurs cela doit encore rallonger la partie. Il semble que cette dernière ne soit pas allée à son terme et que Vincent fera sa prochaine tentative hors des créneaux habituels de PC.

Table 2, dite « Saint-Denis 1998 » : Dom convainc Tristan (qui connait bien) et Camille (qui découvre) de jouer à Innovation, jeu qui a trouvé son petit fan-club depuis 6 mois. Camille prend un départ canon en dominant les âges 1, 2 et 3. En milieu de partie c’est Tristan, équipé d’une solide combo à base d’usines, qui score de l’influence tout en vidant la main des autres et domine les âges 4, 5 et 6. Dom en est réduit à le freiner en défaussant au même rythme l’influence de Tristan, provoquant plusieurs tours de sur-place. Mais Camille introduit la petite perturbation -le fameux « effet papil-lon » ?- qui débloque la situation et permet à VHN de dominer deux âges au même tour. Etalant quantité de cartes bien décalées, il se précipite vers une fin de partie à son avantage que Tristan, dans une tentative de tout faire sauter avec la carte Fission, ne parvient pas à empêcher.

Table 3, dite « Munich 2006 » : Olive fait découvrir Clochemerle (un descendant de Descendance avec des dés) à Nicolas-2 et Mickaël. La victoire est serrée comme un catenaccio, N2 l’emportant sur Olive par la règle de départage des égalités et le troisième étant 2 points derrière.

Table 4, dite « Göteborg 1958 » : après avoir vérifié que leurs vaccinations sont à jour, Xel, Baptiste et Neox s’enfoncent dans la jungle d’Amérique centrale à la recherche des temples de Tikal (dans sa réédition récente). La première a collectionné les artefacts tandis que le dernier a été mal servi dans sa pioche de tuiles et avoue avoir installé son camp de base trop tôt dans la partie. C’est X-el-Mercato qui l’emporte, détachée devant Baptiste-l’uruguayen et Neox-l’argentin.

Table 5, dite « Guadalajara 1986 » : petit voyage pour finir la soirée à Antler Island avec Tristan, Xel, N2 et VHN. Les deux premiers ont déjà connu la saison des amours tandis que pour les deux autres c’est leur première fois. Nicolas prend la tête au score malgré un combat perdu contre Dom quand, au début de son tour, VHN surprend toute la salle par la puissance de son organe : son brame attire 4 poulettes bichettes qu’il honore en série, le faisant jaillir jusqu’à la victoire sous le regard impuissant de ses rivaux.

Table 6, dite « Saint-Petersbourg 2018 » : au delà de minuit, on a beaucoup palabré puis on a joué les prolongations avec un Magic Maze qui rassemblait les vétérans de la table 1, sous le regard d’un Neox qui a du mal à prendre congé. Dans l’attente du résultat de ce jeu qui produit parfois des situations drôles comme une histoire belge.

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Séance de VENDREDI 22/06/2018 à Ti Koad

En ce 22 juin, Dan Brown fêtait son anniversaire. Si ses trois premiers romans ont eu peu de succès, avec moins de 10 000 exemplaires pour leur première édition, le quatrième, Da Vinci Code, est devenu un best-seller, https://i.pinimg.com/736x/9f/e4/1b/9fe41b9a23d7c0f7443f0e368c1f0540--cartoon-picture-dan-brown.jpgallant jusqu’à être en tête de la liste des meilleures ventes du New York Times pendant sa première semaine de sortie en 2003. C’est maintenant l’un des livres les plus populaires de tous les temps avec 86 millions d’exemplaires vendus dans le monde.

