Séance de MARDI 01/01/2019 à Servel

Depuis le 1er janvier 1622, dans tous les pays catholiques, sur décision du Saint-Siège, l’année calendaire commence le 1er janvier. Le roi de France avait déjà introduit cette réforme dans son pays par l’édit de Roussillon en 1564, qui, entre autres dispositions, fixe au 1er janvier au lieu du 1er avril le début de l’année calendaire dans toute la France. La tradition du poisson d’avril tire ses origines de cet édit. Auparavant, le début de l’année variait selon les provinces et les pays : à Lyon, c’était le 25 décembre, ailleurs encore le jour de Pâques, mais dans la plus grande partie partie de la chrétienté médiévale, elle commençait le 25 mars, jour de l’Annonciation, selon une prescription énoncée par quelques moines du VIIIe siècle.

Du 25 mars jusqu’au premier jour du mois suivant, le 1er avril, les gens avaient donc coutume de se faire des cadeaux pour célébrer le passage à l’année nouvelle. Ils prolongeaient une tradition empruntée aux Romains qui, eux, célébraient le Nouvel An le 1er janvier, selon la règle fixée par Jules César. Ces cadeaux du Nouvel An étaient appelés étrennes en l’honneur de la déesse Strenia.

À la suite de l’édit de Roussillon, les Français et les autres francophones reportent sagement leurs étrennes au 1er janvier mais n’en continuent pas moins à se faire des cadeaux « pour rire » à l’occasion du 1er avril. Comme ce jour coïncide aussi avec la fermeture de la pêche, le mois d’avril étant la période du frai (reproduction) pour beaucoup de poissons de rivière, on qualifie ces amusements de « poissons d’avril » car ils sont aussi peu sérieux que de pêcher un poisson en avril !

See the source image
Déesse Strenia

En ce premier janvier à Lannion, on se serrait autour d’une table qui donna lieu à deux joutes memorables et dont le destin faillit basculer à l’ultime seconde.

Table 1, dite « Sur le fil » : Nous commençons par Snow Time, le jeu publié de notre adhérent Frank, que l’on aurait bien aimé questionner au sujet de quelques points de règle, mais c’est partie remise. François-René était largement en tête, annonçant qu’il sentait bien, ce soir, qu’il allait conclure. Mais il resta scotché sur la dernière marche de l’escalier deux tours de suite, avant, finalement, de s’en libérer dans un jet salvateur, un jet de boules de neige bien sûr – mais non, il n’était pas tout nu et tout bronzé !

Table 2, dite « Sur le gong » : Dans le pays chatoyant de Gugong, Chine du 16e siècle, sous l’ère de la dynastie Ming, les bakchichs sont fréquents et encouragés. Nous visitons les familles influentes de l’époque, leur offrant des cadeaux pour en recevoir en échange, souvent de moindre valeur, et bénéficier de certains avantages. Un jeu de placement sur les différents plateaux, permettant qui de construire la muraille, de voir l’empereur, acquérir des perles de jade, faire un tour en bateau, ou encore des visites parsemées d’offrandes: Gugong, sous l’apparence d’une complexité touffue, a tout d’un grand classique très équilibré. A ce type de jeu, il faut savoir choisir ses batailles, et si possible celles qui vous procureront du prestige. Nous écoutons donc religieusement les doctes explications de Mickael, qui nous abreuve de points de règles, et de judicieux conseils pour gagner: n’oubliez pas la piste d’intrigue, c’est important, les perles de jade, ça rapporte, l’empereur il faut aller le voir avant la fin, ou encore, le double serviteur, c’est très intéressant ! Votre humble chroniqueur, se nourrissant de tous ces bons conseils, les appliqua à la lettre: une visite matinale à l’empereur, la collecte assidue de perles, le recrutement d’un double serviteur furent les trois piliers d’une victoire qui me semblait promise à l’aube du dernier jour. Mais c’est alors que Xel se mit en action, à l’assaut de la grande muraille, et des faveurs octroyées par les cartes, elle capitalisa pas moins de 12 points au dernier tour ! Pour ma part, mon ultime action m’avait vu monter sur la piste d’intrigue pour utiliser les derniers serviteurs à mon service, une action en forme de baroud d’honneur que je pensais superflue. C’est pourtant elle qui me donna la victoire, car elle me départagea de Xel qui me rejoignit in fine à 40 PV au terme d’une incroyable remontada !! Mickael échoua à 36, Doc Nico à 28, et François-René à 26, pestant contre les voyageurs avides de recompenses qui avaient vidé avant lui la carte de ses bonus lucratifs.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 21/12/2018 à Servel

