Séance de VENDREDI 31/08/2018 à Servel

Le 31 août 1935, on rapporte que Alekseï Grigorievitch Stakhanov et ses trois collègues ont extrait 102 tonnes de charbon, un record, en 5 heures 45 minutes de travail, soit 14 fois le quota. Lors d’un concours organisé par le Komsomol, ce haveur du Donbass sera érigé en exemple par la propagande soviétique pour tous les ouvriers de l’URSS. Cette promotion du sacrifice personnel et de l’émulation entre travailleurs pour le bien du Parti a reçu le nom de stakhanovisme.

Résultat de recherche d'images pour "stakhanov cartoon"Stakhanov a fait carrière à la mine de « Tsentralnaïa-Irmino », qui a toujours des performances plus basses que le reste de la région quand Stakhanov y est affecté, en 1927. En 1933, il est affecté à l’équipe des perforateurs. Les mineurs utilisent des piolets pour détacher le charbon, puis le mettent dans des wagons et le font sortir de la mine par des chevaux. Allongé sur le côté ou sur le dos, le mineur perfore le charbon et s’occupe de surélever le plafond de la mine quand il n’a plus la place de passer. Stakhanov propose d’avoir un mineur chargé de la perforation, un autre du chargement du charbon sur les wagons, un autre de surélever le plafond de la mine quand c’est nécessaire et un dernier menant le poney, plutôt qu’un seul enchaînant toutes ces tâches. Plutôt qu’un piolet, Stakhanov utilise une perceuse minière, qui pèse très lourd et exige une formation préalable.

Ce record est donc d’abord le fruit d’une révolution profonde de l’organisation du travail, et sa véracité sera contestée. Selon l’historien expert en mouvement stakhanoviste Igor Avramenko, le travail du mineur à l’époque relevait aussi bien de l’extraction du charbon que de la consolidation des parois de la galerie au fur et à mesure de son avancement. Toutefois, Stakhanov a été déchargé de cette dernière tâche qui fut partagée entre deux de ses collègues. Les supérieurs de Stakhanov ont omis d’en parler pour amplifier l’effet de l’exploit de leur héros en devenir. Son exemple est d’abord publié dans le journal local Kadievsky Proletary, puis repris par La Pravda à l’initiative. Il apparaît même sur la couverture du magazine Time.

Entre 1974 et 1977, il donnera de nombreuses interviews à divers médias, dont ceux de pays communistes de l’Europe de l’Est, où il dénoncera l’attitude des ouvriers qui ne vont pas assez vite au travail, ou qui ne produisent pas assez. En 1977, il meurt d’une crise cardiaque.

Enfin, ultime manifestation de la propagande, son véritable prénom n’était pas Alekseï, mais Andreï. À l’époque, une erreur de frappe dans l’article de La Pravda relatant son exploit l’aurait rebaptisé. À ce propos, selon une version, Stakhanov aurait écrit une lettre à Staline demandant la rectification, à quoi ce dernier aurait répondu que La Pravda ne commettait pas d’erreurs. Selon l’autre version, c’était le secrétaire particulier de Staline qui aurait évoqué le sujet et, là aussi, Staline aurait dit « Alekseï… un beau prénom russe, il me plaît tout autant », après quoi Stakhanov serait devenu officiellement Alekseï.

A Lannion, 83 ans après cet exploit, les stakhanovistes du jeu étaient en plein labeur à Lannion, où ils ont ouvert la voie à pas moins de trois nouveaux jeux, admis avec fierté dans l’académie des outils officiels de Parties Civiles !

Table 1, dite « Mouvements de pionniers » : à Founders of Gloomhaven on construit les fondations du célèbre jeu d’exploration. Julien présente ce nouvel opus, et convainc quatre fortes têtes de rejoindre sa table. Tristan sera le plus productif (35) devant Neox, qui mérita aussi d’être mentionné (33). Mickaël et Julien en ont pris de la graine pour améliorer leur productivité à ce jeu très calculatoire.Résultat de recherche d'images pour "founders gloomhaven"

Résultat de recherche d'images pour "brass birmingham"Table 2, dite « Petites mousses » : ici, une nouvelle découverte, déjà annoncée dans ces pages: le troisième rejeton de la grande famille de Brass: Brass: Birmingham. Contrairement à la version Lancashire, qui ne s’est détournée du modèle que comme on touche à la constitution, d’une main tremblante, il s’agit ici d’une variante avec des modifications très sensibles: nouveaux bâtiments, nouvelle carte, et surtout, au lieu de vendre dans des ports, on boit de la bière, qu’il faut d’abord avoir produite, et qu’on ne peut acheter au marché extérieur (qui lui a disparu). En somme, on est passé des petits mousses de navires aux petites mousses des bariques… Cette partie inaugurale fut remportée par Thomas (177), à tout seigneur tout honneur, grâce à un réseau de rails tentaculaire. Votre humble serviteur s’est lui consacré à la production, et malgré quelques jolis coups, doit s’incliner (155), tandis que Xel culmine à 136. Cette nouvelle version est intéressante, bien présentée (surtout dans cette version kickstarter où l’on paye avec de magnifiques jetons de poker), et permettra de renouveler le genre pour les fans.

Table 3, dite « Nomenklatura » : à Rajas of the Ganges, Thibault revisite la nomenklatura version indienne, et gagne d’un tour devant Vincent-2.

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Table 4, dite « Burn out » : à Dead of winter on vit François-René, Paul et Maïwen mourir d’épuisement. Cette dernière perdra même un n dans cette lutte sans fin.

Table 5, dite « Salaires de haveurs » : à Hanabi, les protagonistes de la table 3 réalisent des scores honorables: 4-4-4-3-2. Cet effort qui n’a rien de stakhanoviste ne mérite pas une ligne de plus sur leur fiche de paie.

