Séance de VENDREDI 3/11/2017 à Ti Koad

«La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune», écrivait, de manière tristement prophétique, Olympe de Gouges dans sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Une dédicace piquante à la reine Marie-Antoinette, et qui signera également sa propre fin, le 3 novembre 1793.

Née en 1748 dans un ménage modeste de Montauban sous le nom de Marie Gouzes, elle se marie à seize ans. Veuve et mère deux ans plus tard, elle se remet sans attendre en ménage avec un entrepreneur qu’elle suit à Paris. À vingt ans, tandis que le règne de Louis XV arrive sur sa fin, la jeune provinciale entame une nouvelle vie, libre de toute contrainte. Reniant ses origines quercynoises, elle prend le nom de scène Olympe de Gouges et fréquente assidûment les écrivains et intellectuels. Quand arrive la trentaine, elle s’offre divers amants dont l’écrivain François Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris, et écrit des pièces de théâtre et des romans qui fleurent bon les sentiments compassionnels à la mode.

Mais son ton et ses idées ne tardent pas à mûrir. En 1785, elle publie pour le Théâtre-Français une violente dénonciation de l’esclavage. En 1788, elle récidive avec ses Réflexions sur les hommes nègres, qui lui valent d’être accueillie par les abolitionnistes dans la Société des Amis des Noirs. En 1786, elle écrit aussi une suite au Mariage de Figaro de Beaumarchais dans laquelle elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l’émancipation féminine.

Quand survient la Révolution française, en 1789, Olympe de Gouges, déjà quadragénaire, redouble d’activité et multiplie brochures et libelles dans lesquels elle réclame avant toute chose l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le droit au divorce (elle sera exaucée dès le 20 septembre 1792). Après la chute de la Convention, elle milite au club des Jacobins. Elle y dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe. Hostile à la Terreur et proche des Girondins, elle est arrêtée sur ordre de Robespierre et guillotinée. « Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ! » lance-t-elle avant de mourir.

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324 ans après, le deuxième sexe était fortement représenté à Ti Koad, et il n’a pas été loin de faire jeu égal avec le premier en termes de victoires.

Table 1, dite « Tentation révolutionnaire » : où Thomas, Xel, et votre modeste narrateur ont invité Tristan à découvrir Brass, un classique dont Thomas est reconnu, de longue date, comme le baron perché. En 1902, dans Que Faire ?, Lénine faisait valoir que la classe ouvrière ne deviendrait pas spontanément révolutionnaire par des luttes économiques pour les salaires ou pour la réduction du temps de travail, Pour convertir la classe ouvrière au marxisme, Lénine insistait sur le fait que les marxistes doivent former un parti politique, ou une « avant-garde ». Tristan s’est posé la même question au début du jeu, et c’est Thomas lui-même qui apporta la réponse à la fin: pour me battre, vous auriez dû vous liguer contre moi pour détruire mes mines et mes acieries. Mais n’est pas Lénine qui veut et, faute d’avoir su conclure une telle entente et d’avoir fomenté la stratégie y afférente, nous restâmes en troupeau regroupés (Xel 110, VHS 114, Tristan 117), chacun cantonné dans sa zone de confort (moi vendant du coton, Xel faisant des rails, Tristan en polystratégiste), contemplant au loin le tsar Thomas, 138. Une victoire largement due à ses acieries qui lui rapportèrent deux fois 5, 7, et 9 points, et une belle dédicace à Staline (l’homme d’acier, en russe).

Table 2, dite « Clan contre clan » : où deux clans se font face dans un excellent role play pour cette partie de Mafiozoo, avec d’un côté Sophie et Doc Nico et de l’autre Christophe II eMafiozoot Hugo. Ici, chaque joueur cherche à devenir le nouvel affranchi du gang de Momo les dents longues en prenant le contrôle des quartiers et des lieux d’influence de la ville. Pour gagner votre place dans « La Famille », vous devrez soudoyer les proches du parrain, gagner ou acheter leur soutien et bénéficier de leurs faveurs. Hélas vous n’êtes pas seul sur le coup…. C’est Christophe qui ressort roi de la jungle.

Table 3, dite « Cherchez la femme » : où Guillaume, Mickaël, Nicolas II, Frank et Jérôme revisitent Jamaïca par le truchement d’une extension croquignolesque dite « The crew ». C’est le premier cité qui s’impose.

Table 4, dite « United we stand » : où un deuxième opus des aventures de Gloomhaven nous est narré avec l’aimable concours de Dom et son brio habituel:

Résultat de recherche d'images pour "gloomhaven jeu"Retour dans le tumulus du premier scénario pour Julien-de-Paimpol-qui-perdra-bientôt-son-suffixe, Jack, Neox and Dom. Une soirée bien différente de notre première tentative infructueuse parce que chacun commence à prendre la mesure des capacités de son personnage, que la coordination de nos actions a été plus efficace et parce que les monstres sont moins agressifs si on joue avec les vraies règles (ils n’attaquent que si c’est écrit sur leur carte). En revanche on découvre avec frustration l’usure qui frappe les personnages dont la main de cartes d’actions se vide au fur et à mesure que le temps passe, au point parfois d’expirer (même s’il leur reste des points de vie !) au seuil de la dernière salle. Mais ce qui compte pour gagner collectivement un scénario, c’est qu’au moins un perso aille au bout. Ce soir c’est le Tinkerer de Neox qui fut le last man standing, mais de justesse : il lui resta juste assez de jus pour finir un dernier archer et se précipiter au fond de la salle sur le coffre qu’il convoitait. Le Spellweaver de Dom a cette fois largement utilisé sa magie ; c’est avec joie qu’on voit le Mindthief de Jack faire se battre entre eux les ennemis et j’attends avec impatience de nous voir réussir à exploiter les règles de déplacement des ennemis pour réussir à les faire marcher sur un piège.

