Séance de MARDI 09/04/2019 à Servel

Le 9 avril 1682, René-Robert Cavelier de La Salle prend possession du Mississippi au nom du roi de France, Louis XIV. Entouré de ses compagnons français (23 en tout et pour tout), sous les yeux des Indiens locaux, l’explorateur fait face à l’embouchure du grand fleuve américain. Avec toute la solennité possible, il baptise « Louisiane », en l’honneur du Roi-Soleil, la très vaste région qui s’étend du golfe du Mexique aux Grands Lacs.

Prise de Possession de la Louisiane et du Fleuve Mississipi au Nom de Louis XIV, par Cavelier de la Salle, le 9 Avril 1682 (lithographie par Bocquin, BNF)
Lithographie, Bocquin, VNF

Quelques années après, à Lannion, eurent lieu de fameux voyages, dans le temps comme dans l’espace.

Table 1, dite « Emergente » : quatre explorateurs peuplent les contrées du monde de Imperial 2030. Un débutant, Mickaël, qui se trahit d’entrée en contrôlant Inde et Europe, que personne ne prend (et l’actualité l’illustre tristement). François-René tente le Brésil, se le fait dérober, puis le reconquiert sur le tard. Xel en sera victime. Quant à Neox il traversa la partie peinard comme un Suisse, mais, déclamant « Je demande des chevaux torse nu en combattant des ours à mains nues« , il trahit un penchant russe. Choix gagnant, qui lui rapportera 50 de ses 110 points, mais bien moins que François-René (95 de ses 157 points). Mickaël, médiocre partout, culmine à 58, tandis que Xel a misé sur les bons chevaux, Brésil, Russie, mais pas assez fort (78 pour les deux, 104 en tout pour elle). Une partie où l’Inde a failli, les USA ont coulé à pic (12 points pour le cumul des 4 joueurs), et où l’Europe n’a pu sauver le monde.

Table 2, dite « Renversante » : à cette table qui accueille avec grand plaisir le retour d’Ania, les propriétés très spéciales de Innovation ont une fois encore été à l’honneur. Rappelons les pour nos jeunes lecteurs: 1. Aucune partie ne ressemble à une autre et 2. Rien n’est dit avant l’heure dite. Nous sommes en format Normandie avec deux équipes de 2: Maxime et Ania vs. Vincent et votre serviteur. Dans la première partie, je l’emporte sans coup férir: bien servi, j’exécute quelques coups avec brio et l’affaire est vite pliée. Dans la seconde, la victoire est à portée de main de nos adversaires, mais ils tergiversent de manière inouïe, et Vincent réussit le coup fameux de la carte Fission, avec la couleur rouge qui rebat les cartes. Une nouvelle partie commence, on croit en prendre encore pour un bail, mais c’est Maxime qui plie l’affaire en deux coups de cuiller à pot avec une domination Technologie digne d’un joueur chevronné !

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Séance de MARDI 26/02/2019 à Servel

Le 26 février 1908 naissait Frederick « Tex » Avery. Entre 1935 et 1955, il va laisser une empreinte inoubliable dans l’art du dessin animé en créant des personnages comme Bugs Bunny, Daffy Duck et Droopy, en imaginant des univers délirants et en jouant avec les limites du medium. Dans des chefs d’œuvre comme ceux mettant en scène le petit chaperon rouge et le loup, il recourt fréquemment à des animaux, développe un humour personnel et joue avec les limites de l’érotisme acceptées à l’époque. Tout à l’opposé des production de Walt Disney. Pile 111 ans plus tard, nous avons eu une pensée pour ce créateur de génie.

Table 1, dite « You know what ? … I am happy » : François attire à sa table Thibault, un novice, et Benjamin, un débutant à Innovation (Olive ayant poliment décliné). Une partie en 1h pour une soirée pas trop longue a priori. Mais c’est oublier, comme cela a été remarqué récemment, qu’à ce jeu aucune partie ne se ressemble et, tant que ce n’est pas la fin, tout est possible. La partie de ce soir dura plus de 2h30 et fut l’illustration idéale de ces deux prédicats.

Mieux, ce fut une partie historique par ses incroyables rebondissements, qui montra à merveille combien les stratégies à ce jeu peuvent être tortueuses. En effet, François, parti sur un petit deck de cartes, le vit rétrécir à vue d’œil au fil des tours, mais, ce faisant, accumulait les dominations grâce à quelques coups tordus, notamment un usage presque abusif du Code des pirates, et plus généralement de cartes couronnées, la seule ressource qu’il domina avec brièvement les châteaux au début. A l’inverse, Benjamin étalait un deck pharaonique, mais zéro domination, sauf celle de civilisation où il faut avoir au moins trois fois chaque ressources, c’est dire si ça débordait. Quant à Thibault, il faisait quelques bons coups, de jolies dominations, et un gros stock d’influence que Benjamin s’employa méthodiquement à détruire, entraînant des mesures de rétorsion immédiate, on se croyait dans la guerre commerciale Chine-USA qui fait rage en ce moment (ou qui fait semblant de, la politique est aussi un jeu de rôle, mais je m’égare).

