Séance de MARDI 14/08/2018 à Servel

Le 14 août 1941, tandis que l’Angleterre résiste seule à l’Allemagne nazie qui vient d’envahir l’URSS, le président des États-Unis Franklin Delano Roosevelt et le Premier ministre britannique Winston Churchill se rencontrent à bord du navire de guerre Prince of Wales « quelque part en mer », au large de Terre-Neuve. Ils proposent une série de principes moraux devant guider les puissances démocratiques et garantir le rétablissement durable de la paix :

  • refus de tout agrandissement territorial,
  • refus de toute modification territoriale qui ne soit conforme aux désirs librement exprimés des populations intéressées,
  • droit des peuples à choisir leur forme de gouvernement,
  • libre accès de chacun aux matières premières,
  • droit à toutes les nations de demeurer en sécurité à l’intérieur de leurs propres frontières et à tous les êtres humains de vivre toute leur existence à l’abri de la crainte et du besoin,
  • liberté des mers,
  • dans le domaine économique, collaboration entre nations afin d’assurer conditions de travail, progrès économique et sécurité sociale,
  • renonciation à la force

Le président amRésultat de recherche d'images pour "atlantic charter cartoon churchill"éricain veut de la sorte préparer son opinion publique, encore très réticente, à une entrée en guerre contre l’Allemagne, aux côtés de l’Angleterre et de l’URSS. Le document signé par les deux dirigeants est connu sous le nom de Charte de l’Atlantique. Il est à l’origine de la charte des Nations Unies.

Cette déclaration n’a en fait aucune valeur, y compris juridique, n’ayant en réalité été ratifiée par aucun des deux prétendus signataires, comme en atteste l’absence d’une quelconque signature sur les photocopies des documents originaux, ainsi que le déclara Frank D. Roosevelt lors d’une conférence de presse en 1944. 

Les généreux principes de la Charte ont été contournés dès l’année suivante, lors de la signature du traité d’assistance anglo-soviétique de Londres, le 26 mai 1942. Par ce traité d’alliance entre le Secrétaire aux Affaires étrangères Anthony Eden et son homologue soviétique Viatcheslav Molotov, le premier concède au second le droit à un glacis de sécurité et à des frontières stratégiques.

De fait, la Charte de l’Atlantique sera évoquée à la conférence de Yalta, en février 1945, mais seulement pour la forme, les participants de ladite conférence – Staline le premier – n’ayant eu aucune intention de renoncer aux agrandissements territoriaux ni de laisser aux peuples le droit de choisir leur forme de gouvernement. Et comme le déclara Winston Churchill, commentant la conférence: « C’était comme la Charte de l’Atlantique – le document n’existait pas, bien que tout le monde en ait été informé. Parmi ses papiers, il [Roosevelt] avait une copie signée par lui-même et par moi, mais aussi étrange que cela soit à dire les deux signatures étaient de sa propre écriture. »

A Lannion, 77 ans après, les principes de la Charte de l’Atlantique ont été allègrement bafoués, qu’on en juge par ce qui suit. Heureusement que, nous non plus, ne l’avons point paraphée: nous serions parjures pour toujours.

Table 1, dite « Libre accès aux matières premières » : à cette table, on cultive Le bien et le malt et c’est Neox qui montre l’exemple (mauvais) en bloquant l’accès aux matières premières et aux bâtiments. Ses petits camarades, savoir Xel, Olive et Picsou, n’ont rien vu venir.

Table 2, dite « Liberté des mers » : On reste ici dans les couleurs pures du Brass original, déjà visité vendredi, et suggéré par Pierre, contrit par sa contre-performance de vendredi. Gérard et Dom prennent également place à cette table, qui restera dans les annales par son dénouement inattendu. En effet, dans le dernier tour, votre serviteur, dernier à jouer, avait encore deux manufactures de coton à vendre, et ses deux actions étaient programmées: construire un port dans un lieu inexpugnable, puis vendre le coton à ce port et au marché extérieur, qui était à l’abri d’un échec critique. Dom pensait également construire un port, voyant que mon coton y trouverait refuge. Or, cette fin déjà écrite ne se réalisa pas du fait de la conjonction incroyable des quatre événements suivants:

  1. Pierre contruit une improbable manufacture de coton !
  2. Il le vend derechef au marché, en sortant un -2, avec pour conséquence de le fragiliser !
  3. Dom change d’avis et ne construit pas de port !
  4. Mon deuxième paquet de coton est refusé au port car je tire un -3, et atteins pile le stade de l’échec critique !

Au final c’est donc Gérard qui s’impose avec 116, Pierre et votre serviteur culminent à 110, Dom restant scotché à 89. Pierre nous quitta alors pour sa lointaine Germanie, lesté de belles et fort civiles rencontres. Merci Pierre 😉

Table 3, dite « Collaboration économique » : découverte de BD où Pierre, Elouann, FR et Xel tentent de faire des collections au meilleur prix. Mais quelque chose cloche dans le mécanisme de ce jeu, car on peut se faire acheter – sans pourvoir réagir – les précieux albums, au point que certains abandonnèrent avant la fin ! C’est Pierre et Elouann qui s’imposent.

