Séance de MARDI 04/04/2017 à St-Elivet

Le 4 avril 1873 est fondé en Angleterre le Kennel Club, la plus ancienne société cynologique du monde qui gère un livre de races canines de référence. 144 ans plus tard notre Boardgame Club se réunissait entre chien et loup à l’étage du centre de loisirs.

Table 1, dite « Spitz des Wisigoths » : le Spitz est un peu le low-rider des chiens, une sorte de berger allemand surbaissé. C’est une très ancienne race scandinave, quoi de mieux pour veiller sur la table de Blood Rage réunissant Baptiste, Neox et Nourdine qui découvrait. Le jeu ne manque pas d’affrontements, les différents clans vikings étant entre eux comme chien et chat. Comme souvent, les écarts de score sont importants et c’est Nourdine qui s’impose, les deux autres étant néanmoins ravis de la partie.

Table 2, dite « Terrier écossais » : c’est un petit chien ébouriffé, connu pour sa représentation dans l’emblème du whisky Black & White. Il a suivi Jean-Yves, Nicolas-2 et VHN dans leur expansion territoriale autour de l‘Isle of Skye. Au terme des 6 tours de jeu, les deux derniers ont eu un mal de chien à se départager : ils se retrouvent à égalité de score avec 94 points mais la fortune supérieure de Nick lui donne la victoire.

Table 3, dite « Jack Russell » : au tournant du XXe siècle, le peintre américain Coolidge a produit une étonnante série de 18 huiles représentant des chiens jouant au poker. Et c’est le Jack Russell la race la plus représentée à ces tables de jeu. Tout indiquée donc pour accompagner les compères de la Table 2 qui  se défient sur les tapis verts de Las Vegas. Ce petit jeu de dés procure toujours rebondissements et bons moments et ce soir c’est N2 qui ressort de son petit tour aux casinos avec le portefeuille le mieux garni. Mais Jean-Yves le regardera un peu en chien de faïence après que N2 lui a chipé au dernier moment un beau billet de 90000$.

Table 4, dite « Dogue allemand » : Jack, Xel, Guillaume, Ulrich, F-R jouent de nouveau à The Walking Dead : All-out War, un jeu de combat de figurines avec de magnifiques décors. Il est tiré de l’univers post-apocalyptique de la BD éponyme, qui a aussi donné lieu à une série de jeux vidéo. Dans la saison 2 de ces derniers, un dogue allemand appelé Sam accompagne brièvement le personnage de Clementine. Si le jeu est coopératif, les joueurs y mènent une vie de chien, tentant de survivre dans un monde franchement hostile. Mais ce soir cela c’est plutôt bien passé pour le petit groupe.

Table 5, dite « Berger allemand » : les bergers allemands et belges font d’excellents chiens démineurs. Autant dire qu’il était rassurant de les savoir là, couchés en chien de fusil, quand les joueurs restants (Neox, Nourdine, N2, Guillaume, Ulrich, Xel ?) décidèrent de sortir Time Bomb auquel ils jouèrent 3 fois. Ces 3 parties se sont terminées a chaque fois sur l’explosion de Big Ben (donc la victoire du clan Moriarty).

Table 6, dite « Chien des Baskerville » : la Table 5 finit la soirée avec Not Alone. Nourdine, dans le rôle de la créature qui garde un chien de sa chienne aux aventuriers naufragés sur une planète lointaine, n’a pas réussi a empêcher ces valeureux aventuriers de rentrer chez eux.

Sans vouloir tomber dans l’anecdote ou la rubrique des chiens écrasés, figurez-vous que Microsoft propose une application permettant d’identifier une race de chien à partir d’une photo (essayez ici). Et justement Microsoft a été fondée le 4 avril 1974, soit il y a exactement 43 ans. Nom d’un chien !

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Séance de VENDREDI 02/12/2016 à St-Elivet

Cela fait partie des coïncidences de l’Histoire. Le 2 décembre 1805, un an précisément après son sacre à Notre-Dame de Paris, Napoléon Ier affronte les troupes d’Alexandre Ier, tsar de Russie, et de François II de Habsbourg-Lorraine, à Austerlitz, en Moravie. Sa victoire éclatante à la « bataille des trois empereurs » a contribué à forger la légende de « l’Aigle ». C’est en mémoire de ces deux dates, et pour rappeler sa filiation familiale et historique à une période faste pour la France, que Louis-Napoléon Bonaparte déclenchera son coup d’Etat le 2 décembre 1851. Président de la Seconde République depuis 1848, il profite d’un biais institutionnel dans la Constitution pour créer une crise politique. Malgré les oppositions violentes et les pressions, le coup d’Etat réussit et les Français décident de soutenir le nouveau régime autoritaire. Le 2 décembre 1852, le Second Empire est proclamé.

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Quelques temps plus tard, à St-Elivet, de farouches batailles éclataient, qui vous seront narrées ci-après, penché sur les épaules du poète à la barbe fleurie…

Table 1, dite « Burger imperator » : Tristan a apporté Food Chain Magnate, et, épaulé de Thomas, il compte bien faire rendre leur graisse à Paul et à Jeff. Mais ces derniers ont tellement bien digéré les règles qu’ils le laissèrent mariner, bon dernier, et, au bout d’une guerre commerciale de plus de trois heures, c’est Paul qui coiffera la toque de l’empereur des burgers.

Table 2, dite « Campagne d’Arctique» :  L’âpre hiver fondait en avalanche. Au seuil des bivouacs désolés, on voyait des clairons à leur poste gelés. Et sur eux, Dom, Axel, Xel, Julien, et votre serviteur voyaient se ruer, effrayants, ténébreux, avec des cris pareils aux voix des vautours chauves, d’horribles escadrons, tourbillons d’hommes fauves. Dom, qui restait, croyant à son étoile, accusait le destin de lèse-majesté. Tous furent miraculés d’Arktic Skavengers, et leur bouche, d’un seul cri, dit : vive l’empereur !1 En l’occurence, l’empereur fut une impératrice, car cette lutte pour la survie se terminera dans un mouchoir de poche saisi par le gel par la victoire de Xel 33, devant Julien, 30, Axel & VHS 28, et Dom 26.

Table 3, dite « Mise à sac » : A la table de Seafall nous retrouvons François-René, Laurent, Nourdine et Julien (de Paimpol), qui s’impose comme l’empereur du pillage à travers les mers. La main qui de ces noirs rivages disposa les sites sauvages et d’effroi les voulut couvrir, les fit si terribles, peut-être, pour que Bonaparte y pût naître, et Napoléon y mourir!2

Table 4, dite « Indécidable» : Des recherches portant sur l’ADN de Napoléon III montrent que celui-ci n’est pas, génétiquement, le neveu en lignée paternelle de Napoléon Ier, puisqu’il appartient à un haplogroupe du chromosome Y différent de celui de Napoléon, et font naître l’hypothèse soit qu’il serait  un enfant adultérin, soit que son père l’était. Une seule chose reste sûre, à cette table de Via Nebula, deux couples de jumeaux furent formés: Jacques « le mineur » et Michal (à 25), contre Jacques « le majeur » et Guillaume, tous deux 19. Ils furent départagés par leurs chromosomes.