On en arriva donc à ce point de la partie où Thibault avait 4 dominations, François également, et Benjamin, qui s’était rattrapé sur le tard, 3 dominations. Problème: tous les âges de 1 à 9 avaient été dominés ! « Que faire ? » se demanda Thibault, à l’instar de Lénine. Jouer la carte Fission lui apparut la bonne solution ; et comme Lénine, il vit rouge : armageddon nucléaire il y eut, et donc tous les decks, toutes les influences, toutes les mains partirent en fumée ! Retour à la case zéro avec un scénario inédit : plus aucun âge à dominer ! Il fallait donc ruser pour dominer une civilisation, et, scénario jamais vu, sans trop se préoccuper de l’influence. Ce match dans le match qu’on anticipait long fut en définitive plutôt court. C’est François, qui, dans le money time, mit fin aux hostilités avec un superbe plateau garni de couronnes et la carte qui stipule que dans ce cas, vous gagnez. On vit donc François Ier (dit « le modeste »), et rarement dans l’histoire tête couronnée porta mieux ce nom !

Table 2, dite « What’s up Doc ? » : Neox, Xel, DocNico et VHN prennent place autour de CO2 second chance, la v2 d’un jeu de gestion de Vital Lacerda qui offre un mode aussi bien compétitif que coopératif. Le thème? satisfaire la soif d’énergie de l’humanité sans la griller trop vite en déployant des centrales électriques renouvelables plutôt que du charbon, du gaz ou du fioul (le jeu propage ainsi le vision erronée que c’est la production d’électricité qui est le principal enjeu du changement climatique alors qu’elle ne représente qu’environ 1/3 des émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie, qui elles-mêmes ne représentent qu’environ 70% des émissions globales de gaz à effet de serre, fin de la parenthèse-sermon). En tous cas, avec plus de 22°C un 27 février à Lannion, on est pile dans le thème.

Après explication des règles, on se lance dans la construction de centrales et l’acquisition de connaissances, la partie se déroulant en 4 décennies. Las, dès la fin de la première, l’équipe découvre qu’elle n’a pas réussi à avoir au moins 0 PV, condition éliminatoire. Bon, un oubli de règle qui donnait un petit bonus et qui aurait probablement évité cet échec prématuré doit être mentionné. Xel jette l’éponge et les trois restants relancent une partie qui cette fois va à son terme. Malheureusement les conditions de la victoire finale sont cumulatives :

  • maintenir la concentration de CO2 à moins de 500 ppm : FAIT
  • finir avec au moins 0 PV : FAIT
  • réaliser au moins 1 des 2 objectifs secrets de chaque joueur : FAIT
  • réaliser au moins 3 sur 6 des objectifs collectifs : nous les avions un peu perdus de vue et la dernière décennie n’a pas permis de réaliser le bon portefeuille de projets

Le deuxième essai se termine donc encore mal. Les mécaniques du jeu ne sont pas très compliquées ; il faut bien planifier qui va faire quoi, mais les objectifs individuels (qu’on ne peut révéler) viennent mettre de la friction dans la progression du groupe.

Table 3, dite « Petit chaperon rouge » : François-René, Axel, Olive et Tristan disputent successivement des parties de : Seasons (Axel domine avec une combo scandaleuse), Flamme Rouge (Olive innove par une tactique audacieuse mais malheureuse consistant à sprinter dès le début de l’étape. François-René tel un grand loup émoustillé monte progressivement en régime et coiffe les autres coureurs sur la ligne d’arrivée) et Zombie bus (2 sessions de ce jeu coopératif : dans la première, Axel parvient à s’enfuir, abandonnant les adolescentes à leur funeste destin et gagnant la partie. Dans la seconde, l’équipe perd collectivement).

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Séance de MARDI 12/02/2019 à Servel

Il y a 20 ans jour pour jour, la Banque du Japon abaissait ses taux à 0 %, rendant ainsi l’argent virtuellement gratuit dans l’une des plus grandes économies mondiales. L’Archipel luttait contre les conséquences de la crise asiatique, qui ont abouti à la « décennie perdue », marquée par une stagnation économique et une déflation. Au même moment, les taux aux Etats-Unis s’élevaient à 4,75 %. Le 12 février 1999 marque le début d’ une expérimentation financière hors du commun, qui a inspiré les autres grandes banques centrales. A peine deux ans après avoir testé les taux zéro, la Banque du Japon a lancé un programme de rachats d’actifs, connus sous le nom d’assouplissement quantitatif, et le bilan de la BoJ a explosé. Aujourd’hui, il représente 61,5% du PIB du pays. A l’aube du XXIe siècle, ces mesures visant à relâcher la tension sur les taux souverains et sur le yen ont été perçues comme extrêmes et uniquement applicables au Japon. Mais dans le sillage de la crise de 2008, confrontées à leur tour à la menace de déflation, la Fed et la Banque centrale européenne ont adopté les mêmes recettes. A la différence de la banque centrale américaine et de la BCE, la Banque du Japon est encore loin du moindre tour de vis monétaire, l’inflation étant toujours proche de 0. Dans l’Archipel, l’endettement atteint 230 % du PIB, la BoJ détient 43 % des emprunts de l’Etat nippon (mais aussi une part très significative du marché des actions), les taux des emprunts d’Etat à 10 ans sont toujours négatifs. Surtout, les prix ont à peine progressé en 20 ans, dans ce pays où une personne sur trois a plus de 60 ans. Tout ça pour ça ?