Table 4, dite « Modification territoriale » : dans l’espace volumineux de la salle 3, A song of ice and fire oppose Jack et XofRésultat de recherche d'images pour "A song of ice and fire game". On peut imaginer que, dans l’univers du Trône de fer, les modifications territoriales y furent légion. Et pourtant, comme deux gentils bisounours, nos deux belligérants dirent qu’ils avaient tous deux gagné.

Table 5, dite  « Agrandissement territorial » : Olivier s’impose à Pierre, Elouann et FR à Rencontres cosmiques. C’est qu’il s’y connait en constante de Hubble, le bougre.

Table 6, dite « Renonciation à la force » : Vous y croyez vraiment ? Neox non, qui, à la tête des Orcs, a de nouveau bafoué la Charte pour s’imposer brutalement 10 à 3 devant Olivier (qui menait les Stormcasts) à Warhammer Underworld Shadespire.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 10/08/2018 à Servel

Entre le 10 et le 15 août 1539, le roi François 1er signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Villers-Cotterêts. Cette ordonnance très importante institue en premier lieu ce qui deviendra l’état civil en exigeant des curés des paroisses qu’ils procèdent à l’enregistrement par écrit des baptêmes, autrement dit des naissances (des ordonnances ultérieures, à Blois en 1579 et Saint-Germain-en-Laye en 1667, prescriront aussi l’enregistrement des décès et des mariages). Une innovation dont les généalogistes mesurent pleinement la portée.

L’ordonnance établit par ailleurs que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils l’étaient en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l’époque. C’est le fameux article 111:

Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l’intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement .

Résultat de recherche d'images pour "ordonnance viller coteret cartoon"

De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires…. sous réserve néanmoins qu’ils lisent et écrivent la « langue d’oïl » pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.

L’ordonnance de Villers-Cotterêts est d’autant plus importante qu’à la différence de la plupart des autres nations européennes (Angleterre, Allemagne, Espagne….), la France est une construction politique sans unité linguistique à l’origine. Les élites du royaume, conscientes de cette faiblesse, n’ont pas attendu l’ordonnance pour faire leur la langue française, même dans les provinces les plus éloignées, et ainsi se rapprocher du pouvoir central. Ainsi, en 1448, peu après sa création, le Parlement de Toulouse décide de son propre chef qu’il n’emploierait plus que la langue d’oïl dans ses travaux et ses écrits, bien que cette langue fût complètement étrangère aux parlementaires et à leurs concitoyens ; plus étrangère que peut l’être aujourd’hui l’anglais pour les Français !

Notons enfin, ironie de l’histoire, que le premier acte notarié en français a été rédigé en 1532 (sept ans avant l’ordonnance de Villers-Cotterêts) à… Aoste, sur le versant italien des Alpes !

A Lannion, bien des siècles plus tard, quel que soit leur sabir, tous les particiviliens se sont compris – au moins jusqu’à la partie de Codenames ;-D

Table 1, dite « Chikaranga est, non legitur » : ici, Neox nous emène au Zimbabwe (ce nom, qui est une forme courte de « ziimba remabwe », est un mot shona (dialecte chikaranga) qui signifie « la grande maison faite de pierres »). Le site médiéval a donné son nom au célèbre opus de Splotter, The great Zimbabwe. Le président ne lit pas plus le chikaranga que les latins le grec, mais il règle une solide opposition composée de Tristan, Vincent-2 et Nicolas II.

Table 2, dite « In Spyrio veritas » : Dans l’univers steampunk de Spyrium, vous êtes un industriel qui cherche à exploiter dans des mines une ressource, le spyrium, pour le transformer dans des usines ou faire des recherches dans des laboratoires. L’originalité du jeu est dans le placement des ouvriers à l’étape 1 et leur récupération à l’étape 2 qui permet de récupérer de l’argent, des cartes, ou d’activer celles-ci, et, surtout, dans le contrôle de ce passage par les joueurs. Enfin, il est possible d’orienter son jeu en développant des brevets. Au terme d’un combat très indécis, Pierre (73) s’impose d’un coup de pioche, devançant Xel (72), Olive (65), et votre serviteur, qui, avec 58, était plus modeste que jamais.

Table 3, dite « Ita diis placuit » :  Dom a invité, pour une soirée découverte, son ami Nicolas, qui sera peut-être le cinquième de l’association à porter ce prénom un jour. Il y a eu d’abord un Hanabi – histoire de démarrer cool, puis, du plus sérieux avec Innovation, où il lui a donné de belles cartes, mais a fini par l’importer. Ainsi il a plu aux dieux.

Table 4, dite « Vivere militare est » :  A 878 – Les Vikings, Jack et Axel affrontent Mickaël et Gérard. De cette sourde lutte ne nous est parvenue que cette maxime: « La vie est un état de guerre ».