Table 5, dite « Tempête du désert » : Gael, Elaine, Marion et une autre demoiselle (nouvelle en ces lieux ?) se lancent dans Splendor, et Le désert interdit. A l’instar de Napoleon après la campagne d’Egypte, ils ne repartirent pas les mains vides.

Table 6, dite « Bouchère » :  Olivier, Mickaël et Nicolas II se lancent dans un Blood rage, rendant un hommage de saison au sanguinaire.

Table 7, dite « Jeunesse éternelle » : La table 2  se reconstitue pour entamer un Colossus arena, sous l’égide d’Axel. Un jeu original, opposant des gladiateurs exceptionnels, et où les joueurs parient sur des créatures fantastiques qu’ils espèrent voir triompher. Il s’agit donc ici de faire des paris, d’autant moins lucratifs qu’ils sont tardifs, ce qui rappelle l’univers délétère de Lemming mafia, même si le thème n’a rien à voir, car nous sommes ici plutôt dans le décor de la Rome antique. A travers Axel, c’est la jeunesse qui triompha avec 18 PV, devançant Xel, 14, Dom, 12, VHS, 10 et Julien de Lannion, 6. A l’instar de l’aiglon vu par Hugo, éperdu, l’œil fixé sur quiconque était roi, comme un aigle arrivé sur une haute cime, il cria tout joyeux avec un air sublime : L’avenir ! l’avenir ! l’avenir est à moi ! 3

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Table 8, dite « Coltus interruptus » : Alors que se constitue une table de Colt express, François-René et Nourdine s’en échappent pour rejoindre la Table 9. Guillaume, Jacques le mineur, Marion et Nicolas II affinent leur partie pour en faire un plan à quatre.

Table 9, dite « Gros membre, gros doigt, grosse claque » :  En épilogue de cette soirée, une table de Codenames, oppose les Rouges (Axel, Nourdine, Xel et François-René) aux Bleus (Dom, Julien de Lannion, Gael et VHS). Une partie où qui vous devinez donne le ton en exhibant une Erection, indiscutablement associée à Membre et Bande, et celui que vous ne soupçonnez pas enchaîne, parlant d’un membre (de PC) absent de la soirée et dont on se demandait où il était: « Je ne sais pas, je ne suis pas dans son slip », à quoi il s’entendit répondre « Et pourtant, il y a de la place ».

La première manche se traduisit par un rare sans-faute, les équipes n’étant départagées que par l’unique mot à 3 proposé par les rouges, qui était en l’occurence Cidre, et donc la Goutte fit donc déborder la manche en leur faveur.

La seconde manche fut marquée par l’incident du « gros doigt ». Au moment décisif, qui devait faire gagner son équipe, votre modeste narrateur mit son doigt par erreur sur la mauvaise tuile (qui, circonstance aggravante, était l’assassin). Cet incident exceptionnel se rencontre parfois en finance: il est par exemple évoqué pour expliquer le crash éclair sur le Dow Jones du 6 mai 2010, imputé à une erreur de saisie de la part d’un trader qui aurait saisi un ordre de vente de titres Procter & Gamble avec un « B » pour billions au lieu de « M » pour millions, information jugée crédible, le titre ayant vu son cours chuter de plus de 37 %.

Notez que dans les cas avérés de « gros doigt », les autorités de marché annulent en général les transactions imputables à l’erreur. Hélas, un tel fair play ne caractérisa pas la réaction des rouges, qui s’empressèrent de valider le choix, dévoilant l’assassin, et scellant le sort d’une manche qui était de toute façon maudite  après des tentatives répétées des Bleus de tourner en vain autour du même thème (Aérien, Volant et Volante) !

La troisième manche ne connut pas d’issue différente, les bleus étant ici piégés par un Emprisonnement trop subtil, dont ils ne réussirent jamais à dévoiler le troisième terme, après les évidents Cellule et Coffre (était-ce Londres pour la prison, les Fers qu’on met au pied, le Boulet des chaînes, ou le Casse qui mène à la prison ? Rien de tout cela, il fallait penser à Salade, et surtout à son panier !)

Et les Bleus, défaits 3-0, de déclamer aux Rouges ces vers des Châtiments :

Faquin ! – Tu t’es soudé, chargé d’un vil butin,
Toi, l’homme du hasard, à l’homme du destin !
Tu fourres, impudent, ton front dans ses couronnes !
Nous entendons claquer dans tes mains fanfaronnes
Ce fouet prodigieux qui conduisait les rois 4

Notes :
1. L’expiation
2. Les deux îles
3. Eternels éclairs
4. Napoléon III

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Séance de MARDI 29/03/2016 à St-Elivet

Séance poids moyen ce mardi avec 3 tables de début de soirée :

Table 1, dite « des étoiles plein les yeux » : à Alien Frontiers, Jean-Yves, Nicolas-2 et VHN luttent à grands coups de dés pour coloniser la galaxie. VHN commet l’erreur de partir comme une fusée (!) et donc de fournir une cible toute désignée à ses adversaires. Jean-Yves met du temps à lancer sa panzer-combo (6 vaisseaux, de la production de minerai facile et le pouvoir-bonus réduisant le coût du Colony Constructor), mais il est ensuite inarrêtable malgré l’alliance objective de ses poursuivants. A noter, selon les dires d’un observateur expérimenté, on a (trop?) peu utilisé les cartes Alien.

Table 2, dite « des baffes plein la gueule » : Nicolas-Neox, Baptiste-ma-cassette et Bruno jouent au toujours apprécié Blood Rage. Le viking le plus sanguinaire ce soir est Nicolas qui finit avec des points. Plein de points.

Table 3, dite « des fantômes plein le village » : les taoïstes Jérôme (« l’âme du jeu »), Xel, Thomas et François-René s’essaient à l’exorcisme et la défantômisation à Ghost Stories. Malheureusement, l’histoire finit mal avec des morts. Beaucoup de morts.

Table 4, dite « dites donc votre Alien Frontiers n’en finit pas ! » : une sélection des tables 2 et 3 (tous sauf Bruno) fait une partie de Shadow Hunters. Nicolas, maître de l’ambiguïté dans un rôle de Neutre, l’emporte tout seul.

Table 5, dite « des dés plein le yaourt » : Dom, jamais en reste pour proposer des remakes improbables (et inférieurs, diraient les méchants) de jeux du commerce, propose sa version DUCifiée de Perudo/Liar’s Dice. C’est un party game avec des dés et du bluff que Xel remporta après 29 tours. Au vu de l’expérience et des avis, le jeu ne rejoindra pas l’écurie DUCale.

Table 6, dite « des motivés plein Saint-Elivet » : ce n’est pas parce que c’est déjà mercredi qu’il faut s’arrêter là. Xel rapporte ceci :

A cinq noctambules (Nicolas-x2, Jérôme, F-R et Xel), nous avons fait une partie de Room 25. 1 voire 2 gardiens mis en jeu. Exploration tâtonnante et suspicion…

Je trouve la sortie et la balise par mon marqueur mémoriel puis suite à des manips improbables je me fait tuer par mes « amis » *;) Clin d’œil .