Godzilla prenant le contrôle de la BoJ

A Lannion, cette soirée prévue à 7 se transforma en plan à 4, trois participants déclarant forfait, crédités d’un 0 sur la feuille du concours. Mais pour les quatre qui restèrent, sous les hauts patronages de deux grands créateurs, Michael Kiesling (auteur de Vikings mais aussi Tikal, Azul, Le bien et le malt…), et Carl Chudyk (Innovation mais aussi La gloire de Rome, Red7), la soirée fut tout sauf nulle.

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Vikings

Table 1, dite « Zéro degré » : à Vikings on recrute des compagnons (orfèvres, pêcheurs, nobles, etc…) qu’on installe dans des îles au large des côtes, et qui sont sous la menace oppressante de drakkars menés par des hordes sauvages de vikings venus les attaquer. Le mécanisme de recrutement repose sur le principe d’une roue crantée avec des prix différents. Les mécanismes du jeu sont très subtils, voire déroutants s’agissant des guerriers pour le décompte final. La première partie, un chef-d’oeuvre de virtuosité ponctué par des scores stratosphériques et dans un mouchoir de poche (Vincent 52, VHS 51, Dom 48, Benjamin 46), nous donna envie de remettre le couvert. La table de marque fut moins homogène (Vincent 51, VHS 38, Dom 44, Benjamin 45), sauf pour Vincent, qui signa ici une double victoire de prestige. Zéro degré pour le climat nordique, mais certainement pas degré zéro pour ce jeu prometteur !

Table 2, dite « Un sacré numéro » : alors que Benjamin quitte les lieux, au détour d’une phrase je signale avoir amené Innovation, clin d’oeil à une annonce loufoque postée dans le forum de discussion de cette soirée. Aussitôt une lueur s’alluma dans les yeux de Dom, qui s’empressa de sauter sur l’occasion pour convertir un nouvel adepte ! Comme il l’expliqua à Vincent, Innovation combine deux caractéristiques uniques: aucune partie ne se ressemble, et rien n’est jamais perdu à ce jeu qui peut voir des rebondissements incroyables. Ce fut en tous cas une superbe partie, avec deux tournants: le premier au mitan du jeu, lorsque je souffle la domination 4 à Dom au terme d’un plan totalement machiavélique, et le second en toute fin du jeu où, alors que j’ai déjà 4 dominations, Vincent applique un effet qui me donne un énorme coup de boost sur mes ressources en décalant en haut une pile bleue longue comme le bras, ce qui me conduit à une victoire certaine avec une carte 10 imparable. Fait extrêmement rare, je termine la partie avec trois dominations hors des âges: Culture, Technologie, et Diplomatie et l’ensemble me résume assez bien – « c’est tout moi » conclus-je même sans trop de modestie !! Cette partie se termine sur le score de 2 (Dom) – 0 (Vincent) – 5 (Votre très Humble Serviteur) et, pour ceux qui ont connu les années 1980, cela nous rappelle un sacré numéro !

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L’hiver en fête SAMEDI 26 et DIMANCHE 27/01/2019 à Ste-Anne

Ce week-end, dans l’espace prestigieux de la salle d’animation de l’espace Ste-Anne, Parties Civiles organisait (avec nos amis de la Ludo le samedi) deux après-midis ludiques dans le cadre de l’hiver en fête. Petits et grands Lannionais s’y sont retrouvés autour de tables de Kingdomino, King of Tokyo, Hanabi, Azul, Snow Time, les Aventuriers du rail ou encore Splendor, sans oublier un final homérique à Innovation (victoire 6-4 de Dom face à votre serviteur).

Merci aux gentils organisateurs, aux vaillants animateurs de tables, aux costauds manutentionnaires, aux élégants modèles (qui ont posé pour la photo, pas celle ci-dessous mais une autre que vous trouverez dans un vrai journal), et enfin, à tous les dociles cobayes qui se sont prêtés au jeu: il vous le rend bien !

Séance de VENDREDI 25/01/2019 à Servel

Le 25 janvier 42, saint Paul était terrassé par une force surnaturelle sur le chemin de Damas. Si le christianisme n’est pas resté une secte juive parmi d’autres mais est devenu une grande religion universelle, c’est à Paul de Tarse qu’il le doit. Il naît citoyen romain d’origine juive et de langue grecque à Tarse, en Anatolie, vers l’an 9. Son nom est Saül.

Saint Paul sur le chemin de Damas, par Brueghel l'Ancien (Flandres, XVIe siècle), détail

La Conversion de saint Paul (détail),
Pieter Brueghel l’Ancien,1567.
Musée d’histoire de l’art de Vienne

Il fait de solides études hébraïques puis, devenu rabbin, enseigne les Écritures juives à Jérusalem. C’est l’époque où les disciples de Jésus commencent à prêcher la doctrine chrétienne. Saül prend violemment parti contre eux. Il obtient du Sanhédrin, le tribunal juif qui siège au Temple, la mission de pourchasser les chrétiens de Syrie.