Table 5, dite « In principio erat Verbum » : à Codenames, au début, tout était verbe. Les Bleus (Xel, VHS, Pierre, Olive) ont battu à plate couture (3-0, plus une ou deux manches de consolante à la fin) les Rouges (Dom, Vincent-2, FR, Jack) sous le regard bienveillant de Neox, qui, en matière de verbe, est un croyant non pratiquant, et dont on retiendra les points saillants suivants:

  • Une manche toute en maîtrise de votre serviteur sur une grille pourtant injouable, marquée par un Capitaine 2 (Crochet, Chasse), un Déménagement 3 (Carton, Piano, Bulle), et surtout le final Rouge 2 (Cercle, Fraise), en évitant la Tarte pour cause d’une Pomme sur la grille !
  • Un Béring incompris par les Rouges qui ont tourné autour toute la manche, alors qu’il vaisait l’Arc….tique !
  • Un FR sérieux et efficace comme un pape en tant que maître-espion, mais rentré trop tard dans la partie pour en modifier le cours. En tant qu’espion, il resta fidèle à lui-même, déclarant, à propos de la Jardinière, qu’il la préférait en tablier (voire sans tablier) que dans l’assiette !
  • Un House à la limite pour les Bleus (Docteur, Londres) !
  • Dom incompris sur son indice Alcool 2 – qui visait Pomme, mais aussi Notes 

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 07/08/2018 à Servel

C’est un 7 août (en 1876) que naquit Margaretha Geertruida Zelle dite Grietje Zelle, plus connue sous le nom de Mata Hari. Cette danseuse exotique néerlandaise qui ne détestait pas l’effeuillage, notoirement connue comme courtisane du beau monde, sera au coeur d’une affaire d’espionnage franco-allemande, et finalement fusillée pour cela pendant la Première Guerre mondiale après un procès de trois jours et une enquête sommaire. Mata Hari passera alors du statut d’idole à celui de coupable idéale dans une France traumatisée par la guerre et dont l’armée vient de connaître d’importantes mutineries après l’échec de la bataille du Chemin des Dames.

Coiffée d’un grand canotier et vêtue d’une robe élégante garnie de fourrures, un manteau jeté sur les épaules, elle refusera d’être attachée au poteau et le bandeau qu’on lui propose. Elle aurait lancé un dernier baiser aux soldats de son peloton d’exécution, formé de douze zouaves. Et, alors que les soldats la mettent en joue, Mata Hari s’écria enfin : « Quelle étrange coutume des Français que d’exécuter les gens à l’aube ! »Résultat de recherche d'images pour "mata hari execution cartoon"

A Lannion, cette soirée d’un été qui virait à l’automne ne se prêtait pas à l’effeuillage: on y préféra revisiter l’histoire.

Table 1, dite « Courtisane » : Pour son dixième anniversaire, le célèbre opus de Martin Wallace a donc vu naître un grand frère: Brass: Lancashire. Martin Wallace s’est associé à Roxley Games, maison d’édition canadienne qui s’est fait connaître par les excellents Steampunk Rally, Super Motherload et récemment le superbe Santorini, afin de revisiter le chef d’oeuvre avec un nouveau matériel et de nouvelles règles, dont la minceur des changements est à elle seule un hommage:

La liaison virtuelle entre Liverpool et Birkenhead a été supprimée
• Ajustement du jeu à 3 joueurs pour s’approcher de la configuration idéale à 4 joueurs. Les ères entre rails et canaux on été réduites de 1 round et réglage léger du deck de cartes pour assurer une expérience cohérente.
• Règles 2 joueurs crées et jouables sans avoir besoin d’un plateau alternatif
• Les filatures de coton niveau 1 valent maintenant 5 points de victoire pour les rendre légèrement moins « pathétiques »

Au sujet de ce dernier changement, les auteurs ont ajouté: « Aucune autre valeur n’a été changée. Les filatures de coton niveau 1 sont tellement sans intérêt qu’on a ressenti le besoin de les améliorer. Même avec 2 PV en plus, il est peu probable qu’elles rentrent en jeu souvent. Nous avons envisagé d’améliorer le gain en revenu, mais nous ne voulions pas modifier l’économie du jeu (que nous considérons être essentiellement parfaite). »

Notez que ce dixième anniversaire vit en fait la naissance de faux jumeaux: il existe aussi un Brass: Birmingham, qui lui, change réellement les règles, tout en restant fidèle aux grands principes de l’ancêtre. Mais il n’est jamais sorti sur nos tables…

A cette partie, c’est Neox qui régale, mais il sera battu par Xel, sa courtisane du soir, qui termine à 113 – un beau score, qui couronne sa tactique habituelle. Christophe et Olivier ferment la marche.

Table 2, dite « Espionnée » : Ici, on reste dans les couleurs pures du Brass original, que j’apprends à mes compagnons du soir, sauf Olive qui connaissait déjà. Les premiers coups sont comme un mauvais roman d’espionnage, tout le  monde copie les coups des autres, tâtonnant sur la bonne tactique. Mais l’expérience reprit vite ses droits, et, muni des jaunes en hommage à Thomas (le grand absent de cette soirée), votre serviteur s’impose en costaud avec 115, un joli score dans une partie sans fausse note. Olive, 96, a bien tenu la distance, Gérard (86) aussi, alors que Pierre (74), pour sa première partie, a reconnu avoir cumulé les erreurs du débutant.

Table 3, dite « Exotique » : Sous la plume de Dom, nous retrouvons Sophie, FR et Doc Nico, ses comparses, dans la peau d’aventuriers en mal d’exotisme:

« Les aventuriers temporels de T.I.M.E Stories se plongent dans la chaleur suffocante de l’Egypte ancienne avec le scénario « Sous le masque ». Chargés de remettre de l’ordre après la disparition du masque de Toutankhamon, il a fallu pas moins de quatre runs pour élaguer les visites pas indispensables et révéler les lieux nécessaires à la complétion de l’histoire. Enfin entrés dans le tombeau royal, ils se retrouvent face à un monstre un peu étrange et une énigme qu’ils n’avaient que peu de temps pour résoudre. Une circonstance heureuse les débarrasse du premier et leur effort collectif vient rapidement à bout de la seconde. Mais avec 3 unités de temps restantes, leur score final reste dans une moyenne basse. »

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 03/08/2018 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "alexandre soljenitsyne cartoon"Le 3 août 2008 disparaissait l’écrivain russe, lauréat du prix Nobel de littérature en 1970, Alexandre Soljenitsyne. L’auteur de L’Archipel du Goulag, ouvrage basé sur les témoignages de 227 rescapés des camps russes qui dissèque la mécanique intrinsèque de la répression soviétique, fut arrêté le 12 février 1974, accusé de trahison, et expulsé d’URSS, une première depuis Trotski.

Réfugié en Suisse puis aux États-Unis, Soljenitsyne est alors le plus célèbre « dissident soviétique ». Durant sa carrière littéraire, il aurait été accusé d’être nationaliste, tsariste, ultra-orthodoxe, antisémite ou favorable à Israël, traître, complice objectif de la Gestapo, de la CIA, des francs-maçons, des services secrets français et même du KGB. Dans son autobiographie littéraire, Le grain tombé entre les meules, et dans un article de la Litératournaïa Gazeta, « Les barbouilleurs ne cherchent pas la lumière », Soljenitsyne a répondu à ces accusations en les juxtaposant pour montrer leur incohérence.

Après le démantèlement de l’URSS, il fait son retour en Russie en 1994. Ses prises de position pour « une période autoritaire de transition » lui valurent de sévères critiques de la part de dissidents comme Andreï Siniavski et Andreï Sakharov, pour lesquels la Russie ne saurait se régénérer sans démocratie.

En fait, Soljenitsyne n’était pas hostile à la démocratie en général, mais il ne croyait pas que la Russie puisse passer du jour au lendemain d’un régime totalitaire à un régime de type occidental. À la démocratie représentative à l’occidentale, qu’il perçoit comme génératrice d’une classe politique corrompue, coupée du peuple et soucieuse avant tout de ses propres intérêts, il opposait son souhait, pour la Russie, d’un pouvoir présidentiel fort, et d’une forme de démocratie locale constituée par un tissu d’associations gérant les affaires indépendamment du pouvoir qui, lui, ne devrait s’occuper que des affaires nationales.

Alexandre Soljenitstyne admirait au moins deux formes de démocratie occidentale : celle des États-Unis, qu’il qualifia de « pays le plus magnanime et le plus généreux de la Terre », et la démocratie suisse. Dans son livre Le Grain tombé entre les meules, il écrit : « Ah si l’Europe pouvait écouter son demi canton d’Appenzell. »

A Lannion, dix ans plus tard, un quarteron d’exilés volontaires remplissait sa vie d’histoires de zombies, d’équipes de tueurs, et de grandes batailles, sous l’ombre tutélaire d’un grand duc. Et, à la fin de la soirée, à défaut de littérature, on égrena des mots.

Tables 1 et 2, dite « L’archipel du goulag » : Les forçats de Warhammer 40k et en l’occurrence son petit frère Kill team se retrouvent exilés à l’abri des regards, et triment sans relâche, sollicitant à l’envi leur outil, un double-mètre. L’épisode voit d’une part la victoire de Julien de Paimpol sur Vincent S, et d’autre part celle de Baptiste aux mains pleines sur son compagnon du soir.

Table 3, dite « Le déclin du courage » : F-R, Nicolas II, Mael et Camille s’invitent, à l’invitation pressante de cette dernière, à l’univers délétère de Zombicide. Malgré leur entrain initial, leur courage vint rapidement à décliner, signant la victoire sans merci des zombies.

Table 4, dite « Le premier cercle » :  Le DUC reçoit, en grand équipage, le premier cercle de ses fidèles pour une soirée totalement ducale. Nous commençons par un Condottiere, que je m’adjuge facilement, bénéficiant il est vrai d’un tirage de cartes plus que favorable. Suit un Red 7, un jeu de cartes très malin et que Dom présente en annonçant qu’il va me plaire (et il avait raison), avant de nous rouler dessus. Et, puisque chaque jeu devait avoir son vainqueur, nous laissons Xel s’imposer à Disposition, un jeu de course et de cartes où il faut savoir prendre le bon wagon de la pioche. Le DUC, c’est comme les rochers Ferrero, l’assurance d’une soirée réussie !

Table 5, dite  « Esquisses d’exil » : Bientôt sur le départ pour une contrée lointaine, Axel se lance dans une stratégie agressive à Mythic battles. L’inexpérience de sa jeunesse en est l’excuse. La placidité de Mickaël en fut son châtiment.

Table 6, dite « Deux siècles ensemble » : Axel et Mickaël ne se quittent plus. Le premier, ayant rangé sa belliqueuse attitude au magasin des accessoires, finit sa soirée en beauté, s’imposant à Summoner wars.

Table 7, dite « Le cercle rouge » : à Codenames, les rouges (Xel, Dom, Mael, Mickaël) ont encerclé les bleus (Axel, Maïwenn, FR, VHS) dans un piège infernal que reflète le score sans appel de 3-1:

  • Rouges 1-0: les Bleus foncent sur une Baleine assassine, associée à tort au Plongeur, et ignorant le Canard prévu
  • Rouges 2-0: encore l’assassin (Mars qu’on vend dans les Boulangeries) pour les Bleus, qui coulent sur une Coque de fin de partie qui n’était pas de Noix
  • Rouges 3-0: implacables Rouges qui se baladent en Trapéziste, sans Chute mais avec Filet, pendant que les Bleus se demandent doctement si la Salade est une Plante
  • Rouges 3-1: les Rouges ont tergiversé dans cette manche superfétatoire

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 31/07/2018 à Servel

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès était assassiné au café du Croissant. Par son opposition à la loi du 19 juillet 1913, qui a reporté le service de deux à trois ans, comme par son plaidRésultat de recherche d'images pour "jaures assassinat cartoon"oyer en faveur d’une armée de réservistes à vocation défensive, L’Armée nouvelle, il s’était attiré la haine des nationalistes et des bellicistes, à droite comme à gauche, de Georges Clemenceau à Charles Péguy en passant par Maurice Barrès et Charles Maurras.

Lors de la « Crise de Juillet » qui suit l’attentat de Sarajevo, il réunit toute son énergie pour tenter d’arrêter le destin. Le 30 juillet, il apprend que la Russie a mobilisé ses troupes. Il se rend alors chez le sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères Abel Ferry. Celui-ci l’interroge sur la position des socialistes en cas de guerre. « Nous continuerons notre campagne contre la guerre », répond Jaurès. « Non, vous n’oserez pas car vous serez tué au premier coin de rue » !… Passablement découragé, Jaurès déclare à un ami, en sortant : « Tout est fini. Il n’y a plus rien à faire ».

C’est alors que survient la tragédie prédite par Abel Ferry. L’assassin est un déséquilibré de 29 ans, du nom de Raoul Villain, étudiant en archéologie, lecteur passionné de L’Action française, le quotidien nationaliste qui avait appelé le 18 juillet précédent au meurtre de Jaurès.  Son procès sera reporté à la fin de la guerre et il sera finalement acquitté de son crime. Au terme d’une vie errante, il sera lui-même assassiné en Espagne en 1936 par un mafieux quelconque.

104 ans plus tard, pas de drame à Servel, juste des pirates lancés en mer et des bombes à désamorcer, la routine donc pour sept vaillants particiviliens.

Table 1, dite « Belliciste » : à Jamaïca on s’enhardit à sortir l’extension, ce qui pimente un voyage un peu trop casual dans la version de base.  A l’issue d’une traversée qui n’a point manqué d’attaques vengeuses, c’est Mickael qui parvient le premier à Port royal et l’emporte avec 23, devant Xel, 16 (place d’honneur glanée au tout dernier tour où elle grapille huit pièces d’or), votre serviteur (15) complétant le podium. Suivent François-René (14), et Julien-2 (5), qui finit donc treize au-dessus d’Olivier (-8). Quant à Vincent, l’original, il arriva un peu tard pour jouer et prit une position de commentateur engagé et bicéphale, placé entre son homonyme #2 et Julien, qui échouèrent aux deux dernières places…

Table 2, dite « Pacifiste » à Time bomb on passe en mode « paix » pour couper les fils d’une bombe prête à exploser. Mais dans le lot, il y a 2 ou 3 espions, dont le but est plutôt de faire exploser une bombe avant le terme. Un jeu où la psychologie joue son rôle, car il faut parler et avertir ses coéquipiers sans trop se dévoiler. Quatre parties furent jouées, qui connurent des issues diverses:

  1. Victoire des espions, avec François-René à la manoeuvre
  2. Victoire des alliés avec encore François-René à la manoeuvre, dans le camp adverse, où il coupe 2 fils
  3. Victoire des alliés avec votre serviteur en héros (4 fils sur 7 !)
  4. Victoire des espions, sur une fourberie d’Olivier

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 27/07/2018 à Servel

Table 1: Jack et Julien s’affronte sur le colossal A song of Ice & Fire: Tabletop Miniatures Game. Il me semble que Jack « le Stark » était le mieux préparer à passer l’hiver.

Table 2: Marina, Mickaël, Frank et Paul Jr ont joué à Ganymede. Y’avait certainement de jolies vaisseaux spaciaux, mais le résultat de la partie n’est pas communiqué.

Table 3: Tristan, Paul, Armand, Nico-Neox et F-R ont sombré dans la folie des Montagnes Hallucinées. L’équipe d’explorateur a réussir à prendre la fuite a temps avant de sombrer complètement.

Table 4: Marina, Mickaël et Nico-Neox enchaine sur Huns. Mickaël imposera sa maitrise du jeu.

Table 5: En parallèle F-R, Paul, Tristan et Armand joue quand à eux à Stellium.

Table 6: Une ultime table de Skull & Roses verra s’affronter Marina, F-R, Paul et Tristan.

 

On peut en discuter sur le forum.

Séance de MARDI 24/07/2018 à Servel

Un 24 juillet sous le signe du Canada.

Table 1, dite « 1848 » (première mise en service d’une locomotive, importée d’Angleterre): Xel initie à Brass Neox et DocNico, Julien-2 s’avérant déjà connaître. C’est la version 2018 montée en gamme (mais on me souffle qu’en fait il y avait déjà eu une édition deluxe de la v1) qui est utilisée, avec un plateau aux dessins soignés mais fort sombres. Partie serrée et appréciée que Xel (citation : « le charbon, c’est bon ») a bien failli gagner mais le Doc-capitaliste la coiffe à la fin.

Table 2, dite « 1967 » (le général de Gaulle s’écrie : « Vive le Québec libre ! ») : F-R, Jérôme, , Olivier (eux), Olive, Vincent et VHN (nous) composent les deux blocs qui s’affrontent à Quartermaster. Malgré un camp russe disposant dès le début de cartes Statut puissantes, les alliés l’emportent sur le fil, d’un unique point. En effet les italiens se battent comme de beaux diables, allant jusqu’à conquérir l’Ukraine, tandis que les japonais se déploient largement, sans toutefois accumuler des quantités de points. Les américains ont affaibli l’Axe par leurs bombardements mais n’ont pas aligné les cartes Statut et, après une poussée initiale dans le Pacifique, sont restés discrets sur les théâtres d’opérations. Et le Japon ne serait pas aventuré en Inde, on aurait vu une flotte soviétique déployée en Méditerranée et canonnant la France occupée !

Table 3, dite « 1534 » (Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du roi de France) :  la table 2 se coupe en deux et F-R, Jérôme et Olivier essaient Raids. Jérôme gagne et déclare « les pierres c’est bien ». Ensuite, un petit round de Non merci !

Table 4, dite « 1862 » (ruée vers l’or en Colombie Britannique) : Dom tente de convaincre Olive de l’attrait (au sens où un tour de montagne russes peut avoir de l’attrait) d’Innovation. L’inexpérience du second a rendu l’expérience cuisante, espérons qu’il y reviendra quand même.

Table 5, dite « 2015 » (pour la première fois, un canadien court le 200 m en moins de 20″) : paradoxalement, c’est après le départ du cycliste de service qu’on (Neox, Xel, DocNico et F-R ?) a joué à Flamme Rouge. Nous ignorons qui a agité le lion en peluche à l’arrivée de l’étape.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 20/07/2018 à Servel

Francis Blanche naquit un 20 juillet il y a presque un siècle et mourut un mois de juillet il y a plus d’un demi-siècle. Entretemps il fit bien rire la France. Selon sa page wikipedia, il y a une rue Francis Blanche à Brest mais on n’en trouve pas trace. Il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur internet.

Table 1, dite « Dans une guerre, c’est toujours l’adversaire qui commence » : Vincent-B a réussi à ressortir Feudum, cette fois pour Neox et Tristan qui sont venus en connaissant les règles (avancées !). Contrairement aux deux essais précédents, la partie est allée à son terme. Et selon des informations de première main, le Président était chez lui à minuit et demi, donc cela a duré « raisonnablement pour un gros jeu ». Les trois sont très contents de leur partie qui a vu Vincent et Tristan rivaliser pour la tête, le dernier sachant montrer les dents au bon moment et le premier ayant été qualifié de belliqueux. Victoire de Tristan au final, sans qu’on sache qui a commencé, avec quelques points de scoring mal maitrisés cependant. Il y a de bonnes chances de le revoir prochainement.

Table 2, dite « Vienne la nuit, sonne l’heure, des gens s’amusent, d’autres meurent » : comme mardi dernier, on cherche un jeu à 6 qui devient vite un jeu à 8 avec les derniers arrivés. Ce sera Loup-Garou pour une Nuit pour Xel, Mickaël, Axel, Frank, Paul-Jr, Elouan, Eric et VHN, une version de ce classique des rôles cachés, sans élimination et en un tour (avec la nuit où chaque personnage agit selon son rôle, et le jour où on discute puis choisit une victime). Beaucoup de palabres et de dissipation pour ce qui aurait dû être un party game rapide ! 4 manches furent disputées où à chaque fois il y eut autour de la table bien plus de villageois que ce que les cartes permettaient. Frères, il y a un traitre parmi nous ! Ajoutez-y quelques uns qui n’ont pas utilisé leur pouvoir et des enfants pas si innocents que cela, et vous arrivez à 3 victoires sur 4 pour les loup-garous.

Table 3, dite « Il n’y a plus de nos jours que deux sortes de piétons : les rapides et les morts » : avec leurs fantassins-piétons, Julien et son invité Steven disputent une longue et volumineuse partie de Warhammer 40k.

Table 4, dite « Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement » : Axel, Mickaël et Elouan enchainent du petit avec du gros en sortant Outlive et étaient encore plongés dans leur monde post-apocalyptique quand le rédacteur disparut dans la nuit.

Table 5, dite « Pas la peine d’être plusieurs pour arriver le premier » : le reste de la table 2 dispute une partie en trois manches du Lièvre et la tortue (version Iello), un jeu de course et de paris qui peut être vicelard. Chaque animal a sa façon d’avancer en fonction des cartes jouées, et la grande question est « y en a t-il-un de favorisé ? » sachant que toute façon on n’est pas libre de parier sur qui on veut (le premier pari est imposé tandis que pour le second on doit choisir parmi ses 7 cartes initiales). VHN l’emporte grâce à un pari osé en dernière manche (tout sur le lapin ! qui arrive le premier), manche qui a vu l’agneau prendre un départ-canon puis mystérieusement cesser d’avancer pendant la seconde moitié, au grand désespoir de Paul.

Table 6, dite « La preuve que la lune est habitée, c’est qu’il y a de la lumière » : Dom fait découvrir Love Letter (version Star Wars) à Paul et Eric. Chacun remporte une manche puis Paul fait le break et part auréolé de la lumière de la victoire.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de MARDI 17/07/2018 à Servel

Soirée « deux étoiles » avec un demi-onze dans l’agréable salle de Servel, entourés de personnages new-age mangeant et fumant des produits végétaux divers.

Table 1, dite « 4-2 » : table unique pour 6 joueurs devant choisir parmi les jeux apportés, le contenu de l’armoire étant en stockage temporaire. For Sale ? trop court, Codenames ? trop drôle, Cash’n Guns ? pas là. Ce fut finalement V-Commandos, jeu coopératif offrant de multiples scénarios d’opérations clandestines pendant la seconde guerre mondiale. Un jeu original, riche et très bien documenté. Ce soir nous devions, coupés en deux groupes, voler des éléments-clés du chasseur à réaction Me262. La prise en main des capacités de son personnage et la maîtrise des règles a pris du temps. Et on n’a pas échappé à des erreurs, certains significatives comme l’utilisation du mortier (non il ne peut pas atteindre l’intérieur des bâtiments ni la tuile voisine ; oui il peut viser un autre terrain que celui d’où il tire). Les deux groupes ont connu des destins très différents : le groupe de 4 (Neox, Xel, Olivier-L et VHN) s’en est bien tiré avec son sniper aux jets de dés magiques tandis que le binôme Jérome & Julien-2, à l’action handicapée par les blessures reçues (et qui a un peu marqué contre son camp en tardant à se déguiser), s’est fait tailler en pièces. Il faut probablement jouer plus finement que pour cette partie de découverte en parvenant à regagner sa furtivité, en sachant combattre à l’arme blanche voire en ralentissant le rythme pour mieux se faire oublier.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 13/07/2018 à Servel

Vendredi 13, jour funeste. Une réputation qui n’est point usurpée, voyez ce qui suit.

Ainsi, Marat fut assassiné le 13 juillet 1793, dans sa baignoire où il soignait ses maladies de peau, par Charlotte Corday, une jeune femme indignée par le tour sanglant de la Révolution. Démentant les espoirs de la meurtrière, l’indignation soulevée par son acte va justifier la mise en place officielle de la Terreur.

Médecin franc-maçon, âgé de 45 ans au début de la Révolution, Jean-Paul Marat avait fondé L’Ami du Peuple en septembre 1789, un journal dans lequel il dénonce avec violence les compromissions supposées des uns et des autres. Populaire auprès des sans-culottes, il lança ceux-ci à l’assaut des Tuileries le 10 août 1792 et dans les massacres de Septembre.

