Séance de MARDI 01/08/2017 à Ti Koad

Le 1er août 1291, les représentants de trois cantons Suisses font serment de s’entraider face à leur suzerain, Rodolphe Ier de Habsbourg. De cette lutte, la légende retient le nom de Guillaume Tell, hardi adversaire du bailli Gessler, et le pacte fédéral historique est associé dans l’imaginaire helvétique au serment du Grütli. En 1891, en souvenir de cet événement, les Suisses ont fait du 1er août leur fête nationale, chômé depuis 1994. Mais cette date est aussi le dernier jour de l’année où nous consommons les ressources renouvelables sur terre… Nous en reparlerons à l’instant de baptiser nos tables du soir.

A Ti Koad, l’atmosphère bourdonnait dans un saisissant contraste avec cette maussade soirée d’été. Il y avait des nouvelles têtes, car on était venu de loin: du Nord, de l’Isère et même d’Outre-mer pour rejoindre la joyeuse ambiance de Parties Civiles !

Table 1, dite « Ressources rares » : Thomas, Guillaume, Xel, François et Dom revisitent l’histoire climatique de la terre à Evolution climate sous les bons auspices de Dom. A six, la lutte pour la verdure est féroce, et je ne tarde pas à adopter un carnivore doué pour la chasse en meute, une combinaison redoutable qui me permet de faire du gras. En face, les herbivores se protègent rapidement à grands renforts de cornes, carapaces ou d’appels d’urgence et je dois déployer ma carte maîtresse pour survivre: l’intelligence (celle de la bête bien sûr, en l’occurence). Ceci d’autant plus que je dispose d’un herbivore charognard, qui se nourrit quand son voisin carnivore plante ses dents. Une belle combinaison que je menai jusqu’à son terme de cette partie (qui connut un climat heureusement tempéré) et, avec mes 53 PV, à une victoire promise. Mais c’était sans compter sur une triple combinaison tout à fait diabolique de Dom (coopération + fourrageur + intelligence), qui lui permettait de rafler quasiment toute la verdure à chaque passage, et lui octroya la victoire (59 ). Le troupeau des autres mangeurs d’herbes suivit en ordre compact: Guillaume (50 PV), Thomas (45), Xel (43) – qui développa tardivement un carnivore au succès mitigé – et Mickel (41).

Table 2, dite « Le jour du dépassement » : où Neox nous montre qu’il est entré de plain pied dans l’ère de l’anthropocène: il s’est dépassé en signant une mâle victoire à Lords of waterdeep, laissant Baptiste et trois autres comparses impuissants.

Table 3, dite « De si petits Suisses » : à cette table, petits et grands se sont bien amusés à Mysterium. La visite de Vincent, en fin de partie, n’a pas peu contribué à cette ambiance de cour de récréation, d’autant qu’il a flatté François-René pour son élégance dans son petit pull marine, et qu’il a, de surcroît, tenu à ce que cela se sût.

Table 4, dite « Votation populaire » : la table 3 (complétée par Guillaume) enchaîne à Codenames. Un jeu où l’on vote sur des mots comme comme l’on respire, et qui pourrait connaître un certain succès en Suisse (mot qui fait partie du jeu dans la version du DUC).

Table 5, dite « Croix rouge, Fond blanc » : la table 2, désormais éparpillée façon puzzle, voit Xel rejoindre Dom autour d’un Codenames Duet, petit frère coopératif en duo du précédent, et dont Dom nous a gratifié des règles officielles sur le forum (car oui, il se passe des choses sur le forum de PC). Une réussite et un échec ponctuèrent cette séance, qui fut surtout l’occasion pour Dom de montrer l’étendue de son vocabulaire en énonçant le mot grabat (un mauvais lit), qui, en outre, lui permit de gagner un pari.
J’ai dormi sur mon grabat solitaire comme un religieux de l’ordre de Saint-Benoît (Balzac)

Table 6, dite « Accents aigus » : les rescapés de la table 2 accueillirent pour finir deux charmantes voisines pour un Linq digestif, en mode récréatif là encore, et sans décompte de points. François-René s’était aussi invité à cette joute oratoire dont le brouhaha ambiant brouillait l’écoute.

