Séance de VENDREDI 19/05/2017 à St-Elivet

Le 19 mai 1974, le hongrois Ernő Rubik inventait le Rubik’s Cube. Ce sculpteur et professeur d’architecture s’intéresse à la géométrie et à l’étude des formes en 3D, et avait l’idée d’amener ses étudiants à deviner quel était son mécanisme interne, comment les petits cubes pouvaient tourner suivant trois axes tout en restant solidaires. Il obtient en 1976 le brevet hongrois HU170062 pour le « Magic Cube ». Le produit est testé en 1977, et les premiers cubes se vendent peu après dans les boutiques de jouets de Budapest. Ce n’est qu’ensuite qu’il eut l’idée (par la suggestion d’un ami) de colorer chaque face d’une couleur différente, constatant alors qu’après mélange, l’ordre initial du cube s’avérait extrêmement difficile à retrouver. Il eut alors l’idée de le commercialiser en tant que « casse-tête » géométrique et mathématique.

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Une question fondamentale  sur le cube est le diamètre du graphe des configurations, c’est-à-dire le nombre minimal de mouvements (flip) nécessaires pour relier n’importe quelle paire de configurations du cube — nombre parfois appelé nombre de Dieu (le terme fait allusion au Livre de Dieu imaginé par le mathématicien Erdös qui contiendrait les preuves les plus simples et élégantes de chaque théorème mathématique). En 2010, un groupe de scientifiques internationaux a démontré que le nombre de Dieu est 20 par un calcul exhaustif distribué sur un grand nombre d’ordinateurs prêtés par Google, représentant l’équivalent d’un temps de calcul de 35 ans sur un PC haut de gamme.

43 ans plus tard, à Lannion, pas d’ordinateurs mais beaucoup de cerveaux en surchauffe: on y parla jeux, élections, et toutes ces sortes de choses…

Table 1, dite « Prométhéenne » : Baptiste, Neox et Nicolas-2 découvrent Outlive, jeu de survie dans un univers post apocalyptique où la nature a repris ses droits. Vous incarnez un groupe de survivants dont l’objectif est de récolter les ressources nécessaires à leur survie. Durant la journée, vous devez envoyer vos héros en ville pour récolter des ressources et éviter la menace des autres joueurs. Durant la nuit, vous devez améliorer votre abri et recruter de nouveaux survivants. C’es Neox qui survivra à cet univers impitoyable avec 40, le double nombre de Dieu, devançant Xel, 28, FR, 26, et le duo Mickaël & Alexandre, 24.

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Table 2, dite « Casse-tête chinois » : à la table d’Iki, Bruno, son possesseur, initie Thierry, qui fait son grand retour, et Tristan. Votre modeste narrateur, qui connait déjà le jeu et l’a pratiqué avec un certain succès, terminera dernier de cette partie historique où tous les participants atteignirent la barre des 100, soit donc, VMN (100), Tristan (101), Bruno (108), et Thierry (133). Une partie entachée de quelques imprécisions sur la règle: au treizième mois, j’avais compté recevoir 4 mon (, la monnaie japonaise jusqu’en 1870), alors qu’aucun ne fut distribué, ce qui ruina mon calcul d’acquérir une blague à tabac qui m’aurait rapporté 14 PV de plus…

Table 3, dite « Enigmatique » : faute de table de marque, le résultat de cette partie d’Adrenaline restera énigmatique. Seule certitude, Mks, les deux Julien, Franck et une jeune inconnue en étaient les protagonistes.

Table 4, dite « Improbable » : Une triple égalité à Samouraï ? Aussi improbable que de résoudre un Rubik’s cube au hasard me direz-vous. C’est pourtant ce qui se produisit entre Baptiste, Paul et Armand. C’est donc Dom, le quatrième larron, qui mit tout le monde d’accord.

Table 5, dite « Same player shoot again » : Armand parti, la table 4 enchaîne à Diamant. Le même vainqueur s’impose.

Table 6, dite « Troisième dimension » : la tâble 5 enchaîne encore, et, sans transition, Dom rentre dans la troisième dimension en s’imposant à nouveau, cette fois à Kingdomino. Pour briser le sort, une nouvelle partie est décidée, et cette fois le trésorier met les choses au point.

Table 7, dite « Dieu seul nous voit » : une table de nuit  oppose deux scientifiques confirmés, Tristan et Julien de Paimpol, à 7 wonders-Duel. Ils gagnèrent chacun une partie, et chaque fois grâce aux scientifiques.

Table 8, dite « La femme à l’envers » : c’est par le traditionnel Codenames que se finit cette soirée avec les Bleus (Dom, FR, Thierry), et les Rouges (Xel, Paul, VHS). Une partie que les Bleus  remportèrent 2 à 1. Si, sur la première et la troisième manche, les deux équipes désignèrent l’assassin, respectivement Ordre (pour Tibétain !) et Eau (pour Locomotive), la partie se joua donc sur la deuxième manche, avec Xel en maître-espionne rouge. Pour comprendre, il faut savoir que Xel joue à l’envers des autres: au lieu d’associer des mots un par un à l’indice, elle associe un groupe de mots, pris ensemble, à l’indice. Ainsi, si noir ne fait pas spécialement penser à Dresseur, pas plus que Cadre, quand vous prenez ensemble Cadre, Noir, Bras et Canne, vous pensez immanquablement à Dresseur (encore faut-il connaître l’école du Cadre noir, me direz-vous). Moralité, pour gagner à Codenames, il faut savoir non seulement avec qui on joue, mais comment il ou elle joue !

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Séance de VENDREDI 18/11/2016 à la Ludothèque

Le 18 novembre 1793 ouvrait officiellement le Musée du Louvre, dans l’ancienne résidence des rois de France. L’assemblée révolutionnaire de la Convention avait décidé la création d’un « Museum de la République » où seraient mis à disposition du peuple collections royales et œuvres d’art confisquées aux émigrés et aux églises. Quelque 223 années plus tard, la Ludothèque mit à disposition du peuple de Parties Civiles un véritable musée du jeu, joyeux patchwork de  boîtes multicolores.

Impossible de recenser toutes les tables qui furent jouées lors de cette nuit féérique. Je me souviens de tendres murs pastel résonnant de rires d’enfants dans une ambiance de pré-Noël tandis que, dehors, soufflait le mauvais vent d’automne qui allait amener, à la faveur de la nuit, son cortège de flocons.

Je me souviens d’une table de A study in Emerald avec Tristan, Thomas, Michal, et Paul, ces deux derniers étant des Restaurateurs que Paul fit plonger dans les profondeurs du score, dont je sortis à ma grande surprise vainqueur, en tête de la coalition des Loyalistes avec 11 PV, devant Tristan (8) et Thomas (7). Je me souviens de la tête déconfite de Michal englué dans un tourbillon de cubes et de dés, lorsqu’il perdit son troisième et dernier point de vie (sur trois lancers !), mettant fin, à son soulagement, au guêt-apens où il s’était fourré.

Je me souviens que les mêmes enchaînèrent sur un La Boca, jeu reposant sur joyeux assemblage de pièces de bois peintes aux formes diverses, où deux joueurs coopérant à tour de rôle pour former un motif compatible de leurs deux points de vue de part et d’autre du plateau, gagnant d’autant plus de points qu’ils reconstituent ledit motif en le moins de temps, pour un podium en forme de mouchoir de poche (Paul, 27, Michal 26, Tristan 25).

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Je me souviens que s’ensuivit une table de Camelot où la victoire m’était promise, mais que Tristan s’adjugea sur le fil. Je me souviens du mauvais coup que nous fîmes à Thomas, le laissant gagner tout seul un tournoi rouge dont il n’avait plus l’usage.

Je me souviens d’un petit vélo à guidon chromé reposant à l’entrée de la salle, d’avoir vu Dom surgir de ce vélo plus tôt dans la nuit, puis, d’une geste scorfelienne, animer plusieurs tables de Diamant avec des ludopathes en herbe de plus en plus jeunes.

Je me souviens de Jeff, à la table d’à côté, expliquant doctement les règles de Kingsburg à ses  comparses, sérieux comme un prof avec ses lunettes carrées, et de Jacques et ses compères habituels bataillant à Scythe, indifférents à leur environnement comme s’ils avaient été copiés-collés depuis St-Elivet.

Je me souviens d’avoir vu dans des pièces attenantes des tables de Mysterium (dont l’issue restera mysterieuse), Rumble in the house (un joyeux b… je vous dis), et Conan où Mickaël, François-René, Nicolas II et Julien P. n’avaient pas l’air de déc….

Je me souviens de Joan explorant l’âge de pierre avec deux autres joueurs en attendant fièvreusement l’heure de Codenames. Quant cette heure fut venue, en exégète de Van Gogh, elle affirma non sans raison (voir la reproduction ci-dessous d’un autre Moulin de la galette) que Moulin devait compléter Tableau et Cadre dans le Van Gogh 3 lancé par Marina (nous en face, étions persuadés que c’était Docteur, mais finalement ce n’était ni l’un ni l’autre, c’était Pomme – une allusion érudite aux fameux Mangeurs de pomme de terre ?). Les bleus s’adjugèrent facilement 3-0 cette partie en deux sets gagnants qui fut prolongée en cinq sets après le « transfert » de Dom vers les bleus, qui ne changea rien à l’affaire. Je conclus un des sets par un renversement de sens sur Pompe, que j’avais d’abord associé à Tsahal, puis finalement à Clown. Paul réussit un joli bull’s eye en associant But et Oeil pour Cible 2, et un non moins superbe Verre 3 (Bouteille, Bar et Pied) que Dom déchiffra avec lucidité.

Je me souviens que les rouges ont passé le plus clair de leur temps à l’obscurcir, à l’image d’un mystérieux Pâté 2, que personne ne comprit vraiment, et qui visait Assiette et Mule….

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Je me souviens qu’on se dit qu’il fallait partir parce qu’il fallait bien que nos hôtes ferment un jour et qu’ils étaient trop affables pour nous mettre dehors. Je me souviens des courbes noires que laissaient les pneus sur le manteau blanc du bitume, et d’une maison, éclairée dans la nuit.

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Séance de MARDI 27/09/2016 à St-Elivet

Le 27 septembre 1905 paraissait un article scientifique intitulé Ist die Trägheit eines Körpers von seinem Energieinhalt abhängig ? Son auteur, un certain Albert Einstein, y proposait une relation entre masse et énergie capturée par la formule E = mc². Exactement 111 ans plus tard, une douzaine de joueurs chargés d’une masse de jeux débordait d’une énergie communicative.

Table 1, dite « Le choix de la race » : Jérôme, Paul et Nicolas-2 s’installent au calme au rez-de-chaussée et se lancent dans une partie de Smallworld. Trois heures de baston plus tard, et après de multiples expérimentations sur la relation entre la masse d’une arme contondante et l’énergie des coups qu’elle porte, ils y étaient encore ! Ils se sont bien amusés même s’il semble que le pouvoir des Sorciers ait fait couler beaucoup de salive. Au bout du bout, Paul s’impose.

Table 2, dite « La soie pure Chine » : Bruno (Kublai Khan), Jean-Yves (Mercator ex Tabriz) et VHN (Matteo Polo) s’attablent autour des Voyages de Marco Polo. Partie de découverte pour les deux derniers nommés qui ont très apprécié le jeu, même si les cinq brefs tours nécessitent des choix déchirants, forcément déchirants. VHN laisse des traces de corne sur la route de la soie en lâchant ses chameaux (NDLR : autant en Occident on mesure la puissance en chevaux, autant en Orient ce sont les chameaux qui sont l’unité utilisée – à PC on s’instruit en s’amusant) et distance ses adversaires sur la piste de score (mais avec 67 points, il y a encore de la marge pour atteindre les 90+ points que l’on voit rapportés sur Internet)

Table 3, dite « Y’a du soleil et des mayas » : Xel, Tristan et Baptiste-2 jouent à Tzolk’in. Longue partie au terme de laquelle Tristan finit juste devant Xel au tableau de marque.