Table 5, dite « Théories du genre » : où Vincent (13), bourreau des coeurs de pirate, s’impose dans une table presque paritaire de Shipwrights of the North sea. Hélène (11), Baptiste (9), Nourdine (6) et Justine (4) étaient aussi de l’aventure. Parité dans les victoires s’ensuit car, à Diamant, c’est Hélène (51) et Justine (41) qui mènent la danse, reléguant Vincent (31), Baptiste (30) et Nourdine (25) au rôle de comparses. Diamonds are a girl’s best friends.

Table 6, dite « Rouge sang » : où L’auberge sanglante voit débarquer Mickaël, Guillaume et Nicolas II, et dans son extension « Les forains », elle accueille les membres, étranges et inquiétants, d’une troupe de forains : un montreur d’ours, une femme à barbe, un lanceur de couteaux, une voyante. Avec un tel cirque, difficile d’y voir clair quant à l’issue de la partie.

Table 7, dite « L’homme est une femme comme les autres » : où, tandis que votre modeste narrateur a quitté les lieux, Thomas remet sa victoire en jeu à The island. Mal lui en prit car, ici, il assista impuissant au triomphe conjoint de Xel et Tristan, ax-aequo sur l’Olympe.

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Séance de VENDREDI 01/09/2017 à Ti Koad

460 ans ont passé depuis le 1er septembre 1557 où il succombait, probablement de la peste qui ravageait Saint-Malo, sa ville dont il avait reçu la bénédiction de l’évèque pour aller explorer le nouveau monde sur mandat de François Ier. On doit à Jacques Cartier le nom de Canada (qui ne désigne donc, à l’origine, qu’une mince région du Québec actuel) et du Mont Royal, ainsi que l’exploration du Saint-Laurent, qui ouvrit à la France l’axe de l’empire français d’Amérique, mais aussi, avec ses récits de voyage, la première description de la vie des Indiens du Nord-Est de l’Amérique du Nord, et les bases de la littérature française d’Amérique.

Lors de son troisième voyage, Cartier accumule « l’or et les diamants », qu’il négocie avec les Iroquoiens du Saint-Laurent, qui disent les avoir ramassés près du camp. En 1542, Cartier met le cap vers la France. Aussitôt arrivé, il fait expertiser le minerai, apprenant qu’il ne rapporte que de la pyrite et du quartz, sans valeur. Sa mésaventure est à l’origine de l’expression « faux comme des diamants du Canada »… et du toponyme actuel, « Cap Diamant », pour désigner l’extrémité est du promontoire de Québec.

A Ti Koad, en cette soirée de fin d’été, il y eut de beaux voyages, et surtout il y fut longuement question de la grande et des petites histoires.

Table 1, dite « Le déclin de l’empire américain » : à Quartermaster, on revisite l’histoire du second conflit mondial, entre les Alliés (Dom: URSS, Axel: USA, et votre modeste narrateur: Résultat de recherche d'images pour "quartermasters jeu"

UK) et les puissances de l’Axe (Allemagne: Nourdine, Italie: Jérôme, Japon: François-René). A ce jeu, tous les pays semblent égaux, mais certains sont plus égaux que les autres: l’Allemagne avec son armée de feu, le Japon et ses ripostes redoutables ont de quoi voir venir (l’Italie, prise en tenaille, jouant souvent le rôle de faire-valoir). Chez les Alliés, la flotte anglaise est nombreuse, l’ami américain peut se déployer vers l’Asie, et le camarade soviétique ne manque pas de ressources. Encore faut-il utiliser ses capacités, car le monde libre, englué dans la défense illusoire de la Manche et dans l’attaque vaine de l’Allemagne, protégée derrière une ligne Maginot, a complètement délaissé l’Asie. C’était pourtant une piste évidente face aux 7 points marqués à chaque jour par l’insatiable japonais, qui rapprochait son clan à chaque tour un peu plus de la barre des 30. Pourtant, les américains choisirent une stratégie « America First » contre-productive, laissant les boys cantonnés à la maison dévorer leur corned-beef. Délaissant le précepte des Mémoires de guerre, les alliés ont donc négligé l’idée simple de voler vers l’Orient compliqué, sauf au dernier tour où l’anglais établit un comptoir en Australie, sauvant l’honneur du Commonwealth. Ainsi, comme toute défaite militaire, celle des Alliés se résuma en deux mots: trop tard. N’est pas de Gaulle qui veut.

Table 2, dite « Saint Tristan » : avec la mise en place monumentale de  Anachrony Neox, Baptiste, et Mickaël comptaient-ils vraiment impressionner Tristan ? En tous cas, ils se neutralisèrent, terminant dans un mouchoir de poche, et suivant, au loin, Tristan l’explorateur, pour qui cette partie ressembla à un long fleuve tranquille.