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Séance de VENDREDI 31/03/2017 à St-Elivet

Il est sec depuis 1970 mais, en ce 31 mars, il aurait fêté ses 133 ans. Médecin d’origine corrézienne, Henri Queuille, élu local dans les rangs du parti radical socialiste, se porta volontaire pour combattre pendant la Grande Guerre. Il entre ensuite à plusieurs reprises au gouvernement. Emblématique ministre de l’Agriculture, il créa la Caisse nationale du Crédit agricole ainsi que le Génie rural. Sous le Front populaire, aux Transports, il mit en place sans heurts la SNCF. Le 10 juillet 1940, au casino de Vichy, il fit partie de la minorité de députés qui refuse les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, puis se retire dans sa ville de Neuvic.

À la Libération, très populaire, le « petit père Queuille » accède quatre fois à la Présidence du Conseil et préside à l’entrée de la France dans l’OTAN. Sa notoriété posthume tient toutefois à un aphorisme qu’on lui prête : « Il n’est pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre », et qui conduisent certains à le rapprocher d’un de ses lointains successeurs de Corrèze. Il serait aussi l’auteur d’un aphorisme repris par un autre corrézien célèbre : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ».

Queuille, 21 fois ministre, n’accéda jamais à la magistrature suprême, laissant passer sa chance en 1953 à Versailles, battu au treizième tour de scrutin par l’outsider René Coty. Il laissera son nom au musée départemental de la Résistance, site labellisé « Maison des Illustres » en 2013.

A St-Elivet, c’était comme le début de l’été pour une séance en pente douce avec, en guest stars, Audrey et Nicolas, de passage éclair à Lannion.

Table 1, dite « Plus grands morts que vivants » : dans la bibliothèque, une gigantesque table de Waling Dead: all out war se déployait. A la manoeuvre, Jacques mena à bon port son équipage: Christophe, Mickaël, Jeff et Franck.

Table 2, dite « Climato-sceptique » : à Evolution Climate, ce qui est intéressant c’est d’observer les effets du dérèglement climatique sur les hordes animales qui peuplent les plaines des temps préhistoriques. Aussi, je m’étais équipé de collerettes et de fourrures pour parer à toutes éventualités. Las, le climat fut désespérément étal, ce qui donna tout loisir à ceux qui avaient favorisé d’autres combinaisons de prospérer. Au premier rang Dom (55), qui fit un usage habile d’un carnivore insatiable, le seul du jeu, puis Xel, qui laissa paître des herbivores fertiles et au long cou (53), et Tristan (51) roi des protections mutuelles des membres de sa horde, fournie de 4 têtes de bétail. Votre modeste narrateur suit avec 45, laissant à Audrey (35) et Nicolas (32) le soin de fermer la marche.

Table 3, dite « Le temps immobile » : Une fine équipe composée de Guillaume, ulrich et Nourdine s’attaque aux scénarios 2 et 3 de Unlock ! Ils ont déclaré avoir accompli le scénario 2 avec un score de **** et 10 minutes d’avance, mais je mettrais mon billet qu’ils réflechissent encore à la fin du scénario 3, autrement plus tordu.

Table 4, dite « Absence de résultat » : A cette table de Dungeons and dragons, Neox, Camille, Baptiste et Anthony ont fouraillé. Mais pour quel résultat ?

Table 5, dite « Quadrillée » : « Au premier regard, cette table de Battlelore semblait quadrillée comme une circonscription par un député en campagne. Une lutte sourde opposait Nicolas II et Axel, et le dépouillement des bulletins était encore en cours à l’heure ou s’écrivaient ces lignes.

Table 6, dite « Ni pour ni contre » : Au vernissage officiel de Codenames pictures, qui renouvelle le genre sur le thème « une image vaut mille mots », une équipe de Rouges composée de VMN, Audrey, Nicolas, Nourdine, Axel et Wilfrid, affronte les Bleus (François-René, Guillaume, Nicolas II, Xel, Dom). A l’instar des footballeurs français à Séville, les Bleus menèrent 3-1 mais furent rejoints 3-3 en prolongation d’une table qui s’étira en longueurs pour le plus grand plaisir de certains coupeurs d’ogives en quatre. On se quitta bons amis avant d’en venir aux penalties.

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Table 7, dite « Marche dans la boue» : « On se croirait en Corrèze, qui, si on embrasse le siècle, fut un réservoir de titans politiques inattendu pour sa taille, à cette table de Titan race qui rassemblait les rescapés de la table 6 et dont l’issue est mystérieuse. Une chose est sûre, ces gens-là ne font pas de manières et ont passé la nuit à creuser des sillons.