Sur le chemin de Damas, une voix lui crie : «Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ?» Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. » Paul sortit de cette rencontre profondément bouleversé et définitivement persuadé que celui qu’il persécutait était le seigneur donné par Dieu pour le salut de son peuple. Selon les Actes des Apôtres, suite à ce bouleversement, il perdit la vue pendant trois jours. À la suite de ces trois jours, il fut baptisé au nom du Christ. Immédiatement après, il recouvra la vue. Saül se convertit peu après. Il prend le nom de Paul, traduction latine de Saül, pour se faire mieux accepter dans le monde gréco-romain, puis effectue au total trois grands voyages d’évangélisation en Asie mineure, en Grèce et jusqu’à Rome, multipliant partout les conversions.

1977 ans après, à Lannion, où la religion particivilienne fait de nouveaux adeptes chaque jour que Dieu fait, il était question de conversions, d’illuminations et de voyages épiques.

Altiplano
Altiplano

Table 1, dite « Là-haut » : suivant Nicolas II sur les sentiers tortueux de l’Altiplano, nous récoltons le maïs, coupons le bois, manions la pierre, tondons les alpagas pour en faire des chandails, en nous déplaçant perpétuellement entre montagnes, forêts, maisons, lacs et plaines. Dans notre sac, ces ressources se mélangent, sont produites, consommées, vont dans un petit panier puis y reviennent: c’est un jeu de bag building.
Outre ce mécanisme original pour un jeu de gestion de ressources, et la question des déplacements, l’existence de l’entrepôt est une autre trouvaille: on peut y stocker ses biens – ce qui fait marquer des points et évite de pourrir son deck. Ce jeu qu’on annonçait court mais que nous bouclons en trois heures à quatre est une réussite indiscutable. Essouflé par l’altitude de la haute route, je parvins un peu tard au haut plateau, lesté de 101 PV, devancé par Thibault (123), et Nicolas II (124), mais surtout par Tristan (197), qui, seigneur du verre et du cacao, nous toisait de là-haut.

Table 2, dite « Là-bas » : Inis se déroule à l’époque des Celtes anciens, quand histoire et mythologie ne faisaient qu’un. Les joueurs sont des chefs conduisant leurs clans au-delà des mers, depuis l’Irlande jusqu’à une île récemment découverte. Ils s’y installent, l’explorent, rallient des clans, construisent citadelles et sanctuaires, cultivent la terre, exploitent les mines. Les bardes content les récits des dieux et des héros, le druide les conseille, le maître-artisan immortalise leur grandeur. A l’issue de cette partie serrée, Xof ne fut pas contesté comme Brenn (chef provisoire), ce qui lui donne la victoire car il était à égalité avec Dom. Olive et Mickaël ont apprécié le voyage.

Table 3, dite « Ailleurs » : à Burn Out, qui est la première extension d’Eden, le jeu d’escarmouche post-apocalyptique, Sébastien prend sa revanche après sa correction de la semaine dernière, et mate Olivier L. sur le score de 65 à 60. Cette semaine, la vérité était ailleurs.

Table 4, dite « Du chemin de Damas » : revisitant l’histoire tragique des guerres du monde, et plongé dans l’obscurité d’un Twilight struggle chaotique comme un champ de bataille syrien, Maxime ne retrouva pas la vue. Le Doc Nico, pourtant sur les lieux, n’y put rien faire, remportant ainsi une victoire par forfait.

Table 5, dite « Essentielle » : L’homme se définit de manière négative pour Sartre, en opposition à ce qui n’est pas lui. Un cendrier a été pensé pour une fonction précise, prédéterminée: l’essence du cendrier précède son existence. Il en va de même de l’homme si on pose Dieu comme créateur de l’Univers. Le concept d’homme étant dans l’esprit de Dieu, l’homme devient cendrier, c’est-à-dire objet, et non sujet. C’est la raison pour laquelle, chez Sartre, Dieu ne peut pas exister. Car l’existence signifierait que l’homme a une essence, donc n’est pas libre, ni responsable de ses actes. A cette table de Battlestar Galactica, nous trouvons un leader cylon, à tout seigneur tout honneur Neox, leader d’une résistance héroïque, mais surtout deux traîtres néophytes: Elisa et Kaelig. La première brûla comme une biscotte hérétique dans un grille-pain en révélant sa nature dès le premier tour, le second persista dans sa fourberie, mais fut vite démasqué. Et comme c’est sur une panne de carburant que les humains perdirent le combat, on en conclura que ceux-là (Vivien, François-René, Xel, Jérôme) n’étaient pas assez chrétiens: à se focaliser sur leur existence, ils en oublièrent l’essence.

Table 6, dite « Evangéliste » : muni de son bâton de pélerin, Dom fait deux nouveaux convertis à Innovation – à savoir Xof et Mickaël, deux futurs évangélistes à coup sûr. Le quatrième évangéliste en jeu, Olive est plutôt ce qu’on appelerait un catholique malgré lui: s’il en connaît les règles, il n’en partage pas les préceptes et on doute qu’il suive les chemins de Saint-Paul pour en propager la foi. D’ailleurs, formant équipe avec Mickaël, il l’entraîna dans sa chute (2-6 face à la paire victorieuse Dom et Xof).

Table 7, dite « Aux heures canoniales » : Dieu ne joue pas aux dès, mais les apôtres de Parties Civiles si: passé les mâtines et à l’approche des laudes, Tristan, Thibault, Doc Nico et Nicolas II se lancent dans un Dice forge frénétique dont il vous faudra lire l’issue dans les saintes écritures du forum.