Et voici maintenant le compte-rendu d’une soirée de jeux pleine d’intrigues et de mystères…

Table 1, dite « Forteresse digitale » : retour de l’opus de Martin Wallace: A handful of stars. Thomas et votre serviteur remettent le couvert de mardi, tandis que Tristan et Michal découvrent. Une partie où Thomas (47), bénéficiant d’un tirage avantageux qui voyaient ses planètes bien alignées, bâtit peu à peu de ses propres doigts un inexpugnable forteresse – avec notamment un +6 au combat dans sa réserve. C’en était trop pour Tristan (39), qui lui céda le pas sur la fin, devançant votre narrateur (35) – stoppé en plein vol par un raid aussi vain que meurtrier de son voisin, Michal (24), qui pour sa part n’eut pas l’air d’apprécier le jeu et en particulier sa sophistiquée résolution des combats. « Pourquoi ne pas juste lancer des dés » ? Lança-t-il par bravade en quittant la table. Parce que c’est un Wallace bien sûr !

Table 2, dite « Deception point »  : au royaume des magiciens de Trickerion: Legends of illusion les arnaques et autres tromperies sont légion, comme dans le roman de Dan Brown. Xel faillit en être victime sur une erreur de comptage, mais c’est bien elle, qui de 2 points, domine le fier aréopage emmené par Maël, Neox et Julien-de-Paimpol, excusez du peu !

Table 3, dite « Anges et démons » : à Formule Dé, deux anges (Paul junior et Nicolas II) étaient à table avec un démon (Xof). Une partie dont on retiendra surtout, faute de feuille de score, cette interrogation d’un joueur – que les plus de cinquante ans ne peuvent pas comprendre: « Qui c’est, Alain Prost » ?

Table 4, dite « Les grenouilles heureuses » : à ses débuts, Dan Brown s’orientait vers une carrière musicale, créant des effets avec un synthétiseur. Il produisit notamment une cassette pour enfants avec des chansons telles que « les grenouilles heureuses » ! Voilà qui convient parfaitement pour désigner avec affection Benjamin et Linnéa, deux nouveaux amis (pour la vie ?), qui enchaînent avec ravissement deux parties de Peloponnes. C’est d’abord Vincent-2 qui s’impose, suivi ensuite par Olivier.

Table 5, dite « Origine » : Shards of Infinity est de retour: à ce jeu d’affrontement, jusqu’à l’élimination de tous sauf un, de la grande famille des deck builders, votre serviteur et Thomas sont retournés à leur origine de poussière. Tristan fut le seul survivant, et, comme il est infiniment grand, il remit le couvert avec Thomas tandis que votre narrateur se glissait dans le noir manteau de la nuit.

Table 6, dite « Inferno » : à Time bomb beaucoup trop de joueurs furent présents pour les tous nommer, mais on assure qu’il y avait une ambiance d’enfer.

Table 7, dite « Le symbole perdu » : à Innovation, Xel a longtemps cherché le symbole permettant de contrer les cartes meurtrières de Maël, et a fini par le trouver à l’autre bout de la nuit.

Table 8, dite « Da vinci code » :  à Death Angel François-René, Nicolas II, Xof et Cédric jouent, et jouent encore à percer le mystère de la mort de l’ange…

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Séance de VENDREDI 08/06/2018 à St-Elivet

Mahomet s’est éteint à Médine le 8 juin 632 (le 13 du mois de Rabi’ premier, selon le calendrier arabe). Celui qui va apparaître plus tard comme le Prophète de l’islam décède suite à une fièvre douloureuse et une longue maladie, peut-être consécutive à un empoisonnement. Il a environ 63 ans. Sa tombe est creusée à l’endroit même de sa mort.

Mahomet offrit l’image d’un homme énergique mais aussi pénétré de sa mission divine. Il se défend d’être poète et se juge incapable d’inventer par lui-même quoi que ce soit de comparable au Coran. Il se reconnaît faillible et ne se veut en rien différent des autres hommes. C’est un guerrier qui ne rechigne pas à donner la mort. Il aime les femmes et ne s’en cache pas. Il consacre par ailleurs beaucoup de temps à la prière et dédaigne les richesses de ce monde.