Ce 21 décembre, un hasard – certainement bien organisé – réunit la Belgique et la France: il veut en effet que ce soient les anniversaires simultanés de Charles Michel (fraîchement ex-premier Ministre) et de son adversaire nationaliste Bart De Wever (bourgmestre N-VA d’Anvers) pour le côté belge, ainsi que d’Emmanuel Macron et de son opposant tout aussi nationaliste Nicolas Bay (député Européen RN) pour le côté français ! A ce jeu de ressemblances, il y a quand même une différence: si la France et bel est bien gouvernée, ce n’est plus le cas de son voisin, et ceci n’est pas une fake news !

Résultat de recherche d'images pour "charles michel macron cartoon"

Aucune crise de gouvernance à Parties Civiles, bien au contraire: en cette soirée, Neox avait organisé un arbre de Noël garni de boîtes de jeu ! Un vin chaud, du chocolat et des gâteaux avaient été apportés par Marie-Anne et Hélène. On avait investi la grande salle, l’odeur de la cannelle y fleurait bon un hiver qui, lui aussi, fêtait son arrivée dans une douceur d’automne finissant. Eût-il été organisé illico, un RIP (référendum d’initiative particivilienne) de destitution de notre Président bien-aimé n’aurait pas vu l’ombre d’un bulletin accroché à sa corbeille !

Table 1, dite « Coup de théâtre » : une bonne soirée de jeux sans Wallace, c’est comme un Noël sans dinde. Une initiation à Brass, s’imposait pour Eric et Elouann. A ce dernier qui construit des manfactures de coton qu’il peine à vendre, son père lance « Balance ton port ! », ce que le rejeton fit, et la vente du coton s’ensuivit, malgré les vicissitudes du marché extérieur qui se refusa à lui en fin de partie. Avec 85, il n’eut pas à rougir de sa première expérience, toisant même le paternel, qui ne culmina qu’à 76. La bataille pour la première place tournait clairement à l’avantage de votre serviteur, quand, au dernier coup, Xel prit de court l’assemblée en dépensant 32 de ses 33 livres pour construire un chantier naval, s’adjugeant ainsi une victoire surprise par 125 à 120 !

Table 2, dite « Pays imaginaire » : Dans le pays imaginaire d’Auztralia, également sorti de l’imagination fertile de Martin Wallace, une bataille d’expertsfut réglée par Jack, evant Marie-Anne, Vincent puis KreeNox

Table 3, dite « Progressiste » : sous la plume de Dom, nous retiendrons ceci:

Quatre amateurs de gros jeux darwiniens (Gérard, Thomas, Tristan et Dom) s’installent pour la soirée autour de Bios:Megafauna, déjà vu au début du mois. Légère asymétrie pour Thomas qui (en vert) joue les plantes. Il bénéficiera à ce titre pendant un bon moment de 3 actions là ou les animaux des trois autres joueurs n’en ont que 2. Les plaques continentales ne tardent pas à se frotter, provoquant la rencontre entre des espèces qui n’ont pas eu le temps de se développer considérablement. Histoire de compliquer la prédation, Thomas se rend vénéneux tandis que Tristan apprend à chasser les poissons (cela tombe bien, Thomas a créé une espèce nageuse).

En milieu de partie, une succession rare d’événements « Mutagène » qui
affaiblit les espèces au patrimoine génétique trop complexe, parfois au
point de les éliminer, nettoie la totalité des créations d’un Dom qui a
pris un peu trop de risques et se retrouve avec rien. Il redémarre avec
une minuscule bébête mais rattraper le temps perdu est quasi-impossible.
Les événements extérieurs multiplient les zones hostiles (hautes
montagnes et déserts) qui isolent les différentes populations les unes
des autres, d’autant plus que le super-continent se fractionne et recrée
4 continents séparés.

Dans le dernier tiers, Dom oriente l’évolution de l’environnement
(couvert nuageux et taux d’oxygène) pour fragiliser les espèces en cas
d’événement Mutagène (dans le cas de Thomas, il ne peut se permettre
qu’un unique cube de mutation mais il arrive à adapter ses deux
familles). La manœuvre réussit et c’est au tour des belles créations de
Tristan de disparaître, suivies au dernier tour par une belle espèce de
Gérard qui était sorti grand gagnant de l’épisode précédent. C’est donc
sur une feuille de score reflétant à la fois les milieux hostiles et la
fin de partie cruelle pour les espèces que se termine la partie bien
après minuit : Thomas 14 PV, Gérard & Dom 10, Tristan 4.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est mail.