Table 3, dite « Voyage en terre inconnue » : c’est au tour de Paul de relever un redoutable défi: affronter, pour sa première partie, Xel et Thomas à Brass – le genre de pari stupide qu’on peut regretter. Et pourtant, l’impensable se produisit: il réussit, de peu, à mater Thomas à son jeu fétiche, infligeant pour le coup au Teddy Riner des rails et canaux un voyage vers une terre inconnue depuis plus de deux ans (dernière défaite le 14 août 2015).

Table 4, dite « Aux frères blancs » : si Jacques Cartier consolida son réseau social grâce à ses fréquentations auprès de la confrérie de Saint-Jean-Baptiste, communément appelée la confrérie des Frères Blancs, on doute qu’il en sortit en Illuminati, sort dévolu à Guillaume dans cette prêche entre frères où il renvoya Nicolas II et Franck à leurs chères études.

Table 5, dite « Diamants canadiens » : à cette partie de Colt Express, les protagonistes de la table 1 apprirent que les diamants et autres bourses récoltés non sans effort dans les wagons peuvent avoir un côté canadien, notamment lorsqu’un coup de poing vous surprend au dernier tour….et vous elimine du jeu sans recours possible ! C’est Nourdine qui sut le mieux se mettre à l’abri.

Table 6, dite « Sur ordre du roi » : à Camelot, un décret du monarque rendit à Thomas son droit d’aînesse. A la table royale, Xel, Nicolas II, Paul et Guillaume firent révérence.

Table 7, dite « Récit d’aventure » : à CS Files, un médecin légiste aide les enquêteurs à résoudre un meurtre en identifiant l’arme du crime et un « élément du décor ». Il doit ensuite élaborer le récit de ce meurtre, en intégrant bien entendu les différents indices qu’il a égrénés auparavant. Un exercice pas si facile, car le récit évolue forcément avec l’apparition de nouveaux indices, non prévus au programme…

Voici le récit que votre narrateur-légiste fit avec l’arme du crime: faim, le décor: puzzle, et les indices suivants: lieu: chantier, victime: enfant, heure: soir, temps: chaleur, cause de la mort: accident, état du corps: pourri, remarqué par un temoin par: odeur, expliqué par: écrit.

Avertissement: âmes sensibles s’abstenir !

« Mais pourquoi Bob avait-il embarqué sa fille, Lisa, 13 ans, sur son chantier d’excavation, en cette morne journée d’août ? Par commodité sûrement, il fallait bien occuper la petite en vacances, ce que ne pouvait faire sa mère, dont il était séparé. Il l’avait laissée avec un puzzle à compléter sur le siège passager de son bulldozer pendant qu’il creusait une tranchée pour le pipeline. Il fait chaud, dans le sud des USA au mois d’août, en plein soleil dans le réduit étroit d’une cabine. Alors, elle était sortie. Pas très loin, intriguée par les failles sombres de ce chantier de forage gigantesque. Mais au bout de quelques centaines de pieds, aveuglée et mal chaussée, elle avait mal jugé la bordure du ravin et était tombée dans la faille. Pas de très haut, quinze pieds, vingt au plus. Mais impossible de remonter. Alors la petite Lisa appela, appela, mais personne ne venait. En fin de journée, son père revint au bulldozer, et ne l’y voyant pas, explora les alentours. Il finit par repérer sa fille, qui s’était endormie, étourdie de fatigue. Il la regarda un moment, puis revint à son bulldozer, l’utilisa pour y déplacer un énorme bloc au-dessus de la faille. Le piège s’était refermé sur Lisa. Bob signala la disparition, sans mentionner qu’elle l’avait accompagné. Les recherches, concentrées sur ses fréquentations, furent vaines et le dossier classé. Ce n’est que quelques mois après, alors que l’industrie du gaz de schiste battait son plein sous l’impulsion des décrets « jamais vus auparavant » signés par le président américain, qu’on ouvrit une nouvelle ligne, et qu’un ouvrier fut alerté par l’odeur du corps en décomposition. Le père, immédiatement suspecté, fut interpellé, et plaida l’accident. Bien sûr, son domicile fut perquisitionné. La chambre de Lisa était intacte, une poupée sur l’oreiller, le lit comme à son dernier jour. Il avait donné le change. Mais pas changé les draps, et, sous le matelas, les enquêteurs retrouvèrent le journal de Lisa, racontant par force détails les abus dont elle était victime. Le meurtier avait, par son monstrueux infanticide, mis fin à une souffrance inextinguible. Ce fut sa ligne de défense au procès, où il plaida le remords, et l’absence de préméditation. Le tribunal du Texas le condamna aux travaux forcés à vie. Il y avait un mur à construire le long de la frontière, et, sur décret présidentiel, cette sentence était désormais appliquée à tous les condamnés. Depuis, chaque jour, au lieu de forer la terre pour en extraire l’énergie fossile, Bob cassait des cailloux pour construire le mur avec le Mexique. Il aurait tout le temps de la vie qu’il lui restait pour méditer lequel des deux était le pire ».

Table 8, dite « Au long cours » : à Imagine, il faut une imagination au long cours pour mettre en images les mots. Tout le monde s’est beaucoup amusé, et votre modeste narrateur n’est pas peu fier d’avoir trouvé « remuer le couteau dans la plaie » !