À l’instant de mourir, bien qu’il ait eu neuf femmes légitimes, il ne laisse aucun fils survivant susceptible de lui succéder à la tête des croyants. Abou Bekr remplace le messager d’Allah au terme d’une brève lutte de succession et prend le nom de khalîfa (calife), d’un mot arabe qui veut dire lieutenant ou remplaçant. Ce premier calife a 59 ans, figure parmi les plus anciens compagnons de Mahomet, et est aussi le père d’Aïcha, l’épouse préférée du Prophète.

Mahomet a soumis par les armes la partie occidentale de la péninsule arabe à son autorité en une dizaine d’années. Après sa mort, ses successeurs entraîneront leurs troupes à la conquête du Moyen-Orient et de la rive sud de la mer Méditerranée.

A Lannion, quelques années après, on était en plein ramadan, mais on n’a ni bu, ni mangé, ni fait l’amour, on ne s’est pas non plus maquillé et on n’a pas fumé – par contre, et c’est permis, on a vérifié – on a joué !

Table 1, dite « Sacrilège » : la bande des quatre fantastiques se reconstitue pour Lisboa – les règles étant encore fraîches de la semaine dernière. Mais le résultat fut différent, et conduisit à un sacrilège: la défaite de Tristan (124), dominé à la régulière par Thibault (132). Neox (112) et Xel (103) ont apprécié cette partie qui aboutit à des scores impressionnants !

Table 2, dite « Soumission » : à Inis – aimablement prêté par Neox qui-a-le-jeu-et-qui-aime-bien-mais-qui-quand-même-n’y-a-pas-touché-en-476-jours, Dom, Mks et votre serviteur découvrent un univers plaisant et un jeu retors où il faut surveiller les différentes conditions de fin de partie et gérer avec doigté son usage des cartes et son droit de passage. Le plus roué des trois a soumis les deux autres, remportant successivement deux parties d’un jeu malin – et peut-être voué à une domification rapide (« domifio subito » dit-on dans les grimoires) ?

Table 3, dite « Aumônes » : ici, on joua Huns – Thomas et Mickaël se sont adjugé chacun une partie, laissant Guillaume et Vincent-2 à leurs aumônes et leur insondable désarroi.

Table 4, dite « Sourate » : Baptiste est un fidèle de l’univers Warhammer (ici en version Underworld Shadespire) – un jeu aussi long à nommer qu’une sourate – et en fut récompensé.

Table 5, dite « Guerre sainte » :  This war of mine était terre de djihad pour des combattants aussi braves qu’anonymes !

This War of Mine : le Jeu de Plateau

Table 6, dite « Blasphème » : ici une partie d’Innovation rassembla Dom,Thomas et votre serviteur, qui l’emporta au terme d’une joute épique et splendide où les augures ont longtemps hésité avec Dom, en position de conclure mais pas assez haut perché dans le grade des cartes actives. Votre serviteur avait pour sa part un plateau de cartes presque vide, mais en tira miraculeusement (et par des procédés qu’on ne saurait nommer ici) un profit aussi éhonté qu’un blashphème !

Table 7, dite « Retour de pélerinage » : revenu de Canossa après sa déconfiture de la table 1, Tristan règle Xel et Thibault à Schwarzer Freitag – et à ce jeu boursier, c’était question d’honneur mais pas d’argent, croyez-le bien !

Table 8, dite « Coran continu » : à Codenames les rouges (Maïwenn, FR, Nourdine, Guillaume-alias-Yohann) ont était défaits par les bleus (Jérôme, Nicolas II, Axel, VHS, Xel) sur le score de 2-1. Une partie marquée par la domination croissante des bleus, qui ont dicté leur récitation au débit d’un Coran continu, alors que les rouges étaient en plein doute sur la signification de mots aussi profanes que S…e 2 (Colon, Tige). Il y eut aussi quelques situations cocasses, à l’image de l’indice Exclu 2 répété 2 fois – d’abord (Mouton, Noir), puis (Cours, Bar) – ça sent le vécu ! La conclusion vit votre modeste narrateur à l’oeuvre avec pour commencer un Mao Zedong 5 (Rouge, Marche, Chef, Appareil, Dragon), et pour finir le subtil Gros 2 (Bras, Géant).