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Séance de VENDREDI 28/12/2018 à Servel

La première séance publique de cinéma a lieu le samedi 28 décembre 1895, dans le sous-sol du Grand Café, 14, boulevard des Capucines, à Paris. Depuis le 22 mars, les frères Lumière ont déjà présenté leur invention à des cénacles de scientifiques. Cette fois, ils s’adressent au grand public. Parmi les privilégiés de ce jour historique se tient un magicien, Georges Méliès.

Louis et Auguste Lumière ont d’abord songé à louer une salle au musée Grévin ou aux Folies-Bergères. Mais les propriétaires leur ont fermé la porte au nez. Ils se replient finalement dans le Salon Indien, une salle de billard du Grand Café, actuel Hôtel Scribe, qui compte une centaine de places. Le propriétaire de l’établissement la leur loue trente francs par jour et dédaigne de participer aux bénéfices.

Une première représentation, l’après-midi, est réservée à quelques invités triés sur le volet ainsi qu’à la presse. Mais, les journalistes ayant bien mieux à faire un samedi soir, le spectacle ne fera l’objet d’aucun écho dans les journaux des jours suivants. Le soir, 35 badauds en tout et pour tout se laissent attirer par l’affiche du « Cinématographe Lumière ». Ils ont payé un franc et se demandent, intrigués, ce que ce « cinématographe » peut avoir de plus que les lanternes magiques des fêtes foraines. Mais voilà que l’opérateur allume une boîte en bois. Le mur prend vie et le public, médusé, assiste à la représentation de plusieurs sketches, à commencer par La sortie des ouvrières de l’usine Lumière, puis une Leçon de voltige à cheval, une Pêche aux poissons rouges. L’effet est saisissant.

Le bouche à oreille amène des centaines de personnes à faire la queue devant le Grand Café, où s’enchaînent les représentations, de chacune une vingtaine de minutes. L’arroseur arrosé et L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat, projetés après quelques semaines, font un tabac. Les frères Lumière enregistreront jusqu’à 2500 billets par jour !

Le prestidigitateur Méliès, directeur du théâtre Robert Houdin et passionné de magie, se précipite vers les frères Lumière pour acquérir leur appareil. Il en offre dix mille francs. À ce qu’il racontera plus tard, Auguste refusa de le vendre, disant : « Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n’a aucun avenir commercial ».

Affiche de l'une des premières séances publiques de cinéma, en 1896

123 ans après, à Lannion, petits et grands s’émerveillaient, et voici leur histoire.

Decrypto

Table 1, dite « Inaugurale » : en quête d’un jeu léger, une table se forme autou de Decrypto, un jeu qui revisite le thème des mots à deviner, façon Codenames en apparence, mais en réalité nien plus proche de Linq. Un jeu où chaque équipe doit faire deviner le choix de 3 mots sur un choix de 4 par son équipe (qui les connaît) et par l’équipe adverse (qui les ignore, pour elle ce sont les mots 1,2,3 et 4). Il s’agit donc de donner des indices assez explicites mais pas trop, pour que l’équipe adverse ne devine pas à quels mots ils se rattachent. A titre d’exemples retors, les indices (Eau, Ruine, Cartes) ont été employés pour Château, (Boucherie, Coup, Flic, Tâche, Herbe) pour Vache, ou encore (Poker, Barrière, Indien, Océan) pour Casino. Merci à Paul de nous avoir fait découvrir ce jeu promis à un brillant avenir, et dont les magiciens des ots se saisiront sans hésiter. Pour l’histoire, cette partie inaugurale a été remportée par les Bleus (Dom, Axel, VHS), face aux Bleus (Paul, Xel), malgré quelques indices restés incompris, comme Pacifique pour Barrage, ou encore Monnaie pour Hélicoptère….

Table 2, dite « Salle obscure » : Dans le pays angoissant de Demeures de l’épouvante, Doc Nico, Neox, Olivier et François-René se sont plongés dans l’univers interlope d’une salle obscure, dont ils étaient toujours les prisonniers volontaires à l’heure du bouclage.

Table 3, dite « A grand spectacle » : on a beau s’y faire, le décor de Warhammer 40K c’est toujours du grand spectacle. Bon, autant vous l’avouer, quand les choses sérieuses s’engagent, les mètres-ruban entrent en jeu et la magie se dissipe un peu. « Mais on peut tomber amoureux d’un mètre-ruban ! », répondent en choeur Baptiste et Vincent-la-tempête !

Table 4, dite « Pour petits et grands » : à Zombicide, petits et grands s’étaient réunis pour un petit massacre entre amis: Franck, Eric, et toute leur marmaille ont passé la soirée à éradiquer des zombies.

Meowtopia

Table 5, dite « Chats bottés » :
Le maire de Meowtopia,vieux et fatigué, a décidé de laisser sa place au chat le plus qualifié pour cette fonction. « Pourquoi pas moi ? » se disent Kreenox et Jack ! Aidés de leurs assistants chatons, ils ont géré leur petite famille, cultivé les champs, et fait prospérer les commerçants, sans oublier de prendre soin de leurs chatons avec des siestes régulières et de bons repas. Un vrai programme électoral pour chats bottés ne craignant pas d’arpenter la campagne ! A ce jeu où, chat alors, les matous ont le look de ceux du créateur du jeu, Krerenox fut élu nouveau maire de Meowtopia !

Table 6, dite « Jamais vue » : à Innovation, Paul n’avait jamais vu, apprit vite, mais ne parvint qu’à une seule domination. Xel triompha avec 5 dominations, aidée du Code des pirates qui balaya tout sur son passage. Pour sa part, votre serviteur fit vrombir un superbe moteur cinq cylindres sans parvenir à y mettre une goutte d’essence, donc ne domina rien du tout, et là aussi, c’est du jamais vu, ou presque ;-(

Table 7, dite « Magie de Noël » : la découverte de Snow time , la création de notre membre-bienfaiteur Franck se poursuit. Le thème aidant en cette saison où opère la magie de Noël, le jeu fit trois nouveaux adeptes. Mais, si Kreenox s’imposa, ce fut en oubliant une règle importante, que ni Dom ni Axel ne surent relever.

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Séance de MARDI 11/12/2018 à Servel

Le premier numéro du Monde paraît le 18 décembre 1944, sur une seule page recto verso. Il succède au journal Le Temps qui, victime d’une ordonnance de 1944 sur les titres ayant paru sous l’occupation, a vu ses locaux réquisitionnés et son matériel saisi. Le Monde, bénéficiaire de cette confiscation, en reprend le format et la présentation, l’équipe rédactionnelle, les ouvriers et employés ainsi que les anciens locaux  de la rue des Italiens où il restera 44 ans. Charles de Gaulle, qui souhaitait doter la France d’un « journal de prestige » tourné vers l’étranger et qui serait « l’officieux » de la République, fut un élément moteur de sa création.

74 ans plus tard, à Lannion, un envoyé special suffisait pour couvrir les agissements d’une petite troupe de ludopathes.

Table 1, dite « Prise d’information » : à Innovation, votre serviteur attire dans ses filets Olive, qui revient en deuxième semaine, et Thibault, qui découvre. Ce dernier ayant mal compris la règle de domination, croyant que l’influence utilisée pour dominer était consommée, se laisse irrémédiablement distance par votre serviteur, qui, aux commandes d’un redoutable moteur à deux temps (je pique des cartes à mes voisins, puis je les recycle et comptablise des cartes du niveau N+1), finit sur in impitoyable 5-0-0. Mais une seconde partie est d’une toute autre facture: les chses sont très serrées avec Thibault, 4-4 à l’aube d’un dernier tour où je dois normalement conclure, mais Olive fait exploser cette logique avec un dogme à forte entropie, et c’est Thibault qui réussit à dominer l’âge 8, scellant une victoire de prestige (5-4-1).

Table 2, dite « Gros caractères » : Ce n’est pas encore Noël, mais voici un nouveau jeu qui atterrit sur nos tables: Architectes du Royaume de l’Ouest. En cette fin de l’Empire Carolingien, an 850. vous incarnez les plus grands architectes du Royaume, lancés dans une compétition effrénée pour impressionner leur Roi et tenter de conserver leur noble statut. C’est Benjamin qui fut le meilleur constructeur, à la barbe fleurie de Neox et sous l’oeil admiratif de Baptiste: trois gros caractères pour une belle composition.

Architectes du Royaume de l'Ouest


Table 3, dite « Envoyé spécial » : à Ascension, Nicolas II s’est envoyé très haut en l’air, culminant à 144, réglant ainsi le duel des barbus avec KreeNox, 121. Pour Jérôme, envoyé très special (66), la bataille se résuma à une prise de notes.

Table 4, dite « Rainbow warriors » : à Flamme rouge, les tables 2 et 3 fusionnent comme les couleurs de l’arc-en-ciel, sauf qu’ils ne sont plus que trois: François-René, Neox et Jerome, et en route vers une seule couleur: le rouge. Trois warriors confirmés pour une lutte dont on espère qu’elle ne laissa personne sur le carreau.

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Séance de VENDREDI 23/11/2018 à Servel

De la variété, du monde et de la bonne humeur, que demander d’autre pour une soirée de jeux ?

Table 1, dite « Ilienne » : soirée d’aventures coopératives chez Robinson Crusoé pour Xel, Sophie, DocNico, François-René et Camille-Elle. Ils et elles se confrontent au scénario « les naufragés » qui leur donne du fil à retordre puisque les événements contraires ont raison du petit groupe de survivants.

Table 2, dite « Inachevée » : Jérôme, Gabriel, Etienne et ThomasC se lancent eux aussi dans des aventures coopératives, ici dans l’univers très sombre de This war of mine où ils doivent survivre dans les ruines d’une ville en guerre. En résumé, on peut dire que jamais n’a-t-on vu (sauf peut-être à l’opéra) une si longue agonie : persuadés très vite de n’avoir aucune chance, nos damnés de la terre voient leur groupe de départ s’amenuiser, mais recrutent aussi quelques autres victimes. Ils tiennent bon et après plus de 4 heures de jeu, ils « sauvegardent » la partie pour reprendre une autre fois !

Table 3, dite « Incendiaire » : quelle surprise, une partie d’aventures coopératives pour les moustachus de Gloomhaven. On aurait dû avoir un pressentiment : revenus au département d’alchimie pour avoir une explication virile avec une enf***ée de fourbe de Quatryl, nous la trouvons en larmes devant son labo en feu. « Vous voulez vos plantes magiques ? elles sont là-dedans » nous dit-elle en désignant le brasier. Oui mais dans le labo il y avait toutes sortes de créatures sur lesquelles on expérimentait et que l’incendie a libérées. Sous la contrainte du temps, nous nous sommes divisés et cela s’est mal passé, le chacun-pour-soi reprenant le dessus. Dom-Cragheart, ayant nettoyé la pièces des vipères, se retrouve dans le couloir la cible de blobs s’écoulant de la pièce abandonnée par Julien et Neox. Déjà mal en point, il succombe sous une force supérieure en nombre. Neox-Quartermaster s’en tire bien dans la pièce aux dragons mais il se replie clopin-clopant avec Jack-Berserker, laissant Julien-Brute bien seul pour « traiter » la pièce aux loups. Notre tank est fort mais pas invincible et il dut à son tour déclarer forfait, scellant l’échec de la mission.

Table 4, dite « Inconnue » : ce qu’on sait : Mickaël fit jouer à Gugong Jeff, Nicolas-2 et Maxime. Ce qu’on ignore : ce qui se passa, qui gagna et ce qu’ils en pensèrent.

Table 5, dite « Imprévue » : partie de Dark Moon pour Michal, Sébastien-2, OlivierL et deux visiteurs motivés issue du forum des associations, Laurent et Camille-Il.  Un jeu à traître comme certains affectionnent. Mais cela ne s’est pas forcément passé comme certains espéraient et les Infectés ont gagné.

Table 6, dite « Impitoyable » : Nicolas-2 et Olivier poursuivent par un face à face à Warhammer Underworld:Shadespire. L’occasion pour Nicolas de se souvenir que les dés ne l’aiment pas. Il semblerait que ce soit terminé sur un score de 11-1.

Table 7, dite « Initiatique » : Laurent ayant indiqué un intérêt pour les jeux de cartes, Dom sort de sa besace son Innovation et initie illico Camille et Laurent. Il y a toujours une petite courbe d’apprentissage pour maîtriser le vocabulaire, le comptage des icônes et les différentes façons de gagner. Ils ne déméritèrent pas mais c’est le tuteur qui avec un tableau riquiqui l’emporta aux Dominations 5-1-0.

Table 8, dite « Impeccable » : histoire de finir dans la bonne humeur, un Codenames final avec le jeu contenant de vrais morceaux de meeples de Jérôme. Les Rouges (Xel, Laurent et VHN) se sont battus avec talent mais cela n’a pas voulu face à l’efficacité un peu terne des Bleus (F-R, DocNico, Camille-2 et quelques bouffées de Neox). Un peu comme un Brésil-Italie ?

  • 1-0 pour les Bleus bien aidés par le maître-espion Rouge qui, violant ses vœux de silence, leur explique ce qu’est le Tro Breiz 2 (indice litigieux par ailleurs, mais soyons beaux perdants). Ce qui n’empêche pas les Rouges de choisir Route juste après ! L’indice était Changeur (pas échangeur !!), sensé les aiguiller vers la thématique de l’argent (Bureau, Coupure, Montant).
  • 2-0 pour les Bleus qui pourtant ont bien tâtonné et laissé aux Rouges l’occasion de gagner. Mais si les hésitations initiales sur Magicien (Chapeau, Cirque, Pigeon mais pas Lame pour couper en deux l’assistante en fourreau lamé) ont été surmontées, les opaques Canon 3 (OK pour Poudre et Mèche. Pas Batterie mais Pointe ?) puis Procès 2 (qui a fait révéler une Balance blanche) ont scellé le sort des Rouges. En face, l’habile Tchaïkovski 2 (Note, Casse) a lui aussi dérouté.
  • Cette fois, les Rouges sont bien décidés à montrer de quoi ils sont capables, les deux novices occupant la place du maître-espion. Le premier indice de Laurent est Cuisiner 3 et son équipe raisonne correctement que, vu qu’il n’a pas dit Cuisine, c’est pour détourner des aliments comme Canard, Pain ou Coque. Après Vapeur, ils choisissent l’assassin Table (c’était Feu et Poche qui avait pourtant été évoquée) ! Victoire impeccable pour les Bleus, rien à redire.

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Séance de VENDREDI 05/10/2018 à Servel

En ce 5 octobre, Denis Diderot aurait eu 205 ans. Un sacré numéro pour lui qui est à l’origine de la fameuse Encyclopédie. A propos, on aurait bien aimé avoir sous la main celle des parties jouées ce soir à Parties Civiles, mais ça fusait dans tous les sens. Il faut dire qu’avec la croissance subite des effectifs, chroniquer ces séances relèvera bientôt du prix Albert Londres. Alors allez, voici quelques faits saillants qui ont émergé des limbes et pour le reste, as usual, the forum will help !! Après tout, une encyclopédie, c’est un travail collectif 😉

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Table 1, dite « On sait presque tout » : Xel remporte d’un point une partie ultra-tendue de Brass: Birmingham, devant Thibault, Thomas et Tristan, enfin il me semble…

Table 2, dite « Fiche complète » : à Innovation, j’initie Sébastien et Nourdine, et le premier nommé s’impose sans coup férir, avec la mécanique infernale du code des pirates. On n’a rien vu venir !

Table 3, dite « Genre gros jeu » : dans la salle 3 un gros jeu s’est déployé. Un truc genre War40K, mais c’est peut-être pas ça, hein !

