Séance de VENDREDI 07/12/2018 à Servel

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Le 7 décembre 1970, le chancelier allemand Willy Brandt se rend en Pologne et signe le traité de Varsovie: la RFA y reconnaît la frontière germano-polonaise de l’Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.

Après la signature, le chancelier se rend au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s’incline, puis, à la surprise générale, contre toutes les règles protocolaires, ploie les jambes et se met à genoux. Pendant de longues minutes, il demeure dans cette attitude d’humilité inhabituelle aux hommes d’État, faisant acte de contrition au nom du peuple allemand, lui qui, dans la nuit du 31 mars 1933, avait fui l’Allemagne nazie pour le Danemark grâce à un pêcheur. Ce geste et plus généralement sa politique d’ouverture à l’Est lui vaudront de recevoir le Prix Nobel de la Paix 1971.

Cette politique était largement controversée: certains Allemands considéraient l’Ostpolitik illégale, voire comme haute trahison. En mai 1972, une tentative de censure constructive de la CDU échouera, à la surprise générale, de quelques voix. Il sera plus tard révélé qu’au moins un membre de la CDU avait été payé par le ministère pour la Sécurité d’État de la RDA, la Stasi, pour voter pour le maintien de Brandt. Et c’est dans une atmosphère de scandale politique sans précédent en Allemagne que Willy Brandt démissionnera le 7 mai 1974, après l’arrestation de l’un de ses conseillers personnels, Günter Guillaume, qui avoua être un espion de la RDA.

48 ans plus tard, à Lannion, pas de paix: tous les fronts étaient ouverts: à l’Ouest, à l’Est, et jusque dans l’espace !

Table 1, dite « Est – Ouest mode d’emploi » : à Dominion, le front de l’Ouest, représenté par Mickaël puis Jérôme, a défait Xel, qui n’a su trouver le mode d’emploi de la victoire. Le tout sous les yeux interrogatifs de Lubin, un nouveau trouffion dans nos joutes.

Table 2, dite « Lent retour » : En décembre 1956, Fidel Castro retourne à Cuba pour lancer sa révolution sans base politique après un premier affrontement désastreux contre les forces gouvernementales. Deux ans plus tard, Castro, son frère Raül et l’icône révolutionnaire Che Guevara ont uni les guérillas et exploité l’opposition des cubains au dictateur Batista. A Cuba libre, Tristan, Thomas, François-René et Nicolas II revisitent cette histoire dans une partie au long cours (près de quatre heures), que François-René, castriste du 26 juillet à contre-emploi, finit par dominer à travers une perception aiguë de l’espace que n’aurait pas reniée Peter Handke.

Table 3, dite « Terre promise » : à Projet Gaïa, nous avons un petit maître, comme on le dit aux échecs: Benjamin. Celui-ci explique brièvement les règles nombreuses du jeu à KreeNox et votre serviteur, en mode « si vous avez des questions, n’hésitez pas ». Bon, on aurait dû, car on a découvert en cours de partie quelques points saillants qu’on n’avait pas forcément assimilés, moi le premier. Soyons honnêtes: cela n’aurait rien changé à la victoire promise au maître sur le score pharaonique de 160 (à 16 longueurs seulement de son record personnel), grâce à un dernier tour phénoménal où il utilisa à plein le pouvoir de sa race, les Ambas. Avec 75, les Itar de votre modeste chroniqueur ont accompagné les Lantida de KreeNox (73) dans leur commune déroute.

Table 4, dite « Territoire occupé » : dans les territoires occupés des Colons de Catane, Fred n’a eu aucune pitié pour ses deux bambins ni Camille, qu’il a tous battus à plate couture.

Table 5, dite « Dans le ghetto » : reclus dans le ghetto de leur aquarium, les aventuriers de Gloomhaven n’en ont laissé filtrer ni son ni image.

Table 6, dite « Alliance Est-Ouest » : à De Stijl, Xel et Dom se partagent la victoire avec 10 domaines. Neox et Jérôme ont juste manqué d’inspiration, mais ont perdu avec style.

Table 7, dite « Retour d’exil » : pour finir sur un thème léger et coloré, une partie de Coloretto se prépare. Tandis que votre serviteur se soulage, un émissaire (mandé par Dom, impatient, et par Xel, inquiète), vient à sa rencontre pour l’y convier. Il fit bien, car si Jérôme s’adjuge une première partie avec 29, j’enlevai la seconde avec 25: la réalité avait fini par dépasser la miction.

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Séance de MARDI 4/12/2018 à Servel

Des créatures inquiétantes à chaque table, des combats sans merci ce soir Messieurs Dames, âmes sensibles s’abstenir !