Table 9, dite « Cité corsaire » : à Room 25, on est comme enfermé dans la cité corsaire. Un rôle que quatre vaillants joueurs ne dédaignèrent point malgré la nuit fort avancée. Ils vous en parleront sur le forum…

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Séance de MARDI 09/08/2016 à Ti-Koad

François Ier aura beaucoup œuvré pour la promotion de sa langue. Le 10 août 1539, le roi signe l’ordonnance de Villers-Cotterêts, rédigée par le chancelier Guillaume Poyet. Riche de 192 articles, celle-ci prévoit que le « langage maternel françois » remplace le latin pour la rédaction de tous les actes légaux et notariés, ainsi que pour l’enregistrement des baptêmes et des enterrements: ainsi naît l’état civil. Cette ordonnance est le plus ancien texte législatif pour partie encore en vigueur en France, ses articles 110 et 111 (concernant la langue française) n’ayant jamais été abrogés.

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477 ans plus tard, à Ti Koad, un officier d’état-parties-civiles enregistra en bon françois les faits suivants au grand livre du registre.

Table 1, dite « notariée »
…où Nicolas II remporte avec 25 points une partie de Via Nebula avec une facilité telle que Dom, Mickaël et Bruno n’ont pas daigné révéler leurs scores.

Table 2, dite « post mortem »
…où la table 1, amputée de Dom, enchaîne sur La fureur de Dracula. Une partie tardive qui ne nous permettra pas d’en conter l’issue, fatale, forcément fatale…

Table 3, dite « ressuscitée »
…où quatre habitués ressuscitent Brass. Quand un nouveau-né paraît, ses petits frères et soeurs peuvent en prendre ombrage. Ainsi, face à l’irruption fulgurante de Mythotopia, sans oublier Hit Z Road ou encore Via Nebula et In Flanders Field (tous deux également joués ce soir), Xel, Jeff,Thomas et Votre Humble Serviteur se sont penchés sur le berceau d’un illustre ancêtre Wallacien, pour lui faire l’honneur d’une partie riche en points. Chacun reprit ses marottes: Xel fit du rail à fond et termine à  111, VHS des manufactures lucratives (115), et Thomas des chantiers navals décisifs (131). Quant à Jeff (96), auteur d’un contrepet involontaire (« j’en ai rien à foutre du fer ») qui ne lui rappporta aucun bonus, il nourrit son monde de fer et de charbon, mais, comme chacun sait, les matières premières, ça eut payé mais ça paye plus….

Table 4, dite « archiviste »
…où Nicolas-Neox s’adjuge avec brio une partie de Favor of the pharaoh. Baptiste fut sa victime et Vincent, arrivé tardivement, observa le forfait en spectateur…

Table 5, dite « baptisée »
…où la table 4, rejointe par Dom, enchaîne deux parties de Deep sea adventure. Si la première vit tout le monde toucher le fond sans reprendre son souffle, la seconde vit Baptiste émerger la tête la première.

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Table 6, dite « testamentaire  »
…où l’enfant rebelle Pandémie : Contagion voit s’affronter 5 joueurs chevronnés dans une partie de tous les dangers (la fin de partie étant, à ce jeu, d’autant plus rapide que les joueurs sont nombreux). Nicolas-Neox l’emporte sur le fil avec une main puissante (43), talonné par Jeff (42), VHS (34), pris par des crampes  l’instant décisif, Baptiste (32), et enfin Dom (29).

Table 7, dite « classée »
…où Thomas l’emporte sur Xel à un nouvel opus Wallacien, In Flanders field. Une affaire vite classée.

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Séance de VENDREDI 29/04/2016 à St-Elivet

Le 29 avril 1945, tandis que la guerre touche à sa fin, les élections municipales donnent l’occasion aux Françaises de voter pour la première fois de leur Histoire. Entre les deux guerres mondiales, sous la pression des mouvements suffragistes et d’intellectuelles comme Louise Weiss, la Chambre des députés vota à plusieurs reprises en faveur du vote féminin. Mais ses propositions seront six fois repoussées par le Sénat. Les motifs des opposants tiennent à des préjugés personnels et à la crainte paradoxale que les femmes ne renforcent le camp conservateur. La gauche radicale et socialiste craint en particulier que les femmes ne rallient le camp clérical et ne se soumettent aux injonctions de leur curé !

Il faut attendre les soubresauts de la Libération pour qu’enfin les Françaises obtiennent le droit de vote et voir l’égalité des droits inscrite dans le préambule de la Constitution de la IVe République (27 octobre 1946). Mais la féminisation de la représentation parlementaire se fait attendre et le nombre d’élues à l’Assemblée nationale stagne aux environs de 30 (5% des députés) jusqu’en 1997, où laquelle il passe à 59 grâce à un effort particulier du Parti socialiste.

A noter, les militaires étaient aussi exclus du droit de vote mais pour d’autres raisons (quoi que…). C’est seulement le 17 août 1945 – quelques mois après les femmes – que les troupes de la Grande Muette ont obtenu ce droit…

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71 ans après, à St-Elivet,  tout le monde a eu le droit à la parole, mais peu en ont usé. Tandis que votre chroniqueur débarquait d’un train de nuit, il découvrait le spectacle fascinant de 4 tables très studieuses, autour desquels s’amassaient des joueurs mutiques et profondément absorbés à leur tâche. Comme celle de la presse, la liberté de parole ne s’use que si l’on ne s’en sert pas…

Table 1, dite « Tambouille électorale » : Marie-Anne, Jacques et Franck revisitent Alchimistes, un joli jeu scientifique où l’on se bat pour la réputation d’être un chercheur efficace, soutenu par les mécènes, et surtout, un chercheur dont les théories se vérifient. Et des recherches, ce n’est pas ce qui manque, à tel point qu’une application sur smartphone est fort conseillée pour jouer ! Le résultat de cette partie haletante sera dévoilé par le comité Nobel du forum.