Tout le monde – sauf moi – s’en sort : même Nicolas-the-last-one qui était le gardien !
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Séance de VENDREDI 11/03/2016 à St-Elivet

Dominique raconte cette séance :

Cette soirée du vendredi commença avec 2 tables :

Table 1, dite « Casper » : à Mysterium, Michal est le fantôme et tente dans son style très personnel de livrer les clés d’un crime passé. Les voyants convoqués au manoir pour en résoudre le mystère (Jérôme, Mikael, Franck et Thomas, pour une partie en mode « difficile ») pataugèrent semble-t-il dans le porridge, en particulier le dernier nommé qui parvint hors délais à la phase 2, entraînant un échec collectif. Un fantôme traînant un boulet, rien que de très normal.

Table 2, dite « My heart’s devotion » : un grand classique, Puerto Rico, ressort entre les mains de Baptiste-El-Rico, Neox, David et Tristan. Ce dernier l’emporte.

A la fin de ces deux parties, l’honorable et ludique assemblée reçoit le renfort de Xel et VHN ; le groupe se reconfigure alors pour la seconde partie de soirée :

Table 3, dite « Le retour du fantôme » : 4 taoïstes (Xel, Jérôme, Thomas et VHN) soudés par un esprit de coopération qu’il faut saluer en ces temps troublés, décident d’affronter des fantômes maléfiques à Ghost Stories (mode « initiation »). La première partie se conclut par une défaite collective (manque de concentration dirait celle qui a observé les nombreux apartés hors-sujet) malgré les exploits de Thomas qui a ensorcelé le dé de malédictions et quelques lancers exceptionnels de VHN. Ne voulant pas rester sur un échec et maintenant familiers des règles, les mêmes repartent sauver le village chinois. Cette seconde fois, ils parviennent à tenir jusqu’à l’arrivée du Boss « Bone Cracker ». Après, les versions divergent : selon l’avis que l’on a sur les libertés qui ont été prises avec les règles, les joueurs ont gagné ou perdu. Retenons en tous cas que le dernier tour de jeu a été mémorable par les rebondissements qui s’y sont produits.

Table 4, dite « Grossebaf » : Mikael invite Michal et Franck à vérifier à Blood Rage qui est le viking dominant. Nous vous confirmons que c’est Mikael (132 points ce soir).

Table 5, dite « Là-haut sur la colline » : David, Neox, Baptiste et Tristan jouent (in English, please!) à Betrayal at House on the Hill (scénario « The mummy walks »). Ici, pas de fantôme mais une momie (animée par David) qui finira par retrouver le sarcophage qu’elle n’aurait pas dû quitter.

Et pendant tout ce temps, une table déportée quelque part à Lannion (avec Laurent, Jack, Jeff et JulienGoelo) a joué à Assaut sur l’Empire. Ont-ils fini leur campagne ? Nul ici à la rédaction ne le sait.

Ajout de Votre Humble Serviteur :

Oui, la campagne est bien finie. Grand merci à Julien qui a dû supporter les râles de ses adversaires, gérer les règles et qui a gracieusement oublié quelques actions pour rendre la victoire possible aux rebelles. Dans cette dernière session Jeff a réalisé son rêve et a << piloté >> un bipède TS-TT  piqué à l’Empire (en fait il en a surtout utilisé la gâchette) et le Wookie/F-R a mis une baffe définitive à Darth Vador sous l’œil bienveillant bien que vitreux de ses 2 compagnons morts (mi-lion,mi-mouton/Jeff et apprenti Jedi sans sabre/Laurent), tout cela grâce à l’action héroïque d’ouverture d’une porte par le vétéran édenté de l’alliance (incarné par VHS). Que d’émotions !

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Séance de VENDREDI 04/03/2016 à St-Elivet

« C’est un système complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot ». Par ces mots, Jean-François Champollion signait la naissance de l’égyptologie. Tout commence en 1798: des soldats français découvrent à Rosette, dans le delta du Nil, une pierre noire gravée de trois textes dont l’un en grec ancien, un autre en démotique, une écriture égyptienne tardive, et le troisième en hiéroglyphes. La pierre est embarquée sur un navire à destination de la France mais les Anglais l’interceptent et la transportent à Londres, au British Museum.

Elle va exciter la curiosité des savants, en particulier du jeune Champollion et d’un Anglais de quinze ans son aîné, Thomas Young. Young déchiffre la version démotique et découvre que les cartouches en hiéroglyphes contiennent les noms de divers pharaons. Champollion va plus loin. Il observe que le texte hiéroglyphique contient trois fois plus de signes que le texte grec ne compte de mots. Il en déduit que les hiéroglyphes (on en recense 5 000) ne sont pas seulement des idéogrammes, mais peuvent aussi dans un même texte servir de signe phonétique comme nos lettres de l’alphabet. C’est ainsi qu’il déchiffre les noms de Cléopâtre, Ramsès et Thoutmosis.

L’émotion le fait sombrer dans un état d’inconscience. Cinq jours plus tard, il révèle sa découverte dans une lettre à l’Académie des Inscriptions et des Belles Lettres. Jean-François Champollion meurt de surmenage, le 4 mars 1832, à l’âge de 41 ans, en France, après avoir passé une année en Égypte. Surmenage, vraiment ? Difficile de le savoir puisqu’à l’époque, sa famille refuse toute autopsie.

Selon une nouvelle théorie, le père de l’égyptologie aurait été victime d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA, encore appelée « maladie de Charcot »), une maladie neurologique due à la dégénérescence des neurones moteurs, cellules du cerveau et de la moelle épinière qui ont pour fonction de transmettre aux muscles les ordres donnés par le cerveau. De moins en moins sollicités, les muscles finissent par s’atrophier, jusqu’à la paralysie complète du patient.

À l’époque, le décès de Champollion est attribué à une attaque, liée à un épuisement professionnel. Par la suite, une deuxième hypothèse fut évoquée : l’égyptologue serait décédé des conséquences d’une bilharziose, maladie infectieuse provoquée par des vers parasites présents dans certaines eaux douces des zones tropicales. Une théorie peu crédible car aucun signe de fièvre ne fut évoqué dans son séjour.

En revanche, plusieurs symptômes apparus dans les dernières années de sa vie corroborent la théorie de la SLA,. Avant son voyage en Égypte, en 1828, Champollion ressentait des faiblesses dans les bras, des spasmes et des crampes, l’empêchant par exemple d’écrire de longues lettres. De plus, il aurait éprouvé des difficultés d’élocution lors de conférences d’égyptologie, et aurait développé une toux sévère due à des infections pulmonaires récurrentes. Des symptômes qui peuvent se développer dans le cas d’une SLA.  Mais le plus flagrant  se déroule quelques semaines avant la mort de Champollion : celui-ci aurait présenté les caractéristiques du syndrome d’enfermement (« locked-in syndrome ») et du syndrome pseudobulbaire, c’est-à-dire des rires ou des pleurs incontrôlables, symptômes qui accompagnent souvent la SLA.

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En cette soirée venteuse, 284 ans après ce funeste événement, nous fûmes accueillis par une joyeuse bande de jeunes (des vraiment jeunes), qui chantaient à tue-tête dans la bibliothèque. Une table se réfugia dans la salle informatique délaissée, alors que les autres avaient pris leurs quartiers, entassées, dans la grande salle – ambiance musicale garantie. Thomas fêta dignement son anniversaire d’un pack de boissons mousseuses. Plus très jeune, il atteint désormais mon âge vénérable, à un détail près: il faut le convertir en hexadécimal. Une propriété qui sera encore vraie lors de ses sept prochains anniversaires, mais pas lors du huitième. Alors, quel âge avons-nous en commun ?

