Séance de VENDREDI 21/04/2017 à St-Elivet

Le 21 avril 2002, un second tour inattendu comme une coup de tonnerre sortait des urnes de l’élection présidentielle française. 15 ans après, l’orage gronde depuis longtemps et une configuration similaire ne surprendrait plus personne à l’occasion du scrutin à venir. C’est l’occasion de rappeler que la démocratie, comme la liberté de la presse, ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas. Voilà le fil rouge idéal pour relier les tables de cette belle soirée ensoleillée, comme un avant-goût d’été.

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Table 1, dite « Du sang et des larmes » : le monde a été détruit par les grands anciens, tel est le fait marquant de cette table de Cthulhu wars. Une partie survolée par Neox, devant FR, 27. Doc Nicolas, Franck et Anthony seront aussi crédités au générique de cette superproduction.

Table 2, dite « Peste brune » : Camille, Xel, Sophie, Baptiste et Jérôme défendent le monde à Pandémie: contagion. En l’absence de docteur diplômé, c’est Xel qui revêt le costume de super-infirmière.

Table 3, dite « Au berceau » : nous retrouvons le berceau de la démocratie pour un voyage dans le temps sur les terres d’Olympos, un jeu que Nicolas II tente de nous expliquer, malgré les multiples interrogations des autres joueurs, pinaillant sur tel ou tel point. Lorsqu’il y parvient enfin, l’heure est déjà bien avancée, et comme le mécanisme du jeu prévoit que la partie ne prend fin qu’avec l’arrivée du dernier joueur, nous pressentons que la nuit sera longue comme une renégociation de dette grecque. C’est finalement le jeune possesseur du jeu qui s’impose avec 42, coiffant Tristan (40), Dom (39), Thomas (36), et votre modeste narrateur (31), qui scella une paix des braves avec Tristan suite à un emmanchement de partie belliqueux.

Table 4, dite « Le pouvoir des idées » : à The big idea vous êtes un inventeur à la recherche de l’idée géniale qui va, bien évidemment, changer la face du monde. Votre but : le proposer à un public incrédule. Une bonne partie de rigolade (à ne pas confondre avec une élection) pour ces rescapés de la table 2.

Table 5, dite « Inside job » : les tables se recomposent, et, tandis que votre modeste narrateur part chercher une caisse d’aspirine, les survivants restent parcourir l’univers de Secret Hitler, autrement dit la destruction de la démocratie de l’intérieur. 4 manches en furent jouées.

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Séance de MARDI 18/04/2017 à St-Elivet

Petite affluence en ce mardi suivant un grand week-end.

Table 1, dite « Noire roche » : Neox, Xel, Vincent et Paul décident d’essayer une série de nouveaux jeux obligeamment envoyés par Blackrock en prévision de la soirée tournoi spéciale de mardi prochain. Ils disputeront ainsi successivement des parties de Kingdomino (retour tiède pour un jeu qui a fait pas mal parler de lui à sa sortie, jugé trop aléatoire – remporté par Paul), de Booo! (ultra simple mais bien apprécié – remporté par Paul alors que ce sont les cris de Vincent qui portaient le plus loin) et de Honshu (jeu de cartes plus riche et qui a plu – remporté par Vincent).

Table 2, dite « Petit monde » : F-R, Nicolas-2, Guillaume, VHN et le petit Pierre de passage s’attablent autour de Smallworld enrichi de plein d’extensions. Alors c’est vrai il faut se replonger dans les règles à chaque arrivée de nouveau peuple mais elles renouvellent bien la variété des parties. Comme toujours, on s’est bien amusés à se castagner dans un monde trop petit pour cinq. Nicolas a fait des choix judicieux de peuples avec des Squelettes Volants qui se sont répandus partout en début de partie puis des Gobelins Historiens (et pourquoi pas, les monstres peuvent bien aussi faire des études) qui ont fait un massacre parmi les peuples en déclin. Il l’emporte de 3 PV devant F-R qui a opté pour une partie à 3 peuples (dont des Amazones qui si elles étaient Maudites, lui ont néanmoins rapporté 9 PV en les choisissant), suivi de Pierre, VHN et un Guillaume qui a réussi à ne tirer que des 0 de son dé pendant toute la partie.

Table 3, dite « Heureux ensemble » : les deux tables fusionnent pour un Codenames Images. Dans la première manche, Pierre se défend bien mais cède face à l’expérimenté Vincent. Les autre manches seront relatées et commentées sur le forum.

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Séance de VENDREDI 14/04/2017 à St-Elivet

Dans la dernière heure du 14 avril 1912, le RMS Titanic, fleuron de la White Star Line, en route vers New York pour son voyage inaugural, heurtait un iceberg et coulait après quelques heures. Plus grand navire de son temps, réputé insubmersible et doté des derniers perfectionnements techniques, ses canots de sauvetage ne purent néanmoins accueillir qu’une partie de ses passagers et de son équipage. Sa perte fut l’une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix. 115 ans plus tard, c’est avec un équipage réduit (mais en présence de son Capitaine) que Parties Civiles se réunissait.

Table 1, dite « Insubmersibles » : sur le pont supérieur de St-Elivet, Neox, Baptiste et Jean-Baptiste fêtent le retour de ce dernier avec un classique, les Voyages de Marco Polo. Partie serrée sans croiser d’iceberg entre Venise et Pékin, mais où le bonheur parfois ne tient qu’à un coup de dé. Et une fois la poussière retombée, c’est Nicolas qui finit devant de 3 points.

Table 2, dite « White Star Line » : Bruno, Olive et Nicolas-2 s’attaquent à un jeu de gestion récent par les auteur(e)s de Zhang Guo : Railroad Revolution. Un jeu où on revit la rivalité entre sociétés de chemin de fer pour construire une liaison transcontinentale aux Etats-Unis. C’est tout ce que nous pouvons dire.

Table 3, dite « Les femmes et les enfants d’abord » : Frank, Xel, Tristan, Nourdine, Mickaël et VHN démarrent la soirée par une partie d’essai de Trésors et Dragons, un work in progress de Frank. C’est un jeu familial coopératif, au matériel superbe, et où la réflexion domine sur l’aventure (il s’agit de bien lire le positionnement de chacun sur la grille des cases et anticiper les mouvements possibles). Les règles sont simples, tournent bien et devraient plaire aux femmes, aux enfants et aux autres. Comme dans le Pac-Man de ma jeunesse, les monstres sont irrésistiblement attirés par les personnages qu’ils ont en ligne de vue, avec l’astuce supplémentaire qu’ils peuvent aussi s’envoler (ben oui, ce sont des dragons) pour venir se poser sur une case adjacente. Il y a intérêt de rester dispersé et ce n’est pas si simple de gagner, comme le montre notre partie (toute l’équipe perd dès qu’un personnage est éliminé).

Puis le groupe se coupe en 2 : Les uns (Xel et Nourdine) font un Pandémie Contagion où le jeu les malmène sévèrement. Les autres poursuivent en s’essayant à Unlock, jeu d’énigmes augmenté d’une app sur téléphone. Ils ont eu l’immodestie de s’attaquer directement à la 3e aventure : bien mal leur en a pris, ils ont bien pataugé dans l’île et le gong a sonné sans que les deux moitiés du groupe aient été réunies au terme de leur naufrage ludique.

Comme une bande de vieux rockers, le groupe se reforme et Tristan, Mickaël, Xel et VHN découvrent Fourberies, un jeu récent. Sur le thème improbable de troupes d’acteurs à tête d’animaux cherchant à plaire à un monarque à l’humeur variable, doté d’un matériel inutilement riche, ce jeu familial repose sur une mécanique de choix secret et simultané (comme à Mission Planète Rouge, mais où les choix de plusieurs joueurs ayant fait le même s’annulent). De l’avis général, en y ajoutant des cartes de pouvoir qui permettent de changer les règles et un scoring qui dépend sensiblement d’objectifs secrets, le chaos qui en découle affaiblit le plaisir ludique, et le jeu pâlit de la comparaison avec MPR. Ce soir c’est Tristan qui, ayant le mieux surnagé avec ses cartes de scoring personnelles, l’emporte devant Xel.

L’affluence réduite dans la dernière heure de ce mardi n’a pas permis de lancer le Codenames habituel, nous nous en excusons auprès de nos lecteurs à qui nous proposons en consolation de chercher « Titanic 4 ».

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Séance de MARDI 11/04/2017 à St-Elivet

Né avec le siècle, Jacques Prévert nous quittait il y a exactement 40 ans. En 1932, il est sollicité par une troupe de théâtre pour écrire des textes contestataires d’agitation-propagande. Sa verve, son humour, son aisance à rédiger très rapidement sur des sujets d’actualité brûlants, feront la notoriété du groupe. Le plus célèbre de ces textes, La Bataille de Fontenoy (présenté en 1933 aux Olympiades internationales du théâtre ouvrier à Moscou), moque les hommes politiques de l’époque. De 1932 à 1936, le groupe est très actif et se produit dans des usines en grève (Citroën), des manifestations, en pleine rue, ou encore dans des bars. Les textes, en prise directe avec l’actualité nationale ou internationale, sont écrits à chaud et les représentations données après à peine une nuit de répétition.Toute sa vie, Jacques Prévert témoignera d’un engagement politique sincère. Surréaliste inclassable, adepte du copier coller, au sens littéral de son époque, il aurait beaucoup à nous dire sur le monde d’aujourd’hui.

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40 ans plus tard, une petite troupe se réunissait à St-Elivet, pour une expédition lointaine qui se termina par des jeux de mots, comme un hommage à distance.

Table 1, dite « Chronique martienne » : à Mission: planète rouge, Nicolas II pensait s’imposer, mais avec 35 il sera devancé par Xel, 38. Suivent Neox, 29, Paul, 28, votre modeste narrateur, 21, et Guillaume, 13, dans une partie ponctuée de nombreux coups bas et des rebondissements imprévus. Je perdis ainsi 9 points d’un coup en voyant un de mes astronautes occis par l’effet d’une carte mystère, ce qui annula ma mission secrète. A 6, ce jeu est finalement tout aussi chaotique et  imprévisible qu’une élection présidentielle à 4 !