Table 4, dite « Noms de noms » : il y a eu aussi un Codenames. Je me rappelle avoir été avec Kree’nox, qui découvrait, Audrey et Sébastien. En face il y avait FR, Nicolas (celui d’Audrey, pas l’autre), et d’autres. Une partie plutôt confuse, entâchée d’irrégularités comme le « City 2 » lancé pour Londres et NewYork (Tokyo, aussi sur la grille, était l’assassin), truffée d’indices en 1, et marquée par des hésitations sur l’histoire romaine revue et corrigée, du Christ à Aggrippine (jolie Crucifixion 3 à la clé pour Fin, Rome et Toile, cette dernière désignant bien sûr le saint-Suaire), et j’en ai vu qui prenaient des notes. Bon, les rouges ont gagné, mais qui en doutait ?

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Séance de MARDI 28/08/2018 à Servel

Le le pasteur et militant américain Martin Luther King prononce, durant la Marche sur Washington pour l’emploi et la liberté, un discours qui marquera le XXRésultat de recherche d'images pour "martin luther king i have a dream cartoon"è siècle.
Devant 250 000 manifestants, il en appelle solennellement à la fin du racisme aux États-Unis et revendique l’égalité des droits civiques et économiques entre Blancs et Afro-Américains. Point d’orgue du Mouvement des droits civiques, le discours débute par une référence à la Proclamation d’émancipation qui libéra plusieurs millions d’esclaves en 1863. King déclare ensuite « qu’un siècle plus tard, le Nègre n’est toujours pas libre ». Il s’écarte peu à peu de ses notes et improvise une anaphore, martelant l’expression « I have a dream » après que Mahalia Jackson lui a crié : « Parle-leur de ton rêve, Martin ! ».
Par cette seule phrase, Martin Luther King rejoindra Jefferson et Lincoln parmi les hommes qui ont façonné l’Amérique moderne.

Il décrit ensuite son rêve de liberté et d’égalité émergeant d’un monde marqué par l’esclavage et la haine, constellant son discours de références et de citations bibliques ou historiques. La dernière  de ces références, empruntée aux mots du vieux negro spiritual Free at Last, sera gravée sur son cercueil: « Free at last! Free at last! Thank God Almighty, we are free at last!»

A Lannion, 55 ans après, de doux rêveurs ont envahi Servel, et cru à de belles histoires.

Table 1, dite « London grammar » : à la version de London estampillée Neox (37), pas de carte de Londres ! Xel (17) en perd sa grammaire, et c’est Elouann (26) qui résiste le mieux au taulier. Eric pour sa part repart avec un score négatif, n’ayant pas mieux éradiqué la pauvreté que le pays de l’oncle Sam 55 ans après le discours mythique du King.

Table 2, dite « Chemins tortueux » : dans son discours, le pasteur faisait le rêve qu’un jour chaque vallée s’élèvera et chaque colline et montagne sera aplanie, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux redressés, et la gloire du Seigneur sera révélée et tous les êtres faits de chair la verront ensemble. C’est un peu ce qui se passe à Innovation où l’on refait en une heure l’histoire du monde, et qui s’impose comme la nouvelle religion particivilienne, rejointe chaque jour par de nouveaux disciples, en l’occurence ici Julien-2 et Armand. Mais il y a bien sûr une courbe d’apprentissage, et, si pour ce baptême, ils n’ont pas démérité (Armand engrangeant notamment la rare domination octroyée après six comptabilisations dans un même tour), votre serviteur a conclu son office sur le score de 5-3-1.

Table 3, dite « Rouge sang » : à Blood bowl, Julien et Baptiste baignent dans le sang rouge jusqu’aux coups, esclaves de leur jeu aux poings qu’on n’en vit pas l’epectase.

Table 4, dite « Minorités invisibles » : à Raids on vit François-René gagner à une courte majorité devant Nicolas II (50 à 49). Le 1% restant se répartit entre Maïwenn et Xof, deux minorités invisibles.

Table 5, dite « Enfants de choeur » : à Olympos, les protagonistes de la table 4 reçoivent le prix d’une victoire collective. Tous les enfants de Dieu ont pu y chanter sa gloire (this will be the day when all of God’s children will be able to sing with new meaning) et le sacrifice de Maïwenn, qui tomba la première au chant donneur.

Table 6, dite « Témoins gênés » : en fin de soirée, nous découvrons Witness – un petit jeu de détectives dans l’univers de Blake et Mortimer. Ayant terminé l’enquête N° 22 sur le score pitoyable de 0, les témoins de cette affaire, un peu gênés, resteront avantageusement anonymes.

Table 7, dite « Code d’honneur  » : pas de Codenames pour finir cette soirée: le code a changé et met le lemming à l’honneur avec les vainqueurs de la table 4, rejoints par celui de la table 1. Dans cette partie de Lemming mafia, entre conquérants et néanmoins mafieux, on ne badinait donc pas avec l’honneur – au risque de se trouver sous l’eau lesté de quelques parpaings. Comme quelqu’un l’a dit de manière piquante à propos d’un académicien qui s’est récemment révélé mortel, si celui qui a gagné a dit n’aimer le mot honneur qu’au singulier, il ne détesta pas les recevoir au pluriel.

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