Table 6, dite « Ration double » : Thibault remet le couvert à Rajas of the Ganges – faisant, outre Vincent-2, deux nouvelles victimes: François-René et Maïwen.

Table 7, dite « Artillerie lourde» : dans l’univers imposant de A song of ice & fire: TMG, les Starks (Xof) ont laminé les Lannister (Jack).

Table 8, dite « Le bon wagon» : à Condottiere, un jeu qui revisite l’introuvable unité italienne mais que nous abordons avec un livret de règles en chinois, des six joueurs présents au départ, deux terminent dans le bon wagon avec 4 conquêtes. Cest Thomas qui s’impose à Mickaël dans un duel final.

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Séance de VENDREDI 10/08/2018 à Servel

Entre le 10 et le 15 août 1539, le roi François 1er signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Villers-Cotterêts. Cette ordonnance très importante institue en premier lieu ce qui deviendra l’état civil en exigeant des curés des paroisses qu’ils procèdent à l’enregistrement par écrit des baptêmes, autrement dit des naissances (des ordonnances ultérieures, à Blois en 1579 et Saint-Germain-en-Laye en 1667, prescriront aussi l’enregistrement des décès et des mariages). Une innovation dont les généalogistes mesurent pleinement la portée.

L’ordonnance établit par ailleurs que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils l’étaient en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l’époque. C’est le fameux article 111:

Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l’intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement .

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De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires…. sous réserve néanmoins qu’ils lisent et écrivent la « langue d’oïl » pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.

L’ordonnance de Villers-Cotterêts est d’autant plus importante qu’à la différence de la plupart des autres nations européennes (Angleterre, Allemagne, Espagne….), la France est une construction politique sans unité linguistique à l’origine. Les élites du royaume, conscientes de cette faiblesse, n’ont pas attendu l’ordonnance pour faire leur la langue française, même dans les provinces les plus éloignées, et ainsi se rapprocher du pouvoir central. Ainsi, en 1448, peu après sa création, le Parlement de Toulouse décide de son propre chef qu’il n’emploierait plus que la langue d’oïl dans ses travaux et ses écrits, bien que cette langue fût complètement étrangère aux parlementaires et à leurs concitoyens ; plus étrangère que peut l’être aujourd’hui l’anglais pour les Français !

Notons enfin, ironie de l’histoire, que le premier acte notarié en français a été rédigé en 1532 (sept ans avant l’ordonnance de Villers-Cotterêts) à… Aoste, sur le versant italien des Alpes !

A Lannion, bien des siècles plus tard, quel que soit leur sabir, tous les particiviliens se sont compris – au moins jusqu’à la partie de Codenames ;-D

Table 1, dite « Chikaranga est, non legitur » : ici, Neox nous emène au Zimbabwe (ce nom, qui est une forme courte de « ziimba remabwe », est un mot shona (dialecte chikaranga) qui signifie « la grande maison faite de pierres »). Le site médiéval a donné son nom au célèbre opus de Splotter, The great Zimbabwe. Le président ne lit pas plus le chikaranga que les latins le grec, mais il règle une solide opposition composée de Tristan, Vincent-2 et Nicolas II.

Table 2, dite « In Spyrio veritas » : Dans l’univers steampunk de Spyrium, vous êtes un industriel qui cherche à exploiter dans des mines une ressource, le spyrium, pour le transformer dans des usines ou faire des recherches dans des laboratoires. L’originalité du jeu est dans le placement des ouvriers à l’étape 1 et leur récupération à l’étape 2 qui permet de récupérer de l’argent, des cartes, ou d’activer celles-ci, et, surtout, dans le contrôle de ce passage par les joueurs. Enfin, il est possible d’orienter son jeu en développant des brevets. Au terme d’un combat très indécis, Pierre (73) s’impose d’un coup de pioche, devançant Xel (72), Olive (65), et votre serviteur, qui, avec 58, était plus modeste que jamais.

Table 3, dite « Ita diis placuit » :  Dom a invité, pour une soirée découverte, son ami Nicolas, qui sera peut-être le cinquième de l’association à porter ce prénom un jour. Il y a eu d’abord un Hanabi – histoire de démarrer cool, puis, du plus sérieux avec Innovation, où il lui a donné de belles cartes, mais a fini par l’importer. Ainsi il a plu aux dieux.

Table 4, dite « Vivere militare est » :  A 878 – Les Vikings, Jack et Axel affrontent Mickaël et Gérard. De cette sourde lutte ne nous est parvenue que cette maxime: « La vie est un état de guerre ».

Table 5, dite « In principio erat Verbum » : à Codenames, au début, tout était verbe. Les Bleus (Xel, VHS, Pierre, Olive) ont battu à plate couture (3-0, plus une ou deux manches de consolante à la fin) les Rouges (Dom, Vincent-2, FR, Jack) sous le regard bienveillant de Neox, qui, en matière de verbe, est un croyant non pratiquant, et dont on retiendra les points saillants suivants:

  • Une manche toute en maîtrise de votre serviteur sur une grille pourtant injouable, marquée par un Capitaine 2 (Crochet, Chasse), un Déménagement 3 (Carton, Piano, Bulle), et surtout le final Rouge 2 (Cercle, Fraise), en évitant la Tarte pour cause d’une Pomme sur la grille !
  • Un Béring incompris par les Rouges qui ont tourné autour toute la manche, alors qu’il vaisait l’Arc….tique !
  • Un FR sérieux et efficace comme un pape en tant que maître-espion, mais rentré trop tard dans la partie pour en modifier le cours. En tant qu’espion, il resta fidèle à lui-même, déclarant, à propos de la Jardinière, qu’il la préférait en tablier (voire sans tablier) que dans l’assiette !
  • Un House à la limite pour les Bleus (Docteur, Londres) !
  • Dom incompris sur son indice Alcool 2 – qui visait Pomme, mais aussi Notes 

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Séance de VENDREDI 06/04/2018 à St-Elivet

La date du 6 avril 1722 marquerait l’abolition de la taxe sur les barbes instaurée par Pierre le Grand le 5 septembre 1698, à son retour de son long voyage d’observation en Europe. Elle s’inscrivait dans son ambition de moderniser son pays en lui faisant adopter les techniques, mais aussi les modes de l’Occident. Le paiement de la taxe se matérialisait par une pièce en métal qu’il fallait garder sur soi, faute de quoi la police avait le pouvoir de vous raser de force.