Table 4, dite « Should I stay or should I go ? » : Baptiste-le-joaillier et Nicolas-Neox joignent leurs efforts pour initier un nouveau venu, Jocelyn, à Diamant (fort bon jeu d’exploration en mode stop-ou-encore que nous reverrons bientôt au Festival Scorfel) puis à Lanternes. Le petit nouveau s’impose les deux fois. « La chance du débutant » concluent les deux anciens.

A presque minuit, personne ne veut rentrer à la maison et voilà que 2 tables redémarrent. Leurs résultats seront à collecter sur le forum, VHN étant lui resté raisonnable.

Table 5, dite « Les yeux dans les yeux » : Nicolas-2 défie Tristan (ou est-ce l’inverse ?) à 7 Wonders-Duel.

Table 6, dite « Très conceptuel ça, coco » : Xel, Paul, Jean-Yves et Jérôme se lancent dans un Concept où ils n’auront pas manqué d’être créatifs.

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Séance de MARDI 01/12/2015 à St-Elivet

Cette soirée vous est contée en 466 mots et force détails par notre envoyé spécial, Dominique. Un grand merci à lui !

Une douzaine de participants à cette soirée de jeux dont la moitié se présentèrent au débotté, ce qui leur valut un rappel à l’ordre du représentant du CA.

Table 1, dite « Peones »
Jean-Yves se laisse convaincre par deux anciens à la mine sympathique (David et Jeff) d’essayer un « petit jeu » aux relents tiers-mondistes (on exploite des ouvriers, oui, mais des ouvriers agricoles mayas nourris avec du bon maïs garanti sans OGM) opportunément extrait de l’armoire, Tzolk’in. La partie se conclut (inévitablement ?) par la victoire de Jeff.

Table 2, dite « Aventuriers »
Frank, Thomas, Xel et VHN décident d’explorer la richesse du DUC (l’encore prototypaire Deck Universel de Cartes, faut-il le rappeler ?) et le configurent pour jouer à Diamant. C’est un jeu de prise de risque calculée en explorant des temples d’Amérique Centrale. Les deux parties disputées voient la victoire de Xel appliquant une tactique de hmmm disons, prudence, mais ce doublé est contesté dès la fin de la soirée par un perdant aigri sur le tapis vert du TAJ (Tribunal Arbitral du Jeu), les règles de partage des diamants ayant été mal expliquées par l’approximatif DUCmaster. Pour le deuxième round, le DUC se métamorphose en bar branché et organise 2 parties du toujours plaisant Beasty Bar qui voit 2 victoires sans contestation de Xel. A real party animal, diraient les anglophones.

La soirée se poursuit avec De Stijl, petit jeu pour 2 à 4 joueurs très original et visuel : chaque carte rectangulaire est divisée en 6 cases carrées d’une couleur parmi cinq, et il s’agit pour chaque joueur de maximiser le nombre de « territoires » (zones de cases contiguës) à sa couleur. A son tour, on joue 1 carte de sa main et on doit recouvrir partiellement, mais pas totalement, l’assemblage de cartes déjà jouées. La partie d’essai est remportée par VHN (14/11/11/10 territoires). Après le départ de Frank, nous explorons Qwixx, un jeu de dés avec de faux airs de bingo (on coche une grille mais il y a une dimension course qui rend Qwixx nettement plus intéressant) qui voit la victoire de Thomas puis de VHN, Xel se distinguant par un score identique aux deux parties.

 De Stijl

Table 3, dite « Amis des Animaux »
Une joyeuse assemblée composée d’Hélène et de garçons (Jérôme, Baptiste-Goldfinger, Nicolas, Thierry et Julien-de-Saint-Brieuc) commence par une partie de Dixit (jeu où les marqueurs de score sont des lapins) remportée par Thierry qui sut faire preuve d’imagination et de psychologie. La densité d’animaux augmente quand c’est au tour de Noé d’être mis en place. Il semble que la partie ait été interrompue bien avant 950 ans mais nous n’avons à ce sujet pas encore reçu le communiqué de presse d’Hélène. Le troupeau des bovins de 6 Qui Prend remplace alors l’infortuné patriarche sur cette table 3, et les manches continuaient quand votre correspondant s’éclipsa du centre St-Elivet.

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