Séance de MARDI 08/10/2019 à Servel

Che Guevara

Le 8 octobre 1967, Che Guevara était capturé en Colombie. Après trois heures de combat, il se rend après avoir été blessé aux jambes et avoir vu la culasse de son fusil détruite par une balle. Selon les soldats boliviens présents, il aurait crié : « Ne tirez pas, je suis Che Guevara et j’ai plus de valeur pour vous vivant que mort ».

A Lannion, peu de vivants s’étaient manifestés. Et les reporters ont usé de leur droit de grève. Ce qui suit n’est que ouï-dire.

Table 1, dite « Réparer les vivants» : une partie de Architectes du Royaume de l’Ouest regroupe Baptiste, Xel, Nicolas II et François-René, qui, selon la rumeur, aurait survécu. Un Azul aurait été également joué.

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Séance de VENDREDI 04/10/2019 à Servel

Le 4 octobre 1945, une ordonnance créait la sécurité sociale, organisation destinée à « garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent. »

74 ans plus tard à Parties Civiles, aucune garantie sur la capacité de gain n’était disponible.

Table 1, dite « Le grand houblon » : pour ce classique revisité, Brass: Birmingham, Thomas a apporté de la bière, mais il est interdit de l’utiliser pour vendre ses marchandises. On apprend à ce propos que brass, en anglais, n’a rien à voir avec les brasseries, mais se traduit par laiton. Le houblon aidant, Thomas est survitaminé, et s’offre une victoire de prestige avec 176, juste devant Xel, 170. Votre serviteur termine à 132 sur un dernier tour splendide (2 aciéries retournées derechef à la suite !), et Eric fait un début honorable avec 109.

Table 2, dite « Couverture universelle » : à Root on s’encanaille à jouer avec deux vagabonds, et ce sont eux qui tinrent le haut du pavé, Doc Nico devançant Jérôme pour tirer à lui une couverture universelle. François-René, avec l’alliance de la forêt, Vivien, avec les chats, et Nicolas II, lézard de service, avaient un domicile fixe mais pas les points qui vont avec.

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Aristeia

Table 3, dite « Humains, sinon rien » : voici Aristéia, un jeu de plateau type MOBA qui permet aux joueurs de devenir managers d’une équipe dans le plus grand show télévisé de la Sphère Humaine. Tout un programme, dont on ne sait malheureusement rien sinon que Frédéric et Olivier.L en furent les protagonistes.

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Table 4, dite « Ombre déportée » : encore une découverte à cette table dans une soirée riche en surprises. Il s’agit de l’ombre de Kilforch – la réédition du jeu Gloom of Kilforth, de Tristan Hall, 3ème Kickstarter de la compagnie (la première édition de GoK donc, et un jeu de carte sur la bataille d’Hastings 1066, Tears to many mothers). Jouable en mode coopératif ou compétitif il permet aux joueurs de vivre une aventure épique, avec en prime les splendides illustrations de l’artiste polonaise Anna Kryczkowska. On meuble, on meuble, car, pour tout vous dire, de Mickaël, Frank et le petit Paul, nous ignorons qui a eu le dessus.

Table 5, dite « Mineur accompagné » : Dom initie à la Gloire de Rome Elouan, Frédéric, Audrey et Olive (le seul à déjà avoir joué). Le tuteur finit par sortir une combo de cartes typique de ce jeu : disposant d’une clientèle doublée, il recrute 11 clients d’un coup ! A 5 joueurs, la pioche descend vite : la partie prend fin juste après, et si Dom l’emporte c’est avec un modeste 14 PV devant 11 pour Frédéric (le seul à avoir une ressource dans sa chambre forte, qui lui rapporte 6 PV), puis 10, 9 et 7. Et en complément : les mêmes jouent ensuite à The Boss. Partie courte (en 3 manches) dominée par le retors Elouan suivi par Dom et Audrey à égalité. Il faudra garder un œil sur ce jeune-là.

Table 6, dite « Parcours de soin » : à Trône de fer Maxime le sauvageon a tant pris soin de Jeff Lannister qu’il l’a laissé, lui offrant une égalité alors que tout indiquait qu’il devait gagner.