Quelques siècles plus tard, au moins un barbu (à jour de sa taxe cotisation) figurait à chacune des tables de jeu.

Table 1, dite « 1 barbu c’est un barbu, 3 barbus c’est des barbouzes » : à la table de Rising Sun se joue une épopée nippone avec alliances, luttes et intrigues (mais pas de coups tordus ?). Parmi Neox, Julien, Elouan, Anthony, Mickaël et Cédric, on retrouve trois barbus et c’est le second nommé qui est vainqueur (avec le clan Bonsaï).

Table 2, dite « Pas rasoir » : une séance de Battlestar Galactica, on s’y ennuie rarement. Cette fois au sein du groupe formé par Michal, François-René, Frank (featuring Paul Jr), Xel, Maël et Guillaume, les cylons ont pris la forme d’un binôme père-fils bientôt rejoint par LE cylon (barbu) de PC. Ajoutez-y une Xel pas claire et un Guillaume-boulet (dixit ses collègues) : les humains ont passé un sale moment.

Table 3, dite « Moustache et favoris » : à Grand Austria Hotel, VHN convie Thomas, Eric, Christophe à gérer un hôtel-café viennois à coup de lancers de dés et sous le regard sévère de l’Empereur (François-Joseph 1er, qui a donné son nom à un fameux style de barbe) qui débarque par trois fois distribuer ses bons et mauvais points. Y avoir déjà joué a été certainement avantageux pour l’heureux narrateur qui, ayant collecté les trois objectifs à 15 PV, finit avec 165 points devant Eric et Christophe réunis dans un mouchoir de poche autour de 110 points. Le malus de 5 PV par convive encore en salle en fin de partie en a fait couiner plus d’un !

Table 4, dite « Au nez et à la barbe » : Nicolas-2 a convaincu Thibault et Victor bientôt rejoints par Quentin et Maïwenn qu’il détenait les clés des règles de Munchkin. Après un bon moment de jeu chaotique, un cas de figure improbable (une « intervention divine à deux », ne me demandez pas) désigne deux vainqueurs-surprise, N2 (qui en rit encore dans sa barbe) et Maïwenn (dont un Codenames récent a révélé toute l’expertise en techniques d’épilation).

Table 5, dite « Au poil » : la table 4 continue avec un Hanabi qui semble s’être parfaitement déroulé, mais avec le tourbillon du lancement de la table 7, son résultat n’a pas été consigné.

Table 6, dite « A un poil près » : la table 3 moins Xof poursuit avec Gipsy King, intéressant jeu semi-abstrait de placement sur un territoire renouvelé de partie en partie et où la gestion de l’initiative (ordre du tour) est clef. Au terme de la première moitié, Dom creuse l’écart grâce à un groupe de 10 tentes qui lui rapporte 55 PV. Dans le seconde, Eric fait le meilleur score et finit avec un total juste inférieur de 3 points à Dom.

Table 7, dite « Pas un poil de sec » : le Codenames vespéral attire son lot d’amateurs et la joute en 3 manches a été serrée, loin du désastre de la semaine passée. Les maîtres-espions se cantonnent pour l’essentiel à des indices en 2 avec quelques déviations en 1 (ce qui est habituellement rare par ici) ou en 3. En présence on trouvait des Bleus (Guillaume, Eric, VHN, Victor puis Maïwenn) et des Rouges (Xel, F-R, Thibault puis N2 et Quentin).

La première manche ouvre sur un Lumière 3 (Aube, Ampoule et ???) et se termine par un tour où il ne reste plus qu’un mot aux Bleus à trouver pour l’emporter, probablement un reliquat de Lumière 3 ou de Route 2. Hélas, raisonnant que par un trou on peut voir de la lumière (ou, moins convaincus, qu’une lumière est un trou dans un moteur deux-temps), ils se noient dans le Trou fatal (c’était Bombe). 01

La 2e manche voit Mineurs 3 (Nain, Fer, Pelle) répondre à Architecture 3 (Pont, Pilier et ???). Les Rouges sont convaincus que Arc est le 3e mot (mais ne se décident pas à le toucher de toute la partie), ce qui n’empêche pas les Bleus, face à Recourbé.e 2, d’être longtemps tentés avant d’aller sur Corne et Crochet.  Pour le dernier tour, il ne manque qu’un mot aux Bleus, situation confortable s’il en est. Mais quand avec Démangeaison 1 son équipe se rue sur Croûte (blanc !), le maître-espion transpire un bon coup. Heureusement, ils finissent bien par lui préférer Puce ! 11

Dans la manche décisive affrontant Xel à Maïwenn, la tension monte encore. Les Rouges prennent l’ascendant après le raté du Meuble 2 initial (Table et Planche) et déroulent avec supériorité. Les Bleus, sur la défensive et sous la pression, proposent un Chocolat 1 (pour Suisse). Mais le Lorient 2 ne parvient à révéler que Bretagne. Le dernier indice, Chaudron 2, révèle Asterix et Vapeur et les Bleus touchent enfin Verre (le Meuble manquant) et se retirent sur le score final de 21.