Enfin, c’est l’occasion de faire la pub de la chaîne YouTube du bien nommé « Jean-Michel Grosjeu » qui propose des vidéos remarquables, en particulier sur les jeux Sierra Madre Games et grâce à qui Thomas et Tristan sont entrés avec aisance dans les règles de Bios:Megafauna.

Table 4, dite « Nationaliste » : à Gugong, Benjamin administre une « grosse fessée » à ses adversaires, savoir Mickaël, Olive et Jeff

Table 5, dite « Guerre de positions » : voir se déployer Warhammer 40K sur tois tables, on se sent déjà à Noël, d’autant que le décor fourmille de jolis petits sapins enneigés. Vincent-la-tempête a tonné, et Baptiste-le-trésor a plié.

Table 6, dite « Plus grands morts que vivants » : à l’instar d’un gouvernement plus grand mort car tombé pour une cause, les aventuriers de ce Zombicide, François-René, Neox, Camille, Olivier, Sébastien Olive, Hélène et Maîwenn sont sortis de l’épreuve grandis, mais raccourcis – en même temps.

Résultat de recherche d'images pour "snow time jeu"

Table 7, dite « Xmas is coming » : à défaut de climat en phase avec le thème, une partie inaugurale de Snow time se conclut dans le plus grand secret. La magnifique réalisation de notre cher adhérent Franck a été appréciée tant au niveau de sa réalisation que de son mécanisme ludique.

Table 8, dite « Trois couleurs: bleu » : histoire de finir dans la bonne humeur, un Codenames se met en place pour finir. Les Rouges (Xel, François-René et Doc Nico) ont cédé aux Bleus (Hélène, Vincent et votre serviteur) au terme d’une joute indécise, et qui s’ouvrit sur cette réflexion méthaphysique: « Je trouve qu’on ne boit pas assez de Daïquiri », dont on vous laisse imaginer l’auteur.

  • 1-0 pour les Rouges qui profitent du calage des Bleus à un Stop (Feu, Rouge et Fin) qui bifurque vers un Pouce inattendu. Sur une grille infernale, les Bleus gâchent, donnent des mots, et finissent par échouer sur l’assassin Pétrole avec l’indice Urgence, indice qui visait les trois derniers mots (Timbre, Rouge, Blé) dans une audacieuse triangulation.
  • 1-1 à la faveur d’un parcours Bleu impeccable entamé sur le joli Enigma 3 (Berlin, Code, Espion).
  • Les Bleus s’imposent 2-1 dans une manche contestée avec véhémence pour tricherie, sur la confusion entre Poison et Poisson faite par une maître-espionne ni impassible ni silencieuse, visant l’indice Sushi 2 (Poisson et Mort). Tandis que les Rouges dérapent sur la Peste à propos de Bactériologie, les Bleus concluent sans effort sur le final Abeille 1 (Miel). « Ca fait quel effet de gagner en trichant » ? s’entendent-ils vitupérer en rentrant aux vestiaires.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 23/11/2018 à Servel

De la variété, du monde et de la bonne humeur, que demander d’autre pour une soirée de jeux ?

Table 1, dite « Ilienne » : soirée d’aventures coopératives chez Robinson Crusoé pour Xel, Sophie, DocNico, François-René et Camille-Elle. Ils et elles se confrontent au scénario « les naufragés » qui leur donne du fil à retordre puisque les événements contraires ont raison du petit groupe de survivants.

Table 2, dite « Inachevée » : Jérôme, Gabriel, Etienne et ThomasC se lancent eux aussi dans des aventures coopératives, ici dans l’univers très sombre de This war of mine où ils doivent survivre dans les ruines d’une ville en guerre. En résumé, on peut dire que jamais n’a-t-on vu (sauf peut-être à l’opéra) une si longue agonie : persuadés très vite de n’avoir aucune chance, nos damnés de la terre voient leur groupe de départ s’amenuiser, mais recrutent aussi quelques autres victimes. Ils tiennent bon et après plus de 4 heures de jeu, ils « sauvegardent » la partie pour reprendre une autre fois !