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Séance de VENDREDI 23/02/2018 à St-Elivet

Ni le froid ni les vacances n’ont raison des membres de Parties Civiles qui ont été récompensés par des muffins aux myrtilles (guess who?)

Table 1, dite « Dieux querelleurs » : Christophe, Elouan, Guillaume et Mickaël ne se lassent pas de Mythic Battles : Pantheon. Ce soir, plutôt que jouer en équipe, c’est chacun pour soi. Le dernier nommé triomphe des autres dieux et de leurs supplétifs.

Table 2, dite « Célibat forcé » : Baptiste-Zen-grâce-aux-Yen, Neox, Hélène, Olive et Nicolas-2 ressortent le récent Rising Sun. Un nombre impair de joueurs, donc, ce qui ne sera pas sans conséquences sur le déroulement de la partie. En effet la phase d’alliances est essentielle dans le jeu et il y aura un laissé pour compte. Alors que N2 a fait la course en tête, c’est Neox (à la tête du clan Bonsai) qui finit par l’emporter.

Table 3, dite « Longue agonie » : la promesse était alléchante : un jeu dont il n’est pas nécessaire d’apprendre la règle au préalable, il suffit d’ouvrir la boite et de se laisser guider. Chiche dit DocNico qui s’entoure de Sophie, Maël, Michal et F-R pour découvrir This War of Mine, un jeu coopératif au thème sombre tiré d’un jeu vidéo. Oui mais ce n’est pas parce qu’on lit les règles au fur et à mesure qu’elle sont moins longues ou moins compliquées ! ainsi à minuit bien passé, ce qui reste du groupe finit par arrêter alors que le premier scénario n’est pas encore fini.

Table 4, dite « Petit boîte » : trois misfits ne cèdent pas au chrome des jeux déployés sur les autres tables et, trouvant leur compte dans des jeux de cartes qui ne paient pas de mine (vous-ai je déjà parlé du DUC ?), entament une partie de Innovation. Deux vieux renards (Tristan et Dom) initient un perdreau de l’année (Eric) qui s’avère vite avoir la viande coriace. Première partie serrée où Tristan voit son avance de mi-partie (il pioche à un moment des cartes en avance de 3 âges sur les autres) fondre devant le retour de VHN qui l’emporte aux Dominations (5-4-2). Eric qui y a pris goût propose de remettre le couvert. Avec un tableau de jeu en apparence médiocre (3 couleurs dont une seule décalée), il gagne proprement la seconde partie avec 5 Dominations contre 1 et 0.

Table 5, dite « Boîte minuscule » : la table 4 s’hybride avec la table 2 et Tristan, Olive, N2 et VHN se retrouvent à essayer Meuterer. Encore moins de cartes que Innovation mais un jeu à sélection de rôles (il a inspiré Citadelles) offrant des choix intéressants. C’est Nicolas qui, commençant par un commerce maritime juteux pour ensuite se mutiner au bon moment, accumule les points. Il l’emporte devant Olive qui est resté longtemps Capitaine et les deux renards au pied décidément peu marin. Mmm, il a une tête de jeu qui se rethème…

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Séance de VENDREDI 16/02/2018 à St-Elivet

Émotion à l’Élysée le 16 février 1899. Le chef de l’état est trouvé mort, crispé en position debout sur la chevelure désordonnée d’une femme: son coeur avait lâché. La victime, Félix Faure, était un bel homme de 58 ans avec une fine moustache tournée à la façon de Guy de Maupassant, élu à la présidence de la République par une coalition de modérés et de monarchistes le 17 janvier 1895 suite à la démission de Jean Casimir-Périer. Ses contemporains le surnommaient affectueusement le «Président Soleil» en raison de son amour du faste.

