Séance de VENDREDI 03/08/2018 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "alexandre soljenitsyne cartoon"Le 3 août 2008 disparaissait l’écrivain russe, lauréat du prix Nobel de littérature en 1970, Alexandre Soljenitsyne. L’auteur de L’Archipel du Goulag, ouvrage basé sur les témoignages de 227 rescapés des camps russes qui dissèque la mécanique intrinsèque de la répression soviétique, fut arrêté le 12 février 1974, accusé de trahison, et expulsé d’URSS, une première depuis Trotski.

Réfugié en Suisse puis aux États-Unis, Soljenitsyne est alors le plus célèbre « dissident soviétique ». Durant sa carrière littéraire, il aurait été accusé d’être nationaliste, tsariste, ultra-orthodoxe, antisémite ou favorable à Israël, traître, complice objectif de la Gestapo, de la CIA, des francs-maçons, des services secrets français et même du KGB. Dans son autobiographie littéraire, Le grain tombé entre les meules, et dans un article de la Litératournaïa Gazeta, « Les barbouilleurs ne cherchent pas la lumière », Soljenitsyne a répondu à ces accusations en les juxtaposant pour montrer leur incohérence.

Après le démantèlement de l’URSS, il fait son retour en Russie en 1994. Ses prises de position pour « une période autoritaire de transition » lui valurent de sévères critiques de la part de dissidents comme Andreï Siniavski et Andreï Sakharov, pour lesquels la Russie ne saurait se régénérer sans démocratie.

En fait, Soljenitsyne n’était pas hostile à la démocratie en général, mais il ne croyait pas que la Russie puisse passer du jour au lendemain d’un régime totalitaire à un régime de type occidental. À la démocratie représentative à l’occidentale, qu’il perçoit comme génératrice d’une classe politique corrompue, coupée du peuple et soucieuse avant tout de ses propres intérêts, il opposait son souhait, pour la Russie, d’un pouvoir présidentiel fort, et d’une forme de démocratie locale constituée par un tissu d’associations gérant les affaires indépendamment du pouvoir qui, lui, ne devrait s’occuper que des affaires nationales.

Alexandre Soljenitstyne admirait au moins deux formes de démocratie occidentale : celle des États-Unis, qu’il qualifia de « pays le plus magnanime et le plus généreux de la Terre », et la démocratie suisse. Dans son livre Le Grain tombé entre les meules, il écrit : « Ah si l’Europe pouvait écouter son demi canton d’Appenzell. »

A Lannion, dix ans plus tard, un quarteron d’exilés volontaires remplissait sa vie d’histoires de zombies, d’équipes de tueurs, et de grandes batailles, sous l’ombre tutélaire d’un grand duc. Et, à la fin de la soirée, à défaut de littérature, on égrena des mots.

Tables 1 et 2, dite « L’archipel du goulag » : Les forçats de Warhammer 40k et en l’occurrence son petit frère Kill team se retrouvent exilés à l’abri des regards, et triment sans relâche, sollicitant à l’envi leur outil, un double-mètre. L’épisode voit d’une part la victoire de Julien de Paimpol sur Vincent S, et d’autre part celle de Baptiste aux mains pleines sur son compagnon du soir.

Table 3, dite « Le déclin du courage » : F-R, Nicolas II, Mael et Camille s’invitent, à l’invitation pressante de cette dernière, à l’univers délétère de Zombicide. Malgré leur entrain initial, leur courage vint rapidement à décliner, signant la victoire sans merci des zombies.

Table 4, dite « Le premier cercle » :  Le DUC reçoit, en grand équipage, le premier cercle de ses fidèles pour une soirée totalement ducale. Nous commençons par un Condottiere, que je m’adjuge facilement, bénéficiant il est vrai d’un tirage de cartes plus que favorable. Suit un Red 7, un jeu de cartes très malin et que Dom présente en annonçant qu’il va me plaire (et il avait raison), avant de nous rouler dessus. Et, puisque chaque jeu devait avoir son vainqueur, nous laissons Xel s’imposer à Disposition, un jeu de course et de cartes où il faut savoir prendre le bon wagon de la pioche. Le DUC, c’est comme les rochers Ferrero, l’assurance d’une soirée réussie !

Table 5, dite  « Esquisses d’exil » : Bientôt sur le départ pour une contrée lointaine, Axel se lance dans une stratégie agressive à Mythic battles. L’inexpérience de sa jeunesse en est l’excuse. La placidité de Mickaël en fut son châtiment.

Table 6, dite « Deux siècles ensemble » : Axel et Mickaël ne se quittent plus. Le premier, ayant rangé sa belliqueuse attitude au magasin des accessoires, finit sa soirée en beauté, s’imposant à Summoner wars.