Table 1, dite « En quête de vérité » : dans la quiétude ouatée de la salle informatique, VHS initie Joane et Julien à P.I. Les deux enquêteurs mâles finissent ex-aequo sur le score brillant de 17. Joane a mis un temps certain à saisir les subtilités de la géographie de Manhattan mais, avec 13, s’en sort avec une mention très honorable.

Table 2, dite « Conquise » : François-René, Dom, Michal, Tristan, Axel et Xel revivent WW2 à Quartermaster. Un jeu né sur Ulule, acquis avec patience par François-René, et qui fait revivre la seconde guerre mondiale en moins de 2h ! Ce jeu épuré et très dynamique vous place à la tête des principaux protagonistes de la Seconde Guerre Mondiale. Vous jouerez une ou plusieurs des 6 nations soit des Alliés soit de l’Axe: le jeu est donc idéal à 6. Vous récoltez des PV en occupant les zones de ravitaillement marquées d’une étoile. Après 20 tours de jeu, le camp avec le plus PV gagne la partie. Mais, si à la fin d’un tour de jeu, un camp possède une avance d’au moins 30 PV, celui-ci est alors immédiatement déclaré vainqueur ! Ainsi, une tension s’installe dès qu’un camp commence à prendre une trop grosse avance…Pour cette partie inaugurale, ce sont les Alliés qui s’imposent (Axel, Xel et François-René), malgré l’isolement de la flotte anglaise.

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Table 3, dite « Sclérosée » : Mickaël, Baptiste aux mains d’argent, et Jeff fréquentent l’univers viking de Blood rage. Ce sera l’ordre du podium final, le vainqueur, avec 161 PV, surpassant la somme des scores de ses concurrents (80 et 73).

Table 4, dite « Pharaonique » : Thomas, Jacques, Laurent et Julien-de-Paimpol: que du lourd pour une table bien studieuse de Battalia. Laurent s’impose au bout de la musique, de la nuit et des bières.

Table 5, dite « Déchiffrée » : à Codenames les bleus (Xel, François-René, VHS) écrasent 4 à 1 les rouges (Dom, Thomas, Jeff, Joane). Une victoire méritée, où l’on remarquera la plasticité du vocabulaire de François-René, qui réussit un beau job avec un «pipe 5», qui explora toutes les acceptions de ce mot, la culture cinéphile de l’équipe qui sur un «Cronenberg 2» devina Mouche et Fou, ou encore la subtilité d’un «alevin 2» qui pointait sur Ecailles et Fils alors que deux poissons étaient au menu. Une partie où l’on a parlé beaucoup, ri à la folie, et, aussi, un peu joué.

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Séance de VENDREDI 19/02/2016 à St-Elivet

Le 19 février 1883, Philippe Auguste Villiers de L’Isle-Adam publiait ses Contes cruels. Le bourgeois est l’ennemi désigné par Villiers dans sa correspondance avec Mallarmé : « Le fait est que je ferai du bourgeois, si Dieu me prête vie, ce que Voltaire a fait des cléricaux, Rousseau des gentilshommes et Molière des médecins. Il parait que j’ai une puissance de grotesque dont je ne me doutais pas. »

Villiers fait la satire du bourgeois parce qu’il représente l’esprit étriqué, matérialiste et positiviste de son temps, alors que lui cherche à incarner l’idéalisme fin-de-siècle en se présentant comme « portier de l’Idéal » pour combler le vide métaphysique provoqué par le bourgeois. Pour répondre au matérialisme philosophique bourgeois, Villiers renouvelle la satire, utilise la forme brève pour rendre son ironie plus cruelle, et s’appuie parfois sur le fantastique .

Les contes, d’une grande diversité ont un dénominateur commun : la cruauté.  En effet, Villiers y montre sans fard, avec cynisme parfois, les travers de ses contemporains qui semblent bien cupides (Virginie et Paul), sots et superficiels (La machine à gloire). Néanmoins, les Contes cruels ne se bornent pas à une critique du temps : le fantastique (Véra, L’Intersigne), genre en vogue, est représenté. Surtout, dans la plupart des Contes transparaissent un sens du tragique et une poésie conformes à leur auteur, aristocrate ruiné, dramaturge sans succès et amoureux du Beau.

Sous l’outrance, Villiers dissimule une observation aiguë et profonde du cœur humain. Cet univers de « filles » et de dandys est le miroir grossissant des vices et des vanités partout répandus. L’humour noir et le raffinement transforment la chronique réaliste en mirage fantastique. Sous le masque du plaisir grimace l’angoisse : dans chaque récit, une lente horreur s’insinue peu à peu au cœur d’un tourbillon qui bascule dans le cauchemar.

« Le plus miraculeux des livres d’heures » (Mallarmé) est, avec L’Ève future (1884), le livre le plus connu d’un auteur considéré par plusieurs de ses contemporains, et non des moindres, comme un véritable génie, précurseur du symbolisme, mais dont la légende de dandy excentrique et d’écrivain maudit a fini par occulter en partie l’œuvre considérable.

En cet anniversaire, nous lui rendrons grâce en désignant chacune des tables de ce soir du titre d’un de ces contes.

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Table 1, dite « Le Traitement du docteur Tristan » : Une table racontée avec luxe de détails par notre envoyé très spatial, Dominique:

Thomas, Michal, Tristan et VHN essaient Xia, Legends of a Drift System, un jeu très original d’aventures spatiales. Chaque joueur démarre la partie aux commandes d’un modeste vaisseau qu’il pourra améliorer, voire s’il est assez riche échanger pour un plus gros. Son but est d’accumuler le plus de points de renommée mais c’est la façon de gagner ces points qui donne au jeu toute son ouverture : on peut aller explorer la galaxie (le plan de jeu se construite peu à peu avec de grandes tuiles hexagonales), faire du commerce, accomplir des missions secrètes, piller ou détruire d’autres vaisseaux, prendre quelques risques à extraire des ressources de champs d’astéroïdes ou de nébuleuses gazeuses, etc. Le recours aux jets de dés pour la plupart des actions empêche de planifier finement mais force à improviser constamment et donne un côté épique aux succès et aux échecs. La variété des parties est certainement immense à travers la forme/taille de la galaxie et les orientations choisies par les joueurs. C’est le genre de jeu où on a vraiment l’impression d’écrire une histoire au fur et à mesure de la partie.

« I’ve seen things you people wouldn’t believe » : ce soir là, on se souviendra de l’audace de Michal qui, après avoir à lui seul exploré plus de la moitié de la galaxie, réussit quelques exploits mémorables  (revenir à bon port après avoir eu toute son énergie drainée dans un nuage électromagnétique ou encore extraire une montagne de minerai d’une zone particulièrement risquée). Tristan, pour sa part, se lance dès le début dans un petit business consistant à faire commerce de Terra (des cubes verts, quoi)  entre deux planètes voisines. Personne n’ayant souhaité lui mettre des bâtons dans les réacteurs, il prospère
tranquillement et achète des vaisseaux de plus en plus puissants. Il fait quelques coups remarqués (enchaîner 3 jets de dé à 1 par exemple ! mais aussi boucler un marathon en passant en un tour de jeu par 4 secteurs différents de la galaxie) pour finir, dans un délire mégalomane, par s’équiper en armes de destruction massive et prétendre faire régner la loi. Parlez-moi du pouvoir corrupteur de l’argent…

Thomas et Dom, de leur côté, s’essaient avec plus ou moins de réussite à diverses activités. Le dernier irritera ses collègues en utilisant plusieurs fois son pouvoir de se « coller aux basques » d’un autre joueur
pour le suivre en profitant de ses déplacements. Les deux derniers tours voient un déchaînement de violence : après avoir échoué à détruire le vaisseau XXL de Tristan et réussi sournoisement à échapper aux puissantes armes de ce dernier, Dom est réduit en poussière par un Michal souhaitant régler quelques comptes (il est vrai que son vaisseau avait, quelques tours plus tôt, servi à Dom à apprendre à régler le tir de ses blasters). Dom jouant juste après Michal, le hasard le fait repartir d’une position proche de la planète où Tristan et Michal s’abritent. Forçant son bouclier de protection, il réussit à revenir au contact de Michal et le détruit une dernière fois !

Au final, la spécialisation commerciale sans rival de Tristan se révèle payante : il l’emporte avec 16 points devant Michal à 11 et Dom et Thomas à égalité à 7.

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Table 2, dite « Souvenirs occultes » : à la table de Room 25 nous accueillons un nouvel adhérent, Bruno, qui rédige derechef un bulletin d’adhésion et le remet en mains propres au secrétaire. Il hérite du rôle de prisonnier, tout comme Baptiste, Hélène et Nicolas. Xel et VHS sont les gardiens, cela se sait bien assez tôt, car nous faisons de notre mieux pour pousser nos petits camarades et chambouler l’ordre des chambres pour éloigner la chambre 25, trop tôt apparue dans le jeu. Baptiste sera notre seule victime, nous nous contenterons ensuite de faire tourner l’horloge pour emporter les prisonniers vers leur destin funeste. Surtout, nous avons réussi à tirer les ficelles dans le lointain. Et à ce jeu, comme le dit avec philosophie Nicolas, difficile aux prisonniers de gagner s’ils ne tuent pas au moins un gardien…

Table 3, dite « Les brigands » : Les aventuriers du rail voient s’affronter Gael, Elaine et Mickaël. L’issue de leur odyssée sera peut-être dévoilée sur le forum…

Table 4, dite « Fleurs de ténèbres » : Nicolas a patiemment attendu que les tables se libèrent pour proposer le désormais traditionnel Blood Rage. Avec 141 PV, il l’emporte haut la main devant Mickël, 118, tandis que Hélène (78) et Baptiste (76) cheminent ensemble.

Table 5, dite « La machine à gloire  » : Dans le rôle de l’empire, Julien-de-Paimpol échoue à cette campagne de Assaut sur l’empire. Tous les autres: Jack, François-René, Laurent et Jeff, ont donc gagné.

Table 6, dite « Le désir d’être un homme » : Xel et VHS invitent Bruno à Dominion sur un scénario malheureusement trop répétitif. C’est Xel qui s’adjuge la mise avec 36, devant VHS, 30, et Bruno, 26.

Table 7, dite « Le plus beau dîner du monde » : Xel et VHS invitent Bruno à optimiser son forfait tout neuf de membre de PC avec un nouvel opus de Splendor que Xel remporte encore avec 18, devant Bruno, 10, et VHS, scotché à 9.

Table 8, dite « Impatience de la foule  » :  la Table 4 se sépare de Mickaël et enchaîne sur un plan à 3 sur Lewis & Clark. Cette partie a sûrement connu un vainqueur mais il ne sera pas dévoilé ici…

Table 9, dite « A s’y méprendre » : une partie de Codenames oppose les diables rouges (Xel, VHS, François-René) à des bleus en surnombre (Jeff, Thomas, Dom et Julien). Ces derniers l’emportent de justesse 2 à 1. La victoire n’a tenu qu’à une ficelle de string, une aile de pigeon suivant un corner, et à un passage de témoin qui ne se fit pas entre tous les membres.

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Séance de VENDREDI 12/02/2016 à St-Elivet et Ti Koad

Le 12 février 1809 naissait Charles Darwin. Engagé comme naturaliste à 22 ans pour une expédition océanographique de cinq ans autour du monde, il observe en Patagonie des fossiles et squelettes d’espèces disparues alors que des individus semblables, mais plus petits, sont encore visibles. Aux îles Galapagos, le jeune savant est frappé par la coexistence d’espèces voisines de lézards (iguanes) et d’oiseaux. Il porte un intérêt particulier aux 13 espèces de pinsons qui s’y trouvent. De retour en Angleterre, Darwin rassemble les preuves de la non-fixité des espèces. Il publie enfin, au bout de trente ans, le fruit de ses travaux.

Dans L’Origine des espèces, Charles Darwin présente ses observations et conclut à une évolution naturelle des espèces : les individus qui ont hérité de caractères bien adaptés à leur milieu ont tendance à mieux se reproduire que leurs congénères et à prendre le pas sur eux. En quelques générations, une espèce peut se transformer jusqu’à donner naissance à une nouvelle espèce. Ainsi l’être humain est-il peut-être issu de deux singes nés avec 46 chromosomes au lieu de 48 comme leurs congénères. Cette théorie de la sélection naturelle est affinée au XXe siècle grâce aux progrès de la génétique qui mettent en évidence la possibilité de mutations ou de «sauts» en plus de la sélection des caractères héréditaires.

En 1863, H. W. Bates publie la première confirmation observationnelle de la théorie évolutionniste : une espèce de papillon amazonien a évolué pour adopter une couleur semblable à une autre espèce voisine que les oiseaux prédateurs ne mangent pas (théorie du mimétisme). À partir de 1870, l’ensemble de la communauté scientifique se rallie aux vues de Darwin.

Mais certains ont le tort de vouloir tirer de cette théorie plus qu’elle ne peut donner… C’est ainsi que se développe dans la deuxième moitié du XIXe siècle une théorie bâtie sur des hypothèses, le darwinisme social, qui tente d’appliquer la théorie de la sélection naturelle aux sociétés humaines. De cette théorie vont naître les aberrations racistes et criminelles de la fin du XIXe siècle et du siècle suivant (massacres des guerres coloniales, eugénisme et stérilisation des handicapés, antisémitisme).

Charles-Darwin

Le savant a également inspiré un site Internet, les Darwin Awards, récompenses humoristiques décernées aux personnes ayant montré un comportement particulièrement stupide ainsi remerciées (le plus souvent à titre posthume) pour avoir, de cette façon, contribué à l’amélioration globale du patrimoine génétique humain.

En voici un exemple, survenu en 2012 aux USA:

« C’était un incident bizarre. », a déclaré un enquêteur suite à la mort de Gary Allen, 43 ans. Gary était dans l’appartement d’un ami quand il repéra une bouteille contenant un liquide doré. Pensant qu’il s’agissait d’une boisson alcoolisée comme du whisky, et prit une rasade non négligeable d’essence ! Naturellement, il recracha immédiatement l’essence comme il put, la moitié au moins sur lui-même. Waouh ! Quel choc ! Pour se remettre de ces émotions, il alluma une petite cigarette…. Qui peut résoudre l’équation : essence + gaz + flamme = ? Maintenant Gary pourrait la résoudre puisque l’incendie créé lui coûta la vie. Disons pour sa défense que notre candidat au Darwin Award a cumulé les mauvais réflexes : boire un liquide inconnu et trop fumer. Mais qui garde de l’essence dans une bouteille dans la cuisine ? Un ami mécanicien, pour se laver les mains… What Else ?

Pour revenir au temps présent, notons que cette soirée éclatée sur deux sites aura à sa manière rendu un hommage spécial au darwinisme.

Table -1, dite « Dawinisme ludique » : dans la molle indécision qui régna au début de cette soirée, Dominique tenta avec ardeur de nous faire revisiter l’oeuvre de Darwin à Dominant spieces. Ironiquement, ce jeu ne sera pas adopté, n’ayant pas réussi à s’adapter à son public. La proposition  sera donc couronnée d’insuccès, ce sera pour une autre fois.

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Table 1, dite « Darwinisme social » :  à Ti Koad, un gardien pathibulaire, Jeff, fait le garde à Mansions of Madness. Il remporte une victoire « in extremis » face à Sylvain, François-René et Marie-Anne.

Table 2, dite « Les couloirs du temps » : Julien remporte la partie la plus longue de toute l’histoire de Lewis & Clark. Joane, Baptiste-au-cuir-luisant et Mickaël y ont cru plus de trois heures…

Table 3, dite « La mort leur va si bien » : Julien-de-Paimpol et Jack entamaient une lutte à mort dans le décor anachronique d’une bibliothèque en  pleine rénovation, transformée pour l’occasion en Dead Zone.

Table 4, dite « Sélection très naturelle » : Blood rage sort si souvent ces derniers temps qu’on pourrait penser qu’il s’est adapté à Parties Civiles, à moins que ce ne soit l’inverse ? Axel entame son oeuvre destructrice et l’emporte haut la main avec 153, Nicolas , 119, et Baptiste, notre trésor public, avec 93. Mais où s’arrêtera la jeunesse ?

Table 5, dite « S’adapter ou périr » : Lords of waterdeep n’était pas sorti si souvent ces derniers temps, au point qu’on pourrait soupçonner Baptiste de l’avoir sorti pour voir si Axel s’y adapterait.  Mais Axel continue son oeuvre destructrice et l’emporte haut la main avec 149, Nicolas , 129, et Baptiste, notre trésor public, avec 112. Essayez plutôt un concours d’orthographe…

Table 6, dite « Cherchez la femme » : Dans le nid d’espions qu’est Homeland, votre humble serviteur était l’unique traître. En face de lui, un politique, Tristan, et trois loyalistes: Michal, Xel et Dominique. Je parviens à masquer mon rôle jusqu’au dernier tour, où Dominique m’expose. J’aurais poutant dû gagner en activant Jessica, pour voler la carte Nicholas, et faire échouer la mission sur un -5 triomphant. Mais je n’eus pas la présence d’esprit de le faire. Erreur fatale, car Tristan sempara de Mike (l’amant de Jessica IRL) pour voler Jessica, et donc capturer Nicholas Brody (qui est bien sûr son mari IRL). L’échelle terroriste n’alla donc pas à son maximum et je perdis la partie, car un vote conspiratif s’organisa alors qui me démasqua. Je terminai donc officiellement avec 0 alors que j’aurais pu prétendre à 27 PV ! Tristant remporte ainsi une victoire méritée (31), devant Michal (29), Xel (18) et Dom (17).

Table 7, dite « Carrefour du développement » : les tables se mélangent, sauf bien entendu celle de Lewis et Clark toujours en cours, et pas moins de huit joueurs affamés se retrouvent à Crossing. Nicolas, son propriétaire, gagne sans coup férir.

Table 8, dite « De crânes et de roses » : une partie de Skulls & Roses oppose quelques survivants. Julien résiste à Nicolas.

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Séance de MARDI 09/02/2016 à St-Elivet

Il y a exactement 566 ans disparaissait Agnès Sorel. Comment ? C’est une longue histoire…

Née près de Tours vers 1422, Agnès devient à 17 ans fille d’honneur d’Isabelle de Lorraine, épouse de René d’Anjou. Belle et peu farouche, elle passe au service de la reine Marie d’Anjou, puis cède aux avances de Charles VII (40 ans) en 1444. Enclin à la tristesse, le roi justement surnommé le Bien Servi, a bénéficié dans sa jeunesse de l’aide de Jeanne d’Arc. Quinze ans plus tard, dans sa maturité, il trouve ainsi le réconfort dans les bras d’une autre jeune fille, de vingt ans sa cadette.

Agnès Sorel prend très vite rang de première dame du royaume devant la reine et tient, pour la première fois en France, le rôle officiel de maîtresse royale. Sûre de ses charmes, elle se maquille avec art, se couvre de bijoux et se pare de vêtements plus beaux que n’en a la reine. Elle n’hésite pas à choquer la Cour en mettant en avant ses avantages dans des robes « aux ouvertures de par-devant par lesquelles on voit les tétons » (d’après le chancelier Jean Jouvenel), comme en témoignent ces oeuvres licencieuses…

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Charles VII l’honore en lui accordant de somptueux cadeaux. Outre des bijoux, elle reçoit le domaine de Loches, sur les bords de l’Indre, puis le château de Beauté-sur-Marne, ce qui, dit-on, lui permit de la complimenter en lui disant : « Vous êtes deux fois ma Dame de Beauté ».

Si le château de Beauté a aujourd’hui disparu, la cité de Loches conserve avec fierté le souvenir d’Agnès dans le logis royal. Le donjon voisin, massif et sombre, a été transformé en prison d’Etat par Louis XI, fils de Charles VII, et l’est demeuré jusqu’en 1926. Le Dauphin, du même âge que la favorite, figure parmi ses opposants les plus déterminés. Impatient de monter sur le trône, il la jalouse tout autant qu’il appréhende la naissance d’un frère cadet, Charles, susceptible de lui voler la place.

Un jour de 1446, n’y tenant plus, il sort son épée du fourreau et poursuit Agnès Sorel jusque dans la chambre royale. Cela lui vaut d’être exilé par Charles VII dans son apanage du Dauphiné. C’est le début d’un affrontement haineux entre le père et le fils, qui ne cessera qu’avec la mort du premier.

En sept ans, Agnès Sorel donne trois filles à Charles VII. Une quatrième grossesse est fatale à la jeune femme. Elle meurt le 9 février 1450 sur la route de l’abbaye de Jumièges (Normandie), en allant rejoindre le roi à la guerre, alors qu’elle est sur le point d’accoucher, soit qu’elle veuille prévenir le souverain d’un complot contre sa vie, soit qu’elle veuille éloigner de son amant une rivale, sa propre cousine et dame de compagnie, Antoinette de Maignelais.

Le bruit court qu’elle aurait été empoisonnée mais rien n’est jamais venu le confirmer. Les analyses pratiquées en 2005 sur sa dépouille ont révélé des traces de mercure sans qu’il soit possible d’affirmer si elles étaient d’origine criminelle ou dues aux remèdes qui lui ont été administrés. Elle souffrait en effet d’une infection parasitaire que l’on traitait alors couramment au mercure. Ce produit, mortel à haute dose, était également utilisé pour soulager les femmes enceintes.

Charles VII, désespéré par la mort de sa maîtresse, fait inhumer son coeur dans un mausolée au coeur de l’abbaye de Jumièges, aujourd’hui disparu, et son corps dans la collégiale Saint-Ours, à Loches. Profané à la Révolution, son tombeau a retrouvé en 2005 sa place dans une nef latérale de cette belle église romane. Le mystère de sa mort subite y plane encore…

Ce soir, à St-Elivet, une seule Dame de Beauté faisait face à un attirail disparate de huit mâles….

Table 1, dite « du déclin fatal » : Une lutte farouche oppose 5 joueurs à Smallworld. Baptiste, qui expliqua les règles du jeu, en sortit épuisé et finit dernier avec 72 PV, victime de l’attaque brutale de votre humble serviteur dès le premier tour, et ne repartit même pas avec un chèque de Matthieu. Ce dernier, qui découvrait le jeu, défendit vaillamment sa peau et échoua au pied du podium avec 91 PV. Pour ma part, je basai ma stratégie sur une combinaison redoutable à base de zombies (qui continuent à conquérir même en déclin) et d’Elfes, qui réssucitent aussitôt morts. Stratégie gagnante qui me menait à une victoire méritée, mais, erreur fatale, je ne déclinai pas mes Elfes au tour 7, ce qui me coûta la partie sur un dernier score trop faible, et me vit échoué au bas du podium, à 94 PV. Je fus devancé par Xel, qui fréquentait mers et océans avec aisance, d’un petit PV. Mais c’est l’autre Baptiste qui, sorti d’on ne sait où, fut finalement vainqueur, ayant acquis au tour 7 la race que j’aurais du m’adjuger. Il nous coiffe avec 98 PV sur une table de marque serrée comme une boîte de maquereaux.

Table 2, dite « de sang royal » : Nicolas survole les joutes sanglantes de Blood Rage, jeu où les joueurs prennent le contrôle de puissants clans Vikings en quête de gloire avant que le monde ne touche à sa fin dans une ambiance d’apocalypse. Avec plus de 140 points, il devance Thierry, 123, Jacques, 118 et Jeff, 77.

Table 3, dite « au bien servi » : Les protagonistes de la Table 2 enchaînent par un Tokaido, qui voit encore une fois la victoire de Nicolas, le bien servi, avec 90 PV, devant Jeff, 80 PV, Thierry, 72 PV et Jacques, 65 PV. Pour le coup, on lui passerait presque la couronne de Charles VII !

Table 4, dite « exilée » : Xel et VHS font découvrir une autre histoire de Clans, le jeu du même nom, à Baptiste. Un jeu où il y a des huttes de cinq couleurs, une carte avec des régions et des territoires, et des époques plus ou moins favorables aux différents lieux (champs, désert, montagne, etc…). Le mécanisme du jeu est très simple: chaque joueur commence par piocher une tuile, secrète, qui représente la couleur qui lui fera marquer des points. Puis, à son tour de jeu, on déplace toutes les huttes d’un territoire vers un territoire voisin non vide. Un territoire qui n’a plus de voisin devient un village (son créateur marque un point), et les couleurs qui y sont présentes marquent autant de points que de huttes présentes, avec éventuellement, selon l’époque, un bonus (territoire favorable) ou un malus (territoire hostile). Précisons que ce malus est égal à 100%, il faut donc bien avoir en tête l’époque avant de fonder un village. Enfin, dernière règle, toutes les huttes présentes une seule fois dans un village sont éliminées si toutes les couleurs sont présentes. Ce jeu, qui semble simple, peut être redoutable de complexité à mon avis. Mais il vaut mieux le jouer vite: une partie est pliée en 30 minutes et on s’amuse bien.

A la table de marque, Baptiste, rend sa couronne chèrement acquise à la Table 1, et finit dauphin avec 26. Xel, avec 22, complète le podium que je domine avec 37.

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Séance de VENDREDI 05/02/2016 à St-Elivet

Le 5 février 2003, Colin Powell présentait, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, un épais dossier à charge contre le régime de Saddam Hussein contenant des preuves fabriquées relatives à l’existence d’armes de destruction massive en Irak. Pourtant, en découvrant le discours au contenu douteux rédigé par le directeur du cabinet du vice-président Richard Cheney, le général s’écriait « Je ne vais pas lire cela. C’est de la m… ». Dans ce discours, prologue de la guerre d’Irak, il affirme : « il ne fait aucun doute que Saddam Hussein possède des armes biologiques et la capacité de produire rapidement plus, beaucoup plus » ; puis : « aucun doute dans mon esprit que Saddam travaille pour obtenir des composants clefs pour produire des armes nucléaires ».

Le dossier cité par Colin Powell a été fourni par l’administration de Tony Blair, qui reconnaît dès le 7 février des « gaffes » dans le dossier. Le 8, les journaux anglais identifient les véritables auteurs du rapport — les services de communication de Downing Street — et la pauvreté des sources qu’ils ont utilisées : plagiat universitaire et sources suspectes. 45 jours plus tard, le président américain lance une opération militaire portant le nom de code « Liberté pour l’Irak ».

En 2005, Powell exprime son « amertume » à propos de sa présentation du dossier irakien devant l’ONU. Lors de la campagne électorale de 2008, il décide finalement d’apporter son soutien au candidat démocrate et lui renouvelle son soutien lors en 2012. En 2011, il demande à la CIA et au Pentagone des explications sur les fausses informations qui lui avaient été communiquées en 2003. Dans un entretien en 2013, Colin Powell reconnaitra qu’au sujet des armes de destruction massive en Irak « Saddam Hussein n’en possédait pas un gramme ».

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13 ans plus tard, aucune tricherie n’a été repertoriée dans  les tables de Parties Civiles, ce qui n’empêchera pas certains de prendre leurs désirs pour des réalités et d’autres de faire étalage d’une force presque brutale.

Table 1, dite « Droit de véto » : Une lutte de près de trois heures (règles comprises, doctement énoncées par Dominique) oppose 5 joueurs à El grande. Victime d’une chasse à l’homme initiée par Dom et d’un droit de véto digne de Dominique de Villepin à l’ONU (ici brandi par Thomas, non utilisé mais suffisamment dissuasif en lui-même), je fais pourtant la course en tête, contrôlant le Pays Basque jusqu’au dernier tour, perte qui me sera fatale, et finis devancé de 2 tout petits points par Xel. Tristan pointe à neuf points du vainqueur, Dom à 26 et Thomas à 33.

Table 2, dite « Destruction massive  » : Axel fait triompher la jeunesse en explosant ses adversaires à Blood Rage. Victoire de prestige, puisque ses lointains pousuivants furent, dans cet ordre, Franck, Jacques et JiBee.

Table 3, dite « Dura Rex sed Rex » : Rex fut l’occasion d’un face-à-face martial remporté par Thierry et François-René, opposés à Michal et Baptiste-aux-poches-pleines.

Table 4, dite « Ecrase-moi si tu veux » : Dominion est un jeu de cartes, où l’on constitue son deck en jouant, et dont le principe est le suivant : vous êtes un roi qui veut écraser par sa puissance les autres rois. A cet exercice martial, c’est la reine Joane qui dame le pion à Mickaël, Elaine et Jeff.