Résultat de recherche d'images pour "marat assassiné tableau"Député à la Convention, il contribue à la condamnation du roi, à la formation du Tribunal révolutionnaire et du Comité de sûreté générale, en charge d’arrêter les suspects. Les Girondins ayant tenté de le mettre en accusation, il est blanchi par le Tribunal révolutionnaire et regagne en triomphe la salle de la Convention le 24 avril 1793. Un mois plus tard, il contre-attaque avec succès en lançant les sections parisiennes de sans-culottes contre l’assemblée, obligeant les députés à décréter l’arrestation des Girondins.

Sa meurtrière est une Normande de petite noblesse de 25 ans, arrière-petite-fille du grand Corneille et nourrie de lectures classiques. Ayant noué des sympathies avec les Girondins modérés, traqués par Marat, elle voit en ce dernier le fossoyeur de son idéal de liberté.

Elle espère, à l’image des héroïnes antiques, faire oeuvre utile en l’éliminant, quitte à sacrifier aussi sa jeune vie… Mais son geste n’aura d’autre effet que d’amplifier la Terreur. Elle-même sera guillotinée le 17 juillet 1793 sur la place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde), après l’entrée de la dépouille de sa victime au Panthéon. Lamartine, plus tard, la qualifiera d’« Ange de l’assassinat ». Le peintre Louis David, par ailleurs député montagnard à la Convention, laissera de l’assassinat un tableau célèbre, qui exalte l’image du tribun et gomme celui de sa jeune meurtrière.

Ainsi encore, le 13 juillet 1936, en Espagne, le leader Calvo Sotelo est assassiné. A l’assemblée des Cortes, il dirigeait la droite monarchiste et personnifiait l’opposition au gouvernement dRésultat de recherche d'images pour "meurtre de calvo Sotelo"u Front Populaire. Sa mort encourage les militaires conservateurs à se rebeller:  le soulèvement militaire, qualifié par ses auteurs de « glorioso Movimiento » (le glorieux Mouvement), survient le 17 juillet dans la garnison de Melilla, au Maroc espagnol, conformément à un plan préparé de longue date. La guerre civile devient alors imminente.

On, le voit, le meurtre appelle la répression, qui entraîne l’émeute et le cycle infernal de l’histoire part en roue libre. Dans l’écrin de Servel, en ce 13 juillet 2018, loin de la ville et de ses rumeurs, personne ne vous entendrait crier. Pas de baignoire en vue, mais il y a des douches. Aucun assassinat n’eut cependant lieu ce soir là à Paries Civiles, où les choses se règlent selon l’étiquette, et le meurtre n’en fait point partie.

Table 1, dite « Suicide assisté » : Vincent-2 répond, avec votre serviteur, à l’appel de Schwarzer Freitag lancé par Tristan. A ce jeu de spéculation boursière, il y a une tactique bien précise, qu’il nous précise à la fin, croyant avoir gagné – avec 14 lingots contre 13 à Tristan. Mais un examen de ses comptes révèle qu’il a touché pas moins de 9 subventions, explosant le plafond règlementaire. Aussi, déclassé par cette forme de suicide assisté, il offre à Tristan une victoire méritée. Votre serviteur repart lesté de 9 lingots et d’une médaille d’argent.

Table 2, dite « Tueur en série » : il n’en a pas l’air comme ç, mais Nicolas II a pourtant le profil idéal du tueur en série – en témoignent ses deux parties de Welcome, où il laisse Jérôme et Mickaël sur le carreau.

Table 3, dite « Chronique d’une mort annoncée » : dès le premier coup de cette partie de Viticulture, la fin était écrite: captant les ouvriers, Neox, tout vêtu de blanc, devançait systématiquement son adversaire sur ses actions et n’eut aucun mal à produire son vin rouge, tandis que Xel piochait pour enchaîner les actions. Rouge sur blanc, tout fout le camp se dit-elle en partant.

Table 4, dite « Mort avant l’arrivée » : les tables 2 et 3 se recomposent, oubliant Mickaël, parti vers les paradis artificiels, et avec pour ambition d’achever un Tiny epic quest. Une ambition démesurée car ils n’eurent le temps d’effectuer qu’une phase de jour, alors qu’il y faut normalement cinq jours et cinq nuits !

Table 5, dite « Fossoyeur d’idéal » :  pour finir la soirée, on ressort l’excellent Kardinal und König avec l’équipe de la table 1. Tristan domine, grâce à ses talents de manoeuvrier, et un raid sur la France décisif qui lui y offra une domination diplomatique – et en diplomatie, la France, ça compte énormément ! Je devance d’une courte tête Vincent-2, dont les rêves d’idéal ont été mis à mal dans cette soirée par un fossoyeur bien connu en la matière. On retiendra aussi de cette table l’interpellation à distance « Dom, as-tu du spare ? » qui nous tarauda, et que le susnommé relèvera à son retour, n’en doutons pas.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum