Après-midi goûter participatif DIMANCHE 17/06/2018 à Servel

C’était un dimanche d’août. Du plus loin de l’oubli, il me revient dans mes souvenirs dormants que, après avoir dépassé les boulevards de ceinture, je m’étais retrouvé dans un quartier perdu. Au coeur d’une forêt, dans un sous-bois, j’avais croisé 878 vikings devenus sauvages, et entendu des histoires de fantômes.

Soudain, croyant entrer dans une villa triste, je me trouvai au café de la jeunesse perdue: moelleux au chocolat, roses des sables, douceurs, thé, café et jus d’orange respiraient le vestiaire de l’enfance. Le livret de famille donnait à voir une jeunesse: en visitant, j’avais croisé de si braves garçons, qui couraient partout entre les fleurs de ruine, et des inconnues.

Tout un cirque y passait: les chiens de printemps agaçaient des chevaux embarqués dans un Turf endiablé, les agents secrets parlaient en nom de code à des rois du domino, les princes vaudous dilapidaient leur pédigree. Ouvrant la paume de sa main, l’ami Martin, de retour de voyage de noces, exhiba furtivement la place de l’étoile comme la promesse d’un futur voyage.

En rentrant de ma ronde de nuit, j’eus un accident nocturne en glissant sur l’herbe des nuits, au coin de la rue des boutiques obscures. Pourtant, on m’avait fourni un plan pour que je ne me perde pas dans le quartier. J’étais en faute, fus arrêté, jugé, condamné. Mais on convint que, pour mes débuts dans la vie, j’étais encore irresponsable. De ce fait, j’obtins la remise de peine qui me permet de tenir ce discours à votre académie.

Séance de VENDREDI 15/06/2018 à St-Elivet

« Les années 80, j’y étais ! » pourrait chevroter le narrateur, et effectivement personne n’est parfait. Dans le domaine musical, ce n’est certainement pas un millésime de garde. Et si vous n’avez peur de rien, allez voir sur les clips les coiffures de l’époque ! Attachez vos ceintures, coiffez vos casques (audio) et suivez le guide du Top-50.

Table 1, dite « Les démons de minuit » (1987) : la petite bande de Gloomhaven s’étant aguerrie, elle va désormais affronter des monstres de niveau 3. Toujours à la recherche des sombres forces qui font rien qu’à gâcher la vie paisible des citoyens de Gloomhaven, elle se fait envoyer (par téléportation, mar plij !) dans le Plane of Night détruire une colonne maléfique qui s’élève jusqu’aux cieux. Trois pièces en enfilade avec plein de pièges (qu’il est toujours plaisant de désamorcer en attirant dessus un ennemi) et des Deep Terror qu’on a commis l’erreur de ne pas assez prendre au sérieux (certes ils ne bougent pas mais ils ont d’efficaces moyens de nuire). Tels des Ghostbusters (1984) il a fallu nettoyer quantité de Night Demons et de Black Imps qui empoisonnent plus vite qu’on arrive à se soigner, Julien succombant à force d’encaisser leurs attaques. Les 3 rescapés se retrouvent face à la colonne et s’acharnent sur elle. Jacques réussit à forcer un des monstres à s’en prendre aux siens, avant lui aussi de s’éteindre. Les deux derniers personnages finissent le travail mais que c’était serré, un vrai thriller (1982) !

Table 2, dite « Everybody wants to rule the world » (1985) : Jérôme, F-R, Sophie, Nicolas-2, Thomas et Mickaël se lancent dans un coop, Space Hulk : Death Angel où il faut, dans l’univers de Warhammer 40k, aller bouter hors de la galaxie des aliens qui voudraient bien la dominer. Il y a eu du dégât mais grâce au self-control (1984) de Jérome et Thomas, les envahisseurs ont trouvé à qui parler.

Table 3, dite « Money for nothing » (1985) : retour de Schwarzer Freitag (soit vendredi noir en VF) avec Thibault, Tristan, Xel, Neox, Elouan et Maël. Pourtant c’est un lundi que, en octobre 1987, les marchés boursiers s’effondrèrent méchamment. Malgré une erreur de mise en place, c’est ce soir Xel qui,  par une gestion dite « en bonne mère de famille » de ses actifs financiers, surnage dans le monde interlope des manipulations financières et accède au statut de femme libérée (1984), et riche.

Table 4, dite « With or without you » (1987) : petit chassé-croisé entre tables 2 et 3 et Tristan, F-R, DocNico, Thibault, Mickaël et N2 enchaînent deux parties de Not Alone. C’est d’abord F-R la bêêête qui, en symbiose avec sa planète d’un autre monde (1984), décime la petite troupe d’aventuriers (1982) venue l’explorer. « Welcome to the jungle ! » (1987) aurait-il pu ajouter. Dans la seconde, c’est Tristan qui a endossé le rôle, une toute première fois (1985) si l’on en croit les archives de l’association.

Table 5, dite « Another one bites the dust » (1980) : Shards of Infinity est un jeu d’affrontement jusqu’à l’élimination de tous sauf un qui s’inscrit dans la grande famille des deck builders. La petite nouveauté est qu’une carte acquise peut soit être normalement ajoutée à la défausse du joueur, soit être activée immédiatement pour un usage unique. Thomas, Xel, Jérôme et Maël s’y mesurent sous le regard intéressé de Sophie, mais pas sous celui du narrateur qui prit congé de cette nuit de folie (1989).

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Séance de MARDI 12/06/2018 à St-Elivet

En ce 12 juin, il aurait eu 512 ans. Grand maître de la langue française, Pierre Corneille est le champion du théâtre classique, celui du Grand Siècle (le XVIIe), lequel se définit par la célèbre règle des trois unités (durée, action, lieu). Une règle que nous avons suivie scrupuleusement lors de cette soirée de Parties Civiles.

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Table 1, dite « Dilemme cornélien » : Coopératif ou compétitif ? Un dilemme souvent cornélien, que les joueurs présents à cette table (Florian, Julien-2, François-René, Maïwenn) tranchent en faisant les deux: d’abord un Robinson Crusoe, qui se traduit par un « sauvetage collectif de génie », puis The boss – dont le vainqueur a préféré garder l’anonymat.

Table 2, dite « Unité d’action » : Thomas, Xel, Thibault et Olivier font dans l’unité d’action: à la guerre comme à la guerre, avec d’abord Vikings gone wild, un jeu chaotique réglé par Olivier, puis In Flanders field où Xel tint le haut du pavé.Résultat de recherche d'images pour "vikings gone wild"

Table 3, dite « Les yeux de Rodrigue » : à cette table de Kogge, il fallait garder sa concentration et ses nerfs ! Votre modeste serviteur prit un départ éclair (construction d’un comptoir dès le premier tour), mais perdit les deux à la fois après avoir été victime d’un raid brutal d’Olive sur son bateau, et finit la partie sur une impasse, bloqué dans une ville dont il ne put sortir.

A l’inverse, Dom livra une prestation de haut vol, réussissant à finir la partie avec 5 DP, avant donc le deuxième tour du maître de guilde, événent assez rare pour être signalé. Quant à Nicolas II, il n’attaqua personne, restant blotti dans le ventre mou du classement.

A l’instar de Corneille au sujet du Cid, qui fit scandale à sa création pour ne pas respecter les canons du genre, Dom pourra être accusé d’avoir fomenté un trop grand nombre de péripéties, et nous laisserons sur ce sujet le dernier mot à Boileau, qui soutint à l’époque son ami par ces vers:

« En vain contre le Cid un ministre se ligue,
Tout Lannion pour Chimène a les yeux de Rodrigue.
L’Académie en corps a beau le censurer,
Le public révolté s’obstine à l’admirer. »

StelliumTable 4, dite « L’imitation de Jésus-Christ » : tandis que Cédric se cherche une table, Paul et Jack-2 débarquent et l’invitent à Stellium, un jeu où, à l’aube de la création de l’Univers, vous incarnez les premières divinités du Cosmos. Mais le jeune homme n’était pas venu pour tendre la joue gauche, et impose sa doctrine à la stupeur générale !

Table 5, dite « La place royale » : un majestueux affrontement eut lieu entre les deux Nicolas autour de Lorenzo le magnifique. C’est le Doc qui en remontra au Président !

Table 6, dite « L’illusion comique » : à-propos et concentration sont requis à Magic maze où chacun joue presque en même temps pour peu que la coordination soit de la partie. Or, les protagonistes de cette table, à peine revenus de l’espace-temps tourmenté de Stellium, en ont parfois manqué, se perdant dans les dédales du labyrinthe, et créant, pour qui voulait l’observer, l’illusion comique de ne plus savoir qui jouait.

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Séance de VENDREDI 08/06/2018 à St-Elivet

Mahomet s’est éteint à Médine le 8 juin 632 (le 13 du mois de Rabi’ premier, selon le calendrier arabe). Celui qui va apparaître plus tard comme le Prophète de l’islam décède suite à une fièvre douloureuse et une longue maladie, peut-être consécutive à un empoisonnement. Il a environ 63 ans. Sa tombe est creusée à l’endroit même de sa mort.

Mahomet offrit l’image d’un homme énergique mais aussi pénétré de sa mission divine. Il se défend d’être poète et se juge incapable d’inventer par lui-même quoi que ce soit de comparable au Coran. Il se reconnaît faillible et ne se veut en rien différent des autres hommes. C’est un guerrier qui ne rechigne pas à donner la mort. Il aime les femmes et ne s’en cache pas. Il consacre par ailleurs beaucoup de temps à la prière et dédaigne les richesses de ce monde.

À l’instant de mourir, bien qu’il ait eu neuf femmes légitimes, il ne laisse aucun fils survivant susceptible de lui succéder à la tête des croyants. Abou Bekr remplace le messager d’Allah au terme d’une brève lutte de succession et prend le nom de khalîfa (calife), d’un mot arabe qui veut dire lieutenant ou remplaçant. Ce premier calife a 59 ans, figure parmi les plus anciens compagnons de Mahomet, et est aussi le père d’Aïcha, l’épouse préférée du Prophète.

Mahomet a soumis par les armes la partie occidentale de la péninsule arabe à son autorité en une dizaine d’années. Après sa mort, ses successeurs entraîneront leurs troupes à la conquête du Moyen-Orient et de la rive sud de la mer Méditerranée.

A Lannion, quelques années après, on était en plein ramadan, mais on n’a ni bu, ni mangé, ni fait l’amour, on ne s’est pas non plus maquillé et on n’a pas fumé – par contre, et c’est permis, on a vérifié – on a joué !

Table 1, dite « Sacrilège » : la bande des quatre fantastiques se reconstitue pour Lisboa – les règles étant encore fraîches de la semaine dernière. Mais le résultat fut différent, et conduisit à un sacrilège: la défaite de Tristan (124), dominé à la régulière par Thibault (132). Neox (112) et Xel (103) ont apprécié cette partie qui aboutit à des scores impressionnants !

Table 2, dite « Soumission » : à Inis – aimablement prêté par Neox qui-a-le-jeu-et-qui-aime-bien-mais-qui-quand-même-n’y-a-pas-touché-en-476-jours, Dom, Mks et votre serviteur découvrent un univers plaisant et un jeu retors où il faut surveiller les différentes conditions de fin de partie et gérer avec doigté son usage des cartes et son droit de passage. Le plus roué des trois a soumis les deux autres, remportant successivement deux parties d’un jeu malin – et peut-être voué à une domification rapide (« domifio subito » dit-on dans les grimoires) ?

Table 3, dite « Aumônes » : ici, on joua Huns – Thomas et Mickaël se sont adjugé chacun une partie, laissant Guillaume et Vincent-2 à leurs aumônes et leur insondable désarroi.

Table 4, dite « Sourate » : Baptiste est un fidèle de l’univers Warhammer (ici en version Underworld Shadespire) – un jeu aussi long à nommer qu’une sourate – et en fut récompensé.

Table 5, dite « Guerre sainte » :  This war of mine était terre de djihad pour des combattants aussi braves qu’anonymes !

This War of Mine : le Jeu de Plateau

Table 6, dite « Blasphème » : ici une partie d’Innovation rassembla Dom,Thomas et votre serviteur, qui l’emporta au terme d’une joute épique et splendide où les augures ont longtemps hésité avec Dom, en position de conclure mais pas assez haut perché dans le grade des cartes actives. Votre serviteur avait pour sa part un plateau de cartes presque vide, mais en tira miraculeusement (et par des procédés qu’on ne saurait nommer ici) un profit aussi éhonté qu’un blashphème !

Table 7, dite « Retour de pélerinage » : revenu de Canossa après sa déconfiture de la table 1, Tristan règle Xel et Thibault à Schwarzer Freitag – et à ce jeu boursier, c’était question d’honneur mais pas d’argent, croyez-le bien !

Table 8, dite « Coran continu » : à Codenames les rouges (Maïwenn, FR, Nourdine, Guillaume-alias-Yohann) ont était défaits par les bleus (Jérôme, Nicolas II, Axel, VHS, Xel) sur le score de 2-1. Une partie marquée par la domination croissante des bleus, qui ont dicté leur récitation au débit d’un Coran continu, alors que les rouges étaient en plein doute sur la signification de mots aussi profanes que S…e 2 (Colon, Tige). Il y eut aussi quelques situations cocasses, à l’image de l’indice Exclu 2 répété 2 fois – d’abord (Mouton, Noir), puis (Cours, Bar) – ça sent le vécu ! La conclusion vit votre modeste narrateur à l’oeuvre avec pour commencer un Mao Zedong 5 (Rouge, Marche, Chef, Appareil, Dragon), et pour finir le subtil Gros 2 (Bras, Géant).

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Séance de MARDI 05/06/2018 à St-Elivet

Le 5 juin 1921 s’éteignait Georges Feydeau, après 58 tumultueuses années s’achevant sur des troubles psychiques dus à la syphilis. Son nom reste associé à une spécialité théâtrale bien française, le vaudeville. 97 ans plus tard, pas d’amant en caleçon dans le placard de Parties Civiles, mais des boîtes de jeu qui y sont d’ailleurs restées, les acteurs de la soirée étant venus les mains pleines.

Table 1, dite « Le Circuit » : dans la poussière, les meuglements et les bouses séchées de Great Western, trois cow-boys et une cow-girl (Neox, Thibault, Julien-2 et Xel) font faire plusieurs tours à leur troupeau de bovidés sur le circuit qui les mène des grandes plaines à Kansas City. Malgré l’existence de lignes de télégraphe, aucune communication relative au compte-rendu de la partie n’a encore été reçue.

Table 2, dite « Le Dindon » : Thomas, Jack-2 et VHN rejoints par DocNico s’attablent autour de La Havane, un jeu où l’ordre du tour variable, le choix simultané de personnages aux pouvoirs variés et la possibilité de s’en prendre à ses collègues ont donné deux parties assez chaotiques. Dans la première, Thomas coiffe sur le poteau un Nicolas ayant fait un départ canon et un Jack ayant bien remonté. Dans la seconde, c’est Jack qui se rue jusqu’à la victoire. Les deux fois, Dom est le dindon de la farce.

Table 3, dite « L’Affaire Édouard » : à 878 les Vikings deux vétérans jouent le rôle des anglo-saxons (Jeff) face aux envahisseurs nordiques (Jack). Leurs forces ont été décimées puis renforcées tour après tour sans que le rapport des forces bascule en faveur d’un camp. Mais le roi anglais qui arrive au 5e tour pour rallier son peuple ne s’appelle pas Edward mais bien Alfred. Passons sur cette approximation étant donné que, retranché dans un réduit au sud-est du pays et cerné de toutes parts, il a su galva-niser ses troupes et emporter la victoire par un « Traité de Wedmore ».

Table 4, dite « Gibier de potence » : Nourdine rassemble un collectif de volontaires (Nicolas-2, François-René, Frank et Jérôme avec Maïwenn et Cédric comme supplétifs) pour inaugurer Zone à Défendre, jeu collaboratif et d’actualité se déroulant dans un coin du bocage de Loire-Atlantique. Au terme de la partie, le projet d’aéroport d’un autre siècle a été abandonné sans même que Nicolas H. n’intervienne. Certains joueurs ont avoué n’avoir jamais vu autant de légumes de leur vie, et ce jeu va bien avec les vaches de la table 1 !

Table 5, dite « Séance de nuit » : tandis que les bouviers de la table 1 continuent leur longue marche, tous les restants se retrouvent autour de Liens de Sang. Pas toujours simple à prendre en main pour un party game où il faut saisir le profil de chaque personnage, mais tous ont passé un bon moment à identifier puis éliminer l’équipe adverse (sauf peut-être le malheureux qui s’est retrouvé Inquisiteur manche après manche !)

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Séance de VENDREDI 01/06/2018 à St-Elivet

Le 1er juin 1885, la dépouille de Victor Hugo, décédé dix jours plus tôt, à 83 ans, en l’avenue qui porte son nom, était conduite au Panthéon.

Le 31 mai, son cercueil est exposé sous l’Arc de Triomphe drapé de noir. Le lendemain, plus d’un million de personnes suivent le corbillard des pauvres dans lequel il a demandé à être conduit. Le Panthéon, oeuvre de l’architecte Soufflot, anciennement église Sainte-Geneviève, est réouvert à cette occasion et devient le mausolée des gloires nationales. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’un poète reçoit de pareils hommages.

Victor Hugo n’a sans doute jamais été baptisé, mais est venu à la foi au mitan de sa vie. Il n’en refuse pas moins la présence des Églises à ses funérailles. Il écrit dans son testament : « Je donne cinquante mille francs[-or] aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l’oraison de toutes les Églises. Je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu ».

Homme de son temps, il a été successivement royaliste, légitimiste, monarchiste constitutionnaliste et libéral, républicain et anticlérical, ce qui lui a valu cette oraison funèbre du journal La Croix, représentatif de la frange la plus conservatrice des catholiques : « Il était fou depuis trente ans !… »

133 ans après, il n’y avait pas que des poètes et des fous à Lannion. Mais en cherchant bien, il y en avait quand même. Chacun jugera !

Table 1, dite « La légende des siècles » : si certaines parties en furent jouées à domicile « off the record », c’est bien la première partie de Lisboa que l’on recensera officiellement dans le grimoire de Parties Civiles. Il faut dire que l’opus de Vital Lacerda en imposeRésultat de recherche d'images pour "lisboa jeu", et que son format comme sa complexité peuvent en rebuter certains. Alors, cap de finir un Lisboa avant le petit matin ? Cap répondent en choeur Xel, Tristan, Neox, et Thibault, qui ont préparé leur affaire: digestion préalable des règles, mise en place sur le champ, pas de parlottes ou de commérages inutiles, et en trois heures, l’affaire est pliée ! De quoi conforter l’idée reçue que ce n’est pas le jeu qui est long, mais les joueurs ! Et donc pour l’histoire, que dis-je, la légende, Tristan sera le premier vainqueur de ce jeu pour les siècles et les siècles (118), suivi à bonne distance par Neox (95), Thibault (92) et Xel (85).

Table 2, dite « Les voix intérieures » : à Sherlock Holmes: Detective conseil l’équipe des fins limiers (François-René, Dom, VHS, Thomas), adoucie depuis peu par la présence de Maïwenn, termine sa campagne avec la dixième et dernière enquête. Il y est question d’une licorne bleue, et ce n’est pas à cause du whisky ni du jus de pomme bio que nous bûmes à l’occasion ! L’intuition de Dom (portée par une voix intérieure ?) fit des étincelles, et nous résistâmes avec ardeur à la tentation de visites de courtoisie aussi ruineuses qu’inutiles, terminant avec le score très respectable de 85 !

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Table 3, dite « Ce siècle avait 2 manches » : ici, on joua Century puis Dominion mais pour un seul vainqueur (Mks): par deux fois, Armand, Maël et Olive ont vu passer son casque étroit.

Table 4, dite « Les contemplations » : ici  T.I.M.E Stories rassemblait Axel, Nourdine, Vincent-2 et Franck. Il semblaient perdus dans leurs contemplations et on n’en saura pas plus sur l’issue.

Table 5, dite « Les rayons et les ombres » :  Death angel rassemble Jack-2, Nicolas II et Franck. Anges ou mortels, qui a gagné ? En lisant le forum, vous le saurez !

Table 6, dite « L’année terrible » : dans le Magic Maze les protagosites de la table 1, rejoints par Maël, tournent, tournent et tournent encore….

Table 7, dite « Mille yens de récompense » : qui est le King of Tokyo ? Mille yens de récompense à qui battra Tristan la prochaine fois !

Table 8, dite « Des hommes (et des femmes) qui rient » : à Codenames les rouges (Vincent-2, Axel, VHS) ont défait les bleus (FR, Maïwenn, Thibault) par 3-1. Une partie qui nous apprit que Rome n’est pas une bourgade (ce qui coûta une manche aux Bleus), et que la Drague est un exercice où, selon les Rouges, on débite des Salades à un Canon sur la Plage ! Et une jolie énigme pour finir: comment faire deviner Cours, Vase, Racine et Goutte en évitant Pêche (et donc l’indice Eau, qui y aurait inexorablement conduit) ? La réponse se trouve sur le forum ;-D

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Séance de MARDI 29/05/2018 à St-Elivet

En ce mardi, JFK aurait fêté ses 101 ans, mais sa trajectoire a pris fin trop tôt, un jour de novembre 1963 à Dallas. C’est l’occasion de rappeler sa célèbre maxime: « Ne vous demandez pas ce que Parties Civiles peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour Parties Civiles  » (plusieurs réponses possibles). Résultat de recherche d'images pour "jfk cartoon"

Table 1, dite « Ich bin a New-Yorker » : Cinq immigrants chinois viennent ici jouer les pionners à Chinatown, dans une ambiance joyeuse et presque collaborative, sauf à la fin où certains ont commencé à compter leurs $ avant de répondre. Fait probablement unique dans les annales, à ce jeu de tchatche et de négociation, c’est Nicolas II qui ressort vainqueur avec 1,05 M$, devant Julien-2 (970 K$) et François-René (900 K$), bien plus coriaces dans les échanges verbaux. Votre serviteur (840 K$) et Jean-Yves (780 K$) ont été plombés par des tirages d’immeubles et de commerces désastreux.

Table 2, dite « Beauté divine » : En 1961, lors d’une rencontre officielle avec le Premier ministre britannique Harold Macmillan, JFK lui confiait: « Trois jours sans faire l’amour et c’est le mal de tête garanti. Je ne sais pas si c’est aussi votre cas, Harold ». En tous cas, à cette table de Nefertiti seul Thibault est reparti avec les idées claires: Cédric, Olive et Erwann n’ont pas su biaiser.

Table 3, dite « Nouvelle frontière » : Xel et Thomas tentent une improbable alliance à 878 – Les vikings mais seront débordés au cours d’une partie courte où les envahisseurs (Jack & Dom) n’ont eu aucun mal à conquérir une nouvelle frontière.

Table 4, dite « Magic bullets » : la table 1, après la subsititution Jean-Yves –> Maïwenn, se reconstitue pour le Trône de fer (le jeu des trônes), une partie où votre chroniqueur a été injustement criblé de balles. Nicolas II, François-René et Maïwenn sont départagés par la photo-finish au bénéfice du plus téméraire des trois.

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Séance de VENDREDI 25/05/2018 à St-Elivet

Le 25 mai 1720, le Grand-Saint-Antoine entre dans le port de Marseille avec un passager clandestin venu de Syrie: le bacille de la peste. A bord, une dizaine de personnes ont déjà succombé au mal. Les propriétaires du navire, discrètement prévenus par le capitaine, font jouer leurs relations pour éviter une quarantaine brutale qui empêcherait le débarquement de la cargaison.

Les médecins du port prennent l’affaire avec détachement et décident une quarantaine «douce» : les marins sont débarqués et enfermés dans un dispensaire. Mais les hommes, une fois à terre, n’entendent plus s’occuper de leur linge sale. Ils en font des ballots qu’ils confient à des lavandières. Le 20 juin, une lavandière meurt après quelques jours d’agonie sans que quiconque prenne garde aRésultat de recherche d'images pour "peste marseille 1720"u «charbon» apparu sur ses lèvres. C’est seulement le 9 juillet, après quelques autres décès, que deux médecins venus au chevet d’un adolescent donnent enfin l’alerte. L’épidémie va bientôt faire un millier de morts par jour dans la ville. L’évêque, Monseigneur Belsunce, parcourt les rues au mépris de la mort, assiste et secourt les malades. Le chevalier Roze libère des bagnards et, avec eux, incinère les cadavres qui par milliers pourrissent dans les rues. Tâche indispensable et ô combien dangereuse ! Sur 200 forçats, 12 sont encore en vie cinq jours plus tard.

En deux mois, Marseille va perdre la moitié de ses 100.000 habitants. La peste va tuer, dans l’ensemble de la région, pas moins de 220.000 personnes.

Presque 4 siècles après, d’autres voyages au long cours ont eu lieu à Lannion. S’il semble que tous soient sortis intacts de cette soirée de jeu, attendons cependant la fin de la période d’incubation…

Table 1, dite « La prise du bacille » : selon les dires de son vainqueur (Baptiste), cette partie de Pandémie: Contagion se résuma en un « plan à trois assez violent »: on y abusa du bacille et y prit remèdes sans modération. Maïwenn et Quentin y subirent la loi du gardien du coffre.

Table 2, dite « Pars vite et reviens tard » : à Mechs vs. minions, Xel, FR, Paul et Maël commencent en trombe – mode warrior, mais, après un certain cheminement mû par le principe de réalité, se disant que ça va pas être possible, finissent avec le curseur fermement ancré en position bisounours pour se donner le temps d’arriver à bon port.

Table 3, dite « Fatale navale » : à Navegador nous embarquons dans un voyage naval, qui laisse sur le carreau Thomas (54), Xof (63), votre serviteur (63), et même Mickaël qui semblait bien parti avec une église bondée mais échoue à 73. Tristan (80) sera le seul survivant de ce voyage, grâce à des colonies en nombre immodéré.

Table 4, dite « Petite peste » : le plan à trois de la table 1 se poursuit à Diamant. Maïwenn convainc sans effort Baptiste de céder à son caprice de lui en offrir une rivière: on ne prête qu’aux riches. Quentin s’interrogera sur le sens de cette libéralité.

Table 5, dite « Cités heureuses » : Eric, Elouann et même Nicolas II le cèdent à Vincent-2 dans une partie de 7 wonders où ils visitent maintes cités heureuses en guise de tour de chauffe avant la version de ce jeu pourvue de toutes ses extensions: nous les retrouverons en effet à la table 9 pour la mère de toutes les batailles.

« Ecoutant, en effet, les cris d’allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu’on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. »

                                                       Albert CAMUS, La Peste, 1947

Table 6, dite « Recherche des coupables » : La table 3 se met à la table des détectives privités new-yorkais de P.I. pour enquêter sur de bien sombres affaires. Votre serviteur brille par ses déductions – arrivant au score historique de 19 (sur 21 possibles), enfonçant une concuurence composée de Mickaël (13), Tristan (9), Xof (7), et Thomas (3).

Table 7, dite « Malédiction » : à Gloomhaven nous retrouvons les enquêteurs patentés. Dom raconte:

Ce soir, notre but est de retrouver un artefact très ancien doté de pouvoirs que nous ne comprenons pas trop mais qui serait la source ultime de la malfaisance magique qui corrompt Gloomhaven. Dom expérimente l’amélioration d’une de ses cartes, un des aspects legacy du jeu. Inévitablement, arrivés au Temple of Elements, on tombe sur un comité d’accueil pas vraiment décidé à nous laisser mettre la main sur sa relique. Plein de démons, de quoi réjouir Neox qui va encore en ajouter deux modèles à son tableau de chasse : il pourrait bien rapidement partir à la retraite après une carrière-éclair de Quartermaster. Il se prend pourtant un mauvais coup qui le fait douter de pouvoir aller au bout du scénario. Mais si ; tout le groupe, s’étant divisé en deux pour accélérer la besogne, ressort bon pied bon œil avec la chose enveloppée dans un tissu. Reste à trouver quelqu’un à qui la montrer.

Table 8, dite « Priez Saint-Antoine » : à Héros à louer Maïwenn s’impose encore: Diamonds are girl’s best friend. Il faudra bien la rendre un jour cette parure de diamants, mais peut-être faudra-t-il convoquer pour cela Saint-Antoine de Padoue (grand voleur, vieux filou, rendez ce qui n’est pas à vous)…

Table 9, dite « Cités radieuses » : Vincent-2 s’impose encore avec 7 wonders-Babel – une version pourvue de toutes les extensions, sortant irradié de cette visite prolongée des cités radieuses.

Table 10, dite « Au charbon » : à cette table, on ne rigole plus: on part au charbon pour tester en mode dry run les nouveautés susceptibles d’être présentées à Scorfel.  Kingdom run est le cobaye du jour, qui voit Xel gagner à son insu devant FR et Maïwenn. On retiendra surtout de cette table la sage maxime de la grand-mère de Dom: « quand un doigt passe, tout passe », car pour la jouabilité à Scorfel, il y eut plus de vraies que de fausses sceptiques !

Kingdom Run

Table 11, dite « A bon chat bon rat » : à Codenames, la soirée finit dans une partie indécise, jouée en mode poursuite entre chats et rats, à savoir pour les Rouges (Xel, Thomas, Dom, Cédric, Nicolas II, Vincent-2) et les Bleus (votre serviteur, Maïwenn, Mael, Paul, François-René):

  • Rouges 1-0: Les bleus sont défaits – chutant sur l’intrépide Lutèce 3 qui voulait faire deviner (Champs, Ville, Lumière) alors que Paris était rouge !! En face, le subtil Montée 3 (Bourse, Echelle, Talon) a fait le job.
  • Bleus 1-1: Le maître-espion rouge s’égare dans des propositions audacieuses qui échouent cruellement à chaque fois (Calculatrice 4 chute sur un blanc Montant et Sodomie 6 sur un troublant Trou blanc !) par manque de logique: on peut en effet sodomiser un trou, mais pas une raie !
  • Rouges 2-1: Les Bleus s’égarent dans un improbable Vente 5 pendant qu’à côté on lance Navire 0 pour signifier que Bateau était l’assassin. Achevé en énonçant un mot présent sur la grille, le naufrage bleu fut vraiment parfait !

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Séance de MARDI 22/05/2018 à St-Elivet

Il y a 111 ans naissait Georges Rémi, dit Hergé. On pourrait tant dire sur la vie et l’oeuvre de cet homme que les mots manqueraient rapidement:
gardons les donc pour décrire cette soirée de jeux.Résultat de recherche d'images pour "hergé cartoon"

Table 1, dite « Lignes claires » : Dom extrait de son chapeau un exemplaire, bien sûr maison, de Ganz schön clever, ou Très futé en français, un jeu de dés qui ressemble à Qwix mais avec encore plus de possibilités, des actions et de rejets gratuits, et, aussi une arrivée remarquée de renards baladeurs. Autre originalité, le joueur actif écarte successivement ses dès les plus faibles, et les autres ont le droit d’en jouer un. Voici donc un jeu où il faut avoir une stratégie bien fixée sur certaines zones, mais sans négliger les autres, car c’est ici que les renards se manifestent: cette case bonus remporte en fin de partie le score de la zone la plus faible. Une partie inaugurale remportée par votre serviteur (171), devant Xel (153), Dom (150), Thomas (120). Les renards auront bien fait la décision , mais aussi la puissance de l’ensemble de mes lignes, violet (45) et bleu (37) en tête. Une stratégie de lignes claires aussi efficace que le trait d’Hergé.

Table 2, dite « Coeurs vaillants » : à cette table de 7 wonders c’est Julien-2 qui s’imposa à une équipe de coeurs vaillants: Vincent-2, Cédric et Maïwenn.

Table 3, dite « Quick et Flupke » : Neox et Nicolas II ont formé une fructueuse alliance à Trône de fer sous le regard ébloui de Xof et FR (plus de détails sur le forum).

Table 4, dite « L’étoile mystérieuse » : la galaxie  de la table 2, agrémentée de quelques étoiles filantes (à savoir, des jeunes filles de passage), s’enferme dans un Room 25 au long cours et dont l’issue restera mystérieuse comme une étoile.

Table 5, dite « L’oreille cassée » : à Linq, tout le monde se retrouve, de 7 à 77 ans (ou presque…), pour s’amuser sans compter. De cette partie, on retiendra la combinaison (noir, croissant) qui n’était pas le café mais la lune. Notons aussi l’homonymie multiple de (sole, pêcher) pour un poisson qui s’entendait – pour les oreilles innocentes – comme (sol, péché). Le deuxième mot suivait le « Jésus »  de l’autre espion, qui ne manquait pas de culture chrétienne. Ces deux-là n’avaient pas l’oreille cassée et se sont bien entendus, mais ce ne fut pas le cas, loin de là, de tous les espions !

Le rapprochement Jésus – poisson est connu mais va au-delà de la croyance populaire et a une résonance presque caballistique. En effet, l’ichthus (du grec ancien ἰχθύς « poisson ») est un symbole qu’utilisaient les premiers chrétiens en signe de reconnaissance, et comme l’a remarqué Saint-Augustin, « si l’on joint ensemble les premières lettres des mots grecs signifiant Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur, on trouvera Ichthus, qui veut dire en grec poisson, nom mystique du Sauveur, parce que lui seul a pu demeurer vivant, c’est-à-dire exempt de péché, au milieu des abîmes de notre mortalité, semblables aux profondeurs de la mer » :

  • I (I, Iota) : Ἰησοῦς / Iêsoûs (« Jésus »)
  • Χ (KH, Khi) : Χριστὸς / Khristòs (« Christ »)
  • Θ (TH, Thêta) : Θεοῦ / Theoû (« de Dieu »)
  • Υ (U, Upsilon) : Υἱὸς / Huiòs (« fils »)
  • Σ (S, Sigma) : Σωτήρ / Sôtếr (« sauveur »)

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