Table 1, dite « Amazones et tritons » : baston tous azimuts entre peuplades fantastiques dans une partie de Smallworld réunissant Hélène, Jérôme, KreeNox, Nicolas-2 et Lubin. Ils ont passé un bon moment et les scores ont été particulièrelement serrés : N2 89, Hélène 88, Jérome 84, Lubin 80, KreeNox 79

Table 2, dite « Secrets et créatures » : Neox accueille en hôte-modèle ThomasC, Sébastien, François-René et Olivier pour une partie des Demeures de l’épouvante. Il assure aussi le SAV sous la forme d’un court récit, merci ! :

« Nous avons été sommés de nous rendre de toute urgence à l’université Miskatonic. Des créatures sont apparues, et il va falloir stopper leur propagation.
Arrivés sur place, nous avons tout d’abord rencontré des squelettes et autres vampires stellaires avant de trouver dans le labo la scientifique qui nous a demandé de venir. Celle-ci nous a chargés de réunir quelques ingrédients afin de créer l’élixir permettant de stopper le mal.
On a donc collectivement œuvré à la tâche. En éliminant quelques créatures plus ou moins grosses sur le passage. Une dernière énigme était cachée dans le document que nous avions reçu pour nous rendre sur place. Le message était codé, mais nous avons compris le procédé de décryptage… Thomas avait l’application smartphone qui faisait le reste. C’est une investigation couronnée de succès pour les enquêteurs ! Seul Neox était fou en repartant… Mais un gentil fou! »

Table 3, dite « Cultistes et hydrosquelettes » : les cultistes des jeux Sierra Madre (Gérard et Dom) avaient soigneusement préparé leur cérémonie d’inauguration de Bios:Megafauna (2e édition). Un jeu qui prolonge l’épopée ludique qu’est Bios:Genesis en démarrant il y a 450 millions d’années avec le déploiement sur les terres émergées d’espèces pluricellulaires, et qui se termine il y a 66 millions d’année avec la météorite de Chicxulub qui siffla la fin de la récré pour les dinosaures.

On retrouve du petit frère les mécanismes de développement d’espèces par un ajout judicieux (et parfois surréaliste) de mutations et les événements de début de tour, très thématiques (dérive des continents, épidémie, endommagement de l’ADN) et amenant une couche d’imprévu. Ajoutez à cela la compétition sur le terrain qui en fait un mini-wargame, chaque niche écologique ne pouvant accueillir qu’un herbivore et éventuellement un carnivore. Une part important des stratégies est donc de faire évoluer ses espèces pour qu’elles puissent dominer les concurrentes. Enfin un mécanisme malin à base de disques, mais là encore plus subi que contrôlé, couple l’environnement planétaire (température, humidité, niveau d’oxygène) avec l’évolution des différents territoires (glaciation, variation du niveau des océans, zones côtières riches en nutriment etc.). Et notez-le bien, PAS DE LANCERS DE DES !

Sur une planète relativement hostile avec un mégacontinent antarctique, Dom choisit une approche « verticale » en développant à fond une espèce puissante mais casanière tandis que Gérard se répand « horizonta-lement » avec plusieurs espèces dont une volante qui réussit à passer sur les autres continents. L’inévitable rencontre tourne à l’avantage des plantes à fourrure douées de langage (!) de Dom qui semblait avoir partie gagnée. Pourtant, malgré ses précautions consistant à sacrifier quelques organes pour être plus robuste, sa deuxième espèce fut emportée par une mutation fatale à quelques tours de la fin. Son espèce de base déjà entièrement déployée se retrouva quasiment incapable d’évoluer encore et surtout de bifurquer pour donner naissance à une autre espèce. Chaque individu survivant présent en fin de partie rapportant 1 PV, Gérard se dépêcha de coloniser à tout va en créant des poissons et multipliant ses bêtes à carapace. Au final, VHN l’emporta 18 à 17 ce qui lança le quart d’heure de discussion « et si on avait plutôt fait ça, cela aurait fait la différence ». A réessayer très bientôt à 3 ou 4 joueurs !

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Séance de VENDREDI 30/11/2018 à Servel

Le 30 novembre est propice aux batailles. Ainsi en 1700 à Narva une armée suédoise bien plus petite attaque les forces de Pierre le Grand pendant une tempête de neige et les met en déroute. A la bataille navale de Sinop en 1853, c’est la flotte russe qui envoie par le fond une escadre ottomane. Et que dire de l’affrontement nocturne entres navires japonais et américains à Tassafaronga en 1942 ? Enfin ce jour est aussi celui de la victoire du houblon et de l’orge, seuls ingrédients autorisés dans la bière allemande par le Reinheitsgebot de 1487, toujours en vigueur.

Table 1, dite « Pew Pew » : Jack et Jeff s’affrontent à Star Wars Legion, seul le son des armes laser vient briser le silence.

Table 2, dite « Boum Boum » : deux tables de Warhammer 40k accueillent, dans des décors magnifiques, les paires Julien-Maxime et Baptiste/Vincent-3.

Table 3, dite « Un os dans le kebab » : Michal, Hélène, Paul-Jr, Elouan, VHN et Sébastien disputent 3 parties de CS Files. Un jeu d’enquête, de bluff et de tchatche où on tente d’identifier un meurtrier avec  l’arme du crime et un  indice laissé derrière lui. Seul un joueur, le médecin-légiste, sait qui il est, mais il ne peut communiquer que par des listes plus ou moins pertinentes. Pour la première manche (« le kebab fatal »), un empoisonnement au cours d’un pique-nique, Michal parvient habilement à aiguiller vers la bonne coupable que Dom démasque dès le premier essai. Ce dernier devient légiste mais ne parvient pas à extirper son groupe des manipulations du meurtrier polonais qui a choisi des indices opaques à souhait et les envoie sur des fausses pistes jusqu’à sa victoire ultime. L’histoire imaginée (une rivalité professionnelle parmi les cuistots de la cafétéria qui en voit un assommer mortellement l’autre avec un jambon à l’os qui est ensuite servi en sauce Madère) laissera de marbre. Enfin, avec Paul comme légiste, c’est VHN le meurtrier qui choisit l’efficace tronçonneuse comme arme du crime sur un fond de meurtre passionnel. Après avoir longtemps réussi à brouiller les pistes, un témoin ayant entendu un son prolongé rend difficile la dissimulation. Les autres joueurs essaient toutes les combinaisons et finissent par le démasquer.

Table 4, dite « Famiglia » : à Signorie, Gérard, Xel, Thibault et Lubin lancent des dés pour assurer la prééminence de leur famille italienne. Gérard l’emporte mais ce fut serré.

Table 5, dite « Rush spatial » : après avoir été ressorti à « Dimanche on joue ! », le classique qu’est Race for the Galaxy fait son grand retour avec dans le rôle des bâtisseurs d’empires galactiques Mickaël, Frank, Frédéric et Noé. C’est le premier qui triomphe.

Table 6, dite « Avec ou sans Vikings » : Tristan, Gabriel et Eric jouent à Raids, un jeu avec des Vikings. Il y a aussi du commerce, des combats et de l’aventure. La vie, quoi. Ce n’est pas un barbu blond qui a gagné, mais le brun Gabriel. On y joue ensuite à Kardinal und König, un jeu sans Vikings mais avec des émissaires qui voit une victoire du barbu blond (mais « tout le monde a été bon », m’assure-t-on)

Table 7, dite « Restée sur l’estomac » : du gros coopératif qui tache (de sang) avec une aventure de Aeon’s End embarquant Neox, ThomasC, Jérôme et François-René. Ils ont fait la connaissance du Prince Glouton et ont dû s’admettre vaincus après n’avoir réussi à lui soustraire qu’à peine la moitié de ses PV.

Table 8, dite « Flambeuse » : la table 3 joue à Las Vegas après le départ de Paul. A cinq, et sans les dés supplémentaires du DUC, il faut se priver de la mécanique habile des dés blancs neutres. La partie a été comme souvent pleine de rebondissements, même si comme disent certains on croit contrôler mais on subit les dés. Retenons qu’à la première manche, Sébastien s’empare d’un gros billet par un ultime lancer de trois « 1 », et qu’à la troisième manche Hélène tire les marrons du feu en profitant de l’annihilation mutuelle des deux autres joueurs qui ont chacun misé 4 dés sur le casino « 6 ». Les scores finaux (en k$) reflètent ces coups d’éclat : Héléne 440, Sébastien 360, Elouan 340, Dom 280 et Michal 40.

Table 9, dite « Bouche-trou » : petit Non Merci pour Jérôme, Gabriel, ThomasC et F-R. Nous n’en savons pas plus.

Table 10, dite « Malentendus » : pendant que la table 4 est en mode « papotage de fin de partie », cela repart pour deux parties de Shadow Hunters. A la première à 7 joueurs (Gabriel, Jérôme, ThomasC, Hélène, F-R, Neox, VHN), les Neutres sont décimés peu à peu, Hélène entretient la confusion sur qui est qui, Gabriel appliquant des méthodes déductives débusque les Shadows et inflige au Vampire/F-R des dommages qui font gagner les Hunters au tour suivant. La seconde partie a lieu après le (faux) départ du narrateur.

Table 11, dite « Du neuf avec du vieux » : la table 4 déballe King’s Road, un jeu récent (et apparemment pas inoubliable) du vénérable (et vénéré) R. Knizia. Les protagonistes pourront s’exprimer à son sujet sur le forum.

Table 12, dite « After hours » : il y eut semble-t-il encore une partie de Hanabi.

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Séance de MARDI 27/11/2018 à Servel

Le 27 novembre est la date de naissance de Aldo Maccione, acteur comique turinois qui a connu une certaine célébrité en France.

Table 1, dite « Je suis timide mais je me soigne » : Jérôme, Christel, Nicolas-2, Nourdine, F-R, Camille, Olivier_L et un nouveau déjà accro, Sylvain jouent dans la bonne humeur à des jeux favorisant l’extraversion, d’abord à Room 25 (victoire contre les gardiens N2 et Sylvain) puis à Galerapagos (les survivants seraient F-R et Nourdine, sachant que N2 a réussi à mourir deux fois et que Jérôme a été mangé tout cru, il n’est pas verni !)

Table 2, dite « Les Terreurs de l’Ouest » : le gros-coop-qui-fait-parler, Spirit Island, avait été vu à « Dimanche on joue ! ». Le voilà de retour avec dans le rôle des Esprits protecteurs de l’ile autrefois paradisiaque Neox (la Foudre), François (la Terre) et Dom (la Rivière). La mécanique par laquelle les colons-envahisseurs se déploient en trois étapes (explorer/construire/ravager) permet de faire de jolis coups en anticipant, au prix d’une réflexion plus prolongée. Les styles de jeu des Esprits semblent chouettement individualisés et la coopération et l’échange sont encouragés par des Pouvoirs qui sont plus forts quand mis en œuvre au profit d’un autre joueur. Cette partie de découverte (mode « facile » donc budget de 15 pions de Désolation, mais pas de choix simplifié des cartes Pouvoirs acquises) s’est conclue par une victoire en deuxième phase (élimination de tous les bâtiments). On a terrorisé les Terreurs !

Table 3, dite « Tais-toi quand tu parles » : cinq durs-à-cuire de la table 1 repartent pour un Hanabi,  jeu coopératif où les paroles sont minimales.

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Séance de VENDREDI 23/11/2018 à Servel

De la variété, du monde et de la bonne humeur, que demander d’autre pour une soirée de jeux ?

Table 1, dite « Ilienne » : soirée d’aventures coopératives chez Robinson Crusoé pour Xel, Sophie, DocNico, François-René et Camille-Elle. Ils et elles se confrontent au scénario « les naufragés » qui leur donne du fil à retordre puisque les événements contraires ont raison du petit groupe de survivants.

Table 2, dite « Inachevée » : Jérôme, Gabriel, Etienne et ThomasC se lancent eux aussi dans des aventures coopératives, ici dans l’univers très sombre de This war of mine où ils doivent survivre dans les ruines d’une ville en guerre. En résumé, on peut dire que jamais n’a-t-on vu (sauf peut-être à l’opéra) une si longue agonie : persuadés très vite de n’avoir aucune chance, nos damnés de la terre voient leur groupe de départ s’amenuiser, mais recrutent aussi quelques autres victimes. Ils tiennent bon et après plus de 4 heures de jeu, ils « sauvegardent » la partie pour reprendre une autre fois !

Table 3, dite « Incendiaire » : quelle surprise, une partie d’aventures coopératives pour les moustachus de Gloomhaven. On aurait dû avoir un pressentiment : revenus au département d’alchimie pour avoir une explication virile avec une enf***ée de fourbe de Quatryl, nous la trouvons en larmes devant son labo en feu. « Vous voulez vos plantes magiques ? elles sont là-dedans » nous dit-elle en désignant le brasier. Oui mais dans le labo il y avait toutes sortes de créatures sur lesquelles on expérimentait et que l’incendie a libérées. Sous la contrainte du temps, nous nous sommes divisés et cela s’est mal passé, le chacun-pour-soi reprenant le dessus. Dom-Cragheart, ayant nettoyé la pièces des vipères, se retrouve dans le couloir la cible de blobs s’écoulant de la pièce abandonnée par Julien et Neox. Déjà mal en point, il succombe sous une force supérieure en nombre. Neox-Quartermaster s’en tire bien dans la pièce aux dragons mais il se replie clopin-clopant avec Jack-Berserker, laissant Julien-Brute bien seul pour « traiter » la pièce aux loups. Notre tank est fort mais pas invincible et il dut à son tour déclarer forfait, scellant l’échec de la mission.

Table 4, dite « Inconnue » : ce qu’on sait : Mickaël fit jouer à Gugong Jeff, Nicolas-2 et Maxime. Ce qu’on ignore : ce qui se passa, qui gagna et ce qu’ils en pensèrent.

Table 5, dite « Imprévue » : partie de Dark Moon pour Michal, Sébastien-2, OlivierL et deux visiteurs motivés issue du forum des associations, Laurent et Camille-Il.  Un jeu à traître comme certains affectionnent. Mais cela ne s’est pas forcément passé comme certains espéraient et les Infectés ont gagné.

Table 6, dite « Impitoyable » : Nicolas-2 et Olivier poursuivent par un face à face à Warhammer Underworld:Shadespire. L’occasion pour Nicolas de se souvenir que les dés ne l’aiment pas. Il semblerait que ce soit terminé sur un score de 11-1.

Table 7, dite « Initiatique » : Laurent ayant indiqué un intérêt pour les jeux de cartes, Dom sort de sa besace son Innovation et initie illico Camille et Laurent. Il y a toujours une petite courbe d’apprentissage pour maîtriser le vocabulaire, le comptage des icônes et les différentes façons de gagner. Ils ne déméritèrent pas mais c’est le tuteur qui avec un tableau riquiqui l’emporta aux Dominations 5-1-0.

Table 8, dite « Impeccable » : histoire de finir dans la bonne humeur, un Codenames final avec le jeu contenant de vrais morceaux de meeples de Jérôme. Les Rouges (Xel, Laurent et VHN) se sont battus avec talent mais cela n’a pas voulu face à l’efficacité un peu terne des Bleus (F-R, DocNico, Camille-2 et quelques bouffées de Neox). Un peu comme un Brésil-Italie ?

  • 1-0 pour les Bleus bien aidés par le maître-espion Rouge qui, violant ses vœux de silence, leur explique ce qu’est le Tro Breiz 2 (indice litigieux par ailleurs, mais soyons beaux perdants). Ce qui n’empêche pas les Rouges de choisir Route juste après ! L’indice était Changeur (pas échangeur !!), sensé les aiguiller vers la thématique de l’argent (Bureau, Coupure, Montant).
  • 2-0 pour les Bleus qui pourtant ont bien tâtonné et laissé aux Rouges l’occasion de gagner. Mais si les hésitations initiales sur Magicien (Chapeau, Cirque, Pigeon mais pas Lame pour couper en deux l’assistante en fourreau lamé) ont été surmontées, les opaques Canon 3 (OK pour Poudre et Mèche. Pas Batterie mais Pointe ?) puis Procès 2 (qui a fait révéler une Balance blanche) ont scellé le sort des Rouges. En face, l’habile Tchaïkovski 2 (Note, Casse) a lui aussi dérouté.
  • Cette fois, les Rouges sont bien décidés à montrer de quoi ils sont capables, les deux novices occupant la place du maître-espion. Le premier indice de Laurent est Cuisiner 3 et son équipe raisonne correctement que, vu qu’il n’a pas dit Cuisine, c’est pour détourner des aliments comme Canard, Pain ou Coque. Après Vapeur, ils choisissent l’assassin Table (c’était Feu et Poche qui avait pourtant été évoquée) ! Victoire impeccable pour les Bleus, rien à redire.

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Séance de MARDI 20/11/2018 à Servel

Le 20 novembre est le 324e jour de l’année 2018. Or 324 = 4 * 81. Vous aurez reconnu deux carrés car 4 = 2 * 2  et 81 = 9 * 9. Oui mais 9 est lui même un carré car 9 = 3 * 3. Incroyable ! ce ne peut être un hasard et le 20 novembre est manifestement le jour des carrés. Et quel meilleur représentant des carrés que le 4 car c’est le plus petit nombre carré du monde et chacun sait qu’un carré a quatre côtés.

Il y eut donc quatre parties à quatre joueurs, la perfection régnait ce soir là à Servel, j’en ai les larmes aux yeux.

Table 1, dite « Atteintes sur mineures » : un quarteron d’expérience (Xel, F-R, Jérôme et Thibault) joue à Miskatonic Lycée de Jeunes Filles. Un jeu à élimination avec de vrais morceaux de tentacules où on vit partir avec regrets Jérôme et F-R, mais où la principale victime fut le respect des règles du jeu. Le représentant de l’Education Nationale surnagea.

Table 2, dite « 4 éléphants et 1 tortue » : Kree’Nox attire dans ses filets maléfiques Tristan, Benjamin et Dom et leur fait découvrir l’univers corrompu du Disque-Monde:Ankh-Morpork. Un jeu à la patte bien Wallacienne et à l’univers fort (la planète plate repose sur le dos de quatre éléphants. Quatre !!) où chacun doit atteindre un but secret à coups de contrôle de territoire, de bluffs et de coups bas. Bien sûr cela aide d’avoir bien en tête les différents buts possibles pour tenter d’y voir clair dans le jeu des autres. Tristan trompa son monde et parvint à semer le chaos à son profit.

Table 3, dite « Oui s’il vous plait » : la table 1 poursuit avec Non Merci, toujours un bon choix parmi les petits jeux.

Table 4, dite « Lave et villages » : la table 2 poursuit avec Taluva. Jeu d’une grande beauté et de réflexion profonde où il faut  bien choisir qui on va aider un peu et qui on va embêter beaucoup. KreeNox par sa dernière action tranche entre Tristan et Benjamin, départagés au nombre de huttes. Le dernier, qui s’était levé à 4h (Quatre !!!)  et commençait à décrocher, remporte la partie en avouant n’avoir toujours pas saisi les règles de placement des différents types de pièces.

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Séance de VENDREDI 16/11/2018 à Servel

Au matin du , Missak Manouchian, commissaire technique des FTP-MOI de Paris, est arrêté. Son épouse, Mélinée, parvient à échapper à la police (en 1985, elle témoignera dans un documentaire pour accuser la direction de l’époque du PCF d’avoir lâché, voire vendu, le groupe Manouchian pour des raisons tactiques) mais pas son second, Arménak Manoukian.

Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands de la GFP, qui exploitent l’affaire à des fins de propagande. Le tribunal militaire allemand du Grand-Paris juge 24 des résistants arrêtés. Une parodie de procès est menée de façon expéditive à l’hôtel Continental en présence des journalistes. À leurs cris de haine racistes, Manouchian se tourne vers eux et leur jette « Vous avez hérité la nationalité française, nous l’avons méritée ». La presse collaborationniste dénoncera le « cynisme » d’accusés qui assument pleinement les attentats qu’ils ont commis.

Dix des prévenus sont sélectionnés pour la composition de l’Affiche rouge, sur laquelle apparaît l’expression « l’armée du crime ». Le tribunal prononce vingt-trois condamnations à mort. Le 21 février 1944, les 22 hommes du groupe des condamnés à mort sont fusillés au Mont-Valérien, en refusant d’avoir les yeux bandés.

Résultat de recherche d'images pour "affiche rouge cartoon"Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés ».

Mais l’Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l’ennemi, produit l’effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l’emblème du martyre. Elle transformera un obscur en héros.

De cette nouvelle soirée de Parties Civiles, on retiendra une historique déculottée à Codenames pour les Rouges, et pour le coup, en ce triste soixante-quinzième anniversaire, ça l’affiche mal.

Table 1, dite « Franc-tireurs » : Dom propose à quelques cobayes de service de s’embarquer dans un voyage initnérant au long cours sur le thème du train. Les francs-tireurs de cette épopée s’attelent à un premier opus ludique: Paris connection, où il s’agit de rallier Marseille depuis Paris en construisant diverses lignes ferroviares, avec cette particularité qu’un joueur ne possède pas de ligne mais seulement des actions de la compagnie qui l’exploite. Autrement dit, sur le mécanisme d’Impérial, il s’agit ici de parier sur les lignes qui vont relier le plus de métropoles, avec en plus un mécanisme assez retors: à chaque tour, il faut choisir entre développer le réseau ou échanger ses actions (1 pour 1 ou 2). Résultat de recherche d'images pour "paris connection jeu"Le déroulement final est difficile à prévoir, surtout à 6, car le décompte des points dépend non seulement de la valeur des actions mais aussi du nombre qu’on en possède, qui n’est pas fixe (on part avec 5 et on peut grimper à 10). Si Tristan a survolé la première partie avec 123 (devant Maël, 101, Dom, 98, VHS, 93, Xel, 86, Mickaël, 75), il dut s’incliner dans la deuxième où tous avaient bien compris qu’il faut posséder 10 actions pour avoir une chance de gagner (Maël vainqueur avec 106, devant Dom, 101, VHS, 99, Xel, 96, Tristan, 91, Mickaël, 88).

Table 2, dite « Justice expéditive » : il y a déjà 4 ans que l’excellent Age of steam n’était pas ressorti sur nos tables ! Pour relancer la machine, des poids lourds tels que Neox, Jack, et Jeff ont invité le courageux Benjamain à assister à leur plaidoyer pour ce jeu injustement oublié ! Sans autre forme de procès, Jack, avec 104, administra une justice expéditive en pulvérisant ses adversaires Neox (90), Jeff (74), condamnés aux dépens. Quant à Benjamin (49), il limita ses effets de manche à retrousser les siennes pour la prochaine fois.

Table 3, dite « Résistance sans conscience » : Race for the galaxy voit Guillaume et Paul résister vaillamment à Franck (38). Ce dernier eut-il conscience d’avoir perdu ? On en doute car Thomas-le-barbu clamera la victoire avec 40 !

Table 4, dite « Main d’Oeuvre Imagée » : à Olive et Tom – François-René et Nourdine ont fait travailler une main d’oeuvre imagée, sans résultat connu.

Table 5, dite « Frères d’armes » : dans l’empire rouge de Gugong deux frères d’armes, Tristan et Mickaël, terminent à égalité avec le beau score de 42. Mais la règle les départagea en faveur de Tristan: dans l’empire intergalactique de Parties Civiles, tous les voyageurs sont égaux, mais certains sont plus égaux que les autres….

Table 6, dite « La friche rouge » : en fin de soirée, une vibrante partie de Codenames laissa les Rouges (Xel, Nourdine, François-René, Maïwen, petit Paul) en friche face au bulldozer des Bleus (Dom, VHS, Maël, Franck, Thomas-le-barbu):

  • Bleus 1-0: manche sabordée par les Rouges, tandis que les Bleus déroulent: ils mobilisent imprudemment l’indice Guerre, qui oriente les espions vers l’assassine Colonie
  • Bleus 2-0: manche offerte par les Rouges qui se délestent d’un joli bouquet de mots de la couleur adverse
  • Bleus 3-0: manche sacrifiée par les Rouges: ils lancent imprudemment l’indice Valmont 4 (Mouche, Culture, Reine, Aube), qui incite les espions à faire une dangereuse liaison avec l’assassin Lien !!
  • Bleus 4-0: manche en mode escargot, un mot après l’autre, et qui tourne à la déroute des Rouges symbolisée par l’énigmatique Tortue 2 (Poste, Rome). On s’en moque sur le coup mais pourtant la référence historique est incontestable: dans Astérix, chaque légionnaire romain est à son poste pour attaquer en formation tortue !
  • Bleus 5-0: dans cette manche finale, les trois couleurs du drapeau tricolore étaient sur la grille ! Bleu était Rouge, Blanc était Rouge, et Rouge était Bleu ! Et c’est justement cet indice Bleu qui paracheva la déconfiture des Rouges: l’indice Multicolore 2 fut bien compris pour Cirque, mais pas pour Bleu. En effet, Bleu est….monocolore !

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Séance de MARDI 13/11/2018 à Servel

En ce 13 novembre, on fêtait la naissance d’Augustin d’Hippone ou saint Augustin, né à Thagaste, le philosophe et théologien chrétien romain de la classe aisée, ayant des origines berbères, et puniques est, avec Ambroise de Milan, Jérôme de Stridon et Grégoire le Grand, l’un des quatre Pères de l’Église occidentale et l’un des trente-six docteurs de l’Église.

Sur le plan théologique et philosophique, il incorpore au christianisme une partie de la tradition de force de la République romaine. Il est le penseur le plus influent du monde occidental jusqu’à Thomas d’Aquin qui, huit siècles après Augustin, donnera un tour plus aristotélicien au christianisme. Il laisse une œuvre considérable. Trois de ses livres sont particulièrement connus : Les Confessions, La Cité de Dieu et De la Trinité.

AuImage associéegustin est un penseur exigeant dans tous les sens du terme. De son passé manichéen, il garde une forte distinction entre le Bien et le Mal. Toutefois, le néo-platonisme qui a fortement influencé sa conversion l’a amené à une conception d’un Dieu fort qui, à l’inverse du Dieu faible des manichéens, assure qu’à la fin le Bien l’emporte. C’est, en Occident, le théologien qui insiste le plus sur la transcendance divine, c’est-à-dire que pour lui, les pensées de Dieu ne sont pas, de près ou de loin, les pensées des hommes. Selon lui, la croyance inverse constitue précisément le péché originel.

Le Dieu d’Augustin est à la fois au-dessus des êtres humains et au plus profond d’eux-mêmes, d’où un accent mis sur ce qu’il nomme la trinité intérieure : la mémoire, l’intelligence et la volonté. Si la mémoire est importante, l’idée de commencement, de renouveau, est également très présente. La volonté permet de se diriger vers le Bien, mais n’est pas suffisante ; il faut aussi la grâce.

Augustin met également l’accent sur la raison entendue comme un moyen de s’approcher de la vérité des choses — la vérité absolue n’étant pas de ce monde — dans une perspective qui intègre la dimension spirituelle. En règle générale, la pensée augustinienne est animée d’un double mouvement, de l’extérieur (le monde) vers l’intérieur, domaine d’un Dieu lumière intérieur, et de l’inférieur (les plaisirs faciles) au supérieur (la vraie réalisation de soi). Sa pensée est synthétisée par une de ses plus célèbres formules des Confessions : « Mais Toi, tu étais plus profond que le tréfonds de moi-même et plus haut que le très-haut de moi-même ».

Il distingue fortement le monde (lié à l’amour de soi), de la Cité de Dieu (liée à l’amour de Dieu), un terme plus république romaine, qu’il préfère à celui de royaume de Dieu. S’il contribue fortement à mettre au premier plan le concept d’amour (il aime aimer) dans le christianisme, il est accusé d’avoir transmis à l’Occident une forte méfiance envers la chair (une tentation forte chez lui). Pourtant, sur le péché de chair, en partie repris aux platoniciens et aux néoplatoniciens qui distinguent l’âme du corps, vu comme entraînant les humains vers le bas, il aurait une position plutôt modérée.

A Lannion, en cette soirée de Parties Civiles, mémoire, intelligence et volonté étaient au rendez-vous. En témoigne la confession qui suit.

Table 1, dite « Volonté puissante » : dans cette partie au long cours et fomentée de longue date de Root – ce jeu plein d’animaux aux rôles asymétriques, votre serviteur endosse le costume de la marquise de Cats, qui part avec une longueur d’avance, en investissant 11 clairières et construisant d’office ses premiers bâtiments. Faisant habilement fructifier ce butin, je m’étends, atteins bientôt les 20 (victoire à 30), et mes adversaires prennent peur. C’est Gérard, à la tête de l’Alliance des bois, qui sonne le tocsin et mêne des jacqueries qui épuisent mes actions à les combattre. C’est ce vagabond de Dom qui feint l’amitéié pour me poignarder dans les instants qui suivent. C’est enfin Tristan, menant une volée d’oiseaux de malheur, et qui se déploie dans un bouquet d’actions sans fin. Cette puissance coalition des volontés aura raison de la marquise, qui termine à une encâblure de la victoire (26), devancé par les serins de Tristan (30 sur un dernier coup à quitte ou double). Les vagabonds (24) et le peuple des bois (22) figurent fièrement au tableau d’honneur d’une soirée au long cours.

Table 2, dite « Déesse des hommes » : à Euphoria on assiste au grand retour de Marie-Anne, à qui ce nouveau jeu complexe ne fait évidemment pas peur, pas plus que l’armée biberonnée de testostérone qui lui fait face: Florian, Kree’Nox, Nicolas II, Doc Nico, et Olivier L. Si elle a gagné, c’est que, dans une geste toute augustine, tous ces hommes l’ont vénérée au point de jouer pour elle.

Table 3, dite « La cité de Dieu » : à Aeon’s end Xel, Maïwen, François-René et Neox ont failli entrer dans la cité de Dieu, mais n’ont pu s’opposer à la volonté de ce dernier et le jeu a gagné. Pourtant, ils s’en sont rapprochés: pour Augustin, comme pour Cicéron, nous sommes plus près du bonheur en échouant à faire ce que nous désirons qu’en voulant une chose non appropriée.

Table 4, dite « Justice rendue » : à Ghost stories les mêmes ont cette fois-ci engrangé une victoire, ravivant un sentiment inconnu à ce jeu depuis seize mois. Ce n’est que justice, Augustin l’aurait bien dit, qui reprit aux platoniciens et à Cicéron l’idée que « la justice consiste à donner à chacun ce qui lui est dû », et à saint Paul, celle selon laquelle il faut être juste « de façon à n’avoir aucune dette envers qui que ce soit, sinon de nous aimer les uns les autres ». Depuis Adam, notre volonté est tournée vers l’amour de soi et donc vers l’injustice. Chez Augustin, cette différence est centrale dans la distinction entre la Cité des hommes, dont l’exemple est Rome dominée par l’orgueil, et la Cité de Dieu, où le don de la grâce permet à la volonté de choisir librement ce qui en fait mène au vrai bonheur.

Table 5, dite « Les tréfonds » : en fin de soirée, Doc Nico, Olivier L., Maire-Anne et Florian laissent parler leurs bas instincts à Canon buster. Chez Augustin, c’est l’orgueil qui a détourné Adam et a provoqué le péché originel — non qu’il remonterait aux origines, mais un péché ayant faussé la perception de la nature originelle de la créature, et conduisant l’homme à adorer ses propres créations. Recevoir la grâce exige de la vouloir mais aussi de reconnaître son incapacité à vaincre par soi-même le péché. On doutera que cette table y soit parvenue.

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Séance de VENDREDI 09/11/2018 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "mort de gaulle cartoon"Le 9 novembre 1970, à 19h15, Charles de Gaulle meurt paisiblement dans sa maison de La Boisserie, à Colombey-les-deux-Églises, pris d’un malaise en faisant une réussite aux cartes (et non pendant un bal comme un hebdomadaire facétieux l’écrivit à l’époque). Comme quoi jouer, qui semble une activité paisible de premier abord, peut vous être fatal.

48 ans après, heureusement, aucune issue tragique n’a été recensée lors de cette nouvelle soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Je vous ai compris ! » : l’équipe historique des enquêteurs de choix (Dom, François-René, Thomas et votre serviteur) se retrouve pour un nouvel opus de Sherlock Holmes Détective conseil, etoffée de Eric, Vincent et son fils Elouann, sans oublier Maïwen pour la touche de glamour. Autrement dit, le trop plein d’enquêteurs guette pour cette enquête N°12 intitulée « La piste tordue ». Mais de la multiplicité des points de vue jaillit la lumière et tous les talents se sont conjugués: un éclair de génie de Vincent, la science de la synthèse de Dom, les intuitions de Maïwen, et le fameux doigt mouillé de François-René, pour un score final honorifique de 95 !

Table 2, dite « Ballotage favorable » : le plateau imposant de Dominant species voit s’affronter une cohorte de joueurs chevronnés, à l’image de Tristan ou Kree’Nox, et de débutants complets. Une partie indécise et qui se prolongea loin dans la nuit – on parierait que Tristan, qui était en ballotage favorable, est sorti vainqueur du scrutin, mais rien n’est moins sûr et un passage par le forum s’impose !

Table 3, dite « Résistance organisée » : Battlestar Gallactica ressort d’un profond sommeil particivilien (7 mois selon nos archives, qui sont sûres), avec deux connaisseurs (Michal et Xel), et une floppée de débutants (Camille, Olive & Co). Une partie entachée de nombreuses bizarreries (dont une révélation au premier tour !) et qui a tourné à la confusion des cylons, pourtant plus nombreux numériquement !

Table 4, dite « La chienlit » : à Kill team – un dérivé du célèbre Warhammer – c’est la chienlit: Neox battit Julien mais fut ensuite défait par Mickaël.Résultat de recherche d'images pour "chronicles of crime jeu"

Table 5, dite « Mémoires d’espoir » : en fin de soirée, Neox présenta à divers compagnons et compagnes de fortune l’excellent Chronicles of crime. Un jeu sous forme d’enquêtes one shot basé sur une application mobile, et une consommation compulsive de QR codes. On a fait le tuto, qui ne nous a opposé aucune résistance, puis on a discuté. Il parait que les vraies enquêtes peuvent atteindre des abîmes de complexité, mais qu’on peut toujours espérer en venir à bout en pariant sur sa mémoire. Car, c’est un point crucial à ce jeu, le temps est votre ennemi et il vaut mieux être formatté éléphant que poisson rouge….

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Séance de MARDI 06/11/2018 à Servel

Le 6 novembre 1605, le profondément anti-catholique Sir John Popham, président de la Haute Cour de justice, procède aux premiers interrogatoires. Lorsque le soir tombe, il a appris les noms de plusieurs conjurés de la « Conspiration des Poudres » (en anglais : Gunpowder Plot).
La veille, à Londres, la police  avait déjoué in extremis un complot qui visait le roi et les parlementaires. L’un des conjurés, Guy Fawkes, est arrêté alors qu’il s’apprêtait à mettre le feu à 36 barils de poudre disposés sous la salle du Parlement de Westminster,  le jour même de la séance inaugurale en présence du roi et de ses ministres. Les conjurés, qui sont d’anciens officiers catholiques, en relation avec les gouvernants espagnols et peut-être les jésuites, reprochaient au roi anglican Jacques 1er Stuart son intolérance à leur égard. Ils seront contraints à la fuite ou exécutés sitôt découverte leur conspiration.Résultat de recherche d'images pour "gunpowder plot cartoon"

En souvenir de cet événement, les enfants anglais ont gardé l’habitude de faire éclater des pétards chaque 5 novembre.

A Lannion, c’était beaucoup plus calme. Deux tables bien remplies, du gros jeu: votre chroniqueur a poussé la porte pour accomplir sa besogne, puis s’est éclipsé sans attendre.

Table 1, dite « Poudre noire » : navigant le long de poussiereux corridors dans Les contrées de l’horreur François-René, Nex, Jérôme, Guillaume et Maïwen défient collectivement le jeu. Pour rester dans le thème Halloween, un copieux sachet de bonbons orne la table. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le suspense est encore à son comble: Trick or Treat ? Un indice: le sachet était vide. Mais on me souffle dans l’oreillette que le glucose a produit ses effets:  j’entends: « Victoire collective avant le réveil du dieu Abhoth » !

Table 2, dite « Poudre rouge » : à Terraforming Mars Kree’Nox, Benjamin et Nicolas II dégageaient d’impressionnantes volutes de poudre rouge en civilisant Mars. Lequel sera couronné grand colonisateur ? Le forum parlera, n’en doutons pas.

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