Table 7, dite « Docteurs non conventionnés » : à Trône de fer encore, c’est Jacques – Stark qui joute avec Christophe le gardien de nuit. Deux docteurs en jeu certifiés, mais ne leur demandez pas de ticket modérateur, ce sont des passionnés ! L’un d’eux dévoilera-t-il l’issue sur le forum ?

Table 8, dite « Salle d’attente » :pour ce Codenames final nous retrouvons les Rouges (Doc Nico, Nicolas II, Thomas, Xel) affronter les Bleus (Dom, Vivien, François-René, et votre serviteur).

Rouges 1-0 : les Bleus foncent sur le mot assassin Cercle pour un pourtant indiscutable Militant 2 qui visait Colle et Route.

Bleus 1-1 : les Bleus égalisent mais sont contestés dans leur choix douteux de l’indice Bonduelle visant Casse + Grain !

Rouges 2-1 : victoire à longue maturation des Rouges qui finissent par un petit digestif sur un Williams 1

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Séance de MARDI 01/10/2019 à Servel

Le premier octobre 1949, après une lutte fratricide entre communistes et nationalistes, Mao Zedong proclame la République Populaire de Chine. Tout en mettant en place un nouvel ordre économique et social inspiré de l’URSS, caractérisé par une tension constante entre Parti et Etat, c’est l’heure de la reconstruction. Sept décennies plus tard le Rendez-vous de Parties Civiles affichait une belle popularité (bon OK, moins que la salsa).

Table 1, dite « Reconstruction » : une partie de Architectes du Royaume de l’Ouest regroupe Baptiste, Benjamin, Jérome2 et Marc (récente recrue au forum des assos). Jérôme l’emporte sur ses camarades.

Table 2, dite « La longue marche » : après presque un an d’absence, revoici Great Western qui s’est entretemps enrichi d’une extension « Rails vers le Nord » qui augmente les possibilités d’un joueur si sa « main de vaches » est moyenne. Autour de la table, Olive, Xel, Neox et VHN parcourent en boucle et en poussant leur troupeau la piste menant à Kansas City. Longue (comme toujours) et intéressante partie qui a vu l’exploration de stratégies variées.

Le grand timonier Nicolas, implacable comme Xi Jinpin et débonnaire comme Winnie l’ourson, finit avec un solide total de 107 PV. Il a été fort en vaches et en bâtiments et fait un sans-faute sur les cartes Objectif. Xel (dominante de vaches) et Dom (misant tout sur le machiniste, il atteint le bout de la voie ferrée mais est sec dans les autres compartiments du jeu) sont regroupés autour de 70 PV, Olive (le seul à avoir raté une livraison à Kansas City) ferme la marche en boitillant.

Table 3, dite « Comité central » : où l’on voit une boîte centrale d’Unlock entourée de Camille, Nicolas-2, Jérôme-le-retour et François-René. L’app associée au jeu a fait entendre des sons bizarres mais les joueurs sont restés silencieux sur leur résultat collectif. Peut-être le secrétaire du comité pourra nous communiquer au moins le nom du scénario ?

Table 4, dite « Lutte fratricide » : Jack, Jeff et peut-être un troisième homme ont déroulé le tapis vert pour, avec A song of ice and fire, co-créer une huitième saison de GoT. Nous ignorons quelle famille a eu le dessus.

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Séance de VENDREDI 27/09/2019 à Servel

Il y a 31 ans, l’athlète canadien Ben Johnson était déchu, pour dopage, de son titre de champion olympique acquis à Séoul sur le 100 mètres. Il tente ensuite un retour, mais est à nouveau reconnu positif à Montréal en 1993. L’IAAF le bannit alors à vie, et le ministre des sports canadien lui recommande de rentrer sur son île.

Son record du monde (9s79), invalidé, sera battu en 2002 par Tim Montgomery en 9s78 au stade Charléty de Paris. Cependant, on apprit plus tard que celui-ci était également dopé et ce record fut lui aussi invalidé. C’est finalement Asafa Powell qui battra le record du monde le 14 juin 2005.