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Table 2,  dite « Une attente sans fin » :  Mickael, Nicolas II, un de ses accolytes, le nommé Paul, et Frank s’essaient à Runewars,  un jeu très riche en matériel et règles, et surtout très long. Il semble que personne n’a gagné cette partie qui prit fin avant son terme faute de combattants….

Table 3,  dite « Cinq contre un » : Baptiste triomphe à Trône de fer, opposé à François-René, Hélène, Julien de Paimpol, Jérôme, et Nicolas-Neox. Hélène a dû jeter l’éponge avant l’heure, privée de territoire et peu soutenue par la gent masculine dans cette partie d’hommes… Mais où étaient les suffragettes ?

Table 4, dite « Conservatrice » : à Brass, Thomas (125) devance modestement Dom (113), Xel (105), et Tristan (104). Mais c’est quand même une victoire de plus à son palmarès, dans une table où le haut niveau des scores témoigne d’une intense bataille d’experts.

Table 5,  dite « Grande Muette » : à Black Vienna, Thomas, Xel, Tristan, Dom, et VHS échouent collectivement à deviner les trois espions dans ce jeu, qui, dans sa version originale, vous plonge dans l’univers de l’après guerre, quand le clan de malfaiteurs « Black Vienna » terrorisait la population de Vienne. il s’agit bien sûr de retrouver les trois personnages mystérieux et seule une enquête approfondie de combinaisons logiques permet de démasquer les coupables. Dans sa version DUC, il faut faire assaut d’imagination pour retrouver l’ambiance conspiratrice qui régnait dans la capitale autrichienne…

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Table 6,  dite « Inexorable » : à Codenames, les rouges, Dom et VHS, pulvérisent (4-0) les bleus Thomas, François-René, tardivement renforcés par Nicolas II, un coaching qui ne s’avéra point décisif. Les rouges furent efficaces, sobres, et parfois chanceux (un Râteau est-il plus proche d’une Fourche que d’un Club selon vous?),  les bleus brouillons et déconnectés, et parfois trop subtils (à l’image du joli Somalie 2 pour Corne et Colonie).

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Séance de VENDREDI 27/11/2015 à St-Elivet

Il y a précisément 120 ans, au club suédo-norvégien de Paris, Alfred Nobel mettait un point final à son testament en léguant l’intégralité de sa fortune à la création du fameux prix, dans le but de récompenser chaque année des personnes ayant rendu service à l’humanité, ou permis un progrès considérable dans cinq disciplines différentes: paix et diplomatie, littérature, chimie, médecine, et physique. On estimait sa fortune à 1,7 milliard de couronnes (179 millions d’euros).

C’est la publication erronée par un journal, français encore, d’une nécrologie  prématurée, condamnant son invention de la dynamite, qui le décida à laisser une meilleure image de lui au monde après sa mort. Cette nécrologie affirmait : « Le marchand de la mort est mort. Le Dr. Alfred Nobel, qui fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, est mort hier ».  Il n’y a probablement pas d’équivalent dans l’histoire d’une erreur journalistique aussi providentielle !

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A l’heure où, après les attentats de Paris, le journal Le Monde publie au fil des jours un émouvant portrait de chacune des victimes, on peut s’interroger sur ce qu’on écrirait, de nous, si demain…

Table 1, dite «magnéto-résistante»

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Un Brass à quatre, c’est déjà chaud. Mais avec Thomas, Xel, Jeff, et votre humble serviteur, c’est vraiment du sport: carte squattée dans tous les sens, profusion de mines de charbon, bataille pour l’accès aux marchés extérieurs, bref, une vraie foire d’empoigne. Rendant un hommage remarqué à Albert Fert, prix Nobel de physique 2007 pour la découverte de la magnétorésistance géante, Thomas fit preuve d’une résistance, oui, géante: c’est le mot. Parti doucement, et bon dernier les canaux passés, il se réveilla en maître cheminot pour innonder la carte de rails jaunes, et par cela-même, arracha avec 127 PV la victoire qui m’était promise, avec mon chantier naval à Liverpool. Je termine à trois longueurs, devançant Xel de quatre et Jeff de dix-sept. 478 points à quatre: cette partie fera date !

PS: Sur BGG, il y a eu un concours délirant consistant à re-themer avec les Monty Python le visuel de boîtes de jeux. Cette illustration sacrilège de Brass en est issue. Merci à Dominique pour cette source !

Table 2, dite «équilibrée»
Une partie d’Ascension voit Thierry, inspiré par Maurice Allais, prix Nobel d’économie 1988 pour la théorie de l’équilibre général et partiel, sortir premier de cordée (82), avec Axel dans son sac à dos (même score). Suivent Baptiste aux mains d’argent (65) et Jérôme (58).

Table 3, dite «fourmillante»
Dans les bas-fonds du centre St-Elivet, Elaine & Mickael et Julien & Joane revisitent l’univers fourmillant de Myrmes, tout comme Jean-Paul Sartre le fit avec les Mouches. A l’instar du philosophe, qui refusa le Nobel de littérature 1964, ils ne daignèrent point publier leur score.

