Prochains événements particiviliens

A noter : Les dates sont prévisionnelles ou  confirmées

  • vendredi 16 mars 2018 : soirée à la Ludothèque de Lannion
  • dimanche 15 avril 2018après-midi « goûter participatif » ouvert également à des proches/amis des adhérents à Parties Civiles à la maison de quartier de Servel
  • samedi 19 mai 2018 : Festijeux 2e édition à St-Elivet événement ouvert à tous, puis soirée « privée » sur inscription
  • dimanche 17 juin 2018après-midi « goûter participatif » ouvert également à des proches/amis des adhérents à Parties Civiles à la maison de quartier de Servel
  • vendredi 6 juillet 2018 : soirée à la Ludothèque de Lannion

Séance de MARDI 20/02/2018 à St-Elivet

Le dimanche 20 février 1944, sur le lac Tinn, dans le comté norvégien de Telemark, le ferry SF Hydro explose et sombre avec ses passagers et son chargement. Ce fait divers passe inaperçu dans un monde rempli des derniers rugissements de la Seconde Guerre mondiale. Ce n’en est pas moins le dernier épisode d’un long conflit entre services secrets alliés et militaires allemands, la « bataille de l’eau lourde ».

Dès avant la guerre, dans les années 1930, les scientifiques mettent au point le principe de la fission nucléaire, à l’origine de la bombe atomique : un premier noyau d’uranium, bombardé par un neutron, se casse ; il libère de l’énergie et deux neutrons qui, à leur tour, vont bombarder d’autres noyaux d’uranium… La réaction en chaîne génère une énergie considérable. Pour être efficace, la fission doit toutefois être ralentie par un « modérateur », du graphite ou de l’« eau lourde », ainsi appelée parce qu’il s’agit de molécules d’eau dans lesquelles les atomes d’hydrogène sont remplacés par un isotope, le deutérium, à la densité plus élevée.

Les Allemands travaillent comme les Américains sur la fission nucléaire ; ils ont fait le choix de l’eau lourde comme « ralentisseur ». Or, celle-ci est produite depuis 1935 dans une usine Norsk Hydro, à Vemork, en Norvège, à 120 kilomètres d’Oslo. C’est le seul lieu de production d’eau lourde en Europe. Dès lors, les Alliés ne vont avoir de cesse d’empêcher que les Allemands ne s’emparent de l’usine et de son précieux produit. Leurs services secrets, en collaboration avec les Norvégiens, vont lancer pas moins de cinq opérations différentes avant d’atteindre enfin leur but.

L’une d’elles sera racontée dans un film mêlant images d’archives et reconstruction des faits par les protagonistes eux-mêmes. Ce film en noir et blanc est très proche des événements réels, quasiment dépourvu d’effets spectaculaires et de pathos héroïque, à la différence du film hollywoodien en couleurs de 1965 Heroes of Telemark tourné par Anthony Mann, qui traite du même épisode de la guerre secrète.

74 ans après, de sombres batailles faisaient rage à Parties Civiles.

Table 1, dite « Laissée pour morte » : revenu de Gloomhaven, Dom raconte: Retour en ville pour les 4 sombres héros qui, après avoir enchaîné les réussites, piaffent d’exprimer leurs pouvoirs et se voient déjà au niveau 3. Avec le scénario « Gloomhaven Square A », nous retrouvons les intrigues de la ville au point d’être mêlés à un putsch. Nous devons parcourir une enfilade de salles pour arriver é un boss à occire. Nouveauté, des morts-vivants -pas forcément très costauds ou efficaces- se retrouvent à combattre à nos côtés. La configuration des lieux nous gêne au point que nous gâchons plusieurs nos actions faute d’une bonne coordination de nos déplacements. La troisième salle se révèle coriace,  avec en particulier une pluie de flèches qui vient soustraire nombre de PV. Et encore une fois, la mobilité nous manque. Deux des quatre personnages réussissent à pénétrer dans le dernier réduit et confrontent le boss, mais sont épuisés avant d’en être venus à bout. Une citation  particulière pour le Cragheart coriace de Julien, plusieurs fois laissé pour mort mais plusieurs fois revenu prendre sa place dans la mêlée. La mission est un échec, nous ressortons les poches quasi vides et ce se sera l’occasion de réfléchir à mieux choisir notre main de cartes et notre équipement avant la seconde tentative.

Table 2, dite « A l’allemande » : exhumée de l’armoire, la boîte de Hansa Teutonica mit le temps à rêvéler ses règles et secrets. Quand il fut enfin l’heure de jouer, la table se scinda en deux camps: ceux qui avaient compris le premier mouvement à faire, et les autres, qui coururent toute la partie à la recherche d’actions supplémentaires. Un bon jeu de développement de compétences, allié à de la conquête territoriale, que Vincent II domina à l’allemande, version Panzer (49), écrasant une concurrence composée de Julien III (30), Cécile (29), et votre narrateur (19), qui portera réclamation sur une manoeuvre adverse litigieuse (pièce remise plusieurs coups après avoir été jouée), qui obtura sans l’ombre d’un doute le chemin d’une victoire qui lui était promise (oui, allons-y gaiement, la loi sur les fake news est encore en gestation).

Table 3, dite « Double explosion » : double explosion à cette table de Conan, une petite de François-René, et une plus violente de Guillaume, qui ont donc tous deux et successivement explosé en vol. Olivier et Doc Nico sortent intacts de cette réaction en chaîne.

Table 4, dite « De l’énergie et deux neutrons » : Munie de toute l’énergie que procure l’épi de maïs, à Tzolk’in – Le calendrier maya, Xel s’impose sans difficulté, Camille et Olive jouant le rôle d’agents neutres dans un processus plus biologique que chimique.

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Après-midi goûter participatif DIMANCHE 18/02/2018 à Servel

C’est un dimanche gris, mais on sort. C’était coché de longue date. Plaisir de la découverte furtive, presque sans quitter son chez soi: on réalise qu’on n’était jamais venu ici. Pourtant, passée l’imposante église, elle se découvre en majesté. Oui, la maison de quartier de Servel se fond dans le paysage, mais elle est résolument contemporaine – en même temps comme ça se dit aujourd’hui. On entre, tout de suite les rires, l’odeur du café chaud, les gâteaux moelleux qui vous font de l’oeil. Il y a des enfants qui courrent, explorent l’espace. C’est grand, moderne, tout neuf – on n’est pas habitué. On joue à s’y perdre, mais bientôt, tout le monde se retrouve dans la grande salle. Il faut deux longues tables pour accueillir toutes les boîtes. Doucement, les tables s’organisent. On découvre de nouveaux jeux, on fait partager les siens. Il y a les figures familières, celles qu’on connaît moins, ceux qui sont venus s’encanailler avec les enfants, un prétexte. La salle est vaste, on n’entend pas trop le bruit, on ne fait pas attention au dehors. Puis soudain, on lève la tête, la salle s’est vidée à moitié. C’est l’heure, on ne va pas finir la partie. Le temps s’est étiré comme une première gorgée de bière qui aurait coulé tout l’après-midi. Maintenant il pleut dehors, on n’avait pas vu. Bien sûr, on reviendra.

Séance de VENDREDI 16/02/2018 à St-Elivet

Émotion à l’Élysée le 16 février 1899. Le chef de l’état est trouvé mort, crispé en position debout sur la chevelure désordonnée d’une femme: son coeur avait lâché. La victime, Félix Faure, était un bel homme de 58 ans avec une fine moustache tournée à la façon de Guy de Maupassant, élu à la présidence de la République par une coalition de modérés et de monarchistes le 17 janvier 1895 suite à la démission de Jean Casimir-Périer. Ses contemporains le surnommaient affectueusement le «Président Soleil» en raison de son amour du faste.

La rumeur publique crut d’abord que sa compagne des derniers instants était Cécilefélix Faure Sorel, une actrice célèbre du moment. On sut dix ans après qu’il s’agissait d’une demi-mondaine du nom de Marguerite Steinheil. On prête à Georges Clemenceau des traits d’humour grinçant sur le défunt: « Félix Faure est retourné au néant, il a dû se sentir chez lui », ou le célèbre « Il a voulu vivre César, il est mort Pompée », référence transparente aux circontances gênantes de son trépas.

Il est vrai que le président n’avait rien accompli de marquant, même s’il possède aujourd’hui une belle avenue parisienne et une station de métro à son nom. On retiendra qu’il s’opposa à la révision du procès du capitaine juif Alfred Dreyfus, faussement accusé de trahison, et que son gouvernement dut céder aux Anglais le Soudan après le bras de fer de Fachoda. Mais, dans l’esprit populaire, c’est plutôt l’histoire de sa « petite mort » qui fera sa renommée….

A Lannion, 119 ans après ces faits, c’est en grande pompe que tous les membres de Parties Civiles ont musclé leur jeu.

Table 1, dite « Missionnaire » : où nous retrouvons Nicolas II, Axel, Paul le jeune et Paul l’ancien dans deux nouvelles missions de Mechs vs. Minions. Rompus à l’exercice, ils ont donc pris deux fois la position du missionnaire, concluant facilement et très vite la N°2, puis, une fois rodés, ont besogné la N°3 sans coup férir.

Table 2, dite « Pacsée » : où les couples se forment à My little secret dungeon, le prototype fort bien abouti de Franck, qui s’impose en couple avec Armand, opposés à Olive et Erwan.

Table 3Anachrony, dite « Eblouissante » : où se déploie le fastueux terrain de jeu très vingt-sixième siècle d’Anachrony, dans une partie au long cours truffée de failles temporelles, et in fine dominée par Neox, le Président soleil (56), auquel sa cour éblouie (Michal:44, Mael:37, Baptiste: 22) n’a pas voulu faire ombrage.

Table 4, dite « Maison » : où, dans une palanquée composée sur le tard par l’arrivée différée de votre serviteur qui s’exerçait les mollets ailleurs, Dom nous fait découvir sa dernière création: le Dom made Gypsy king – un petit jeu aussi malin que son thanatopracteur. S’il pousse l’élégance à me laisser une première partie, ce dernier s’adjuge la seconde, dans une tablée où Xel a arbitré nos élégances.

Table 5, dite « Aspirée » : où Xel prend sa revanche de la table 4 à Innovation. Résultat de recherche d'images pour "babouin fesse rouge cartoon"Aspirant les cartes les unes après les autres dans son influence, elle n’a pas laissé respirer votre serviteur, qui ne domina que deux fois, et moins encore Dom, qui, fait inédit, se prit une belle fessée en ne dominant rien du tout, et n’y prit pas goût (car les fesses rouges sont l’appanage des babouins).

Table 6, dite « Soixante-huitarde » : où, au bout d’une longue partie de Scythe, Mickaël se voyait déjà vainqueur avec son score de soixante-huitard, pour finir dominé sur un tête à queue de François-René (69), qui s’exclama « Faites l’amour, pas la guerre » comme aux plus beaux jours de mai. Englués, qui dans un taxi de la Marne, qui dans le maquis du Vercors, Jacques (51) et Nourdine (38) ont joué les utilités.

Table 7, dite « Aventureuse » : à la table de Codenames, les Rouges (Xel, Mickaël, Paul) se mesurent aux Bleus (Dom, VHS, François-René), sous le regard bienveillant de Nicolas II (officiellement bleu), dans une table qui, de motel en entraîneuse, fit la partie belle aux aventures d’un soir :

  • 1-0 pour les Bleus, qui déroulent une feuille de route impeccable avec Zapper 3 (Pouce, Ecran, Chaîne), Entraîneuse 3 (Charme, Zinc, Verre) et un Cigarette 1 (Tabac) pour finir – très habile car il orientait vers le Zinc laissé en route – tout en résistant à l’attraction du Tir assassin.
  • 2-0: les Bleus enchaînent, servis par les errements des Rouges qui tapent direct dans la Reine sur un Neige 4 – un gros oubli du maître espion – puis échouent à dévoiler Pointe sous l’indice Pître, y voyant là un signal trop subtil au regard de l’oubli susmentionné ! Les Bleus ont encore une fois fait un sans-faute, avec Graisseuse 2 (Boule, Cellule), Croquer 3 (Dent, Salade, Baguette), et le malin Echalotte 2 (Salade, Course).
  • 2-1: les Rouges sauvent l’honneur, servis par la déconfiture des Bleus qui pointèrent pas moins de 4 indices blancs à la faveur d’une zizanie naissante parmi les espions. A leur décharge, l’indice Motel 3 (Suite, Bise, Huile) – que le maître-espion tenta de rattraper avec le secours de DSK – était vraiment tortueux !

Table 8, dite « Hivernale » : où, dans la soirée en pente douce d’une nuit hivernale qui succédait à une autre glaciale, une table nocturne rejouait La guerre des trônes. Xel et Nicolas II, les grands muets de la soirée, unis au sein de l’alliance Lannistark, retrouvent de la voix pour s’imposer à Maël et Paul l’ancien (qui aimera qu’on dise, sa chevelure en témoigne – si elle est naturelle – qu’il est encore jeune). En sortant, ils virent poindre dans l’atmosphère éthérée d’une nuit doucereuse l’arrivée prochaine du printemps. Winter is leaving…

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Séance de MARDI 13/02/2018 à St-Elivet

Il y a 38 ans, le 13 février 1980, s’ouvraient les 13 èmes JO d’hiver à Lake Placid. C’est la deuxième fois après 1932 que lesLogo Jeux se déroulent dans cette localité de l’État de New York, 3 000 habitants en 1980. Les Jeux de 1980 seront les derniers à se dérouler dans une ville de moins de 15 000 habitants. L’emblème officiel contient plusieurs symboles. La partie droite rappelle les montagnes qui entourent Lake Placid et la gauche est une colonne ionique stylisée qui renvoie aux Jeux olympiques antiques. La dentelure au sommet de la colonne représente deux vasques qui symbolisent les deux éditions des Jeux organisées à Lake Placid. Sur l’affiche des Jeux, des anneaux olympiques les surplombent.

Les Jeux de Lake Placid se déroulent pendant la Guerre froide, dans un contexte international tendu. En novembre 1979, 62 Américains sont pris en otage à l’ambassade des États-Unis à Téhéran par des militants iraniens. L’Union soviétique envahit l’Afghanistan le mois suivant. Le 20 janvier 1980, le président américain Jimmy Carter demande l’annulation des Jeux d’été prévus à Moscou. Le secrétaire d’État des États-Unis Cyrus Vance fait un appel au boycott lors de la 82e session du CIO, à la veille du début des Jeux d’hiver, mais le comité international confirme que les Jeux de Moscou auront lieu.

Le CIO doit également gérer le conflit opposant la République populaire de Chine à Taïwan. Taïwan a participé sous le nom de « République de Chine » et avec son drapeau national jusqu’aux Jeux d’hiver de 1976. En 1979, le CIO reconnaît le comité olympique de la République populaire de Chine, oblige Taïwan à prendre le nom de « Taipei chinois » et à adopter un nouveau drapeau pour les Jeux de 1980. La délégation taïwanaise refuse de se plier à la décision du CIO et se présente au village olympique avec le même drapeau et le même nom qu’avant. Se voyant refuser l’entrée, elle annulera sa participation aux Jeux. Le boycott de Taïwan restera le seul de l’histoire des Jeux d’hiver. La République populaire de Chine, qui menaçait de se retirer si Taïwan participait sous le nom de « République de Chine », participe quant à elle à ses premiers Jeux olympiques depuis 1952, et aux premiers Jeux d’hiver de son histoire.

Les Jeux de Lake Placid coûteront au total 168 millions de dollars, ce qui fait rêver quand on compare aux 50 milliards de dollars des Jeux de Sotchi de 2014 (les plus chers de l’histoire, éditions hivernales et estivales confondues).

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Lake Placid, c’est aussi un film sur la mort inexpliquée d’un agent de la protection des eaux et forêts, déchiqueté avec férocité, qui plonge Black Lake dans la perplexité et la peur. Une équipe d’enquêteurs arrive sur place et découvre une dent datant de l’ère préhistorique. Le garde forestier, la paléontologue, le shérif et le professeur vont devoir affronter un reptile de plus de dix mètres de long, véritable machine à broyer issue de l’espèce des crocodylus.

A Lannion, 38 ans après, une équipe de vieux crocodiles s’est entredéchiquetée, mais dans l’esprit d’émulation tout olympique qui la caractérise.

Table 1, dite « Plus fort, les Américains ! » : dans le Le parrain: l’empire de Corleone on cogne fort, on boit sec, et on s’adonne à nombre d’activités prohibées. Après une lutte farouche, tout le monde voyait Thibault l’emporter après avoir réussi nombre de coups d’éclat, en particulier la récolte de six doses de drogue en une seule action, mais, Deux ex machina,  la ligne d’arrivée dévoila un palmarès aussi resserré que surprenant: Guillaume 78, François-René 75, Thibault 74, Neox 72, et VHS 65.

Table 2, dite « Plus loin, les Russes ! » : à Russian railroads le rôle du chef de gare est tenu par Xel, qui s’impose avec 407, matant le jeune vétéran Baptiste, 346, et les débutants Jean-Yves, 256 et Julien-3, 220.

Table 3, dite « Plus haut, les Grecs ! » : heureux qui comme Vincent-2 a fait le beau voyage d’Olympos, avec dans son sillage Cécile, Ivan et Nicolas II.

Table 4, dite « Repas de crocodiles » : la table 3 résiste au départ d’Ivan et entame un 6 qui prend – un petit jeu très vache, et dont la durée se prolongea autant que la digestion d’un crocodylus pour une issue tout aussi incertaine.

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Séance de VENDREDI 09/02/2018 à St-Elivet

Le 9 février est une date notable dans l’histoire de l’aviation civile avec les premiers vols des Boeing 727 (1963, un moyen-courrier robuste et polyvalent qui fit beaucoup pour développer les aéroports régionaux) et 747 (1969, le jumbo-jet qui a créé le tourisme intercontinental de masse).

Prenons un instant pour rappeler (comme quoi les stratégies industrielles ont un effet à long terme) que dans les années 50, la part de marché de Boeing dans les avions civils était de moins de 1%. C’est son pari réussi sur les avions de ligne à réaction (tirant parti de son expérience dans les bombardiers) qui lui a permis de prendre le pas sur Lockheed (sorti du segment) et McDonnell-Douglas (racheté en 1997) et d’être l’acteur dominant pendant des décennies, avec plus de 80% du marché. En parallèle Airbus, créé dans les années 70 par l’association de plusieurs entreprises européennes (et pariant de son côté sur l’informatisation et la suppression d’un poste en cabine) est maintenant quasiment à parité avec le titan américain.

Le 9 février est aussi le jour de la mort de Freddie Laker, homme d’affaires anglais pionnier du low-cost aérien. Bien avant R. Branson (Virgin) et M. O’Leary (Ryanair), ce patron légendaire divisa par 3 le billet Londres-New York mais finit en faillite, victime d’une lutte à mort avec les compagnies en place qui cassèrent les prix, influencèrent les régulateurs et avec qui il multiplia les procès pour distorsion de concurrence.

Lors de cette séance de jeu, on vit des paris gagnés ou perdus et des rivalités sans merci.

Table 1, dite « Choc des titans » : ils ne se lassent pas de Mythic Battles Pantheon : Mickaël, Paul-Junior, Guillaume et Elouan s’affrontent en paires avec ce jeu magnifique, sans que la tour de contrôle n’ait été informée du résultat.

Table 2, dite « Quasi parité » : Frank ressort son prototype déjà bien mûr de My Little Secret Dungeon : associé à Hugo, il prend le pas sur l’association entre Olivier et Maël au terme d’une partie longue, équilibrée et tendue qui leur a bien plu.

Table 3, dite « Procès en première instance » : pour essayer Cursed Court, le choix avait été fait de bricoler un prototype quick and dirty (à déconseiller si vous fabriquez un avion, NDLR) à base de jetons de poker, d’élastiques et de cartes d’un autre jeu. Xel, Tristan, Thomas, Eric et VHN acceptent de faire les pilotes d’essai et découvrent ce jeu récent de bluff et de paris. Impossible d’arrêter Eric qui, avec 24 points contre 8 au dernier (un père de famille blond) l’emporte malgré (ou grâce à ?) sa maîtrise limitée des règles.

Table 4, dite « Distorsion de concurrence » : la table 3 poursuit sa soirée avec A Study in Emerald. Une fois la partie arrivée à son altitude de croisière, il apparaît clairement que Eric est un Réformateur et que seuls deux Loyalistes (Xel et Dom) œuvrent à l’avènement des Grands Anciens. Xel précipite la fin de partie mais son boulet la fait reculer de 5 PV, juste au niveau de Eric. Nous exhumons alors une règle qui en tel cas attribue la victoire aux Réformateurs, une manifeste distorsion.

Table 5, dite « Patron légendaire » : la même équipe choisit ensuite The Boss, un jeu avec (tiens tiens) du bluff et des paris. Thomas s’amuse d’égarer de nouveau Tristan et l’emporte d’une courte tête.

Table 6, dite « Procès en appel » : deuxième audience pour Cursed Court avec dans le prétoire Xel, Thomas, Maël, F-R et VHN. Une gamme de scores similaire (23 à 7) avec ici Maël dans le rôle de l’acteur dominant.

Table 7, dite « Témoins à la barre » : vol inaugural à P-C pour le jeu d’enquête Witness avec Michal, Neox, François-René, Hélène, Christophe et Nicolas-2 (bizarre, il est sensé se jouer exclusivement à 4 ?). 3 affaires ont été examinées avec des résultats variés (une réussite, une quasi-réussite et un échec).

Table 8, dite « Lutte à mort » : la table 7 poursuit avec le classique Room 25 : F-R se révèle comme gardien en éliminant un autre joueur mais dans la foulée Hélène, l’autre gardien, lui règle son compte. Encore une victime de la concurrence sauvage.

Table 9, dite « Tigre celtique » : on vit fort tard Tristan et N2 autour de Samhain.

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Séance de MARDI 06/02/2018 à St-Elivet

Le 6 février 1637, dans les tavernes d’Amsterdam et Harlem, villes opulentes des Provinces-Unies, des négociants se retrouvent comme à l’habitude pour acheter et vendre des tulipes. Il ne s’agit que de promesses de ventes car les bulbes ne seront disponibles qu’au printemps. Mais voilà qu’en rupture avec les semaines précédentes, les acheteurs se font réticents. Les cours, qui avaient atteint des sommets faramineux dans les mois précédents, entament une tout aussi vertigineuse plongée.

À partir de la fin du XVIe siècle, le nord de l’Europe voit se développer un engouement extraordinaire pour les fleurs en général et les tulipes en particulier. Les bulbes les plus recherchés s’échangent pour plusieurs milliers de florins, alors qu’un ouvrier spécialisé gagne environ 150 florins par an. On se met à acheter des parts de bulbe d’autant plus facilement qu’on ne règle pas comptant mais à terme : on s’engage dès l’hiver à acheter en été – au moment où il pourra être transplanté -, tel ou tel bulbe, avec l’espoir de le revendre soi-même avec profit.

Le problème est qu’au bout d’un moment, non seulement le prix des tulipes devient anormalement élevé, mais aussi le nombre de tulipes vendu à terme devient supérieur au nombre de tulipes réellement produit, à tel point que les Néerlandais ont qualifié la spéculation sur les contrats à terme de Windhandel, ce qui se traduit littéralement par « commerce du vent« . Ainsi, en février 1637, la chute des cours est aussi subite que brutale. Charles Mackay, écrivain et journaliste britannique qui analysa la tulipomanie, affirme dans son ouvrage publié en 1841 Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds qu’en 1635, 40 bulbes de tulipes s’achetaient 100 000 florins. Sachant qu’un florin est à peu près équivalent à 10 euros d’aujourd’hui, cela signifie qu’un bulbe de tulipe valait 25 000 euros.

Résultat de recherche d'images pour "tulipes koons"Un projet discuté à l’automne 1636 et soumis au Parlement l’année suivante prévoit que les contrats n’incluront plus une obligation d’achat, mais ne seront que des options. C’est une aubaine pour les spéculateurs, qui affluent sur le marché… jusqu’à ce jour de février 1637 où les cours s’effondrent brusquement. Mackay raconte l’histoire d’un marin anglais qui, ayant confondu un bulbe de tulipe avec un bulbe d’oignon, le mangea au cours d’un repas, et fut envoyé en prison plusieurs mois pour cette félonie.

En février 1637, les prix étaient si élevés que la demande chuta soudainement et entraina avec elle l’effondrement des prix. Mais avec les contrats à terme, des engagements pris devaient être honorés (tous ne le seront pas), ce qui provoqua la ruine de nombreux spéculateurs et la richesse de quelques autres. En effet, ceux qui achetèrent des tulipes en février 1637 au prix du marché (très bas) et les revendirent au prix conclu avant l’éclatement de la bulle (élevé) s’enrichirent. Les autres, qui durent acheter des tulipes à un prix exorbitant, se retrouvèrent avec un stock de tulipes ne valant presque plus rien, ou, en situation d’insolvabilité, ne purent honorer leurs engagements.

A Lannion, 381 ans plus tard, alors que la bourse s’effondrait, et que la mairie de Paris s’interrogeait sur le sort d’un bouquet de tulipes qu’on voudrait lui « offrir » à prix d’or, il fut aussi question de marchés à terme: on y inaugura en effet un excellent jeu issu d’un kick starter, et un proto-Frank de jeu compétitif style D&D où chaque carte peut être utilisée soit pour un déplacement soit pour son pouvoir – mais oui, comme à Gloomhaven nous souffle Dom !

Table 1, dite « Règlements différés » : à l’invitation de Julien-de-Paimpol, nous découvrons donc en première exclusivité le récemment incubé Rising sun, qui reproduit avec fidélité les conditions de  l’âge Edo. On y construit des temples, on eRésultat de recherche d'images pour "rising sun jeu figurine"nvoie des soldats, des moines, on y combat aussi, mais, surtout, on influence ces combats avec de l’argent et un système d’enchères cachées qui pimente les relations entre clans et qui fait de ce jeu un hybride étrange entre le combat militaire et le marché à terme. Une autre originalité du jeu est le système d’alliances, au début de chaque ère, alliances que l’on peut évidemment trahir, ce qui en général se paie à tempérament par règlement de comptes différé. Des mécanismes originaux, un sysRésultat de recherche d'images pour "rising sun jeu"tème de jeu interactif, de magnifiques pièces: tout invite au voyage et à la découverte au pays du soleil levant. Dans cette partie où plusieurs joueurs occupèrent un rôle à contre emploi, à l’exemple de Neox-la-libellule ou de votre-serviteur-la-tortue, j’eus la malchance de tirer des actions impossibles – à l’image des deux trahisons que je commis en début et fin d’automne (d’autant plus original que pour la deuxième, j’étais donc déjà célibataire), mais terminai à ma surprise en numéro 2 avec 40, grâce à une stratégie de conquête maîtrisée. C’est Doc Nico qui l’emporte avec 45, talonné par Tristan (39), François-René (36), Julien (31) et Neox (30).

Table 2, dite « Ivresse des cimes » : à Viticulture, (Essential Edition, mais sans l’extension Tuscany), échappant à la froide et humide grisaille locale, Xel, Thibault, Baptiste, Yvan et Dom partent s’installer comme viticulteurs quelque part en Italie. Ici ce n’est pas le plus riche qui gagne mais celui qui a su gagner des PV en vendant sa production (après avoir planté ses cépages, vendangé et vinifié) ou à travers les multiples possibilités offertes par les cartes qui tournent rapidement en main. Quatre participants repartent avec la gueule de bois, ayant vu Dom s’échapper sans pouvoir être rattrapé (21 PV contre 5 à 11 pour les poursuivants).

Table 3, dite « Violettes surcotées » : un groupe reconfiguré (Xel, Thibault, Vincent-2 et Dom) dispute ensuite une partie de Azul (dans sa version, hum, minimalistement dépouillée). Dom l’emporte tandis que Thibault peste contre un lot de 8 tuiles violettes récupérées bien malgré lui à la fin d’une manche et dont les -11 PV l’ont plombé sérieusement.

Table 4, dite « Bulbes hypertrophiés » : à Olympos, rassemblait N2, J3 et Guillaume. Julien a gagné, mais on a entendu Nicolas, plein de sous-entendus, lui dire qu’il ne faut pas trop lui chatouiller le bulbe.

Table 5, dite « Multicolore » : et on finit la soirée à Camelot comme à l’armée – en levant les couleurs.

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Séance de VENDREDI 02/02/2018 à St-Elivet

Le 2 février 1625, les Hollandais établissent un fortin sur l’île de Manhattan, à l’embouchure du fleuve Hudson. Autour du fortin se sont installées trente familles de protestants flamands, français et surtout wallons, envoyées par la Compagnie hollandaise des Indes occidentales. La petite colonie est baptisée La Nouvelle Amsterdam.

Le gouverneur, Peter Minuit, légalise l’occupation en remettant aux Indiens Algonkins des parages quelques perles de pacotille d’une valeur de 60 florins (l’équivalent de quelques poignées de dollars). Les débuts sont difficiles, marqués par des guerres avec les Algonkins, et des épidémies de choléra.

En 1664, quatre navires anglais bloquent le port et le gouverneur Peter Stuyvesant se résout à céder la colonie au roi d’Angleterre. La Nouvelle Amsterdam devient New York, en hommage au duc d’York, futur roi d’Angleterre sous le nom de Jacques II.

La ville connaît un rapide développement grâce au commerce des fourrures avec la région des Grands Lacs. Quand éclate la guerre d’Indépendance, c’est déjà la principale ville d’Amérique du Nord avec 30 000 habitants. La métropole compte 500 000 habitants en 1850 et trois millions à la fin du XIXe siècle. L’invention de l’ascenseur électrique suscite la construction des premiers gratte-ciel, posés sans façon sur le granit de Manhattan. Les immigrants affluent d’Europe. Au total, 16 millions transitent par Ellis Island, aujourd’hui transformée en musée.

En 1909, un guide qualifie New York de «Big Apple», surnom qui sera popularisé par les musiciens de jazz. Aujourd’hui, New York est la plus grande métropole de la planète, grande sinon par sa population (7 millions d’habitants), du moins par son effervescence intellectuelle et sa diversité, sans oublier la célèbre Trump  tower, version postmoderne du phare d’Alexandrie de l’antiquité.

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Quelques années après, à Lannion, un groupe d’irréductibles joueurs envahissait le fortin de St-Elivet, dont l’effervescence intellectuelle certains soirs de semaine n’a rien à envier à la grosse pomme.

Table 1, dite « Jaune, impair et manque » : à la table de Brass, votre modeste narrateur initie Christophe et Maël, qui n’ont pas fait le voyage pour rien et ont apprécié l’expérience, totalisant 106 et 141 points. Déconfit, je termine seulement second avec 129, plombé par un tirage de cartes résolument adverse et par le remords d’une action irrégulière que j’entrepris en première ère. Thomas observait la scène de loin, et les jaunes, en manque, étaient orphelins de leur Taxi driver préféré.

Table 2, dite « Sex and the city » : à Mechs vs. Minions, Xel, François-René, Nicolas II et Paul ont finement joué le scénario 6. Ces mecs plutôt mignons ont tellement apprécié qu’ils ont remis le couvert avec le suivant, le scénario 7. Un cinq à sept bien rempli, en quelque sorte.

Table 3, dite « Les affranchis » : à  Gloomhaven, pas de soucis pour nos affranchis habituels, qui se reconnaîtront dans le CR romanesque qui suit, issu de la plume fertile de Dom 😉

Quittant provisoirement ses aventures  vénales, le groupe d’aventuriers fait sa B.A en allant visiter un puits magique qui sauvera la vie d’une malheureuse. Jacques que rien ne réjouit tant que de mettre en pièces des Vermlings fait un carton ce soir, le reste du groupe faisant connaissance avec les Imp et les Stone Golem. La créature magique invoquée par Dom fait des merveilles en affaiblissant les ennemis avec son attaque à distance. Arrivé dans la salle principale où le comité d’accueil est sérieux, le groupe décide une manœuvre audacieuse : Neox et Jacques fixeront les monstres « en mourant héroïquement » tandis que Julien et Dom bondiront jusqu’à la dernière pièce pour précipiter la fin à la mission. Le plan réussit tellement bien que tout le monde survécut et que les deux « sacrifiés » repartirent en grommelant qu’ils auraient mieux fait de finir de ramasser les pièces d’or qui trainaient par terre. La prochaine fois, attendons nous à renouer avec les intrigues de Gloomhaven-la-corrompue.

Table 4, dite « Everyone says I love you » : à Gueules noires, comme à Istanbul, Tristan a joué de jolis tours et fait régner sa loi. Thomas, Michal et Olive ont apprécié son charisme naturel. C’est bien simple, tout le monde aime Mister T, même quand Yseult n’est pas là.

Table 5, dite « Do the right thing » : à Mythic battle – extension Hephaïstos, Anthony, Mickaël, Guillaume et Vincent se sont imposés. Visiblement, ils savent quoi faire, et ont eu tout loisir de s’extasier devant les figurines peintes avec une minutie qui défie l’entendement comme Hadès, ci-contre reproduit, en témoigne.

Table 6, dite « SOS Fantômes » : à Armadora, Tristan méduse Maël et Nicolas II et réalise le hat trick. Autant dire qu’avec lui, ses comparses ressemblent surtout à des fantômes.

Table 7, dite « After hours » : à la table de Codenames, les Rouges (Xel, FR, Paul, Sophie) se mesurent aux Bleus (Dom, VHS, Doc Nico, Mickaël):

  • 1-0 pour les Rouges, servis par une grille facile à l’image du Rouge 2 (Moulin, Feu) et malgré un Brigitte Macron 3 (Talon, Bise, Lumière) des Bleus qui ne manquait pas d’inspiration,
  • 1-1: les Bleus égalisent, servis par les errements des Rouges qui glissent sur un Champignon. L’énigmatique Reine 2 (Pion, Venus) restera l’incompris de cette manche.
  • 2-1: les Bleus prennent un bon départ avec un Protection 3 (Coque, Ecran, Carton), mais échouent à l’instant décisif sur un Canardage 2 qui visait (Tir, Assiette), là où Ball-trap ou Pigeon auraient fait l’affaire. Quant aux Rouges, ils hésitèrent sur un Conte 2 (Charme, Pouce), où une auto-stoppeuse aurait probablement joué son rôle. Mais après l’échec du camp adverse, il ne restait plus que Charme, qui se dévoila sous l’indice Arbre 1.

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Séance de MARDI 30/01/2018 à St-Elivet

Le 30 janvier 1948, le mahatma Gandhi était assassiné. Résultat de recherche d'images pour "mahatma gandhi assassination cartoon"

À la suite de la partition de l’Inde et du Pakistan, en 1947, hindous et musulmans s’affrontent violemment. Gandhi tente de réconcilier les communautés. Le 1er septembre 1947, à Calcutta, de nouvelles émeutes éclatent. Gandhi loge alors dans le quartier musulman, ce qui exaspère les extrémistes hindous. Ils menacent Gandhi et lui demandent de quitter le quartier. Gandhi répond qu’il jeûnera jusqu’à ce que les violences cessent.

Le 13 janvier 1948, à Delhi, Gandhi entame un jeûne illimité « pour protéger la vie, les biens et la religion des musulmans ». Gandhi craint qu’une guerre civile éclate dans la nouvelle Inde indépendante entre musulmans et hindous. Il revendique également le paiement par l’Inde d’une dette à l’égard du Pakistan issue de l’accord sur la partition du pays. De nouveau, il obtient gain de cause auprès des leaders des communautés religieuses. Le 18 janvier, en présence de l’ambassadeur du Pakistan, le jeûne est rompu. Il a obtenu également le paiement des 550 millions de roupies dues au Pakistan.

Pour beaucoup d’hindous, c’en est trop : Gandhi est un traître. Ils n’acceptent pas, en particulier, qu’il ait accepté la partition, alors qu’il avait dit qu’il la refuserait jusqu’à la mort. Ils ne supportent pas plus l’attitude d’apaisement de Gandhi vis à vis des musulmans, en particulier dans le contexte des conflits et violences interreligieux qui déchirent l’Inde. Plusieurs projets d’assassinat sont préparés par les fanatiques hindous.

Une première tentative est menée le 20 janvier par Gopal Godse, mais échoue, la bombe explosant à 50 m du Mahatma. Le 30, Gandhi sort de Birla House, à Delhi, où il est hébergé par un mécène. Il tenait quotidiennement une séance de prière dans les jardins. Entouré d’une foule de 500 personnes se pressant à son passage, le Mahatma, en jeûne, marchait péniblement en s’appuyant sur ses petites filles. Au moment de la salutation rituelle à la foule présente, Nathuram Godse (frère de Gopal) s’avance, se prosterne devant lui, puis dégaine un pistolet et tire trois coups de feu à bout portant.

D’après de nombreuses sources, Gandhi s’effondre en prononçant : « Hé Rām » (Oh Dieu) – ce qui est toutefois contesté par ses assassins, selon qui c’est une réécriture de l’histoire pour aider à donner à Gandhi un statut de Saint. Il meurt peu après dans ses appartements privés. C’est Nehru, premier ministre du pays, qui annoncera la nouvelle de la mort du Mahatma à la radio.

70 ans après, à Lannion, si les apôtres de la non-violence et du jeûne étaient en minorité, chacun s’est efforcé, à sa modeste échelle, de se pencher sur son rouet.

Table 1, dite « Jeûneurs involontaires » : à la table de Evolution climate , on n’est pas souvent à l’abri d’un coup de fringale, ce qui fait de la plupart des joueurs des jeûneurs involontaires, y compris les carnivores qui ont été le plus souvent affamés, pour ne pas dire décimés. Une première partie voit Dom l’emporter avec 54, suivent Thibault, 47, Guillaume, 46, Vincent 2 et VHS, 41, et Julien 3, 20. Tandis que ce dernier quitte les lieux, les autres en redemandent. L’occasion pour Dom de remettre le couverrt avec 53, devant VHS, 52, Guillaume, 46, Thibault, 45 et Vincent 2, 36.

Table 2, dite « Non-violente » : à Burgle bros, Hélène, François-René, Neox et Olivier, notre nouvel ami, bienvenue à lui (à ne pas confondre avec Olivier-alias-Olive), ont échoué à quitter les lieux d’un cambriolage. Non-violents, ils s’étaient munis d’une boîte de cookies maison en signe de paix.

Table 3, dite « La route du sel » : en 1930, Gandhi entamait la route du sel. Après un parcours à pied de 300 kilomètres, son cortège arrive à Jalalpur, au bord de l’océan Indien. Gandhi s’avance alors dans l’eau et recueille dans ses mains un peu de sel. Par ce geste dérisoire et hautement symbolique, il encourage ses compatriotes à violer le monopole d’État sur la distribution du sel, qui oblige tous les consommateurs indiens, y compris les plus pauvres, à payer un impôt sur le sel et leur interdit d’en récolter eux-mêmes, à l’image de l’impôt de la gabelle sous l’Ancien Régime. Pour leur part, à Russian railroads, Baptiste, Ivan et Tristan entamaient un voyage moins pénible au pays des prolétaires heureux. Tristan termine à 341, Baptiste le coiffant au portillon avec 364. Face au « Trotski trégorrois » (surnom éphémère que j’invente ici par association croisée entre la thématique du jeu et les barbiches), c’est une victoire qui ne manque pas de sel !

Table 4, dite « Intouchables » : à Elysium, les Nicolas étaient intouchables: 54 pour Nicolas II et 50 pour Doc Nico, tandis que Xel, avec 47, effleure le podium.Résultat de recherche d'images pour "elysium jeu"

Table 5, dite « Aux grandes âmes » : la nuit venue, à Nosferatu comme à Mafia de Cuba, toutes les âmes sont grises. Mais parmi les vampires et les mafieux, y en avait-il une grande parmi elles ?

 

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Séance de VENDREDI 26/01/2018 à St-Elivet

Le mot télévision apparaît avant la chose, en 1900, lors de l’Exposition universelle de Paris. Mais c’est le mardi 26 janvier 1926 que des membres de la Royal Institution assistaient à la première séance de télévision. Il ne s’agit que d’une petite image animée en noir et blanc de 30 lignes verticales, mais elle permet de distinguer clairement la silhouette d’un personnage transmise à partir d’un émetteur situé dans la pièce voisine.

La séance a lieu à Londres, 22 Frith Street, dans le laboratoire de l’inventeur, un ingénieur et entrepreneur écossais du nom de John Logie Baird. Après de longues recherches, il avait présenté une première fois son procédé en octobre 1924 dans le magasin Selfridges, sur Oxford Street, mais le résultat avait été trop médiocre pour être pris en considération.

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La télévision de John Baird est l’aboutissement d’une longue chaîne d’innovations.

Tout commence en 1875 quand l’Américain G. R. Carey suggère l’emploi du sélénium, un matériau dont la résistivité varie en fonction de l’éclairement, pour la transmission d’images à distance. Quelques années plus tard, en 1883, l’Allemand Paul Nipkow invente et fait breveter un disque tournant analyseur d’images, le télescope électronique. John Baird en tirera parti pour son dispositif.

En 1923, le chercheur américain d’origine russe Vladimir Zworykin invente une caméra électronique (iconoscope) à l’origine de la télévision électronique et le 18 novembre 1929, alors qu’il travaille pour Westinghouse, il présente le premier récepteur de télévision entièrement électronique. En concurrence avec John Baird, l’inventeur américain Charles Francis Jenkins fait en juin 1925 une démonstration publique de transmissions d’images animées selon un principe similaire à base de disque tournant analyseur d’images.

En juillet 1928, l’infatigable John Baird procède à de premiers essais de télévision en couleur. Un peu plus tard enfin, le 30 septembre 1929, il effectue en association avec la BBC (la radio britannique) les premières émissions régulières télévisées à partir de l’émetteur de Daventry.

A Parties Civiles, 92 ans après, pas besoin de téléscope ni d’iconoscope pour se voir ou s’entendre !

Table 1, dite « L’angle Eco » : table découverte de Container – un jeu simulant l’économie mondialisée, qui ne date pas d’hier mais qui se fait rare sur les étals, y compris d’occasion. Un jeu qui fut, nous dit la mémoire profonde du blog, joué à Parties Civiles dans une version commerciale (illustration) en 2011, et depuis tombé dans l’oubli. Un challenge de plus, en conclut Dom, qui se fit fort de le relever en le fabricant maison, cubes en bois, calendriers des postes à l’appui, et  qu’il complèta d’une imposante mallette de vrais jetons de joker. L’ensemble a fière allure. Le jeu lui-même aussi, qui permet de simuler de manière surprenante les écanismes micro-économiques à l’oeuvre dans le commerce des marchandises. On produit des biens, qu’on met ensuite en vente, au prix de son choix, on en achète, qu’on charge dans ses containers et qu’on transporte en mer, avant de les vendre à bon port. Comme le prix des marchandises varie selon les objectifs secrets des joueurs, et que ce mécanisme de calcul se double d’un autre, redoutable, qui supprime la denrée en plus grand nombre dans ses entrepots en fin de jeu, qu’on peut également racheter ses propres marchandises mises aux enchères, on a affaire à un jeu d’une certaine complexité dans ses calculs. Faut-il produire en masse avec de nombreuses marchandises, quitte à inonder le marché, ou miser sur des containers bien garnis ? Faut-il produire soi-même les couleurs qui nous font gagner ? Autant d’interrogations qui firent bifurquer les joueurs sur des stratégies divergentes.

A l’arrivée, c’est Xel (103) qui emporte la mise, à la grande surprise de Dom, 10 points derrière, et à la faveur d’une offrande de Tristan, qui paya 17 une cargaison qui en apporta donc 34 à Xel car, quand on n’achète pas ses propres produits et qu’on les vend au plus offrant, la banque double la mise ! Tristan, sceptique sur la stratégie, termine à 64, tandis que Votre Humble Serviteur (39) et Thomas (32) furent plombés par leur recours excessif à l’emprunt !

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Table 2, dite « Perdu de vue » : à Mysterium, Hugo, Christophe, Cécile et Pierre ont eu l’air de bien s’amuser. Mais n’ont-ils pas perdu de vue l’objectif du jeu ?

Table 3, dite « Coucou c’est nous » : la bande habituelle (Pierre, Paul et les autres) se retrouve autour d’un Mechs vs. Minions, qui fut, comme de juste, gagné.

Table 4, dite « Rendez-vous en terre inconnue » : à Tzolk’in – Le clandrier maya, JiBee honorait sa table de sa personne, et la gratifia d’une victoire, preuve que sa présence à éclipses ne nuit pas à son rayonnement. Thibault, Olive et Maël exploraient en terre inconnue et complètent dans cet ordre le tableau d’honneur.

Table 5, dite « La tête et les jambes  » : à Mythic battles, deux parties furent jouées entre Mickaël, Axel et Guillaume. Si les deux premiers remportèrent le premier opus, on se perd en conjecture pour le second.

Table 6, dite « Les experts » : à Zomibicide Black plague, Hélène, Baptiste, Neox et François-René ont survécu. Un travail d’experts.

Table 7, dite « Koh lanta » : à Galerapagos, une brochette de joueurs aguerris luttaient pour survivre dans la bonne humeur.

Table 8, dite « Zone interdite » : à la table de Codenames, les Rouges (Thomas, Tristan, VHS) se mesurent aux Bleus (Dom, Xel, Guillaume):

  • 1-0 pour les Rouges, malgré un brillant Académie 4 de Dom, et non sans s’interroger sur la poésie d’un éclat de verdure
  • 1-1: les Bleus égalisent sur une Tramontane mal maîtrisée, qui visait Bise et Gaule (avec FR comme maître espion, aurait pensé qu’il aurait fait autre chose de cette combinaison de mots)
  • 2-1: les Bleus gagnent par défaut et après quelques sueurs froides qui firent dire à Dom: « on ne tripote pas sans se concerter », les Rouges pointant la zone interdite (Chasse assassin sur l’indice Canard)

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Séance de MARDI 23/01/2018 à St-Elivet

En ce 23 janvier, en l’honneur de Christophe Dechavanne, qui fêtait son soixantième anniversaire, chacune des tables de cette soirée sera baptisée en écho à un des épisodes de la vie déjà fort tourmentée du néo-sexagénaire.

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Table 1, dite « Secrets d’histoire » : à cette table, on ressortit un Olympos trop souvent oublié, un jeu à base de conquête où il s’agit de voyager dans la Grèce antique sans perdre trop de temps, et surtout de faire des découvertes, plaire aux Dieux et récolter des merveilles. Votre modeste serviteur réussit à s’imposer sur le fil avec 42, devant Nicolas II (41), et Guillaume (37), ayant réussi l’exploit de conquérir deux merveilles, le secret de ce succès !

Table 2, dite « Le journal du hard  » : attention, ici on cogne dur: une brochette de joueurs aguerris au mal se confrontent à Blood rage. Baptiste l’emporte 3 points devant Neox, sous l’oeil admiratif de Hélène, François-René et Olivier.

Table 3, dite « La roue de la fortune » : à Tzolk’in – Le calendrier maya, Xel inflige une petite pâtée à Thibault, derrière elle à quelques points, Julien-the-third un peu plus loin et Vincent-the-second – qui a atteint 11 après avoir passé tout le jeu à 0 puis à 2. La roue de la fortune a bien tourné pour elle.

Table 4, dite « Faites entrer l’accusé » :  à Citadelles, Xel sert une bonne pâtée à F-R, Nicolas II, Thibault et Vincent. La stratégie de la défense sera compliquée.

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