La rumeur publique crut d’abord que sa compagne des derniers instants était Cécilefélix Faure Sorel, une actrice célèbre du moment. On sut dix ans après qu’il s’agissait d’une demi-mondaine du nom de Marguerite Steinheil. On prête à Georges Clemenceau des traits d’humour grinçant sur le défunt: « Félix Faure est retourné au néant, il a dû se sentir chez lui », ou le célèbre « Il a voulu vivre César, il est mort Pompée », référence transparente aux circontances gênantes de son trépas.

Il est vrai que le président n’avait rien accompli de marquant, même s’il possède aujourd’hui une belle avenue parisienne et une station de métro à son nom. On retiendra qu’il s’opposa à la révision du procès du capitaine juif Alfred Dreyfus, faussement accusé de trahison, et que son gouvernement dut céder aux Anglais le Soudan après le bras de fer de Fachoda. Mais, dans l’esprit populaire, c’est plutôt l’histoire de sa « petite mort » qui fera sa renommée….

A Lannion, 119 ans après ces faits, c’est en grande pompe que tous les membres de Parties Civiles ont musclé leur jeu.

Table 1, dite « Missionnaire » : où nous retrouvons Nicolas II, Axel, Paul le jeune et Paul l’ancien dans deux nouvelles missions de Mechs vs. Minions. Rompus à l’exercice, ils ont donc pris deux fois la position du missionnaire, concluant facilement et très vite la N°2, puis, une fois rodés, ont besogné la N°3 sans coup férir.

Table 2, dite « Pacsée » : où les couples se forment à My little secret dungeon, le prototype fort bien abouti de Franck, qui s’impose en couple avec Armand, opposés à Olive et Erwan.

Table 3Anachrony, dite « Eblouissante » : où se déploie le fastueux terrain de jeu très vingt-sixième siècle d’Anachrony, dans une partie au long cours truffée de failles temporelles, et in fine dominée par Neox, le Président soleil (56), auquel sa cour éblouie (Michal:44, Mael:37, Baptiste: 22) n’a pas voulu faire ombrage.

Table 4, dite « Maison » : où, dans une palanquée composée sur le tard par l’arrivée différée de votre serviteur qui s’exerçait les mollets ailleurs, Dom nous fait découvir sa dernière création: le Dom made Gipsy king – un petit jeu aussi malin que son thanatopracteur. S’il pousse l’élégance à me laisser une première partie, ce dernier s’adjuge la seconde, dans une tablée où Xel a arbitré nos élégances.

Table 5, dite « Aspirée » : où Xel prend sa revanche de la table 4 à Innovation. Résultat de recherche d'images pour "babouin fesse rouge cartoon"Aspirant les cartes les unes après les autres dans son influence, elle n’a pas laissé respirer votre serviteur, qui ne domina que deux fois, et moins encore Dom, qui, fait inédit, se prit une belle fessée en ne dominant rien du tout, et n’y prit pas goût (car les fesses rouges sont l’apanage des babouins).

Table 6, dite « Soixante-huitarde » : où, au bout d’une longue partie de Scythe, Mickaël se voyait déjà vainqueur avec son score de soixante-huitard, pour finir dominé sur un tête à queue de François-René (69), qui s’exclama « Faites l’amour, pas la guerre » comme aux plus beaux jours de mai. Englués, qui dans un taxi de la Marne, qui dans le maquis du Vercors, Jacques (51) et Nourdine (38) ont joué les utilités.

Table 7, dite « Aventureuse » : à la table de Codenames, les Rouges (Xel, Mickaël, Paul) se mesurent aux Bleus (Dom, VHS, François-René), sous le regard bienveillant de Nicolas II (officiellement bleu), dans une table qui, de motel en entraîneuse, fit la partie belle aux aventures d’un soir :

  • 1-0 pour les Bleus, qui déroulent une feuille de route impeccable avec Zapper 3 (Pouce, Ecran, Chaîne), Entraîneuse 3 (Charme, Zinc, Verre) et un Cigarette 1 (Tabac) pour finir – très habile car il orientait vers le Zinc laissé en route – tout en résistant à l’attraction du Tir assassin.
  • 2-0: les Bleus enchaînent, servis par les errements des Rouges qui tapent direct dans la Reine sur un Neige 4 – un gros oubli du maître espion – puis échouent à dévoiler Pointe sous l’indice Pître, y voyant là un signal trop subtil au regard de l’oubli susmentionné ! Les Bleus ont encore une fois fait un sans-faute, avec Graisseuse 2 (Boule, Cellule), Croquer 3 (Dent, Salade, Baguette), et le malin Echalote 2 (Salade, Course).
  • 2-1: les Rouges sauvent l’honneur, servis par la déconfiture des Bleus qui pointèrent pas moins de 4 indices blancs à la faveur d’une zizanie naissante parmi les espions. A leur décharge, l’indice Motel 3 (Suite, Bise, Huile) – que le maître-espion tenta de rattraper avec le secours de DSK – était vraiment tortueux !

Table 8, dite « Hivernale » : où, dans la soirée en pente douce d’une nuit hivernale qui succédait à une autre glaciale, une table nocturne rejouait La guerre des trônes. Xel et Nicolas II, les grands muets de la soirée, unis au sein de l’alliance Lannistark, retrouvent de la voix pour s’imposer à Maël et Paul l’ancien (qui aimera qu’on dise, sa chevelure en témoigne – si elle est naturelle – qu’il est encore jeune). En sortant, ils virent poindre dans l’atmosphère éthérée d’une nuit doucereuse l’arrivée prochaine du printemps. Winter is leaving…

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Séance de VENDREDI 29/12/2017 à St-Elivet

Ce fut l’une des toutes premières décisions de l’actuel président des États-Unis. À peine investi, en janvier dernier, il a fait accrocher, dans le Bureau ovale, un portrait d’un de ses lointains prédécesseurs, Andrew Jackson (1767-1845), élu en 1828 et réélu en 1832. Le tableau dépeint un homme d’âge mûr, au visage long, sévère même, à la chevelure grise abondante. Deux mois plus tard, Donald Trump se rendait à Nashville (Tennessee), à l’Hermitage, l’ancienne plantation de Jackson, à l’occasion du 250e anniversaire de la naissance du “président du peuple”.

Autre président, presque homonyme, Andrew Johnson, né le 29 décembre 1808 à Raleigh (Caroline du Nord) élu comme vice-président d’Abraham Lincoln en 1864, et qui lui succéda après son assassinat l’année suivante. Lorsque les États du Sud, dont le Tennessee, firent sécession pour former les États confédérés d’Amérique, Johnson resta un défenseur fervent de l’Union. En 1862, Lincoln l’avait nommé gouverneur militaire du Tennessee dont une grande partie avait été reprise. En tant que démocrate partisan de la guerre et Sudiste et opposé à la sécession, Johnson était le candidat logique pour devenir le colistier de Lincoln.

Dans le cadre de la Reconstruction, Johnson voulut réintégrer rapidement les États du Sud dans l’Union et il les autorisa à organiser des conventions et des élections pour reformer des gouvernements civils. Les électeurs sudistes réélurent cependant beaucoup d’anciens dirigeants confédérés et votèrent en faveur des Black Codes qui privaient les afro-américains d’un grand nombre de leurs droits civiques.

Le Congrès refusa d’accueillir les représentants du Sud et adopta des législations pour annuler leurs décisions. Dans ce qui devint la règle jusqu’à la fin de son mandat, Johnson posait son veto aux lois et le Congrès l’annulait. Il s’opposa en particulier au 14e amendement de la Constitution accordant la citoyenneté aux afro-américains. Alors que les relations entre les branches exécutive et législative se tendaient, le Congrès vota le Tenure of Office Act qui limitait la capacité de Johnson à limoger les membres de son Cabinet. Quand il persista à vouloir renvoyer le secrétaire à la Marine, la Chambre des représentants lança une procédure de destitution qui échoua à une voix près au Sénat.