Table 4, dite «rêvée»
Toujours dans les bas-fonds du centre St-Elivet, mais un peu plus loin sur la droite, Gael joua au Chercheur d’Or en bravant l’opposition de Jacques et de Marie-Anne à Agricola. Que sa bravoure soit louée ! Mais il il connut plutôt, enfin on l’imagine, la Ritournelle de la faim chère à J.M.G Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008 !

Table 5, dite «passyfiée»

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Dans la grande salle, un Rex (autrement dit, une réédition de Dune en version révisée dans l’univers de Twilight Imperium) opposait en majesté François-René, Michał, Kelly et Franck, sous l’ombre tutellaire de Frédéric Passsy, fondateur et président de la Société d’arbitrage entre les nations, l’ancêtre de l’ONU. Le prix Nobel de la Paix 1901 vit, de là où il est, les deux premiers cités l’emporter 5 à 0. Mais 5 quoi au fait ?

Table 6, dite «occupée»
Dans l’atmosphère oppressante à la Modiano de Room 25, Thierry, Franck, Axel, Jérôme, Kelly et François-René, à l’image du Prix Nobel de littérature 2014 pour « l’art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’occupation », ne sont pas toujours clairs. Mais, dans la rue des boutiques obscures, qui étaient les gardiens ?

Table 7, dite «putride»
A Eaten by zombies!, je dame facilement le pion à Xel et Thomas, faute de combattants: ils furent zombifiés avant moi. Drôle de résultat pour un deck building.

Table 8, dite «noyée»
A Noé, Xel sauve le peuple animal en faisant le moins pleurer le patriarche (1 larme), alors que j’en produis 10 et Thomas 20

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Séance de VENDREDI 18/09/2015 à St Elivet

Grosse séance à 26 joueurs et plusieurs tables :

Table dite  « racontée par Dom » :

Après quelques tergiversations, la dernière table à se mettre en place regroupe Joan, Dom et Françoise. Nous faisons découvrir à cette dernière Splendor. Le jeu semble lui plaire : elle écrase la première partie avec 3 nobles sur 4, puis (dé)coiffe Dom d’un point dans une seconde partie.
Puis la table, reconfigurée par le renfort de Baptiste et Julie (une amie de passage de Joan), se lance dans 2 parties de For Sale (excellent jeu d’enchères simple et subtil que nous encourageons le lecteur à aller découvrir à l’occasion du non moins excellent Festival Scorfel, prochainement à Lannion). Les négociateurs immobiliers les plus retors ont été VHN puis Françoise, Joan et Baptiste se distinguant pour des raisons que nous n’exposerons pas publiquement.
Pour finir la soirée, une assemblée diverse (on y a vu VHN, Nicolas, Baptiste, Julie, Jérôme-de-passage, F-R, Axel, Françoise et peut être d’autres) s’est essayée à plusieurs tours d’une version bricolée de Spyfall. C’est un jeu à mi-chemin entre Linq (pour le côté allusions, 1-contre-n et bluff) et les Loups-garous (pour le roleplay et la manipulation) où il faut probablement un peu de pratique pour ne pas trop hésiter avant de poser une question. A réessayer avec ceux qui aiment ce style de jeu (devoir tenir 8 minutes dans le rôle de l’espion est stressant !)
La nuit avancée n’a pas empêché un dernier carré (ou plutôt hexagone) de se lancer dans un Shadow Hunters dont l’issue ne nous est pas parvenue à cette heure.

Table dite « de forte bonne tension » :
… où JiBee a entrainé David, Jeff, Marie-Anne et Votre Humble Serviteur dans un Funkenschlag de fort bonne facture. Sur la carte de Corée l’incertitude régnait jusqu’au décomptage. Le président de Parties Civiles remporte finalement la partie d’une poignée d’electros devant VHS, suivent Jeff, Marie-Anne et David.
D’autres tables :
Les éléments fixes du décor : Brass et Battlestar Galactica ainsi qu’une table de X-Wing miniatures. Tout ça avec plein de gens et des tables de la 2e partie de la soirée, dont les événements seront dévoilées sur le forum…
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Séance de VENDREDI 4/09/2015 à Ti Koad

En cette soirée de rentrée, un choix cornélien fut proposé aux parti-civiliens: République ou Empire ? A l’entrée de Ti Koad, deux groupes se formèrent. A droite, un quarteron de factieux s’apprêtait à mener un Imperial Assault en direction de Ploumillau (on vous en dit plus ici sur cette expédition). Tandis qu’à gauche, à l’instar de Léon Gambetta 145 ans plus tôt sur le parvis de l’Hôtel de ville, la plèbe choisissait de célébrer la République sur le perron (certes légèrement moins prestigieux) de Ti Koad. En effet, rappelons à nos jeunes lecteurs que, le 4 septembre 1870, naissait ainsi la Troisième République, le régime politique le plus long que la France ait connu (70 ans) après le rêgne des rois capétiens, et celui qui permit à la République de s’installer dans la durée.  Il fut donc décidé par les constituants des Parties civiles  de baptiser les tables du nom des ministères de ce Gouvernement de la Défense nationale, car telle fut son appelation.

Table 1, dite « des Affaires étrangères »

François-René, Michał, Elaine, Nicolas et Franck le jeune pourchassent Jack l’éventreur (joué par Gael) à Lettres de Whitechapel. L’éventreur sera démasqué.