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Séance de MARDI 22/11/2016 à St-Elivet

Ce soir c’était l’anniversaire de Scarlett Johansson (je me souviens de notre première rencontre, la scène d’ouverture de Lost in Translation). Elle n’a pas pu faire le déplacement de St-Elivet mais a envoyé un petit mot, baptisant chaque table du titre d’un de ses films.

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Table 1, dite « Les monstres à huit pattes » : une nouvelle fournée d’adhérents, Nicolas-2, Nourdine et Jack, découvre Evolution Climate avec Dom. Ils bricoleront des animaux avec des pattes, mais aussi des poils ou des carapaces, avec une propension à aller se cacher dans des terriers ou des trous boueux. En effet, c’est Nourdine qui endosse le rôle de prédateur en démarrant dès le premier tour avec une excellente combinaison Carnivore-Intelligence-Meute. Autant dire que les autres ont fait assaut de créativité en bardant leurs herbivores de traits génétiques décourageant les attaques (finalement, tout l’art dans ce jeu est d’être un peu moins vulnérable que le voisin).

En gardant des espèces de petite taille, on a pu voir des tours où quand Nourdine mangeait pour 1 jeton, les charognards opportunistes des autres joueurs avalaient 5 jetons ! Il y a eu peu de nourriture en milieu de partie tandis que malgré les tentatives de 2 joueurs sur 4 de créer une glaciation, le climat a varié dans une zone relativement clémente. Au total, VHN coiffe N2 de peu (43 PV de nourriture+24 d’animaux contre 39+25), devant Jack (20+30) et Nourdine (13+29, payant le fait d’être resté longtemps avec une seule espèce).

Table 2, dite « Lost in translation » : une table de Codenames inhabituelle puisqu’elle regroupe François-René, Frank, Mickaël, Jean-Yves et un groupe de visiteurs, qu’elle se lance dès le début de la soirée et qu’elle utilise le jeu VF du commerce. Pas facile pour une des visiteuses pour qui le français était une langue étrangère, et pas facile pour un F-R privé de ses repères habituels, au point qu’on ne connaît pas le résultat de cette partie.

Table 3, dite « The perfect score » : Nicolas-Neox, heureux possesseur depuis peu de la réimpression haut-de-gamme de Amun-Re, parvient à réunir du beau linge sur les rives du Nil : Xel, JiBee, Marvin et Olive. Rappelons qu’il s’agit là d’un jeu moins connu mais fort bon du prolifique Rainer Knizia. Malgré les calembours douteux, tout le monde passe un excellent moment (même Marvin si ! si !) et Nicolas, à défaut de réaliser un score parfait, finit juste dernière l’inévitable JiBee (qui avoue y avoir beaucoup joué à l’époque où il avait des cheveux).

Table 4, dite « Match point » : à Lords of Waterdeep, ce n’était pas vraiment un double mixte puisque Baptiste, Hélène, Yvan et Une-inconnue-que-nous-appellerons-X jouaient chacun pour soi, luttant pour devenir maître de la cité portuaire légendaire en envoyant leurs agents accomplir des quêtes. A la fin de la partie, et une fois les identités secrètes révélées, c’est Yvan qui gagne le match.

Table 5, dite « En bonne compagnie » : quand on plonge à la recherche des trésors des fonds marins à Deep Sea Adventure, il vaut mieux être en bonne compagnie (ici, Nicolas-2, F-R, Nourdine et VHN) vu que tous les scaphandriers partagent un réservoir d’air commun. Mais entre ivresse des profondeurs et appât du gain, les bonnes relations ne résistent pas longtemps. Et alors c’est l’expérience qui parle : F-R, le seul à être remonté vivant à 2 manches sur 3, remporte une victoire logique.

Et encore : on vit un Vincent de passage et, à l’étage, un couple jouer à Patchwork et à The City. Mais comme le disait Break up, l’album enregistré par Scarlett avec Peter Yorn en 2009, il était temps de se séparer.