Après la fin de son mandat, il retourna au Tennessee avant de devenir le seul ancien président à être élu au Sénat en 1875, où il siégea quelques mois avant sa mort. Même si les évaluations de sa présidence ont varié au cours du temps, il est actuellement considéré comme l’un des pires présidents américains du fait de son opposition à des droits garantis au niveau fédéral pour les afro-américains.

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209 ans après sa naissance, on débat ces jours-ci à l’occasion de cet anniversaire pour savoir si Andrew Johnson est réellement le pire président de l’histoire américaine. Selon une enquête de CBS auprès d’historiens, il serait seulement 42ème sur 44, Jackson étant au milieu du classement. La place du 45ème président, que certains voient plus proche politiquement de Johnson que de Jackson, attendra le jugement de l’hstoire. En attendant, la place de numéro 1 revient actuellement à… Abraham Lincoln !

Et à Lannion, pour cette dernière séance de 2017, on revisita l’histoire, la géographie, et la gastronomie !

Table 1, dite « Rose is the new black » : Reef encounter a la cote ces temps-ci. Tristan, le taulier, initie Johnattan, tandis que Xel et VHS jouent les comparses. Une partie remportée sans coup férir par Tristan sur une construction d’anthologie: un corail rose de 10 pièces quasiment inviolable, qui lui assura 30 points sur les 41 de sa victoire. Pourtant, Jonhattan eut le flair de booster l’orange (qui fut même mieux côté in fine que le rose – car on fit la chasse au rose sur la table de marque – tout comme, dans une partie récente on la fit aux noirs), et finit à une belle place d’honneur avec 34. Avec seulement deux couleurs, mais les plus lucratives: orange et jaune, Xel optimise un score de 24, tandis que votre modeste serviteur, trop dispersé, ferme la marche avec 22, en ayant misé sur les couleurs inverses.

Table 2, dite « Aternative facts » : également populaire ces jours-ci, Mythic battles voit une victoire de Mickael et Neox, à l’arrache et sur le dernier tour, face à François-René et Doc Nico. Ces derniers prennent alors le parti de réécrire l’histoire en faisant une partie à deux.

Post-scriptum: selon une source (non corroborée), le couple vainqueur de cette partie ne serait pas celui indiqué plus haut

Table 3, dite « Fire and fury » : du bruit, comme toujours, du feu et de la furie à cette table de Dice Town, même si ni Trump ni Kim Jong-Eun n’y étaient conviés. C’est au contraire le gentil Guillaume qui s’impose devant Frank, Paul et Cécile.

Table 4, dite « Master chef » : à Stir fry 18, partie bille en tête, la douce Cécile s’impose en cheftaine, et sans avoir menti une seule fois (mais on n’a pas vérifié) dans une partie plutôt Bisounours mais qui réunissait, pourtant, tous les requins de la table 1.

Table 5, dite « Green is the new red » : Innovation peut aussi se jouer en équipes. Sur la proposition de Tristan, nous essayons ce format, qui est plus doux mais pas moins chaotique qu’en version solo. Xel, à la tête d’un cartel démesuré, met fin à la partie en mettant la main sur 10 cartes vertes, délaissant ses rouges fétiches et ignorant superbement les moissons d’ères que faisait Tristan, son coéquipier. En face, Guillaume et votre humble narrateur ont expédié les affaires courantes.

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Séance de VENDREDI 15/12/2017 à St-Elivet

La tradition recommande de ne consommer les huitres que les mois en R, comme par exemple décembre. Certains affirment qu’il s’agit de recom- mandations sanitaires remontant à une époque où la chaîne du froid n’existait pas (l’invention de la réfrigération utilisant non pas de la glace mais un fluide comprimé et détendu en circuit fermé est un bon exemple du temps nécessaire pour passer d’une idée de principe à un produit commercialement viable, en l’occurrence un siècle, mais ce sera pour une autre fois). D’autres invoquent la laitance qui se développe pendant la saison de reproduction des beaux jours (pourtant ce n’est pas sale).