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Séance de VENDREDI 15/12/2017 à St-Elivet

La tradition recommande de ne consommer les huitres que les mois en R, comme par exemple décembre. Certains affirment qu’il s’agit de recom- mandations sanitaires remontant à une époque où la chaîne du froid n’existait pas (l’invention de la réfrigération utilisant non pas de la glace mais un fluide comprimé et détendu en circuit fermé est un bon exemple du temps nécessaire pour passer d’une idée de principe à un produit commercialement viable, en l’occurrence un siècle, mais ce sera pour une autre fois). D’autres invoquent la laitance qui se développe pendant la saison de reproduction des beaux jours (pourtant ce n’est pas sale).

En français, nous avons 7 mois en 1R, 1 mois en 2R (février) et 4 mois sans R. Et c’est pareil en anglais et en allemand. C’est vraiment fascinant.

Table 1, dite « Rivalité » : 2 paires de joueurs soit 92 paires de chromosomes se retrouvent autour de Mythic Battles avec extensions : Justine et Mickaël vs. Guillaume et Nicolas-2. Le XXXY domine le XYXY.

Table 2, dite « Rongeurs » : autour de Lemming Mafia, Xel, Eric, Elouan, Tristan et Maël. Eric finit en haut du podium au terme de cette course de rongeurs honteusement truquée.

Table 3, dite « Régularité » : les réguliers de Gloomhaven, DNJ2, s’attablent devant le scénario 3 Inox Encampment où il est question, envoyés par une rombière un peu manipulatrice, d’aller nettoyer le repaire d’un groupe de pillards. Objectif : éliminer 20 ennemis sachant qu’avec une régularité de métronome, un nouveau Garde Bandit entre dans la pièce à chaque tour. L’équipe, nantie de quelques babioles fraichement acquises au marché de la magie, commence à maîtriser ses classes de personnages. Malgré un Shaman aux pouvoirs magiques inquiétants, la quête est achevée sans toutefois avoir pu (ou osé) visiter la salle au trésor du fond et alors que le Spellweaver de Dom, toujours de santé un peu fragile, s’éclipse avant la fin. Au début du prochain scénario, tout le groupe va pouvoir monter au niveau 2.

Table 4, dite « Règlement de comptes » : Tristan et Serge s’affrontent à 7 Wonders Duel sans qu’un nom de vainqueur n’émerge. Se sont-ils mutuellement annihilés ?

Table 5, dite « Récifs » : Reef Encounter est actuellement un visiteur fréquent de nos soirées. Est-ce la perspective de mers chaudes, bienvenues vue la météo actuelle, ou bien simplement l’instinct de prédation de certains adhérent(e)s ? Ce soir la bataille entre poissons-perroquet et coraux arbitrée par les crevettes a tourné en faveur de Xel (40 PV) devant Maël, Elouan et Eric dans un ordre à préciser.

Table 6, dite « Révélation » : Xel, Tristan et Maël, ce dernier suivant une rapide courbe d’apprentissage de la cubitude, disputent une partie de Kardinal und König. Maël dépite Tristan en finissant 2 PV devant.

Table 7, dite « Renversement » : tôt le samedi matin, Xel, Guillaume et VHN jouent à Innovation (avec les 9 cartes rééquilibrées de l’édition 2017). Comme à chaque fois, la partie est riche en surprises. Xel prend le meilleur départ, puis en milieu de partie Guillaume déploie des cartes puissantes qui en quelques tours le propulsent à 49 points d’influence ! Avec 4 Dominations contre 3 à Xel et 1 à Dom, il ne lui en manque qu’une pour gagner. Délaissant leur propre moteur à points, Dom puis Xel réussissent à lui faire de solides crocs-en-jambe et à retarder l’inéluctable. Alors que de nouveau Guillaume est à un tour de la victoire, ayant à la fois l’influence et les cartes pour réussir sa cinquième Domination, VHN joue en désespoir de cause une carte qui met en jeu 3 cartes de niveau 8, mais sans contrôle sur leur effet ni leur couleur. S’ensuit alors un incroyable enchaînement de pouvoirs qui le voit vider dans le même tour toute la pile des cartes 10. La partie était bouleversée et il l’emporta au tour suivant en activant « Biotechnologies ».

Table 8, dite « Recueillement » : Tristan, Maël et N2 jouent dans le calme (mais pas dans le silence) à Hanabi et semblent y avoir passé un bon moment.

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Séance de MARDI 12/12/2017 à St-Elivet

Le 12 décembre 1901, le physicien italien Guglielmo Marconi réalise la première transmission radio au-dessus de l’océan Atlantique, entre son laboratoire de Poldhu, dans les Cornouailles anglaises, et Saint-Jean-de-Terre-Neuve. D’abord appelée « télégraphie sans fil » (TSF), la radio naît sous la forme de trois petits signes brefs désignant en morse la lettre S. Le succès de Marconi a été rendu possible par les recherches d’Édouard Branly, brillant scientifique et médecin français, professeur à l’Institut catholique de Paris, qui a découvert dix ans plus tôt le principe de la radioconduction. Mais l’invention de la radio, qui vaudra à Marconi le prix Nobel de physique en 1909, est aujourd’hui plus volontiers attribuée à Nikola Tesla, physicien génial mais moins habile en affaires, qui aurait déposé les brevets correspondants en 1900.

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116 ans après, de nouvelles technologies de communication sont apparues, et Lannion a été en pointe sur nombre d’entre elles, notamment l’ATM, protocole en devenir perpétuel et qui, aujourd’hui, nous semble presque autant d’actualité que la TSF.