Table 5, dite « Attrape-moi si tu peux  » : Dans le rôle de Jack l’éventreur, Baptiste-aux-mains-d’argent, reste lontemps tapi au 79 sur la carte de Londres de Lettres de Whitechapel. Il finira cependant démasqué par trois fins limiers: François-René, Thierry et Michal.

Table 6, dite « Trésor enfoui » : dans l’atmosphère feutré de la grande salle désertée, Jeff s’adjuge les trésors enfouis de Splendor face à une opposition vaillament représentée par Julien-de-Lannion.

Table 7, dite « Réalité augmentée » : une partie de Codenames oppose une palanquée de joueurs en trois manches hautes en couleur. Dans la première, après un très bon départ facilité par des chaînes sur un terrain enneigé, les bleus patinent sur une homélie (qui consiste, en suivant le développement de l’année liturgique, à expliquer à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne), aux correspondances absconses. En face, les rouges calent sur Saint-Exupéry et le château-fort, mais gagnent in extremis sur un Manège que rien n’expliquait ! Dans la seconde manche, les bleus s’adjugent une victoire méritée en suivant le cheminement direct mais parfois déroutant de la pensée de François-René, qui ne répugne pas à faire usage d’homophonies (est-ce légal ?). Dans la troisième, Jeff avait sorti un Borneo 3 qui laissa les rouges perplexes, après avoir deviné Hôtel et Palme, entre Chef (du restaurant le Bornéo bien connu à Lannion ??) et Fête (moins connues que celles d’Ibiza, les fêtes de Borneo sont plus chaleureuses dans l’ambiance intime des grottes trogolodytes…). Ils optèrent pour Chef, et c’était bien sûr Fête qu’il fallait trouver ! Quant aux bleus, après avoir foncé sur la Mousse (appelation classique de la bière) plutôt que sur l’Huile à boire, ils se fracassèrent sur une fricassée préparée par Thierry, en choissisant le canard, mot assassin !! Une fricassée est pourtant une préparation de viande blanche ou de volaille, détaillée et sautée au beurre sans coloration, cuite avec mouillement d’un fond blanc et liée à la crème épaisse, et qui ne contient aucun gramme d’huile !! Thierry sera condamné à avaler une cuiller d’huile de foie de morue chaque matin jusqu’à la prochaine partie.

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Séance de VENDREDI 29/01/2016 à St-Elivet et Ti Koad

C’est le le 29 janvier 1635 que l’Académie française, fondée en 1634, est officialisée, sous le règne de Louis XIII, par le cardinal de Richelieu. Elle se compose de quarante membres élus par leurs pairs. Intégrée à l’Institut de France à sa création, elle est la première de ses cinq académies.

La mission qui lui est assignée dès l’origine est de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous. Elle doit dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire: la première édition en est publiée en 1694, et la neuvième est en cours d’élaboration.

Les académiciens doivent leur surnom d’immortels à la devise « À l’Immortalité », qui figure sur le sceau donné à l’Académie par son fondateur, et vise à l’origine la langue française, non les académiciens. Rapidement, cette notion s’est étendue aux académiciens pour leur gloire posthume, l’immortalité littéraire étant conférée par le roi en échange de l’unification linguistique du royaume et son autonomisation par rapport à l’Église.

À partir du XVIIIè, les académiciens développent une éthique qui ne se veut plus au service du pouvoir, mais gardent ce titre d’« immortels ». La qualité d’académicien est en fait une dignité inamovible: nul ne peut démissionner de l’Académie française, et qui se déclarerait démissionnaire ne sera pas remplacé avant son décès.

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380 ans plus tard, on a beaucoup parlé à St-Elivet, et certains sont allés porter l’épée jusqu’à Ti Koad. Par un splendide effet mirroir, une table de Blood Rage ici répondait à celle de CITOW là-bas, alors qu’ailleurs, le centre de loisirs était sous l’empire du verbe.

Table 1, dite « Ceux qui guerroient » : Thierry, Tristan, Jeff et Nicolas portent le fer à Chaos dans le vieux monde. Le premier nommé l’emporte sur la fin.

Table 2, dite « Ceux qui guerroient au lointain  » : Notre modeste président emmène une escouade de bretteurs de premier rang, parmi lesquels Jacques et Julien de Paimpol, reprendre le territoire perdu de Ti Koad. Mais c’est Mickaël qui fera verser le dernier sang de ce Blood Rage.

Table 3, dite « Ceux qui parloient » : un nouvel ami, Jérôme, présenté par Baptiste-haut-et-court, nous fait l’honneur d’un jeu dont il est l’auteur: Quiproquo. Il nous en présente le prototype et nous prend comme cobayes. Un petit jeu de 30 à 50 minutes, dit la boîte, mais la partie va durer près de trois heures!

Le principe en est fort simple: un maître de jeu, tiré au sort au départ, pioche une carte parmi 3 catégories: citations, proverbes, et lois idiotes. Sur la carte, certains des mots ont été masqués. Par exemple, la cittaion originale « Quand le lion est mort, les chacals se disputent l’empire » devient « Quand le [lion – BONUS] est mort, les [Quiproquo 1] se disputent [Quiproquo 2] ». Chaque joueur dispose d’une main de cartes représentant des mots de sens divers, classés par type (verbe) ou famille (lieu, vêtement, acteur, sportif, etc…), et doit, à partir de sa main, remplacer, sur un petit paravent de papier, les mots Quiproquo (et événtuellement le mot bonus) par un mot de sa carte.

Dans notre exemple, cette phrase pourrait devenir: quand Victoria Abril est morte, les agents d’entretien se disputent les porte-jarretelle. Le maître de jeu choisit la proposition qui lui semble la plus drôle, sans bien sûr en connaître l’auteur, qui gagne 1 point (2 s’il a aussi remplacé le mot bonus), puis devient le prochain maître de jeu.

Cette partie homérique se conclut, sur le fil, par la victoire méritée de son créateur, avec 8 points, devant Thomas et votre humble serviteur à 6, Xel à 5, François-René à 4 et enfin, Baptiste et Dom à 2 (un score qui le poursuivra pendant la soirée, comme on verra plus loin).

quiproquo

Table 4, dite « Ceux qui parloient encore » : Les survivants de la Table 3 sont rejoints par Julien, pour un Codenames. Les bleus, représentés par le podium de la table 3 complété par François-René s’imposent facilement 4 victoires à 2. Même renforcés par Jeff sur la fin, les rouges ont paru aveuglés par les évidences, à l’exemple de ce Pétrole 2 qui désignait, on en peut plus clairement, « Or » et « Noir ». Les bleus, eux, firent preuve de cohésion et d’habileté, à l’exemple de ce Conte 2 qui visait « Loup » et « Flûte ». Ils auraient même pu creuser l’écart si votre humble serviteur avait su associer « Ampoule » et « Carré ».

Table 5, dite « Côté cour » :  Pendant qu’à la ville on faisait le bel esprit dans une fort bruyante assemblée, à la cour on comptait ses jetons de Splendor en silence. A un char à deux succéda un quadrige, et au total de ces joutes, Baptiste compta deux victoires, contre une à Jeff.

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