Table 2, dite « de l’Instruction Publique, des Cultes et des Beaux Arts »

Mickaël, Julien et Joane  s’exercent à Pixel Lincoln.Dans ce classique jeu d’aventures, on voyage à travers l’espace et le temps, à la recherche d’éléments pour restaurer l’équilibre temporel… Mickaël l’emporte.

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Table 3, dite « de la Guerre »

Les mêmes enchaînent un Colt Express, où Julien dégaine le plus vite.

Table 4, dite  » des Travaux publics »

Axel, Xel, Thomas et VHS commencent par un Sushi go. L’honorable Xel se distingue (44), Thomas fait de la résistance en prenant le maki mais échoue à un grain de riz (37), et Axel (32) et VHS (25) traînent dans l’arrière-cuisine. Le mêmes bâtissent The City, un jeu de cartes qui permet de construire une ville en 20 minutes. Xel urbanise à tout va et finit vainqueur à 63 PV, devant VHS, 46, Axel, 31 et Thomas, 24. S’ensuit un Citadelles très serré, où Axel ressort victorieux à 27, devançant Xel (25), VHS (24) et Thomas (15).

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Table 5, dite « de la Marine et des Colonies »

Minuit passé, Axel nous quitte et Ti Koad se dépeuple. L’heure de Brass a sonné. Autant dire, l’heure des braves. Pendant que Xel inaugurait une tactique nouvelle (construction d’acieries et développements à tout va), bientôt imitée par Thomas, je tissais ma toile de rails fort lucratifs. Nous réussimes tous deux à bâtir un chantier naval. Pourtant, Thomas prit une revanche sur le sort funeste qui s’acharnait sur lui en l’emportant avec 166, devant VHS (159) et Xel (158). Reste une question insondable: mais comment Thomas a-t-il pu gagner cette partie ? Il faudra sans doute faire appel à Gary Lineker pour la réponse: « Brass is a simple game, and at the end… ».

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Séance de VENDREDI 14/08/2015 à Ti Koad

En l’honneur de son soixante-dixième anniversaire, Parties Civiles rendit un vibrant hommage à Wim Wenders, en lui dédicaçant pas moins de 5 tables de jeu.

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Table 1, dite « Si loin, si proche »

Une bataille homérique opposa à Brass Xel, Thomas, VHS et Jeff, qui terminent en mouchoir de poche dans cet ordre à la table de marque: 135, 129, 124 et 107, pour un total les emmenant très loin, frôlant les 500 points. Jeff aurait pu semer le trouble s’il avait su vendre son coton en fin de partie, mais le marché extérieur  lui fut défavorable. Thomas, parti au petit trot, finit en trombe avec un chantier naval juteux, mais fut devancé par Xel qui accumula les canaux et rails. Malgré une profusion de constructions et un dernier coup flamboyant (aussi par son coût, j’y flambai 55 livres), je fus victime de mon faible nombre de rails.

Table 2, dite « La lettre écarlate »

La table 1 poursuit dans la veine Wallacienne avec un P.I. echevelé, remporté par Jeff (13) malgré les honteuses manoeuvres dilatoires de son voisin visant à le déconcentrer, voisin qu’on ne nommera pas par charité. J’eus dû tirer mon épingle du jeu et le rejoindre, mais deux pénalités me furent infligées par précipitation (13-4=9). Dans cette prise en sandwich, Xel et Thomas finissent dans le rôle du jambon et du gruyère , à 11.

Table 3, dite « Alice dans les villes »

Les aventuriers du rail edition Marklin voient s’affronter Dominique, Franck le jeune, Mickaël, Julien, et Jérôme. Il me semble que Franck finit en vainqueur, mais on attendra le développement de la photo-finish.

Table 4, dite « Faux mouvement »

La table 3 enchaîne sur un Loony Quest, un jeu basé sur une mécanique de calque. Sur leurs feuilles transparentes, les joueurs devront reproduire le meilleur tracé possible – avant la fin du temps imparti – pour réussir les quêtes des 42 niveaux du jeu. Je me suis laissé dire que l’un des deux J. a décalqué ses compétiteurs.

Table 5, dite « Tokyo ga »

Dominique, Xel, Thomas et VHS expérimentent l’honorable Sushi go, candidat idéal pour un certain festival de jeux, prochainement dans le Trégor. A ce jeu, on s’empiffre de cuisine japonaise, mais pas n’importe comment, et, comme dans un vrai revolving sushi bar, les plats passent devant vous. Sur trois parties, chacun s’en adjuge une, sauf votre serviteur, qui collectionne les places d’honneur.  Mon petit doigt me dit qu’il ne se fera pas hara-kiri pour autant.

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Séance de MARDI 16/06 à St Elivet

Session racontée par François :

Deux tables pour cette soirée pré-estivale, qui se tint le jour même du 75ème anniversaire du projet d’union franco-britannique.