Table 1, dite « Triangulée » : Neox présente Viticulture et sa table se remplit aussi vite qu’une chope à la fête de la bière. C’est en fait un jeu de placement d’ouvriers, qui vont planter des cépages, récolter le raisin, le faire vieillir, tout comme dans les bonnes maisons. Mais des six oenologues à bord, deux débarquent aussitôt: Cécile, à qui l’explication des règles a fait l’effet d’un cubi en intaveineuse, et votre modeste serviteur qui, chevaleresque, porte secours à deux joueurs égarés et crée la table 2.
Cette table donnera un résultat déroutant, voyant trois joueurs à 21: Neox, Xophe et Thibault (ce dernier vainqueur aux livres, car si à ce jeu on produit des crus italiens, on paie en monnaie anglaise), et Xel à 18, pourtant la seule à pouvoir revendiquer une compétence du domaine.

Table 2, dite « Par GPS » : à cette table de P.I. on démarra fort tard, la faute à des coups de fils urgents, et votre modeste narrateur, tout propriétaire du jeu qu’il fut, enregistra un échec cuisant, étant à chaque fois dernier sur les trois manches, pour un score de 9, qu’aucune erreur n’entacha cependant. Un réglage de GPS s’impose pour notre détective en herbe. A l’inverse, François-René réussit l’exploit de faire le score parfait de 21. Doc Nico, 19, et Sophie, 17, se sont partagé les honneurs.

Table 3, dite « Par satellite » : à Alien Frontiers Nicolas II décolla, colonisa, et atteignit au final le septième ciel, laissant dans son sillage Baptiste, Ivan et Guillaume. On n’en saura pas plus car ils étaient enfermés dans une cage de Faraday.

Table 4, dite « La fibre optique » : à Hanabi les joueurs (Thibault, Xel, Nicolas II, Guillaume et Doc Nico) avaient la fibre très optique pour repérer toutes les couleurs de l’artifice, et parviennent au score de 20, ce qui est une prestation, dit le manuel « Excellente, ravit la foule » !

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Séance de VENDREDI 27/10/2017 à Ti Koad

Migration vacancière vers Ti Koad pour une belle population de joueurs, des jeunes et d’autres moins, des têtes connues et d’autres moins, des à jour de leur cotisation et d’autres non.

Table 1, dite « Tentacules victoriens » : Thomas, David, Xel, Christophe-2 et Hugo s’attablent devant A study in emerald, un jeu rare qui mèle un thème fantastique (une conspiration de Grands Anciens à la fin du XIXe siècle) et des règles originales (rôles cachés et asymétriques, conditions de victoire en fin de partie). En une phrase, « c’est un jeu où l’on gagne seul et l’on perd en équipe ». En fin de partie, Christophe a perdu juste assez de points pour endosser ce rôle de perdant, au grand soulagement de David. Et c’est la coéquipière du précédent qui finit en tête.

Table 2, dite « Kerker und Drachen » : Julien-de-Paimpol fait découvrir son nouveau précieux, Gloomhaven, aux heureux élus Jack, Neox et VHN. Gloomhaven est représentatif des 5% de projets Kickstarter qui débouchent sur des jeux réussis, d’un bon rapport qualité-prix et non bancaux, mais qui auraient eu du mal à se faire éditer autrement. Il renouvelle le genre du dungeon crawler avec un mélange d’ambition (97 scénarios dans la boîte de base qui pèse 10 kg !) et de mécaniques bien trouvées, avec une inspiration puisée dans les jeux à l’allemande pour dépasser le « je me déplace, je lance un dé » . Ici pas de 1-contre-n comme dans Descent mais un groupe de joueurs qui coopèrent comme à Mice & Mystics, et une gestion de main qui nécessite sérieuse réflexion comme à Mage Knight. Chaque joueur incarne un personnage qui va se développer à travers les différentes aventures et finir par prendre sa retraite une fois sa quête personnelle achevée. Les différentes classes de personnage sont intéressantes et on n’a fait que deviner la richesse du mode « campagne ». Qu’on ne se méprenne pas, le scénario 1, que nous avons perdu malgré un dernier combat héroïque de Jack et de sa meute de rats, n’est pas une promenade de santé. Leçon à retenir : ne pas ouvrir une porte tant qu’on n’est pas vraiment prêts.

Table 3, dite « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » : Marvin, Guillaume, Nicolas-2, Armand et Michal méditent sur cette phrase de Clausewitz en jouant à Rex, derniers jours d’un empire. Armand surprend les autres en construisant sa troisième forteresse et met ainsi fin à cette brève partie.

Table 4, dite « De sacrés mechs » : Tristan, Paul, Justine et Mickaël se confrontent au scénario 6 de Mechs vs. minions, où ils triomphent.

Table 5, dite « Retardataires » : Vincent et Camille cherchent un jeu à 2. Ils trouvent Kanagawa où le coup de pinceau de Vincent s’impose.

Table 6, dite « Padrino » : la table 1 poursuit avec The boss que Christophe remporte.

Table 7, dite « Mwahahaha »: bien que le porteur des clés eusse tenté de nous convaincre qu’il ne faut pas rester là, Messieurs Dames, il est attiré par Thomas dans un piège diabolique et se laisse présenter avec Xel et Dom Before I kill you, Mister Spy…, un petit jeu de cartes américain. Jeu où ni la variété tactique ni la dépendance à la pioche n’ont convaincu. Tiens au fait il faudrait rejouer à un certain petit jeu de cartes allemand qui se passe dans une diligence…

Table 8, dite « Bouquet final » : le rideau tombe sur une partie de Hanabi avec Tristan, Paul, N2, Guillaume et Justine.

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Séance de MARDI 05/09/2017 à Ti Koad

Le 5 septembre 1638, Louis XIV voyait le jour. Né Louis, surnommé « Dieudonné », il monte sur le trône de France au décès de son père Louis XIII quelques mois avant son cinquième anniversaire. Son règne de 72 ans, le plus long de l’Histoire de France, est certainement son record le plus difficile à battre !