Table 3, dite « Incendiaire » : quelle surprise, une partie d’aventures coopératives pour les moustachus de Gloomhaven. On aurait dû avoir un pressentiment : revenus au département d’alchimie pour avoir une explication virile avec une enf***ée de fourbe de Quatryl, nous la trouvons en larmes devant son labo en feu. « Vous voulez vos plantes magiques ? elles sont là-dedans » nous dit-elle en désignant le brasier. Oui mais dans le labo il y avait toutes sortes de créatures sur lesquelles on expérimentait et que l’incendie a libérées. Sous la contrainte du temps, nous nous sommes divisés et cela s’est mal passé, le chacun-pour-soi reprenant le dessus. Dom-Cragheart, ayant nettoyé la pièces des vipères, se retrouve dans le couloir la cible de blobs s’écoulant de la pièce abandonnée par Julien et Neox. Déjà mal en point, il succombe sous une force supérieure en nombre. Neox-Quartermaster s’en tire bien dans la pièce aux dragons mais il se replie clopin-clopant avec Jack-Berserker, laissant Julien-Brute bien seul pour « traiter » la pièce aux loups. Notre tank est fort mais pas invincible et il dut à son tour déclarer forfait, scellant l’échec de la mission.

Table 4, dite « Inconnue » : ce qu’on sait : Mickaël fit jouer à Gugong Jeff, Nicolas-2 et Maxime. Ce qu’on ignore : ce qui se passa, qui gagna et ce qu’ils en pensèrent.

Table 5, dite « Imprévue » : partie de Dark Moon pour Michal, Sébastien-2, OlivierL et deux visiteurs motivés issue du forum des associations, Laurent et Camille-Il.  Un jeu à traître comme certains affectionnent. Mais cela ne s’est pas forcément passé comme certains espéraient et les Infectés ont gagné.

Table 6, dite « Impitoyable » : Nicolas-2 et Olivier poursuivent par un face à face à Warhammer Underworld:Shadespire. L’occasion pour Nicolas de se souvenir que les dés ne l’aiment pas. Il semblerait que ce soit terminé sur un score de 11-1.

Table 7, dite « Initiatique » : Laurent ayant indiqué un intérêt pour les jeux de cartes, Dom sort de sa besace son Innovation et initie illico Camille et Laurent. Il y a toujours une petite courbe d’apprentissage pour maîtriser le vocabulaire, le comptage des icônes et les différentes façons de gagner. Ils ne déméritèrent pas mais c’est le tuteur qui avec un tableau riquiqui l’emporta aux Dominations 5-1-0.

Table 8, dite « Impeccable » : histoire de finir dans la bonne humeur, un Codenames final avec le jeu contenant de vrais morceaux de meeples de Jérôme. Les Rouges (Xel, Laurent et VHN) se sont battus avec talent mais cela n’a pas voulu face à l’efficacité un peu terne des Bleus (F-R, DocNico, Camille-2 et quelques bouffées de Neox). Un peu comme un Brésil-Italie ?

  • 1-0 pour les Bleus bien aidés par le maître-espion Rouge qui, violant ses vœux de silence, leur explique ce qu’est le Tro Breiz 2 (indice litigieux par ailleurs, mais soyons beaux perdants). Ce qui n’empêche pas les Rouges de choisir Route juste après ! L’indice était Changeur (pas échangeur !!), sensé les aiguiller vers la thématique de l’argent (Bureau, Coupure, Montant).
  • 2-0 pour les Bleus qui pourtant ont bien tâtonné et laissé aux Rouges l’occasion de gagner. Mais si les hésitations initiales sur Magicien (Chapeau, Cirque, Pigeon mais pas Lame pour couper en deux l’assistante en fourreau lamé) ont été surmontées, les opaques Canon 3 (OK pour Poudre et Mèche. Pas Batterie mais Pointe ?) puis Procès 2 (qui a fait révéler une Balance blanche) ont scellé le sort des Rouges. En face, l’habile Tchaïkovski 2 (Note, Casse) a lui aussi dérouté.
  • Cette fois, les Rouges sont bien décidés à montrer de quoi ils sont capables, les deux novices occupant la place du maître-espion. Le premier indice de Laurent est Cuisiner 3 et son équipe raisonne correctement que, vu qu’il n’a pas dit Cuisine, c’est pour détourner des aliments comme Canard, Pain ou Coque. Après Vapeur, ils choisissent l’assassin Table (c’était Feu et Poche qui avait pourtant été évoquée) ! Victoire impeccable pour les Bleus, rien à redire.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 16/11/2018 à Servel

Au matin du , Missak Manouchian, commissaire technique des FTP-MOI de Paris, est arrêté. Son épouse, Mélinée, parvient à échapper à la police (en 1985, elle témoignera dans un documentaire pour accuser la direction de l’époque du PCF d’avoir lâché, voire vendu, le groupe Manouchian pour des raisons tactiques) mais pas son second, Arménak Manoukian.

Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands de la GFP, qui exploitent l’affaire à des fins de propagande. Le tribunal militaire allemand du Grand-Paris juge 24 des résistants arrêtés. Une parodie de procès est menée de façon expéditive à l’hôtel Continental en présence des journalistes. À leurs cris de haine racistes, Manouchian se tourne vers eux et leur jette « Vous avez hérité la nationalité française, nous l’avons méritée ». La presse collaborationniste dénoncera le « cynisme » d’accusés qui assument pleinement les attentats qu’ils ont commis.

Dix des prévenus sont sélectionnés pour la composition de l’Affiche rouge, sur laquelle apparaît l’expression « l’armée du crime ». Le tribunal prononce vingt-trois condamnations à mort. Le 21 février 1944, les 22 hommes du groupe des condamnés à mort sont fusillés au Mont-Valérien, en refusant d’avoir les yeux bandés.

Résultat de recherche d'images pour "affiche rouge cartoon"Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés ».

Mais l’Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l’ennemi, produit l’effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l’emblème du martyre. Elle transformera un obscur en héros.

De cette nouvelle soirée de Parties Civiles, on retiendra une historique déculottée à Codenames pour les Rouges, et pour le coup, en ce triste soixante-quinzième anniversaire, ça l’affiche mal.

Table 1, dite « Franc-tireurs » : Dom propose à quelques cobayes de service de s’embarquer dans un voyage initnérant au long cours sur le thème du train. Les francs-tireurs de cette épopée s’attelent à un premier opus ludique: Paris connection, où il s’agit de rallier Marseille depuis Paris en construisant diverses lignes ferroviares, avec cette particularité qu’un joueur ne possède pas de ligne mais seulement des actions de la compagnie qui l’exploite. Autrement dit, sur le mécanisme d’Impérial, il s’agit ici de parier sur les lignes qui vont relier le plus de métropoles, avec en plus un mécanisme assez retors: à chaque tour, il faut choisir entre développer le réseau ou échanger ses actions (1 pour 1 ou 2). Résultat de recherche d'images pour "paris connection jeu"Le déroulement final est difficile à prévoir, surtout à 6, car le décompte des points dépend non seulement de la valeur des actions mais aussi du nombre qu’on en possède, qui n’est pas fixe (on part avec 5 et on peut grimper à 10). Si Tristan a survolé la première partie avec 123 (devant Maël, 101, Dom, 98, VHS, 93, Xel, 86, Mickaël, 75), il dut s’incliner dans la deuxième où tous avaient bien compris qu’il faut posséder 10 actions pour avoir une chance de gagner (Maël vainqueur avec 106, devant Dom, 101, VHS, 99, Xel, 96, Tristan, 91, Mickaël, 88).

Table 2, dite « Justice expéditive » : il y a déjà 4 ans que l’excellent Age of steam n’était pas ressorti sur nos tables ! Pour relancer la machine, des poids lourds tels que Neox, Jack, et Jeff ont invité le courageux Benjamain à assister à leur plaidoyer pour ce jeu injustement oublié ! Sans autre forme de procès, Jack, avec 104, administra une justice expéditive en pulvérisant ses adversaires Neox (90), Jeff (74), condamnés aux dépens. Quant à Benjamin (49), il limita ses effets de manche à retrousser les siennes pour la prochaine fois.

Table 3, dite « Résistance sans conscience » : Race for the galaxy voit Guillaume et Paul résister vaillamment à Franck (38). Ce dernier eut-il conscience d’avoir perdu ? On en doute car Thomas-le-barbu clamera la victoire avec 40 !

Table 4, dite « Main d’Oeuvre Imagée » : à Olive et Tom – François-René et Nourdine ont fait travailler une main d’oeuvre imagée, sans résultat connu.

Table 5, dite « Frères d’armes » : dans l’empire rouge de Gugong deux frères d’armes, Tristan et Mickaël, terminent à égalité avec le beau score de 42. Mais la règle les départagea en faveur de Tristan: dans l’empire intergalactique de Parties Civiles, tous les voyageurs sont égaux, mais certains sont plus égaux que les autres….