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En 1993, Ben Johnson affirme avoir été victime d’un coup monté aux Jeux de Séoul. L’année suivante, il sera brièvement chargé de l’entraînement de Diego Maradona. Puis, en 1999, engagé par le dirigeant libyen Mouammar Khadafi comme préparateur physique de son fils, qui a rejoint un club italien. Mais celui-ci disputera un seul match, évoluant 15 minutes contre la Juventus, étant le reste du temps au mieux sur le banc des remplaçants, avant d’être, à son tour, contrôlé positif !

A Parties Civiles, pas de contrôles anti-dopage. Les produits qui circulent sont plus souvent chargés en glucose ou houblon qu’en stanozolol.

Table 1, dite « L’histoire sans fin » : cette table de Un monde sans fin rassembla Nicolas II, Olivier-3, Mickaël et Christophe. Le résultat nous en reste mystérieux.

Table 2, dite « Lent retour » : C’est le grand retour de Smallworld après près d’un an de pénitence sur nos tables. Audrey, Eric et son fils, Yann et Jérôme le neuf, pour un résultat toujours énigmatique.

Table 3, dite « Médaille d’or » : encore un retour à cette table de Russian Railroads, autre tsar déchu, mais que Baptiste ramène à la vie. Olive et Benoît ont assisté à une « victoire en or » de notre spécialiste, dont le score fabuleux de 363 autorise toutes les spéculations pharmacologiques.

Table 4, dite « Photo finish » : il fallut la photo finish pour départager Doc Nico et Tristan à Barrage. Le Doc s’impose 90 à 89 avant de filer au contrôle. Dans le bas du classement, même situation, et c’est Neox qui souffle l’accessit à Xel, 46 à 45.

Table 5, dite « L’impossible retour » : à la conclusion de ce tryptique à Queen’s Park, les détectives de Sherlock Holmes: Détective conseil ont pu enfin répondre aux questions. La note de 6/20 sanctionne tout à la fois les deux premières séances, où le retard d’informations probantes s’était déjà accumulé, le manque d’attention d’une classe fort dissipée avec des bonbons, des chopes de houblon, des insectes, des plaisanteries parfois drôles, et un manque d’inspiration certain, à l’exception d’une visite fructueuse qui fit que le navire ne sombra pas totalement. Bon, il est temps de passer à autre chose et de se ressaisir.

Table 6, dite « Attrape-moi si tu peux » : à Everdell, une nouveauté, Doc Nico, décidément très inspiré, prend un départ canon et finit en trombe. Son score de 54 lui suffit pour disposer de Xel, 52, Tristan, 50, et Paul, 49.

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Séance de MARDI 24/09/2019 à Servel

Conrad Ier de Germanie

Le 24 septembre 911, les principaux seigneurs allemands offrent la couronne de Germanie à l’un des leurs, Conrad de Franconie. Ils rompent ainsi définitivement avec la dynastie carolingienne qui régnait des deux côtés du Rhin, sur la France, la Belgique et l’Allemagne actuelles. L’historiographie traditionnelle voit dans cet événement la naissance de l’Allemagne.

Plus de 1000 ans ont passé, et, à Lannion, la dynastie Parties Civiles perdure. En voici un nouvel épisode.

Table 1, dite « Coup de grâce » : Doc Nico revient de 20 00 lieues sous les mers pour nous sortir Sabotage. Une histoire d’espions et de vilains qui se cherchent et d’un joli paravent qui les sépare. Jouant de cartes démesurément puissantes, les espions (Doc Nico et Florian) ont eu raison des vilains (Dom et votre humble serviteur) en leur assénant un coup de grâce fatal (perte du troisième dé) au bout d’une partie qui s’est étirée démesurément en longueur.

Table 2, dite « L’or du rein » : à The River Olive et quelques autres ont donné quelques coups de rein. L’un d’eux s’est ceint d’or mais la chronique s’en est perdue.

Table 3, dite « Des garçons trop tranquilles » : F-R et Neox s’emparent d’une boîte de Hellboy. A ce jeu coopératif, il semble que les gentils garçons ont gentiment perdu.