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A Ti Koad, 379 ans plus tard, on n’était pas loin du record de durée pour un mardi: beaucoup de petits jeux, des moyens, et un gros étaient au programme….

Table 1, dite « Double éclipse » : Bruno nous invite à revisiter le Japon avec Nippon. Un jeu de placement d’ouvriers, de construction d’usines, d’exportation de biens, et où l’on se balade sur l’archipel du Levant avec plein de meeples de jolies couleurs. D’ailleurs ils faut y faire attention aux couleurs, car elles jouent un rôle important dans les revenus (toute couleur nouvelle baisse le revenu de 3000 Y). Un jeu précis, fluide, au chaos maîtrisable, et où il faut bien choisir ses objectifs tout en combinant ses actions. Du pain bénit pour Tristan le roi-soleil ? Sur le papier oui, mais sur le terrain, il fut totalement plombé par le deuxième comptage intermédiaire où son influence était réduite à néant, et avec 92, sera soulagé de ne pas finir dernier (place qui échut à Guillaume, 89). Qui alors ? Bruno bien sûr, souverain en son palais ? Il fit une belle prestation, mais culmine à 154. L’éclipse de ces deux favoris profita à votre immodeste narateur qui pour l’occasion pouvait déclamer Nec pluribus impar, « À nul autre pareil ! » – devenu le plus grand des rois, le premier des hommes et peut-être plus qu’un homme (promis, dès demain, votre narrateur retrouvera sa modestie).

Table 2, dite « Soleil noir » : Les fantômes ont obscurci cette table de Ghost stories qui rassembla pour une vaine quête Xel, Cécile, Jérôme et Nicolas II.

Table 3, dite « Des hommes pressés » : Julien, Thibault, François-René et Neox ont enchaîné à cette table les courses folles: à Roborally (victoire de Julien), puis à Flamme rouge – où Julien gagne encore, coiffant Neox sous l’étendard, puis à Dungeon Raiders où F.-R., l’homme aux deux prénoms de roi, ceint enfin la couronne.

Table 4, dite « Versailles chantier » : Nous retrouvons l’univers japonisant avec Hanabi où le feu d’artifice lancé par F.-R., Xel, Nicolas II, Jérôme et Thibault n’avait rien de Versaillais. Ils connurent ensuite la même infortune avec les Poilus. Il était temps de sonner l’armistice, mais la galerie des glaces ne les accueillera pas en fanfare.

Table 5, dite « Retour de flamme » : à Tiny epic galaxies Bruno (21) nous offre un beau retour de flamme, rendant à VHS sa modestie (12) et à Guillaume (7) un retour sans voyage.

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Séance de MARDI 27/06/2017 à Ti Koad

 Le 27 juin 1905, une mutinerie éclate à bord du Potemkine, le principal cuirassé de la flotte de guerre russe. Sur le moment, l’événement passe inaperçu dans une Russie bouleversée par une première Révolution et une guerre désastreuse contre le Japon, mais il va acquérir beaucoup plus tard une notoriété mondiale et accéder au rang de mythe historique, par la vertu d’un film que lui a consacré le réalisateur Eisenstein vingt ans après.

Depuis sa défaite de Tsushima, un mois plus tôt, face à la flotte japonaise, la marine du tsar Nicolas II est agitée par des mouvements divers et les officiers ont le plus grand mal à se faire respecter de leurs hommes. Sur terre, dans tout le pays, se multiplient grèves et rébellions depuis la révolte sanglante du 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg (dimanche rouge).

Sur le cuirassé Potemkine, le commandant, le capitaine de vaisseau Golikov a su jusque-là préserver la discipline par une relative humanité. Mis en service deux ans plus tôt, le navire mesure 113 mètres de long, déplace 12 600 tonnes et transporte 700 hommes. Ses marins sont pour la plupart des paysans sans éducation, recrutés de force quelques mois plus tôt pour combler les effectifs creusés par la guerre. Ils n’ont pas encore l’expérience du feu.

Tandis qu’il effectue des exercices sur la mer Noire, au large d’Odessa, le cuirassé est ravitaillé comme de coutume en provisions. Au petit matin, les marins s’approchent des carcasses qui pendent sur le pont en attendant leur mise en cale et découvrent une viande en putréfaction, puante et truffée d’asticots. Ils se rassemblent autour des carcasses. C’est l’indignation. Le médecin du bord, le docteur Smirnov, examine la viande. Avec mépris pour les brutes qui l’entourent, il prétend sentencieusement que la viande est « comestible » sous réserve d’être simplement lavée avec du vinaigre.

Les marins murmurent et se retirent. Arrive l’heure du déjeuner. Dans le réfectoire, les cuisiniers amènent les marmites de bortsch, avec la viande bouillie. Cette fois, c’est l’explosion. Les marins refusent de manger et conspuent les cuisiniers. Alerté par le vacarme, le second du navire, un aristocrate polonais brutal et cassant, le capitaine de frégate Hippolyte Giliarovsky, alerte le commandant. Devant celui-ci, le docteur réitère son verdict sur l’état de la viande.

Alors, le commandant a la mauvaise idée de faire battre les tambours et de rassembler l’équipage sur le pont. Il harangue les hommes et demande à ceux qui acceptent de manger la viande d’avancer de deux pas. Maladresse ! Par habitude et résignation, seuls quelques vétérans obéissent. Les autres se tiennent cois. Bafoué, le commandant se contente d’annoncer que les marins n’auront rien d’autre à manger. Là-dessus, il se retire et son second poursuit la harangue.

Dans l’équipage figurent quelques militants révolutionnaires du parti social-démocrate, dont leur chef Afatasy Matiouchenko. Ils ont reçu de leur parti la consigne de préparer les marins à une insurrection générale de la flotte de la mer Noire. Matiouchenko se dit que voilà l’occasion de devancer l’insurrection générale. Il excite ses camarades à la révolte. Le ton monte… Guiliarovski, réalisant que l’anarchie risque de s’installer à bord, ordonne alors aux marins de se mettre au garde-à-vous et réclame une bâche. Traditionnellement, en cas de mutinerie dans la marine impériale russe, les mutins étaient recouverts d’une bâche avant d’être fusillés. Il est possible qu’à ce stade, le second ait simplement voulu bluffer pour impressionner l’équipage.

Les marins persistant à refuser de manger leur bortsch, Guiliarovski ordonne alors que les « meneurs » soient rassemblés par les hommes d’armes ; ceux-ci s’emparent au hasard d’une douzaine de membres d’équipage. La colère achève de gagner l’équipage. Plusieurs appellent à s’emparer des armes et à prendre le contrôle du navire. Guiliarovski aurait alors ordonné au peloton de tirer, ce qui n’aurait eu pour effet que d’exciter les marins, tandis que les hommes d’armes, face à la foule, refusaient d’obéir à son ordre. L’un des meneurs tire un coup de feu en l’air. Guiliarovski lui tire dessus, le blessant mortellement. Il sera l’unique victime parmi les matelots. Le commandant en second est ensuite à son tour abattu par Matiouchenko.

Alors que la masse des marins ne s’est pas encore engagée, une cinquantaine de mutins se sont emparés d’armes : plusieurs officiers subalternes, présents sur le pont, sont tués à leur tour. Le reste des marins est entraîné par le déchaînement de violence. Les autres officiers sont débusqués de leurs cabines et abattus pour la plupart. Six d’entre eux parviennent à sauter à l’eau et à nager jusqu’au torpilleur 267, conserve du Potemkine. Le commandant Golikov est lui aussi tué, son cadavre jeté à la mer. Le pilote du 267 tente de prendre la fuite mais le torpilleur, visé par les canons du Potemkine, doit faire demi-tour et les mutins en prennent le contrôle.

Onze officiers du Potemkine ont survécu à la mutinerie.

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L’empire du soleil levant et les pratiques moyenâgeuses ont servi de toile de fond aux quatre tables qui réunirent, 112 ans plus tard, une poignée de mutins aux intentions pacifistes.

Table 1, dite « Mutinée » : à Troyes, au terme d’une partie épique, Neox, avec 46, sonne la révolte et, mutinerie bien ordonnée commençant par soi-même, s’empare de la victoire qui semblait promise à Xel (45), qui aurait pu – et même dû – s’en saisir. Baptiste sera un peu court (41). Jérôme  (32) complète le tableau, mais au champ d’honneur.

Table 2, dite « Faisandée » : Tournay partage avec Troyes le décor mais s’en différencie substantiellement par ses règles. Et il vaut mieux les avoir étudiées avec attention pour comprendre les mécanismes qui font gagner, car l’histoire ne repasse pas les plats. Ce qu’a évidemment compris Tristan, qui s’impose sans mal avec 37. Suivent votre modeste narrateur (32) et Nourdine (28). Une partie faisandée dès sa mise en route, en quelque sorte.

Table 3, dite « Honorable » : au début de l’ère Meiji, Yokohama, qui n’était qu’un petit village de pêcheurs endormi, est devenu, avec l’ouverture du commerce vers l’étranger et le déclin de Edo, la première plaque tournante de commerce du Japon. Pendant cette période, les produits japonais tels que le cuivre et la soie sauvage ont été installés à Yokohama pour être exportés vers des pays étrangers. De plus, la culture et la technologie étrangères ont été peu à peu incorporées au Japon, provoquant une vague de modernisation dans les rues de la ville. Derrière ces incroyables changements se dressaient les marchands de Yokohama. Chaque joueur est un marchand qui rivalise avec d’autres pour gagner de la renommée: présenter des marchandises commandées par des commerçants étrangers, ou apprendre de nouvelles technologies, développer la ville en construisant des « Shop house » et des Maisons de commerce. C’est l’honorable Bruno qui connut la renommée la plus fameuse (150), devant Nicolas II (136) et Thomas (126).

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Table 4, dite « Hara Kiri Dory » : la table 2  enchaîne sur Hanabi. Deux manches furent jouées. Dans la première, jouée en mode Dory, 12 petits points furent engrangés. La seconde, avec 16, consacra une sortie d’amnésie pour conclure ce dyptique finalement peu mémorable.

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Séance de MARDI 07/02/2017 à St-Elivet

Le 7 février 1914, Charlot se rend à une course de voiturettes pour enfants. Une équipe de tournage cherche à filmer l’évènement, mais Charlot les dérange en permanence en essayant de s’imposer devant la caméra. Le réalisateur tente alors de le faire disparaître du champ de vision par de grands gestes et des coups de pieds et de poings, ce qui va perturber la course, les deux hommes se retrouvant régulièrement au milieu de la piste. Les spectateurs, au début intrigués par ce comportement, vont finir par s’amuser des pitreries de Charlot. Charlot est content de lui est le premier film où l’on découvre le personnage du Vagabond. Le personnage a été créé juste avant, pour le film L’Étrange Aventure de Mabel, mais celui-ci n’est sorti que deux jours après Charlot est content de lui, film plus court, achevé plus rapidement, et expédié aussitôt pour être exploité.

Le tournage s’est déroulé lors de la deuxième édition de la Pushmobile Parade qui se tenait à Venice, Californie, le 11 janvier 1914. La prestation de Chaplin fut improvisée, sans scénario préalable, et n’aurait nécessité que 45 minutes de tournage. Ce film d’une demi-bobine permet d’observer les premières réactions du public face au personnage de Charlot. Les spectateurs – qui ne sont pas des acteurs, mais des personnes venues pour assister à la course – semblent tout d’abord perplexes vis-à-vis du comportement et des pitreries de Charlot. Puis, au fur et à mesure du film, cette perplexité se change en amusement et en rires. Une carrière est lancée sur les chapeaux de roues !

103 ans plus tard, pas de charlots à St-Elivet, des joueurs, et des vrais !

Table 1, dite « Opinion publique » : Une table de Mysterium de niveau « difficile » (mais avec trois corbeaux, selon une combinaison maison préconisée par Nicolas III) se met en place. Votre modeste narrateur prend, presque à son insu, la place du fantôme. Devant lui, Sophie, Guillaume, Vincent, Nourdine et Franck. Après un début quelque peu poussif sur les criminels, illustré par la déconvenue de Franck avec le cuisinier (à sa décharge, il n’a pas vu « Ratatouille »…), les lieux plongent nos enquêteurs dans une certaine perplexité, notamment Vincent, surpris à l’évocation d’un mariage dans une crypte. Pour l’arme du crime, c’est en revanche un carton plein, tous découvrant, du premier coup ou presque, l’engin utilisé. La partie sera néanmoins perdue de peu, par la faute du lieu du crime de Guillaume qui ne sera pas identifié (c’était une chambre jaune avec un phonographe, un trophée et une coupe). Pour l’énigme finale, tout le monde part sur une fausse piste, faute d’avoir identifié dans une araignée velue le fil de la pelote d’une couturière…

Table 2, dite « Les temps modernes » : la Russie, ou plutôt l’URSS, est en plein essor dans l’univers de Russian Railroads. C’est Baptiste qui en profita le mieux, coiffant la chapka avec 380, devant Neox (365), Yvan (358), et Xel (342).

Table 3, dite « Une vie de chien » : Dead of Winter: La nuit la plus longue vous amène à Raxxon, où le résultat d’horribles expériences du laboratoire pharmaceutique risque de se répandre en ville si les joueurs ne parviennent pas à les contenir. C’est donc un jeu à part entière, pouvant se jouer seul ou en complément de « Dead of Winter – A la Croisée des Chemins » (jeu qui lui plonge une colonie de survivants dans l’hiver au lendemain d’une apocalypse provoquée par des zombies). Une vraie vie de chien pour François-René et sa meute (David, Nicolas II & III, Jean-Yves) pour une partie longue comme un jour sans pain, toujours active à l’heure où s’éteignaient les dernières lumières de la ville…

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Table 4, dite « Les feux de la rampe » : Votre modeste narrateur invite Sophie et Guillaume à faire l’artificier à Hanabi mais en oubliant au passage une règle primordiale, ce qui donne au final deux parties en mode Bisounours et des scores que la morale réprouve. S’il est mis en examen pour ces faits, le coupable se fera hara kiri. En attendant, il vivra sa vie de présumé innocent.

Table 5, dite « Un parfum de meurtre » : à la table de Codenames, dans sa version domifiée, les Bleus (Dom, Sophie, Guillaume) affrontent les Rouges (VHS, Xel, Neox) – deux compositions d’équipes inédites !

  • 1-0 pour les Bleus sur une manche serrée, marquée par un joli Encre 3 (Bleu, Signe, Poudre), les Rouges ayant frôlé l’assassin (Tête) à propos d’un Dictature 2 énigmatique (Fou, Régime).
  • Les Rouges égalisent, concluant sur un très inspiré Descendance 2 (Fils, Jeu) pendant que les Bleus tournent autour de l’assassin (Ordre), sans toutefois jamais oser le désigner.
  • Les Bleus l’emportent 2-1, l’assassin (Blanc) étant désigné d’emblée par les Rouges sur un Himalaya 2 peu inspiré, qui visait Terre et Sommet.
    Le coupable, s’il a survécu à son hara-kiri, sera condamné à escalader l’Everest en tongs.

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Séance de MARDI à Ti Koad 07/10

Le contenu de la soirée, par François :

Deux tables « baladeuses » ce mardi, avec trois voyages sur trois continents.

Justine, Léo, JiBee et Dominique se retrouvent à Puerto Rico. Jibee fait le GO et on ne doute pas qu’il ait tenu son rang face à trio de débutants à ce jeu. Mais le chroniqueur ne peut l’exclure, les scores ne lui étant pas parvenus à l’heure du bouclage.

Thomas, pour sa part, embarque VHS et Xel dans l’espace ferroviaire Allemand de Les Aventuriers du Rail: Édition Märklin (qui est comme chacun le sait, une dérivation allemande des Aventuriers du Rail, avec bien sûr la carte du pays, mais aussi des nouveautés, comme les passagers à transporter). Je colonise l’Est pendant que Thomas déploie son réseau à l’Ouest et que Xel essaie de se faufiler au sud et au centre. Par une manoeuvre machiavelique, Thomas le Wessie bloque l’entrée de Dusseldorf, ruinant l’un des objectifs de Xel, alors que j’instaure un check-point sur la ville de Berlin et ses lucratifs passagers et y ouvre un couloir sud. Je transporte un passager à Berlin m’octroyant 23 PV, et réussis l’ensemble de mes objetifs, mais n’en ai que 3, alors que Thomas en remplit 6, et est déclaré vainqueur d’une locomotive devant VHS, pendant que je mets un wagon à Xel.

Nous terminons par un série de trois Hanabi (mot japonais formé des caractères « fleur » et « feu »), un jeu coopératif et où il faut faire preuve d’imagination pour faire éclater des feux d’artifice, et, surtout, gagner sans tricher. Notre premier score fut excellent (le meilleur possible après « légendaire »), le second simplement remarquable et le troisième juste bon. Comme quoi le mieux est l’ennemi aussi de l’excellent. Et, à défaut d’entrer dans la légende, nous eûmes notre quota de fous-rires.

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