En français, nous avons 7 mois en 1R, 1 mois en 2R (février) et 4 mois sans R. Et c’est pareil en anglais et en allemand. C’est vraiment fascinant.

Table 1, dite « Rivalité » : 2 paires de joueurs soit 92 paires de chromosomes se retrouvent autour de Mythic Battles avec extensions : Justine et Mickaël vs. Guillaume et Nicolas-2. Le XXXY domine le XYXY.

Table 2, dite « Rongeurs » : autour de Lemming Mafia, Xel, Eric, Elouan, Tristan et Maël. Eric finit en haut du podium au terme de cette course de rongeurs honteusement truquée.

Table 3, dite « Régularité » : les réguliers de Gloomhaven, DNJ2, s’attablent devant le scénario 3 Inox Encampment où il est question, envoyés par une rombière un peu manipulatrice, d’aller nettoyer le repaire d’un groupe de pillards. Objectif : éliminer 20 ennemis sachant qu’avec une régularité de métronome, un nouveau Garde Bandit entre dans la pièce à chaque tour. L’équipe, nantie de quelques babioles fraichement acquises au marché de la magie, commence à maîtriser ses classes de personnages. Malgré un Shaman aux pouvoirs magiques inquiétants, la quête est achevée sans toutefois avoir pu (ou osé) visiter la salle au trésor du fond et alors que le Spellweaver de Dom, toujours de santé un peu fragile, s’éclipse avant la fin. Au début du prochain scénario, tout le groupe va pouvoir monter au niveau 2.

Table 4, dite « Règlement de comptes » : Tristan et Serge s’affrontent à 7 Wonders Duel sans qu’un nom de vainqueur n’émerge. Se sont-ils mutuellement annihilés ?

Table 5, dite « Récifs » : Reef Encounter est actuellement un visiteur fréquent de nos soirées. Est-ce la perspective de mers chaudes, bienvenues vue la météo actuelle, ou bien simplement l’instinct de prédation de certains adhérent(e)s ? Ce soir la bataille entre poissons-perroquet et coraux arbitrée par les crevettes a tourné en faveur de Xel (40 PV) devant Maël, Elouan et Eric dans un ordre à préciser.

Table 6, dite « Révélation » : Xel, Tristan et Maël, ce dernier suivant une rapide courbe d’apprentissage de la cubitude, disputent une partie de Kardinal und König. Maël dépite Tristan en finissant 2 PV devant.

Table 7, dite « Renversement » : tôt le samedi matin, Xel, Guillaume et VHN jouent à Innovation (avec les 9 cartes rééquilibrées de l’édition 2017). Comme à chaque fois, la partie est riche en surprises. Xel prend le meilleur départ, puis en milieu de partie Guillaume déploie des cartes puissantes qui en quelques tours le propulsent à 49 points d’influence ! Avec 4 Dominations contre 3 à Xel et 1 à Dom, il ne lui en manque qu’une pour gagner. Délaissant leur propre moteur à points, Dom puis Xel réussissent à lui faire de solides crocs-en-jambe et à retarder l’inéluctable. Alors que de nouveau Guillaume est à un tour de la victoire, ayant à la fois l’influence et les cartes pour réussir sa cinquième Domination, VHN joue en désespoir de cause une carte qui met en jeu 3 cartes de niveau 8, mais sans contrôle sur leur effet ni leur couleur. S’ensuit alors un incroyable enchaînement de pouvoirs qui le voit vider dans le même tour toute la pile des cartes 10. La partie était bouleversée et il l’emporta au tour suivant en activant « Biotechnologies ».

Table 8, dite « Recueillement » : Tristan, Maël et N2 jouent dans le calme (mais pas dans le silence) à Hanabi et semblent y avoir passé un bon moment.

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