Table 6, dite « La friche rouge » : en fin de soirée, une vibrante partie de Codenames laissa les Rouges (Xel, Nourdine, François-René, Maïwen, petit Paul) en friche face au bulldozer des Bleus (Dom, VHS, Maël, Franck, Thomas-le-barbu):

  • Bleus 1-0: manche sabordée par les Rouges, tandis que les Bleus déroulent: ils mobilisent imprudemment l’indice Guerre, qui oriente les espions vers l’assassine Colonie
  • Bleus 2-0: manche offerte par les Rouges qui se délestent d’un joli bouquet de mots de la couleur adverse
  • Bleus 3-0: manche sacrifiée par les Rouges: ils lancent imprudemment l’indice Valmont 4 (Mouche, Culture, Reine, Aube), qui incite les espions à faire une dangereuse liaison avec l’assassin Lien !!
  • Bleus 4-0: manche en mode escargot, un mot après l’autre, et qui tourne à la déroute des Rouges symbolisée par l’énigmatique Tortue 2 (Poste, Rome). On s’en moque sur le coup mais pourtant la référence historique est incontestable: dans Astérix, chaque légionnaire romain est à son poste pour attaquer en formation tortue !
  • Bleus 5-0: dans cette manche finale, les trois couleurs du drapeau tricolore étaient sur la grille ! Bleu était Rouge, Blanc était Rouge, et Rouge était Bleu ! Et c’est justement cet indice Bleu qui paracheva la déconfiture des Rouges: l’indice Multicolore 2 fut bien compris pour Cirque, mais pas pour Bleu. En effet, Bleu est….monocolore !

Résultat de recherche d'images pour "asterix boucliers tortue"

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 26/10/2018 à Servel

Les vacances arrivées, on prend ses aises à Servel avec 3 tables de jeu dans 3 salles.

Table 1, dite « Corruption » : c’est l’époque du salon d’Essen et les livraisons de nouveautés sont encore plus intenses que le reste de l’année. Mickaël déballe un magnifique exemplaire deluxe de Gùgōng, le dernier jeu de Andreas Steding (auteur de Hansa Teutonica et Kogge). Et comme avec Mickaël le service est compris, il connaît les règles. Jeu de gestion donc, dont le rédacteur sait tout juste qu’il s’agit de s’attirer les faveurs de dignitaires pékinois par un mécanisme de don/contre-don utilisant des cartes. Il sait aussi qu’il vit le pion rouge de Xel en tête sur la piste de score, position qu’il occupait toujours avec 49 PV à la fin du décompte, juste devant Tristan.

Table 2, dite « Trahison » : le groupe d’aventuriers de Gloomhaven (faut-il le rappeler ? Jack, Julien, Neox et Dom) part s’oxygéner en forêt dans la Forgotten Grove, à la recherche de plantes médicinales. Il ne manque plus que Bambi pour que le tableau enchanteur soit complet. Et bien non, c’est sur une quantité d’ours et de chiens-loup qu’il tombe, avec pour faire bonne mesure des Forest Imp qui volètent alentour et qui dispensent blessures et empoisonnements (pour nous) et soins (pour eux). En plus, le parcours est semé d’obstacles et d’embûches qui gênent le positionnement. Dom se fait attaquer par une meute au plus mauvais moment et perd 3 cartes sur 11 pour garder la vie sauve. Heureusement que l’expérimenté et fiable Julien vient s’interposer devant l’ours qui venait donner le coup de grâce (mais que ferons-nous sans notre tank après sa retraite imminente ?). On est toujours surpris par le comportement masochiste du Berserker de Jacques qui accumule les XP en se blessant. Soirée abstinence pour Neox qui ne ramasse pas le moindre sou (mais son personnage est déjà tellement équipé qu’on pourrait le surnommer la Samaritaine !). L’équipe progresse dans les bosquets et finit face au coffre au trésor. Dom jette ses dernières forces dans la bataille avec une double attaque au contact contre 3 ennemis simultanés et Julien finit le dernier ours. Oui mais on a l’impression de s’être un peu faits rouler en se faisant envoyer dans ce traquenard, il y a une alchimiste qui ne perd rien pour attendre.

Table 3, dite « Interruption » : une partie de Captain Sonar regroupe deux fines équipes : Vincent, ThomasC, KreeNox d’une part, Camille, Maïwen, Nourdine de l’autre.  Le premier équipage a remporté les deux parties, légèrement perturbées par l’abandon de poste d’une matelote ayant reçu un câble urgent.

Puis tandis que la table 2 range ses figurines et la table 1 n’est pas encore prête à ranger ses cubes, ils jouent à Time Bomb en se mentant effrontément. Puis pour se réconcilier ils finissent par Codenames.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum