Séance de VENDREDI 08/11/2019 à Servel

Dans la soirée du 8 novembre 1895, il n’y a rien à la télé. Wilhelm Röntgen fait des expériences où il étudie la propagation des rayons cathodiques (en fait des faisceaux d’électrons) produits dans un tube de Crookes. Il découvre par hasard qu’un papier photosensible placé en arrière du tube luit, même si on interpose des matériaux d’opacité variable (papier, aluminium, bois mais pas le plomb). Intrigué par ce paradoxe et poursuivant ses investigations sur ce nouveau rayonnement qu’il nomme « X » (comme l’inconnue en maths), il constate qu’il peut impressionner le papier photographique et qu’il permet de distinguer avec un certain contraste les organes et les os du corps humain. La main de sa femme est ainsi entrée dans l’histoire des sciences tandis que le mari pionnier sera récompensé par le premier prix Nobel de physique en 1901.

Les applications médicales et récréatives (attractions de foire) se développeront rapidement mais il faudra du temps pour comprendre les effets néfastes des rayons X et nombre des pionniers de la radiologie seront amputés des doigts ou de la main. Propulsons-nous maintenant 124 ans en avant.

Table 1, dite « Rayonnement » : et revoila Tapestry, inauguré mardi, avec cette fois quatre joueurs (Neox, Lucas, Tristan et Julien). Les règles avaient été bien bûchées et la partie a eu une durée plus raisonnable. Les joueurs qui découvraient tous ont rayonné dans diverses directions de développement, avec une tendance expansionniste pour Julien (au détriment de Tristan semble-t-il) et bétonniste pour Lucas. Ce dernier, avec le personnage de l’Architecte, a méthodiquement construit son plateau individuel et l’a emporté avec une avance confortable. Il rayonnait après sa victoire.

Table 2, dite « Pionniers » : poursuite de la campagne de Descent pour Olivier3, Frédéric, Frank et Paul qui explorent toujours plus loin. Cette soirée est récompensée par une victoire collective contre l’intelligence de l’ordinateur, qui les a tous réjouis.

Table 3, dite « Paradoxe » : après les Paladins mardi, partie des Architectes du Royaume de l’Ouest avec ici Romjé, Audrey, Benoit et VHN. Audrey n’hésite pas à descendre sur la piste de vertu pour y remonter en fin de partie. Dom, pas à un paradoxe près, a deux apprentis s’activant au marché noir qu’il visite assidument. Pourtant c’est lui qui construit intégralement la cathédrale et finit au sommet de la piste de vertu. Benoit qui visait aussi la cathédrale en est réduit à se reconfigurer en milieu de partie. Quant à Jérôme, il déroule avec efficacité une stratégie « bâtiments » en en construisant cinq qui combotent bien. Avec 34 PV, il l’emporte devant Dom (29) et les deux autres (25).

Table 4, dite « Effets néfastes » : Camille et Olivier-L enchaîne deux scénarios de Claustrophobia 1643. Dans les deux cas c’est Olivier, aux commandes des forces obscures, qui a le dessus.

Table 5, dite « Etude de propagation » : la table 1 moins Lucas s’essaie à Asteroyds, un jeu de programmation en temps limité où il faut slalomer entre des corps célestes mouvants. Le programmeur Tristan s’impose.

Table 6, dite « Opacité » : histoire d’oublier les erreurs tactiques de la partie récente, nouvelle session de A Study in Emerald à cinq (Thomas, VHN, F-R, Mickaël et Frédéric). Pendant le round d’observation, c’est Thomas qui garnit le plateau d’agents tandis que F-R maintient l’opacité sur son affiliation (ainsi il achète à la fois la carte Zombies et la carte anti-Zombies). Mickaël, dans le flou, s’équipe de la carte permettant de changer de camp. Dom révèle trop tôt qu’il est Restaurationniste et les 3 Loyalistes lui tombent aussitôt sur le paletot. Il fait monter de 6 points la piste de son équipe, ce qui profite tout autant à F-R qui attend son heure dans l’ombre. Mais, rejouant le scénario de la semaine passée, Mickaël précipite la fin de partie (en éliminant le dernier agent de Dom, sur un malentendu de règle) dans une configuration défavorable pour son équipe. Dom finit au score juste devant son compère F-R. Bon allez promis la prochaine fois plus d’erreurs !

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Séance de MARDI 05/11/2019 à Servel

Une séance du mardi à une douzaine, chaleureuse, automnale et doublement arrosée (à l’extérieur et dans nos gosiers, anniversaire aidant).

Table 1, dite « Frères d’armes » : Baptiste et Neox déballent Paladins du Royaume de l’Ouest en VO et en se léchant les babines. Le jeu, toujours illustré par le talentueux TheMico, se déroule en partie sur un plateau individuel et s’avère plus touffu que son petit frère Architectes. En toute confraternité, Nicolas l’emporte 69 à 49 PV.

Table 2, dite « Space Oddity » : Dom recrute deux autres astronautes, Thomas et Nicolas-2, pour embarquer dans Die Crew: Reist gemeinsam zum 9. Planeten. Un jeu à la mécanique originale puisque c’est un jeu de plis coopératif, à la communication limitée (à la Hanabi), où les joueurs doivent réaliser des « contrats » de plus en plus difficiles. Quatre couleurs plus un atout, il était aisé d’en bricoler un exemplaire avec des morceaux de DUC et de UNO. Bon, le thème de la mission spatiale est totalement artificiel et, si Thomas est visiblement un vétéran de la belote ou du tarot, Nicolas manquait un peu d’automatismes.

Nous sommes arrivés au terme de la mission n°16 (sur 50), seules les missions 5, 7, 10 et 16 ayant nécessité deux tentatives. Pas si mal mais l’équipage avait un peu le mal de l’espace et a commencé à réclamer son rapatriement sur terre en tambourinant sur les parois de son frêle vaisseau. Pourtant, souvenez-vous que c’est ici que vous avez entendu parler de ce jeu quand il sera nominé pour le Spiel des Jahres 2020 !

Ensuite, plongée dans Deep Sea Adventure. L’ivresse des profondeurs fait des victimes et le seul un peu raisonnable, Nicolas, l’emporte.

Table 3, dite « Jeunes pousses » : deux paires de nouvelles recrues, Lucas-Alice et Thibault-Justine, jouent d’abord à arroser et grignoter des bambous en téléguidant un panda vorace, limite obèse (Takenoko), avec (encore) une victoire de Lucas. Puis ils lancent de gros dés multicolores en faisant des combos de cartes (Seasons). Il y avait de l’expérience autour de la table, qui a sorti cette fois son épingle du jeu ?

Table 4, dite « Bling bling » : non ce n’était pas la tenue des participants (DocNico, François-René et Benjamin) mais l’objet de leurs attentions : Tapestry. La dernière production de Stegmaier Games aux méthodes marketing bien rodées. Le pitch ? un jeu de développement de civilisation en 2 heures et 4 pages de règles, avec 20 bâtiments uniques en plastique peints à la main par des petits nenfants asiatiques. Bon, apparemment ce n’était pas si simple que cela, cela dura et F-R l’emporta.

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Séance de VENDREDI 01/11/2019 à Servel

Le premier novembre est dans nos contrées la Toussaint, la fête des Morts. Avec un grand M.

Table 1, dite « Miniatures » : Jack et Jeff déploient les figurines de A song of Ice and Fire sous le regard de Maxime.

Table 2, dite « Mixité » : Frank poursuit le développement de son prototype déjà vu, entretemps renommé My Dungeon Break. Ses testeurs d’un soir sont Olivier3, Kristell et Benoit. Toujours coopératif, toujours difficile : trois parties disputées, trois défaites même si l’une d’elles aurait pu être une victoire sans une inattention fatale.

A la mi-temps, Kristell est remplacée par Jeff et le quatuor se lance dans Race for the Galaxy (qui a fait un grand retour depuis quelques semaines). On sait que Jeff y est redoutable mais aucun résultat ne nous est parvenu.

Table 3, dite « Maladroit » : partie de A Study in Emerald (2e Ed.) pour Thomas, Tristan, Gérard, Christophe et VHN. Le démarrage est relativement paisible, chacun achète des cartes pour enrichir son deck sans trop gêner ses collègues. Tristan révèle rapidement ses penchants restorationnistes tout en perdant de la santé mentale. Alors qu’on pressent l’arrivée d’une vague d’attaques, Dom met fin à la partie en faisant perdre à Tristan sa 3e santé mentale. Mais il a a mal décodé l’allégeance de Thomas (loyaliste) qui, en faisant perdre 5 PV à son équipe, laisse Tristan et Christophe, l’autre restorationniste, à égalité sur le podium. Oups.