Table 2, dite « Paroles, paroles » : à la table de Codenames, version commerciale, les Rouges (FR, Xel, Neox, Guillaume) affrontent les Bleus (VMN, Paul, Nicolas II). Les Rouges remportent la première manche sur un brillant Faucheuse 3 (Ange, Mort, Maladie), puis prennent un risque insensé avec l’indice Macron 1 (pour Banque), alors que Génie était encore sur la grille ! Ils font ensuite naufrage dans la deuxième manche, désignant pour finir Livre, mot assassin, sur l’indice Forêt ! Inexplicablement, ils finissent par remporter la partie malgré une troisième manche tout aussi pathétique (ponctuée notamment par le choix de Amérique comme pays au lieu de Egypte). La raison en est que les Bleus désigneront l’assassin sur l’indice décisif, Mécanique. Ce mot pointait à la fois vers Orange, ce que nous avions bien vu, mais aussi sur Canne alors que nous avions choisi Lit. Pourquoi Canne ? A cause d’Orange mécanique, bien sûr. Mais nous ne cherchions pas dans cette voie, car, à Codenames, un indice I doit à la fois se rapporter aux mots A, B, C, etc.. qu’il désigne. il n’est pas d’usage que B se rapporte au couple (A, I), comme c’était le cas ici. Faute d’avoir respecté cette loi d’airain, les Bleus durent donc essuyer une défaite cruelle. Dura lex, sed lex !

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Séance de VENDREDI 07/04/2017 à St-Elivet

La première RFC, titrée « Host Software », a été publiée le 7 avril 1969. Les premières RFC concernaient le réseau ARPANET, utilisant le protocole de communication Network Control Protocol, et les financements publics de la DARPA. Symboliquement, cette date peut être conidérée comme la naissance d’Internet. En 1999 a été publiée la RFC 2555 titrée « 30 Years of RFCs », qui retrace cette histoire.

48 ans après, l’Internet a fait du chemin. Mais, au fin fond de la Bretagne, subsiste une catégorie d’irreductibles pousseurs de cubes en bois. Voici un nouveau chapitre de leur histoire.

Table 1, dite « 205 : Reset Content » : à Ashes, Nicolas II s’adjuge une victoire serrée à l’issue d’une longue bataille avec Jérôme.

Table 2, dite « 200 : OK » : à la table de Lemming mafia. Guillaume fait les meilleurs choix et s’impose face à Nourdine & nephew, Franck, et Wilfrid. Ils enchaînent ensuite avec Time bomb, et un Room 25 où Guillaume, gardien intraitable, a méthodiquement éliminé les prisonniers. C’était son soir !

Table 3, dite « 420 : Method Failure » : la fine équipe d’enquêteurs habituelle (FR, Dom, Thomas, VHS) se penche sur Le compte du Banquier, une enquête de Sherlock Holmes: Detective conseil. Une partie où, ce n’est pas si courant, les informations ont progressivement éclairci le pasage. Malheureusement, nous avons manqué une visite qui aurait fait la lumière sur une zone d’ombre qui, à l’heure des comptes, plombe le résultat, qui sera cependant positif: +5 !

Table 4, dite « 530 : Site is frozen » : Jack, Xel, Tristan et Jeff s’attaquent de nouveau à The Walking Dead : All-out War, un jeu de combat de figurines avec des décors toujours plus magnifiques . Les deux équipes ont subi des pertes, souvent cruelles.

Note de Jack : C’était la première fois qu’un scénario équipe versus équipe a été testé. Eh bien ça ajoute du piquant aux scénarios. Dans le principe il s’agit toujours de piller les ressources et de s’enfuir. Dans la pratique il faut être plus rapide que l’adversaire. En occurrence ici Xel et Tristan (qui découvrait le jeu) ont créé une alliance contre nature entre Negan et Michonne pour s’opposer à une équipe composée de 4 survivants bien moins costaud et courageux. Ces derniers ont réussi à transformer Negan en zombie et ont mis Michonne en fuite… pour finir en retour galère vers leur  camping-car. Au final une petite victoire (3 ressources collectées coté Jeff & Jack contre 2 ressources coté Xel & Tristan).

Table 5, dite « 440 : Login time-out » : à Un monde sans fin nous retiendrons la victoire de Neox avec 40, devançant un surprenant trio d’ex-aequo à 36: Vincent, Mickael, et le trio Julien, Joan & son.

Table 6, dite « 523 : Origin is unreachable » : la soirée se finit avec Codenames pictures. Une partie oppose les rouges (Jérôme, Guillaume, Joan, FR, Dom) aux bleus (Nicolas II, Thomas, Ulrich, VHS). Les rouges s’imposent 3-1 dans une partie où l’assassin fut designé trois fois sur quatre, et où je surestimai la connaissance de mes partenaires du film Shining ;-(

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Séance de MARDI 04/04/2017 à St-Elivet

Le 4 avril 1873 est fondé en Angleterre le Kennel Club, la plus ancienne société cynologique du monde qui gère un livre de races canines de référence. 144 ans plus tard notre Boardgame Club se réunissait entre chien et loup à l’étage du centre de loisirs.

Table 1, dite « Spitz des Wisigoths » : le Spitz est un peu le low-rider des chiens, une sorte de berger allemand surbaissé. C’est une très ancienne race scandinave, quoi de mieux pour veiller sur la table de Blood Rage réunissant Baptiste, Neox et Nourdine qui découvrait. Le jeu ne manque pas d’affrontements, les différents clans vikings étant entre eux comme chien et chat. Comme souvent, les écarts de score sont importants et c’est Nourdine qui s’impose, les deux autres étant néanmoins ravis de la partie.

Table 2, dite « Terrier écossais » : c’est un petit chien ébouriffé, connu pour sa représentation dans l’emblème du whisky Black & White. Il a suivi Jean-Yves, Nicolas-2 et VHN dans leur expansion territoriale autour de l‘Isle of Skye. Au terme des 6 tours de jeu, les deux derniers ont eu un mal de chien à se départager : ils se retrouvent à égalité de score avec 94 points mais la fortune supérieure de Nick lui donne la victoire.

Table 3, dite « Jack Russell » : au tournant du XXe siècle, le peintre américain Coolidge a produit une étonnante série de 18 huiles représentant des chiens jouant au poker. Et c’est le Jack Russell la race la plus représentée à ces tables de jeu. Tout indiquée donc pour accompagner les compères de la Table 2 qui  se défient sur les tapis verts de Las Vegas. Ce petit jeu de dés procure toujours rebondissements et bons moments et ce soir c’est N2 qui ressort de son petit tour aux casinos avec le portefeuille le mieux garni. Mais Jean-Yves le regardera un peu en chien de faïence après que N2 lui a chipé au dernier moment un beau billet de 90000$.

Table 4, dite « Dogue allemand » : Jack, Xel, Guillaume, Ulrich, F-R jouent de nouveau à The Walking Dead : All-out War, un jeu de combat de figurines avec de magnifiques décors. Il est tiré de l’univers post-apocalyptique de la BD éponyme, qui a aussi donné lieu à une série de jeux vidéo. Dans la saison 2 de ces derniers, un dogue allemand appelé Sam accompagne brièvement le personnage de Clementine. Si le jeu est coopératif, les joueurs y mènent une vie de chien, tentant de survivre dans un monde franchement hostile. Mais ce soir cela c’est plutôt bien passé pour le petit groupe.

Table 5, dite « Berger allemand » : les bergers allemands et belges font d’excellents chiens démineurs. Autant dire qu’il était rassurant de les savoir là, couchés en chien de fusil, quand les joueurs restants (Neox, Nourdine, N2, Guillaume, Ulrich, Xel ?) décidèrent de sortir Time Bomb auquel ils jouèrent 3 fois. Ces 3 parties se sont terminées a chaque fois sur l’explosion de Big Ben (donc la victoire du clan Moriarty).

Table 6, dite « Chien des Baskerville » : la Table 5 finit la soirée avec Not Alone. Nourdine, dans le rôle de la créature qui garde un chien de sa chienne aux aventuriers naufragés sur une planète lointaine, n’a pas réussi a empêcher ces valeureux aventuriers de rentrer chez eux.

Sans vouloir tomber dans l’anecdote ou la rubrique des chiens écrasés, figurez-vous que Microsoft propose une application permettant d’identifier une race de chien à partir d’une photo (essayez ici). Et justement Microsoft a été fondée le 4 avril 1974, soit il y a exactement 43 ans. Nom d’un chien !

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Séance de VENDREDI 31/03/2017 à St-Elivet

Il est sec depuis 1970 mais, en ce 31 mars, il aurait fêté ses 133 ans. Médecin d’origine corrézienne, Henri Queuille, élu local dans les rangs du parti radical socialiste, se porta volontaire pour combattre pendant la Grande Guerre. Il entre ensuite à plusieurs reprises au gouvernement. Emblématique ministre de l’Agriculture, il créa la Caisse nationale du Crédit agricole ainsi que le Génie rural. Sous le Front populaire, aux Transports, il mit en place sans heurts la SNCF. Le 10 juillet 1940, au casino de Vichy, il fit partie de la minorité de députés qui refuse les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, puis se retire dans sa ville de Neuvic.

À la Libération, très populaire, le « petit père Queuille » accède quatre fois à la Présidence du Conseil et préside à l’entrée de la France dans l’OTAN. Sa notoriété posthume tient toutefois à un aphorisme qu’on lui prête : « Il n’est pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre », et qui conduisent certains à le rapprocher d’un de ses lointains successeurs de Corrèze. Il serait aussi l’auteur d’un aphorisme repris par un autre corrézien célèbre : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ».

Queuille, 21 fois ministre, n’accéda jamais à la magistrature suprême, laissant passer sa chance en 1953 à Versailles, battu au treizième tour de scrutin par l’outsider René Coty. Il laissera son nom au musée départemental de la Résistance, site labellisé « Maison des Illustres » en 2013.

A St-Elivet, c’était comme le début de l’été pour une séance en pente douce avec, en guest stars, Audrey et Nicolas, de passage éclair à Lannion.

Table 1, dite « Plus grands morts que vivants » : dans la bibliothèque, une gigantesque table de Waling Dead: all out war se déployait. A la manoeuvre, Jacques mena à bon port son équipage: Christophe, Mickaël, Jeff et Franck.

Table 2, dite « Climato-sceptique » : à Evolution Climate, ce qui est intéressant c’est d’observer les effets du dérèglement climatique sur les hordes animales qui peuplent les plaines des temps préhistoriques. Aussi, je m’étais équipé de collerettes et de fourrures pour parer à toutes éventualités. Las, le climat fut désespérément étal, ce qui donna tout loisir à ceux qui avaient favorisé d’autres combinaisons de prospérer. Au premier rang Dom (55), qui fit un usage habile d’un carnivore insatiable, le seul du jeu, puis Xel, qui laissa paître des herbivores fertiles et au long cou (53), et Tristan (51) roi des protections mutuelles des membres de sa horde, fournie de 4 têtes de bétail. Votre modeste narrateur suit avec 45, laissant à Audrey (35) et Nicolas (32) le soin de fermer la marche.

Table 3, dite « Le temps immobile » : Une fine équipe composée de Guillaume, ulrich et Nourdine s’attaque aux scénarios 2 et 3 de Unlock ! Ils ont déclaré avoir accompli le scénario 2 avec un score de **** et 10 minutes d’avance, mais je mettrais mon billet qu’ils réflechissent encore à la fin du scénario 3, autrement plus tordu.

Table 4, dite « Absence de résultat » : A cette table de Dungeons and dragons, Neox, Camille, Baptiste et Anthony ont fouraillé. Mais pour quel résultat ?

Table 5, dite « Quadrillée » : « Au premier regard, cette table de Battlelore semblait quadrillée comme une circonscription par un député en campagne. Une lutte sourde opposait Nicolas II et Axel, et le dépouillement des bulletins était encore en cours à l’heure ou s’écrivaient ces lignes.

Table 6, dite « Ni pour ni contre » : Au vernissage officiel de Codenames pictures, qui renouvelle le genre sur le thème « une image vaut mille mots », une équipe de Rouges composée de VMN, Audrey, Nicolas, Nourdine, Axel et Wilfrid, affronte les Bleus (François-René, Guillaume, Nicolas II, Xel, Dom). A l’instar des footballeurs français à Séville, les Bleus menèrent 3-1 mais furent rejoints 3-3 en prolongation d’une table qui s’étira en longueurs pour le plus grand plaisir de certains coupeurs d’ogives en quatre. On se quitta bons amis avant d’en venir aux penalties.

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Table 7, dite « Marche dans la boue» : « On se croirait en Corrèze, qui, si on embrasse le siècle, fut un réservoir de titans politiques inattendu pour sa taille, à cette table de Titan race qui rassemblait les rescapés de la table 6 et dont l’issue est mystérieuse. Une chose est sûre, ces gens-là ne font pas de manières et ont passé la nuit à creuser des sillons.

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Séance de MARDI 28/03/2017 à St-Elivet

Ce soir, nous fêtions l’anniversaire de Stefani Joanne Angelina Germanotta, plus connue sous son nom de scène Lady Gaga, et dont les hits nous serviront de fil rouge pour la description de tables auxquelles ils s’adaptent comme un gant, on le verra. Rouge est d’ailleurs la couleur d’une robe célèbre qu’elle osa porter, malgré sa matière non conventionnelle. Elle aurait pu s’en vêtir ce soir pour être sur son 31, car tel est aussi son jeune âge.

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A St-Elivet, avant les plats de résistance, on fit dans le soft en célébrant l’événement par une partie inaugurale de Looping Louis qui enchanta tant grands et petits (ils se reconnaîtront) qu’ils en sortirent complètement gagas.

Table 1, dite « The fame monster » : L’album The fame monster, avec sa pochette de style gothique photographiée par Hedi Slimane, traite de la facette sombre de la célébrité que Gaga a vécue lors de sa tournée The Fame Ball Tour. Chaque piste incarne un monstre qui est une métaphore pour représenter une peur, ce qui sied parfaitement à cette table de Waling Dead: all out war où François-René, Neox, Jacques, Doc Nicolas, Nourdine et Florian ont revisité l’univers du célèbre comix. Florian et le Doc n’en sont pas sortis indemnes, et les autres marchent encore à l’ombre.

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Table 2, dite « Anything goes » : dans Anything goes, un courtier à Wall Street s’embarque clandestinement sur un navire faisant la liaison New York – Londres, dans l’espoir d’y retrouver une jeune femme dont il est amoureux. Moins romantique, cette table vit quatre mâles tirer des rails et bâtir des gares, seule présence féminine du jeu si l’on peut dire, et qui fut d’ailleurs la cause de la fin de partie. A Trains, jeu de deck building classique avec un petit côté Age of steam, pour ses ramifications en réseau, c’est donc Dom qui déboula en mode TGV (35), votre modeste narrateur suivant en express (29), Julien de Lannion en TER (25), tandis que Jean-Yves suivit l’équipée depuis sa draisine (16).

Table 3, dite « Cheek to cheek » : Serrés joue contre joue dans l’étroit habitacle d’un sous-marin, Wilfrid, Xel, Paul, Alwen, Guillaume, Ulrich, Sophie et Nicolas II déroulent le scénario de Novembre rouge. L’embarcation sombra comme de juste, mais deux scaphandriers, les deux derniers passagers cités en l’occurrence, prirent la tangente avant l’issue fatale !

Table 4, dite « Perfect illusion » : A cette table de Concept, l’illusion de la vérité était permanente entre les protagonistes de la table 2, rejoints nuitamment par New Jack et Élisabeth. C’est Dom encore qui s’adjugea cette partie, malgré les inspirations remarquées de Julien.

Table 5, dite « Born this way » : « C’est venu si rapidement. J’ai travaillé sur cet ouvrage pendant des mois, et je sens désormais qu’il est terminé. Certains artistes prennent des années à créer un album. Ce n’est pas mon cas. J’écris de la musique tous les jours ». Ainsi s’exprimait Lady Gaga à propos de son album Born this way.  De quoi illustrer la relativité du temps, que n’auraient renié ni Einstein ni les acteurs de cette table de Timeline. François-René, Neox et Jacques ont gagné successivement trois manches, reléguant à chaque fois Doc Nicolas dans le rôle du patient en salle d’attente.

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Séance de VENDREDI 24/03/2017 à St-Elivet

Le 24 mars 1860, par le traité de Turin, Nice et la Savoie reviennent à la France en remerciement de l’aide militaire apportée au royaume du Piémont contre l’Autriche. Les populations des deux comtés se prononcent massivement pour leur rattachement à la France par plébiscite. On ne le sait pas assez, mais c’est une première mondiale: pour la première fois au monde, l’exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

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157 ans plus tard, personne ne doute à S-Elivet de son droit à disposer de lui-même, mais certains ont du mal à se choisir une table. Pour les faire patienter, une table de Looping Louis se monte, sous la férule de Dom. Petits et grands s’y emmerveillent au point que l’on reverra ce jeu sortir en toute fin de soirée, lorsque deux visiteurs nocturnes feront une apparition saluée.

Mais commençons par le début. Tout commence par une table de cuisine, sur laquelle repose un gâteau chocolat-pistache, que Joan avait confectionné. Il fut à sa juste valeur apprécié, et qu’elle en soit ici remerciée. Ensuite, il y eut des tables de jeu.

Table 1, dite « Concurrence privée » : une avant-première nous est proposée par Michal à cette table: une version prototype de  Detective: City of Angels (CoA pour les intimes). Ce jeu, situé dans l’univers noir et violent du Los Angeles des années 1940, puise son inspiration dans des oeuvres comme le film d’Howard Hawks  The Big Sleep, James Ellroy (L.A. Confidential), ou encore le jeu video L.A. Noire (Rockstar Games). C’est l’oeuvre de Evan Derrick, un designer qui adore remettre les vieux jeux au goût du jour, et auteur du remarqué Dark Moon (qui s’est d’abord intitulé B.S.G Express). Aux illustrations, nous retrouvons le graphiste français Vincent Dutrait.

Dans ce jeu d’investigation compétitif, vous incarnez un détective, mais un joueur prend un rôle particulier: The Chisel. Revenons sur ce mot, qui en anglais signifie ciseau, burin, ce qui nous interpelle. Il faut aller dans les sens argotiques pour comprendre, et là l’horizon s’élargit: une polysémie alternative se superpose au sens premier du mot:

  1. Used to describe the action of throwing an object in a comedic yet casual way whilst still applying a heavy amount of force. A catapult motion is often used by more experienced chiselers.
  2. Cocaine, Coke, Charlie – « Richard was known to deal the finest chisel in South London « 
  3. To cheat someone – « Why should I give her another five bucks?’ (…) ‘You’re trying to chisel me.  » (extrait de L’attrape-coeurs)
  4. A long, slender erect penis. Gay slang. – « Check out the chisel on that guy- it could go ten inches up my ass with no pain whatsoever! »  (on retrouve ici le sens premier, dans une version imagée)
  5. An idiot, cockney slang. – « You fucking chisel! « 
  6. To chisel: The act of trying to pick up a girl until she sleeps with you and or gives you her number. – « What’s Tony doing over there ? Leave him alone he’s chiseling those borad over there… « 

De tous ces sens possibles, retenons le numéro 3. Le Chisel est donc une sorte de maître du jeu, mais aussi un tricheur, qui peutEvan Derrick fournir des réponses partielles, insignifiantes, ou carrément fausses aux questions que lui posent les enquêteurs. C’est ce que le jeu appelle le sysème ARC (Adaptive Response Card), qui est supposé simuler un interrogatoire où il faut parfois un peu insister pour obtenir la « bonne » réponse du suspect. A son originalité première, une enquête en mode compétitif, le jeu en apporte une autre: le Chisel est un joueur à part entière, qui peut gagner la partie en manipulant ses adversaires.  Il est aussi possible de forcer la bonne réponse en payant, et d’écouter les réponses faites aux autres enquêteurs, également moyennant monnaie. Notons de plus que les indices révélés en cours de partie deviennent questionnables ! Enfin, ultime originalité, chaque détective peut, une fois avant la fin du jeu, soumettre sa version de l’affaire, ce qui met fin au jeu s’il a raison (et si personne n’a trouvé, chacun donne sa version à la fin du dernier tour) !

A l’épreuve, l’enquête est très jouable et les actions fluides, mais le mode compétitif inflence les stratégies des enquêteurs, qui ont tendance à se suivre les uns les autres pour aller à la pêche aux informations. Nous avons pris du retard par la faute d’une mauvaise interprétation (slang oblige) d’un indice en début de jeu, et, même si le scénario du crime s’est éclairé sur la fin, nous avons tous échoué à trouver les trois éléments du forfait (le criminel, son mobile et son arme) et donc permis la victoire du Chisel, Michal. Au total, un jeu qui a du potentiel une fois gommés quelques défauts (que nous avons bien sûr soigneusement notés au questionnaire de satisfaction auquel nous avons été soumis) et qu’on espère voir sortir en version commerciale très bientôt dans les bacs (une façon de parler, ceux qui savent de quoi je parle comprendront ce que j’ai voulu dire, et sinon demandez à un baby-boomer de vos connaissances). A bientôt donc à L.A., et n’oubliez pas vos dictionnaires de slang !

Table 2, dite « Binge gaming » : Une table composée de Axel, Franck et Tristan enchaîne les expériences façon binge gaming: 4 Gods (Axel), Dominion (Franck), le Poker des cafards (Tristan 2 fois), et enfin Dungeon Twister (Tristan)…

Table 3, dite « Oceano Nox » : Une table de Ghost stories rassemble Xel, Nourdine, Jérôme et Nicolas II. S’ensuit un Abyss remporté par Nicolas II, puis un Cap’taine Carcasse qui voit Xel conclure.
La conjonction à cette table d’un fantôme, d’un capitaine et des abysses nous invite à convoquer ici le grand Hugo:

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

Table 4, dite « Aux artistes » : Pendant ce temps-là, il y avait atelier peinture dans la bibliothèque. On espère un compte-rendu par le menu sur le forum…

Table 0 bis: à cet instant précis, la soirée étant déjà fort avancée, Sophie et Doc Nicolas font leur entrée. Ils n’échappent pas au rite initiatique de Looping Louis, entraînés dans le manège par Dom qui déserte pour un temps (ô sacrilège) son poste de maître-espion de la table qui vous est contée plus loin !

Table 5, dite « Une poule, des écailles, une pipe et au lit » : à la table de Codenames, les Bleus (Jérôme, votre modeste narrateur, Axel, Sophie) infligent une défaite cuisante aux Rouges (Dom, François-René, Xel,  Nourdine, Doc Nicolas) :

  • 1-0 pour les Bleus, qui parachèvent un parcours maîtrisé ponctué par un Agriculture 4 (Assiette, Poule, Fourche, Pelle) grâce à un JJ Goldman 2 (Signe, Disque) finement décrypté, alors que le H20 des Rouges manque sa cible (Formule, Courant)
  • 2-0 pour les Bleus sur un joli Anatomie 3 (Ecaille, Bourse, Colon), les Rouges étant trop courts malgré un graphique Huit 2 (Cercle, Double)
  • 2-1: les Rouges reviennent, mais c’est la faute de l’assassin Table, désigné sur l’indice Bois !
  • 3-1: Les Bleus enfoncent le clou. Cette dernière manche commença par une petite Pipe (Tabac, Bande), et se termina par deux indices appropriés, Nocturne et Dormir, une triangulation visant Couche, Veille et Loup. C’était bien l’heure d’aller au lit, d’autant qu’à la faveur de l’heure d’été la nuit serait inhabituellement courte.

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Séance de MARDI 21/03/2017 à St-Elivet

Le 21 mars 1972, le Serpent monétaire européen était créé pour limiter les fluctuations de taux de change entre les pays membres de la CEE. Pour chaque monnaie, un seuil d’intervention à la vente et à l’achat, en fonction du taux de change par rapport à chacune des autres monnaies, étaient définis. Ainsi, une monnaie ne pouvait pas fluctuer par rapport à une autre de plus ou moins 2,25 % autour de sa parité bilatérale.

La genèse du SME débute avec les accords de Bretton Woods de 1944, qui basent le commerce mondial sur le dollar américain. Cette spécificité va lui conférer une valeur supranationale et donner un privilège exceptionnel aux États-Unis en leur permettant de payer toutes leurs importations dans la monnaie nationale, alors que les autres pays doivent gagner suffisamment de devises pour régler leurs importations. Pour obtenir les précieux dollars, les pays n’ont d’autre choix que d’exporter, alors que les États-Unis, qui ont la possibilité de financer leurs achats en émettant des dollars, tendent à augmenter leurs importations plus que ne leur permet leur situation réelle.

Alors qu’ils s’étaient engagés à assurer la convertibilité du dollar en or, les États-Unis renoncent unilatéralement en 1971 à cette convertibilité. Dès lors, le cours du dollar va évoluer librement par rapport aux autres devises donnant cours à un nouveau système de parités flottantes dont est issu le Système monétaire européen, dont le serpent du même nom est l’ancêtre.

La chute du dollar américain continue de 1972 à 1978, et les devises craquent les unes après les autres. Entrée dans le Serpent en mai 1972, la livre sterling le quitte dès juin 1972 – elle sera obligée à une dévaluation de 30 % en 1976. La lire italienne quitte le dispositif en janvier 1973. Le franc français sortit deux fois du Serpent, en 1974 et en mars 1976, car même s’il s’apprécia par rapport au dollar de 5,50 à moins de 4,00, la dérive était encore plus importante par rapport à la devise allemande.

Les problèmes économiques de 1977-1978 sont importants : inflation généralisée, crise de l’acier, effondrement du dollar. Le gouvernement américain ne soutient pas sa monnaie et début 1978, l’instabilité monétaire est généralisée et la situation est telle que même les échanges communautaires sont menacés. Les monnaies européennes les unes après les autres doivent quitter le Serpent. Le franc français plonge à nouveau lors de la campagne législative de mars 1978. La lire italienne connaît des soubresauts avec la participation des communistes dans la coalition gouvernementale. La livre sterling, malgré la dévaluation de 30 % en 1976, est toujours très faible.

La nécessité d’un nouveau système capable d’empêcher l’envol du Deutsche Mark en le lestant avec les monnaies moins performantes de ses principaux partenaires commerciaux s’impose. Le 27 octobre 1977, le britannique Roy Jenkins, alors président de la Commission européenne, propose de frapper un grand coup en créant une monnaie unique pour les neuf pays et un budget de l’Union européenne qu’il propose de fixer à 10 % de chaque PIB, car il estime qu’aucun progrès ne peut se réaliser par une politique de petits pas. Ce sera le Système monétaire européen.

Image associée

45 ans après, beaucoup d’Européens ont une monnaie commune, la stabilité monétaire est retrouvée et les oscillations du serpent semblent lointaines. Mais l’histoire connait des cycles qui montrent que la mémoire des hommes est souvent courte.

Table 1, dite « Trahisons entre amis » : à cette table de Betrayal at the House on the hill Franck, Neox, Xel, Nicolas II et Jérôme sont sortis sans encombre, parait-il, tout en prenant leur temps.

Table 2, dite « En sortir (ou pas) » : Guillaume, New Jack et Nourdine s’essaient à l’escape game Unlock! déjà évoqué sur ces pages. Ils en ont accompli le premier scénario, et annoncé qu’ils l’avaient réussi hors délais, ce qui est une façon sournoise de dire qu’ils ont échoué.

Table 3, dite « Livres flottantes » : Tristan, Dom et Votre Modeste Narrateur prennent place autour du caravansérail et des étals du marché d’Istanbul ! Un bon jeu combinatoire, mais où il faut avoir quelques livres (turques) pour s’en sortir, ce qui remet dans son contexte cette exclamation d’un des protagonistes: « c’est frustrant d’être impuissant ». Au tableau de marque, Tristan termina sultan (5 saphirs), Dom resta calife (4 saphirs) pendant que je me contentai du grade de vizir (3 saphirs).

Table 4, dite « Le code n’a pas changé »  : Pour la fin de soirée, on ne change rien et c’est encore Codenames. Nous retrouvons chez les Bleus François-René, votre modeste narrateur, Nicolas II et New Jack, et chez les Rouges Xel, Dom, Nourdine et Guillaume, pour une partie disputée en trois manches:

  • 1-0 pour les Rouges dans un final à suspense: alors que les Rouges jouaient Pain et Batterie, et donc qu’un Baguette 2 s’imposait, l’énigmatique C4 lancé par Nourdine, bien que subtil (pain de plastic et automobile), manqua sa cible. Les Bleus devaient alors gagner grâce à un Taboulé 2 (Pépin, Entrée), mais ce plat évoqua le Régime à mes partenaires (comptez 160 kcal quand même) et nos adversaires n’eurent qu’à conclure !
  • 1-1 dans une manche où les Rouges se sont perdus entre oeufs et boeufs, suscitant cette remarque définitive: « le boeuf en croûte c’est bon, à part que ça n’existe pas ! »
  • 2-1: les Bleus arrachent la victoire au métier, grâce à une très jolie Férule 2 (Régle, Bout), bien croisée avec la colère (Bout, Pique) ! Un travail d’artisan signé Jérôme.

Table 5, dite « Ce que la nuit dit au jour »  : Entre nuit et jour, pas si loin du crepuscule, une bande d’enquêteurs en veut encore, et se mesure à CS Files. Une enquête finalement brève mais néanmoins intense et que nous n’étions plus là pour relater.

CS Files

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