À la suite de l’effondrement des armées franco-britanniques de 1940, l’idée d’une union franco-anglaise, lancée par Jean Monnet, fut suivie par Churchill. En ce 16 juin 1940, le Parlement du Royaume-Uni propose l’union des gouvernements du Royaume-Uni et de la République Française pour continuer « la défense commune de la justice et de la liberté ». Le jour-même, suivant cette délibération, Charles de Gualle téléphone à Paul Reynaud. Les premiers mots que De Gaulle prononce laissent présager un coup de théâtre : « Je viens de voir Churchill. Il y a quelque chose d’énorme en préparation au point de vue entité entre les deux pays. Churchill propose la constitution d’un gouvernement unique franco-britannique et vous, Monsieur le Président, pouvez être Président du cabinet de Guerre franco-britannique ». La note qui suit évoque une union fusionnelle des deux pays en une seule nation, avec la formation d’une armée et d’un parlement uniques, ainsi que la mise en commun des ressources naturelles. Mais le jour suivant, le Président du conseil démissionne de ses fonctions. Pétain le remplace le jour même, et entame aussitôt des négociations d’armistice, enterrant le projet d’union.

Table N°1, dite « anglaise »
Cette table réunit Xel, Thomas et VHS en expédition à Goa, remportée haut la main par le plus jeune des trois, qui, selon ses dires, gagne en appliquant à ce jeu toujours la même tactique (contrairement à ses opposants qui, eux, perdent en variant de stratégies). Puis on proposa le « petit Brass » qui s’imposait, deux boîtes de ce jeu étant présentes. Jeff fait alors défection de la table française, pour unir les forces rebelles opposées à Thomas 1er. Malgré une bataille homérique et un final étourdissant à Liverpool, nous nous inclinâmes d’extrême justesse et sur des scores vertigineux: Jeff à 112, Xel et VHS à 121 (un chantier naval chacun), Thomas à 123. God save the king.

Table N°2, dite « française »
Il y eut jusqu’à sept joueurs à cette table: Jérôme, Audrey et moult autres, qui se reconnaîtront. On y explora, entre autres, les charmes de la langue française, à Dixit.

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Séance de MARDI à St Elivet 26/05

La parole est à François, lequel se montre particulièrement lyrique.

En ce 26 mai, les Partie-Civiliens rendirent un hommage appuyé au football français.

Table 1, dite « carrée »

Si on se souvient tous du 26 mai 1999, où Manchester remporta la Ligue des Champions en s’imposant 2-1 en finale face au Bayern à l’issue d’un final légendaire, la chronique française recense aussi le 26 mai 2004, où Monaco, équipe française, perd sans gloire face au FC Porto. Mais quand Monaco perd, est-il vraiment une équipe française ?

Quoi qu’il en soit, si le ciel zéphyrien de cette soirée faisait plus penser à la Riviera qu’aux rives de l’Irwell, le théâtre de l’action était bien mancunien, puisque c’est à Brass que se réunit un quarteron de joueurs en retraite. La préseance à ce jeu fut respectée, de peu. Thomas s’imposa en effet avec 129 points, devançant Xel, 109, VHS, 108, et Jeff, 90. Le premier fit un usage immodéré de canaux et de rails auxquels il dut sa victoire. Le dernier se distingua par la fourberie de ses actions (occupation d’un port et recouvrement d’une mine adverses), et sa place en fut le prix.

Table 2, dite « ronde »

La mémoire du football retient qu’un 26 mai 1965, le Stade Rennais remporta la coupe de France en s’imposant 3-1 en finale face à Sedan. L’époque où le football breton gagnait des titres est presque aussi vieille que celle des Chevaliers de la table ronde, pour lesquels Hélène, François-René, Michal, Baptiste & Co s’affrontèrent. La chronique retiendra la victoire du plus barbu d’entre eux.

Table 3, dite « en roue »

Le souvenir du 26 mai 1993 est encore vivace dans nos esprits. Basile Boli raconte:
« Je ne saute pas plus haut que les autres, mais j’ai le bon timing et le ballon se plante au fond de la cage. Ce ballon, je ne le vois pas entrer dans les buts de Milan mais… dans l’histoire ! J’ai trois secondes de folie sous la montée de l’adrénaline, je cours vers Pelé et je lui crie : « Pourquoi moi ? Pourquoi ce but ? ! » J’ai l’impression que Dieu est à côté de moi ! Nous remportons le match 1 à 0. C’est une victoire historique, la première fois depuis quarante-deux ans qu’un club français gagne cette Coupe d’Europe. Ce but est resté gravé dans l’esprit des gens et, au cours de mes nombreux voyages pendant les deux décennies qui ont suivi, il y a toujours eu quelqu’un, n’importe où dans le monde, pour m’en parler. A la mort du président ­Mitterrand en janvier 1996, je reçois un coup de téléphone me demandant d’assister à la levée du corps. Un chauffeur vient me chercher. Arrivé avenue ­Frédéric-Le-Play, il se gare devant le domicile de M. Mitterrand et avant que j’aie le temps de descendre, il me tend la main en murmurant : 26 mai 1993. » 

C’est dans l’exaltation de ce souvenir divin que Xel, Jeff et Thomas rendirent visite aux dieux mayas de Tzolk’in. Jeff effaça sa mésaventure de Brass pour s’adjuger la mise.

Table 4, dite « convexe »

Le 26 mai 2002, Zidane, à cinq jours du premier match du mondial asiatique, se blesse en match de préparation, précipitant la chute de la sélection bleue. Avant d’être livrée, la guerre était déjà perdue. Un peu comme au jeu Les Poilus, auquel François-René, Michal et VHS s’adonnèrent à deux reprises. Par deux fois, une pluie d’obus convexes s’abattit sur eux, et tous moururent.

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