Après le départ de Gérard, les mêmes se lancent avec enthousiasme dans une partie de Meuterer (version dite Kingsroad rethémée à Westeros). La couronne de roi a souvent changé de tête au fil des rébellions, et la pioche, maladroitement brassée selon certains, aurait outrageusement favorisé Thomas (qui a reçu plusieurs fois les quatre seules cartes rouges du paquet) et puni Tristan (qui a beaucoup pesté). Au final VHN finit avec 35 PV, 2 points devant Thomas.

Table 4, dite « Maîtrise » : DocNico entraîne en compagnie de Vincent un couple de visiteurs, Charles et Julia, dans la découverte du riche univers du jeu de plateau. Ils choisissent Dead of Winter, jeu coopératif (sans traître ce soir) à l’atmosphère bien rendue. Le petit groupe de survivants résiste plutôt bien aux zombies qui tapent à la porte et parvient même à réaliser un second objectif.

Table 5, dite « Mégalomanie » : Paul-Jr est mis à la tête d’une multinationale spatiale et s’installe avec ses concurrents, Lucas, Nicolas-2 et Thibault, autour de Terraforming Mars. Lucas accumule les points de terraformation sans négliger sa présence sur la planète rouge et est couronné colon de l’année.

Une fois le jeune couché, les grands remettent le couvert avec une orgie de 7 Wonders où toutes les extensions (Leaders, Cities, Babel et Armada) sont étalées sur la table !

Table 6, dite « Morsures » : aventures militaires coopératives pour Neox, F-R, Jérôme, Axel et Olivier-L qui jouent à V-Commandos. Il était question de faire joujou avec un mini-char télécommandé mais de l’avis des protagonistes c’était plutôt mal parti.

Ils poursuivent avec Cerbère, une nouveauté qui a eu pas mal de succès au récent Festival Scorfel. Il s’agit de s’enfuir d’un souterrain avec à ses trousses un chien méchant, s’il vous rattrape vous passez dans son camp. Le genre de jeu riche en coups bas qui rappelle une histoire (« Comment échapper à un ours qui vous poursuit ? en courant plus vite que l’autre gars »). Il y a eu au moins 3 parties et au moins 2 victoires de Nicolas dans le rôle du toutou tricéphale.

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Séance de MARDI 29/10/2019 à Servel

Le 29 octobre 1787 eut lieu à Prague la première du Don Giovanni de Mozart. Reprenant le mythe du séducteur puni, l’opéra connait immédiatement un succès qui ne se démentira pas. 232 ans plus tard, moins de bruit et de fureur sont au rendez-vous ; et si l’on frappe à l’improviste, ce n’est pas le Commandeur mais un joueur retardataire fuyant la nuit et la pluie.

Table 1, dite « Il catalogo è questo » : une partie de Evolution en version à la fois Climate et française regroupe Neox, Xel, François, F-R, Elouan et Dom. Le climat part vers le froid ce qui donne lieu à plusieurs tours avec famine. Elouan démarre agressivement avec un carnivore chassant en meute, mais quasiment tous les autres s’en protègent tout en s’équipant rapidement du trait « charognard » qui leur permet de profiter de la prédation de l’Elouanosaurus. A six joueurs, le pioche se vide vite et le décompte place sur le podium F-R avec 61 PV qui ajoute cette victoire à son catalogue bien fourni, les autres sont regroupés autour de 50-55.

Table 2, dite « Finch’han dal vino » : du gros jeu spatial à cette table avec Kepler-3042 que ressortent Benjamin et DocNico, rejoints par Zerlina et Masetto dont c’est la deuxième visite. Le (bientôt officiellement intronisé) Doc l’emporte détaché avec 34 PV et peut déboucher une bonne bouteille. Ceux qui découvraient ont bien aimé, on les reverra donc !

Table 3, dite « Notte e giorno faticar » : Lucas fait découvrir Imaginarium à Vincent, Olive, Thibault et Eric. Lucas l’emporte (il ne faudrait pas que cela devienne une habitude) et Olive, sur le terrain nuit et jour, repart satisfait de sa prestation en sifflotant une aria.

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PS : on me signale une faute de frappe, c’était Jessica et Marco à la table 2

Séance de VENDREDI 25/10/2019 à Servel

Le 25 octobre 1415 se déroulait la bataille d’Azincourt. Les troupes françaises, fortes de 15 000 hommes, y tentent de barrer la route aux 8 000 de l’armée du roi d’Angleterre Henri V, qui veut regagner Calais, devenue anglaise depuis 1347, et donc, par là même, l’Angleterre.

La bataille se solde par une défaite importante pour le camp français : la cavalerie lourde, rendue moins efficace par un terrain boueux et les retranchements anglais, est transpercée par les archers anglais et gallois, équipés de grands arcs à très longue portée. Cette bataille, où la chevalerie française est mise en déroute par des soldats anglais inférieurs en nombre, est souvent considérée comme la fin de l’ère de la chevalerie et le début de la suprématie des armes à distance sur la mêlée, qui se renforcera avec l’invention des armes à feu. Elle est, en réaction, une cause majeure de l’épopée de Jeanne d’Arc, puis de l’investissement dans l’artillerie qui deviendra une spécialité française.

Les pertes des Anglais sont de 13 chevaliers et une centaine de simples soldats. Les Français perdent 6 000 chevaliers dont le connétable, et de nombreux grands seigneurs. La débâcle de la chevalerie française d’Azincourt, qui fait suite à celles de Crécy et de Poitiers, prive la France de cadres administratifs et militaires en grand nombre du fait des nombreux tués chez les baillis et les sénéchaux du roi. Elle met également en évidence la conception dépassée que se font de la guerre les armées françaises en particulier une partie de la chevalerie, alors qu’Anglais et Ottomans ont déjà organisé des armées unies et disciplinées : les Français, supérieurs en nombre, mais incapables d’obéir à un chef unique et placés dans l’impossibilité de faire manœuvrer les chevaux, comme à la bataille de Poitiers, soixante ans auparavant, auraient eu intérêt à négocier avec Henri V, qui avait abandonné son rêve de revendiquer la couronne de France.

Cette bataille marque un tournant dans l’art de la guerre en Europe : des armées plus maniables et plus articulées (comme l’était déjà celle d’Édouard III, dont la composition et le comportement permettaient de préfigurer le déroulement des batailles intervenant dès la fin du XIVe siècle) défont des masses hétéroclites pleines d’inutile bravoure. Enfin, cette bataille fait naître dans la population française un sentiment anti-anglais, qui nourrit un patriotisme préexistant en France depuis la bataille de Bouvines, et qui s’amplifiera au cours de la guerre de Cent Ans.

604 ans après Azincourt, la pluie tombait dru sur Lannion, et, si aucun cheval ne s’y embourba, la soirée fut peuplée de fantômes.

Table 1, dite « Planification défaillante » : sorti tout droit du moyen-âge, Hermagor, qui fait son retour après 3 ans de purgatoire sur nos tables, est le premier fantôme de cette soirée. Votre narrateur y initie Gérard, un homme d’expériences, et Benoît, nouveau venu chez nous. Une partie étrange que votre serviteur sembla dominer largement tandis que Gérard paraissait en perdition, peinant à établir ses citadelles. Mais tout se détraqua dans le dernier tour: ayant épuisé toutes mes citadelles, je me retrouvai à l’arrêt, et la machine s’enraya. Et Benoît s’impose largement avec 133, devant Gérard, 109, suite à une remontada de folie, et je termine dernier avec 95 !

Table 2, dite « Au champ d’honneur » : à l’issue de cette table de V Commandos les fantômes de Camille, Olivier, Jérôme, Nicolas II flottaient dans l’air. Les quatre terminent sur le carreau, malgré un premier objectif atteint.

Table 3, dite « Jaune canari » : à Wingspan c’est le jaune canari de Thomas, 86, qui sort en tête, un battement d’ailes devant Vincent, 82, et Julien, 81. Un vol d’hirondelles plus loin, Xel nous fait comprendre que son score lui rappelle l’Orne.

Table 4, dite « Maillot jaune » : à Shards of Infinity la table 3 refait le match, mais enregistre le même vainqueur !

Table 5, dite « Ghostbusters » : à Demeures de l’épouvante, les fantômes étaient omniprésents. La fin en fut déroutante Y a-t-il une vie dans l’au-delà se demandèrent Neox, François-René, Olivier et Thomas_2nd ? Une chose est sûre, Anthony, qui a collectionné les indices, ne s’y ennuiera pas.

Table 6, dite « Triangle isocèle » : un Mythic Battle à trois, c’est chacun pour soi. Mais comme dans tout bon triangle amoureux, il faut que deux s’y chamaillent: ce fut le cas d’Axel et Mickaël, permettant à Armand, le troisième larron qui jouait Artémis, de tirer les marrons du feu sans effort.

Table 7, dite « Ni grâce ni pardon » : on résumera cette partie de A song of ice and fire dans l’univers de GOT à l’équation suivante: Stark.Jack > Lannister.Jeff. Ni grâce ni pardon, comme l’a chanté Cabrel à propos d’Azincourt.

Table 8, dite « Lucas crâna » : Lucas était désireux de découvrir Race for the Galaxy, Dom l’initie en compagnie de Thibault. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’initié s’en est bien tiré ! A la première partie, il déroule une stratégie quasi-parfaite basée sur les ressources brunes et finit avec 62 PV (contre 34 et 21 respectivement). Tout le monde repart pour une seconde partie que Lucas, avec 4 mondes de production et 4 développements de valeur 6, remporte de nouveau avec 50 PV.

Table 9, dite « Fantômes de nuit » : comme la soirée ne finit toujours pas, nous abandonnons Camille, François-René et Neox à Greenville 1989 – un jeu narratif, où les joueurs incarnent une bande d’adolescents coincés dans un univers parallèle et cauchemardesque. Les fantômes de la nuit enveloppent l’issue de cette quête.

Table 10, dite « Ombres de nuit .» : c’est notre dernier revenant de la soirée: Shadow hunters n’était pas sorti sur nos tables depuis un an. Jérôme était bien sûr à la manœuvre ! Les ombres de la nuit enveloppent l’issue de cette joute.

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Séance de MARDI 22/10/2019 à Servel

Le 22 octobre 1879, un bricoleur de génie inventait l’éclairage électrique. Après d’innombrables essais qui témoignent d’une rare détermination, l’Américain Thomas Edison réussit à produire un éclairage durable en faisant passer du courant à travers un filament de carbone, dans une ampoule sous vide.

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Cette première lampe à incandescence dure quarante heures. Elle soulève les États-Unis d’enthousiasme et va révolutionner les sociétés humaines. C’en est fini de l’éclairage au gaz ou au pétrole, odorant et dangereux, qui avait remplacé un siècle plus tôt les chandelles de suif et les cierges de cire, apparus au Moyen Âge en substitution aux lampes à huile de l’Antiquité.

Selon ce véritable bourreau de travail, «Le génie, c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration». 140 ans plus tard à Parties Civiles, quelques génies étaient présents mais ils sont globalement restés dans leur lampe.

Table 1, dite « 99% de transpiration » : à cette table de Sherlock Holmes: Détective conseil on retrouva la bande habituelle des enquêteurs, à laquelle se joignit Guillaume. Pour cette enquête sur l’homme sans visage, on fut discipliné, sérieux et, à l’heure du gong, la copie qu’on tendit semblait solide. Il fallut lire la solution pour comprendre qu’on avait été hors sujet et qu’un petit 2 sur 100 gratifierait notre prestation !

Table 2, dite « Destin Aladin » : cette table découvre Ishtar avec Alice, Xel, Justine et Neox. Ce dernier se montra un président éclairé, gagnant sans vraiment l’avoir cru possible.

Table 3, dite « Générale électrique » : à Five tribes on vérifie que les femmes, aussi, ont une âme. Et entre Justine, Xel ou Alice cette dernière avait un petit supplément.

Table 4, dite « Noirceur divine » : à Deus nous sommes dans le noir pour dire qui de Lucas, Nicolas II, Frédéric ou Thibault-2 l’emporta.

Table 5, dite « Electron libre » : à Gugong, Mickaël accueille Axel, de passage en vacances, et pousse l’amabilité à lui faire croire qu’il pourra gagner. Notre électron libre, défait pile d’un point, repart sans avoir perdu la face.

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Festival SCORFEL 19-20/10/2019 aux Ursulines

Cette année encore, Parties Civiles est devenu, le temps d’un week-end, le partenaire très particulier du festival Scorfel !

Si vous croisez cette pirate, nous ne répondons de rien

Sous la houlette de quelques parti-civiliens grimés en Scorfelnautes, la salle des Ursulines fut transformée en immense salle de trésors pour petits, grands, et geeks qui avaient à résoudre des énigmes en collectant des indices cachés dans la salle.

Des parties de jeu innombrables se sont succédé, allant du party game au lourd équipage des adeptes de Warhammer. Certains ont même succombé aux affres d’une murder party à l’atmosphère chabrolienne, Astre mort.

Miroir mon beau miroir, qui suis-je vraiment ?

Et nous étions également présents à l’animation ! Dans les entrailles du lieu et les ombres de la nuit, un parti-civilien meujeuta l’inquiétant jeu de rôle (100% role play et 0% dés) Something is wrong here, inspiré de l’univers de David Lynch, qui invitait les « acteurs » à se détacher de leur identité à travers un inquiétant miroir autour d’une boîte énigmatique. On a le regret de vous l’annoncer, tous n’y ont pas survécu.

Séance de VENDREDI 18/10/2019 à Servel

Le 18 octobre 1753 naissait Jean-Jacques Régis de Cambacérès, avocat de profession, grand et élégant homme, bon vivant et homosexuel notoire. Député de l’Hérault à la Convention en septembre 1792, c’est un révolutionnaire modéré, proche des Montagnards par nécessité et membre du Comité de Salut Public.

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Remarqué par Bonaparte lors de son passage au ministère de la Justice en 1799, il poursuit une brillante carrière politique comme deuxième Consul. Talleyrand, l’esprit toujours affûté comme un rasoir, disait des trois consuls : « C’est le Hic, le Haec et le Hoc ». Bonaparte est le Hic (celui-ci), Cambacérès le Haec (celle-ci) et Lebrun le Hoc (ceci).
Ce portrait doit cependant plus à l’esprit conciliant de Cambacérès qu’à ses mœurs. Par son talent et sa brillante personnalité, il a profondément marqué l’élaboration de ce qui va devenir le « Code Civil des Français ». Sous l’Empire, Cambacérès deviendra archichancelier et recevra le titre de duc de Parme.

Quelques poignées d’années plus tard, on notera que, à Lannion, en cette veille de Scorfel, il y avait du monde, beaucoup de tables, mais leur récit s’est perdu dans les limbes au profit de celui d’une joute mémorable.

Table 1, dite « Mortelle étreinte » : de nouveau à l’affiche, Pax Pamir accueille Tristan, Dom, votre serviteur et Gérard. Avec ce dernier, pas de risque d’erreur de règles. Le rang 0 ne fut donc nettoyé que dans les conditions adéquates, et la partie prit toute l’étendue de la soirée d’autant que la dernière carte de Dominance check était la dernière carte de la pile ! Après un départ en tête, votre serviteur, qui changea deux fois d’allégeance, finit broyé par Tristan, frère d’armes grand breton mais aux étreintes étouffantes, qui avait commencé la partie en canardant à tout va. Gérard tenait des positions solides avec les afghans, mais l’emprise montante des britanniques le conduisit à tourner casaque. La fin de partie fut marquée par un coup d’éclat de Tristan avec 7 actions en un tour, et, in fine, par sa victoire, malgré un final tendu qu’il maîtrisa quelle que soit la condition de scoring. Une victoire marquante pour une partie entamée à coups de gueule de crocodile et terminée façon boa constrictor.

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Séance de MARDI 15/10/2019 à Servel

En ce 15 octobre, on fêtait le cinquantième anniversaire de l’affaire de l’Observatoire. A Paris, dans l’avenue de l’Observatoire, près du jardin du même nom, vers minuit trente, la Peugeot 403 du sénateur de la Nièvre, ancien ministre de l’Intérieur de Pierre Mendès France, est criblée de sept balles. Les soupçons des enquêteurs s’orientent d’abord vers les partisans de l’Algérie française.

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L’attentat devient affaire quand François Mitterrand est accusé d’avoir lui-même commandité l’attentat dans le but de regagner les faveurs de l’opinion publique. L’ancien député gaulliste puis poujadiste Robert Pesquet se présente six jours après l’attentat comme son complice, avec des preuves de ses rencontres préalables avec Mitterrand. Ce dernier finit par admettre avoir rencontré Pesquet avant l’attentat. Aux dires de Pesquet, Mitterrand aurait été enthousiasmé à l’idée de se faire de la publicité par ce moyen, et aurait planifié l’opération en détail.

50 ans plus tard à Parties Civiles, aucun coup fourré en vue, mais des faits de guerres ont été relatés.

Table 1, dite « Globalement positif » : à cette table de Russian Railroads Xel mit un tour de piste (plus de 100 points d’avance) à Olive, Baptiste et Neox ! Une victoire à la soviétique pour un bilan plus que globalement positif !

Table 2, dite « Verdict en attente » : cette table découvre Kepler-3042 – un jeu très beau mais aussi très long et dont on attend le verdict de ses protagonistes, Doc Nico, Alice, Benjamin et Lucas.

Table 3, dite « Petite Bertha » : à Quartermaster l’alliance (Camille, Frédéric, Marc) a triomphé de l’axe (Dom, François-René et votre serviteur) au bout des 20 tours et avec 13 points d’avance. La faute notamment à une petite Bertha allemande et à un ours soviétique qui s’est bien imposé à ses voisins, malgré une vaillante résistance de l’Italie.

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Séance de VENDREDI 11/10/2019 à Servel

Le vendredi 11 octobre 1963, s’éteignaient à quelques heures d’intervalle Édith Piaf et Jean Cocteau. Par cette étrange journée de « double deuil national » qui allait bouleverser la France entière, s’achevait – à la vie à la mort – une amitié tissée depuis plus de vingt ans. Les décès quasi-simultanés, 7 heures du matin pour la « Môme de Paris », 13 heures pour le « Funambule de tous les Arts » sont pourtant autant prématurés qu’attendus.

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Au printemps 1963, prématurément vieillie, épuisée et malade, c’est très affaiblie qu’Édith Piaf était partie en convalescence dans le sud de la France. Tombée dans le coma en avril 1963, elle meurt au Plascassier, près de Grasse le jeudi 10 octobre 1963. Mais comme elle avait formulé le désir de mourir à Paris, son corps est ramené secrètement dans la nuit dans son hôtel particulier du boulevard Lannes où son décès d’une hémorragie interne, à l’orée de ses 48 ans, est constaté officiellement le lendemain.

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Dans sa retraite de Milly-la-Forêt, Jean Cocteau, ménagé par sa cuisinière qui connaît parfaitement la fragilité de son état de santé, apprend la mort quelques heures plus tôt de sa grande amie Edith Piaf qu’il avait fait débuter au théâtre dans sa pièce « Le Bel Indifférent » (1940).
Au même moment, à Paris, nombre d’artistes et de personnalités s’étonnent que l’écrivain et académicien, si proche de la chanteuse défunte, mette autant de temps à témoigner ses souvenirs et à lui rendre hommage. Peu de personnes savent en réalité que, déjà victime de deux crises cardiaques et trop ému, il vient de déclarer à son entourage : « C’est le bateau qui achève de couler. C’est ma dernière journée sur cette terre. »

Quelques heures après, il s’éteint à son tour sans avoir eu la force d’écrire l’article que le magazine Paris-Match venait de lui commander pour être publié dès le lendemain. Dans tous les kiosques de France et des pays francophones, le Parisien Libéré publia le lendemain un gros titre évocateur du départ crépusculaire de la somnambule du grand public et du funambule du Tout-Paris : « La mort d’Édith Piaf a tué Jean Cocteau ».

56 ans plus tard à Parties Civiles, de longues amitiés ont aussi pris fin dans de troubles circonstances.