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Séance de MARDI 15/11/2016 à St-Elivet

Le 15 novembre 1793 (26 brumaire de l’An II), un décret de la Convention stipulait que tous les Français doivent manger le même pain : Tous les boulangers seront tenus, sous peine d’incarcération, de faire une seule sorte de pain : le pain égalité. La baguette de 80 cm et 250 g se généralisera après la seconde guerre mondiale, mais il y a belle lurette que le « pain égalité » n’est plus seul à occuper les fourneaux. 223 ans après et à l’heure où, de l’autre côté de l’Atlantique, un président peut être élu avec près de 800.000 voix de moins que son opposant, l’égalité n’est pas non plus à la fête. Le nouveau locataire de la Maison blanche mènera-t-il son pays à la baguette ? Quoi qu’il en soit, cette élection surprise aura mis sous le feu des projecteurs les « trumpismes », dignes héritiers des « bushismes », et dont le plus célèbre a même donné lieu à un jeu représenté ci-dessous. Nous en baptiserons les tables jouées ce soir en honneur de l’heureux élu, et je conclurai cette introduction par un américanisme bien connu: « So help him God ».

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Table 1, dite « I try to learn from the past, but I plan for the future by focusing exclusively on the present » :
Xel, Jean-Yves, Bruno et VHS découvrent le tout nouveau Evolution Climate que Dom et Frank ont inauguré il y a peu, et déjà abondamment présenté ici par le premier cité. A la relecture de ce premier CR, je ne peux m’empêcher de revisiter la phrase qui dit « les carnivores se nourrissent des autres animaux (y compris ceux de leur propriétaire s’il a mal calculé son coup) »: c’est en effet précisément la stratégie qui m’a conduit à une victoire de prestige. En effet, rapidement possesseur du seul carnivore du jeu (en dehors d’une créature mal aboutie de Frank que je m’empressai de dévorer en début de partie), je me trouvai confronté à une armée d’herbivores hyper-protégés, notamment avec le redoutable trait Symbiose, qui est à mon avis l’une des cartes les plus puissantes du jeu, en tous cas en l’absence de l’Intelligence qui ne sortit pas à cette partie. Je fus donc tout aussi rapidement réduit à me nourrir sur ma propre bête, mais ce n’est pas une stratégie si mauvaise: elle permet, au prix d’un point de population, de rassasier rapidement son carnivore et donc d’engranger des points…. Ainsi, chassant en meute (encore un trait très puissant), je réussis à conserver l’ascendant sur Jean-Yves, dont les 2 herbivores, protégés comme un coffre-fort Suisse, s’empiffraient sans vergogne. Côté climat, il a suffi d’enfiler une polaire en fin de partie, pas de quoi faire frissonner un mammouth. Au final, je domine donc sur les deux tableaux (nourriture + plateau de jeu), avec 45 (31+14), devançant donc Jean-Yves, 39 (28+11), Xel, 35 (27+8), Bruno, 34 (22+12), Dom, 32 (25+7), et enfin Frank, 16 (9+7). Les deux derniers du classement furent donc aussi les seuls à connaître le jeu, et,  s’ils ont essayé d’apprendre du passé, ils trouveront surtout matière à apprendre du présent ! Une partie très enlevée pour un jeu prometteur, et où des visiteurs de passage ont pu relever des interpellations étranges, sorties de leur contexte, comme « Mets ta graisse  » !

Table 2, dite « Nobody builds walls better then me » :
Camille se frotte à Nicolas-Neox, François-René, et Mickaël au royaume de Kingsburg. FR ceint ses reins pour la bataille et l’emporte de haute lutte avec 55 PV, reléguant Mickaël à 10 longueurs, et les autres à quelques coudées de plus. Les murs du château n’ont pas de secrets pour lui.

Table 3, dite « Perhaps the most important thing I learned at Wharton was not to be overly impressed by academic credentials » :
Noureddine s’attaque à Jibee & Jack à Roll for the galaxy, et, s’il n’a pas été impressionné par les titres académiques de ses adversaires, il ne s’en est pas moins incliné dans un hommage présidentiel très à propos.

Table 4, dite « Good publicity is preferable to bad, but from a bottom-line perspective, bad publicity is sometimes better than no publicity at all » :
Dans le confort douillet du RDC, Baptiste corrige Jérôme, Nicolas II et Yvan à Keyflower. Nous ne donnerons pas plus de publicité, bonne ou mauvaise, à cette leçon de choses.

Table 5, dite « My leverage came from confirming an impression they were already predisposed to believe » :
Dire aux gens ce qu’ils sont disposés à entendre, c’est une définition possible de la démagogie, mais aussi une stratégie victorieuse à Codenames. Dans son format maintenant classique en deux manches gagnantes, mais en format commercial, nous retrouvons côté Rouges Xel, F-R, et Nicolas II – en face, JiBee, Jean-Yves, Dom et VHS. Votre humble maître-espion entame la partie sur un Dark Vador 3 (Hollywood, Gorge, Fantôme) qui suscite de lâches railleries auxquelles il ne peut répondre, étant silencieux et impassible. Le point débattu fur notamment celui-ci: Dark Vador est-il un fantôme ? Peut-être pas, mais les thuriféraires de Star Wars ont-ils pensé un instant au titre du premier opus ? Il s’agissait bien sûr de La menace fantôme… Bref, mes coéquipiers trouvèrent le moyen de faire chou blanc sur cette proposition, en désignant Espace ! Le mot suivant, Bouquet 2 (Rose, Ensemble) ne rencontra pas un grand succès. Pourtant, ils s’adjugèrent la manche, les rouges trébuchant sur Héros, le mot assassin, qu’ils associèrent imprudemment à Justice. La seconde manche fut une formalité, les rouges sous la houlette d’une maître-espionne peu inspirée, étant en perdition pendant que JiBee enchaînait les petites combinaisons de 2 mots sur un train de sénateur, provoquant une interrogation comique: Marée doit-il être associée à Rat ? Non, bien sûr, c’était Cycles, foi de météorologue ! Mais le plus drôle est que Rat était bel et bien un mot bleu, la partie se finissant sur un Souris 1 sans ambigüité…

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Séance de VENDREDI 04/11/2016 à St-Elivet

Tel un phénix, le bon génie OuiMite était de retour en ce début novembre pour annoncer une belle séance avec près de 20 joueurs, de la nouveauté et de la diversité. Passons rapidement sur les rumeurs, rapidement démenties, comme quoi NIP boulotterait à l’occasion ses collègues de bureau pour arriver au récit de la soirée.

Table 1, dite « je suis Darwin » : Nicolas-Neox, Frank, Joan et VHN découvrent le tout nouveau Evolution Climate (version enrichie de Evolution publié il y a 2 ans, lui-même un jeu dérivé mais largement refondu par son éditeur américain de Evolution, the origin of species par l’éditeur russe Rightgames, ancêtre donc du jeu de ce soir… et que l’on trouve dans l’armoire de PC. La boucle est bouclée et nous voila déjà dans le thème).
Pas de cubes sans âme dans ce jeu mais un thème fort : on doit développer (en leur ajoutant des traits génétiques) et faire prospérer (en les nourrissant pour augmenter leur population) ses espèces animales. Oui mais la lutte pour la survie est impitoyable : les herbivores sont en concurrence pour se partager un pool de nourriture commun tandis que les carnivores se nourrissent des autres animaux (y compris ceux de leur propriétaire s’il a mal calculé son coup). Et comme si cela ne suffisait pas, les joueurs ont le moyen de faire évoluer le climat de la planète, rajoutant une couche d’imprévus et de contraintes venant contrarier le fait de faire croître et multiplier leurs petites bébêtes. Que dire d’autre ? que le matériel est illustré de magnifiques aquarelles psychédéliques et que le pion de premier joueur est un chouette diplodocus.
Evolution ClimatePour cette première partie, Frank a joué rapidement la carte du prédateur (mais au détriment de ses autres espèces) avec son Carnivore-Rongeur-Chassant en Meute-Intelligent. Malgré la tentative de Neox de lui mordre les mollets, il finit par devenir une machine à tuer qui parvenait à chaque tour à trouver une victime parmi la demi-douzaine d’espèces des autres joueurs. Face à lui, les trois autres joueurs ont fait assaut de combos et de traits défensifs pour décourager une attaque par le Frankausore. Côté climat, à part une mini ère glaciaire en milieu de partie, il resta dans une zone relativement habitable. Au final, les bons gros herbivores de VHN arrivent à se nourrir avec régularité et finissent avec 50 PV juste devant les 3 espèces de Joan qui avait passé la partie à râler mais a accumulé 46 PV. Suivent Neox (37 PV) et pour finir Frank (32 PV).

Table 2, dite « le roi Hiram » :  Jeff, Marie-Anne, Jean-Baptiste et Julien-Lannion, pour certains fondateurs de l’empire PC, s’affrontent à Mare Nostrum Empires. Sauf erreur, c’est Jeff qui l’emporte coiffé de la couronne des Phéniciens.

Table 3, dite « Jack Aubrey prend la mer » : Julien-Paimpol, François-René et Laurent inaugurent une campagne de Seafall, dernier membre de la famille legacy qui depuis quelques années renouvelle le jeu de plateau en introduisant une dimension de narration, de persistance et de développement des personnage de partie en partie qui rappele le jeu vidéo ou le jeu de rôles. Chaque joueur est un marin-aventurier qui va découvrir et explorer les  territoires environnants et essayer de s’enrichir, sans parler des séquences d’affrontement. Souhaitons qu’un des membres du groupe partage sur le forum le récit de chaque chapitre de Seafall.

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Table 4, dite « le retour des Grands Anciens » : une table de jeu de rôle à une séance PC, il y avait longtemps qu’on en avait pas vu (le plus souvent, les rôlistes s’organisent en dehors des créneaux officiels). Sylvain-dit-le-Jeune, Franck et Sylvain-un-nouveau-que-par-facilité-nous-appelerons-numéro-3 ont joué un scénario de l’Appel de Cthulhu dans une cuisine éclairée par la pâleur tremblotante de bougies.

Table 5, dite « Martin Wallace et ses cultistes » : A Study in Emerald est une acquisition récente mais le revoilà sur les tables de PC. Un jeu original à la fois par son thème (uchronie au XIXe siècle avec des Grands anciens, des zombies et des conspirateurs, tiré d’une nouvelle de Neil Gaiman) et par ses caractéristiques (deckbuilder où on enchérit pour acquérir de nouvelles cartes, jeu en équipe où on doit identifier son partenaire qui peut vous faire perdre si son propre score est trop faible, conditions variées de fin de partie). Autour de la table, Thomas, Nourdine, Paul, Tristan et Nicolas-2. Rien n’a filtré du déroulement des événements, mais il ont suffisamment aimé pour refaire illico une seconde partie.

Table 6, dite « Bilbo Baggins et compagnie » :  on les a presque oubliés tellement ils jouent calmement, mais Mickaël et Axel étaient face à face au rez-de-chaussée dans la Bataille des 5 Armées. Ils y passèrent la soirée sans parvenir à conclure ladite bataille avant que la réalité ne reprenne ses droits sur le monde de l’imaginaire.

Table 7, dite « Andropov contre Helms » : résistant au côté obscur de la table 8, Julien-Lannion et Nicolas-2 restent dans le thème de l’espionnage (parfum années 50) en jouant à Guerre froide : CIA vs. KGB. Sûrement plus immersif mais nul ne sait ce qui sortit du choc des blocs.

Table 8, dite « Félix et Josette Joan » : la soirée se termine avec Codenames dans son format maintenant classique en deux manches gagnantes. Côté Rouges, JiBee, F-R, Nourdine et Thomas; en face Joan, Paul et Dom et au milieu un Mickaël ne pouvant se résoudre à partir. L’ambiance était survoltée et il fallut 2 heures pour arriver au bout des 3 manches. Autant dire que les rires et les apartés furent nombreux, par exemple au sujet d’un dénommé Félix. Et en plus, la partie a tenu ses promesses avec des indices de haute volée, de la tension, des rebondissements et beaucoup de plaisir partagé. Ainsi dans la première manche serrée (F-R vs. Dom), les Bleus pouvaient conclure avec Zénith-2 (Jour, Centre). Mais à force de disserter et de spéculer, l’évidence cessa de l’être et les espions s’égarèrent sur des Planches instables. Le superbe retour gagnant de F-R, Louis XIV-2 (Eclat, Bureau) donna la victoire aux Rouges. La seconde manche, opposant JiBee à Julien-Paimpol, fut tout aussi riche. Il y eut des hésitations autour de Plongée-3 (Bouteille, Raie mais ni Gaz ni Nez) mais les Bleus parvinrent à égaliser. Dans la manche décisive (Thomas vs. Paul) Affamé-2 sema le doute chez des Bleus recomposés (Dom et Nicolas-2) : après Talon ce n’était pas Enceinte (pourtant Joan venait de mentionner ses fringales !). Mais un Petit-3 (Nain, Noir, Coupure) leur permit de reprendre l’avantage. Les Rouges, tentant le tout pour le tout avec leurs deux derniers mots, désignèrent simultanément un Blanc et l’Assassin !

Table 9, dite « Party boys » : les Bleus précédents (Paul, Nicolas-2, VHN) sont sur un nuage suite à leur victoire. Allez, encore une avant de rentrer. On sort Double Mot, party-game tout simple d’association d’images. Malgré l’heure tardive, VHN montre qu’il sait encore être réactif et créatif.

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