Table 1, dite « Patience dans l’azur » : à cette table de Coimbra on rapporte que Tristan a eu raison de ses adversaires à l’issue d’une campagne au long cours. Un jeu exigeant pour un vainqueur qui ne l’est pas moins.

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Séance de VENDREDI 20/09/2019 à Servel

Le 20 septembre 1378, 13 cardinaux, pour la plupart français, se réunissent en secret à Anagni, au sud de Rome. Mécontents du pape que leur a imposé le peuple romain, ils vont en élire un autre. C’est le début du Grand Schisme d’Occident.

Installée à Avignon depuis 1305, suite à la querelle entre le roi de France Philippe IV le Bel et le pape Boniface VIII, l’attentat d’Agnani (une rencontre houleuse qui marque une rupture dans la conception des rois de France, laïque et gallicane, avec le XIIIe siècle, siècle chrétien par excellence), et la mort brutale du pape, la papauté a élu pas moins de sept français à la tête de l’Eglise. Le 17 janvier 1377, le septième de ces papes français, Grégoire XI, quitte le Palais de la cité du sud de la France pour retourner dans la Ville Eternelle. Il réinstalle donc le Saint-Siège à Rome. Affaiblie par la Guerre de Cent ans, la monarchie capétienne ne parvient pas à le retenir.

Le pape Urbain VI, 202ème pape de l'Eglise catholique romaine.
Urbain VI

Fatigué des tourments que connait la papauté depuis le début du siècle, le peuple romain impose l’élection d’un nouveau pape le 8 avril 1378, Urbain VI, un personnage odieux. Déséquilibré, il est autoritaire et violent, allant jusqu’à faire exécuter des cardinaux en place publique.

Mécontents de ce pape, les cardinaux en désignent un nouveau, le prélat savoyard Robert de Genève. Le nouvel élu prend le nom de Clément VII et s’installe à Avignon. Il se pose aussitôt en concurrent d’Urbain VI, qualifié d’« antipape ».

Ce conflit entre « urbanistes » et « clémentistes » concerne principalement les classes dirigeantes. Il laisse indifférents la plupart des catholiques, qui n’ont d’autre interlocuteur que leur curé. La situation est désastreuse et l’autorité de l’Eglise est mise en péril. Il faut trouver une solution. Les cardinaux des deux partis veulent trouver un compromis et convoquent un concile général à Pise en 1409. Leur but est de démettre de leurs fonctions les papes Grégoire XII à Rome et Benoît XIII à Avignon et de les remplacer par l’archevêque de Milan, Alexandre V. Malgré leurs efforts, c’est un échec cuisant. L’Eglise a désormais trois papes.

L’intervention de l’héritier de l’Empire Germanique, Sigismond, finit par débloquer la situation. Il impose la convocation d’un nouveau concile à Constance en 1414. L’un des papes abdique et les deux autres sont déposés. Les pères conciliaires assurent la « régence » durant la vacance du trône pontifical. Leur autorité, plus importante que celle de la personne du pape, est confirmée par le décret Haec sancta en 1415.

Cette gouvernance durera jusqu’au 11 novembre 1417 où un nouveau pape advient. Elu à la saint-Martin, il prend le nom de Martin V. Très vite, il rejette la doctrine conciliaire et prend fermement en main les rênes du pouvoir pontifical, avec un autoritarisme que critiquera Luther, l’un des pères de la Réforme protestante – mais c’est une autre histoire.

641 ans ont passé depuis et, en cet anniversaire, Parties Civiles tenait son assemblée générale. Aucun schisme d’aucune sorte n’y fut recensé : on ne dépose pas un prélat débonnaire.