Table 1, dite « Passé défini » : à cette table de découverte de Montana – un jeu qui revisite un passé défini – on vit Xel collectionner vaches et gourdes, mais c’est François-René qui a posé en premier ses campements et est déclaré vainqueur. Céline, réente recrue depuis le forum des associations, obtient l’accessit sur le podium (en même temps, notez, ils étaient trois).

Table 2, dite « Plus bleu que tes yeux » : la table 1 enchaîne à Azul – un jeu qui nécessite une petite courbe d’apprentissage. Xel la maîtrise parfaitement, qui enquille deux victoires, devançant François-René puis Céline par deux fois (81/66/38 puis 83/62/47). La môme conclut, dévisageant son dauphin: « Azul, c’est plus bleu que tes yeux ».

Table 3, dite « Descente aux enfers » : table savamment planifiée, Pax Pamir accueille, aux côtés des afficionados habituels (Dom, votre serviteur), deux curieux motivés (Tristan et Thomas) et un couple de nouveaux adeptes (Thibault et Chi-Xhue) qui jouèrent en duo. C’est parti pour une explication de règles une mise en place, et une double faute: vénielle dans la mise en place (une carte manquait dans chaque paquet), mortelle dans l’explication (le rang 0 ne disparaît que s’il ne contient que des événements). Le double effet de ces erreurs fut d’accélérer subitement la partie – ce qui n’est pas si mal dans une partie à 6 pour un jeu « best with » à 3 ou 4. A 5, le joueur qui fait la route en solitaire prend un risque: c’est celui que votre serviteur prit avec les afghans, et il lui fut fatal. La fin de partie fut comme une partie d’échec, ou chacun semblait avoir une chance de gagner (rappelons que le dernier « dominance check » compte double), et où Dom sortit du chapeau sans forcément l’avoir provoqué. Un vainqueur certifié développement durable pour un tapis vert, c’était dans le thème, mais cela ne doit pas nous empêcher d’aller rechercher Orphée des enfers des erreurs de règles pour la ramener au monde des vivants: verdict d’une partie honnête la semaine prochaine !

Table 4, dite « Tant qu’il y aura des jours » : tant qu’il y aura des jours Descent déploiera son univers. Olivier, Franck et le petit Pauly ont succombé cette fois-ci.

Table 5, dite « Les enfants terribles » : deux grands enfants, Mickaël et Olive, découvrent la tumultueuse histoire des guerres d’antan de Joan of Arc. Duguesclin libéra Rennes, puis Condate fut affamée par les Anglais. Autrement dit, une victoire partout entre France et Angleterre, ces enfants terribles de l’histoire.

Kemet

Table 6, dite « Mon légionnaire » : à Kermet vous incarnez un peuple de l’Egypte Antique et utilisez les pouvoirs mystiques des Dieux et leurs puissantes armées. Un rôle sur mesure pour Jérôme, qu’on imagine volontiers dans le costume du légionnaire sans merci. Il l’emporte avec le score magique de 10, devant deux demi-Dieux, Doc Nico et Yannick (dont le score est un carré parfait suivant un cube parfait, seul cas de puissances parfaites consécutives selon l’hypothèse de Catalan), et une odalisque, Audrey (qui score le plus petit nombre parfait pair).

Table 7, dite « Les monstres sacrés » : à Warhammer 40 000 Benjamin et sa bande redonnent vie à des monstres sacrés et refont l’histoire. Alors, qui a gagné ? On ne sait, mais, peu importe le score: à ce jeu comme dans la vie, ce qui importe n’est pas la destination, mais le voyage.

Table 8, dite « Non, je ne regrette rien » : pour ce Codenames final nous retrouvons les Rouges (François-René, Dom, Thomas, Xel) affronter les Bleus (Thibault, Tristan, Doc Nico, et votre serviteur).

  • Rouges 1-0 : le maître espion l’a joué trop subtil pour son public avec un Morsure 2 (Serpent, Crochet) et l’audacieux Philibert 2 (Facteur, Tuile)..
  • Bleus 1-1 : les Bleus égalisent dans des circonstances rocambolesques: menant 8 à 4 et avec un seul mot à trouver, les Rouges choisissent l’Assassin faisant la terrible confusion entre Sciences et Etudes pour l’indice trompeur Faculté !
  • Rouges 2-1: les Rouges ne regrettent rien de rien et se reprennent en concluant de manière implacable.

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