Table 7, dite « Le cercle rouge » : à Codenames, les rouges (Xel, Dom, Mael, Mickaël) ont encerclé les bleus (Axel, Maïwenn, FR, VHS) dans un piège infernal que reflète le score sans appel de 3-1:

  • Rouges 1-0: les Bleus foncent sur une Baleine assassine, associée à tort au Plongeur, et ignorant le Canard prévu
  • Rouges 2-0: encore l’assassin (Mars qu’on vend dans les Boulangeries) pour les Bleus, qui coulent sur une Coque de fin de partie qui n’était pas de Noix
  • Rouges 3-0: implacables Rouges qui se baladent en Trapéziste, sans Chute mais avec Filet, pendant que les Bleus se demandent doctement si la Salade est une Plante
  • Rouges 3-1: les Rouges ont tergiversé dans cette manche superfétatoire

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Séance de MARDI à Ti Koad 23/12

Ce CR vous est offert par François. Merci à lui. En plus y a un jeu dedans.

Une table, dite « des quatre saisons »: quatre jeux à six ont réuni François-René, Xel, Mickaël, Audrey, Jérôme et VHS.

C’est l’anniversaire de Carla Bruni. Saurez-vous en son honneur associer aux parties de cette soirée les mos-clés suivants: Italie, Elysée, Sarkozy, Bombe ?

Les joueurs sont d’abord coincés dans l’espace exigû de Room 25, un jeu télévise nommé qui franchit les limites de l’insoutenable pour battre des records d’audience. Des candidats sont enfermés dans un complexe carré doté de 25 salles en mouvement truffées de pièges. Ils doivent essayer de se faire confiance pour rejoindre ensemble la Room 25 et s’échapper rapidement. Mais des gardiens pourraient s’infiltrer dans le groupe et tenter de les empêcher de fuir par tous les moyens… Au bout d’une quête haletante, leas gardiens (Jérôme et François-René) triomphent.

Boom Bokken est un jeu du rennais de Henri Kermarrec, qui selon son profil social, est à la fois directeur général de Mon fauteuil et directeur artistique de Mon lit. Autrement dit, tout un programme. Il nous embarque dans l’univers des ninjas. Lorsque la leçon du Senseï est terminée, les apprentis ninjas se retrouvent dans la cour du dojo pour pratiquer un jeu explosif. Les joueurs vont se répartir par équipes, et se passer une bombe qui ne doit jamais toucher le sol, sans quoi elle explose. Durant la partie, les joueurs vont jouer des cartes numérotées de valeur 1 à 8, en contraignant par une annonce un autre joueur à jouer une carte dont la valeur est « au dessus » ou « en dessous » de celle qu’ils viennent de jouer. Si le joueur ne peut pas jouer de carte correspondant à l’annonce, la bombe explose. Mais ce jeu en apparence calme est rendu hautement chaotique par l’introduction de cartes Flash et autres Temps morts.. A la fin, c’est Xel qui triomphe. On n’aurait pas mieux dit.

Nous nous retrouvons alors téléportés dans l’univers de la renaissance italienne de Condottiere.
Les Condottieri, chefs de guerre dans l’Italie de la Renaissance offrent leurs services aux villes qui se déchirent le pouvoir entre états. En tant que Condottiere, vous devrez contrôler le territoire le plus vaste de la botte méditerranéenne. Chaque bataille se résout par une partie de cartes.
Les joueurs, comme dans une partie de poker, peuvent décider d’abandonner la lutte à tout moment pour se préserver pour un prochain combat. Les cartes figurent des troupes de mercenaires avec une force de 1 à 10, et des cartes spéciales de héros, d’hivers (les mercenaires sont réduits à une valeur de 1), Clefs de la ville (la ville se rend au plus fort), Evêque (la bataille prend fin sans résultat), et joker (permet de récupérer les cartes jouées et de bluffer). L’astuce principale de ce jeu tient dans le fait qu’aucune carte n’est piochée tant qu’au moins 2 joueurs en possèdent encore. Aussi, la gestion de sa main sur plusieurs batailles devient primordiale… Une fin de partie à suspense voit la victoire de françois-René qui établit trois comtés adjacents, devant Audrey et CHS, quatre comtés mais non adjacents.

Un Nosferatu final voit Renfield alias Igor confier le rôle du vampire à Xel, qui, pas assez soupçonnée, inflige 5 morsures à ses opposants. Jérôme entretint l’ambigüité sur son rôle à son détriment, et son coming out, qui n’arrivera jamais, avait laissé le doute s’installer dans les esprits. Le pieu ancestral resta donc immaculé.

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