Table 1, dite « Sic transit gloria ludi » : la table la plus longue (voir illustration) rassembla toute l’Association mais ce fut aussi la plus courte: en 26 minutes chrono, le bilan moral était expédié, le bilan financier applaudi, les propositions approuvées, le bureau reconduit, une commission installée (achat de jeux). Lors de la cérémonie d’intronisation d’un nouveau pape, il était de coutume qu’un moine se présente par trois fois devant lui pour brûler à ses pieds une mèche d’étoupe et lui annoncer « Sancte Pater, sic transit gloria mundi » : « Saint Père, ainsi passe la gloire du monde ». Ce rite d’inspiration byzantine était là pour rappeler au souverain qu’il n’était qu’un homme, et devait de ce fait se garder de tout orgueil ou vanité. Un risque résolument faible avec notre nouveau président, débonnaire comme l’ancien (la ressemblance est frappante), et qui montra son humanité en offrant un coup de cidre à tous les fidèles. Bon, c’est avec leur argent quand même, il faut le dire. D’ailleurs, chacun prit soin, en cette saison nouvelle, de verser son obole, évitant par là, en achetant son indulgence, le terrible courroux du trésorier.

La cène

Table 2, dite « Blanc horizon » : à cette partie de Brass: Birmingham la suprématie du pape de ce jeu fut confirmée. Saint Thomas l’emporta 20 points devant Tristan et Xel, dont les habiletés à ce jeu sont pourtant cardinales.

Table 3, dite « Au palais des courants d’air » : Jack propose une table tranquille à Azul, croyant rester maître des décors en son palais, mais se fait enrhumer par Frédéric, devançant cependant Yona et Frank.

Table 4, dite « Une guerre de cent ans » : entre François-René, Doc Nico (dont on salue le retour), Olive et Vincent, il y avait du lourd à Trône de fer. On parle d’expérience, pas (que) de kilos, et il en fallait pour ferrailler jusqu’au bout de la nuit à cette table presque aussi longue que la guerre de cent ans, que Vincent quitta sur le coup de minuit (faute d’être transformé en citrouille), et que François-René semblait parti pour gagner.

Table 5, dite « Faiseur de pape » : il fallut attendre 1h34 du matin pour l’épilogue d’une partie haletante de Pax Pamir – après un départ canon de Dom, votre humble serviteur, dernier, se reprend lors de la deuxième domination, et, alors que la dominance finale approche, il a pris en mains une solide armée britannique et sa victoire semble assurée, mais à l’aube des derniers tours, un rocambolesque retournement se produit, et il se voit, à l’inverse, inéluctablement défait. Son dernier coup le voit dans la position du faiseur de pape. Il choisit alors de ne pas faire gagner Dom, non parce que c’est lui, mais pariant sur une défaillance possible de Gérard, en fonction de sa main de cartes. Dom, comme prévu, fit le choix idoine pour prolonger le tour, Gérard avait bien la main qu’il fallait, et la tête en soutien pour finir en vainqueur. Une partie mémorable, à cocher dans les annales.

Table 6, dite « Pape et antipape » : à Kardinal und König Thomas fut puni par Xel et termina dernier, traité de facto comme un antipape banni. Il n’en fallait pas plus à Tristan pour coiffer la tiare.

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Séance de MARDI 17/09/2019 à Servel

Jeannette Pointu

Ce soir pas de reporter chevronné mais une apprentie qui a transmis à la rédaction une page de carnet avec quelques notes prises à main levée. Voici ce que l’on sait de cette soirée avec des désinscrits et des retardataires (une paire de Nicos qui se seraient au préalable imbibés).

Table 1, dite « J’fais des trous, encore des p’tits trous » : il se pourrait que F-R, Jérôme-2, Audrey et Guillaume aient joué à l’Auberge sanglante.

Table 2, dite « Flexitariens » : il est certain que Benjamin (27 PV), Yannick (29), Marc (35) et Xel (36) ont joué à Agricola et que Xel a gagné.

Table 3, dite « Une chatte sur des pois gourmands » : F-R n’a pas démenti avoir fait des heures sups avec les 2 Nicolas (1 Doc et 1 Prèze), possi-blement en s’aidant d’une boîte de Cottage Garden.

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Séance de VENDREDI 13/09/2019 à Servel

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Le 13 septembre 1592, on rapporte que Montaigne fit convoquer par écrit dans sa chambre sa femme et quelques gentilshommes du voisinage et que, pendant qu’on disait la messe en leur présence, il rendit l’âme au moment de l’élévation. Les idées de Montaigne sur la mort ont évolué depuis 1572 quand il pensait, en stoïcien, que la grande affaire de l’homme est de se préparer à bien mourir. Il pense maintenant en épicurien qu’il faut suivre la nature : « Nous troublons la vie par le souci de la mort. Je ne vis jamais un paysan de mes voisins réfléchir pour savoir dans quelle attitude et avec quelle assurance il passerait cette heure dernière. » « La mort est bien le bout, non pas le but de la vie. » Et les Essais s’achèvent sur une invitation au bonheur de vivre : « C’est une perfection absolue et pour ainsi dire divine que de savoir jouir de son être. Nous cherchons d’autres manières d’être parce que nous ne comprenons pas l’usage des nôtres, et nous sortons hors de nous parce que nous ne savons pas quel temps il y fait. De même est-il pour nous inutile de monter sur des échasses, car sur des échasses il faut encore marcher avec nos jambes. Et sur le trône le plus élevé du monde, nous ne sommes encore assis que sur notre cul.»

427 ans ont passé depuis que le moraliste a quitté ce monde, et à Parties Civiles, où jouir de son être n’est pas un vain mot, nous avons toujours beau jeu, soirée après soirée, de chercher d’autres manières d’être. En témoigne le récit de cette soirée où cohabitèrent différents arts de jouer et de vivre.

Table 1, dite « Occupation comique » : à Sherlock Holmes: Détective conseil la fine équipe des enquêteurs (Camille, Maïwenn, Vincent, Elouan, Franck, Paul, Thomas, Dom, François-René et votre humble serviteur) se retrouvent à Queen’s Park pour explorer le deuxième opus de ce spin off. Montaigne nous a incités à ne pas nous prendre au sérieux (« La plupart de nos occupations sont comiques. Il faut jouer notre rôle comme il faut, mais comme le rôle d’un personnage emprunté. »), et c’est heureux au vu d’une journée qui prête surtout à rire, et dont le fruit apparaît bien maigre, laissant notamment derrière nous un code resté énigmatique.

Table 2, dite « Occasion à saisir » : rien n’a filtré de cette partie de Black Angel où Olivier-3, Jérôme-2, Vivien et Frédéric se disputaient la part des anges. L’un d’entre eux a pourtant gagné, peut-être à son détriment tout comme Montaigne devint maire de Bordeaux: « Messieurs de Bordeaux m’élurent maire de leur ville alors que j’étais éloigné de la France et encore plus éloigné d’une telle pensée. Je refusai, mais on m’apprit que j’avais tort, l’ordre du roi intervenant aussi en l’affaire. »

Table 3, dite « Esprit libre » : découverte de Barrage – du neuf, du lourd, du calculateur, et avec des clients costauds pour une table dominée par Tristan, sous les yeux de Xel, Neox et Mickaël. « Mon opinion est qu’il faut se prêter à autrui et ne se donner qu’à soi-même », conclut en esprit libre le vainqueur, paraphrasant les Essais.

Table 4, dite « Règle immuable » : un duel entre le bien et le mal oppose Audrey à Olivier-L à Claustrophobia 1643. L’équilibre éternel des forces fut encore une fois vérifié, chacun s’octroyant une victoire. C’est injustice de détériorer les règles de la nature, nous avait enseigné le philosophe.

Table 5, dite « Affaire de famille » : Kristell, Gérard, Yannick et Olive s’essaient à Inis – une victoire de la fille précédent une autre du père. « Parce que c’était lui, parce que c’était moi  » aura-t-elle pu conclure, à l’instar de Montaigne parlant de La Boétie. Ou peut-être parce que le talent se cultive en famille, et que bon sang ne saurait mentir.

Tables 6 et 7, dite « Maison de tolérance » : « Je ne partage point cette erreur commune de juger d’un autre d’après ce que je suis » lit-on sous la plume de Montaigne. Reconnaissons donc que Julien, Baptiste, Benjamin et les autres protagonistes de ces tables imposantes, de ces livrets touffus, de ces règles pour initiés de Warhammer 40 000 ont, aussi, le droit à la tolérance. Et peut-être même, disons le mot, à l’admiration devant un monde que nous regardons sans le voir. Parties Civiles est aussi une grande maison de tolérance.

Table 8, dite « Bouts de vie » : interprétant à contresens le précepte du philosophe devenu épicurien, « La mort est bien le bout, non pas le but de la vie », les protagonistes de ce Codenames final ont réussi l’exploit inédit de convoquer trois fois l’assassin dans les trois premières manches ! Cette partie historique voyait donc les Rouges (Gérard, Dom, François-René, Maïwenn, Xel) affronter les Bleus (Kristell, Yannick, Olive et votre serviteur).

Rouges 1-0 : les Bleus foncent sur le mot assassin Entrée pour un Pancarte 2 qui visait Carré et Carton. C’était Pancarte et non Panneau, notez bien !

Rouges 2-0 : les Bleus sont encore une fois punis par le choix de l’assassin Coupure pour l’indice Electricité (au lieu de Tableau: il fallait dire plutôt électrique !

Rouges 2-1 : Dom fonce à bras raccourcis sur l’assassin Bulle pour l’indice Abraracourcix, y voyant le personnage de BD qu’il est pourtant en effet !

Rouges 3-1 : voyages en tous genre avec Maïwenn à la manœuvre, qui enchaîne Fe….tion, Marco Polo et Taj Mahal ! En face les Bleus doivent rendre les armes malgré le joli Poule 2 (Oeuf, Peau).

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Séance de MARDI 10/09/2019 à Servel

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Le 10 septembre 1915, Maurice et Jeanne Maréchal publiaient le premier numéro du Canard Enchaîné (son titre fait allusion à un autre journal contestataire, L’Homme enchaîné de Clemenceau). Appelé à devenir une institution de réputation mondiale, le journal satirique naît pendant la Première Guerre mondiale, avec la volonté de dénoncer la censure, la propagande, les mensonges et le « bourrage de crâne », selon une formule popularisée par Albert Londres en 1914.

104 ans après, aucune censure dans ce compte-rendu de notre soirée de Parties Civiles, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de bourrage de crânes.

Table 1, dite « Financement occulte » : nous voici à Bruges où l’on construit des canaux et des maisons, que l’on peuple de corps de métier. Maël découvre le jeu et y prend goût, combottant à merveille et termine à 53. Gérard (40) et votre serviteur (44) s’engluent dans des choix perdants contraints par les cartes. Et c’est Dom (62) qui l’emporte, honteusement financé de manière occulte par une commission fixe et scandaleusement élevée qu’il prélève sur tous les recrutements.

Table 2, dite « Dessine-moi un mouton » : à Clans of Caledonia, on a failli s’endormir tant la partie fut longue, et sans avoir à compter les moutons. Au dernier tour, Xel plante son mouton dans un champ au doigt mouillé, suscitant l’incompréhension de Neox, qui avait mûrement pensé son coup, et qui fomentait un grand dessein pour le sien. Adieux vaches, cochons, couvées pour le président qui finit dernier, derrière Benjamin, Xel, et Tristan qui, tapis dans l’ombre, a géré son affaire avec l’assurance du briscard.

Table 3, dite « Belle facture » : découverte de Otys qui voit une victoire de belle facture et au finish de Nicolas II (19), qui a bien optimisé ses ressources et l’emporte sur un gros contrat. Guillaume (17), François-René (14), et Olive (10), ont apprécié.

Table 4, dite « Deuxième tour » : la table 3 enchaîne avec Azul et le deuxième tour confirme la tendance du premier: Nicolas II (99), s’impose. Guillaume (60), François-René (92), et Olive (55), n’ont rien pu faire.

Table 5, dite « Fin de l’histoire » : pour finir, on termine sur un Innovation en équipes. Votre serviteur s’allie avec Maël, et culmine à 4 dominations. Dom s’allie avec Gérard et l’emporte avec 6 dominations, dans une partie à la finale tendue où tout pouvait basculer.

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